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mis le 18/12/2001
modifié le 04/09/2006


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le célibat et la virginité

(La famille n°2)



Ce message fait partie d'une série de 7 messages (références C48 à C53).

Il est le deuxième de la série.

 

            Le deuxième thème de cette série sur la famille concerne le problème particulier du célibat et de la virginité. Il y a aussi des choses importantes, très importantes à dire. J'ai dit plus haut que le plan normal de Dieu pour l'homme et la femme, c'est qu'ils se marient. C'est le plan normal de Dieu. Mais il y a dans la Parole de Dieu des passages particuliers qui nous montrent dans le cœur de Dieu une bénédiction et un appel particulier pour le célibat. Et je voudrais voir avec vous ces passages. Il est vrai qu'il faut pour cela un don et un appel particulier du Seigneur, mais Dieu peut appeler un homme ou une femme à rester célibataire volontairement. Il ne s'agit pas de ceux qui sont forcés à être célibataires parce qu'ils ne trouvent pas de conjoints et qu'ils le voudraient bien, ils ont la ressource de la prière de la foi pour trouver un partenaire que Dieu a prévu pour eux. Mais il s'agit de ceux qui ont entendu dans leur cœur un appel particulier de Dieu à consacrer toute leur vie à son service sans distraction.

 

            Cela concerne deux catégories de personnes : ceux qui n'ont jamais été mariés et qui restent vierges toute leur vie, et qui le décident eux-mêmes volontairement. Et il y a le cas de ceux qui, après le décès de leur conjoint, mari ou femme, décident de rester célibataires pour un service sans distraction, du Seigneur.

 

            Et je lirai d'abord un passage dans Matthieu 19, dans la bouche même de Jésus, à partir du verset 10, jusqu'au verset 12 : « Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l'homme à l'égard de la femme, il n'est pas avantageux de se marier ». Il parlait du divorce, la séparation sur laquelle je reviendrai plus tard. Mais il semblait aux disciples qu'il était difficile de respecter toutes les exigences du Seigneur en ce qui concerne le mariage et le couple. Et ils disent alors :« Il n'est pas avantageux de se marier ». Ils avaient l'impression que c'était vraiment dur comme exigence. « Jésus leur répondit (au verset 11) : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné ». Vous voyez, c'est un don de Dieu particulier. Il est est donné à certains de comprendre, une parole de Dieu pour eux. « Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère, il y en a qui le sont devenus par les hommes et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne ». Et là, il est très facile, je pense avec l'Esprit du Seigneur de comprendre ce que Jésus veut dire : Il y en a qui se sont rendus eunuques eux-mêmes par leur propre volonté, dans le sens spirituel, c'est-à-dire de mise à part pour le Seigneur, d'accepter volontairement de ne pas avoir de conjoint, de mari ou de femme et de se consacrer entièrement au service du Seigneur. Volontairement !

 

            Et un peu plus loin, nous voyons dans Luc 2:36, le cas de Anne, la prophétesse : « Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge. Elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve et âgée de Quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Etant survenue elle aussi à cette même heure, elle louait Dieu et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem ». Elle avait reçu vraiment la révélation que cet enfant était le libérateur, le messie promis. Vous rendez-vous compte de la grandeur de cette révélation pour des juifs qui attendaient le messie ? Et il nous est dit de cette femme qu'elle était restée veuve depuis le décès de son mari, sept ans après son mariage. Et vous savez que les juives se mariaient assez tôt, vers seize ans. Puisqu'elle était restée mariée pendant sept ans, elle a du perdre son mari vers l'âge de vingt-trois ans. A l'âge de quatre-vingt-quatre ans, elle était donc restée célibataire pendant plus de soixante ans, pour servir Dieu dans le jeûne et la prière. Elle n'avait pas voulu se remarier volontairement, afin de servir Dieu dans Son temple.

 

            C'est un appel extraordinaire, un appel béni et particulier. Nous allons lire ensemble plusieurs versets de 1 Corinthiens 7 qui nous révèlent cette pensée particulière dans le cœur du Seigneur.

 

            Dans 1 Corinthiens 7, l'apôtre Paul dit d'abord au verset premier : « Pour ce qui concerne les choses dont vous m'avez écrit, je pense qu'il est bon pour l'homme de ne pas toucher de femme. Toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme et que chaque femme ait son mari ». Bien sûr, il connaît le plan du Seigneur concernant la famille, et il ne dira jamais qu'il n'est pas bon pour l'homme d'être marié. C'est le plan du Seigneur, le plan normal de Dieu. Mais il dit qu'il est bon pour l'homme de ne pas être marié, de ne pas toucher de femme. Un peu plus loin, il dit au verset 7 : « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ». Comment était-il, lui ? Il était célibataire et il servait le Seigneur sans distraction aucune. « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi, mais chacun tient de Dieu un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre ». Paul avait reçu le don du célibat. Ça ne veut pas dire qu'il acceptait facilement d'être célibataire. Je connais le cas de certaines personnes à qui Dieu a demandé d'être célibataires et qui auraient bien aimé se marier, mais qui ont compris que le plan parfait de Dieu pour eux, pour lui ou pour elle, c'était de rester célibataire pour le service du Seigneur. Et en acceptant, Dieu donne la grâce, la force et le don de rester célibataire sans brûler, puisque celui qui brûle ne peut pas rester célibataire, il doit se marier.

 

            Dieu donne une grâce particulière, un don particulier, mais il y a aussi un appel de Dieu : "Veux-tu me servir sans distraction ? Veux-tu te faire eunuque toi-même pour le royaume des cieux et me servir sans distraction ?" Et quand Dieu fait cet appel, si nous répondons : "Oui, Seigneur, je sais, ça me coûte, j'aurais aimé fonder un foyer, avoir un mari ou une femme, mais j'entends ton appel ; cet appel est clair dans mon cœur, et je te demande la grâce de vivre cet appel comme tu veux que je le vive". Et Dieu donne cette grâce, évidemment.

 

            Pourquoi l'apôtre Paul insiste tant là-dessus et dit-il qu'il est bon de rester célibataire ? Il nous donne certaines raisons dans ce chapitre. Au verset 28, il nous dit ceci : « Si tu t'es marié, tu n'as pas péché. Si la vierge s'est mariée, elle n'a pas péché. Mais ces personnes auront des tribulations dans la chair et je voudrais vous les épargner ». Une raison indiquée là, c'est que le fait de se marier n'est pas un péché, évidemment, mais va entraîner des tribulations, des épreuves, des difficultés dans la chair, dans notre vie personnelle, dans notre corps même. Cela va entraîner des tribulations, des soucis, des problèmes, des difficultés entre époux, entre enfants et parents etc., des tribulations dans la chair que Paul veut leur éviter pour qu'ils puissent se consacrer entièrement au service du Seigneur.

 

            Une autre raison est indiquée au verset 32 : « Je voudrais que vous fussiez sans inquiétude. Celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur. Celui qui est marié s'inquiète des choses du monde et des moyens de plaire à sa femme ». Ce qui est tout naturel quand on est marié, il ne condamne pas ces choses. Mais il veut simplement mettre en valeur l'importance qu'il peut y avoir à s'inquiéter exclusivement des choses du Seigneur et des moyens de plaire au Seigneur. Au verset 34, il est dit : « Il y a de même une différence entre la femme et la vierge. Celle qui n'est pas mariée s'inquiète des choses du Seigneur afin d'être sainte de corps et d'esprit. Et celle qui est mariée s'inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari ». Donc, le fait d'être marié entraîne des soucis, des inquiétudes particulières qui sont bien sûr évitées par ceux qui sont vierges et célibataires. Et au verset 35, il ajoute : « Je dis cela dans votre intérêt. Ce n'est pas pour vous prendre au piège, c'est pour vous porter à ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans distraction ».

 

            Paul connaissait la situation du monde qui l'entourait et nous connaissons la situation du monde qui nous entoure. Et je crois que Dieu a aussi besoin d'hommes et de femmes qui répondront à un appel particulier de Dieu pour rester célibataires, se consacrer entièrement et sans distraction au service du Seigneur, sans être inquiétés des soucis du monde, de la femme, du mari et des enfants, sans avoir de tribulations particulières concernant ce domaine, pour être entièrement au service du Seigneur sans distraction. Mais il ne faut pas faire dire à la Parole de Dieu ce qu'elle ne dit pas, que ceux qui sont mariés ont un service moins valable que ceux qui sont célibataires, ou des choses comme cela. Elle ne dit pas du tout cela, et il y a au contraire des problèmes et des situations qui ne pourront vraiment être bien comprises que par des gens mariés.

 

            Et au verset 38, il dit même : « Celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux ». Est-ce qu'il y a beaucoup de pères chrétiens qui mettent en pratique cette parole ? Est-ce qu'il y a beaucoup de filles chrétiennes qui accepteraient cette parole de Dieu pour eux, que leur père les marie ou ne les marie pas ? Ou que leur père leur choisisse dans le Seigneur un mari ? Ce sont des problèmes difficiles, mais je crois qu'une fille chrétienne, si elle est vraiment dans le plan du Seigneur doit tenir compte de l'avis de son père chrétien en ce qui concerne le choix de son futur époux. Et une fille chrétienne qui choisirait un époux contre la volonté de son père chrétien, je pense qu'elle ferait bien d'attendre et de prier le Seigneur pour que l'accord se fasse sur ce point.

 

            Et au verset 40, il dit, en ce qui concerne la veuve : « Elle est plus heureuse si elle demeure comme elle est (donc sans se remarier), suivant mon avis, et moi aussi je crois avoir l'esprit de Dieu ». Il parle aux veuves en leur disant : "Vous serez plus heureuses si vous restez sans vous remarier, au service du Seigneur, sans distraction".

 

            En ce qui concerne la virginité, le Seigneur attache un grand prix à la virginité, de l'homme comme de la femme, avant le mariage. Un mari et une femme, quand ils se marient, dans le plan parfait du Seigneur, devraient l'un et l'autre être vierges ; ne jamais avoir eu de relations sexuelles avant le mariage. Il est extrêmement important de le comprendre, et je m'adresse bien sûr aux jeunes qui sont ici parmi nous, qui n'ont pas encore fait ce choix du mariage. Restez vierges si vous l'êtes, et si vous ne l'êtes plus, reconnaissez devant Dieu que vous avez commis une abomination devant le Seigneur.

 

            Je voudrais vous lire un passage dans Deutéronome 22, à partir du verset 13 : « Si un homme qui a pris une femme et qui est allé vers elle éprouve ensuite de l'aversion pour sa personne, s'il lui impute des choses criminelles et porte atteinte à sa réputation (ça veut dire : s'il prétend qu'elle n'était pas vierge au moment de son mariage), en disant : J'ai pris cette femme, je me suis approché d'elle et je ne l'ai pas trouvée vierge, alors le père et la mère de la jeune femme prendront les signes de sa virginité et les produiront devant les anciens de la ville à la porte. Le père de la jeune femme dira aux anciens : J'ai donné ma fille pour femme à cet homme et il l'a prise en aversion, il lui impute des choses criminelles en disant : Je n'ai pas trouvé ta fille vierge. Or, voici les signes de virginité de ma fille. Et ils déploieront son vêtement devant les anciens de la ville. Les anciens de la ville saisiront alors cet homme et le châtieront. Et parce qu'il a porté atteinte à la réputation d'une vierge d'Israël, ils le condamneront à une amende de cent sicles d'argent qu'ils donneront au père de la jeune femme. Elle restera sa femme, il ne pourra pas la renvoyer tant qu'il vivra. Mais si le fait est vrai, si la jeune femme ne s'est pas trouvée vierge, on fera sortir la jeune femme à l'entrée de la maison de son père, elle sera lapidée par les gens de la ville et elle mourra parce qu'elle a commis une infamie en Israël en se prostituant dans la maison de son père. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi ». Evidemment, nous qui sommes chrétiens, nous avons la possibilité d'avoir le pardon par le sang de Jésus de ce genre de péché.

 

            Dans la loi, donc dans la pensée du Seigneur, la virginité avant le mariage est une exigence absolue du Seigneur, pour l'homme comme pour la femme. Et si cette virginité n'a pas été respectée, le Seigneur associe ce péché à celui de la prostitution. Il s'agit d'un acte de prostitution et il s'agit de quelque chose qui a certainement entraîné un lien spirituel, une porte ouverte à des démons dans la vie. Et ce péché doit être reconnu de manière particulière devant Dieu. Mais quelle grâce du Seigneur quand un homme et une femme se choisissent et se marient en étant vierges. Quelle grâce de Dieu quand une jeune fille reste vierge jusqu'à son mariage et un jeune homme jusqu'à son mariage ! Que de combats par la suite ils éviteront, que de problèmes ils éviteront !

 

            Quelquefois, nous entendons des témoignages de vies particulièrement troublées d'hommes et de femmes qui sont allés très loin dans le péché, et parfois, ces témoignages sont considérés un peu avec envie par ceux qui n'auraient pas de témoignages aussi percutants à donner. Mais quelle joie je ressens dans mon cœur quand je vois un jeune homme venir témoigner ou une jeune fille venir témoigner en disant : "Eh bien moi, j'ai trouvé le Seigneur alors que j'étais tout petit ou toute petite, j'ai grandi dans une famille chrétienne où j'ai donné mon cœur tout jeune au Seigneur et je n'ai connu ni la drogue, ni la prostitution, ni ces choses. Mais je sais que j'étais pécheur devant Dieu, j'ai grandi dans le Seigneur, et tout jeune, j'ai donné mon cœur à Jésus".

 

            Ce témoignage a plus de prix pour moi que celui qui dira : "J'étais drogué et j'étais prostitué" etc. Non pas que le péché est différent, le péché est toujours le même. Quelqu'un qui donne son cœur à Jésus tout jeune est aussi pécheur et a besoin du sang de Jésus. Et quelqu'un qui est allé très loin dans le péché sera ramené par le Seigneur Jésus à la pureté devant Dieu, et quelqu'un qui a reçu le sang de Jésus, est entièrement lavé et pardonné. Mais il aura des combats que n'aura pas connu celui qui a été vierge jusqu'à son mariage, ou celui qui n'est pas tombé si loin dans le péché. Il y aura quand même un salaire à payer, non pas au sens : le salaire du péché, mais au sens que ce qu'un homme a semé, il le récoltera aussi ; des combats, des tribulations dans la chair, des combats contre les démons, des choses que ne connaîtra pas de la même manière celui qui s'est gardé pur devant Dieu, celui qui n'a pas connu ces choses. Nous sommes tous pécheurs devant Dieu. Chacun doit avoir le sang de Jésus pour laver son péché, mais il y a des conséquences de notre péché passé, dans les combats, dans les tribulations, dans les situations que nous vivons, que nous pourrons éviter si nous nous maintenons purs et saints devant Dieu. Et je parle notamment aux jeunes qui m'écoutent. Alors conservez précieusement cette virginité et demandez la grâce de Dieu pour la garder jusqu'à votre mariage.

 

            Dieu demande la virginité avant le mariage, mais il peut aussi demander à certaines personnes de ne pas se marier et de rester vierge toute leur vie comme décision personnelle suite à un appel de Dieu.

 

            Je vais maintenant vous parler de la virginité en tant qu'Eglise. Que signifie pour l'Eglise rester pur, sans se souiller ? Sur le plan spirituel, nous sommes appelés à être les fiancés purs d'un seul Epoux parce que nous devons lui être présentés comme une vierge pure. Nous sommes la fiancée du Seigneur en tant qu'Eglise de Jésus et cette fiancée doit lui être présentée comme une vierge pure.

 

            Nous lisons dans 2 Corinthiens 11, aux versets 1 et 2 : « Oh, si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie. Mais vous me supportez car je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux pour vous présenter à Christ comme une vierge pure ». Et dans Ephésiens 5, il dira : « Sans ride ni tache ni rien de semblable ». Le Seigneur nous prend dans l'état où il nous trouve, dans la boue du péché. Il nous lave par son sang précieux et ensuite il nous purifie par l'eau de la Parole, il nous purifie par l'action du Saint-Esprit de sainteté. Et au fur et à mesure que nous marchons dans la fidélité et l'obéissance, cette action de purification se poursuit et elle se perfectionne jusqu'au jour de Christ. Et quand le Seigneur viendra chercher son Epouse, il veut qu'elle soit une vierge pure. Et si nous devons nous purifier, nous devons le faire par amour pour le Seigneur, par amour pour notre Seigneur qui vient bientôt.

 

            Il y a trois points que nous devons éviter à ce sujet. Paul le dit un peu plus loin, au verset 4 : « Si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien ». Voilà les trois choses qui nous souillent sur le plan spirituel, qui nous empêchent d'être une vierge pure devant Dieu, c'est d'accepter un autre Jésus que le vrai Jésus, d'accepter un autre esprit que le Saint-Esprit et d'accepter un autre évangile que l'évangile du Dieu vivant.

 

            Et c'est la raison pour laquelle il est si important de veiller à ce que nous entendons, à ce que nous regardons. C'est la raison pour laquelle il est si important de contrôler tout ce que nous recevons comme enseignement, dans la Parole du Seigneur, dans un esprit de prière devant Dieu. Disons à Dieu : "Seigneur, voici ce qui m'est enseigné, je sens dans mon cœur que c'est vrai, mais je m'approche de toi pour que tu me le confirmes par le Saint-Esprit et par ta Parole. Je veux étudier moi-même ta Parole pour que tu m'éclaires par le Saint-Esprit et que je puisse contrôler tout ce qui m'est dit". Dieu appelle des ministères pour annoncer droitement sa Parole, mais cela ne nous dispense pas de vérifier tout ce qu'ils disent comme les Béréens le faisaient pour Paul, l'apôtre ! La séduction, ça peut être un pour cent d'erreur dans quatre-vingt-dix-neuf pour cent de vérité. Et c'est ce un pour cent qui nous souille devant Dieu, et nous devons veiller à être et à rester des vierges pures.

 

            En passant, je vous signale ici que Paul dit : « Si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu ». Il est donc possible pour un chrétien de recevoir un autre esprit que le Saint-Esprit. Ce verset nous le montre d'une manière tout à fait claire. A la conversion, vous avez reçu le Saint-Esprit. Et après avoir reçu le Saint-Esprit, voilà que vous recevez un autre esprit, et vous l'acceptez fort bien. Et il ne doit pas en être ainsi. Après avoir entendu le message du véritable évangile, nous ne devons pas accepter sous aucune façon un autre évangile, ni un autre Jésus. Il y a des Jésus qui ne sont pas le vrai Jésus.

 

            Et j'ose dire ici avec tout l'amour que je porte aux Catholiques que le Jésus catholique n'est pas le vrai Jésus. Et je le dis clairement en tant qu'ancien catholique de la ville de Lourdes. Je ne veux pas dire que quand on est Catholique, on ne peut pas connaître le vrai Jésus. On peut très bien le connaître, et à ce moment-là, il nous conduira dans toute la vérité progressivement par le Saint-Esprit de vérité. Mais le Jésus qui est annoncé par la doctrine catholique n'est pas le vrai Jésus de la Bible. C'est un autre Jésus que le Jésus de la Bible. C'est un Jésus qui est mis à mort et sacrifié à chaque messe alors qu'il est écrit que Jésus a été offert une seule fois pour le sacrifice des péchés et que ce sacrifice unique suffit. Donc, le Jésus qui est sacrifié à chaque fois à la messe n'est pas le vrai Jésus.

 

            Et nous-mêmes, chrétiens évangéliques, ne nous laissons pas séduire jusqu'à communier sans discernement avec des Catholiques en croyant qu'ils ont le même Jésus que nous, ou communier avec toute autre dénomination chrétienne qui aurait un autre Jésus et qui dirait avoir le vrai Jésus. Faisons bien attention à cela. « Ne nous mettons pas avec des infidèles sous un joug étranger ». Et quand je parle d'infidèles, je veux dire simplement tous ceux qui se sont écartés de la vérité de la Parole du Seigneur pour accepter un autre évangile que le vrai Evangile.

 

            Restons purs et gardons notre virginité spirituelle que nous a donnée Jésus en restant en permanence sous le sang de la Croix, le sang de Jésus et sous l'eau de sa Parole et de son Esprit.

 

 

La suite de cette série se trouve au début du message C50a