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mis le 18/12/2001
modifié le 11/09/2006


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le mariage, les relations époux-épouse dans le couple

(La famille n°3)



 

Ce message fait partie d'une série de 6 messages (références C48 à C53).

Il est le troisième de la série.

 

            Ce soir, nous allons voir le point suivant : les relations époux-épouse dans le couple. La seule relation de couple voulue par le Seigneur, c'est une relation de couple dans le mariage. Le Seigneur a prévu que l'homme quitte son père et sa mère, qu'il s'attache à sa femme et qu'il forme avec elle une seule chair. Dès le livre de la Genèse, il en est ainsi. C'est la volonté de Dieu pour l'homme et la femme. Et le Seigneur a prévu dans sa grâce un plan de bonheur parfait sur cette terre entre un homme et une femme qui s'aiment de l'amour du Seigneur.

 

            Je ne crois pas qu'il y ait sur la terre une relation humaine de bonheur plus intense que celui qui est éprouvé par un homme et par une femme qui s'aiment vraiment de l'amour Agapé du Seigneur. Et c'est la raison pour laquelle les souffrances et les détresses et les frustrations sont si grandes quand cet objectif du Seigneur n'est pas atteint. Dans Proverbes 18:22, il est écrit : « Celui qui trouve une femme trouve le bonheur ». C'est une grâce de Dieu. Celui qui trouve une femme qui lui est donnée par la grâce de Dieu, trouve le bonheur. Donc, notre femme ou notre mari doit être celui ou celle que nous a destiné le Seigneur. On ne se marie pas sur un coup de tête ou parce qu'on a un coup de foudre immédiat. Il arrive exceptionnellement que cela ouvre la porte à une union véritable et durable jusqu'à la fin de la vie ; il y a des personnes qui se sont rencontrées comme cela, mais en général, il vaut mieux se méfier des coups de foudre. Il vaut mieux laisser le Seigneur nous convaincre qu'il s'agit du bon ou de la bonne partenaire.

 

            Mais il y a vraiment une joie et un bonheur intenses prévus dans le plan de Dieu pour cette union de l'homme et de la femme. Et quand le mari ou la femme ou les deux prient le Seigneur dans ce sens : "Seigneur, bénis mon foyer, mon union avec mon mari ou ma femme pour que je vive ce bonheur que tu as prévu pour moi", ils prient selon la volonté de Dieu. Et quand nous prions selon la volonté de Dieu, il nous écoute ! Quand vous lisez le livre du Cantique des Cantiques, c'est un merveilleux poème d'amour entre un homme et une femme. Il y a évidemment une signification spirituelle de l'union entre Jésus et son Eglise, mais c'est aussi au premier sens littéral, un merveilleux poème d'amour entre un homme et une femme.

 

            Et je voudrais vous lire quelques versets de ce Cantique des Cantiques, au chapitre 4, au début. C'est Salomon qui parle,. « Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres suspendu au flanc de la montagne de Galaad ». Et un peu plus loin, au verset 10 : « Que de charme dans ton amour, ma sœur, ma fiancée. Comme ton amour vaut mieux que le vin et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates ». Et un peu plus loin, il dit au verset 12 : « Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée ; une source fermée, une fontaine scellée ». Rien de plus agréable qu'un jardin fermé avec une fontaine au milieu, un jardin personnel, rempli de belles fleurs, de belles plantes odorantes où nous avons seuls le droit d'entrer et de profiter de ces choses merveilleuses qui nous entourent. Et là, dans tout ce Cantique des Cantiques, nous voyons l'amour d'un homme pour une femme et d'une femme pour un homme. « Mon bien-aimé est à moi, je suis à lui, tu es à moi ».

 

            C'est cette relation que le Seigneur veut établir spirituellement entre une Epouse pure, sans ride ni tache et un fiancé, un Epoux céleste dans la sainteté, dans la pureté incorruptible de l'amour divin. Dans le livre de l'Apocalypse, au chapitre 21, nous lisons au verset premier : « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n'était plus. Et moi, Jean, je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la Nouvelle Jérusalem préparée comme une Epouse qui s'est parée pour son Epoux. Et j'entendis du ciel une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ». C'est l'Epouse du Seigneur, la Nouvelle Jérusalem, l'Eglise vivante de la vie du Seigneur, pure, sainte qui descend du haut du ciel, qui réjouit le cœur de son Dieu par sa sainteté ! Il lui a été donné de se préparer.

 

            Nous lisons au chapitre 19, au verset 7 : « Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse et donnons-lui gloire car les noces de l'Agneau sont venues et son Epouse s'est préparée. Et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin éclatant, pur, car le fin lin c'est la justice des saints ». Voilà ce que Dieu demande à sa fiancée et voilà aussi ce que le Seigneur demande à la fiancée terrestre et au fiancé terrestre. Le mariage est quelque chose de sacré pour le Seigneur. L'union d'un homme et d'une femme, c'est quelque chose de sacré, un engagement pour toujours devant Dieu, et cela se prépare, et cela se garde. Comme c'est beau ce que Dieu a prévu pour l'homme et la femme qu'il a créés !

 

            Ce mariage que le Seigneur désire pour l'homme et la femme, c'est une alliance. Et l'alliance, dans la Bible, c'est quelque chose de très fort. Rien ne doit rompre une alliance conclue devant le Seigneur et selon la volonté de Dieu. Seule la mort peut séparer l'homme et la femme mariés. C'est un engagement volontaire, libre et définitif, d'un homme envers une femme, d'une femme envers un homme. L'engagement est volontaire, libre et définitif. Il ne doit y avoir aucune idée de retour en arrière. Pour le Seigneur, c'est un engagement définitif, même quand un homme et une femme ne sont pas chrétiens, même quand ils ne connaissent pas Dieu. Quand ils se marient, pour Dieu, il s'agit d'un engagement définitif, même s'ils ne s'en rendent pas compte. Ils sont mariés devant Dieu, même s'ils ne le connaissent pas.

 

            Nous lisons dans Esaïe 61:10 comment le Seigneur parle des fiançailles qui préparent le mariage. On n'est pas obligé de faire un bon repas familial pour se fiancer, mais il y a un engagement d'un jeune homme, d'une jeune femme, un engagement d'une promesse de mariage dans les fiançailles. Et chez les Juifs, dans la Bible, les fiançailles étaient quelque chose d'extrêmement fort, très proche du mariage. Quand un homme se fiançait, quand une femme se fiançait, ils étaient promis l'un à l'autre et normalement, rien ne devait briser cette promesse de mariage, sauf un événement vraiment extraordinaire et inattendu, comme dans le cas de Marie et de Joseph, où Joseph voulait briser ses fiançailles parce qu'il s'est aperçu que sa fiancée était enceinte. Mais ce sont des choses exceptionnelles. Les fiançailles étaient destinées à faire meilleure connaissance et à préparer l'union définitive du mariage.

 

            La coutume juive du mariage encore en vigueur aujourd'hui, est extraordinaire. Les fiançailles se font environ un an avant le mariage, et pendant toute la durée des fiançailles, les fiancés se préparent activement au temps du mariage où ils vont être unis pour toujours. Ils s'y préparent, et sur tous les plans, spirituel et matériel. La fiancée prépare son trousseau, le fiancé prépare sa maison, etc. Ils s'y préparent, ils se connaissent mieux et la coutume juive veut que le fiancé ne prévienne pas sa fiancée du jour où il viendra la prendre comme épouse. En général, il vient la nuit et la fiancée se prépare, et l'attend. Et quand le fiancé vient frapper à sa porte une certaine nuit, elle est prête, son trousseau est prêt et elle est prête à partir avec son fiancé. C'est une coutume juive, mais c'est extraordinaire comme image par rapport à Christ et à l'Eglise. Nous sommes fiancés à un seul Epoux qui un jour viendra nous chercher, et il viendra comme un voleur dans la nuit, et il nous dit : « Veillez et priez ». Soyons prêts en tant qu'Epouse préparée pour le Seigneur, soyons prêts, revêtons-nous des œuvres justes des saints, préparons notre trousseau spirituel, le fiancé viendra sans prévenir, mais nous ne serons pas surpris, nous serons prêts.

 

            Ces fiançailles sont destinées à la préparation du mariage et dans Esaïe 61 au verset 10, il nous montre la joie de cette union du fiancé et de la fiancée : « Je me réjouirai en l'Eternel. Mon âme sera ravie d'allégresse en mon Dieu car il m'a revêtu des vêtements du salut, il m'a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s'orne d'un diadème, comme la fiancée se pare de ses joyaux ».

 

            Et dans Esaïe 62:4 : « On ne te nommera plus délaissée, on ne nommera plus ta terre désolation, mais on t'appellera : mon plaisir en elle et l'on appellera ta terre épouse. Car l'Eternel met son plaisir en toi, et ta terre aura un époux. Comme un jeune homme s'unit à une vierge, ainsi tes fils s'uniront à toi. Et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, ainsi tu feras la joie de ton Dieu ». La fiancée fait la joie de son fiancé et inversement. Et ils se préparent, ils apprennent à se connaître, ils préparent ces moments où ils seront unis pour toujours devant Dieu.

 

            Et cette préparation ne doit pas se faire n'importe comment. Je pense que quand il s'agit en particulier d'un jeune homme chrétien et d'une jeune fille chrétienne, ces temps de fiançailles sont des temps extrêmement importants, qui ne doivent pas être passés n'importe comment, comme des fiancés peuvent le faire dans le monde. Il est nécessaire de se garder sexuellement pur. C'est très important de le répéter. Il est aussi important d'éviter les tentations et les situations où les fiancés pourraient tomber dans le péché, éviter les situations où ils peuvent se trouver seuls ensemble, isolés des autres trop longtemps. Il faut éviter les situations où il pourrait même y avoir une apparence de péché, où l'un passerait la nuit chez l'autre et inversement. Ce sont des choses qui ternissent le témoignage chrétien, et je crois que ce sont des choses à éviter ; de même dans les manifestations de tendresse et d'affection trop évidentes en public ; il y a une décence et une pudeur à respecter chez les fiancés chrétiens. Alors jusqu'où faut-il aller ? Je pense que l'Esprit du Seigneur nous le montre et nous devons être sensibles à la direction du Saint-Esprit pour nous dire : "Attention, là tu vas trop loin, là tu tombes dans l'impudicité ou dans la convoitise, ou dans une attitude qui est un mauvais témoignage pour d'autres".

 

            En tant que chrétiens, nous ne devons nous fiancer ou nous marier, évidemment, qu'avec un autre chrétien. J'insiste sur ce point, c'est quelque chose de très important. Ne nous imaginons pas que nous pouvons nous marier avec un non chrétien en espérant amener le conjoint au Seigneur. S'il n'est pas chrétien, nous allons au devant de très grandes difficultés, parce que tout d'abord, nous désobéissons à la Parole de Dieu. Quand le Seigneur dit que nous ne devons pas nous mettre avec des infidèles sous un joug étranger, cela concerne aussi et en premier lieu le conjoint. Un chrétien ne doit pas s'associer avec un non chrétien, en particulier dans le domaine commercial, sous peine de désobéir au Seigneur, ce qui empêchera de recevoir la bénédiction de Dieu sur lui.

 

            Dans le cas du mariage, c'est quelque chose de fondamental. Il ne faut jamais s'associer avec quelqu'un qui n'est pas fidèle au Seigneur. « Quelle communion y a t-il entre la lumière et les ténèbres, entre Christ et Bélial ? » Bélial est un des noms de Satan. L'apôtre Paul assimile le chrétien à Christ, la lumière, et assimile le non chrétien à Satan, les ténèbres. Peut-il y avoir une communion possible entre les deux ? Bien des échecs seraient évités si les jeunes chrétiens veillaient à cela. Il faut attendre que le non converti se convertisse vraiment avant d'espérer un lien quelconque de fiançailles ou de mariage.

 

            En ce qui concerne les relations de couple, je vais commencer par parler de ce que le Seigneur désire dans son plan parfait. Et puis nous verrons après les problèmes particuliers qui peuvent se poser lorsque le plan parfait de Dieu n'est pas respecté, soit par l'un, ou par les deux conjoints.

 

            Et je vous propose de lire en premier un passage dans Ephésiens, au chapitre 5, à partir du verset 22. En ce qui concerne les relations mari femme, nous retrouvons les mêmes principes établis par Dieu dans les relations entre hommes et femmes en général. C'est-à-dire que nous retrouvons ce principe spirituel de la hiérarchie spirituelle que Dieu veut établir entre l'homme et la femme, entre le mari et l'épouse, dans l'amour du Seigneur. Ephésiens 5:22 : « Femmes, soyez soumises à votre mari comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme comme Christ est le chef de l'Eglise, qui est son corps et dont il est le sauveur. Or de même que l'Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leur mari en toutes choses ». Quand le Seigneur dit quelque chose, il veut dire ce qu'il veut dire. Et s'il demande aux femmes chrétiennes d'être soumises à leurs maris en toutes choses, c'est qu'il veut bien dire en toutes choses. Mais il dit : « être soumise », c'est une attitude de cœur, la soumission.

 

            Et je vais distinguer la soumission de l'obéissance aveugle. Ce que le Seigneur demande, ce n'est pas une obéissance aveugle, c'est une soumission en toutes choses. Et la limite, c'est la Parole de Dieu qui l'établit. Car si le mari était soit incroyant, soit chrétien rétrograde ou vivant dans le péché, et s'il devait demander à sa femme de faire quelque chose que la Parole de Dieu interdit, à ce moment-là, le devoir de la femme c'est de lui dire avec amour, avec tendresse : "Non, mon chéri, je suis chrétienne, je ne peux pas te suivre sur ce terrain, parce que c'est le terrain du péché et je veux rester pure devant le Seigneur". Mais elle le fait dans un esprit de soumission, c'est-à-dire sans révolte, sans colère, sans rébellion. C'est l'esprit de rébellion qui est dans le monde, l'esprit de contestation. Il n'en est pas ainsi dans l'Eglise du Seigneur. L'Epouse reste soumise, elle reste dans la douceur, elle ne se révolte pas, elle ne commence pas à se rebeller contre son mari. Elle lui dit simplement avec douceur mais fermeté : "Je ne te suivrai pas sur ce terrain. Je reste fidèle à mon Dieu. Je suis soumise à toi, je ne me rebelle pas contre toi, mais je ne veux pas te suivre sur le terrain du péché". Et nous verrons quelques exemples tout à l'heure.

 

            Mais il ajoute aussitôt au verset 25 : « Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l'Eglise et s'est livré lui-même pour elle afin de la sanctifier » (Ephésiens 5:25). Alors nous, les maris, est-ce que nous aimons nos épouses comme Christ a aimé l'Eglise ? Il est bon de nous rappeler un moment la manière dont Jésus a aimé l'Eglise. Comment a-t-il aimé l'Eglise ? En acceptant de se dépouiller de sa puissance manifestée dans les cieux, pour venir habiter humblement dans un simple corps d'homme, pour s'humilier lui-même et se comporter comme un serviteur, le serviteur de tous. Il a lavé les pieds à ses disciples, mais il est allé plus loin, il est allé jusqu'à la Croix, jusqu'au don de sa vie, pour nous sauver, et accepter cette mort infamante de la Croix, par amour pour son Eglise. Par amour pour ceux qu'il allait sauver, il a donné sa vie. Et nous, les maris, je crois que notre problème, c'est celui-là : celui de l'égoïsme. Parce que pour aimer nos femmes comme Christ a aimé l'Eglise, il faut être rempli du même esprit que celui de Jésus-Christ : l'esprit de service, l'esprit de sacrifice de soi et de sa propre vie, par amour pour son épouse. Et ça implique aussi que dans certains cas, le mari accepte de renoncer à ses droits d'autorité, pour que sa femme, soit inconvertie, soit qui ne marche pas dans une vie vraiment spirituelle, puisse être vraiment gagnée par l'exemple de son mari. Il aurait le droit d'exercer son autorité pour demander la soumission de son épouse, mais dans certains cas (quand évidemment, la Parole de Dieu et quand le péché n'est pas en jeu), il accepte de renoncer à cette décision autoritaire qu'il aurait pu faire respecter par amour pour sa femme et pour lui faire comprendre certaines choses.

 

            Je me rappelle un exemple qui m'avait été cité pour un petit cas tout banal, mais vous pouvez l'appliquer à des problèmes plus importants. C'est une femme qui n'aimait pas les animaux dans sa maison, le mari aimait énormément les chats et elle, ne les aimait pas. Et il en voulait un. Et quand il a vu l'opposition de sa femme, il lui a fait comprendre qu'il aurait bien aimé avoir un chat et la femme a dit non. Et ils ont eu une discussion vive à ce sujet. Ils sont allés chacun de son côté, en se quittant sur ce mouvement d'humeur, puis le Seigneur a parlé au cœur de chacun. Il a dit au mari : "Mais bien sûr, tu sais que tu pourrais lui imposer et tu pourrais lui montrer ce passage : Sois soumise en toutes choses à ton mari. Ce n'est pas un péché d'avoir un chat chez soi. Mais, par égard pour ton épouse, tu vas renoncer à ce que tu voudrais avoir et tu vas lui dire : Ma chérie, d'accord, je respecte ta position, je renonce à ce chat". Et pendant ce temps-là, le Seigneur parlait à son épouse, pour lui dire : "Tu as été un peu dure, quand même, avec ton mari. Tu vois qu'il aime les chats, après tout, ce n'est pas si terrible. Il y a un peu de travail à faire pour le nourrir et nettoyer, mais il aime ça. Pourquoi le priver de ce plaisir par ton égoïsme ? Accepte donc". Elle a dit : "Oui, Seigneur, je capitule". Et ils se sont retrouvés et ils ont eu une conversation fort intéressante. Et ils ont vu comment le Saint-Esprit peut agir pour régler ce problème.

 

            Et à la limite, je dirais que cela n'avait plus d'importance qu'il y ait ou pas le chat, parce que tous les deux avaient accepté de renoncer par amour pour l'autre à leurs droits. Et si nous avons le réflexe d'appliquer cela à des problèmes bien plus importants, nous aurons la clé de la solution de beaucoup de tensions entre maris et femmes. Par amour réciproque, acceptons de renoncer à certains droits. Et c'est cela qu'il veut dire : « Aimez vos femmes comme Christ a aimé l'Eglise et s'est livré lui-même ». Alléluia ! Et nous avons besoin de la grâce de Dieu, nous, maris, pour vraiment être remplis de cet amour vis-à-vis de nos épouses. Et nous leur faciliterons grandement la tâche que Dieu leur demande, c'est-à-dire d'être soumises à des maris qui les aiment comme Christ a aimé l'Eglise.

 

            Et dans un autre passage, dans Colossiens 3, au verset 18, Paul reprend la même idée : « Femmes, soyez soumises à vos maris comme il convient dans le Seigneur ». C'est une chose convenable, c'est-à-dire qui fait plaisir au Seigneur, qu'une épouse soit soumise à son mari. Et il ajoute : « Maris aimez vos femmes, ne vous aigrissez pas contre elles ». Ne soyez pas remplis d'aigreur, d'amertume, mais aimez-les parce que l'amour du Seigneur ne s'aigrit pas. Il est plein de patience et de bons fruits. Aimez vos femmes. Et le Seigneur le répète dans plusieurs autres passages. Comme si le problème de la femme c'était une difficulté à se soumettre et le problème des maris, une difficulté à aimer. Et je crois que le Seigneur connaît bien le fond de nos cœurs. Il les connaît bien. Et c'est la raison pour laquelle il peut apporter sa guérison.

 

            Dans 1 Pierre 3, l'apôtre dit : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris ». Et le "de même" est important parce que "de même" se rapporte au passage qui précède. Et si nous lisons le passage qui précède, au chapitre 2, et au verset 13 : « Soyez soumis à cause du Seigneur à toute autorité établie parmi les hommes ». Et parmi ces autorités, il y a celle du mari. Et au verset 18 : « Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d'un caractère difficile » Il est plus facile, évidemment pour une épouse d'être soumise à un mari qui est d'un caractère bon et doux. Mais que faire quand il est d'un caractère difficile ? La Parole est claire : sois soumis en toute crainte, c'est-à-dire en toute crainte du Seigneur, à ton maître, même s'il est d'un caractère difficile, « car c'est une grâce (ce n'est pas une excuse pour nous, maris) c'est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c'est une grâce devant Dieu, et c'est à cela que vous avez été appelés ». Cela veut dire : et c'est à cela que vous avez été destinés (1 Pierre 2:18 à 21).

 

            C'est à cela que nous, chrétiens, nous avons été destinés. Hommes, femmes, maris ou épouses, de toute manière, le Seigneur nous a destinés à supporter de mauvais traitements sans avoir commis de fautes. Celui qui veut vivre saintement sera persécuté. Satan a une haine totale contre Jésus et il la reporte sur les enfants de Dieu. Et l'esprit de Satan est dans le monde, il est le maître de ce monde. Et nous pouvons être sûrs que quand nous nous efforcerons de marcher dans la sainteté, dans l'obéissance, nous allons supporter par la volonté de Dieu de mauvais traitements de la part des autres sans que nous ayons jamais rien fait de mal. C'est la volonté de Dieu. Nous ne devons pas nous étonner quand cela nous arrive mais nous devons le considérer comme une grâce. Toutefois, ce n'est pas une grâce si les mauvais traitements que nous recevons sont dus à notre mauvais caractère ou à notre mauvais comportement. Soyons bien sûrs de manifester le fruit de l'Esprit, d'être dans la volonté de Dieu. Et plus nous manifesterons le fruit de l'Esprit, plus nous serons soumis à des persécutions injustes, qui seront une grâce.

 

            Parfois, on peut aussi rencontrer un chrétien marié à une femme non chrétienne, d'un caractère détestable, qui persécute son mari. Ce cas existe aussi, mais en général, c'est le cas inverse qui est le plus fréquent, c'est-à-dire le cas des épouses qui reçoivent des traitements injustes de la part de leur mari.

 

            Il n'est pas facile de recevoir de son conjoint non chrétien des mauvais traitements à cause de Christ, à cause du témoignage que nous rendons, à cause du simple fait de vivre selon la Parole de Dieu. Est-ce que nous sommes prêts à recevoir des traitements injustes sans murmurer, sans commencer à nous apitoyer sur nous-mêmes, sans commencer à nous plaindre devant Dieu, comme si cela n'était pas la volonté de Dieu ? Sommes-nous si ignorants de la Parole du Seigneur qui nous dit clairement : « C'est à cela que vous avez été appelés ». Vous, chrétiens, vous avez été appelés à recevoir des traitements injustes. Pourquoi ? Pierre dit au verset 21 : « Parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a pas commis de péchés, dans la bouche duquel il ne s'est pas trouvé de fraude, lui qui injurié ne rendait point d'injures, maltraité ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement... Femmes, soyez de même soumises à vos maris » (1 Pierre 2:21 et suivants).

 

            Vous voyez le rapport entre ces deux passages. Le passage de 1 Pierre 2:18 concernant les serviteurs qui ont un maître difficile, et le passage de 1 Pierre 3:1 concernant les épouses qui ont un mari difficile. ? « Femmes, soyez de même (de la même manière que les serviteurs) soumises à vos maris (qui sont d'un caractère difficile) afin que si quelques-uns n'obéissent pas à la Parole, ils soient gagnés sans parole (c'est peut-être difficile, mes sœurs, mais c'est la volonté de Dieu. Sans parole !), par la conduite de leurs femmes en voyant votre manière de vivre chaste et réservée » (1 Pierre 3:1-2). Je ne minimise pas les souffrances de nombreuses sœurs en Christ qui souffrent sous l'autorité tyrannique d'un mari qui n'est pas chrétien ou même hélas, quelquefois, d'un mari qui se dit chrétien et qui tyrannise son épouse. Je ne minimise pas du tout ces souffrances, mais nous devons être ouverts à la solution que le Seigneur nous propose : être sans parole dans une conduite chaste, pure et réservée pour gagner sans parole les maris qui sont d'un caractère difficile.

 

            Et au verset 4, Pierre dit : « Ayez la parure intérieure et cachée dans le cœur ». Elle n'est pas cachée pour Dieu, cette parure. Elle est peut-être cachée aux yeux des hommes, mais elle brille comme un diamant aux yeux du Seigneur. « Cette parure cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible qui est d'un grand prix devant Dieu ». Ayez comme Moïse les yeux fixés sur la rémunération qu'il attendait. Il y aura un jour où toutes les choses cachées seront mises à nu devant tous. Il y aura un jour où chacun, nous aurons à rendre compte de chacune de nos paroles, dit Jésus, de chacun de nos actes, de chacune de nos pensées. Que nous soyons chrétiens ou non, nous aurons à en rendre compte.

 

            Il y aura dans le ciel des récompenses, mais de nombreux chrétiens serons sauvés comme au travers du feu, sans récompense des fruits de leurs oeuvres. Ils éviteront le jugement éternel, mais ce sera terrible de voir toutes leurs œuvres brûlées par le feu du Saint-Esprit au jour du jugement, parce que ces oeuvres n'auront pas été faites dans le Seigneur. Ils n'auront pas construit avec de l'or, avec du diamant. Ils auront construit avec de la paille.

 

            Ici, nous voyons un diamant merveilleux, une parure incorruptible, un esprit doux et paisible qui est d'un grand prix devant Dieu. Alors mes sœurs bien-aimées qui souffrez, consolez-vous dans ces paroles et sachez que le Seigneur est pour vous, si vous acceptez de renoncer à vos droits, de rester soumises devant vos maris tyrans, de continuer à intercéder pour eux, à les aimer dans le Seigneur, à leur faire du bien. Et je réalise que ce ne sont pas des choses faciles, mais ce sont des choses pour lesquelles vous pouvez compter sur l'appui total de l'Agneau de Dieu qui a donné sa vie pour les hommes. Vous pouvez compter sur l'appui total du Père céleste qui juge d'un grand prix devant ses yeux l'attitude que vous aurez devant vos maris. Et c'est ainsi que vous les gagnerez, car c'est bien là le but, n'est-ce pas, les gagner à Christ. Vous les gagnerez de cette manière parce que c'est la Parole de Dieu qui le dit. « Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leur mari comme Sarah qui obéissait à Abraham et l'appelait son Seigneur. C'est d'elles que vous êtes devenues les filles en faisant ce qui est bien sans vous laisser troubler par aucune crainte » (1 Pierre 3:5-6).

 

            « L'amour parfait chasse la crainte » (1 Jean 4:18). Si nous avons cette crainte dans le cœur, dans nos relations avec notre conjoint, c'est que nous ne sommes pas encore dans l'amour parfait. Que peut-il nous faire ? Nous enlever la vie ? même nous tuer ? Mais qu'est-ce que cela peut nous enlever devant le Seigneur ? Nous n'avons rien à craindre de ceux qui nous persécutent. Nous n'avons qu'à craindre de désobéir au Père des Esprits qui juge chacun.

 

            « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible » (1 Pierre 3:7). Montrez de la sagesse, c'est-à-dire la sagesse de Dieu, le fait de savoir ce qu'il faut dire, ce qu'il faut faire au bon moment. Manques-tu de sagesse ? Regarde ce que dit l'apôtre Jacques : « Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » (Jacques 1:5) Donc, nous n'avons, nous, aucune excuse de manquer de sagesse dans nos rapports avec nos épouses. Si nous en manquons, demandons-la à Dieu et recevons-la avec foi. "Seigneur, je crie à toi, je manque de sagesse, je le confesse. Je ne sais souvent pas ce qu'il faut faire avec mon épouse, j'agis de travers, je parle de travers. Donne-moi ta sagesse, Seigneur, au nom de Jésus !" Et j'en fais un sujet de prière constante et persévérante, et je verrai la sagesse de Dieu se manifester dans ma vie, dans mon comportement envers mon épouse, dans mes rapports avec ma femme.

 

            « Honorez-les comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie » (1 Pierre 3:7). Et c'est en ce sens-là qu'il n'y a en Dieu, en Jésus, ni homme, ni femme. C'est que nous sommes tous un en Christ, nous héritons tous de la même vie éternelle. Honorez-les. « Qu'il en soit ainsi afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières » (1 Pierre 3:7). Il y a sans doute pour certains d'entre vous, maris chrétiens, des prières qui n'ont jamais été exaucées parce que jusqu'ici, vous avez refusé d'honorer votre femme. Et qu'est-ce que ça veut dire, honorer son épouse ? Cela veut dire lui rendre honneur ! Ne pas parler mal d'elle en public, ne pas la diminuer en public, ne pas lui porter tort en public. Nous la déshonorons si c'est le cas. L'amour couvre toutes les fautes. Mais nous devons l'honorer, reconnaître publiquement ses mérites, la louer, la remercier. Et si nous commençons à le faire de bon cœur et non pas comme un pesant fardeau, de bon cœur parce que nous reconnaissons les mérites de notre épouse, et nous désirons de tout cœur l'honorer comme l'aide précieuse que Dieu a prévue pour moi, pour nous, à ce moment-là, nous verrons les écluses des cieux s'ouvrir et nos prières être davantage exaucées. Parce que je vous assure que quand Dieu ferme une porte, personne ne peut l'ouvrir. Ce ne sont ni les cris, ni les supplications, ni les jeûnes, ni les prières qui feront ouvrir une porte si toi, mari, tu continues à ne pas honorer ta femme.

 

            Et au verset 8, Pierre ajoute : « Enfin, soyez tous (donc, maris et femmes) animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité ». J'aime bien ressentir dans mon cœur l'amour de Christ pour mon épouse. C'est un amour complet sur tous les plans, un amour conjugal, et aussi un amour fraternel du Seigneur, parce qu'elle est ma sœur en Christ et mon épouse, et je dois aussi être rempli de cette amitié fraternelle. C'est plus que l'amour passion, c'est l'amour amitié qui te permet de dire : "Je t'aime comme un frère, comme une sœur, je t'aime comme une épouse bien-aimée, comme un époux bien-aimé".

 

            Nous devons être ensemble dans ce que le Seigneur veut que nous fassions. Nous sommes comme les deux doigts d'une main et nous accomplissons ensemble tout ce que le Seigneur a prévu que nous fassions. Pour moi, cela a été une leçon que j'ai dû apprendre, péniblement quelquefois, et Dieu m'a fait comprendre que tout ce que nous entreprenons ensemble, nous le réussissons. C'est extraordinaire ! Alors voyant cela, nous en avons vite tiré la conclusion. Evitons de prendre une décision importante, soit l'un, soit l'autre. Nous nous sommes rendus compte que quand c'était le cas, quand nous prenions une décision importante sans consulter l'autre, et sans nous être mis d'accord en en parlant, en priant, ça ne marchait pas. Alors que quand nous en parlons, quand nous nous mettons d'accord ensemble, le Seigneur met sa bénédiction.

 

            Vous connaissez la promesse de Jésus dans Matthieu 18:19 : « Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux ». Quand deux se mettent d'accord dans leur cœur... et le terme du mot grec utilisé, c'est sumphonaïn, être en symphonie dans le cœur. Quand un mari et une femme, un époux et une épouse sont en symphonie dans le cœur, parce qu'il n'y a pas d'ombre, pas de nuage entre eux (ou s'il y en a eu, ils ont été confessés et lavés dans le sang de Jésus), quand ils se mettent d'accord, pour demander quelque chose au Seigneur, il le leur donne. Mais ça, c'est révolutionnaire ! C'est fantastique ! Et le diable le sait très bien. Et la première des tâches qu'il a en tête, c'est de briser l'unité du couple parce qu'il connaît cette promesse de Jésus : « si deux d'entre vous s'accordent... ». Alors soyons en symphonie avec notre époux, notre épouse. Ayons ce but devant les yeux : être en symphonie, chacun sur son ton différent, mais les deux en harmonie. Et là, notre prière a de la puissance devant Dieu.

 

            Regardez dans Jean 10, au verset 11 : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis ». Et sur le plan du couple, le mari aussi peut être assimilé au berger du couple. D'ailleurs, quand David commet l'adultère avec Bath Scheba, Nathan le prophète vient le voir et lui raconte la parabole de l'homme qui avait une seule petite brebis. Et sa brebis est subitement prise par un homme riche qui avait beaucoup de brebis et qui n'avait pas eu pitié de lui qui n'en avait qu'une, une petite brebis. Et je crois que le mari est aussi le berger de son épouse et de son foyer. Et voyez ce que Jésus dit : Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le mari est animé de cet esprit de service de Jésus, et il donne sa vie pour sa brebis.

 

            Dans 1 Corinthiens 10, aux versets 23 et 24, il est dit : « Tout est permis mais tout n'est pas utile, tout est permis mais tout n'édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d'autrui ». Et dans un couple, quand le mari attache son cœur à chercher l'intérêt de son épouse et que l'épouse attache son cœur à chercher l'intérêt de son époux, c'est le jardin d'Eden, c'est le paradis sur terre ! A plus forte raison quand dans une église, les frères et les sœurs cherchent les intérêts les uns des autres. C'est formidable ! Un serviteur de Dieu disait un jour : "Quand tout le monde sert, tout le monde est servi. Et c'est vrai. Quand dans une église, tout le monde a le souci de servir les autres, tout le monde sera servi.

 

            Et dans un couple il en est de même. Quand nous attachons notre cœur à faire du bien, à examiner avant tout les besoins spirituels de notre épouse ou de notre époux et à essayer d'y répondre dans la lumière que Dieu nous donne, quelle joie dans le cœur de Dieu et quelle bénédiction sur le foyer. Le Seigneur nous demande de faire cela, même pour nos ennemis. C'est le signe de la perfection dans le sermon sur la montagne. Quand Jésus dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5:48), il le dit dans le contexte des versets précédents : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes... » (Matthieu 5:44-45). Et Jésus conclut en disant : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».

 

            C'est cet esprit-là qui doit nous animer. Est-ce que nous sommes décidés à le faire ? Parce que ce n'est pas tout de le comprendre, ce n'est pas tout de l'accepter, mais le plus important, c'est de le mettre en pratique, c'est de le faire concrètement. Est-ce que nous sommes décidés à le faire ? Il y va de la gloire de Dieu, il y va du salut des perdus. Parce que Jésus a dit dans la prière de Jean 17 : « Père, je te prie pour qu'ils soient un, comme nous sommes un, afin que le monde croit que tu m'as envoyé ». Au début de la Genèse, le Seigneur dit : « L'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme et ils formeront une seule chair ». Ils seront un. Et Jésus aussi fait cette prière au Père, en pensant aux couples : Qu'ils soient un pour que le monde croit, pour que les voisins se convertissent, qu'ils soient un et qu'ils manifestent entre eux l'amour merveilleux du Seigneur.

 

            Maintenant, nous allons voir quelques problèmes particuliers. Et il y en a tellement ! J'ai repris certains cas parmi les plus fréquents. Un problème particulier se trouve quand l'un des deux conjoints est chrétien et l'autre ne l'est pas. C'est le cas d'un couple qui ne connaissait pas le Seigneur et l'un se convertit après son mariage.

 

            Nous lisons dans 1 Corinthiens 7 ce que dit le Seigneur, au verset 12 : « Aux autres, ce n'est pas le Seigneur, c'est moi qui dit : si un frère a une femme non croyante et qu'elle consente à habiter avec lui, qu'il ne la répudie pas. Si une femme a un mari non croyant et qu'il consent à habiter avec elle, qu'elle ne répudie pas son mari (c'est-à-dire : qu'elle ne le chasse pas ou qu'il ne la chasse pas) car le mari non croyant est sanctifié (mis de côté, mis à part, sanctifié) par la femme et la femme non croyante est sanctifiée par le mari. Autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant, ils sont saints ». Si un des conjoints est au Seigneur, il a déjà l'assurance que le simple fait d'être chrétien sanctifie son conjoint non chrétien et sanctifie les enfants. Ils sont mis à part pour Dieu et Dieu peut agir au travers du conjoint chrétien pour toucher le cœur du conjoint non chrétien. Et c'est la raison pour laquelle il demande ici précisément de ne pas se séparer s'il est possible.

 

            Et dans cette attente de la conversion du non chrétien, le Seigneur nous demande de faire ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire de manifester le fruit de l'Esprit, de continuer à intercéder dans la prière, de rester s'il le faut dans le silence et de manifester l'amour du Seigneur pour le conjoint qui n'est pas converti. Et c'est ainsi qu'il sera gagné. S'il s'agit d'un mari non chrétien qui vit ouvertement dans un péché grossier, ou qui serait membre d'une secte dangereuse, ou qui serait possédé, démonisé, ou qui serait même un sataniste, le principe spirituel est le même : pour l'épouse, soumission, mais pas d'obéissance aveugle.

 

            Tant qu'il est possible, il faut rester ensemble et dans certains cas il peut y avoir une nécessité de séparation momentanée, quand le problème devient vraiment aigu et que pour un temps, il faut une mise à part de côté. Mais tant qu'il est possible, et je crois que le Seigneur est avec nous pour rendre la chose possible, le Seigneur dit que toi, chrétienne, ne cherche pas à te séparer de ton mari. Si lui se sépare, qu'il le fasse. Tu ne peux pas le retenir. Mais toi, ne te sépare pas de celui qui n'est pas chrétien. Et je pense que dans les cas les plus extrêmes, c'est le non chrétien qui ne pourra pas supporter et qui se séparera lui-même. Mais le Seigneur nous demande d'obéir à sa Parole, de rester soumis à sa Parole et d'intercéder dans la prière, dans le jeûne s'il le faut, pour que ces démons, pour que ces esprits soient liés et que le Seigneur dans son secours nous accorde la délivrance dont il a besoin. Mais ce sont des cas très difficiles. Si le mari appartient à une secte, l'épouse chrétienne, fidèle doit évidemment tracer des limites précises. Elle n'est pas autorisée par le Seigneur à participer aux activités et aux croyances de cette secte, bien évidemment. Donc, il faudra qu'elle ait toute la sagesse du Seigneur pour dire calmement à son mari : "Non, jusque là mais pas plus loin. Je ne peux pas participer à ces activités qui ne sont pas du Seigneur. Mais je t'aime et j'intercède pour toi"

 

            Le cas peut exister aussi d'un mari malade mental, un homme qui est à moitié fou, qui veut faire faire des choses insensées à son épouse. Ce sont des cas extrêmement difficiles et l'épouse a besoin dans ce cas-là d'une église qui intercède et qui prie avec elle, parce que ce malade mental est probablement démonisé. La plupart des maladies mentales sont causées par des liens démoniaques qu'il faut briser au nom de Jésus. Dans ce cas-là, il s'agit d'un combat spirituel intense et la sœur qui est dans ce combat ne peut pas rester seule. Elle doit partager ce combat avec des frères et des sœurs en Christ, des conducteurs spirituels, et tous ensemble, jeûner, prier, lier ces esprits et intercéder pour que le Seigneur se manifeste avec puissance.

 

            Mais il s'agit là d'un combat spirituel, et la solution n'est pas de demander un divorce ou de partir, ça ne réglera rien. La solution, c'est de compter sur l'intervention toute puissante du Seigneur à qui tous les esprits sont soumis et de compter sur l'autorité que le Seigneur nous a donnée selon Sa Parole :

Dans Luc 10:19 : « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire ».

Dans Marc 16:17-18 : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons... ».

 

            Et il s'agit d'un combat qui peut être long. Et dans ce combat, nous avons besoin de nous revêtir des armes du Seigneur, de ne pas être seuls, de partager ce fardeau avec nos frères et nos sœurs et de nous engager résolument dans un combat victorieux. Car nous avons des promesses pour la famille, nous avons des promesses pour le conjoint, et il n'y a pas de raison que le Seigneur ne réponde pas à ces promesses si nous faisons ce que nous avons à faire. Mais je ne dis pas que ce sont des choses faciles. Ce sont des combats très durs.

 

            Ce qu'il faut éviter à tout prix, c'est de tomber dans ces péchés qui nous enveloppent si facilement dans le cas où le conjoint n'est pas au Seigneur, comme aussi dans le cas où le conjoint est chrétien mais d'un caractère très difficile à supporter. Et les péchés les plus fréquents sont les suivants : apitoiement de soi, ressentiment, colère, amertume, justification de soi ou repliement sur soi, abandon complet de toute réaction de foi. Ce sont des péchés.

 

            Le découragement n'est pas un péché. On peut être découragé à l'extrême, comme Paul qui désespérait même de conserver la vie tellement ses épreuves étaient grandes. Mais se replier sur soi, dans une attitude négative, incrédule, en disant : "C'est impossible, je n'arriverai jamais à résoudre ces problèmes, c'est fini", là c'est un péché devant Dieu. Parce que le Seigneur est fidèle. Il est puissant et il a fait des promesses. Evitons donc de nous apitoyer sur nos souffrances car c'est une grâce devant Dieu si nous n'avons rien fait de mal. Evitons le ressentiment, l'amertume, la colère, qui sont des péchés devant Dieu. Evitons la justification de soi, qui nous pousse à dire : "Tu as tort, et moi j'ai raison et je vais te le prouver". Supportons plutôt de mauvais traitements injustes, sans rien dire.

 

            Et évitons de nous replier sur nous-mêmes, de nous enfermer dans notre coquille, de tomber dans la dépression, d'accepter toutes les pensées négatives que le diable va mettre en nous pour nous faire chuter. Le Seigneur veut des combattants et des vainqueurs. Il le dit dans l'Apocalypse à sept reprises, aux sept églises : « A celui qui vaincra ». Non pas avec notre propre force, nous n'en avons aucune, mais avec la force toute puissante que donne le Seigneur à ses bien-aimés.

 

            Nous pouvons compter sur la force du Seigneur, parce que s'il est parlé de victoire ("à celui qui vaincra"), cela veut dire qu'il y a des combats. Et la Bible dit bien que les combats que nous avons à mener ne sont jamais des combats faciles. Ce sont toujours des combats intenses, car nous n'avons pas à lutter contre des hommes, nous n'avons pas à lutter contre notre conjoint, nous avons à lutter contre des esprits, des dominations, des autorités de ce monde de ténèbres, et pour cela nous devons être revêtus des armes de Dieu. Pour cela, nous devons être remplis du Saint-Esprit, de la soumission au Seigneur. Et à ce moment-là, le Seigneur nous donnera la victoire qu'il a déjà remportée.

 

            Si nous sommes dans une difficulté intense, un problème de couple qui n'arrive pas à se régler, sachons que la plus grande crainte que nous devons avoir, c'est de perdre notre communion avec Dieu dans cette épreuve, en nous laissant aller à toutes sortes de péchés, d'apitoiement, de crainte, de colère, ou d'amertume. Nous devons à tout prix garder notre communion avec Dieu, cultiver notre communion avec Dieu pour pouvoir recevoir dans ce combat si dur, tout le secours dont nous avons besoin, la solution qu'il nous faut, la délivrance pour notre conjoint et sa conversion. Le Seigneur compte sur notre fidélité et nous voyons les récompenses qui nous attendent, et la récompense la plus grande, n'est-ce pas de s'entendre dire : « Entre, bon et fidèle serviteur, dans la joie de ton maître » (Matthieu 25:21).

 

            J'aimerais aussi parler d'un point particulier qui est quand même très important, je voudrais parler en ce qui concerne les relations de couple, du domaine sexuel, parce que j'ai pu remarquer et certainement, beaucoup d'entre vous aussi ont pu le remarquer, qu'il y avait dans ce domaine des problèmes importants, y compris dans les foyers chrétiens. J'aimerais donner quelques précisions sur ce que la Parole de Dieu nous donne sur ce plan-là. Le Seigneur a dit à Adam et Eve, avant la chute : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2:24). Et dans le plan de bonheur que le Seigneur a prévu pour le couple, il y a aussi l'harmonie et l'équilibre sur le plan sexuel, comme sur le plan spirituel et sur le plan psychologique.

 

            Et je vous propose de lire dans 1 Corinthiens 7, ce que nous dit le Seigneur à ce sujet : « Pour ce qui concerne les choses dont vous m'avez écrit, je pense qu'il est bon pour l'homme de ne pas toucher de femme, toutefois, pour éviter l'impudicité, que chacun ait sa femme et que chaque femme ait son mari. Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari. Et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme. Ne vous privez pas l'un de l'autre, si ce n'est d'un commun accord pour un temps afin de vaquer à la prière. Puis, retournez ensemble de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n'en fais pas un ordre ». Il donne un conseil, mais un conseil inspiré par l'Esprit du Seigneur : « Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit » et inversement. Et il est important de souligner là que ce n'est pas le mari qui a autorité sur son propre corps mais sa femme, et inversement aussi. Cela veut dire que le mari a des devoirs envers son épouse, la femme en a aussi envers son mari, mais tout cela doit se faire toujours dans l'amour et dans la sagesse du Seigneur. C'est-à-dire que l'un comme l'autre ne doit pas se refuser sexuellement à l'autre lorsque son partenaire le désire.

 

            Cependant, y compris dans des foyers chrétiens, il y a des occasions où la femme se refuse pour une raison ou une autre. Et dans ce cas-là, il est conseillé au mari de ne pas user de son droit d'autorité, mais d'essayer de comprendre pourquoi son épouse se refuse. Et dans beaucoup de cas, si elle se refuse, ce n'est pas simplement par caprice, c'est parce qu'il y a un problème profond. Et c'est au mari à aider son épouse à résoudre ce problème et inversement aussi, bien entendu.

 

            Dans un cas que je connais, il s'agit d'une chrétienne mariée, divorcée une fois, remariée, divorcée une deuxième fois, remariée une troisième fois avec un chrétien, et actuellement, le couple traverse une grande crise. Elle se refuse absolument à son mari, elle est complètement frigide, et le mari traverse lui-même une épreuve très difficile parce qu'il n'arrive pas à comprendre ce qui se passe. Et quand il m'a demandé conseil, je lui ai dit d'intercéder pour son épouse et d'essayer avec la grâce de Dieu d'établir un contact, une communion, une communication avec elle pour essayer de comprendre ce qui se passe et avoir une discussion en profondeur avec elle, ce qui n'avait pas encore été le cas.

 

            Il y a des cas que je connais aussi, où la femme se refuse sexuellement à son mari parce qu'elle a été violée dans sa petite enfance. Et ce viol a entraîné un lien démoniaque sur cette femme, qui l'a rendue frigide et elle n'arrivait pas à rétablir des relations sexuelles normales avec son époux. Et c'est un couple chrétien. Il a fallu que la lumière du Saint-Esprit se fasse dans la vie de cette femme, qui avait même oublié qu'elle avait été violée, tellement ça s'était passé dans sa petite enfance. Et dans ce cas-là, le Saint-Esprit a dû remettre en lumière cet événement tragique et lui montrer qu'à cette occasion-là, un démon était entré en elle et avait pris possession de sa vie et il a fallu qu'elle reçoive une délivrance que le Seigneur lui a donnée, bien sûr, parce qu'il est venu libérer les captifs. Et lorsqu'elle a été délivrée, elle a pu avec joie et bien sûr à la grande joie de son époux aussi, reprendre des relations sexuelles complètement normales avec son époux.

 

            Donc, quand il est dit : « Ne vous privez pas l'un de l'autre », c'est un conseil qui s'adresse à des chrétiens sains et équilibrés. Mais il y a des cas où malheureusement, cet équilibre n'est pas présent et le Saint-Esprit désire mettre en lumière toutes choses pour que la guérison s'installe dans le couple. Le Seigneur veut que le couple ait des relations sexuelles normales, heureuses, pleines et complètes.

 

            Mais le Seigneur demande aussi que d'un commun accord, ils se privent l'un de l'autre pour un temps, afin de vaquer à la prière. Donc, le Seigneur demande que dans certaines occasions, il y ait comme un jeûne sexuel qui soit accepté d'un commun accord par le couple, pour vaquer à la prière. Le fait de ne pas respecter ce conseil du Seigneur va certainement troubler l'efficacité de la prière. C'est-à-dire que si le couple se livre à des rapports sexuels alors que le Seigneur voudrait les mettre à part pour la prière, ils désobéissent à ce moment-là à la volonté du Saint-Esprit. Il y a des moments, conduits par le Saint-Esprit, où l'un comme l'autre doivent reconnaître que le Seigneur demande une mise à part, un arrêt, un jeûne sexuel, parce que rien ne doit nous distraire de la prière dans certains moments, de la même manière que le jeûne de nourriture est parfois indispensable, pour que nous concentrions tous nos efforts sur le Seigneur, dans la prière, que nous nous mettions vraiment à part, que nous mettions de côté les désirs naturels et normaux de la chair, pour que nous puissions nous concentrer vraiment sur le Seigneur. Et à ce moment-là, le Seigneur peut nous parler, notre cœur est prêt à l'écouter plus précisément. Et je crois qu'il faut accepter qu'à certains moments, le mari et la femme, d'un commun accord se privent de relations sexuelles pour vaquer à la prière.

 

            Il y a aussi un point important dans Hébreux 13:4, en ce qui concerne les relations sexuelles : « Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères ». Il parle à des chrétiens. Le lit conjugal doit être pur de toute souillure, et le Seigneur indique deux souillures précises : l'impudicité et l'adultère. Il est évident que le mariage chrétien doit être absolument pur de ces deux souillures.

 

            Je parlerai de manière plus approfondie de l'adultère plus tard. Mais en ce qui concerne l'impudicité, je crois qu'il est important de souligner que dans les relations sexuelles entre couples, on ne doit pas faire n'importe quoi entre chrétiens. Ce n'est pas parce que nous sommes mariés, maris et femmes chrétiens, que nous avons la permission de faire n'importe quoi. Il y a des relations sexuelles, des attitudes sexuelles qui sont des abominations dans un couple chrétien. Il faut le dire, il n'y a qu'une seule (et je me sens autorisé à le dire sous l'onction du Saint-Esprit), il n'y a qu'une seule position sexuelle qui soit permise par le Seigneur, c'est la position naturelle. Et toutes les autres sont des abominations devant le Seigneur. Que ce soit la sodomie, que ce soit toute autre perversion sexuelle, ce n'est pas parce qu'il y a mariage, que mari et femme sont autorisés à faire n'importe quoi. Et il est important, bien-aimés frères et sœurs, que s'il y a ici ou parmi ceux qui nous écoutent des personnes qui se livrent à des attitudes, des positions sexuelles qui ne sont pas valables devant le Seigneur, il faut s'en repentir, et demander que le Saint-Esprit nous conduise dans la sainteté et dans la pureté dans ce domaine-là aussi. Il est très important de le réaliser, car Dieu jugera les fornicateurs et les impudiques, et il y a une fornication qui peut exister aussi, même dans un couple chrétien, par la pratique de toutes sortes d'attitudes abominables, qui sont en fait des perversions et qui viennent de l'enfer. Le Seigneur nous demande de rechercher la pureté en toutes choses, que le lit conjugal soit exempt de toute souillure ; de chercher la vertu dans le domaine conjugal.

 

            Je vais lire un passage de la Bible qui nous montre ce qu'est un mauvais mari pour sa femme et ce que doit être un bon mari. Dans Matthieu 23, le Seigneur s'adresse aux scribes et aux pharisiens hypocrites. Et sans tordre le sens de la Parole de Dieu, j'ai pris cette description des pharisiens et des scribes hypocrites pour qualifier le comportement d'un mauvais mari, c'est-à-dire d'un mauvais conducteur spirituel de sa famille. Je pense que vous verrez vous-mêmes en lisant cette description, qu'elle peut très bien s'appliquer au comportement d'un mauvais mari. Cette description est très pratique.

 

            Lisons dans Matthieu 23 et au verset 3 : « Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent, mais n'agissez pas selon leurs œuvres ; car ils disent et ne font pas ». Voilà ce que fait un mauvais mari. Il dira constamment, mais il ne fera pas. Il critiquera, il reprochera, mais il ne donnera pas le bon exemple. « Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules (je pourrais dire : les épaules de leur épouse), « mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements, ils aiment la première place dans les festins (ou chez eux) et les premiers sièges dans les synagogues (ou dans leur salle à manger), ils aiment être salués dans les places publiques, être appelés par les hommes : Rabbi, Rabbi (le mauvais mari aime bien être reconnu à l'extérieur de chez lui), mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi, c'est-à-dire directeurs, car vous n'avez qu'un maître qui est le Christ ».

 

            Et un peu plus loin, il dit, au verset 13 : « Malheur à vous (on peut aussi penser : malheur à vous mauvais maris) parce que vous fermez (à vos femmes) le royaume des cieux, vous n'y entrez pas vous-mêmes et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer (malheureusement cela arrive parfois). Malheur à vous parce que vous dévorez les maisons des veuves et que vous faites pour l'apparence de longues prières. A cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement ».

 

            Et au verset 23, « parce que vous payez la dîme et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité (envers votre épouse. C'est moi qui rajoute, mais vous transposez). C'est cela qu'il fallait pratiquer sans négliger les autres choses, conducteurs aveugles qui coulez le moucheron et qui avalez le chameau ». Vous, mauvais maris, vous mettez le doigt sur quelque chose qui n'a en fait aucune importance, mais les problèmes graves qui sont dans votre propre vie, vous les passez de côté.

 

            Au verset 25 : « Malheur à vous, parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat et qu'au-dedans ils sont pleins de rapine et d'intempérance, pharisiens aveugles. Nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat afin que l'extérieur aussi devienne net ». Voyez-vous ce que Jésus dit en parlant des conducteurs aveugles et hypocrites ? Le mari est le conducteur de son foyer. Il ne doit pas être un hypocrite, il ne doit pas être quelqu'un qui dit et qui ne fait pas. Il ne doit pas juger et critiquer sur les apparences ou les petites choses, mais il doit être un modèle pour son foyer.

 

            Dans tout ce passage que nous venons de lire, Jésus dépeint les caractéristiques du mauvais conducteur spirituel. Et si nous prenons le contraire de toutes les caractéristiques décrites, nous saurons ce que doit être le le bon berger des brebis, modèle pour le troupeau, ce que doit être le bon conducteur spirituel, modèle pour l'église locale et universelle, le bon mari, chef et modèle de son foyer.

 

            Et en ce qui concerne la description de l'épouse fidèle et vertueuse, nous avons une merveilleuse description, dans Proverbes 31. J'aimerais lire avec vous ceci, et les sœurs fidèles et soumises qui sont ici s'y reconnaîtront. D'autres soeurs encore verront ce que le Seigneur dit à leur coeur pour qu'elles entrent pleinement dans le plan parfait de Dieu pour l'épouse, dans la soumission d'un esprit doux et paisible. Il est écrit dans Proverbes 12 : « Une femme vertueuse est la couronne de son mari ».

 

            Et dans Proverbes 31, il nous est donné une description de la femme vertueuse, le modèle à suivre. Je lis le verset 10 : « Qui peut trouver une femme vertueuse ? » Et je peux dire gloire à Dieu qu'en ce qui me concerne, j'en ai trouvé une. Alléluia ! Gloire à Dieu ! « Elle a bien plus de valeur que les perles. Le cœur de son mari a confiance en elle et les produits ne lui feront pas défaut. Elle lui fait du bien et non du mal ». Il y a d'autres Proverbes qui disent : « Il vaut mieux habiter à l'angle d'un toit que de partager la demeure d'une femme querelleuse » (Proverbes 21:9 et 25:24). « Une femme querelleuse est comme une gouttière qui fuit un jour de pluie » (Proverbes 27:15).

 

            Alors mes bien-aimées sœurs, gardez cet esprit doux et paisible, n'est-ce pas, qui est d'un grand prix devant Dieu. Nous lisons dans Proverbes 31:12 : « Elle lui fait du bien et non du mal, tous les jours de sa vie ». Si le Seigneur Jésus nous demande de faire du bien, même à nos ennemis, à combien plus forte raison à notre époux, qui est notre prochain le plus proche !. Tous les jours de sa vie, elle lui fait du bien. Il n'est pas dit ici : Elle lui fait du bien simplement les jours où il est de bonne humeur, mais tous les jours de sa vie. « Elle se procure de la laine et du lin. Elle travaille d'une main joyeuse. Elle est comme un navire marchand. Elle amène son pain de loin. Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, elle donne de la nourriture à sa maison et la tâche à ses servantes (nous dirions aujourd'hui qu'elle donne de la tâche à ses machines : lave-linge, lave-vaisselle, aspirateur, fer à repasser, machine à pain, mixer, robots, cuisinière, etc...). Elle pense à un champ et elle l'acquiert ; du fruit de son travail, elle plante une vigne ; elle ceint de force ses reins et elle affermit ses bras. Elle sent que ce qu'elle gagne est bon, sa lampe ne s'éteint point pendant la nuit. Elle met la main à la quenouille, et ses doigts tiennent le fuseau. Elle tend la main au malheureux, elle tend la main à l'indigent, elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi. Elle se fait des couvertures, elle a des vêtements de fin lin, de pourpre. Son mari est considéré aux portes. Lorsqu'il siège avec les anciens du pays, elle fait des chemises et les vend » (Proverbes 31:12 à 24). Quand il est dit que son mari est considéré aux portes, cela nous montre que la femme vertueuse peut augmenter la considération de son mari aux portes de la ville. par la vertu dont elle fait preuve au foyer.

 

            Bien sûr, tout ceci n'est pas à prendre au sens littéral, mais simplement pour montrer que la femme vertueuse est une femme active dans son foyer. Et en passant, puisque nous citons ce passage, j'aimerais souligner que je pense personnellement de tout mon cœur que la place d'une femme chrétienne est dans son foyer pour le bonheur de son mari et de ses enfants. Je sais bien que dans l'esprit du monde actuel, avec tout ce qu'il y a à acheter, les revenus d'un seul mari ne suffisent parfois pas. Et parfois, des femmes sont amenées à trouver un travail, mais je crois vraiment de tout mon cœur que le plan parfait de Dieu, c'est que la femme reste au foyer pour s'occuper de son mari et de ses enfants. Et s'il y a des questions d'argent qui se posent, revenons à la promesse du Seigneur qui nous dit : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6:33).

 

            En ce qui nous concerne, quand nous avons quitté notre travail bien rémunéré pour vivre par la foi avec une famille de cinq enfants, dont des grands qui font des études supérieures, nous avons vraiment compté sur la grâce de Dieu et il a été fidèle en toute chose. Donc, s'il est capable de pourvoir aux besoins d'une famille comme la nôtre, sans salaire mais avec sa grâce, il le fera à plus forte raison pour une famille où le mari travaille, même avec un petit salaire. Et vous verrez la paix et la joie du foyer grandir. Quand une maman travaille à l'extérieur, le foyer a bien du mal à manifester pleinement la paix, la joie de Dieu. Surtout quand il y a des petits enfants. Bien sûr, quand il n'y a pas d'enfant, ou que les parents travaillent ensemble à l'œuvre du Seigneur, il peut y avoir des circonstances particulières. Mais comme règle générale, surtout quand il y a des enfants en bas âge, la maman devrait rester au foyer pour animer le foyer, en faire un nid doux pour son mari et ses enfants et manifester pleinement la volonté du Seigneur.

 

            Et c'est ce qui est décrit ici dans ce passage de Proverbes 31. Il est dit au verset 25 : « Elle est revêtue de force et de gloire, elle se rit de l'avenir, elle ouvre la bouche avec sagesse et des instructions aimables sont sur sa langue. Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, elle ne mange pas le pain de paresse ; ses fils se lèvent et la disent heureuse ; son mari se lève et lui donne des louanges ». Voilà une manière d'honorer aussi sa femme. Lui donner des louanges. « Plusieurs filles ont une conduite vertueuse. Mais toi, tu les surpasses toutes ». Et un verset qui est très important, le verset 30 : « La grâce est trompeuse, la beauté est vaine, la femme qui craint l'Eternel est celle qui sera louée (par le Seigneur, par son mari et par tous ceux qui l'entourent). Récompensez-la du fruit de son travail ». Parce qu'il y a une récompense lorsque le travail est bien fait. Et si le Seigneur dit lui-même : "Récompensez-la", c'est que lui aussi a une récompense en réserve ;  « et qu'aux portes, ses œuvres la louent » (verset 31). Et aux portes du ciel, ses œuvres aussi la loueront. Alléluia !

 

            Alors, maris, ne suivez pas le modèle du mauvais mari, évidemment, mais prenez le contre-pied, et vous épouses, suivez le modèle de la femme vertueuse, et la gloire de Dieu se manifestera dans les relations du couple.

 

            La lecture de tous ces passages nous montre que dans la majorité des couples le plan parfait de Dieu n'est pas respecté. Et ce que nous demande le Seigneur, c'est d'ouvrir notre cœur à sa lumière, de réaliser ce que le Seigneur veut et nous repentir de nos mauvaises voies. « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je pardonnerai son péché et je guérirai son pays » (2 Chroniques 7:14).

 

            Et c'est ce que le Seigneur veut faire. Si nous, mari ou femme, nous réalisons notre péché, notre égoïsme, notre mauvaise façon de vivre, il ne faut pas tomber dans la dépression pour cela, mais il faut lever les yeux en haut, se tourner vers le Seigneur et dire : "Seigneur, je reconnais mon péché". Il faut dire à son mari ou à sa femme : "Mon bien-aimé, ma bien-aimée, je reconnais mon péché devant toi et devant le Seigneur et je t'en demande pardon. Et je demande pardon à mon Dieu. Et je me repens de ces mauvaises œuvres et j'y renonce".

 

            Et en faisant cela, je porte du fruit digne de la repentance. Il ne s'agit pas simplement de verser d'abondantes larmes et de recommencer le lendemain, ou six mois après, mais il faut supplier le Seigneur de nous accorder une repentance profonde, réelle, de nous montrer l'horreur du péché qui a amené la destruction dans le couple et dans le foyer, et dire : "Seigneur, accorde-moi, je t'en supplie, une repentance réelle. Montre-moi ce que c'est que le péché et fais-le moi comprendre pour que je m'en détourne avec horreur définitivement". Et le Seigneur le fera. Il nous accordera le don de la repentance, il nous montrera ce qu'il faut faire et nous le ferons. Nous renoncerons au péché, nous nous relèverons vainqueurs au pied de la Croix, et nous repartirons avec notre épouse ou notre époux dans le chemin que le Seigneur nous trace.

 

            "Seigneur mon Père, je réalise qu'il y a tant et tant de choses à dire sur ce problème si important. Je n'ai fait qu'effleurer la surface et je te prie de tout mon cœur, de compléter par ton Saint-Esprit tout ce qui manque à cet exposé ; de faire pénétrer ces paroles dans nos cœurs pour que nous les mettions en pratique, car ce que tu veux, c'est nous bénir. Ce que tu veux, c'est la bénédiction sur le couple, sur le foyer que tu as créé. Seigneur notre Dieu, nous voulons te prier en particulier pour ceux parmi nous ici, qui sont dans des situations de couple inextricables, qui sont à toi, qui t'appartiennent, mais dont le conjoint ne t'appartient pas, et qui subissent des mauvais traitements, qui subissent toutes sortes de souffrances, de vexations, et qui sont là comme des blessés au bord du chemin. Seigneur, tu es le bon Samaritain, et nous te demandons ton secours pour ces brebis blessées, ces brebis qui sont sur le point de flancher, qui sont complètement découragées. En ce moment-même, Seigneur, tous ensemble, nous intercédons pour ces brebis. Nous te demandons de les renouveler dans la foi en ton intervention puissante ; de leur montrer que la seule crainte qu'elles peuvent avoir, c'est de ne plus être en communion avec toi, mais que si elles le sont, elles peuvent recevoir de toi, maintenant, et à chaque fois, un renouveau de vie, un renouveau de force, de persévérance, pour aller jusqu'au bout dans la victoire que tu veux leur donner. Je veux vraiment te prier, Seigneur, pour que tu renouvelles ces brebis en ce moment-même ; qu'elles sentent en ce moment-même un renouveau de ton Saint-Esprit, qu'elles repartent d'ici avec un courage renouvelé, en toi, le Tout Puissant à qui tous les ennemis sont soumis, toi le bon, le grand Berger des brebis. Ô, Père, merci pour ce renouveau ! Et à ceux qui sont fermes dans la foi, nous te demandons, Seigneur, de nous tenir encore debout, jusqu'au bout. Que tu nous fasses la grâce, Seigneur, de pouvoir toujours être à l'écoute de ta voix, de nous comporter toujours mieux, avec l'amour que tu nous donnes pour notre mari ou notre femme, et que tu nous révèles pleinement les zones d'ombre de nos cœurs, tout ce qu'il faut encore améliorer, tout ce fruit de l'Esprit que nous n'avons pas encore porté et que tu veux nous voir porter. Père, nous te le demandons, au nom de Jésus. Amen".

 

                        

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