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mis le 20/08/2008





Une vie nouvelle avec Jésus

Survol de l'épître de Paul aux Romains, chapitres 1 à 8. Série de 2 messages - message n°2



Suite de l'enseignement C20

 

            Je suis heureux de continuer ce que nous avons commencé hier. Et pour ceux qui n'étaient pas là, je voudrais brièvement résumer, en quelques minutes, ce que nous avions dit. Je reprends l'épître aux Romains. Nous avions commencé à voir ce que signifie l'œuvre de la Croix et ce que Jésus a accompli sur la Croix pour nous et en nous. Dans la vie chrétienne tout revient à la personne de Jésus, tout revient à l'œuvre de Jésus, et tout revient notamment à ce qu'Il a fait à la Croix. Si nous avons bien compris tout ce qu'Il a fait à la Croix, sachant qu'il y a toujours des choses nouvelles à découvrir dans ce que Jésus a fait à la Croix, il y a cependant un certain nombre de vérités de base qu'il nous faut absolument avoir comprises pour mener une vie chrétienne qui soit à la gloire du Seigneur.

 

            Et la vie chrétienne qui est à la gloire de Dieu, ce n'est pas simplement avoir reçu le pardon de nos péchés en Christ. Quand Jésus est mort à la Croix, son sang a coulé et ce sang a la puissance de purifier tous les péchés de ceux qui se tournent vers Dieu, dans la foi en Jésus-Christ. Cela, c'est l'aspect premier, indispensable, de base, de l'œuvre de la Croix, que nous devons comprendre, sinon on ne peut même pas devenir chrétien. Si on n'a pas compris que Jésus sur la Croix a payé pour nos péchés, et que sur la Croix, Il a versé son sang pour nous purifier : on ne peut pas se convertir, on ne peut pas être sauvé, on ne peut pas connaître le Seigneur, on ne peut pas avoir une communion avec le Seigneur. Il faut absolument que cet aspect-là, qui est celui de l'Evangile fondamental soit prêché et compris.

 

            Il y a un deuxième aspect dans l'œuvre de la Croix, que beaucoup de chrétiens ont du mal à comprendre, ou n'ont pas compris. Je le dis d'autant plus honnêtement, que c'était mon cas pendant des années. Et pourtant je voyais, j'étudiais, je connaissais la Parole. J'avais sans doute entendu ce message, mais il n'était pas devenu vivant dans ma vie. Et ce deuxième aspect, que nous devons non seulement comprendre mais vivre, c'est que quand Jésus-Christ est mort sur la Croix, Il n'a pas seulement payé pour nos péchés, Il a aussi pris toute notre nature de péché pour la faire mourir avec Lui. A la Croix quand Il est mort, nous sommes morts avec Lui et quand Il est ressuscité, c'est là que nous sommes nés à une vie nouvelle par sa résurrection.

 

            Et le problème de l'Eglise aujourd'hui, ce n'est pas tellement de n'avoir pas compris le premier aspect de la Croix, qui nous ouvre la porte de la nouvelle naissance. L'Eglise a compris que tout commence par une nouvelle naissance. Le christianisme, ce n'est pas une appartenance à une religion, ce n'est pas une appartenance à une dénomination, c'est une vie vécue en Jésus et par Lui ; c'est un rapport vivant avec Jésus qui passe, et commence par la nouvelle naissance. A la nouvelle naissance, il se produit une œuvre merveilleuse de Jésus-Christ : quand nous nous tournons vers Lui, dans la repentance, pour Lui demander pardon pour nos péchés, après avoir écouté le message de l'Evangile, le Seigneur par son Saint-Esprit, fait en nous une œuvre de re-création spirituelle qui s'appelle la nouvelle naissance en Jésus-Christ. Et sans cette nouvelle naissance, ce n'est pas la peine de commencer une vie dite "chrétienne", elle ne sert à rien, elle n'aboutit à rien. Sans cette nouvelle naissance, on reste au niveau de la religion, on reste au niveau de l'extérieur, de la loi, mais on n'a pas pénétré dans la vie en Jésus-Christ. Je pense que sur ce point, nous sommes tous d'accord.

 

            L'homme est composé de trois parties. La Bible nous dit : « que votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5:23). Elle nous montre que notre être complet est composé de trois parties : l'esprit, l'âme et le corps. L'esprit, c'est la partie centrale, spirituelle de notre être qui nous met en communion avec le Seigneur, et avec le monde spirituel du Seigneur, son royaume. Ceux qui ne sont pas convertis au Seigneur, en général leur esprit est dormant, sauf les sorciers, les magiciens et les gens qui servent Satan. Eux ont un contact spirituel par leur esprit non régénéré, avec le monde spirituel de Satan.

 

            Mais nous qui sommes chrétiens, notre esprit qui était mort, passe au moment de la conversion, par un attouchement du Seigneur, par une nouvelle naissance, une re-création, qui nous met en contact avec Dieu et avec son royaume. C'est là que nous naissons de nouveau. Jésus le dit à Nicodème : « Si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3:5). C'est impossible. Et si nous sommes nés de nouveau, nous savons que dans le fond de notre cœur, il s'est passé quelque chose : on sent la vie de Christ en nous, on sent que nous avons reçu le pardon de nos péchés. On le sait. Je ne veux pas parler d'une sensation physique, mais simplement d'un acte de foi parce que Dieu le dit. Si vraiment nos péchés sont pardonnés, on doit dans le fond de notre cœur ressentir dans notre esprit la paix de Dieu, la paix du Seigneur qui nous met en relation avec Lui. Nous avons fait la paix avec Dieu par la foi en Jésus-Christ.

 

            Mais ce qui se passe dans la plupart de nos vies, c'est qu'une fois que cette paix avec Dieu est faite et notre nouvelle naissance acquise, il nous faut un certain temps pour apprendre du Seigneur à marcher par l'esprit et non plus par la chair. Il y a tout un travail que le Seigneur fait par son Esprit et par sa Parole, d'abord pour nous faire bien comprendre ce qu'est la chair. La chair, ce n'est pas seulement l'aspect purement corporel, ou sexuel, ou bestial de la nature humaine. La chair, c'est toute la vieille nature non régénérée, que nous avons reçue par notre héritage naturel, en naissant dans ce monde. Quand nous naissons dans ce monde, nous naissons tout entier, esprit, âme et corps, dans la mort et nous sommes pécheurs de naissance. On n'y peut rien, c'est comme cela, nous naissons pécheurs.

 

            Quand nous venons au Seigneur et que la nouvelle naissance se fait, notre esprit seul est régénéré ; l'âme et le corps ne sont pas régénérés, ne passent pas par une nouvelle naissance. Bien que tout soit accompli et que tout soit acquis par le Seigneur lorsqu'Il est mort à la Croix, au moment de la nouvelle naissance, il n'y a que notre esprit qui passe par une re-création. Notre âme, c'est la partie purement psychologique de notre être : c'est-à-dire nos pensées, nos sentiments, notre volonté. Et nous voyons bien entendu, que notre corps est encore soumis à la mort, ou à la maladie, ou à des choses comme cela. La mort agit encore, puisque si le Seigneur ne revient pas avant, nous devons tous passer par la mort physique. Mais la mort spirituelle non, c'est fini. Nous sommes maintenant en communion avec le Seigneur et nous avons la vie dans notre esprit.

 

            Le Seigneur vient habiter par son Esprit dans notre esprit régénéré. Il ne peut pas venir habiter dans une maison sale et pourrie. Il a besoin d'abord de faire passer notre esprit par une régénération, pour qu'Il vienne y habiter par son Esprit saint. Et de là, par son Esprit et par sa Parole, Il travaille à diffuser, à répandre sa vie dans le reste de notre être, qui ne passe pas par une nouvelle naissance, mais qui passe par un renouvellement. On appelle cela la sanctification. Le Seigneur à partir de la place forte de notre esprit régénéré dans lequel Il habite, fait descendre dans le reste de notre être sa vie, pour renouveler tout notre être, le purifier, le transformer, en attendant la résurrection, où à ce moment-là tout ce qui est mortel sera définitivement englouti dans la victoire et la résurrection de Jésus. Nous attendons avec impatience le retour du Seigneur et la résurrection, en tout cas, parce que là nous savons vraiment que la loi de péché qui continue d'habiter dans nos membres va disparaître, et nous recevrons un corps nouveau, un corps ressuscité, à l'image de celui du Seigneur, pour l'éternité.

 

            Entre le moment où nous sommes nés de nouveau et le moment où le Seigneur va revenir faire passer nos corps par la résurrection, il y a cette période plus ou moins longue, où le Seigneur nous apprend à marcher par l'esprit et non plus par la chair. Cela, c'est un point capital que nous devons bien comprendre. Je sais que pour ma part, cela a été un point de méditation de sa Parole et de recherche par la prière. Je voyais bien (quoique né de nouveau et malgré les changements que Dieu avait faits dans ma vie), je voyais bien qu'il y avait des domaines de ma vie, où je n'avais pas la victoire sur le péché ou sur certains péchés, ou certains travers, ou certaines choses qui revenaient (pour lesquels je demandais pardon constamment), mais je languissais après autre chose : "Seigneur, il n'est pas normal que je passe mon temps à pécher, à venir vers toi, à demander pardon. Je sais que tu me pardonnes, mais ce qui serait vraiment à ta gloire, c'est que tu me fasses comprendre comment avoir une victoire concrète sur le péché, pour que la nature de Jésus puisse vraiment se manifester dans ma vie, et que ce qui reste de ma vieille nature ne soit plus un obstacle pour manifester le caractère de Jésus en moi, pour que je vive vraiment une vie qui soit à ta gloire, une vie qui reflète la vie de Jésus-Christ. Comment faire Seigneur pour que mon moi disparaisse pour que Toi tu prennes toute la place, et que je ne sois qu'un simple instrument entre tes mains, pour que le caractère de Jésus se manifeste, sa patience, son amour ?"

 

            Nous avons tous dans notre cœur ce désir ardent de glorifier Dieu, en laissant la nature et le caractère de Jésus se manifester dans notre vie, pour marcher sur cette terre comme Il a marché. Et je ne pouvais pas accepter cette idée – que l'on m'enseignait de tous les côtés – que, tant que l'on est sur cette terre, on n'y peut rien, on restera imparfait, que la perfection n'est pas de ce monde, et qu'on ne l'atteindra que lorsque l'on sera de l'autre côté. Il y avait quelque chose dans mon cœur qui ne pouvait pas accepter cela. Je lisais l'Evangile et la Parole, je regardais les commandements du Seigneur et des apôtres : « Soyez saints... car je suis saint » (1 Pierre 1:16), « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5:48). Manifestement, il parlait à des hommes qui étaient sur cette terre. Le contexte est clair, Il ne leur disait pas : "Soyez parfaits une fois que vous serez de l'autre côté", mais "Soyez parfaits maintenant, ici !" Et le Saint-Esprit confirmait à mon cœur que c'était l'appel de Dieu pour moi, et pour son Eglise, son Epouse. Quand Paul dit que Jésus reviendra chercher une épouse pure, sans ride, ni tache ni rien de semblable, cela ne veut pas dire que nous allons vivre dans le péché confessé, pardonné, dans l'imperfection jusqu'au bout, et que simplement au dernier moment, comme Paul dit, nous serons changés en un instant et alors nous deviendrons dignes de monter. Je ne crois pas que c'est ce que le Seigneur veut dire dans sa Parole. « Nous serons changés en un instant » (1 Corinthiens 15:52), veut dire que notre corps mortel va passer par une résurrection vivante, et qu'à ce moment-là nous monterons tous à la rencontre du Seigneur, mais qu'avant ce moment-là, il doit être possible pour le Seigneur de faire en nous ce travail, qui nous permette de marcher comme Lui a marché.

            

            Alors à cette époque, j'en avais fait un sujet de prière, d'étude de la Parole et mon cœur criait au Seigneur pour Lui dire : "Seigneur, j'en ai assez de cette vie chrétienne médiocre que je vis". Peut-être que vu de l'extérieur, certains pouvaient dire : "Tu es un bon chrétien, c'est vrai, tu es un bon chrétien". Mais est-ce qu'ils étaient là avec moi, quand je me laissais aller à l'impatience ou à la colère avec ma femme, ou avec mes enfants, ou avec des frères et sœurs proches, enfin des choses qui étaient (je le savais dans mon cœur) des péchés et que je devais régler.

 

            Vous avez remarqué que c'est toujours avec les plus proches que nous avons les problèmes caractériels les plus forts. On n'a pas de problèmes caractériels avec des frères et sœurs que l'on rencontre pour la première fois, mais si on commence à vivre quelques années avec eux dans l'intimité, là ce qu'il y a au fond commence à ressortir. C'est cela la vie d'Eglise, la vie de couple, la vie de famille. Dieu nous a donné une aide merveilleuse, notre épouse bien-aimée, une aide, parce que tout seul nous aurions, nous hommes, beaucoup plus de difficultés à nous en sortir.

 

            Bon, ce n'est pas pour déprécier ceux qui sont célibataires, puisque eux, le Seigneur place à côté d'eux des frères et des sœurs difficiles, pour leur apprendre à marcher par l'esprit. C'est comme cela que l'on apprend, sur le tas ! C'est parce que j'étais confronté dans mes contacts avec ma femme, mes frères et mes sœurs, ou mes frères proches, à des réactions épidermiques, charnelles, qui revenaient constamment et sur lesquelles je n'avais pas la victoire, que j'ai fini par crier à Dieu et dire : "Seigneur, il doit être possible dans ta Parole d'avoir une solution claire et nette, pour que ma vie soit entièrement à ta gloire". Non pas qu'on atteigne un niveau où on se dit : "Maintenant c'est fini, on n'a plus d'efforts à faire, on a atteint le but, on est tranquille". Non, jamais ! Il faut toujours remettre en question à chaque instant, la marche par l'esprit, la marche par la foi ; c'est à chaque seconde que l'on doit rester dans cette position de foi. Si j'abandonne ma position de foi, la seconde d'après je coule ; mais le Seigneur veut que je puisse atteindre cette position, où je sais ce qu'est marcher par l'esprit.

 

            Alors hier, ce que nous avons vu dans l'épître aux Romains, c'était un bref survol des cinq premiers chapitres. Dans le premier chapitre, Paul dit que les hommes sont inexcusables, parce qu'il suffit de regarder la création pour savoir qu'il y a un Dieu et pour nous tourner vers Lui et Lui dire : "Eh bien je veux te connaître".

 

            Au chapitre 2, cette fois il parle aux Juifs en leur disant : "Vous avez reçu la Parole et vous n'êtes pas capables de la vivre. Vous l'enseignez très bien, mais ne la vivez pas ! Alors vous jugez les autres, mais finalement vous vous jugez vous-mêmes, parce que cette Parole vous ne la mettez pas en pratique".

 

            Au chapitre 3, il dit que les Juifs, les Grecs et les païens sont tous à la même enseigne, ils sont tous pécheurs ; il n'y a pas un seul juste, et nous avons tous besoin d'être sauvés par Dieu Lui-même.

 

            Au chapitre 4, il dit que ce salut n'est possible que par la foi. Même dans l'Ancien Testament, Abraham, les patriarches, n'ont pas été sauvés par la loi de Dieu ou par les commandements du Seigneur, ou par la mise en pratique de certaines choses. Ils ont été sauvés parce qu'ils ont reconnu leur inutilité et leurs péchés devant Dieu, et qu'ils ont crié à Lui pour qu'Il leur fasse grâce. Ils ont cru à la Parole du Seigneur, et c'est ce qui leur a été imputé à justice.

 

            Au chapitre 5, Paul dit que nous sommes justifiés par la foi, mais ce n'est pas n'importe quelle foi. C'est la foi en Jésus-Christ et en Lui seul, qui nous donne cette justification. Paul explique en quoi consistait le sacrifice de Jésus sur la Croix. Le premier aspect de la Croix, c'est quand nous avons compris qu'Il s'est donné pour nous, a payé pour nos péchés afin que nous puissions recevoir le pardon de nos péchés et la nouvelle naissance en esprit.            

 

            Au chapitre 6, il commence à expliquer clairement le deuxième aspect de la Croix : comment quand Christ est mort, Il a pris toute notre ancienne nature de péché et par sa mort Il l'a clouée définitivement à la Croix, et en ressuscitant Il a créé une création nouvelle en Lui. Et là, pour les chrétiens qui comprennent cela, il y a ensuite tout un travail du Saint-Esprit pour faire passer cette révélation de l'intelligence au cœur, en profondeur à l'esprit, et ensuite pour que le Saint-Esprit nous apprenne à marcher dans cette compréhension, à ce que cela devienne pratique, concret. Il ne faut pas que cela reste une théorie, une doctrine que l'on a comprise. Il y a des gens qui peuvent vous faire un discours parfait sur les doubles aspects de la Croix, sur l'œuvre de Jésus-Christ, mais cela reste intellectuel parce qu'ils ne l'ont pas vécu. On peut très bien enseigner tous les aspects de la Croix de manière théologique, mais cela devient vivant quand on l'a vécu, quand on est passé par ce que c'est. On doit tous y passer. Il n'y a pas de chouchou privilégié pour Dieu, on doit tous passer tous par la révélation profonde de la Croix pour apprendre à marcher par l'esprit.

 

            Et ce deuxième aspect de la Croix, l'apôtre Paul l'explique dans le chapitre 6 que nous avons vu hier. Je lirai simplement le verset 6 : « sachant que notre vieil homme (notre vieil homme, c'est-à-dire notre nature charnelle de péché que nous avions reçue à la naissance) a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit (ou "réduit à l'impuissance", selon d'autres versions, pour qu'il ne puisse plus agir) pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ». Et il met bien péché au singulier, parce que le péché au singulier peut prendre toute sorte de formes qui font les péchés au pluriel. Mais l'essentiel, c'est d'avoir compris que quand Christ est mort, Il nous a donné le moyen unique et parfait, pour que nous ne soyons plus esclaves d'aucune forme de péché, que ce soit même une petite animosité, ce petit mauvais caractère, qui est un péché pour Dieu. Et même de cela, le Seigneur nous montre que nous pouvons en être définitivement délivrés, en apprenant de Lui à marcher par l'esprit. Alors le point important, le mot important c'est "sachant". Il l'emploie constamment. Il commence par dire au verset 3 : « ignorez vous que... sachez que... sachant que... »

 

            Nous avons besoin de savoir, de connaître la vérité sur nous-mêmes, sur ce que Jésus a fait, parce que c'est en connaissant la vérité dans un cœur ouvert, honnête et bon, que le Saint-Esprit peut nous donner la foi pour avancer dans la mise en pratique de cette vérité. Il faut connaître la vérité. Il faut que dans le fond de nos cœurs, et c'est à cela que se font reconnaître les vrais enfants du Seigneur, il faut que dans le fond de nos cœurs nous ayons un amour profond pour la vérité. "Fais la vérité sur moi Seigneur, fais la vérité sur ma situation. Je suis prêt à ce que tu fasses une pleine lumière, je ne vais pas me retirer, je veux que tout soit amené à la lumière. Fais la vérité sur moi, sur mon cœur, sur ce qu'il y a au fond. Et fais la vérité dans mon cœur sur ta Parole, parce que je veux la vivre. Toi tu es la vérité. Jésus, le Saint-Esprit de vérité, ta Parole est la vérité, nous sommes des enfants de la vérité". Si nous n'avons pas l'amour de la vérité dans le fond de notre cœur, il y a quelque chose de perverti dans notre vie. Les véritables enfants de Dieu se reconnaissent à l'amour de la vérité qu'ils ont au fond de leurs cœurs. Je pars du principe qu'ici nous avons tous l'amour de la vérité, nous voulons tous connaître Celui qui est la vérité et non pas simplement des doctrines vraies, nous voulons laisser l'Esprit de vérité faire toute son œuvre en nous. " Sachez... sachez que ".

 

            Alors, Paul explique concrètement à partir de ce chapitre 6 comment nous pouvons maintenant non seulement avoir la révélation de ce que Jésus a accompli en mettant notre vieille nature à mort, mais comment on va pouvoir apprendre à marcher dans cette révélation.

 

            Chapitre 6, verset 11 : « Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ notre Seigneur ». C'est un acte de foi. Quand je me regarde dans le miroir de la Parole, le Seigneur me dit : "Regarde-toi comme mort au péché et regarde-toi comme vivant en Christ". Et je dois bien traduire concrètement ce que cela veut dire. Quand je dis : "Regarde-toi comme mort", cela veut dire : "Regarde ton vieil homme comme complètement mort, et regarde ton homme nouveau comme vivant en Jésus-Christ". Quand je regarde mon vieil homme, je regarde ce qui reste de ma vieille nature. Ce qui reste de ma vieille nature, c'est tout ce qui n'a pas été régénéré à la nouvelle naissance, c'est donc toute la partie de mon âme qui est encore influencée par des raisonnements charnels ou des sentiments charnels et humains, ou une volonté qui est encore animée par des désirs égoïstes et charnels. Tout cela fait partie du vieil homme.

 

            Mon vieil homme, c'est aussi la loi de péché qui habite dans mon corps, dans mes membres. Cette loi de péché va y habiter jusqu'à la résurrection. Mais si j'apprends du Seigneur à me couper de l'influence de cette loi pour qu'elle ne me contrôle plus, si le Seigneur me montre comment ne pas la laisser me contrôler, peu importe finalement si elle reste là, dans mon corps quelque part. Je sais que le jour de la résurrection je vais recevoir un corps nouveau, et dans ce corps nouveau la loi de péché qui habite en moi actuellement, n'existera plus. Et ce que le Seigneur veut me faire comprendre, c'est qu'il est possible aujourd'hui, par la foi, de ne plus laisser cette loi de péché qui habite dans mes membres me contrôler comme elle le faisait avant, d'une part quand j'étais païen, et ensuite même après ma nouvelle naissance, de ne plus laisser cette loi de péché me contrôler pour me faire marcher par la chair ou dans la chair.

 

            Vous voyez combien nous avons besoin de la lumière du Saint-Esprit, pour qu'Il nous montre ce qui est charnel et ce qui est spirituel dans notre vie ? "Qu'est-ce qui, en moi, est encore charnel Seigneur ?" Est-ce que c'est moi qui peut faire la lumière sur ce qui est charnel dans ma vie ? Un frère, une sœur peut me dire : "Je vois cela dans ta vie, c'est encore charnel". Je dis : "Bon d'accord, je vais quand même me placer devant Dieu pour qu'Il me le montre". Seule la lumière du Saint-Esprit peut nous le dire, nous le montrer. Et cela devient de plus en plus précis, subtil. Au début le Seigneur montre les choses grossières, qui sont charnelles, que tout le monde voit, les péchés grossiers. Mais plus on avance avec Dieu, plus le Saint-Esprit fait la lumière sur des aspects de plus en plus subtils de la chair. On croyait que c'était spirituel, et le Saint-Esprit fait la lumière et dit : "Mais cela encore, c'est charnel ! Cette forme d'amour que tu as là, c'est encore un amour sentimental humain ! Ce n'est pas l'amour de Christ ! Cette patience que tu as là et que tu croyais venir de Dieu, c'est une patience humaine, charnelle !" Cela doit disparaître, cela ne doit pas être amélioré pour devenir spirituel. Cela doit passer à la mort pour que la patience de Christ remplace quelque chose d'humain. Vous voyez à quel point on a besoin de prier encore pour que le Seigneur fasse la lumière. "Fais la lumière sur ce qui est charnel en moi. Montre-le moi Seigneur par ton Esprit, et montre-moi comment avoir la victoire sur ce qui est charnel, pour que je ne marche plus par la chair".

 

            « Considérez-vous comme morts ». Alors je me place devant la lumière de la Parole et je dis : "Je fais ce que tu dis Seigneur. Je considère tout ce qui est de ma vieille nature comme mort et tout ce qui est de ma nouvelle nature comme vivant pour Dieu". Mais pour le moment c'est mon esprit qui est ma nouvelle nature, mon esprit régénéré dans lequel habite le Saint-Esprit. C'est cela ma nature vivante ! "Ma seule nature vivante pour toi, aujourd'hui devant toi, c'est mon esprit régénéré dans lequel tu habites. Le vieil homme, Toi tu le considères comme mort ; tu l'as cloué à la Croix, il y a deux mille ans". Il faut que concrètement il soit mis à mort dans ma vie, dans tous ses aspects, mauvais et bons, humains. Et c'est là un point où beaucoup de chrétiens ont du mal à accepter la loi de la Croix, enfin l'œuvre de la Croix. Ils veulent bien que le Seigneur enlève de leur vie tout ce qui est apparemment mauvais, mais ils aimeraient bien garder tout ce qui est bon à leurs yeux, qui humainement n'est pas mauvais, mais que le Seigneur considère Lui comme n'étant pas spirituel, comme ne venant pas d'en haut, de ce qu'Il a implanté dans nos vies. Jacques 3:15 nous dit : « Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique ».

 

            C'est toute la différence entre la religion chrétienne et la vie dans l'Esprit. En tant que chrétiens nés de nouveau, il faut que nous sortions de la loi chrétienne, des commandements qui sont pris de l'extérieur et auxquels on obéit de l'extérieur, pour entrer dans la dimension de l'Esprit, pour vivre les commandements de l'intérieur. C'est tout à fait différent. C'est une crise profonde. Et quand on l'a vécue, je vous assure que c'est une crise profonde de réaliser, un jour devant Dieu, que ma vie chrétienne que je considérais entièrement fondée sur le roc, en fait une bonne partie était fondée sur du sable, sur des œuvres humaines (même faites pour Dieu), sur des choses que je voulais faire par amour pour Dieu, mais qui ne venaient pas de l'Esprit. C'était du chaume, du bois, de la paille, du foin, et le feu du Saint-Esprit vient brûler cela pour dire : "Il faut que tu bâtisses sur le fondement Jésus, et il faut que tu prennes des matériaux spirituels : de l'or, du diamant". Là, cela va rester, cela va produire du fruit.

 

            Si je passe toute une vie à bâtir avec du chaume, du foin, le fondement reste, mon salut en Jésus-Christ demeure. Mais si j'arrive devant le tribunal de Christ, au jour de mon jugement et que le feu de Dieu brûle toutes ces œuvres faites dans la chair, humainement, je vais être sauvé comme au travers du feu. Qu'est-ce qui va me rester pour glorifier le Seigneur ? Je n'aurai pas laissé le Saint-Esprit se servir pleinement de moi pour faire sur cette terre une œuvre spirituelle ; c'est la sienne, nous ne sommes que des instruments pour que l'œuvre subsiste et glorifie Dieu. Dieu est en train de travailler par son Esprit dans l'Eglise entière pour secouer, pour jeter à terre tout ce qui est simplement religieux, humain, charnel, à Ses yeux, pour le remplacer par ce qui est spirituel, son œuvre à Lui. C'est Lui qui veut bâtir son Eglise, et le Seigneur a décidé de faire les choses avec notre coopération ! Mais attention, Il ne va pas le faire malgré nous ! Si nous disons au Seigneur : "Seigneur, je désire te servir mais comme je l'entends ! C'est comme cela que l'on m'a appris à faire. Ce sont les principes que j'ai reçus, c'est ça, et ça, et ça. Je veux les mettre à ton service et bâtir quelque chose pour Toi", et que ce n'est pas inspiré par l'Esprit du Seigneur, cela n'a pas de valeur aux yeux de Dieu, cela ne va pas glorifier Dieu, cela ne portera pas du fruit. « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'esprit est esprit » (Jean 3:6).

 

            Alors faisons cette prière ardente devant Dieu : "Seigneur montre-moi dans ma vie ce qui est charnel pour que je l'amène à la Croix et que je le fasse mourir concrètement, parce que je sais que Toi tu l'as fait mourir concrètement il y a deux mille ans pour moi. Tu as accompli, il y a deux mille ans, quelque chose que Toi seul pouvais accomplir". La loi est passée, elle est signée du sang de Christ. Maintenant que la loi est votée, que la loi est passée, il faut que moi j'y entre concrètement et que je la mette en pratique dans ma vie, en m'appuyant par la foi sur ce que Jésus-Christ a fait et en laissant le Saint-Esprit m'enseigner. Je regarde donc ma vieille nature comme morte et enterrée, ce n'est plus moi. Ton vieux "toi" n'est plus toi mon frère, ou ma sœur ! Ton vieux "toi" a été cloué à la Croix par Jésus, et ton vrai "toi" pour Dieu, ton vrai "toi" c'est l'esprit régénéré.

 

            Hier je disais une vérité qu'il faut que je répète constamment, parce que c'est la clé de la marche par l'esprit. Ce nouveau moi spirituel que Dieu m'a donné a été créé dans une justice et une sainteté parfaites, à la nouvelle naissance. Je n'ai pas compris cela pendant des années. Je m'efforçais à coup de bonnes œuvres chrétiennes, d'atteindre une perfection qui toujours s'enfuyait, et un jour le passage d'Ephésiens 4:21 à 24 s'est éclairé à mes yeux. «En Jésus vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelés dans l'esprit de votre intelligence, à revêtir l'homme nouveau, créé selon Dieu (cela veut dire à l'image de Dieu) dans une justice et une sainteté que produit la vérité ». Quand Dieu a fait cette nouvelle création dans mon esprit, dès le départ Il a créé en moi un être spirituel parfait, tout formé, en tout point parfait, à l'image de Jésus.

 

            Dieu savait qu'il n'était pas possible pour moi de partir de l'état de pécheur pourri, et d'améliorer cela, même en Le laissant travailler pour aboutir à quelque chose d'acceptable. Il fallait que tout passe par la mort et que Dieu fasse par Jésus une œuvre nouvelle. Il a commencé par notre esprit. Et si nous sommes nés de nouveau, tout passe par là, si nous sommes nés de nouveau, l'esprit recréé que mon frère possède par sa nouvelle naissance, est aussi pur, aussi beau, aussi saint que le mien, en Jésus-Christ. Ce qui change, c'est l'apparence, c'est la fonction dans le corps de Christ, c'est les dons que Dieu accorde ensuite pour exercer ces fonctions. Mais au départ, la nature que nous recevons, dans notre nouvelle naissance a la même qualité, la même valeur, pour chacun de nous. Elle a la même pureté, la même sainteté, parce qu'elle a été créée par Jésus-Christ qui a tout accompli à la Croix. Il a créé en nous un esprit nouveau qui est déjà pur, parfait et saint.

 

            Mais le problème c'est que cet esprit pur, parfait et saint, est enfermé dans une coquille charnelle, dont nous ne savons pas sortir, parce qu'on est tellement habitué à vivre dedans, depuis notre naissance (je ne parle même pas de notre naissance spirituelle, mais de notre naissance sur cette terre). Je me suis converti j'avais trente-trois ans. Pendant trente-trois ans, j'ai marché dans ma vieille nature, et après pendant un certain temps, j'ai continué sur la lancée, tout en ayant une nouvelle nature spirituelle. Mais j'étais tellement habitué à vivre dans la chair et dans mes pensées anciennes, et mes sentiments anciens, que pendant un temps (même si au début il y a des choses qui changent) j'ai un peu tourné en roue libre, en disant : "Eh bien je suis comme cela, c'est mon caractère. Seigneur, tu me connais bien, je suis comme cela". Quand un chrétien vient me dire : "C'est mon caractère, je suis comme cela, je me connais. Depuis tout le temps, c'est un petit travers". Je réponds : "Mais de quel caractère tu parles ? De celui de ton vieux moi ou de ton nouveau moi ? Ton nouveau moi, lui, n'a pas ce défaut de caractère ! Ton nouveau moi n'est pas coléreux, il n'est pas impur, il n'est pas tout ce que tu veux ! C'est ton vieux moi qui est coléreux, méchant, impur, mauvais ! Et tu continues à le laisser diriger ta vie ?"

 

            Quand Dieu dit : « Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création » : je dois l'accepter par la foi. Il a fait dans mon esprit une nouvelle création, « toutes choses anciennes sont passées ». Mais toutes les choses anciennes ne sont pas passées dans ma chair ! Elles sont passées seulement dans mon esprit qui est une création nouvelle. Ensuite, le Seigneur met le projecteur sur ce qui se passe dans ma vie. Il dit : "Bon, tu as compris qui tu es maintenant ? Tu n'es plus le vieux pécheur pourri que tu étais, quand tu n'étais pas converti, tu es maintenant un fils, une fille de Dieu, par ta nouvelle naissance en esprit. Mais c'est sûr que tu ne dois plus vivre comme tu vivais, quand tu étais païen".

 

            Dans Ephésiens 4:17, Paul dit aussi : « Vous ne devez plus marcher comme les païens » maintenant que vous êtes nés de nouveau. Il est donc possible pour des chrétiens nés de nouveau, de marcher encore plus ou moins comme des païens. Tout le monde le sait. Tout le monde le sait, parce qu'on le vit tous. Au début on le vit forcément tous. Alors abandonnons les façades pour vraiment nous ouvrir entièrement devant le Seigneur en disant : "Seigneur, je ne veux plus que l'Eglise soit un temple de l'hypocrisie. Je veux que ton Eglise soit le temple de la vérité, et que tu fasses la lumière dans toutes nos vies, pour que la nature de Jésus soit vue en nous".

 

            Ce qui va attirer au Seigneur ceux qui ne Le connaissent pas, c'est quand ils verront Christ manifesté dans la vie des enfants de Dieu, dans leurs actions, dans leurs paroles. C'est cela qui va les attirer. Si nous distribuons des tracts, et qu'après on nous voit vivre avec tous les travers de la chair, les divisions, les disputes, les cancans, enfin tout ce qui se passe en général hélas, dans l'Eglise de Jésus-Christ, cela ne va pas attirer les foules ! Les gens du monde n'ont pas les yeux dans leur poche ! Ils nous disent : "Si ton Evangile ça marche, montre-le moi dans ta vie !" Et ils voient très vite si cela ne marche pas dans notre vie. C'est le meilleur moyen d'évangélisation : leur montrer que cela marche ! Et cela marche, parce que Dieu est tout puissant pour faire des choses que nous ne pouvons pas faire.

 

            Paul dit dans Romains 6:12 : « Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pas à ses convoitises ». C'est tellement simple, d'une simplicité évangélique ! Je sais que dans mon corps, même au moment où je vous parle, il y a là quelque part une loi de péché qui, si je la laisse agir va me pousser à pécher, d'une manière ou d'une autre. Petit ou grand péché, pour Dieu ce n'est pas cela qui compte, il y a une loi de péché qui va agir. Vous savez ce que c'est qu'une loi ? La loi de la gravité, par exemple, j'aurai beau jeûner et prier pendant 40 jours, si je lâche cette Bible en disant : "Seigneur, je t'en supplie, fais que cette loi n'agisse pas", elle va tomber, sauf si Dieu veut faire un miracle, Pierre a bien marché sur l'eau ! mais il y a une loi physique de gravité qui va agir et je ne peux rien faire, je ne peux rien faire humainement pour l'empêcher d'agir.

 

            Mais si la Bible ne tombe pas, que ma main la fait voler, monter, qu'est-ce qui l'empêche de tomber ? C'est ma main ! Est-ce que la loi de la gravité est supprimée ? Non. Il y a une autre loi plus puissante, qui s'appelle "la loi de la force de ma main" qui l'empêche de tomber et qui la fait monter. Ça spirituellement, c'est la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ, et il y a une loi de péché dans mon corps qui va me pousser à pécher chaque fois que je marche dans la chair, chaque fois que je livre mes membres au péché. Pour que le péché se manifeste, il faut que je livre mes membres au péché. Il se manifeste quelque part, par des paroles, des gestes, des pensées... Et je livre mes membres au péché, de manière pratiquement inconsciente parce que j'ai toujours fait cela dans ma vie passée. On est né dans le péché. On n'a pas d'efforts à faire pour apprendre à pécher, non ! Vous avez eu des efforts à faire vous ? Pour moi, c'était tout à fait naturel dans ma vie passée, le péché. Le petit enfant n'a pas d'efforts à faire pour dire : Non !

 

            Une fois venu à Christ je disais : "Seigneur aide-moi à ne plus pécher quand la tentation arrive, aide-moi Seigneur", et c'est bien de prier ainsi, mais combien de fois suis-je tombé ? Combien de fois tombons-nous ? Combien de fois ? Et on peut toujours tomber. "Seigneur apprends-moi à ne plus tomber !" Certains me disaient : "Il faut que tu te lèves plus tôt le matin, que tu lises ta Bible une heure, que tu jeûnes quinze jours par mois, que tu viennes surtout à toutes les réunions, et là tu vas voir, tu auras la solution à ton problème". J'ai essayé. Je vous garantis que j'ai essayé, mais cela n'a pas marché. C'était même pire, parce que le fait de jeûner stimulait en moi la colère, l'animosité ; ma chair n'aimait pas cela du tout, et comme je ne savais pas comment la garder dans le tombeau, eh bien c'était pire. A tel point, que ma femme me disait : "Mais arrête de jeûner, c'est pire". Et alors j'ai dû dire : "Seigneur concrètement apprends-moi, je veux être comme un petit enfant, il faut que tu m'apprennes à marcher par l'esprit, apprends-moi".

 

            Que dit Paul aux versets 12 et 13 de Romains 6 ? : « n'obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d'iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice ». Pour faire cela, si je dis à Dieu : "Seigneur, je t'offre mes membres", mais que dans ma conscience je suis toujours identifié à ma vieille nature, c'est toujours moi. C'est comme si je plongeais dans une piscine d'eau boueuse, et que je dise : "Seigneur, tu vois je m'offre à toi pour que tu me purifies", et que je reste dans la piscine boueuse. Cela ne marche pas. Pour pouvoir offrir à Dieu mes membres, pour qu'ils soient des instruments de justice, il faut que par la foi je sorte de cette piscine boueuse, qui s'appelle ma vieille nature. Je le fais par la foi, puisque Dieu dit que ce n'est plus ma vraie nature. Ma vraie nature, c'est mon esprit régénéré. Comment m'installer par la foi dans mon esprit régénéré ? Simplement en disant : "Seigneur, j'accepte ce que tu dis, je considère maintenant que ma vraie nature en Toi, c'est mon esprit régénéré et je m'installe par la foi dans cette position en Christ, dans les lieux célestes". Celui qui est en Christ, est assis dans les lieux célestes (Ephésiens 2:6).

 

            Les lieux célestes c'est le royaume de Dieu, mais c'est d'abord mon esprit régénéré qui fait déjà partie des lieux célestes, puisque Christ y habite par son Esprit. Et c'est une position de foi. C'est par la foi que je dis : "Puisque tu le dis Seigneur, j'occupe cette position élevée qui est en Christ dans les lieux célestes, parce que c'est toi qui me l'as acquise par ton sacrifice à la Croix, c'est toi qui me l'as donnée". Ce n'est pas orgueilleux de dire que j'occupe ma position en Christ dans les lieux célestes, puisque Dieu me dit que c'est ma position spirituelle. Je l'occupe par la foi, mais je suis conscient qu'il y a une autre partie qui reste là dans le corps, dans lequel habite la loi de péché qui me contrôlait avant, et cette loi de péché pour me contrôler se déguisait en "Henri" (je m'appelle Henri). Ma chair se déguise en moi-même pour me faire accepter qu'elle est toujours moi. Vous comprenez cela ? C'est important de le comprendre. Quand mes réactions charnelles commencent à sortir, l'impatience, la colère, etc., ma nature se déguise en disant : "C'est toi, c'est ton caractère qui ressort". Alors je m'efforce de le contrôler, je dis : "Non, tu ne te manifesteras pas", et cela ne marche pas parce que la volonté ne peut pas lutter contre la loi de la chair.

 

            Mais je dois réaliser que ce n'est plus moi, mais que c'est la loi de péché qui habite en moi, qui se déguise en moi-même pour se faire accepter et pour dire : "Mais c'est toi en fait, c'est toi. Tu n'as pas changé dans le fond sur cet aspect là, tu vois !". Ceci est un mensonge par rapport à la Parole. Et j'ai besoin de comprendre que pour vaincre par la foi la loi de péché qui habite dans mon corps, il faut que je fasse fonctionner la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ, qui est une loi qui fonctionne par la foi en la Parole de Dieu.

 

            Si je reste au niveau de ma vieille nature en disant : "C'est toujours moi", je baigne dedans et elle me contrôle. Si par la foi je laisse le Seigneur me mettre à ma vraie place, en Christ, dans les lieux célestes où Jésus habite, là je suis en bonne compagnie. Et je vous assure que si j'occupe cette position élevée spirituelle, simplement en étant conscient de ce que Christ a fait à la Croix pour moi, et ce qu'Il a fait en moi en me faisant passer par une nouvelle naissance, aussi merveilleuse, si j'occupe cette position-là et que je vaque à mes occupations, sans oublier qui je suis, ni ce que le Seigneur a fait, ce double aspect de la Croix, je vous assure qu'on a le temps nécessaire pour voir la chair monter et pour voir ce qu'elle est en train de faire pour essayer de nous dominer, et se manifester dans notre corps.

 

            Je ne peux livrer mes membres au Seigneur que si j'occupe cette position spirituelle en Christ, et de là je peux Lui dire : "Seigneur, maintenant que tu m'as donné cet esprit nouveau, je sais que tu veux qu'il se manifeste au travers de mon corps, et qu'en se manifestant au travers de mon corps, en fait il sera conduit par ton Esprit". Mon esprit nouveau ne pense qu'aux choses d'en haut. « L'esprit a des désirs contraires à ceux de la chair » (Galates 5:17) dit Paul. Et il ne parle pas seulement de l'Esprit de Dieu, mais de notre esprit régénéré dans lequel habite le Saint-Esprit. Mon esprit, mon homme intérieur nouveau a des désirs contraires à ceux de ma vieille nature. Quand je suis dans cette position-là, je sais que mon esprit ne pense qu'aux choses de Dieu, aux choses de Christ, de sa Parole. Et au moment où quelque chose se passe, stimulant la chair qui lève la tête, si moi (quand je dis moi, c'est ma nouvelle nature) je suis vraiment dans ma position céleste, j'ai le temps de voir la chair monter, j'ai le temps à ce moment-là d'appliquer la Croix par la foi, (et pas simplement par ma volonté sans la foi), et je dis à cette chair : "Tu ne m'auras plus maintenant, je sais que tu montes là pour essayer de me contrôler, mais j'ai livré mes membres au Seigneur, pour que ce soit la vie de Christ qui passe dans mes membres, retourne donc dans la tombe où tu dois rester".

 

            J'ai tendance à parler à la chair (au vieil homme) comme à une personne vivante. Je vous le dis parce que cela m'a aidé dans ce combat de la foi, cela m'a aidé à dire : "Seigneur aide-moi". Ma première réaction quand la chair commence à se manifester pour pouvoir me contrôler, c'est de lever les yeux vers Jésus et de dire : "Aide-moi Seigneur, je sens qu'il y a une tentation qui vient ! Interviens par ton Esprit et ta Parole, pour que je reste dans cette position spirituelle et que ce soit ton Esprit qui s'exprime et non ma vieille nature".

 

            Mais il me faut aussi savoir quand, moi-même par la foi, je dois maintenir cette vieille nature au fond de l'eau, de l'eau du baptême qui est ma mort en Christ. Et pour le faire ce qui m'a beaucoup aidé c'est de lui parler comme si elle était une personne vivante, simplement parce que la Parole de Dieu dit que la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, que la chair ne pense qu'aux "choses d'en bas", etc. Donc il y a une espèce de personnalité mauvaise dans la vie de la chair qui ne pense qu'à se satisfaire, une espèce de loi de vie mauvaise de péché, et on peut lui parler pour lui dire : "Maintenant tu ne me contrôleras plus, moi je suis sorti de ta vie et de ton contrôle, et par la foi en l'œuvre de Jésus maintenant je te maintiens la tête sous l'eau. Reste-là et ne me dérange pas". Tout se passe quelquefois en un dixième de seconde. Et c'est là que l'entraînement pratique doit être fait, compris et vécu.

 

            Mais vous voyez bien que si dès le matin en ouvrant les yeux, je ne me place pas par la foi, dans la position céleste que j'ai en Christ, je vais tout de suite être submergé par la chair, ses activités de tous les jours ; je vais être distrait de la présence de Jésus et de sa Parole et je ne pourrai donc pas agir par la foi pour maintenir la chair dans le tombeau. Il faut que constamment mes yeux soient fixés sur Jésus et sur sa Parole, que je connaisse l'œuvre de la Croix, que je sache que quand Christ est mort Il a vraiment mis à mort ma vieille nature, Il m'en a donné une nouvelle, sainte et parfaite en Lui, et qu'Il me donne par son Esprit, par sa Parole, par sa présence en moi tout ce qu'il faut pour apprendre de Lui à marcher comme Jésus a marché sur cette terre, parce que c'est sa vie en fait qui va couler. Je laisse sa vie s'exprimer au travers de mes membres.

 

            Alors je passe maintenant au chapitre 7 de Romains. Paul au chapitre 7 dit dans ce fameux verset 14 : « Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle (il parle de la loi de Dieu); mais moi, je suis charnel... » De quel moi parle-t-il ? Du vieux ! le nouveau Paul n'est pas charnel, il est spirituel. Il y a deux "moi", il faut bien voir de quel moi il parle « moi je suis charnel (c'est la vieille nature), vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais ». Il faut voir ici de quel "je" il parle. Paul constate que dans la pratique il ne le fait pas ; il voudrait, mais il n'y arrive pas. Non seulement cela, mais : « je fais ce que je hais ». Cela veut dire : "Ma vieille nature est en train de faire ce que ma nouvelle nature hait". C'est terrible ! Verset 16 : « Or, si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne ». "Mais bien sûr Seigneur, je reconnais dans mon être intérieur que c'est cela qu'il faut faire, mais dans la pratique cela ne passe pas."

 

            « Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais  (il parle de son moi spirituel, son vrai moi spirituel qui veut marcher droit), mais c'est le péché qui habite en moi (parce que je le laisse agir). Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair » là il parle du moi charnel. Je pourrais dire : ce qui est bon n'habite pas dans mon moi charnel, ce qui est bon habite dans mon moi spirituel. Il y a deux "moi" qui se heurtent là dans le même corps : le vieux moi qui a été cloué à la Croix et complètement détruit par l'œuvre de Jésus, et le nouveau moi qu'Il a créé par sa résurrection en moi. Mais le seul vrai pour Dieu lequel est-ce ? Le nouveau. Pour Dieu l'autre n'existe plus, il est mort et enterré. Mais malheureusement, il est toujours vivant tant que je n'ai pas appris à marcher par l'esprit. Et c'est là que l'apprentissage concret se fait pour chacun de nous dans la vie de tous les jours. Mais moi, je dois déjà avoir fait par la foi ce déplacement spirituel en Christ pour me mettre dans ma position céleste, et avoir compris tout ce que Christ a fait en ma vieille nature. Il l'a clouée à la Croix, c'est terminé. Donc, je suis sur une base solide pour arriver à vaincre au nom de Jésus. Si je sais que Jésus a vaincu ma vieille nature à la Croix, je suis sur une base solide pour dire : "Maintenant au nom de Jésus je vais appliquer cette victoire sur ma vie concrète, pour t'empêcher, vieil homme de chair, de relever la tête".

 

            Puisque Paul dit "je ne fais pas ce que je veux", des chrétiens me disent : "Tu vois, c'était le cas pour Paul, ce sera le cas pour nous jusqu'au bout". Non ! Paul décrit ce qui se passe avant d'avoir la victoire. Ensuite, Paul a eu la victoire et le chapitre 8 nous le montre. Il a compris, sinon il ne nous aurait pas si bien expliqué en quoi consiste la marche par l'esprit. Il dit au verset 19 du chapitre 7 : « Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais (mon moi spirituel), c'est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi (là, il décrit la situation du chrétien qui n'a pas encore compris la marche par l'esprit). Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur (l'esprit régénéré, recréé); mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement (de mon esprit), et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! (C'était le cri que je poussais à Dieu : "Misérable, est-ce qu'il y a une sortie Seigneur ? Mais quand est-ce que je vais en sortir de ces péchés, de ma chair, de mon mauvais caractère, Seigneur ?"). Qui me délivrera du corps de cette mort ? »

 

            Eh bien voilà, Dieu nous en a délivrés il y a deux mille ans. Il faut que j'entre dans cette victoire. Il a non seulement accompli la victoire en payant pour mes péchés, Il l'a accomplie encore plus totalement et de manière absolue en clouant à la Croix tout mon être ancien, pour me donner un être nouveau.

 

            Dieu aurait pu me faire ressusciter physiquement à l'instant de ma nouvelle naissance. Ah ! cela aurait réglé pas mal de problèmes ! Si dans le monde il y avait deux catégories de gens : les ressuscités vivants et les païens, on verrait la différence tout de suite. Mais je crois que Dieu voulait nous apprendre à marcher par la foi. Avant de voir il faut croire, et si je crois que je suis vraiment une nouvelle création en Christ, je le verrai. Si je crois en l'œuvre totale de Christ, je vais Lui laisser la possibilité d'agir pour que cela se concrétise.

 

            Passons maintenant au chapitre 8, au verset 1 : « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, qui marchent, non selon la chair, mais selon l'esprit ». Je suis sous la condamnation tant que je marche par la chair, même étant né de nouveau. Si je marche par la chair, je suis encore sous la loi, je suis sous la malédiction. C'est dur, mais c'est comme cela. Si je marche par la chair, toute mon hérédité depuis Adam et Eve pèse encore sur moi et elle pèse dans la chair, mais pas dans mon esprit puisque j'ai reçu un esprit nouveau d'en haut. Mon hérédité charnelle c'est tout ce que j'ai reçu dans ma chair depuis Adam et Eve, tous les péchés qui se sont accumulés depuis Adam, les miens avec. Mais la Croix a coupé une fois pour toutes et maintenant en Christ je suis entièrement neuf, pourvu que je marche par l'esprit et que je ne continue plus à marcher par la vieille nature.

 

            Romains 8, verset 2 : « En effet, la loi de l'esprit de vie... » Ah, quelle loi merveilleuse ! Si elle contrôlait pleinement l'Eglise, ce serait le paradis sur terre parce que le caractère de Jésus serait pleinement manifesté. « En effet, la loi de l'esprit de vie en Jésus-Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort ». Paul ne dit pas que la loi du péché et de la mort a disparu de la circulation. Il dit : "elle m'a libéré de son emprise, pourvu que je laisse agir en permanence la loi de l'esprit de vie dans ma vie". Et cette loi de l'esprit de vie, c'est la loi de la foi en Christ, en sa Parole et en son œuvre.

 

            Si je crois ce qu'Il a fait, si je crois que je suis maintenant en Lui une nouvelle création, entièrement nouvelle, si je crois qu'Il a "cloué le bec" définitivement à ma vieille nature, je dois avoir les moyens par la foi de lui "clouer concrètement le bec", quand dans ma vie de tous les jours elle remonte la tête, à condition que je sois dans l'esprit. Je lui dis que j'ai livré mes membres au Seigneur, et je dois rester conscient de ma position en Christ. Pour moi cela a expliqué ce que Jésus disait : « Veillez et priez » en tout temps. Je trouvais cela dur, je disais : "Ce n'est pas possible Seigneur, je ne peux pas. J'ai un travail. Je ne peux pas veiller et prier en tout temps". Mais si. Si je reste conscient de ma position en Christ, je peux faire n'importe quoi : que ce soit le jardinage, couper du bois ou aller n'importe où, conduire ma voiture... Si je suis conscient de ce que je suis en Christ, de ce qu'Il a fait pour moi et de ma place en Christ, j'anime constamment la loi de l'esprit de vie.

 

            Si à ce moment-là un conducteur vient pour me couper la route, ou pour me faire une queue de poisson, ou si je suis maltraité, ma chair réagit tout de suite. Mais si je suis dans l'esprit à ce moment-là, je vois réagir ma chair qui commence à monter à toute allure, je la vois monter, et je lui dis : "Tu ne m'auras plus, je suis maintenant en Christ. Je t'offre mes membres Seigneur, je t'offre mes membres", et comme je Lui offre mes membres et que je suis dans l'esprit, je me retourne et je dis au chauffard ou a celui qui m'a maltraité : "Que Dieu te bénisse".

 

            Je prends des exemples tout simples. Mais dans la vie de tous les jours, on a une multitude d'exemples : dans les couples, dans les foyers, au travail... Vous n'avez pas remarqué combien dans les couples du matin au soir, on a des occasions de friction ? Mais c'est une occasion de victoire ! La prochaine fois que votre épouse (ou votre époux) vous fait quelque chose qui stimule votre chair, prenez votre place en Christ, ne la quittez pas, ayez cette position élevée. Regardez la chair se débattre. Elle crie, elle se débat. "Mais crie toujours, moi tant que je suis là, je ne te livre pas mes membres, je te laisse crier". Plus notre position devient claire et nette, plus la voix de la chair diminue, et perd de sa force. La chair reste au fond de la cave, au fond du tombeau, de plus en plus loin. Elle est toujours là dans la maison, mais elle n'est plus dans mon salon, non pas que je l'ai expulsée, mais moi j'ai pris ma place dans le salon de Christ. La chair est réduite à l'impuissance pour qu'elle ne puisse plus agir.

 

            Je vais lire quelques versets qui sont merveilleux dans ce chapitre 8. Je lis au verset 3 : « chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force ». Si nous vivons par la chair, nous ne pouvons pas obéir à la loi de Dieu, impossible. Dieu a condamné mes péchés dans la chair en envoyant, à cause du péché, son Fils, dans une chair semblable à celle du péché. C'est très profond. C'est pour cela que le diable et ses démons ne peuvent pas supporter l'idée de Jésus-Christ venu en chair. Jean dit aussi que c'est à cela, que vous reconnaîtrez les esprits qui sont de Dieu, et ceux qui sont du malin (1 Jean 4:2). Un mauvais esprit ne peut pas confesser Jésus venu en chair, c'est trop fort pour lui, parce qu'il sait qu'il fallait que Jésus vienne dans une chair semblable à la nôtre, pour prendre tout ce qu'il y avait dans notre mauvaise chair. Pour faire mourir notre chair dans la mort de Jésus, il fallait qu'Il s'incarne dans la chair. Et c'est là que la question de notre chair a été réglée une fois pour toutes. C'est pour cela que Paul dit : "Vous n'avez pas à lutter contre la chair. Vous perdez votre temps à lutter contre elle. Prenez votre position et de là, dominez sur elle par la foi, mais arrêtez de lutter contre elle, c'est une lutte perdue d'avance". On n'a pas à lutter contre la chair, puisque Jésus Lui a réglé son sort. On a simplement à lui rappeler sa place, à condition que moi j'occupe la mienne.

 

            Verset 5 : « Ceux, en effet, qui vivent selon la chair (il parle des chrétiens nés de nouveau, remplis de l'Esprit, qui vivent selon la chair, qui continuent à se laisser dominer dans leurs membres par la loi de péché qui les habite), s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit (parce que mon esprit s'affectionne aux choses d'en haut). Et l'affection de la chair, c'est la mort ». Dans l'Eglise l'affection de la chair, c'est la mort. Trop souvent dans l'Eglise on essaie de dominer la chair par la loi : "Dieu a dit : tu feras cela et tu ne feras pas cela, il faut que tu obéisses. --- Amen ! nous obéissons Seigneur." Et puis on n'obéit pas du tout, parce qu'on le fait humainement par notre volonté. Et plus vous prêcher la loi, qui est bonne, plus cela stimule la chair. Les dictatures sont des moyens excellents, sur le plan humain, pour maintenir les brigands et les gens dans leur position, bien gardés, où il y a un pouvoir fort qui tient tout le monde à carreau. Mais ce n'est pas comme cela dans l'Eglise de Jésus-Christ. En plus cela stimule les révolutions, parce que la nature charnelle humaine ne pense qu'à une chose quand elle reçoit un commandement, c'est désobéir. Elle ne pense qu'à cela.

 

            Mais notre esprit régénéré ne pense et ne désire qu'obéir à Dieu. Il a cela dans sa vraie nature : "Je veux t'obéir Seigneur". Faire la volonté du Père, c'est l'Esprit de Jésus-Christ. Jésus avait une âme individuelle, bien distincte. Il avait donc une volonté propre, mais volontairement, Il a livré sa volonté au Père pour lui obéir, parce que Jésus par définition a marché parfaitement par l'Esprit. Et ce Jésus-là habite en nous, dans notre esprit régénéré par son Esprit, et Il est capable de nous apprendre à marcher comme Lui a marché, c'est-à-dire simplement de laisser cette chair, là au fond du trou, et de laisser sa vie nouvelle qui passe par notre esprit se manifester dans une pleine victoire sur le péché. Si Dieu te montre qu'il y a un péché dans ta vie, tu l'amènes au Seigneur pour le confesser, pour que le sang de Jésus efface ce péché et tu dis : "Seigneur maintenant tu m'apprends à marcher dans la victoire sur le péché, parce que je veux glorifier ton nom sur cette terre et je ne veux pas être une occasion de te faire rougir, ou de faire chuter quelqu'un d'autre. Je veux que tu m'apprennes à marcher par l'esprit".

 

            Paul dit au verset 26 : « l'Esprit nous aide dans notre faiblesse (C'est merveilleux d'être guidé, aidé par cet Esprit merveilleux. Il nous aide !), ... l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit ».

 

            Verset 28 : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu », même les chutes. Je ne vous dis pas maintenant que je suis celui qui marche par l'esprit en toutes circonstances. J'ai compris comment marcher par l'esprit, je sais ce qu'il faut faire et j'apprends de plus en plus à le mettre en pratique dans ma vie de tous les jours. Je sais que c'est la clé de la victoire. J'ai compris ce qu'il faut faire. A partir de là je compte sur l'œuvre du Saint-Esprit, du Seigneur, sur son aide toute puissante pour me maintenir dans la foi et développer cette foi de plus en plus en moi. Donc même mes chutes, si j'en tire la leçon, me sont profitables.

 

            Verset 29 : « Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères ». Combien de fois je lis ce verset, je le médite. "Il nous a prédestinés à être semblables à l'image de Jésus", non pas quand nous serons morts, mais ici et maintenant. Il nous a prédestinés à cela, à marcher comme Jésus a marché, à le glorifier. Quand j'observe la vie de l'apôtre Paul, je vois quelqu'un qui glorifie Dieu dans sa vie, qui savait ce que c'était que marcher par l'esprit. Et s'il l'enseignait aux autres, c'est qu'il savait que c'était possible pour tous, et pas seulement pour lui. Il disait : "Soyez mes imitateurs parce que moi, j'imite Christ". Cela voulait donc dire que ce qu'il avait compris, par la révélation de Jésus, tous peuvent le comprendre. Heureusement, merci Seigneur, que Dieu n'a pas de chouchou privilégié. Vous pouvez tous comprendre et apprendre de Jésus à marcher pleinement par l'Esprit, comme Il a marché, ici et maintenant.

 

            Alors je voudrais vous laisser sur cet encouragement, pour stimuler votre foi à savoir que ce qui est possible à Dieu, quand nous le croyons, selon sa Parole et sa promesse, Dieu l'accomplira dans notre vie. C'est Lui qui le fera en nous, ce n'est pas nous qui le ferons. C'est Lui qui le fera si nous gardons la foi en sa Parole.

 

 

            Prions Dieu : J'aime ta vérité Seigneur. Je veux marcher selon ta Parole. Je te fais confiance pour que tu l'éclaires dans mon cœur et par ta force toute puissante j'y arriverai, parce que ce sera toi qui le feras. Seigneur ta Parole est merveilleuse, ton Esprit est vraiment le Saint-Esprit de vérité. Ma prière pour nous tous, moi inclus, c'est que constamment tu ouvres les yeux de notre intelligence, pour que nous puissions comprendre ta Parole en esprit et en vérité, et qu'elle puisse profondément se planter en nous, dans une terre fertile sans ronces ni épines, pour qu'elle produise du fruit à ta gloire, trente, soixante, cent pour un. Et nous savons que ce fruit, c'est le caractère de ton Fils bien-aimé Jésus, c'est l'amour, c'est la joie, c'est la paix, c'est la nature de Dieu, de Toi-même Père saint. Je te prie que tu bénisses tous ceux qui sont ici, tous ceux auxquels nous pouvons penser maintenant. Bénis ton Epouse Seigneur, ton Eglise, celle que tu es venu racheter par ton sang, pour que ce soit vraiment ta vie qui s'écoule en elle et au travers d'elle, pour toucher ceux qui sont dans les ténèbres du dehors, et aussi pour que ton Eglise soit vraiment à ta gloire. Seigneur fais-le, nous t'en supplions dans le nom de Jésus-Christ, amen.