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mis le 09/10/2001
modifié le 18/02/2009





Pourquoi Dieu permet-Il la maladie, alors qu'Il nous veut en parfaite santé ?



Vous avez vos Bibles ? Alors ouvrez-les, dans Hébreux 8, au verset 1 : « Le point capital de ce qui vient d'être dit... ». , un point capital, c'est quelque chose d'essentiel, c'est ce qui est au sommet, la tête.  : « Le point capital..., c'est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme ».

 

Ce point capital, c'est qu'aujourd'hui, selon l'ordre de Melchisédek, qui est un ordre éternel, il y a actuellement, à la droite de Dieu le Père, un souverain sacrificateur qui l'est pour l'éternité, Jésus-Christ de Nazareth, ressuscité, glorifié, monté à la droite du Père. Aujourd'hui, au moment où je vous parle, Jésus est sacrificateur, à la droite du Père. Pourquoi est nommé un sacrificateur ? Il le dit au verset 3 : "Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d'où il est nécessaire que celui-ci ( le nôtre, Jésus, le grand sacrificateur que nous avons dans les cieux) ait aussi quelque chose à présenter. S'il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent les offrandes selon la loi, qui célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes ». Nous savons que si Jésus était sur la terre, selon la loi, Il ne pourrait pas être sacrificateur, puisqu'Il était de la tribu de Juda. Seuls les descendants de la tribu de Lévi, les descendants d'Aaron, de Moïse, pouvaient être les souverains sacrificateurs. Lui, Jésus, est établi souverain sacrificateur, pour l'éternité, selon un ordre qui est éternel, l'ordre de Melchisédek. Alors, pourquoi ?

 

Je lis au verset 6 :  : « Mais maintenant il a obtenu un ministère d'autant supérieur qu'il est le médiateur d'une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses ». Dans l'ancienne loi, il y avait un souverain sacrificateur qui était un médiateur entre Dieu et les hommes. Il s'appuyait sur la Parole de Dieu, la loi, pour être un médiateur, un intermédiaire entre Dieu et les hommes. Mais Jésus-Christ est le médiateur, l'intermédiaire entre Dieu le Père et nous,  : « d'une alliance plus excellente, établie sur de meilleures promesses ». L'alliance ancienne était excellente, mais elle n'était pas aussi excellente que la nouvelle, puisque celle-ci est la meilleure.

 

Ce soir, je voudrais vous parler de guérison. Si je commence par ce passage, c'est qu'il nous est bien dit là, que Jésus-Christ est le  : « médiateur d'une alliance plus excellente, établie sur de meilleures promesses » que les anciennes.

 

Au chapitre 9, au verset 13, il nous est dit : « Si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tâche à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! » Combien plus ! Dans cette alliance nouvelle, le sang de Jésus a une puissance infiniment plus grande que le sang des agneaux et des boucs ! Parce que le sang de Jésus a la capacité, le pouvoir de purifier notre conscience. Le sang des agneaux et des boucs ne purifiait pas la conscience. Il couvrait le péché, c'est tout. Il fallait recommencer, en permanence un sacrifice, chaque jour, alors que là, une fois pour toutes, le sang de Jésus a la puissance de purifier notre conscience des œuvres mortes du péché, afin que nous servions le Dieu vivant.

 

 « Et c'est pour cela qu'il est le médiateur de cette nouvelle alliance plus excellente, afin que, la mort (la mort de ce souverain sacrificateur) étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis". C'est pour cela qu'Il est le médiateur d'une nouvelle alliance, c'est pour cela : à cause de Son sang qui a infiniment plus de puissance que le sang des agneaux et des boucs de l'ancienne alliance.

 

Lorsque Jésus a partagé la dernière cène avec Ses disciples, Il a dit : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang » Luc 22:20. Et eux qui étaient juifs, savaient très bien ce que voulait dire le sang de l'alliance. Le sang de l'agneau, qui était versé, était un sang qui permettait à Dieu d'intervenir sur la base de toutes les promesses de l'alliance. Le sang de Jésus est un sang pur et parfait qui permet à Dieu d'intervenir maintenant pour nous rendre héritiers de toutes ces meilleures promesses dont Il parle dans Hébreux 8. Une alliance plus excellente, avec des promesse meilleures que dans l'ancienne.

Si le Seigneur nous rappelle ces choses, c'est qu'Il veut nous rappeler ce soir que dans les promesses qu'Il nous donne, il y a une promesse de guérison pour notre être entier. Puisque la maladie et la mort ne sont entrées que par le péché, il fallait que le sang de Jésus purifie notre conscience de ces œuvres mortes, pour que la conséquence de ce péché, c'est-à-dire la maladie, soit aussi purifiée par le sang de Jésus et qu'Il puisse nous donner une pleine et entière guérison.

 

C'était le cas dans l'ancienne alliance. Vous savez que lorsque les Israélites ont passé 40 ans dans le désert, ils n'ont jamais été malades, sauf quand ils péchaient. Il y a eu des plaies qui ont éclaté au moment où ils se sont rebellés contre le Seigneur. Quand l'expiation pour ce péché était faite (une image de l'expiation de Christ), le pardon de Dieu était donné avec la guérison. Et ils repartaient en pleine santé pour leur marche dans le désert, pendant 40 ans, sans qu'il y en ait un seul qui soit malade, sauf quand ils se rebellaient.

 

S'il était question d'une alliance moins bonne que la nôtre, bien-aimés, il faut que nous sachions que, dans la nouvelle alliance, il y a toutes les promesses de l'ancienne, plus de nouvelles encore. Les promesses nouvelles qui nous sont données, c'est la nouvelle naissance, c'est l'appartenance à l'Eglise, c'est le baptême dans le Saint-Esprit, c'est la grâce de faire partie de l'Epouse de Jésus-Christ, la grâce d'être enlevé à la rencontre de Jésus, dans les airs, pour régner avec Lui, non seulement dans les 1000 ans, mais pour l'éternité. Ils n'avaient pas ces promesses dans l'ancienne alliance, et rien que celles que je viens de nommer sont infiniment plus excellentes que les autres. Quelle grâce nous est donnée !

 

Alors, si Dieu a été capable, dans Sa grâce, de nous donner ces meilleures et plus excellentes promesses, à combien plus forte raison veut-Il renouveler aussi ces promesses de guérison et de délivrance qu'Il avait déjà données dans l'ancienne alliance. Je relis dans Exode 15, au verset 25, c'était au début du pèlerinage du peuple de Dieu : « Moïse cria à l'Eternel ; et l'Eternel lui indiqua un bois, qu'il jeta dans l'eau (l'eau qui était amère) et l'eau devint douce ». L'eau amère, c'est le péché. Le bois, c'est la Croix de Jésus. L'eau amère devient douce parce que le sang de la Croix efface le péché et nous rend doux aux yeux du Seigneur. « Ce fut là que l'Eternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu'il le mit à l'épreuve ». C'est exactement la même chose pour nous. Nous sommes mis à l'épreuve. Quand la maladie frappe, c'est une épreuve. Ce n'est pas quelque chose d'agréable. C'est une épreuve et une épreuve de la foi.

 

Le Seigneur veut nous en libérer, mais Il veut que par la maladie, nous comprenions que nous sommes dans une épreuve, que nous comprenions pourquoi nous sommes dans une épreuve et que nous comprenions ce qu'il faut faire pour en sortir, comme le Seigneur le veut, c'est-à-dire avec une pleine délivrance et une pleine guérison.

 

Au verset 26 il dit : « si tu écoutes attentivement la voix de l'Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens ; car je suis l'Eternel qui te guérit ». C'est un des noms de l'Eternel (Rapha = L'Eternel qui te guérit). Il ne dit pas : Je suis l'Eternel qui te rend malade, il dit : Je suis l'Eternel qui te guérit. Mais "si tu observes ce que je te demande, de tout ton cœur, si tu gardes ma Parole dans ton cœur". Il y a une grande différence entre obéir à la Parole et garder la Parole, parce qu'on peut obéir à la Parole sans la garder dans son cœur. Celui qui la garde, c'est celui qui aime le Seigneur, qui aime Sa Parole et qui obéit par amour pour le Seigneur. Donc, si nous écoutons attentivement et si nous faisons ce qui est droit aux yeux du Seigneur, parce qu'Il a mis Son Esprit en nous, le Seigneur ne nous frappera d'aucune des maladies dont Il a frappé les Egyptiens.

Quand la maladie frappe, c'est toujours la conjonction de deux opérations. Il y a Satan qui est l'auteur de la maladie et c'est lui qui frappe, mais il ne peut le faire qu'avec la permission du Seigneur. Satan ne peut jamais nous toucher s'il n'a pas la permission du Seigneur. Il ne peut pas lever le petit doigt contre le moindre des enfants de Dieu sans la permission du Seigneur. Comme le Seigneur est le souverain Maître de toutes choses, quand Il donne la permission à Satan, c'est qu'Il a une raison qui est bonne, qu'Il connait et qu'Il veut nous révéler.

 

Souvenez-vous de l'exemple de Job. Job était un homme intègre et droit. Dieu dit Lui-même de sa propre bouche qu'Il ne connaît pas un homme plus intègre et juste dans le monde. Et Satan arrive justement avec cet argument en disant : "Permets-moi de toucher à son corps et tu vas voir s'il continue à te glorifier, à t'obéir comme il le fait". Dieu, qui connaissait Job, a permis à Satan de le toucher, mais pas simplement parce que Satan le Lui demandait. Dieu a permis à Satan de toucher Job, parce que Job avait un problème de propre justice à régler devant le Seigneur. Il n'arrivait pas à arrêter de se justifier en disant : "Mais Seigneur, je ne comprends pas que je sois malade, moi qui suis le plus juste des hommes". Il n'arrête pas, au cours de longs chapitres, de dire : "J'ai donné à manger à la veuve, à l'orphelin". Et ses amis venaient lui dire : "Job, s'il t'arrive quelque chose de si abominable, c'est que tu dois être un grand pécheur. Confesse tes péchés. Ce n'est pas possible qu'avec cet ulcère malin de la tête aux pieds tu ne sois pas un grand pécheur. Tu nous as caché des choses".

 

Combien de fois peut-on entendre des Chrétiens dire cela à des malades, dans un esprit légaliste ! Il n'y avait pas de péché ouvert dans la vie de Job, mais il y avait un besoin de perfectionnement. Dieu a permis à Satan de le toucher, parce que Job avait besoin d'être corrigé de cet esprit de propre justice qu'il avait, à cause justement de sa perfection. Dieu voulait qu'il franchisse un pas de plus. Lorsque Dieu s'est révélé dans Sa puissance et dans Sa gloire, Job a dit : « J'avais entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t'a vu » Job 42:5. Il n'avait jamais vu Dieu. Il a fallu que cette maladie l'atteigne, et que Dieu lui révèle sa justice propre, pour qu'il voie le Seigneur. Il a entendu la voix du Seigneur et il L'a vu, je ne sais pas comment et sous quelle forme, mais il L'a vu.

 

C'est lorsque nous voyons le Seigneur, que nous sommes dans Sa lumière, qu'Il nous révèle nos péchés cachés, ou nos tendances secrètes, tout ce qui est mauvais à Ses yeux, et dont Il veut nous purifier. C'est ce qui s'est passé dans le cas de Job, mais il faut considérer la fin que Dieu lui a donnée. Dieu était l'Eternel qui le guérissait et Il l'a manifesté dans une complète délivrance de Job.

 

Le but que Dieu voulait atteindre était complètement différent du but du diable. Le diable voulait détruire Job. Il voulait aussi que Job maudisse Dieu. Il s'est servi de ses amis, de sa femme, de son entourage, de ceux qui étaient le plus proche, pour essayer de le faire chuter. Job est resté fidèle. Mais Dieu ne voulait pas détruire Job, Dieu voulait que Job comprenne une leçon plus profonde et plus précieuse qui allait lui permettre de voir Dieu et de recevoir une pleine guérison, quand il a eu prié pour ses amis qui venaient l'accuser de péché.

 

Si des Chrétiens, des frères et sœurs viennent t'accuser d'avoir été un grand pécheur, à cause de tes maladies ou de tes épreuves, peut-être que le Seigneur ne te guérira pas tant que tu n'auras pas prié pour eux. C'est ce que Job a fait. Dieu a dit aux amis de Job qui n'avaient pas glorifié le nom de Dieu comme Job l'avait fait : "Mon serviteur Job va prier pour vous, en faisant un sacrifice d'expiation". C'est lorsque Job l'a fait, que Dieu l'a rétabli. Il n'était pas guéri quand il priait pour ses amis et quand il offrait le sacrifice d'expiation. Il a été rétabli après. Alors, n'oublie jamais d'intercéder pour ceux qui t'accusent injustement, qui n'ont rien compris à ta maladie, qui n'ont pas compris du tout les causes secrètes et profondes que Dieu voit.

 

Ne te révolte pas contre eux. N'aie aucune amertume contre eux, cela risquerait de faire durer ton épreuve encore plus. Fais comme Job, prie pour eux en offrant un sacrifice d'intercession pour eux, afin que le Seigneur pardonne leur incrédulité et leur manque de discernement. Mais sache quand même que le Seigneur, avant de te rétablir complètement, va te faire comprendre pourquoi Il a permis cette situation. La raison est toujours la même, du début à la fin de la Parole de Dieu : c'est pour nous faire participer à Sa sainteté. Comme la maladie est toujours la conséquence du péché, quand nous sommes malades, c'est la conséquence du péché, du nôtre et de celui qui remonte à Adam et Eve. Il n'y aurait jamais eu de maladie dans l'humanité s'il n'y avait pas eu le péché. Cela ne veut pas dire que si tu es malade, c'est toute la conséquence de ton péché passé, mais c'est la conséquence du péché depuis Adam jusqu'au tien compris.

 

Ce n'est pas toujours parce qu'on est un grand pécheur devant l'Eternel que l'on est frappé par la maladie. Nous savons qu'il y a des tas de gens de ce monde qui sont de grands pécheurs et qui sont en parfaite santé. Mais ils n'appartiennent pas au Seigneur et leur besoin n'est pas un besoin de correction, mais de salut. Lorsqu'ils viennent au Seigneur, ils entrent en contact avec Celui qui est leur Sauveur et qui veut les délivrer, les guérir, les sauver et les rétablir complètement dans Sa présence. C'est à ce moment-là que le travail de purification va commencer. C'est peut-être à ce moment-là que le Seigneur va permettre à Satan de frapper par la maladie, s'Il voit qu'il y a un besoin de correction.

 

Je vais lire dans 1 Corinthiens 11, le passage à propos de la sainte cène, au verset 27 : « C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde ».

 

Donc, il associe directement la maladie et même la mort prématurée à un châtiment du Seigneur. Il le dit là clairement. C'est un châtiment du Seigneur pour la seule et unique raison qu'ils prenaient la cène indignement, sans s'être eux-mêmes jugés et châtiés. Il est possible de se juger et de se châtier, en arrêtant de faire le mal ou en demandant au Seigneur de mettre à la lumière ce qui est caché dans mon cœur et qui lui déplaît. Une fois que c'est à la lumière, je le vois et je l'abandonne. Donc là, le Seigneur châtie ceux qui s'avancent imprudemment, à la légère, sans demander la lumière, sans demander que leurs péchés soient effacés. C'était la raison pour laquelle Il châtiait ceux-là, pour leur permettre justement de ne pas être condamnés avec le monde.

 

La maladie est toujours l'œuvre de Satan, c'est une oeuvre de Satan, ce n'est pas une oeuvre de Dieu. Jésus est venu détruire toutes les œuvres de Satan, mais Il ne le fait pas n'importe comment. Il ne le fait qu'en réponse à la prière de la foi, qui est faite lorsque nous recevons la promesse du Seigneur et que nous remplissons les conditions. Dieu, qui est lumière, veut toujours que les conditions qu'Il nous demande de remplir, nous soient connues clairement, parce qu'elles sont simples. Il nous demande d'avoir une attitude de petit enfant. Si on n'est pas un enfant, on n'entrera pas dans le Royaume des Cieux. Les choses, pour un enfant, ne sont jamais compliquées. Ceux qui ont à travailler avec les enfants le savent bien.

 

Croyez-vous que Dieu, notre Père céleste, va nous rendre les choses compliquées, pour que nous ne puissions pas comprendre et être sauvés ? Non, bien sûr ! Il rend les choses compliquées pour ceux qui se sont endurcis dans le péché et qui ne veulent pas se repentir. Pour eux, Il rend les choses de plus en plus compliquées et Il les enferme dans leur ignorance. Mais pour nous qui sommes enfants de Dieu, qui sommes honnêtes devant le Seigneur, qui voulons marcher avec Dieu, le Seigneur rend les choses simples, parce que nous avons une attitude d'enfant.

 

Je lis, dans l'épître de Jacques, au chapitre 5, et au verset 13 : « Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance ? Qu'il prie ». Là, il ne s'agit pas de la souffrance de la maladie, puisqu'il en parle plus loin. Il s'agit de souffrance tout autre. Il n'a pas promis de nous délivrer des souffrances, bien au contraire, Il nous dit que nous aurons des tribulations sur cette terre, des souffrances, des persécutions, des abandons, des rejets. Il nous demande de prier, pour avoir la grâce de passer au travers, avec l'Esprit de Christ, et d'être rempli de Son Esprit et de faire la volonté de Dieu dans ces souffrances qu'Il permet.

 

« Quelqu'un est-il dans la joie ? Qu'il chante des cantiques. Quelqu'un parmi vous est-il malade ? (Il y a une souffrance attachée à la maladie, qui n'est pas la même que la souffrance attachée aux persécutions) Qu'il appelle les anciens de l'Eglise ». Non pas que le Seigneur ne puisse pas guérir tout seul un de Ses enfants qui se confie en Lui. Il peut très bien le faire et Il a beaucoup d'autres moyens pour apporter la guérison. Mais ici, il s'agit sans doute de quelqu'un qui est gravement malade, puisqu'il est obligé d'appeler les anciens, il est alité, il ne peut pas bouger. Il a peut-être tout essayé et il est dans une situation où il doit être aidé dans sa foi. A cette époque, les anciens étaient des hommes qui ne sortaient pas d'instituts de théologie ou d'écoles bibliques, mais ils étaient remplis de foi et du Saint-Esprit. Ils n'avaient peut-être aucune éducation, certains d'entre eux ne savaient peut-être même pas lire, mais ils étaient des hommes remplis de foi et du Saint-Esprit et ils avaient la Parole de Dieu dans leur cœur. Ils étaient capables de prier la prière de la foi. C'est pourquoi il dit : "Fais appeler les anciens".

 

Ne fais jamais appeler un ancien si tu sais qu'il est incrédule au sujet de la guérison divine ! Le pauvre, il n'est pas éclairé et il va t'enfoncer. Il va prier sans aucune foi et tu ne seras pas guéri. Fais appeler des anciens que tu connais, qui sont des hommes de foi et qui connaissent la Parole. Fais-les appeler et ils vont prier pour toi.

 

 « Que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi (la prière des anciens et de celui qui demande la prière) sauvera le malade ». C'est une promesse certaine ! Il n'y a pas l'ombre d'un doute, il n'y a pas une seule exception qui est annoncée. Il n'y a pas un "sauf si".

« La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ». C'est une promesse claire et certaine de la nouvelle alliance, qui est bien meilleure que l'ancienne.

« et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés (le "donc" se rapporte directement au verset qui vient d'être dit) les uns aux autres ». C'est-à-dire aux anciens qui sont là, pas forcément à des frères et soeurs qui ne seraient pas capables de comprendre. Mais là, avec ces frères remplis du Saint-Esprit, qui sont prêts à prier pour toi, Dieu dit dans Sa Parole : si, dans ta souffrance et ta maladie, le Seigneur t'a montré quelque chose qui te concerne directement et qui a besoin d'être purifié, confesse-le aux anciens qui vont venir prier avec toi.

 

Et il est dit : « les uns aux autres », les anciens ne sont pas à l'écart de la confession de leurs propres péchés. Il peut arriver que l'on commence la prière, et que le Seigneur montre quelque chose à l'un des anciens, et lui dise : "Il y a quelque chose qui n'est pas réglé dans ta vie, tu ne t'en étais peut-être pas rendu compte clairement, mais le Saint-Esprit t'éclaire maintenant. Confesse-le à ton frère qui est là malade et qui va recevoir ta prière".

 

« et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris, la prière fervente (ce n'est pas une prière du bout des lèvres) du juste a une grande efficacité. Elie était un homme de la même nature que nous : Il pria avec instance pour qu'il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit ».

 

Nous avons là une promesse du Seigneur. Le Seigneur te dit : "Prie avec ferveur, fondé sur cette promesse. Si tu ne pries pas, ne crois pas que cela va se faire automatiquement". Elie avait une promesse de Dieu, Dieu lui avait dit : "Je ne vais pas faire pleuvoir sur ce pays pendant trois ans et demi." (1 Rois 17:1 - Jacques 5:17 et Luc 4 :25). Elie ne s'est pas contenté de dire : "Voilà ce que m'a dit le Seigneur, cela va se faire puisqu'Il me l'a dit". Bien qu'il y aît eu une promesse certaine, il a dû prier pour que ce que Dieu avait annoncé se réalise. A la fin des trois ans et demi, Elie aurait pu se dire : Dieu a dit que la pluie reviendra après trois ans et demi, attendons que la pluie vienne. Mais Elie s'est mis à genoux, il a dit à son serviteur : "va et reviens". Il l'a fait sept fois. Et un petit nuage grand comme la paume d'une main est apparu dans le ciel, puis un grand orage a tout arrosé (1 Rois 18 :41 à 45). Elie avait prié.

 

Daniel a prié quand il a vu que les 70 ans étaient finis. Il n'a pas attendu passivement que cela arrive. 

 

Si la maladie te frappe, tu sais qu'en Jésus-Christ, tu as plus qu'une promesse de guérison. Jésus S'est chargé de tes maladies, Il s'est chargé de tes infirmités, Il s'est chargé de tes iniquités, Il s'est chargé de tes péchés sur la Croix. Tout cela a été détruit par Sa mort, Son sang a effacé toute chose. Ses meurtrissures nous ont guéris. Nous avons des promesses. Est-ce que nous allons attendre passivement qu'elles se réalisent dans nos vies ? Prions avec ardeur la prière de la foi du juste. Examinons-nous devant le Seigneur en disant : "Seigneur, la maladie me frappe, qu'est-ce que Tu as à me dire ? Tu as permis à Satan de me toucher. Ce n'est pas sans raison".

 

Il y a une raison. Cela ne veut pas dire que je suis un grand pécheur. Pas du tout ! Tu peux être l'homme ou la femme le plus juste du monde, comme Job, mais peut-être es-tu en train de murmurer contre ton sort, de te plaindre de ce qui t'arrive, comme Job le faisait. Peut-être trouves-tu que le traitement est trop dur ou trop long pour toi. Si tu as cette attitude de cœur, cela suffit. Dieu le voyait à l'avance et Dieu a permis à Satan de te toucher, sans rien lui révéler de Ses intentions profondes. Satan ne connait rien des intentions de Dieu. Satan veut simplement faire le plus de mal possible. Mais, il ne peut pas aller plus loin que la limite que lui a fixée le Seigneur. Pour Job, Dieu avait dit à Satan : "Tu vas le toucher mais tu ne toucheras pas à sa vie". Satan est absolument lié par les paroles du Seigneur. Dieu dit à Satan : "Je te permets de le (ou de la) toucher mais pas plus loin, tu ne franchis pas cette ligne".

 

Le Seigneur, qui est fidèle, ne nous donnera pas une épreuve qui est au-delà de nos forces « Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter » (1 Corinthiens 10:13). Avec l'épreuve, Il donnera le moyen d'en sortir, c'est-à-dire l'assistance de Son Esprit pour faire une pleine lumière sur ma foi. Et je dis alors : "Seigneur, pourquoi as-Tu permis cela ? C'est une œuvre de Satan. Est-ce qu'il y a la moindre incrédulité dans mon cœur encore en ce qui concerne Ta promesse de guérison ?" Ce peut être cela pour certains. "Seigneur, est-ce qu'il y a encore un doute quelconque que Tu veuilles me guérir ? Est-ce vraiment Ta volonté de me guérir ? " Si nous doutons que Dieu veuille nous guérir, c'est une attitude d'incrédulité parce que Dieu nous a clairement dit, du début à la fin de la Bible, qu'Il veut guérir tous les malades qui le Lui demandent. Il ne va pas nous guérir contre notre volonté. Jésus a guéri tous les malades qui se sont approchés de Lui pour Lui demander la guérison. Jésus a aussi guéri quelques autres malades, en plus, qui ne le Lui avaient pas demandé.

 

Mais Il n'a pas guéri tous les malades de Son temps, tous ceux qui ne sont pas venus auprès de Lui pour Lui demander la guérison. Tous ceux qui le Lui ont demandé, sans une seule exception, Jésus leur a donné une pleine et entière guérison. Pour ma part, je considère que si cela ne se passe pas comme le Seigneur le veut, c'est uniquement pour des raisons d'incrédulité de l'Eglise. Uniquement ! Si Jésus n'a pas pu faire de miracles à Nazareth (Il le dit bien), c'était uniquement à cause de leur incrédulité, si ce n'est qu'Il imposa les mains à quelques uns et qu'Il les a guéris.

 

Cela ne veut pas dire que Jésus ne veut pas guérir. Jésus est ardemment désireux de refaire maintenant exactement les mêmes choses qu'Il faisait lorsqu'Il avait posé les pieds sur la terre. Il veut faire bien plus encore, puisqu'Il nous a donné le Saint-Esprit. Donc, c'est à nous de continuer à sonder Sa Parole, à nous sonder nous-mêmes, à la lumière du Seigneur, pour pouvoir dire au Seigneur honnêtement : "Seigneur, d'une part, je veux que Tu me sondes pour que Tu me fasses comprendre le pourquoi de cette maladie. Que veux-Tu me montrer dans ma vie ? Pourquoi ce trouble vient maintenant ? Pourquoi as-Tu permis à Satan de me toucher ? Et d'autre part, la deuxième chose que je veux régler, c'est, dans mon cœur, la certitude absolue que Tu veux me guérir, parce que, déjà, d'avance, Tu as placé mes maladies et mes infirmités sur Jésus et que Tu ne demandes qu'une chose, c'est qu'elles soient ôtées de moi au plus vite, pour que l'œuvre de Jésus soit glorifiée".

 

Et si Dieu traite les païens de manière bien souvent plus rapide, en ce qui concerne la guérison, alors que certains de Ses enfants ont l'air de traîner pendant longtemps, c'est que la situation des deux n'est pas la même. Je le répète, le païen a besoin de se convertir, et le Seigneur va peut-être permettre qu'une guérison immédiate lui soit accordée, pour qu'il puisse venir au Seigneur, pour qu'il comprenne la puissance de Dieu et qu'il s'approche de Lui. Dieu veut faire de même avec Ses enfants, mais Il peut se servir de la maladie comme un moyen de châtiment, s'Il voit que c'est nécessaire pour eux. Tant que la cause ne sera pas enlevée, le châtiment ne s'arrêtera pas. Mais le Seigneur ne veut pas garder le châtiment indéfiniment.

 

Je lis dans Hébreux 12:1 (il vient de parler des héros de la foi au chapitre précédent) : « Nous aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins (d'hommes et de femmes de foi, des hommes comme nous) rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement ».

 

Est-ce que nous passons réellement du temps, est-ce que nous sommes sérieux dans notre attitude, à rejeter résolument le péché de nos vies ? Si Dieu t'a montré que ton langage était ordurier, ou simplement léger, que telle habitude que tu as est impure ou mauvaise, si Dieu t'a montré ce qui Lui déplaît, est-ce que tu fais vraiment tout ce que tu dois faire pour lutter contre ce péché, en disant : "Cela ne se reproduira plus Seigneur, je veux absolument régler cela devant Toi !" ?

 

« Rejetons le péché qui nous enveloppe et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte (On a l'impression de voir un coureur qui est couvert de choses qui l'encombrent et qui n'arrive pas à courir dans la carrière qui lui est ouverte. Il commence par se débarrasser de tout cela, pour être léger et courir en direction du Seigneur Jésus) ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui Lui était réservée, a souffert la Croix, méprisé l'ignominie, et S'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, Celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée. Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché ».

 

Dans ce passage il parle deux fois du péché : "Rejetons le péché" et "En luttant contre le péché". Est-ce que c'est un petit combat ? Tout se fait par la foi. Je ne peux pas lutter contre le péché par ma volonté, mais je peux mettre toute ma volonté au service de ma foi, parce que j'ai compris qu'en Christ, je suis une nouvelle création, que le péché ne dominera plus sur ma vie, parce que j'ai été crucifié et ressuscité en Lui et que le péché ne doit plus dominer dans ma vie. Si Dieu me demande de laisser des choses, que je suis en train de pratiquer, qui Lui déplaisent, ma responsabilité, c'est de régler cela par la foi et par ma volonté devant Dieu une fois pour toutes, sinon le châtiment va venir. Il ajoute d'ailleurs : « Et vous avez oublié l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur » Hébreux 12:5. Vous voyez, le contexte est le même. Là, le châtiment vient parce que Son fils ou Sa fille n'a pas résisté au péché et n'a pas voulu se débarrasser du péché que le Seigneur lui montrait.

 

Nous aurons des combats jusqu'à la fin de notre vie. Cela ne veut pas dire que toute notre vie, nous avons besoin d'être malade, pour pouvoir être châtié parce qu'on ne lutte pas contre les péchés nouveaux que Dieu va nous montrer. Ce n'est pas du tout cela. C'est une attitude de cœur, d'amour et d'obéissance, parce que, si Dieu permet un châtiment qui est la maladie, ce n'est pas pour me faire rester indéfiniment sous la coupe de ce châtiment. C'est pour me faire venir à la lumière pour qu'en permanence, je me sépare du péché que Dieu me montre et que je sois résolu à conserver ma course libre de tout péché. A ce moment-là, Dieu n'a plus besoin de me châtier. Je reste dans une santé parfaite, comme les Hébreux dans le désert. Ils n'ont été châtiés que lorsqu'ils se sont rebellés et qu'ils ne se sont pas repentis de cette rébellion. Mais, dès qu'ils se repentaient et qu'ils offraient des sacrifices, le châtiment était ôté.

 

Donc, il n'y a aucune raison pour que tu restes sous le châtiment du Seigneur. Peut-être ne t'es-tu pas assez approché du Seigneur, pour qu'Il fasse la lumière sur les causes. C'est peut-être simplement une question d'incrédulité. Tu ne crois pas que Dieu veut vraiment te guérir. Cela suffit à te garder malade. Je lis ce passage : « Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage quand Il te reprend, car le Seigneur châtie celui qu'Il aime, et Il frappe de la verge tous ceux qu'Il reconnaît pour fils. Supportez le châtiment ».

 

Et nous avons vu, dans 1 Corinthiens 11, que le châtiment peut prendre la forme d'une maladie (mais ce n'est pas toujours le cas). « Supportez le châtiment : c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu'un père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils » Hébreux 12:8.

 

Il dit au verset 10 : « Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon », donc notre Père céleste aussi. Il ne veut pas que le châtiment dure. Si notre père terrestre nous châtiait pour peu de jours, à combien plus forte raison notre Père céleste qui veut donner de bonnes choses à Ses enfants, veut nous donner la santé et la guérison, et pas une maladie en permanence pour nous rendre plus saints. Ce n'est pas la méthode de base du Seigneur. « Dieu nous châtie pour notre bien afin que nous participions à Sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice ».

 

Au verset 15, il dit : « Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ». La guérison, c'est une grâce. Tu ne la mérites pas. Elle a été acquise pour toi par Jésus à la Croix du calvaire. Bien-aimés, en cet instant où je vous parle, notre souverain sacrificateur, qui est en haut à la droite du Père, sait, Lui, que sur la Croix, Il a porté d'avance tous nos péchés et toutes nos maladies. Donc, où sont mes péchés actuels ? Sur Jésus, lorsqu'Il est mort. Où sont mes maladies ? Sur Jésus : Il a été frappé à ma place. Pour Lui maintenant, tout est éternel. Je mets cela au présent, parce que je suis venu après la Croix. Mais Lui, a porté les péchés que j'allais commettre 2000 ans après. Il les a portés d'avance. Il a porté d'avance mes maladies.

 

Donc, si toutes ces maladies, tous ces péchés ont été chargés sur Son dos par le Père, au point de Le faire mourir et d'emporter dans la tombe tous ces péchés et toutes ces maladies, vous pensez bien que le Seigneur ne demande qu'une chose, c'est de nous éclairer le plus vite possible, si nous sommes en train de pratiquer un péché quelconque. Et c'est de nous guérir le plus vite possible et d'enlever tout châtiment qu'Il aurait pu faire venir sur nous, à cause d'une mauvaise disposition de notre cœur.

 

Pour ma part, la souffrance et la maladie que j'ai pu éprouver dans ma vie ont été une grande incitation à m'approcher du Seigneur pour qu'Il fasse la lumière. Et je sais que si cela avait été ôté tout de suite, au début de ma vie chrétienne, j'aurais peut-être vécu une vie chrétienne superficielle, parce que j'avais besoin d'être châtié, je le sais, sur certaines choses précises. Il a fallu que la maladie opiniâtre et tenace et les souffrances soient là, pour que je recherche ardemment la volonté du Seigneur en disant : "Seigneur, éclaire-moi, je T'en prie. Montre-moi". Et Il m'a montré des choses pour m'en délivrer et me faire participer à Sa sainteté et être en pleine santé.

 

Dieu veut que nous soyons en parfaite santé pour faire Son œuvre. Il n'a que faire d'enfants malades. Il a porté nos maladies, nos infirmités, Il veut nous en délivrer entièrement.

La guérison des maladies dans la Bible est toujours associée au pardon des péchés. La maladie est la conséquence du péché. La guérison accompagne le pardon, toujours. Quand Dieu te montre un péché quelconque ou une tendance mauvaise et quand tu l'as confessé, tu es guéri en même temps. Pour le Seigneur, c'est réglé. Que nul ne se prive de la grâce de Dieu !

 

Alors, est-ce qu'il est bon que les chrétiens suivent un traitement médical, lorsqu'ils sont malades ? Pour ma part, je pense que c'est très mauvais, parce que si justement le Seigneur permet la maladie, c'est pour nous montrer quelque chose de profond qu'Il va régler par la foi en Sa Parole, et par l'action de Son Esprit. Alors que si nous recherchons immédiatement un traitement médical auprès de la médecine des hommes, cela va empêcher le Saint-Esprit d'agir pour nous montrer ce qu'Il veut nous montrer. Si j'ai recours à la science médicale pour faire disparaître une maladie, je ne vais pas chercher de la même manière la face du Seigneur. L'intervention spirituelle du Seigneur ne va pas se faire de la même façon.

 

Même si le Seigneur ne condamne pas, dans la Parole, l'utilisation des médicaments et de la médecine, le Seigneur a un plan bien meilleur pour nous. C'est celui de la foi en Sa Parole et l'action de Son Esprit pour qu'Il nous montre, qu'Il fasse la lumière et qu'Il apporte, par la puissance de Son Esprit, comme Jésus l'a toujours fait, la guérison qu'Il nous a acquise, par Ses meurtrissures, à la Croix. De cette manière, un travail profond peut se faire dans notre cœur, mais c'est le travail de la foi.

Ce n'est pas à nous de conseiller à des Chrétiens d'aller voir le médecin. Nous devons simplement leur expliquer la Parole et leur montrer qu'il y a un chemin bien meilleur pour eux que d'aller voir les médecins, à condition qu'ils soient désireux de rechercher le Seigneur et de le faire dans la foi. Il y a un chemin bien meilleur, c'est celui de l'intervention du Seigneur, de Sa puissance, de Son Esprit et de Sa Parole qu'Il envoie pour nous guérir.

 

Mais vous comprenez que cela ne peut être fait que dans une foi personnelle, de chacun, devant Dieu. Si tu n'as pas cette foi, je n'irai pas te dire qu'il vaut mieux que tu ailles voir un médecin, je te dirai qu'il vaut mieux que tu t'approches encore davantage de Dieu pour avoir cette foi, parce qu'Il va te la donner. Quand tu auras vu le Seigneur agir avec puissance, parce que tu L'as cherché, qu'Il a fait la lumière, que tu as reçu Sa Parole dans ton cœur et que tu as compris qu'en Christ tu étais déjà guéri, si tu restes sur cette position de foi inébranlable, tu vas voir le Seigneur agir dans ta vie. Tu vas voir la guérison se manifester. Dieu va être pleinement glorifié et tu vas rendre un témoignage qui va interpeller tes frères et tes sœurs.

 

Ils vont dire : "Jusqu'ici, nous sommes passés à côté de quelque chose de très important. Maintenant, nous avons compris la meilleure voie que le Seigneur nous donne. Nous avons une meilleure alliance, de meilleures promesses. Nous allons rechercher le Seigneur, parce qu'Il est l'Eternel qui nous guérit. Il va nous montrer tout ce qu'Il a à nous montrer, mais Il ne va pas nous laisser dans cette maladie. Il l'a déjà portée sur la Croix. Il va nous délivrer, mais Il va nous montrer pourquoi nous avons cette maladie. Il va nous délivrer !"

 

J'entre dans le chemin de la foi avec cette certitude dans le cœur que Dieu ne va pas me laisser tomber. Il ne va pas me laisser tomber, parce qu'Il voit que je m'approche de Lui comme un enfant et que je Lui dis : "Seigneur, je désire que Tu interviennes par la puissance de Ton Esprit, je désire que le nom de Jésus soit glorifié, que ce que Jésus a fait soit glorifié dans les cieux et sur la terre, et, pour cela, je veux que ce soit Toi qui interviennes par le Saint-Esprit". Là, on fait plaisir au Seigneur. Là, Il intervient et des miracles, des guérisons se produisent, au nom de Son Fils Jésus, qui vont permettre à des païens de trouver le salut, parce qu'Ils vont voir Dieu agir. Et ils vont trouver aussi la guérison.

 

Je termine en lisant un passage dans l'Evangile de Matthieu. Quand je parle de guérison, j'aime bien revenir à l'Evangile de Matthieu, parce que c'est un des Evangiles où il est constamment dit que Jésus les guérissait tous. Jésus les guérissait tous ! Sans une seule exception, tous ceux qui s'approchaient de Lui. Pour nous qui sommes dans une meilleure alliance, vous croyez qu'au moment où je vous parle, les malades qui sont au milieu de nous, Jésus ne veut pas les guérir tous, sans une seule exception ? Si tu as besoin d'être éclairé, crois-tu que Jésus ne veut pas le faire avant, immédiatement, là maintenant, pour que tu sois guéri et que ce fardeau soit enfin ôté de ta vie, que ce soit une maladie physique ou psychique ou autre ?

 

Dans Matthieu 8, au verset 16, nous lisons : « Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques (en fait toute la ville était là, ils avaient ratissé la ville pour amener tous les malades) Il chassa les démons par Sa parole, et Il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et Il s'est chargé de nos maladies ». Vous voyez que les gens qui étaient là étaient des gens comme nous, de toutes sortes, qui avaient entendu parler de Jésus, qui voulaient Le voir à l'œuvre, et qui, sans doute, devaient avoir de l'attirance et de l'amour pour Lui. Ce soir-là, ces gens ont été tous guéris, instantanément. Il y en avait sûrement qui avaient besoin d'être châtiés spirituellement, d'être repris spirituellement, parce que leur vie n'était pas en règle avec le Seigneur. Mais Jésus les a tous guéris.

 

Je vois là un exemple de la grâce suprême de Dieu. Il permet à Satan de toucher Job et de toucher Ses enfants par la maladie. Aujourd'hui, beaucoup de Ses enfants sont touchés par la maladie. S'Il le permet, c'est qu'Il a un but de châtiment et de correction. Mais la grâce de Dieu est supérieure encore, parce qu'au moment où les yeux sont tournés vers Jésus, dans une attente de ce qu'Il veut Lui-même donner, tous sont guéris, et « Jésus est le même hier, aujourd'hui et éternellement » Hébreux 13:8.

 

Cela veut dire, bien-aimé, que si Jésus a jugé bon de permettre à Satan de te toucher pour te donner une correction, parce qu'il y a des choses qu'il faut régler dans ta vie, la grâce de Jésus peut tout de même te guérir maintenant, pour te mettre en contact avec la vie de Jésus, pour que ton cœur soit attiré par Lui. S'il permet aux Corinthiens de rester sous le jugement de Dieu, je suis sûr que c'est parce qu'ils ne s'étaient pas approchés de Jésus comme ces malades s'étaient approchés ce soir-là. Si ces mêmes Corinthiens qui avaient été châtiés ou jugés par une maladie (ou une mort prématurée d'un frère), s'étaient tournés, comme ces malades-là l'ont fait, vers Jésus, en disant : "Nous n'en pouvons plus Seigneur, Toi qui sais tout, fais Ton oeuvre, Seigneur", Jésus les aurait touchés immédiatement et guéris sur-le-champ. Le fait d'être guéri par une intervention glorieuse et surnaturelle du Seigneur, aurait aussi profondément touché leur cœur, pour qu'ils soient rapprochés encore plus du Seigneur. Donc, s'ils ne l'ont pas fait et si quelques-uns sont morts dans leur châtiment, c'est qu'ils ne se sont pas approchés avec assurance du trône de la grâce, pour être secourus dans ce besoin. Ils ont préféré la gloire des hommes à la gloire de Dieu.

 

 « Rejetons tout fardeau, et courons, les yeux fixés sur Jésus, le chef et le consommateur de notre foi » hébreux 12:2. Tous les malades de Matthieu 8:16 avaient simplement entendu parler de Jésus. Ils se sont approchés de Lui et ils ont reçu, ce soir-là, tous, la guérison que Jésus voulait leur donner. Alors, s'Il le fait facilement pour des païens, à combien plus forte raison aussi pour Ses enfants, s'ils s'approchent avec la même confiance toute simple d'un petit enfant.

 

Comment s'approchaient les païens de Jésus ce soir-là ? J'aurais bien aimé être là, devant la maison de Pierre, où toute la ville de Capernaüm était rassemblée. C'était un gros village, ce n'était pas une grande ville puisqu'ils tenaient tous sur la petite placette qui était devant la maison de Pierre. Ils étaient tous venus « Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple » Luc 7:16.

 

Alors, nous qui sommes malades depuis des années, allons-y ! Ils se sont agglutinés devant la maison. Le Seigneur n'est pas sorti en disant à chacun : "Bon, laisse-moi examiner un peu ta vie ; oui tu as été châtié depuis des années avec cette maladie parce qu'il y avait quelque chose dans ton coeur, il est bon que tu restes malade encore quelque temps, pour que cela fasse son œuvre". Le Seigneur n'a pas dit cela, à un seul d'entre eux. Il a dit : "Il est bon que tu sois délivré ce soir même". Et Il les a renvoyés en disant à certains : « Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire » Jean 5:14. c'est aussi ce que Jésus a dit à la femme adultère (Jean 8:11). Mais il les avait d'abord guéris.

 

Nous qui sommes Ses enfants, même si certains d'entre nous sont affligés d'une maladie tenace depuis des années, même si nous réalisons, par le Saint-Esprit, que Dieu a permis cela parce qu'il y avait quelque chose à juger en nous qu'Il veut nous révéler, et qu'Il va le faire, il ne faut pas que nous nous privions de la grâce de Dieu qui veut nous guérir ce soir même. Et, ayant reçu cette guérison, nous sommes tellement reconnaissants au Seigneur Jésus de ce qu'Il vient de faire pour nous maintenant, que nous allons continuer à nous approcher de Lui, à marcher dans la sainteté et à rechercher la communion avec le Seigneur.

 

 « Il chassa les esprits par Sa parole, et Il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et Il s'est chargé de nos maladies » Mathieu 8: 16 et 17. Tous les malades, même toi, pas une seule exception.

 

Paul, dans sa dernière épître à Timothée, une des dernières de sa vie, dit que Dieu lui a fait grâce, lui qui se considérait le premier des pécheurs (1 Timothée 1:12 à 16). A combien plus forte raison, même si tu te considères comme le premier des pécheurs, ou la première des pécheresses, peux-tu recevoir la grâce de Dieu et un plein salut ! "Salut", c'est le même mot, en grec et en hébreu, que guérison. C'est merveilleux ! Dieu a pris la peine de nous faire comprendre que Son œuvre de guérison est associée au pardon, en employant le même mot pour salut et guérison : "sozo", en grec, qui veut dire sauver et guérir. La guérison, c'est le salut du corps. Donc, tu l'as maintenant !

 

La seule chose que je te demande, au nom du Seigneur, c'est d'être honnête devant Lui. Si c'est un châtiment que tu as reçu, décide devant le Seigneur de demander Sa lumière et de dire : "Seigneur, Tu connais mon cœur. Je veux T'obéir et marcher avec Toi. Tu vas me montrer pourquoi, me le révéler ce soir même, et me donner une pleine guérison. Je suis Ton enfant, et Tu vas faire exactement comme Tu faisais, quand Tu étais sur la terre. Je me suis consacré à Toi ; ce n'est pas pour revenir en arrière. Maintenant, je suis entièrement, corps et âme pour Toi, pour faire Ta volonté. Tu me montreras, pas à pas, ce qu'il faut que je fasse. Et si Tu permettais encore à Satan de me toucher par une maladie quelconque, je continuerai, Seigneur, à Te faire confiance, pour que Tu m'éclaires et que Tu me redonnes une pleine guérison, parce que c'est Ta volonté de détruire toutes les œuvres du diable".

 

Mais vous comprenez bien que, si dans le fond de mon cœur, il y avait quelque chose qui était encore attaché au monde et au péché, Dieu le verrait. Il peut très bien me guérir quand même. Il le fait pour des païens. Mais la situation, dans certains cas, et pour certaines personnes, devient dangereuse, quand ils sont guéris et qu'ils retournent pécher avec une pleine force et une pleine santé. Mais, même là, Dieu est tellement bon qu'Il est capable de les guérir, simplement par compassion, pour qu'ils comprennent qu'ils ont autre chose à faire que rechercher les plaisirs de ce monde.

 

Ce soir, je voudrais en conclusion, vous fortifier dans la confiance, dans la grâce de Jésus-Christ. Jésus est toujours le même hier, aujourd'hui et éternellement. Ce qu'Il a fait dans Son temps, Il veut ardemment le refaire aujourd'hui et Il voudra, pour l'éternité, le refaire de la même manière, jusqu'à Son retour et au-delà.

 

Prions : "Merci de Ta volonté de nous bénir, Seigneur, ce soir, de nous guérir et de nous faire du bien. Nous voulons tous ensemble Te bénir et T'adorer. Tu es toujours le même, Seigneur. Nous allons prier pour résister et chasser ces maladies de nos corps, et nous comptons sur Ton aide puissante. Seigneur, sans Toi, nous ne pouvons rien faire, mais, avec Toi, nous remportons des victoires merveilleuses, parce que Tu es le Tout-Puissant. Je veux Te bénir et Te remercier pour les guérisons et les délivrances que Tu vas nous donner ce soir même, que Tu vas manifester dans nos vies. Certaines sont peut-être en attente depuis longtemps. Ce soir, Tu manifestes Ta grâce et je T'en rends gloire au nom de Jésus-Christ. Alléluia ! Merci pour Ton onction. A Toi la gloire, Seigneur ! A Toi la louange, Seigneur ! Amen !"