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mis le 18/12/2001
modifié le 15/10/2006


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Les relations parents enfants, éducation des enfants

(La famille n°5)



Ce message fait partie d'une série de 7 messages (références C48 à C53).

Il est le cinquième de la série.

 

            Maintenant, j'aimerais parler du problème des enfants, des relations entre parents et enfants et de l'éducation des enfants. Il y aurait tellement de choses à dire sur tous ces points que je vais me limiter à l'essentiel, en demandant au Seigneur de compléter ce qui manquera.

 

            Le Seigneur a voulu le couple pour qu'il peuple la terre, qu'ils se multiplient et qu'ils aient des enfants. Cela fait partie du plan du Seigneur. Un couple sans enfant, c'est un couple auquel il manque quelque chose, et il faudra que le Seigneur supplée. Je connais des couples qui sont très heureux parce qu'ils ont trouvé en Christ la consolation et le bonheur, même en n'ayant pas d'enfant. Mais je crois que le plan parfait du Seigneur, pour un couple marié, c'est d'avoir des enfants. Et cela implique des responsabilités très sérieuses dans l'éducation des enfants. Le plan du Seigneur, c'est que le mari et la femme forment un foyer uni et heureux dans l'amour du Seigneur pour que les enfants aient la possibilité de grandir et de s'épanouir dans l'amour. L'enfant est une plante fragile qui a besoin d'amour pour se développer comme d'oxygène pour respirer. Et la responsabilité d'un mari et d'une femme chrétiens, c'est de créer un foyer rempli de l'amour du Seigneur pour que les enfants se développent harmonieusement.

 

            Les enfants doivent être voulus et ils doivent être aimés. On ne fait pas des enfants à la sauvette. Et quand on est mari et femme, on doit prier avec ardeur au sujet de la procréation : "Seigneur, nous voulons ensemble des enfants et nous te prions de nous en donner". Ça ne se fait pas comme ça, par hasard. Il y a des enfants qui ont été conçus contre la volonté des parents, qui sont ensuite mal aimés ou rejetés carrément, parce qu'ils n'ont pas été voulus. Et même dans certaines familles chrétiennes, il y a des enfants qui peuvent arriver comme ça, un peu par hasard et c'est vraiment plus un problème qu'une joie. Et il ne faut pas qu'il en soit ainsi. Les enfants doivent être désirés, voulus par le couple et aimés dès la conception. Même les gens du monde savent qu'il peut déjà se passer des tragédies pour les petits bébés dans le sein maternel ; des enfants qui sont rejetés par leur mère dès le sein maternel et qui en souffrent à l'intérieur. Ils ont besoin, déjà, dans le sein maternel de l'amour de leurs parents et de leur mère pour se développer. Alors il ne faut pas les faire n'importe comment. Je parlerai plus tard du problème de la contraception.

 

            Le premier point, c'est que Dieu a voulu que les couples, en règle normale, aient des enfants pour les élever et les amener au Seigneur. Le deuxième point, c'est que le Seigneur a une tendresse toute particulière pour les enfants. Il veut d'ailleurs que nous-mêmes, nous soyons comme des enfants pour entrer dans le royaume de Dieu. Et je lirai ce passage dans Marc 10, verset 13. On voit constamment cette tendresse du Seigneur pour les petits enfants. « On lui amena des petits enfants pour qu'il les touche. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus voyant cela fut indigné et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants et ne les en empêchez pas. Car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ». Le royaume de Dieu est pour ceux qui ressemblent à des petits enfants. « Je vous le dis, en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas. Puis il les prit dans ses bras et les bénit en leur imposant les mains ».

 

            Et on voit aussi la révolte de Jésus contre la mort ou la maladie des enfants, ou des jeunes. Plusieurs des quelques rares cas de résurrection qui nous sont montrés dans la Parole de Dieu concernent des résurrections d'enfants, ou de jeunes : de la petite fille de Jaïrus et du jeune homme de la veuve de Nain. Le Seigneur aime les petits enfants, il ne veut pas qu'ils soient scandalisés et il veut que nous soyons comme des petits enfants pour entrer dans les cieux. Pourquoi ? Parce que si vous regardez un tout petit enfant, vous voyez qu'il est tout spontané, humble. Il n'y a pas de plus humble qu'un petit enfant. Il n'essaye pas de se justifier, il n'essaye pas de se défendre, il est entièrement dépendant de ses parents, sans défense. Plus il est petit et plus il est sans défense. Il dépend entièrement des soins de ses parents. Et c'est comme cela que le Seigneur nous veut : humbles, petits, sans défense personnelle, entièrement dépendants de notre Père céleste et croyant tout ce que notre Père nous dira. Un petit enfant va croire tout ce qu'on lui dit. C'est pour cela qu'il est tellement important de veiller à ce qu'on lui dit, et pour des parents, de veiller à ce qu'on leur dit à l'école. Parce que là aussi, il y a des choses qui entrent dans les familles chrétiennes par tout ce qu'on enseigne aux enfants dans les écoles. Et il y aura peut-être un temps qui viendra où les ténèbres seront tellement épaisses que les chrétiens seront obligés de créer des écoles chrétiennes et d'y mettre leurs enfants, ou carrément de les éduquer à la maison, parfois avec l'aide des frères et soeurs aînés. Il n'y a pas en France d'obligation de scolarité, il y a une obligation d'éducation et d'enseignement et ensuite, on va passer les examens dans les écoles normales. Bien sûr, je ne le conseille pas systématiquement, mais c'est simplement pour dire qu'il faut veiller à ce qu'on enseigne, à ce qu'on dit à des petits enfants, parce qu'ils ont tendance à croire tout ce qu'on leur dit. Et dans le bon sens du terme, il faut qu'il en soit ainsi pour des chrétiens. Si nous sommes des petits enfants, nous croirons et nous serons confiants dans tout ce que notre Père nous dira dans sa Parole. Et là encore, nous voyons dans la Parole de Dieu comment le Seigneur veut que s'établissent les relations entre parents et enfants.

 

            Le premier point, en ce qui concerne les relations parents enfants, c'est le suivant : il n'y aura jamais de relations satisfaisantes entre parents et enfants si les relations ne sont pas bonnes entre les parents d'abord. Donc, ce n'est pas la peine d'essayer de bien éduquer des enfants si, au niveau des parents, l'harmonie, la paix et l'amour ne sont pas établis. Les enfants sont extrêmement sensibles à ce qui se passe au niveau des parents ; et même s'ils ne se disputent pas devant eux, ils sentiront dans leur cœur que leurs parents ne s'entendent pas, ne sont pas en harmonie. Il n'y aura pas cette atmosphère d'amour dans la maison. Quand nous sommes sensibles, spirituellement, si nous allons visiter des maisons de chrétiens, nous sentons tout de suite si l'amour de Dieu règne dans cette maison ; en entrant, on le sent, sans même voir quelque chose de précis. On sentira l'amour de Dieu présent dans le foyer, dans le couple et au milieu des enfants. Et c'est vraiment une réalité, l'amour de Dieu est une substance spirituelle ; "substance", entre guillemets, c'est la présence même du Saint-Esprit dans la maison, et on la sent quand on est sensible spirituellement.

 

            Et les petits enfants la sentent. Quand les parents ne sont pas en harmonie, les petits enfants et les enfants le sentent et ils ne vont pas pouvoir se développer spirituellement. Et ce n'est pas la peine d'essayer d'appliquer des règles bibliques de direction et d'éducation des enfants si, avant toute chose, les parents ne s'aiment pas de l'amour du Seigneur. Il y a quelque chose qui va manquer. Lorsque l'amour n'est pas présent au niveau d'un couple, il y a un profond sentiment d'insécurité et d'angoisse qui grandit dans le cœur des enfants. L'enfant est rempli d'insécurité et d'angoisse s'il voit ses parents se disputer ; par exemple une remarque dure du mari vers la femme, ou quelque chose comme cela, et immédiatement, le cœur de l'enfant se serre, et il commence à craindre. "Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que mes parents sont en train de se diviser ?" Et s'ils se divisent réellement, comme dans une séparation ou un divorce, c'est un drame pour un enfant. Il est en pleine insécurité, c'est comme s'il flottait sur du vide. Il n'a plus de point pour se rattacher. Son père et sa mère étaient vraiment le nœud auquel il s'attachait, et le voilà désuni, ce nœud. L'enfant entre dans un sentiment d'insécurité et d'angoisse terrible.

 

            S'il constate la mésentente au niveau des parents, il y a aussi la dureté dans son propre cœur qui commence à s'installer. S'il voit la haine au niveau de ses parents, il va ressentir évidemment un manque d'amour personnel. Si la haine est au niveau des parents, il est très peu probable que l'amour soit entre ses parents et lui. Si la haine est dans un cœur, est-ce que d'une source polluée peut couler de l'eau bonne ? Il va couler de la haine envers les enfants aussi. Et quand la haine et le rejet sont sur un enfant, il va développer un sentiment d'agressivité, de colère et de rébellion. Lorsqu'un enfant est rejeté, il va devenir rebelle. Il va se rebeller et il va lui-même commencer à rejeter les autres et à se rejeter lui-même. Donc, ces choses sont extrêmement importantes et le moindre détail est important. Il faut que nous demandions, nous parents chrétiens au Seigneur, qu'il nous donne un plein discernement pour pouvoir discerner immédiatement, quand nous commençons à nous disputer avec notre épouse ou à avoir une tension. Il faut régler ça immédiatement, demander pardon immédiatement et demander que la grâce de Dieu coule à nouveau dans nos relations. Il y va non seulement de la paix du couple, mais du bonheur des enfants qui ont besoin d'amour pour se développer.

 

            Lisons dans Ephésiens 6:1 ce que dit le Seigneur à propos des enfants. Là, le Seigneur s'adresse aux enfants : « Enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur car cela est juste. Honore ton père et ta mère, c'est le premier commandement avec une promesse, afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre ». Et ceci est extrêmement important, parce qu'encore une fois, quand une parole sort de la bouche de l'Eternel, elle ne revient pas à lui sans effet. Si les enfants sont rebelles à leurs parents, et s' ils n'honorent pas leur père et leur mère, la malédiction de Dieu viendra sur eux, et s'accomplira cette promesse du Seigneur : "Tu ne seras pas heureux sur la terre et tu ne vivras pas longtemps sur la terre". Et ce n'est pas la peine de chercher longtemps. Quand des drames pareils peuvent se produire, quand des chrétiens rencontrent le malheur ou la mort prématurée, on peut immédiatement se poser la question (évidemment, il ne s'agit pas toujours de cette raison, bien entendu, mais en tout cas, elle peut faire partie des raisons possibles) : est-ce qu'il a (ou elle a) honoré vraiment ses parents ? Est-ce que nous honorons nos parents tout au long de notre vie ? Il ne s'agit pas d'honorer ses parents jusqu'à la majorité, et dire après : "Bon, maintenant que je suis majeur, je m'en vais, je quitte mes parents et c'est terminé, je ne m'occupe plus d'eux". Ce n'est pas cela, l'enseignement du Seigneur.

 

            Nous devons honorer nos parents jusqu'au bout de leur vie. Et combien de parents âgés sont mis de côté par des enfants chrétiens, ou traités vraiment pratiquement comme s'ils n'existaient pas ? On ne les visite plus, on ne s'occupe plus d'eux, alors que Dieu dit : « Honore ton père et ta mère si tu veux vivre heureux et vivre longtemps sur cette terre ». Honorer, ça veut bien dire : leur rendre honneur, leur faire plaisir, leur faire du bien, les respecter, suivre leur avis, autant qu'il est possible, selon la Parole de Dieu. Dans Matthieu 15, au verset 3, le Seigneur donne un exemple pratique de cette manière d'honorer son père et sa mère : « Jésus leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère. Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort ; mais vous, vous dites : Celui qui dira à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu, n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la Parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites ! Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit : Ce peuple s'approche de moi de la bouche et m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi ».

 

            C'est-à-dire qu'ils disaient tout simplement à leurs parents : "Je prends ma dîme et je la donne à Dieu et je ne suis pas tenu de te secourir avec de l'argent qui est dû à Dieu". Eh bien, Jésus dit : Si tu dis : "Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu", tu déshonores Dieu, et tes parents. Alors si nous avons à cœur de faire une grosse offrande à l'œuvre du Seigneur et que nos parents sont dans le besoin sur un plan quelconque, nous n'honorons pas nos parents en le faisant. Occupons-nous d'abord des besoins de nos parents avant de faire une offrande à l'œuvre du Seigneur, si nos parents sont dans le besoin. Il est bon de répéter ces choses parce que malheureusement, on peut constater que dans la vie de foyers chrétiens, il n'en est pas toujours comme le Seigneur le demande.

 

            Dans 1 Timothée 5, au verset 8, nous lisons : « Si quelqu'un n'a pas soin des siens, (et là, il parlait des veuves qui n'étaient pas soutenues par leurs enfants), et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, il est pire qu'un infidèle ». Il aura beau être membre d'une église, il aura beau faire de belles prières, il aura beau se comporter extérieurement comme un bon chrétien, s'il n'honore pas et s'il ne prend pas soin de ceux de sa famille et principalement de ses parents, il est pire qu'un infidèle, il a renié la foi.

 

            Dans Colossiens 3:20, l'apôtre Paul dit : « Enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur ». Cela fait plaisir au cœur de Dieu. Bien entendu, la limite, c'est toujours la Parole du Seigneur et l'obéissance au Seigneur. On ne peut pas obéir à ses parents s'ils nous demandent de faire quelque chose que la Parole de Dieu interdit. Mais dans cette limite, il nous est demandé de leur obéir en toutes choses, et il ajoute aussitôt : « Pères, n'irritez pas vos enfants de peur qu'ils ne se découragent ». Le propre des pères, c'est cette possibilité d'irriter les enfants et de les décourager. Comment les irriter ? En les traitant injustement ; en faisant preuve d'un autoritarisme abusif qui décourage les enfants. Et je sais qu'en matière de délivrance, il y a des enfants qui ont été possédés de démons dès leur petite enfance, simplement parce que leurs parents, père ou mère, ont fait preuve à leur égard d'un autoritarisme abusif. Ils les ont traités d'une manière trop autoritaire, et cette autorité abusive, petit à petit a renfermé l'enfant dans la rancune, dans l'amertume, dans la rébellion et il a ouvert son cœur à des puissances des ténèbres. Le fait d'avoir été soumis à une autorité parentale trop dure est une cause de liens démoniaques. C'est pourquoi il est important de ne pas irriter, pères, nos enfants par une conduite trop dure ou trop injuste. Mais il est dit que nous devons les élever en les corrigeant.

 

            Alors en ce qui concerne l'éducation des enfants, je citerai simplement quelques points de la Parole de Dieu qui sont particulièrement instructifs. Proverbes 19:18 : « Châtie ton fils car il y a encore de l'espérance, mais ne désire point de le faire mourir ». Un peu plus loin, Proverbes 23:13 : « N'épargne pas la correction à l'enfant, si tu le frappes de la verge il ne mourra point ; en le frappant de la verge, tu délivres son âme du séjour des morts ». Dans Proverbes 29, verset 15 : « La verge et la correction donnent la sagesse. Mais l'enfant livré à lui-même fait honte à sa mère ».

 

            Il nous est dit là que nous devons élever nos enfants en les corrigeant et en les instruisant dans la justice et je crois que dans l'éducation des enfants, il est important de garder à l'esprit que les enfants doivent être corrigés, mais avec amour et avec tendresse. Il ne s'agit pas de laisser exploser une réaction de colère et d'aller flanquer une raclée à un enfant qui a fait quelque chose de mal, mais il faut avec amour le prendre en particulier, lui dire : "Il faut que je te montre que tu as fait là quelque chose de mal. Tu avais été prévenu, tu as passé outre. Il faut que tu comprennes, mon fils, ma fille, que je dois te corriger. Alors, viens ici, retourne-toi, ne crains pas, je le fais avec amour, mais je dois le faire. Je te pardonne, mais je te corrige". Et mes enfants le savent très bien, quand ça arrive quelquefois qu'ils aient dépassé la limite, je les prends à part, dans une chambre tranquille, avec un bâton et je leur explique avec amour et tendresse ce qu'ils ne doivent plus faire. Et ensuite, je leur dit : "Maintenant, retourne-toi, je t'ai pardonné, mais tu dois subir la correction". Et ils la subissent, et je suis sûr que dans leur cœur, je le vois bien à leurs réactions, ils ne m'en veulent pas parce qu'ils savent que je le fais avec amour. Et au contraire, devant le Seigneur ils développeraient une réaction de mépris vis-à-vis de moi ou des parents, si je ne le faisais pas. La correction donne un sentiment de sécurité à l'enfant, si elle est faite avec amour et avec justice. Elle donne un sentiment de sécurité et en tout cas, le Seigneur nous demande instamment de le faire. Et pour l'un de mes fils qui était particulièrement rebelle jusqu'à l'âge de quinze ans, je crois, il a dû être soumis à certaines corrections, et même corporelles. Ça lui est arrivé je crois la dernière fois, à l'âge de quinze ans. Mais quand il s'est converti, il a été vraiment tourné vers le Seigneur de tout son cœur. Et je rends grâce à Dieu pour cela.

 

            Les Proverbes sont très riches en matière d'éducation des enfants, et je vous conseille de passer du temps à les méditer, avec tout le temps qui vous est nécessaire pour y tirer des enseignements pratiques en matière d'éducation des enfants. Dans Proverbe 1:8 : « Ecoute mon fils l'instruction de ton père et ne rejette pas l'enseignement de ta mère car c'est une couronne de grâce pour ta tête et une parure pour ton cou ». Il s'agit là d'un conseil qui nous est adressé à tous en tant que fils et filles de Dieu, mais qui est adressé aussi aux enfants de familles, et en particulier de familles chrétiennes pour qu'ils acceptent l'instruction. Les enfants, acceptez l'instruction de vos parents, acceptez-les et parents, bien sûr, donnez-leur l'instruction qui convient selon le Seigneur. C'est une couronne de grâce pour ta tête. La grâce, ce sont des bienfaits qu'on ne mérite pas et nous avons besoin de la grâce du Seigneur. Et si nous suivons les instructions de nos parents qui nous sont données selon le Seigneur, nous accumulerons une couronne de grâce sur notre tête.

 

            Dans Proverbes 4:20 : « Mon fils, sois attentif à mes paroles. Prête l'oreille à mes discours, qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux, garde-les dans le fond de ton cœur, car c'est la vie pour ceux qui les trouvent, c'est la santé pour tout leur corps ». Là, même chose vis-à-vis de la Parole du Seigneur, mais aussi, vis-à-vis des instructions sages qui sont données par des parents chrétiens à des enfants. Le conseil du Seigneur à ses enfants, c'est : "Tu ferais bien d'écouter ces instructions car il y va de ta vie et de ta santé. Si tu veux vivre longtemps et être heureux, suis les instructions de tes parents, écoute leurs conseils". Et vous voyez aussi la responsabilité énorme des parents, de donner des conseils selon la Parole de Dieu, selon l'Esprit du Seigneur , la nécessité pour des parents d'être constamment remplis de l'Esprit du Seigneur et de la Parole de Dieu, pour donner à leurs enfants des instructions dont ils ne s'écarteront pas quand ils seront plus grands.

 

            Et dans Proverbes 22, au verset 6 : « Instruis l'enfant selon la voix qu'il doit suivre (la voix de Jésus, la voix du Seigneur, la voix de la pureté, de la sainteté. Instruis-le, instruis-le). et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas ». Quelle grâce pour des enfants de familles chrétiennes de recevoir dès leur enfance une instruction chrétienne à la maison ! Et pour cela, il est indispensable qu'il y ait des moments mis à part, où nous, parents chrétiens, nous pourrons transmettre cet enseignement à nos enfants. Ne pas nous contenter de l'école du dimanche, mais passer chaque jour un moment à instruire nos enfants dans la famille et ceci est la responsabilité numéro un du père. Il doit y avoir un moment chaque jour, chaque soir, quand il est possible, évidemment, mais même-là, je pense qu'il est possible d'avoir chaque jour un moment où en famille, nous faisons un culte personnel, où nous louons un moment le Seigneur, où nous prenons la Parole de Dieu et où le père dit à ses enfants : "Mes fils, écoutez l'instruction du Seigneur. Voici ce qu'il dit, écoutez et respectez ce que Dieu dit". Si nous ne faisons pas cela, ce n'est pas l'école du dimanche qui le fera ou qui le fera aussi bien. L'école du dimanche n'est qu'un complément. C'est à la maison que cela doit se faire.

 

            Je vous citerai le cas de la famille Wesley, ce grand revivaliste anglais du dix-huitième siècle. La maman Wesley était une maman du dix-huitième siècle, sans le confort moderne et sans les machines que nous avons, elle avait je crois, 19 enfants. Imaginez-vous ce que peut-être la vie d'une mère de famille et au dix-huitième siècle de 19 enfants, eh bien l'histoire de Wesley nous raconte qu'elle prenait le temps pour que chaque semaine, elle passe un moment avec chacun de ses enfants pour les instruire dans la Parole du Seigneur. Je ne sais pas ce que faisait papa Wesley, mais en tout cas, la maman faisait cela et elle priait tous les jours pour ses enfants et elle prenait le temps de le faire. Alors si une maman du dix-huitième siècle avec 19 enfants peut nous donner ce témoignage, à combien plus forte raison une maman chrétienne moderne avec tout le confort qu'elle peut avoir et les loisirs supplémentaires qu'elle peut avoir ! Il y va du salut de nos enfants. Nous devons en prendre soin et passer du temps avec eux pour que quand ils seront vieux, ils ne se détournent pas de la Parole du Seigneur. Et je vous assure que j'ai la crainte dans mon cœur des comptes que j'aurai à rendre devant Dieu un jour, de la manière dont j'ai pu éduquer mes enfants. Et j'ai conscience de ne pas avoir fait tout ce que j'aurais dû, mais je compte sur la grâce du Seigneur. Je dis : "Seigneur, pardonne-moi mes insuffisances, mais mets-moi vraiment à cœur ta sagesse pour éduquer mes enfants dans ta Parole, pour qu'en grandissant, ils soient heureux sur la terre et qu'ils t'obéissent". Et cela nécessite beaucoup de prières et de jeûnes quelquefois.

 

            Ce n'est pas parce que nous sommes chrétiens que nous n'aurons pas des difficultés quelquefois très grandes avec nos enfants. La Parole de Dieu nous montre l'exemple de serviteurs de Dieu remarquables, qui ont eu des enfants qui n'étaient pas à la gloire de Dieu. Mais nous devons réaliser notre responsabilité. Et en terminant, il y a un verset qui me vient à l'esprit, c'est Osée 4:6 : « Mon peuple est détruit parce qu'il lui manque la connaissance ». Nous connaissons tous ce verset là, mais est-ce que nous connaissons la suite de ce verset ? « Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai et tu seras dépouillé de mon sacerdoce. Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j'oublierai aussi tes enfants". C'est Dieu qui parle. Vous voyez la responsabilité des parents ? Si nous oublions le Seigneur, Dieu nous dit : "Je ne me contenterai pas de t'oublier, j'oublierai aussi tes enfants". Et il y a des tragédies, des drames de beaucoup d'enfants qui sont dus au fait que leurs parents ont oublié le Seigneur. Et dans le monde qui nous entoure, combien d'enfants sont sous cette malédiction, de parents qui ont rejeté Dieu ou qui ne le connaissent pas, qui vivent dans le péché ? Et Dieu dit : « J'oublierai aussi tes enfants ». Mais n'oubliez pas que Dieu parle à son peuple. "Mon peuple", n'oublie pas la Parole de Dieu si tu ne veux pas qu'il oublie tes enfants.

 

            Le péché des parents peut aussi avoir des conséquences sur les enfants. Et quand on vient au Seigneur, il y a des choses que nous devons lui demander de détruire dans notre vie, qui sont causées par l'hérédité. Il faut le demander au Seigneur parfois. Le Seigneur nous donne, quand on vient à lui, un plein pardon de tous nos péchés. Mais il peut encore subsister dans notre vie, même physique, une hérédité dont nous devons demander au Seigneur de nous délivrer. Et il le fera si nous restons dans la foi et dans l'intercession fidèle. Je vais en rester là sur ce sujet. Il y a beaucoup de choses qui auraient pu encore être dites, mais nous terminerons par cette simple prière.

 

            "Notre Père, tu es un Dieu juste et bon. Quand nous nous écartons de tes voies, Seigneur, il y a une conséquence. Il y a des conséquences parfois tragiques. Mais nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, nous voulons être de ceux qui réalisent, Seigneur, quelle est ta Parole pour nous, et de ceux qui veulent la mettre en pratique, de ceux qui veulent reconnaître nos torts devant toi, qui veulent aussi compter sur ta grâce et ta miséricorde. Seigneur, nous avons dit que le but de ces réunions, c'est de réaliser notre péché, non pas pour en être écrasé, mais comme tu le désires, pour nous en repentir et pour changer de voie. Et la grâce que je te demande pour chacun de nous, Seigneur, c'est que tu nous donnes un cœur toujours humble et obéissant pour reconnaître nos torts et nos péchés et la grâce de nous en détourner. Et notamment, en ce qui concerne l'éducation des enfants, en ce qui concerne toutes ces erreurs qui ont pu être commises par nous ou par nos parents, nous te prions de tout notre cœur, Seigneur, d'apporter ta solution, de réparer les brèches qui ont été faites et de faire couler, Seigneur, ton baume, ta grâce, comme un fleuve. Tu es le réparateur des brèches. Tu es celui qui console ceux qui ont été rejetés, qui donne une famille à ceux qui n'en ont jamais eu. Tu es seul capable, Seigneur, d'apporter ton amour, ta paix et ta grâce dans un cœur qui en a manqué peut-être toute sa vie. Seigneur, c'est la grâce que nous te demandons, la délivrance que nous te demandons et nous croyons que tu le feras, non pas à cause de nos mérites, mais à cause du sang précieux versé à la Croix par Jésus ton Fils, ton Fils bien-aimé en qui tu as mis toute ta faveur, Seigneur. Au nom de Jésus, répare les brèches, dans les vies de tous ces bien-aimés qui sont ici ou de ceux qui nous écoutent. Rends-les conscients, Seigneur, des problèmes et répare les brèches. Au nom de Jésus, Père ; nous t'en remercions, Amen !

 

La suite de cette série se trouve au début du message C52.

 

En complément, nous conseillons la lecture du message C16 intitulé : L'éducation des enfants (9 pages) sur le site Internet Source de Vie.