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mis le 08/10/2004


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le rôle de l’épouse dans le couple, selon le plan parfait de Dieu

(La famille n°4)



Ce message fait partie d'une série de 7 messages (références C11 à C17).

Il est le cinquième de la série.

 

Message sur la famille donné à Cayenne en Guyane française en novembre 2003.

 

 

              Hier nous avons vu que Dieu a appelé le mari à aimer son épouse comme Christ a aimé l'Eglise. Aujourd'hui je voudrais regarder un peu plus profondément le rôle de l'épouse, qui représente l'Eglise de Jésus. Le Seigneur demande à l'épouse d'être soumise à son mari en toutes choses comme l'Eglise est soumise en toutes choses à Christ. Que le mari aime son épouse, et que l'épouse soir soumise, c'est l'idéal dans le cœur de Dieu, mais dans la pratique nous voyons bien qu'il n'en est pas toujours ainsi.

 

              L'épouse est appelée à être soumise à son mari, mais elle n'est pas appelée à lui obéir en tout et en n'importe quoi ! La soumission, c'est une attitude de cœur. C'est un cœur doux et paisible. Dans n'importe quelle situation, quelle qu'elle soit, la femme reste paisible. Elle ne se rebelle pas, elle ne domine pas son mari. Elle n'est pas appelée à le dominer, elle est appelée à lui être soumise, dans le Seigneur ! La limite de la soumission dans le Seigneur, c'est le péché ! Si le mari lui demande de désobéir au Seigneur, elle dira non. Mais elle dira non avec un esprit soumis et un esprit ferme dans le Seigneur ! Alors que la femme qui est prise par l'esprit du monde est rebelle, ou autoritaire. Elle dira non à son mari dans un esprit d'autoritarisme, de rébellion, de violence, de domination, de contestation. Et c'est tout à fait différent de l'esprit de soumission qui reste doux et paisible, qui continue à faire du bien à son mari en toute circonstance, mais qui n'hésitera pas à lui dire non dans la paix, quand ce non concerne la gloire de Dieu et sa Parole.

 

              Il nous faut à tous la sagesse de Dieu pour savoir comment nous comporter en toutes circonstances. Le mari est appelé à aimer sa femme, la femme est appelée à lui être soumise. Parce que l'homme et la femme ont été créés par Dieu pour être unis dans une certaine union où le mari est le chef, et la femme est son aide dans le Seigneur. Chacun a été créé pour remplir une fonction précise différente, mais l'homme et la femme ont la même valeur spirituelle aux yeux de Dieu. Ils ont étés rachetés par le même sang, ils ont la même importance aux yeux de Dieu, ils sont remplis du même Esprit, ils ont les mêmes qualités spirituelles que le Seigneur dans leur esprit, mais dans la relation du couple, ils n'ont pas la même place ni la même fonction.

 

              Et là c'est important de bien comprendre que Dieu a créé l'homme et la femme pour qu'ils occupent chacun leur fonction et leur place de manière spirituelle, et quand ils ne le font pas, la machine se détraque ! Chaque fois que nous sommes à côté du plan de Dieu, que nous ne sommes pas dans son plan, nous n'attirons pas sur nous la bénédiction de Dieu et la vie, nous sommes dans la chair, et la chair produit la mort le désordre, la séparation. Il est donc important que nous comprenions que si Dieu nous demande de le faire, c'est dans notre intérêt et pour sa gloire. Et encore je le répète, nous ne pouvons pas le faire dans la chair et par nos propres forces, mais nous le faisons parce que nous nous soumettons de cœur à la volonté du Seigneur et à la puissance du Saint-Esprit, qui est capable de nous changer à l'image de Jésus.

 

              Je lirai dans la première épître de Pierre au chapitre 3, où le Seigneur s'adresse aux femmes, et il leur dit ceci : " Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n'obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laissez troubler par aucune crainte ". Aucune crainte de personne, ni du diable ni de votre mari, ni des hommes, seulement la crainte de Dieu.

 

              Il parle de cette parure intérieure et cachée dans le cœur, mais qui se voit dans le comportement, puisque c'est ce comportement-là qui va gagner les maris qui ne suivent pas le Seigneur. C'est la conduite de leur femme, inspirée par un esprit doux et paisible, qui est seule capable de les gagner. Le Seigneur donne un ordre aux épouses : les femmes doivent être soumises à leurs maris en toutes choses (Ephésiens 5:24). Si les épouses sont soumises à leur mari dans cet esprit-là, pour nous, les maris, ce sera un exemple extraordinaire de notre relation vis-à-vis du Seigneur. Nous sommes appelés aussi nous, les maris, à avoir ce même esprit doux et paisible envers Dieu, parce que nous sommes nous-même appelés à être soumis a Dieu et à sa Parole ! Et ça se manifestera aussi dans notre comportement vis-à-vis de notre femme, notamment si elle est d'un caractère difficile ou si elle est dominatrice.

 

              Paul dit dans 1 Timothée 2:9 : " Je veux aussi que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux (là ne soyons pas légalistes, mais cherchons dans notre cœur ce qui plaît au Seigneur et ce que Dieu considère comme acceptable à ses yeux), mais qu'elles se parent de bonnes oeuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. " Les bonnes œuvres, ce ne sont pas les bonnes oeuvres charitables, les bonnes œuvres ce sont les actions bonnes qui sont inspirées par le Saint-Esprit et qui sont remplies de l'Esprit de Dieu.

 

              " Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence. »

Quand il dit : " Je ne permets pas à la femme d'enseigner ", c'est parce que le Seigneur ne permet pas à la femme d'exercer un ministère d'enseignement qui implique une autorité spirituelle sur les hommes. D'autres passages nous montrent que la femme est autorisée à enseigner d'autres femmes, et des enfants. Mais il y a un acte d'autorité dans l'enseignement et, de manière générale, Paul dit bien qu'il n'est pas permis à la femme de prendre une autorité quelconque sur l'homme.

 

              L'attitude spirituelle de soumission de l'épouse se traduit par une attitude douce et paisible en tout temps, même quand le mari est d'un caractère très difficile. Il faut la grâce de Dieu, et la sagesse de Dieu, pour savoir comment se comporter dans la paix, et comment dire "non" dans la paix si le mari exige un comportement qui s'oppose à la volonté de Dieu. Et là, la femme doit être ferme tout en restant dans la paix.

 

              Cela ne peut pas se faire par des règlements humains, par des commandements bien organisés. Cela peut se faire seulement si l'épouse s'ouvre à la grâce de Dieu et dit : "Seigneur, remplis-moi de ton Saint-Esprit pour me rendre capable de vivre cela dans ta sagesse, et rends mon mari capable d'exercer son ministère de mari". Quand une épouse est calme, soumise, respectueuse, remplie du Saint-Esprit, elle a une autorité naturelle dans le Seigneur, sans parole. Et cette autorité est infiniment supérieure à n'importe quelle autorité humaine exercée dans la chair !

 

              Aujourd'hui, l'esprit du monde c'est que la femme doit s'affranchir de toute autorité, parce qu'elle est l'égale de l'homme et qu'elle doit exercer la même autorité que l'homme. Et non seulement cela, mais l'esprit du monde dit que la femme doit dominer l'homme afin de ne pas lui être soumise, puisqu'elle est considérée comme égale à l'homme. Mes bien-aimées sœurs, cet esprit du monde ne doit pas s'introduire dans l'Eglise de Jésus-Christ. Il faut que l'autorité spirituelle de l'épouse soit fondée sur la présence vivante de Dieu dans sa vie. Une femme silencieuse dans l'église, qui va s'occuper des taches les plus humbles, qui ne se fera jamais remarquer, mais qui est remplie de la présence de Dieu, n'a pas besoin de parler pour que l'on sache que Dieu est présent dans sa vie. Elle exercera une autorité naturelle auprès de ceux qui sont spirituels.

 

              Mais il y a aussi ceux qui sont remplis de l'esprit de Caïn et de la chair ! La réaction de la chair devant la présence de Dieu, c'est la persécution. Et la réaction de la chair devant une épouse remplie du Saint-Esprit, c'est la persécution de la part de son mari charnel. Nous parlerons de cette question dans un moment.

 

              Revenons au passage de 1 Timothée 2:12 : " Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme, mais elle doit demeurer dans le silence (un silence rempli de la présence de Dieu). Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite. Et ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. »

Il est dans la nature de la femme, ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Parole, d'être plus facilement séduite que l'homme. La femme a été séduite parce que le séducteur est venu avec toutes sortes de paroles séduisantes, et il est dans la nature de la femme, d'être sujette plus facilement à la séduction. Et c'est pour cela que le Seigneur lui demande d'être soumise à son mari qui doit exercer le ministère de chef spirituel.

 

              Une femme qui commence à dominer son mari quitte la protection de Dieu, et ouvre la porte à la séduction du malin. Et un mari qui démissionne de son rôle de chef spirituel laisse ouverte la porte que sa femme a ouverte à la séduction, au lieu de la fermer par l'autorité de la Parole de Dieu. C'est important ce que je dis là, il faut que le Saint-Esprit fasse bien comprendre cela à tout le monde.

 

              Et il dit : " Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans l'amour, et dans la sainteté ". Il faut bien comprendre ce que l'apôtre Paul dit ici : il ne dit pas que toutes les femmes qui auront donné naissance à un enfant seront nécessairement sauvées. Le fait d'être mère ne sauve pas les femmes dans le sens que leur âme serait sauvée pour entrer au ciel, car seul le sang de Jésus va sauver les hommes et les femmes de la nature de péché. Mais dans le contexte de ce passage, Paul, inspiré par le Seigneur, montre bien que la femme sera sauvée de l'emprise de la séduction si elle devient mère, c'est-à-dire épouse et mère, puisque la fonction normale de l'épouse dans le foyer c'est de donner naissance à des enfants. En prenant son rôle d'épouse soumise, la femme échappera à la séduction qui l'attend si elle s'écarte du plan de Dieu.

 

              Beaucoup de sectes on été créées ou dirigées par des femmes qui s'étaient écartées de leur rôle de femme soumise, qui ont reçu des fausses révélations et qui ont répandu la séduction. Des hommes aussi peuvent être séduits, mais il y a une propension plus grande de la femme à être séduite, parce qu'elle a un cœur plus porté à l'amour, à écouter des paroles douces, et à être sensible à l'amour de son mari, et si cette sensibilité s'exerce dans la chair, elle va aboutir à la séduction ou à l'adultère. Alors que si cette capacité de recevoir et de manifester l'amour se manifeste vraiment dans l'esprit, alors là, la femme va vraiment représenter l'Eglise telle qu'elle doit être par rapport au Seigneur. Les choses seront vraiment merveilleuses.

 

              Revenons à la première épître de Pierre, chapitre 3, verset 1, où il dit : " Femmes, soyez de même soumises à vos mari ". Quand il dit : "soyez de même", cela indique qu'il fait référence à ce qu'il vient de dire avant. A la fin du chapitre 2 au verset 18, ce qu'il dit aux serviteurs nous fait comprendre dans quel esprit les femmes doivent êtres soumises. " Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d'un caractère difficile. Car c'est une grâce (écoutez bien, vous le connaissez ce verset, mais nous devons le connaître dans notre cœur), c'est une grâce de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement ", c'est-à-dire quand on n'a rien fait de mal !

 

              Si tu reçois un traitement injuste alors que tu n'as rien fait de mal, Dieu considère qu'Il est en train de te faire une grâce spéciale. Quand on est charnel, et qu'on suit l'esprit du monde, on accepte un mauvais traitement si c'est mérité, parce qu'on reconnaît qu'on a eu une part de responsabilité, mais si on n'a rien fait de mal et qu'on est traité injustement, on se défend ! Alors que selon l'esprit de Christ, si on te traite injustement, alors que tu n'as rien fait de mal, tu ne vas pas commencer a bouillir en essayant de te défendre et en manifestant toute la force de ton orgueil ! Justement, c'est ça qui le caractérise, l'esprit de Christ, aussi bien chez le mari que chez l'épouse : tu vas réaliser que Dieu est en train de te faire une grâce ! S'Il te fait cette grâce, c'est qu'Il considère que tu es capable de réagir de la bonne manière. Tu as atteint une position où Dieu va commencer à permettre que tu sois injustement traité, justement parce que tu as atteint un niveau où tu peux recevoir ces traitements injustes.

 

              Au début de la conversion, peut-être que tu ne peux pas, parce que tu n'as pas encore appris les lois du Royaume et tu n'es pas encore assez rempli du Seigneur. Mais à mesure que tu vas avancer avec le Seigneur, cher frère, chère sœur, cher mari, chère épouse, tu es appelé par Dieu à subir des traitements injustes, comme ton Seigneur l'a été sur cette terre. La solution c'est toujours la présence de Christ en moi. Si je suis charnel, je vais très mal réagir aux traitements injustes. Je vais bouder, je vais me retirer, je vais partir de l'église, je vais répondre à ma femme, je vais me venger, enfin toutes les réactions habituelles de la chair.

 

              Il explique au verset 20 : " En effet, quelle gloire y a-t-il a supporter des mauvais traitements quand on a commis des fautes ? " Il n'y a aucune gloire ! Tandis que quand tu n'as pas commis de faute et que tu subis un mauvais traitement, la gloire de Dieu va se manifester parce que tu vas réagir comme Jésus ! La gloire de Dieu se manifeste parce que c'est une réaction que l'esprit du monde est incapable de manifester. " Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c'est une grâce devant Dieu. " Dieu ne dit pas que la souffrance nous sera épargnée, et je vous assure qu'un traitement injuste, ça fait souffrir.

 

              Mais il faut que cette souffrance soit une souffrance spirituelle. Il ne faut pas que ce soit notre ego, notre chair, notre vieille nature qui souffre. Car dans ce cas, il s'agit de l'apitoiement sur soi-même, qui consiste à se plaindre en disant : "C'est injuste, on m'a maltraité, on ne m'a pas considéré à ma juste valeur, on n'a pas compris combien dans le fond j'étais beau et bon, on m'a traité en dessous de ma réelle valeur personnelle". Ce n'est pas un raisonnement qui convient à un enfant de Dieu qui marche par l'esprit. Un enfant de Dieu qui marche par l'esprit va souffrir parce qu'il voit que le plan de Dieu ne s'accomplit pas, il va souffrir pour la personne qui le traite injustement. Tu diras comme Jésus quand on le clouait sur la croix : "Père, ils ne savent pas ce qu'ils font, ma femme ne sait pas ce qu'elle fait ou mon mari ne sait pas ce qu'il fait quand il me traite injustement, ou quand elle me traite injustement. Pardonne Seigneur, ouvre-lui les yeux pour qu'elle voit ou pour qu'il voit".

 

              Et au verset 21 il dit : " Et c'est à cela que vous avez été appelés ". A souffrir injustement, quand vous n'avez rien fait de mal. C'est peut-être dur à entendre si vous l'entendez pour la première fois, mais c'est l'appel de Dieu. Vous vous rendez compte combien l'appel de Dieu est grand et glorieux ! Christ a souffert injustement, Il était rempli du Saint-Esprit et Il nous a montré ce qu'était la réaction de quelqu'un qui est rempli de l'esprit. Si Christ vit en nous, et s'Il veut nous transformer à son image, il faut bien que l'on passe par son école ! Il ne va pas nous laisser à la maternelle toute la vie ! Il veut nous faire monter plus haut, nous apprendre à être comme Lui, pour réagir comme Lui. Et la meilleur école, c'est le traitement injuste, quand on n'a rien fait de mal. C'est pour ça que c'est une grâce de Dieu. Ça va permettre a Dieu de travailler en nous pour crucifier la chair. Dieu va se glorifier au travers de notre réaction spirituelle, et c'est le seul moyen de toucher le cœur de ceux que Dieu veut toucher, le seul !

 

              Lisons le verset 21 : " Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, Lui qui n'a pas commis de péchés ". Dans nos relations mutuelles, je ne peux jamais dire que le traitement a été toujours a cent pour cent injuste, que Dieu m'ouvre les yeux si j'ai un pour cent de responsabilité seulement, mais en tout cas, même s'il y avait zéro pour cent de ma responsabilité et que l'on me traite injustement à cent pour cent, là je vais commencer à savoir ce que c'est que les souffrances de Christ et je vais être appelé à l'honneur ! A l'honneur de participer, à mon petit niveau, aux souffrances de Christ. C'est pour ça que Paul dit dans Colossiens 1:24 : " Ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève dans ma chair ".

 

              Si tu souffres et endures aujourd'hui un traitement injuste, en tant que mari ou femme, et que tu réponds comme Jésus, tu es en train de compléter ce qui manque aux souffrances de Christ. C'est Christ qui souffre en toi, qui te demande de souffrir avec Lui, de comprendre et de participer à sa souffrance. C'est un appel glorieux ! Il est écrit dans 1 Pierre 4:13 " Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra ". Et le couple, c'est le lieu idéal pour répondre à cet appel, aussi bien quand on est mari que femme, puisque les traitements injustes ne sont jamais réservés à l'un ou à l'autre à cent pour cent.

 

              Mais en tout cas, si tu n'as rien à te reprocher, et que ton conjoint est extrêmement pénible, à la limite du supportable, quel que soit le traitement injuste dans ton couple, sache, mari ou épouse, que tu es appelé à manifester la gloire de Dieu, pour pouvoir réagir comme Jésus a réagi aux traitements injustes. C'est un appel très élevé. Si tu as commencé à être injustement traité, c'est que tu as atteint un certain niveau spirituel, et Dieu a jugé que tu pouvais recevoir cette épreuve.

 

              Si tu as mal réagi, il faut que tu ouvres les yeux sur le fait que tu n'as pas utilisé les capacités du Seigneur qui étaient en toi pour pouvoir bien réagir ; tu as encore suivi les réactions de la chair. Mais soit sans crainte, Dieu ne t'abandonne pas, Dieu aura encore d'autres occasions pour toi, pour rattraper la première occasion perdue, et tu pourras dire : "Seigneur, je me remets sur les rails, je sais que je suis appelé a être injustement traité, c'est une souffrance, mais je l'accepte, et je compte sur ton aide puissante, pour que je puisse être un instrument entre tes mains, pour manifester l'esprit de Christ".

 

              Au verset 23, il dit : " Lui qui, injurié, ne rendait pas d'injures ". Rappelez-vous les derniers traitements infligés à Jésus : Il a été flagellé, on Lui a arraché la barbe, on l'a cogné, on s'est moqué de Lui, le Fils de Dieu ! Qu'est-ce qu'Il a dit à ce moment-là ? Rien ! C'était l'heure de se taire pour Lui. C'était l'heure de souffrir en silence et de prier pour ses persécuteurs.

 

              " Lui qui maltraité ne faisait pas de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés dans son corps sur le bois, pour que morts au péché nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes. Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris ".

 

              Vous voyez le contexte ? Tout ce passage vient après le verset 21 : " Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces ". Dieu sait que beaucoup de femmes ont des maris difficiles, mais quand l'épouse est remplie de l'esprit de service, elle reçoit de Dieu la force surnaturelle de pouvoir réagir comme Jésus aurait réagi, parce que Jésus vit en elle. Elle ne livre plus son corps à la chair pour réagir dans la chair.

 

              Et la même exhortation s'adresse aussi aux maris qui ont des femmes difficiles. Si tu as une femme difficile, et que tu es injustement traité par son comportement, tu ne dois pas réagir comme le monde réagit. Tu vas rester ferme, en manifestant toujours ta fidélité au Seigneur et à sa Parole, et en demandant au Seigneur la sagesse, à chaque jour, à chaque heure, pour savoir réagir, comme Jésus aurait réagit. Il n'y a pas de catalogue de mesures à appliquer pour chaque situation, qui te dirait : "tel jour tu vas être appelé à te taire, tel jour à parler, tel jour à réagir avec fermeté, tel jour à ne rien dire et a accepter la souffrance".

 

              Nous devons tous être prêts a accepter ce travail que le Seigneur veut faire dans nos cœurs et dans nos vies. Pour pouvoir le faire, il faut que nos cœurs soient dans l'obéissance. Si je dis par exemple à une femme dominatrice et autoritaire : "Tu sais ce que la Parole dit, tu dois être soumise en toutes choses à ton mari !", elle va m'écouter, si elle est polie, elle ne va pas me sauter dessus, mais elle ne vas pas forcément accepter dans son cœur ! Pour qu'elle accepte dans son cœur, il faut que le Saint-Esprit touche son cœur, qu'elle se repente de son autoritarisme ou de sa méchanceté, et elle va crier à Dieu pour qu'Il intervienne, et qu'elle ait la victoire sur la chair.

 

              Je vais lire dans Romains 6, au verset 17 : " Grâce soit rendue à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits ". L'instruction de la Parole de Dieu, c'est ça la règle de doctrine : "mari aime ta femme, femme soit soumise". C'est ça la règle de doctrine, il dit : "Vous avez obéi de cœur". Pas extérieurement, parce qu'il faut obéir, parce qu'il faut le faire, alors que ce n'est pas l'obéissance de cœur. Pour obéir de cœur, il faut avoir été touché dans son cœur pour comprendre que notre désobéissance est un péché, et qu'on a besoin de la grâce de Dieu pour en sortir ! Il dit : " après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur ". Pour obéir de cœur, il faut avoir été libéré de l'esclavage du péché, par amour pour Dieu, en confessant notre impuissance, et en disant : "Seigneur, j'ai besoin que tu interviennes, libère-moi de l'esclavage du péché qui est dans la chair".

 

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. -

19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité,

 

              Il dit au verset 18 : " Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclave de la justice (de Dieu, de Christ et de la justice qui est aussi dans mon esprit régénéré). Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et a l'iniquité, ... ". L'épouse rebelle, ou le mari méchant et autoritaire, c'est une épouse et c'est un mari qui ont livré leur corps, leur langue, leurs bras, leurs jambes, tout, qui ont livré leur corps au péché qui habite dans leur chair ! On n'a pas besoin d'apprendre à pécher, on est né dans le péché, on n'a pas besoins d'apprendre ! L'épouse rebelle, ou dominatrice, qui marche selon la chair, n'a pas besoin de se forcer, c'est dans sa nature humaine. C'est un signe qu'il y a un esclavage encore du péché.

 

              Par contre, on a besoin d'apprendre à marcher par l'esprit ! Il faut que le Saint-Esprit puisse faire son œuvre en nous pour nous montrer que chaque fois que nous avons un comportement qui s'écarte du modèle de Dieu, de la Parole, de la règle de doctrine, c'est le signe que là, nous sommes encore esclaves de la chair et du péché. Et au lieu de nous défendre et de nous justifier, au lieu de quitter la communion des frères et soeurs parce qu'on nous a maltraité, au lieu de faire la tête à notre mari ou à notre épouse parce qu'on nous a manqué de respect, il faut se placer devant Dieu et dire : "Seigneur, je veux m'humilier devant toi, fais la lumière par ton Esprit et montre-moi ce qui doit changer !"

 

              Dieu ne peut pas faire la lumière si nous ne nous humilions pas ! L'humilité précède la gloire. L'orgueil précède la chute ! Si je m'endurcis dans l'orgueil, mari ou épouse, c'est la chute qui m'attends, moi et mon foyer ! Si j'ai marché par la chair jusqu'ici, je dois me mettre à genoux aux pieds de Jésus et dire : "Jésus, je veux que les choses soit comme tu l'as prévu dans ton modèle, je veux que ta gloire soit manifestée, j'en ai assez de l'esclavage de la chair et du mal que ça peut causer à moi, aux autres, à l'église et surtout à toi Seigneur ! Alors, je t'en supplie, misérable que je suis, délivre-moi !" C'était le cri de l'apôtre Paul cité dans Romains 7:24.

 

              En général, quand on veut marcher par l'esprit, on passe par plusieurs étapes. La première étape, c'est la conversion à Jésus-Christ. On entend l'Evangile, on est touché, on se repent de ses péchés, on accepte Jésus comme Seigneur et Sauveur, on passe par la nouvelle naissance spirituelle, on commence à écouter l'enseignement de la Parole, et en général dans cette première étape, on s'efforce d'obéir à Dieu, mais par une volonté charnelle !

 

              J'essaye d'obéir, et ça ne marche pas ! Si je suis vraiment un chrétien né de nouveau, quand la chair me domine, la voix du Saint-Esprit dans mon coeur résonne, et j'éprouve de la tristesse. C'est le signe que je suis né de nouveau ; je ne suis pas vraiment heureux dans mon péché, il y a une tristesse, et c'est le signe que le Saint-Esprit est en train d'agir. Alors je demande pardon, et Dieu me pardonne tout de suite ! Et je dis à Dieu : "Seigneur, tu vas voir la prochaine fois, tu vas voir de quoi je vais être capable, je vais bien obéir la prochaine fois !" Et la prochaine fois, je m'étale à nouveau par terre. Et quand ça dure un certain temps, je finis par crier comme Paul : "Seigneur, mais ça ne va pas ! Misérable que je suis ! Délivre-moi de ce corps de mort !"

 

              C'est un cri salutaire, c'est le cri que Paul a dû pousser avant de pouvoir dire : " La loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort " (Romains 8:2). La chair est toujours présente dans mon corps, dans mes membres. La loi du péché est toujours là ; cette loi du péché et de la mort sera présente jusqu'à la résurrection ! La loi du péché qui est dans le corps de mon épouse, dans mon corps d'époux, est toujours là ! Et si je veux remplir mon ministère d'époux et d'épouse, je dois dire à Dieu : "Seigneur, tu vas m'apprendre à être libéré de la loi du péché qui est dans mes membres pour que je puisse vraiment t'obéir de cœur et manifester l'Esprit de Jésus dans ma vie, pour que ce soit vraiment quelque chose qui anime mes membres. Autant mes membres étaient autrefois animés par la loi du péché, autant maintenant je te livre mon corps pour qu'il soit utilisé par ton Esprit, pour manifester le caractère de Jésus".

 

              Quand j'ai ce cri dans le fond de mon cœur, je vous assure que l'apprentissage va avancer rapidement. Le Seigneur va m'apprendre à marcher par l'esprit. J'ai besoin d'apprendre de Lui à marcher par l'esprit en tant que mari, en tant qu'épouse. Je vous assure que le Seigneur est fidèle, Il est patient, Il est puissant, Il a toute une panoplie de moyens, en passant par la correction, mais en passant aussi par l'exhortation, la révélation, sa Parole, son Esprit, le sang de Jésus, la puissance de son nom, Il dispose de moyens infinis pour m'apprendre, et m'apprendre vite si je veux apprendre.

 

              Est-ce que nous voulons apprendre de Jésus ? Est-ce que nous voulons apprendre vite ? Alors sachez que le moyen que Dieu va utiliser pour apprendre vite, mis à part l'action de son Esprit et de sa Parole, c'est le traitement injuste que vous allez subir, très bientôt ! Ce n'est pas une prophétie que je fais, mais c'est la connaissance de la Parole de Dieu qui me permet de vous le dire. Si vous vous livrez à Christ en disant : "Seigneur fais ton œuvre en moi, et apprend-moi", vous allez avoir un traitement injuste. J'espère que ce ne sera pas de la part de votre femme ou de votre mari, mais vous allez avoir un traitement injuste.

 

              Et si ça vient de votre mari, considérez cela comme une grâce. Votre mari vous traite injustement, et la chair se manifeste aussitôt, mais au lieu de lui livrer vos membres pour réagir comme vous avez réagi d'habitude, prenez une seconde pour tourner votre cœur vers Jésus et dire : "Seigneur, maintenant je suis dans l'apprentissage. Au secours, viens à mon aide ! Je ne veux pas livrer mes membres au péché, je te livre mes membres. Que ce soit Ton Esprit maintenant qui parle par ma bouche, qui agisse par mes mains, par mon corps tout entier". Et là, Dieu va faire un grand miracle ! Vous allez réagir comme Jésus, et votre mari va comprendre qu'il se passe quelque chose d'important ! Il sera surpris de voir que vous n'êtes plus esclave du péché ! C'est quelque chose de merveilleux.

 

              Et vous voyez pourquoi le ministère de l'épouse est important dans l'Eglise. Etant appelée à manifester la soumission envers son mari, elle va être l'exemple vivant et permanent de ce que l'Eglise doit être envers le Seigneur ! Et c'est un exemple qui parle à tous, et aux hommes en premier lieu.

 

              Je terminerai en lisant un court passage dans 1 Corinthiens 11, au verset 3, c'est à propos du voile : " Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme (Le mari est le chef de son épouse, et d'une manière plus générale, l'homme est le chef de la femme, toute femme. C'est-à-dire qu'il représente Christ pour toutes les femmes. N'importe quelle femme doit respecter n'importe quel homme), et que Dieu est le chef de Christ. Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte déshonore son chef. Toute femme au contraire qui prie ou qui prophétise la tête non voilée déshonore son chef ".

 

              Une femme qui prie ou qui prophétise la tête découverte va déshonorer son chef direct, parce que le voile lui a été donné comme le signe de sa soumission. Je connais des églises ou toutes les femmes sans exception sont voilées à toutes les réunions, et dès qu'elles rentrent chez elles, c'est elles qui commandent !

 

              Alors, qu'est-ce qui vaut mieux, une femme soumise, non voilée parce qu'elle n'a pas encore reçu toute la compréhension de la Parole, ou une femme voilée à l'église qui est autoritaire à la maison ? L'idéal, c'est la femme soumise et voilée ! Mais vous voyez que le voile est le signe d'une réalité intérieure. Alors j'oserais dire à une femme rebelle : "Ne te voile pas ! Mets d'abord en règle ta rébellion devant le Seigneur." La femme qui a accepté de se soumettre au Seigneur dira alors : "Seigneur tu vois, il y a encore de la rébellion dans mon cœur, mais je veux vraiment changer, et je mets le voile, parce que c'est pour toi le signe que je veux être soumise. Je veux obéir, même si ce n'est pas encore parfait."

 

              On remarque en passant que Paul parle de la femme qui prie ou qui prophétise. La femme peut donc prier ou prophétiser en assemblée. D'après 1Corinthiens 14, prophétiser, ou exercer le don de prophétie, signifie donner par l'Esprit du Seigneur une parole qui édifie, qui exhorte et qui console. La femme peut donc être appelée dans l'assemblée à être revêtue de l'Esprit de Dieu et apporter une parole qui va édifier, consoler, exhorter. Ce n'est pas enseigner et prendre de l'autorité sur l'homme. C'est exercer un don spirituel dans la liberté de l'Esprit. Si le Saint-Esprit saisit quelqu'un dans l'assemblée, homme, femme, ou enfant, pour exercer une prophétie qui vient de Dieu, qui sommes-nous pour nous opposer à l'action du Saint-Esprit ? On doit laisser le Saint-Esprit agir et les anciens sont là pour surveiller si tout se passe comme Dieu le veut. Et pour intervenir, si ce n'est pas le cas.

 

              Ce soir, je vous ai parlé de la soumission de la femme et je crois que c'est un point important. Mais la soumission de la femme est à mettre en parallèle avec la soumission de l'homme à Dieu en toutes choses. Que le Saint-Esprit fasse travailler Sa Parole dans les cœurs. Laissons le Saint-Esprit parler à nos cœurs, pour qu'Il puisse nous apporter l'aide, la lumière dont nous avons besoin chacun en particulier. Si vous ouvrez votre cœur à Dieu en disant : "Seigneur, je réalise qu'il y a un problème dans ma vie et je me soumets à l'action de ton Esprit pour que tu fasses ton travail en moi, je t'ouvre mon cœur, fais-le". Dieu va agir, non seulement maintenant, mais dans la suite des temps.

 

 

              Prions : "Seigneur, je veux te rendre grâce pour ta Parole, te bénir parce que cette Parole, tu la rends vivante dans nos cœurs par ton Esprit qui nous éclaire, et tu nous rends capable de la mettre en pratique. Je te prie que ton Esprit travaille dans les cœurs et que tu fasses la lumière et que tu donnes à chacun le secours et l'aide dont nous avons tous besoin. Seigneur, fortifie ceux qui sont affaiblis, donne une grâce supplémentaire à ceux qui sont injustement traités, donne ta vie en abondance. Donne-nous la repentance et la foi dont nous avons besoin. Que nos yeux soient sur Jésus et que nous puissions recevoir l'aide puissante que tu veux nous donner maintenant, Père, au nom de Jésus-Christ, Amen."

 

 

Note de Source de Vie

 

              Sur ce thème, 2 autres messages sont disponibles, par écrit ou en cassette audio

C127 - Le ministère souvent caché mais glorieux de la femme dans l'Eglise universelle et dans l'église locale

C179 - Le comportement de l'épouse chrétienne