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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le baptême du Saint-Esprit et de feu, revêtement de puissance pour le témoignage



Ce soir, je voudrais vous parler de quelque chose qui va nous faire du bien, parce que c'est la volonté de Dieu de nous faire du bien : je vais vous parler du baptême dans le Saint-Esprit. Nous en avons besoin. Moi, j'ai besoin d'être renouvelé constamment dans le baptême du Saint-Esprit. Nous avons parlé de la nouvelle naissance, de l'œuvre de la Croix, de la révélation de Jésus, de la révélation de Son œuvre, de ce qu'il est, de ce qu'il a fait sur la Croix pour nous, de ce qu'Il a fait de nous en Lui. Il a fait de nous des nouvelles créatures, entièrement nouvelles, où tout ce qui est du passé est englouti dans sa mort, et Il nous a donné une nouvelle nature qu'Il veut manifester dans nos vies, si nous restons en contact avec Lui.

 

Je crois que l'une des premières choses, d'après la Parole, qu'Il veut dans la vie de ceux qui sont nés de nouveau, c'est que nous soyons baptisés et remplis de son Esprit. Et c'est dommage que dans l'Eglise du Seigneur, dans beaucoup de coins de l'Eglise du Seigneur, cela soit perdu de vue. Le Seigneur, dès qu'Il nous appelle au salut, dès qu'Il nous appelle à la révélation de son salut, ne veut pas que nous fassions quoique ce soit sans être baptisés et remplis de son Esprit.

 

Parce que ce n'est pas du tout la même chose, d'être sauvé et d'être baptisé dans le Saint-Esprit. Je sais qu'il y a des chrétiens qui croient que l'on est baptisé du Saint-Esprit le jour où l'on est sauvé. Je ne veux pas du tout rentrer dans la polémique ou dans la discussion sur cette doctrine mais je peux constater qu'elle est fausse.

 

Nous sommes nés de nouveau par le Saint-Esprit, rendus de nouvelles créatures en Christ par le Saint-Esprit, et ensuite, si nous comprenons le plan du Seigneur et si nous entrons par la foi dans son plan, nous recevons le baptême dans le Saint-Esprit, qui est un revêtement de puissance pour le témoignage. Et si on peut être sauvé sans être baptisé dans le Saint-Esprit, on ne peut pas être baptisé dans le Saint-Esprit sans être sauvé. Il faut d'abord être sauvé, né de nouveau, avoir le cœur purifié par le sang de Jésus, avoir le cœur entièrement libre de tout péché, et à ce moment-là, nous recevons la vie nouvelle en Christ, nous le confirmons par le baptême d'eau par immersion au nom du Seigneur, et nous recevons le don du Saint-Esprit qui vient après, comme le baptême du Saint-Esprit a été reçu par les disciples le jour de la Pentecôte, alors que le Seigneur Lui-même avait donné la promesse 10 jours avant, en partant.

 

Je vais lire certains passages des Actes des Apôtres, qui vont nous parler, à nous, chrétiens. Parce que quand je vois le genre de baptême qu'ils ont reçu dans les Actes des Apôtres, et que je vois certains de nos baptêmes du Saint-Esprit, aujourd'hui, je vois quand même une différence importante. Et il faut que nous revenions au début, pour que nous voyions les effets du baptême du Saint-Esprit dans la vie des premiers chrétiens, et que nous puissions recevoir et entretenir en nous cette onction du Saint-Esprit. Cette onction du Saint-Esprit qui est une puissance pour le témoignage, qui rend gloire à Dieu, et qui nous met en communication directe avec toute la puissance surnaturelle du Seigneur.

 

Donc il y a vraiment une réalité à vivre, pour que nous restions dans cette réalité que nous avons vécue. Et je prendrai l'exemple de la vie de l'apôtre Paul. On va relire le passage des Actes des Apôtres où ils ont reçu le baptême dans le Saint-Esprit, et on va voir les effets de ce baptême dans la vie de Paul. Nous verrons que Paul, qui a eu un ministère particulier d'apôtre, sur ce plan-là il a eu un appel particulier, mais sur le plan du but que le Seigneur nous montre pour nous tous, c'est-à-dire être rempli du Saint-Esprit pour être des instruments entre ses mains, c'est la même chose pour nous tous. On n'est pas tous appelés à être apôtre, mais on est tous appelés à être remplis du Saint-Esprit. Même pour servir aux tables. On ne peut rien faire de bon si on n'est pas rempli du Saint-Esprit : la vaisselle, le ménage, ou tout autre travail… on doit être rempli du Saint-Esprit ! Sinon, qu'est-ce qui se passe ? Vous l'avez remarqué, quand on n'est pas rempli du Saint-Esprit et qu'on fait ces choses, qu'est-ce qui se passe ? On le fait mal, on le fait en faisant mal aux autres, on casse des choses, ça ne va pas…, on ne le fait pas avec l'onction qui réussit tout et qui est merveilleuse, parce que c'est l'onction du Saint-Esprit. Et en plus, on ne le fait pas dans la joie et dans la paix, quand on n'est pas rempli. Vous rendez-vous compte que les premiers diacres qui ont été choisis ont été choisis sur cette base-là ?

 

"…Choisissez parmi vous 7 hommes remplis de foi et du Saint-Esprit, pour qu'il servent aux tables…" Et ce sont les hommes qui ont commencé à servir aux tables, non pas les femmes. Les hommes ont donné l'exemple. Mais il fallait qu'ils soient remplis de foi et du Saint-Esprit. Alors, si pour une tâche qui semble humble, comme servir aux tables, il fallait être rempli de foi et du Saint-Esprit, combien plus il faut être rempli de foi et du Saint-Esprit pour faire l'œuvre d'un ministère d'autorité, d'un témoignage vis à vis des perdus, pour faire l'œuvre du Seigneur dans ce monde qui nous entoure ! On ne peut rien faire de bon sans cela.

 

Je relis d'abord dans Actes, au premier chapitre. C'est surtout le livre des Actes qui va nous intéresser aujourd'hui, pour que nous puissions nous imprégner de la volonté de Dieu de nous remplir de son Esprit dès le début de notre vie chrétienne. Il ne faut pas attendre 20 ans pour être baptisé du Saint-Esprit ! Dès le jour de la conversion, le Seigneur veut et peut nous remplir de son Esprit. D'ailleurs, cela se passait comme cela au début, ça s'est perdu par la suite, parce qu'on a laissé le modèle divin de côté.

Dans les Actes, au chapitre premier, il est dit, au verset 4 : "Comme Jésus se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, et d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il, car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit."

 

Est-ce qu'ils étaient sauvés, est-ce qu'ils étaient disciples du Seigneur ou pas ? C'étaient ses disciples, ils avaient donné et consacré leur vie au Seigneur, ils n'étaient pas baptisés dans le Saint-Esprit, ils étaient sauvés. Mais le Seigneur leur a dit, dans Matthieu 28 : "Allez dans la terre entière, annoncer la bonne nouvelle à toute la création, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit."

 

Il leur donne l'ordre d'aller dans la terre entière, et là, juste avant de partir, il leur dit "Ne bougez pas de Jérusalem". Ça parait contradictoire ! Mais ce n'est pas du tout contradictoire, parce qu'il fallait qu'ils aillent dans la terre entière après avoir été revêtus de la puissance du Saint-Esprit, ce qu'il n'avait pas. Ils auraient pu partir tout de suite, avec leurs sentiments humains, parce qu'il y avait des millions d'âmes qui se perdaient dans le monde à cette époque-là, et que Jésus leur avait dit : "Allez, évangélisez la terre entière !". Ils auraient pu dire, dès le départ de Jésus : "Bon, on va faire des réunions, à Jérusalem, on va bâtir une estrade, on va monter une tente, on va prêcher l'Evangile, et puis on va sauver des âmes". Mais ils auraient désobéi au Seigneur ! Ils auraient désobéi puisque Jésus leur avait dit : "Laissez de côté tout ça, la première chose qu'il faut que vous fassiez, c'est rester là en attendant ce que le Père a promis, le baptême dans le Saint-Esprit. "Jean les avait baptisés d'eau, ensuite ils avaient été baptisés au nom du Seigneur Jésus, mais il fallait qu'ils soient baptisés dans le Saint-Esprit avant de commencer quoi que ce soit. Avant de commencer un travail pour le Seigneur, avant de commencer l'évangélisation, avant de commencer quoi que ce soit pour le Seigneur, avant même de servir aux tables, il fallait qu'ils soient remplis du Saint-Esprit. Ils ont obéi et ils ont attendu.

 

Mais ils n'ont pas tous obéi, parce que l'apôtre Paul témoigne dans une de ses épîtres que le jour où Jésus a été enlevé, le jour où il leur disait : "Attendez !", ils étaient 500 disciples à le regarder partir. Ils étaient 500 à avoir entendu Jésus leur dire : Attendez, restez là, vous allez recevoir dans quelques jours le baptême du Saint-Esprit. Et de 500, en très peu de temps, ils se sont retrouvés à 120. Même pas en 10 jours, puisqu'ils se sont tout de suite assemblés dès le départ de Jésus vers les cieux, ils se sont assemblés à 120 dans une chambre haute. Où sont passés les 380 autres ? Ils ont laissé tomber tout simplement la promesse du Seigneur. Peut-être qu'ils attendaient, certains dans leur maison, c'est possible aussi, on ne nous le dit pas, mais en tout cas, je ne pense pas que c'était un manque de place qui faisait qu'il n'y en avait que 120. C'était simplement le fait qu'il n'y en avait qu'une partie qui avait vraiment soif de recevoir d'en haut cette promesse que Jésus avait donnée et ce revêtement de puissance qu'Il leur avait ordonné d'avoir avant de commencer à travailler, il y en avait 120. Mais il y en avait 120 qui attendaient. Et ils sont restés 10 jours à attendre.

 

Et le Seigneur leur dit, au verset 8 : "Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit, survenant sur vous …". Puis ensuite, nous savons que par la suite le Saint-Esprit les a remplis, le Seigneur ne s'est pas contenté d'envoyer son Esprit sur eux, ils avaient un revêtement de puissance, ils ont été remplis du Saint-Esprit, et là, ils sont tout de suite sortis pour faire l'œuvre du Seigneur. "…le Saint-Esprit survenant sur vous, et alors, vous serez mes témoins…", d'abord dans Jérusalem, c'est à dire dans ton village, ensuite dans toute la Judée, dans la Samarie……et jusqu'aux extrémités de la terre. Ils n'ont pas commencé par partir d'abord aux extrémités de la terre. Ils ont commencé par témoigner là où ils étaient d'abord. Ici, là, dans Jérusalem, qui est une grande ville, mais là où ils étaient, et ensuite, peu à peu, ils devaient gagner les extrémités de la terre. C'est ce qu'ils ont fait. Ils se sont rassemblés.

 

Et au verset 14, il est dit que, les 120 qui étaient là : "…tous, d'un commun accord, persévéraient dans la prière et l'oraison… (C'est un autre terme pour prier) …avec les femmes, Marie, mère de Jésus" (C'est la dernière fois qu'on parle de Marie dans la Bible, elle n'intervient plus du tout après, mais elle était là et elle a été baptisée dans le Saint-Esprit avec les autres. Elle n'avait pas un rôle spécial, où Jésus aurait pu dire, ma mère n'a pas besoin, elle est déjà remplie, sainte, elle n'a pas besoin d'être avec vous comme les autres. Elle était avec les 119 autres, sur le même plan, et elle a eu besoin de recevoir le baptême du Saint-Esprit, et elle l'a reçu avec les autres, en même temps.) Mais pour montrer que, quand Jésus avait fait la promesse, ils auraient pu tous s'éparpiller, rentrer, puis dire : Bon, puisque Jésus l'a promis, ça va venir, on n'en parle plus, on laisse faire le Seigneur, ça viendra tout seul. Ils n'ont pas fait comme ça, ils ont eu une promesse, Jésus leur a dit : "Attendez !", Il ne leur a pas dit exactement comment ils devaient attendre, mais Il leur avait dit d'attendre la promesse, et eux ils ont saisi cette promesse du Seigneur, et ils ont prié, ils ont prié.

 

Le Saint-Esprit n'était pas encore répandu sur la terre comme Il l'est maintenant. Aujourd'hui j'entends certains dire : "Maintenant, on n'a plus besoin d'attendre que le Saint-Esprit vienne comme Il est venu le jour de la Pentecôte". Evidemment, Il est répandu déjà sur la terre, mais on a besoin d'attendre d'être rempli avant de commencer le travail ! Ça, on doit toujours le faire. Il ne faut pas dire : "Maintenant, parce que le Saint-Esprit est répandu sur la terre, on n'a plus besoin d'attendre d'être rempli du Saint-Esprit", pas du tout ! On a aujourd'hui tout autant besoin qu'autrefois d'attendre d'être rempli du Saint-Esprit, avant de commencer quoi que ce soit pour le Seigneur. Le Saint-Esprit est là, répandu partout, le Saint-Esprit est dans nos cœurs parce que nous sommes nés de nouveau, mais si nous n'attendons pas pour recevoir ce revêtement de puissance, nous ne pourrons pas être un témoin efficace. Et c'est ce que les disciples ont fait. Ils ont attendu, et, nous savons ce qui s'est passé le jour de la Pentecôte, au chapitre 2, le Saint-Esprit de la promesse est descendu. La première tâche que Jésus a eu à cœur de faire, une fois qu'il est monté au ciel, à la droite de son Père et qu'Il lui a montré que Son œuvre était entièrement accomplie, c'était de dire à son Père : "Maintenant, Père, j'ai tout accompli, tu vois tes enfants qui sont là, ils se sont fait mes disciples, ils m'ont donné leur vie, mais ils ne peuvent rien faire sans la présence puissante du Saint-Esprit dans leur vie et sur eux, d'abord pour que tu leur révèles toutes les merveilles de ta Parole et de ton plan pour eux, et ensuite pour qu'ils soient tes témoins jusqu'aux extrémités de la terre. Père, maintenant, c'est le moment, envoie ton Saint-Esprit !". Et le Père a dit : "Oui, dans 10 jours. Ils sont en train de prier, ce n'est pas encore le moment. Dans 10 jours".

 

Et le jour venu, Jésus a, au nom de son Père, par sa puissance, envoyé le Saint-Esprit et l'a répandu. Il est venu sur eux, Il les a remplis, ils se sont mis à parler en d'autres langues, à prophétiser, à parler des merveilles du Seigneur, dans des langues inconnues. Ça s'est passé comme ça le jour de la Pentecôte, ça s'est passé comme ça par la suite pour Corneille, ça s'est passé comme ça au chapitre 19 pour les Ephésiens, des années et des années après. Le Seigneur, quand Il donne un modèle, qui est précis comme celui-là, ne veut pas que l'on s'écarte de ce modèle. Quand Pierre était chez Corneille, le centurion romain, et qu'il a vu le Saint-Esprit descendre, et qu'il les a vus parler en langues et prophétiser, il a dit aux autres, par la suite en racontant cet événement : "Ils ont reçu le Saint-Esprit de la même manière que nous au début". Ça a été pour lui la preuve qu'ils avaient été acceptés, alors qu'ils étaient païens, même pas du peuple juif. Ils ont été acceptés par Dieu, et Dieu les a baptisés exactement comme eux le jour de la Pentecôte, de la même façon. Donc il n'y a pas de raison de penser que le Seigneur ne veuille pas faire de la même manière aussi pour tous ceux qu'Il veut baptiser du Saint-Esprit.

 

Maintenant, pourquoi recevrait-t-on un baptême du Saint-Esprit sans la manifestation de puissance du parler en langues ? Pourquoi dirait-t-on : "Moi, je veux être baptisé du Saint-Esprit mais pas des langues, parce que c'est dangereux, je me méfie, on m'a dit qu'il y avait des langues démoniaques, alors je suis prudent…" Non, pas du tout ! Il ne faut pas rejeter les choses de Dieu parce que Satan fait des contre-façons ! Il faut accepter tout ce qui vient de Dieu en demandant le discernement au Seigneur, et en disant : "Seigneur, tu m'as promis des bonnes choses. Le Saint-Esprit, c'est la meilleure des bonnes choses. Seigneur, si avec ton Saint-Esprit il y a ce signe initial du parler en langues, qui va m'édifier dans le Seigneur, et qui va m'édifier dans l'Esprit, Seigneur, je veux le recevoir, avec le reste, je veux le paquet complet, je ne veux pas faire le tri de ce que tu veux me donner, j'accepte tout".

 

Et ils l'ont accepté, et nous voyons le changement radical de ces juifs qui étaient timides, qui étaient craintifs, qui avaient peur d'être persécutés, qui avaient peur de la mort, qui se cachaient, et qui d'un coup, deviennent des disciples remplis de puissance et vont dans la rue sans crainte. Et nous voyons par la suite, quand Pierre est traduit devant le Sanhédrin, et qu'ils lui disent : "Mais enfin, vous avez rempli Jérusalem de ce nom, on vous l'interdit !", et il ose dire, sachant qu'il risque sa vie : "Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes". Il est plein d'assurance. Quand on voit l'assurance d'Etienne devant le Sanhédrin, qui leur disait ouvertement les glorieuses vérités, et qui osait leur dire : "Mais vous êtes des hommes au coup raide, vous avez résisté au Saint-Esprit jusqu'à présent, et maintenant même, vous vous opposez à Lui !". Il le disait sachant ce qu'il risquait, et il l'a risqué, et il l'a payé de sa vie. Mais il n'a absolument pas craint la mort. On ne peut pas craindre la mort quand on est rempli du Saint-Esprit. A combien plus forte raison, on ne peut pas craindre les hommes, le jugement des hommes, les critiques et les calomnies des hommes.

 

C'est ce qu'ils ont fait : ils sont descendus dans la rue, sans crainte, et là, poussés par le Saint-Esprit, en langues inconnues, ou dans toute autre langue de ceux qui se trouvaient là, ils leur racontaient les merveilles de Dieu, ils ont parlé du Seigneur, et ça a été tout de suite le début de l'Eglise. Pierre fait son simple discours du jour de la Pentecôte, il annonce un Jésus ressuscité, c'est tout ce qu'il a annoncé. Jésus est ressuscité, nous en sommes témoins.

 

Et les autres ont été touchés dans leur cœur : "Qu'est-ce qu'il faut faire ?"

"Repentez-vous, que chacun de vous soit baptisé, plongé dans l'eau, par immersion au nom du Seigneur, et vous recevrez le don du Saint-Esprit parce que la promesse est pour vous…",

pour tous ceux qui l'entendent, et vos enfants, et jusqu'à nous maintenant, la promesse est pour nous aussi.

 

Et c'est comme ça que l'Eglise est née dans la puissance de l'Esprit, elle s'est développée dans la puissance de l'Esprit, ça a été un mouvement irrésistible. La véritable Eglise s'est développée ainsi tant qu'ils n'ont pas éteint la puissance de l'Esprit par les traditions des hommes, par les doctrines des hommes, qui ont commencé et se sont développées peu à peu au cours des années, et au cours des siècles, pour finalement faire sortir la puissance de l'Esprit de la vie de de l'Eglise.

 

Et maintenant, nous sommes dans la fin des temps, le Seigneur revient bientôt, et Il veut faire lever un peuple qui soit rempli à nouveau de Son Esprit, pour encore une fois annoncer la repentance et le pardon des péchés en Jésus, pour guérir des malades, pour ressusciter des morts, chasser les démons en Son Nom, et pour témoigner de la miséricorde et de la puissance de Dieu. Il faut encore un peuple comme ça, un peuple de témoins, d'ouvriers qui soient remplis de Son Esprit.

 

Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Des miracles extraordinaires se faisaient par les mains de Pierre, par les mains d'Etienne, par les mains de Philippe, des miracles extraordinaires qui attiraient des foules ! Ils n'avaient pas de photocopieuse, ils n'avaient pas d'imprimante laser, ils n'avaient pas d'imprimerie, ils n'avaient pas de radio, ils n'avaient pas de télé, ils n'avaient rien de tout ça, ils ne pouvaient pas imprimer dix mille tracts quand il y avait une campagne d'évangélisation, ils n'avaient rien, mais ils avaient … la puissance du Saint-Esprit !

 

Ah ! Il suffisait d'un miracle, un boiteux guéri à la porte du temple, par Pierre et Jean qui montaient à la prière, et c'est la foule qui s'assemble. Et c'est les gens qui viennent en disant : "Mais nous, on en veut aussi un peu… ! et moi, et moi ?" Les malades, les éclopés, les aveugles qui étaient là, ils venaient parce qu'ils voyaient Dieu à l'œuvre… Ils n'avaient pas besoin de feuilles d'invitation ! Aujourd'hui, c'est la même chose. Laissons de côté les papiers, les feuilles d'invitation, même la radio, la télé, toutes ces choses. Laissons de côté même je dirais, les cassettes, les livres, et pourtant on en distribue, mais ce n'est pas la chose principale. Ce sont des instruments dont Dieu se sert, qu'il veut donner pour sa gloire, mais n'essayons pas de remplacer la vraie présence et la puissance du Saint-Esprit par des objets, des outils de travail. Quand il y a la puissance du Saint-Esprit, on peut utiliser des cassettes et des choses qui permettent de voir la puissance à l'œuvre, mais c'est encore mieux quand dans nos vies nous sommes remplis de cette puissance, et là nous manifestons les œuvres du Seigneur. Alors, la publicité se fait toute seule. Les foules vont accourir. Chaque fois qu'il y a un réveil, les foules accourent. Parce que Dieu est présent et Dieu se manifeste, et c'est ce qui s'est passé dès le début.

 

Alors ça a excité la colère des gens religieux : le sanhédrin, toutes ces vieilles barbes-là, ces vieux pontes, qui avaient ranci dans la loi, et qui étaient là, tous bardés de leur doctrine et de leurs diplômes, qui voyaient la puissance de Dieu à l'œuvre, mais en dehors d'eux. Ils étaient jaloux et ils ont voulu étouffer toute manifestation. Mais on ne peut pas étouffer Dieu. On ne peut pas étouffer Dieu : ça débordait de tous les côtés…ils essayaient de retenir…ça fuyait de tous les côtés ! Et ils essayaient mais ne pouvaient pas. Le Saint-Esprit se répandait partout, il n'y avait rien à faire, on ne pouvait pas empêcher ces gens-là de parler. Jérusalem tout entière était remplie du nom de Jésus. Déjà, quelques jours après, il y avait cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, cinq mille qui avaient cru. Pour une ville comme Jérusalem qui faisait peut-être deux cent mille personnes à l'époque c'était déjà énorme ! Ça mettait toute la ville sens dessus dessous. Cinq mille qui ont cru ! Alors les pharisiens et les religieux ont essayé d'écraser ça dans l'œuf. Ils ont mis tout le monde en prison, ils ont même coupé la tête de Jacques, ils ont fait une persécution, et au contraire, ça a répandu le feu ailleurs ! Tous les disciples qui étaient à Jérusalem se sont répandus partout, ils ont répandu le feu partout, partout !

 

Parmi ces pharisiens, il y en avait un qui était le plus terrible, c'était Saul de Tarse…et on va voir ce qu'il a fait, et ce qu'il disait. Dans Actes, à la fin du chapitre 7, ils sont en train de tuer le premier martyr, Etienne, qui voit le ciel s'ouvrir et Jésus à la droite du Père. Quelle belle mort il a eue ! Juste avant de mourir, il a vu le ciel s'ouvrir, Jésus à la droite qui l'accueillait, qui se lève pour l'accueillir, comme devant un grand de ce monde. Jésus se lève à la droite du Père pour l'accueillir. Il l'a vu, et il est parti en priant pour ses persécuteurs, en disant : "Père (la même prière que celle de Jésus), ne leur impute pas ce péché…". Il était rempli du Saint-Esprit, il ne se défendait pas.

 

Et là, parmi ceux qui le persécutaient, il y avait un jeune homme nommé Saul, au verset 59 d'Actes 7, et il lapidait Etienne qui priait et disait : "Seigneur Jésus, reçois mon esprit. Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria d'une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché. Après ces paroles, il s'endormit."

Saul avait approuvé le meurtre d'Etienne. Il était là, il devait dire sans doute : "Ah ! c'est bien fait pour lui ! Encore un de moins de cette mauvaise secte, qui se répand partout. Il faut la tuer dans l'œuf, sinon elle va détruire notre belle religion, elle va détruire nos belles institutions, tout, il n'y a plus rien qui va rester. Tant mieux s'il meurt lapidé ! Voilà ce qu'il faut faire de cette race impie. " Il avait approuvé. Et quand la persécution est venue, Saul était un des premiers à diriger la persécution.

 

Regardez ce qui est dit au chapitre 9 d'Actes : "Cependant, Saul, respirant encore la menace et le meurtre…". On aurait dit qu'il y avait une vapeur qui sortait de tous ses pores, une vapeur de menace et de meurtre. Il voulait les tuer tous ! Il l'a fait en approuvant le meurtre d'Etienne. Il voulait exterminer cette race impie, et il respirait le meurtre. Pour Dieu, Saul était un meurtrier ! C'était quelqu'un de la race des intégristes. Vous avez entendu parler des intégristes, vous avez vu ce que des intégristes peuvent faire dans certaines religions quand ils sont poussés par cet esprit de meurtre. C'est le même esprit, un esprit de menace et de meurtre, c'est l'esprit de l'intégrisme religieux. Ils le faisaient en croyant servir le vrai Dieu. Tous les intégristes, qu'ils soient catholiques, musulmans, juifs, ou autres, croient servir le vrai Dieu. Ils sont remplis du même esprit de meurtre et de menace pour ceux qui, comme Etienne, sont remplis de l'Esprit du Seigneur.

 

Mais ça n'a pas marché. Il a demandé des lettres au souverain sacrificateur, la plus haute autorité religieuse, il ne s'est pas contenté de les arracher à Jérusalem, il a commencé par servir son Dieu lui aussi à Jérusalem, en Samarie, et puis…il serait allé jusqu'aux extrémités de la terre, lui aussi ! Il voulait aller à Damas. Il se dit : "Bon, il y a des chrétiens là-bas, on a réussi à chasser tous ceux de Jérusalem, on les a sortis de là. Maintenant, je vais aller chercher ceux qui sont à Damas. "C'était un pays étranger, il y avait des Juifs. Il avait des lettres, il allait là-bas pour les exterminer, pour les faire mettre en prison, arracher les mères à leurs enfants, les enfants à leurs mères, les mettre en prison, les faire tuer.

 

Et là, sur le chemin de Damas, se dépêchant avec ses lettres pour aller faire emprisonner ces chrétiens, il respirait le meurtre et la menace. Il ne cherchait pas Jésus, il ne cherchait pas le Seigneur, il ne le connaissait pas. Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, lui a fait une grâce spéciale, Il l'avait appelé à un ministère d'apôtre, et il voyait ce petit homme-là, hargneux et meurtrier. Il a dit : "Celui-là, je veux le choisir pour qu'il soit mon instrument pour porter mon nom jusqu'aux extrémités de la terre."

 

Il ne se doute pas de ce qui va lui arriver dans quelques instants, il est là, en train de faire ses plans meurtriers, sur le chemin de Damas, et tout à coup, une grande lumière resplendit, il tombe à terre. Lui, le pharisien, tombe à terre, et il entend une voix, la voix du Seigneur : "Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?". La vision céleste se manifeste à lui, Jésus lui fait grâce, et Jésus se montre à lui d'une manière surnaturelle. Vous croyez que, si Jésus fait grâce à un meurtrier comme ça, Il ne désire pas faire grâce au plus petit des pécheurs, enfin si je peux dire… parce que tous les pécheurs méritent la mort…mais enfin, il y a des degrés aussi dans le péché, chaque péché mérite la mort, il en suffit d'un pour avoir la mort spirituelle, mais dans le péché on peut être plus ou moins fort, et Paul était vraiment fort dans le péché, dans le meurtre religieux, et si Jésus a pu toucher le cœur de Saul, ce meurtrier, Il est capable de toucher le cœur de n'importe qui. Et on le voit aujourd'hui dans les témoignages que nous avons publiés, même pour quelqu'un qui est à fond dans les œuvres de Satan, Jésus est capable d'aller là, au plus profond du péché, pour révéler son péché, pour parler à son cœur, et pour dire : Je suis Jésus, celui que tu persécutes en la personne des chrétiens. Il est bon de savoir que Jésus est aussi persécuté quand nous le sommes. Nous participons aux souffrances du Seigneur, mais Il participe aussi aux nôtres.

 

Et le Seigneur, tout de suite se révèle à Saul, et lui dit : "Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Tu vas devenir un instrument entre mes mains. Tu vas devenir quelqu'un que je vais utiliser. Je vais te faire passer par la nouvelle naissance, et tu vas comprendre ce qu'est la vie en moi". A ce moment-là, Saul était encore un meurtrier. Il n'était pas encore sauvé, il n'était pas encore baptisé du Saint-Esprit. Il est tout simplement touché par Jésus, qui se révèle, et qui lui dit : "Je suis Jésus". Saul aurait pu dire : "Qu'est-ce que c'est, je n'en veux pas !" Mais son cœur a su reconnaître que c'était la voix de Dieu. Et il a dit, des années plus tard, au roi Agrippa qui lui demandait son témoignage : "Je n'ai pas résisté à la vision céleste".

 

Quand tu reçois la révélation de Dieu, tu peux résister ou accepter. Parce que quand Dieu se révèle, Il fait en sorte que nous sachions que c'est Lui. On ne peut pas se tromper quand Dieu se révèle. Dieu se révèle, Jésus se révèle, et on sait que c'est Dieu. Et à ce moment-là, ou on résiste, ou on ouvre son cœur pour accepter. Et Saul, tout meurtrier qu'il était, a dit : "Seigneur, que veux-tu que je fasse ?" En un instant, Saul a compris que c'était Jésus qu'il était en train de persécuter. Saul a vu Jésus, et en un instant, Jésus lui a révélé qu'il se trompait à fond. Il ne pouvait pas se tromper plus. Il croyait servir Dieu, il servait le diable. Il réalise en un instant que toute sa vie s'écroule. Ça a dû faire un film rapide dans sa tête, cette vie de pharisien, de légaliste religieux, tout, et finalement…"Je suis complètement à côté de la plaque". En un instant, il réalise tout, qu'il est complètement à côté du plan de Dieu. Il n'a pas eu l'orgueil de rejeter la révélation, il a ouvert son cœur, et a dit : "Seigneur, que veux-tu que je fasse ?".

 

Et le Seigneur lui répond d'une manière très simple. Il lui dit : "Pour le moment, voilà ce que je te demande : lève-toi, entre à Damas, et là on te dira ce que tu devras faire." N'est-ce pas grandiose comme révélation ? A chaque pas, Il l'a guidé. Il ne lui a pas dit d'abord : "Je vais faire de toi un grand apôtre des nations." Non ! "Lève-toi, va à Damas, et là, on va te dire". Et ça a été aussi humiliant pour ce pharisien d'être là, aveugle, par terre sur cette route, incapable de se diriger lui-même. Lui qui croyait être le docteur de la loi, et celui qui éclaire les yeux du peuple par la lumière de la loi, il était aveugle ! Il ne pouvait plus se diriger lui-même, et il a dû compter sur l'aide des autres pour être conduit là-bas, dans une maison, dans la rue droite, et là attendre. Jésus lui avait dit : "Attends ! On va te dire ce que tu dois faire". Et qu'est-ce qu'il a fait, en attendant ? Il est dit, au verset 8 : "Saul se releva, et quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien. On le prit par la main, on le conduisit à Damas, il resta trois jours sans boire, et il ne mangea, ni ne but."

 

Vous voyez comment Paul commence sa vie avec le Seigneur ? Jésus se révèle, il L'accepte aussitôt, Puis il aurait pu se dire , le Seigneur m'a dit : "On va te dire ce qu'il faut faire"…en attendant, mangeons, buvons, et puis on attend tranquillement. Mais non ! Il était là, plongé dans la prière. C'est ce que Jésus révèle à Ananias en lui disant : "Il y a un homme qui est là dans la rue droite, il prie". Il prie. Il a passé trois jours à jeûner et à prier ce Jésus qui venait de se révéler à lui pour lui dire : "Seigneur, révèle-toi ! Seigneur, montre-moi maintenant ce que je dois faire, révèle-toi à moi, dis-moi, éclaire-moi, et montre-moi ce que j'ai à faire !". Et Jésus a parlé à Ananias, un simple disciple, ce n'était pas un grand apôtre, un grand ministère, c'était un disciple. Il nous est seulement dit qu'il s'appelait Ananias. Mais il avait quelque chose de particulier, cet Ananias, il était capable d'entendre la voix du Seigneur. Et quand Jésus s'est révélé à lui, directement, Jésus lui a dit : "Ananias ?". –"Me voici, Seigneur !". Je lis au chapitre 9 et au verset 10 : Quand Jésus l'appelle dans une vision "Ananias !", il répondit : "Me voici, Seigneur !". Tout de suite ! –"Que veux-tu que je fasse ?". Et le Seigneur lui dit : "Lève-toi, va dans la rue qu'on appelle la droite (La rue droite, qui existe toujours d'ailleurs, à Damas) , cherche dans la maison de Juda (Voyez comme c'est précis quand le Seigneur dirige ! ), quelqu'un qui s'appelle Saul de Tarse, car il prie et il a vu en vision un homme du nom d'Ananias qui entrait, qui lui imposait les mains pour qu'il recouvre la vue."

 

Voyez la direction du Saint-Esprit, comme c'est clair ! Dieu parle à Paul en lui disant, dans une vision, je t'envoie quelqu'un qui s'appelle Ananias, qui va t'imposer les mains et tu vas retrouver la vue. Et c'est parce qu'il priait qu'il a eu cette révélation. Et Dieu parle à Ananias en lui disant : "Tu vas voir Saul de Tarse, tu lui imposes les mains et il va retrouver la vue". Et il y va, mais il lui dit quand même, au verset 13 : "Seigneur, j'ai entendu parler de cet homme, c'est un meurtrier et un persécuteur, Seigneur, c'est vers lui que tu m'envoies ?". Mais le Seigneur le rassure, et il lui dit : "Va, cet homme est un instrument que j'ai choisi". Il commence par l'appeler : "Cet homme", mais quand il rentre, il lui dit : "Saul, mon frère…". Il a compris, parce que Jésus lui a dit : "Mais non, c'est un instrument que j'ai choisi ! Ce n'est plus un persécuteur, un meurtrier, un pharisien qui va te jeter en prison. Il est devenu ton frère, il m'a accepté, il est en train de prier, et je lui ai parlé pour porter mon Nom devant les nations, devant les rois, devant les fils d'Israël, et je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon Nom."

 

Il a eu un ministère rempli du Saint-Esprit et il a eu immédiatement le contre-coup, c'est-à-dire la persécution du diable et du monde qui ne peuvent pas supporter de voir des chrétiens remplis du Saint-Esprit. Et nous devons être remplis du Saint-Esprit. Nous allons avoir des persécutions, des calomnies : de l'église qui marche dans la chair, des gens du monde, mais ça n'a aucune importance, absolument aucune ! Ne nous arrêtons pas pour ces choses. Nous avons des comptes à rendre au Seigneur si nous disons : "Seigneur, tu vois, j'ai été assez persécuté comme ça, ça ne va pas, Seigneur j'ai envie d'un peu de tranquillité, maintenant, non, c'est quand même injuste toutes ces choses qu'on me fait subir…". Vous savez ce que c'est qu'une grâce ? Une grâce, c'est quelque chose, un cadeau, qu'on ne mérite pas. Et d'habitude, quand on pense à une grâce, on pense à une bonne chose qu'on ne mérite pas. Mais il y a aussi des choses qu'on ne mérite pas, qui sont de mauvaises choses. Quand vous êtes traité injustement, vous ne le méritez pas ! Mais tout ce qui est reçu et qu'on n'a pas mérité, c'est une grâce. Que ce soit une bonne chose (le salut, un don spirituel… tout ça, ce sont des grâces qu'on ne mérite pas), mais les mauvais traitements qu'on n'a pas mérités, c'est aussi une grâce. Vous voyez ? C'est pour ça qu'il est dit que, si nous voulons pleinement participer au ministère du Seigneur, nous participerons à ses souffrances parce que nous ne pourrons pas être traités mieux que le Maître.

 

Nous devons être remplis du Saint-Esprit comme le Maître l'a été et accomplir ses œuvres. Nous aurons une foule de persécutions, mais l'esprit de gloire va reposer sur nous parce que ce sera une pure grâce, et nous le saurons. Et nous n'allons pas nous retirer quand ces choses vont commencer de se développer dans nos vies. On va au contraire comprendre, parce qu'on est rempli du Saint-Esprit, que c'est une grâce qu'on ne méritait pas, de recevoir ces mauvais traitements, mais que le Seigneur nous a fait participer au même traitement que lui et nous l'accepterons avec joie. Et ça ne va pas nous empêcher de témoigner dans la puissance du Saint-Esprit parce que nous serons tout simplement remplis du Saint-Esprit. On ne pourra pas faire autrement. Nous sommes liés par l'Esprit, au Seigneur.

 

Au chapitre 9 et au verset 17, nous lisons : "Ananias sortit, et quand il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul." Ananias, un simple disciple. Aujourd'hui, dans certaines églises, on ferait un scandale si un simple disciple allait imposer les mains sans autorisation du pasteur. Eh bien, cette réaction-là, c'est un scandale aux yeux de Dieu, parce que c'est Lui qui dirige son Eglise, et quand Jésus parle à un simple disciple pour lui dire : "Va imposer les mains à cet homme !", il faut le faire. Mais il faut être sûr que Jésus nous a parlé. Et quand Jésus le fait, nous devons le faire, absolument sans discuter. Il lui a imposé les mains, et il lui a dit : "Saul, mon frère ! (Il est devenu son frère… ça y est), le Seigneur Jésus qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue, et que tu sois rempli du Saint-Esprit. Alors, au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, il recouvra la vue, il se leva, et fut baptisé (baptisé d'eau, puisqu'il avait été baptisé du Saint-Esprit au moment où Ananias lui imposait les mains). Il a reçu guérison et baptême du Saint-Esprit. Il n'est pas dit là qu'il a parlé en langues, mais Paul dit lui-même dans l'épître aux Corinthiens : "Je parle en langues plus que vous tous…". Et je suis certain que c'est là qu'il l'a reçu, à ce moment-là.

 

Et des forces lui revinrent…vous voyez comment ce revêtement de puissance se manifeste dans sa vie ? Au verset 20 : "Aussitôt, il prêcha, dans les synagogues, que Jésus est le fils de Dieu". Il avait beaucoup de connaissances dans la loi, il connaissait bien la Bible, et il a utilisé ces connaissances, mais c'était rempli du Saint-Esprit qu'il est allé tout de suite prêcher et dire : "Jésus est le fils de Dieu, et je vous le prouve par les Ecritures !".

 

Et tout de suite, qu'est-ce qui s'est passé ? Tout de suite, les persécutions : "Les juifs se concertèrent pour le tuer". Et on a dû le faire sortir dans une corbeille, la nuit. C'est pas très glorieux, mais enfin, il a dû s'en aller. Et qu'est-ce qu'il a fait, au verset 26, il est dit : "Lorsqu'il se rendit à Jérusalem…" Mais il s'est passé trois ans entre temps ! Quand vous regardez dans Galates…, j'insiste un peu sur la manière dont ça c'est passé pour Paul parce que ça nous permet aussi de mieux comprendre le baptême dans l'Esprit, ce à quoi Paul a été poussé à faire. Regardez dans Galates chapitre 1, verset 11 : "Je vous déclare, frères, que l'évangile qui a été annoncé par moi, n'est pas de l'homme. Car je ne l'ai reçu ni appris d'un homme, (Il n'a pas été dans une école chrétienne biblique, il n'a pas été dans un institut de théologie, il a reçu par une révélation du Seigneur Jésus-Christ l'évangile qu'il devait annoncer.), vous avez su en effet quelle était autrefois ma conduite dans le Judaïsme, comment je persécutais à outrance (C'est terrible comme mot ! Il a dû avoir, après sa conversion, vraiment de la repentance dans son cœur, en réalisant le mal qu'il avait fait…tuer des hommes, des femmes, des enfants, les persécuter, les jeter en prison, en persécutant à outrance…) et je ravageais l'église de Dieu (c'est terrible, il ravageait l'église…) et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme, (dans l'intégrisme, moi je dirais…) que beaucoup de ceux de mon âge et de ceux de ma nation, étant animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes pères. Mais lorsqu'il plut à celui qui m'avait pris à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils (Voyez la révélation sur le chemin de Damas. Ça a été une révélation extérieure, par une apparition de Jésus, mais ce fut essentiellement une révélation dans son cœur, en lui, il a compris que Jésus était le fils de Dieu, le Christ, le Messie d'Israël) afin que je l'annonce parmi les païens. Aussitôt, je n'ai consulté ni la chair, ni le sang (C'est-à-dire, ni les hommes, ni aucune autorité humaine) et je ne montais pas à Jérusalem, vers ceux qui furent apôtres avec moi, mais je partis pour l'Arabie, et je revins encore à Damas… (Donc entre ces deux versets-là, il s'est passé trois ans…) trois ans plus tard, je montais à Jérusalem, pour faire la connaissance de Céphas, de Pierre. Et je demeurai quinze jours chez lui…"

 

Quand il est descendu par la muraille dans une corbeille, il n'est pas allé tout de suite à Jérusalem, il a été conduit par le Seigneur en Arabie, où il est resté longtemps, puisque ce n'est que trois ans plus tard après être retourné à Damas, qu'il est rentré à Jérusalem. On ne sait pas combien de temps il est resté au désert, mais il y est sûrement resté un bon moment. Et là, dans le secret du désert, le Seigneur qui l'avait rempli de son Esprit, l'a rempli de la révélation de l'Evangile, qui correspondait au ministère qu'il devait avoir. Et le ministère de Paul a été un ministère de révélation de la pensée et de la Parole du Seigneur dans l'Eglise. Toutes ses épîtres nous révèlent le plan du Seigneur, et en tant qu'apôtre, il a eu à bâtir ce plan, mais pour cela, il a fallu qu'il reçoive d'abord, lui-même, la révélation, afin de transmettre cette révélation par la prédication et par la prière.

 

Et vous vous rappelez comment il prie pour les Ephésiens, en disant : Je prie pour que vous soyez remplis de la connaissance d'en haut… vous mesurez la profondeur de la révélation qui m'a été donnée, mais moi je prie pour que vous receviez la même révélation. La même révélation de la grandeur de Jésus, de son œuvre, de l'Eglise, de ce à quoi vous êtes appelés… et moi qui étais un meurtrier, un persécuteur, par sa grâce, Il m'a appelé à recevoir cette révélation, et maintenant, je travaille avec ardeur pour vous la révéler à vous. Et le Saint-Esprit travaille en vous pour vous la révéler aussi. La révélation de la nouvelle naissance, de la crucifixion, de l'œuvre de la croix, du baptême du Saint-Esprit, de la mission que Dieu vous donne jusqu'aux extrémités de la terre, voilà, moi qui étais un meurtrier, ce à quoi j'ai été appelé.

 

Un peu plus loin, dans Actes 22, il s'explique devant le peuple à Jérusalem, qui formait une émeute pour le tuer, et les Romains ont dû intervenir pour le protéger. Et là il donne encore son témoignage, il dit, dans Actes 22 et au verset 3 : "Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel, dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu comme vous l'êtes tous aujourd'hui. (C'est un peu ironique parce que, quand on voit le zèle qu'il avait, c'était le même zèle qu'ils avaient eux, pour le tuer. Il leur envoie ça d'une manière douce, mais il leur dit  : le même zèle que vous avez maintenant pour me tuer, moi je l'avais aussi avant…). J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir". Et il raconte comment le Seigneur s'est révélé à lui, et plus loin, quand il doit donner son témoignage devant le roi Agrippa, c'est lui qui décrit ce qu'il était. Il dit, Actes 26, verset 4 "Ma vie, dès les premiers temps de ma jeunesse, est connue de tous les juifs, puisqu'elle s'est passée à Jérusalem au milieu de ma nation. Ils savent depuis longtemps, s'ils veulent le déclarer, que j'ai vécu en Pharisien, selon la secte la plus rigide de notre religion…" et il dit, au verset 10 : "C'est ce que j'ai fait à Jérusalem : j'ai jeté en prison plusieurs des saints, et j'ai reçu ce pouvoir des principaux sacrificateurs, et quand on les mettait à mort, je joignais mon suffrage à celui des autres (Cela veut dire qu'il était avec les autres, pour les faire mettre à mort, donc il les faisait condamner à mort), je les ai souvent châtiés, dans toutes les synagogues, je les forçais à blasphémer".

 

Vous vous rendez compte, cette violence qu'il avait, il les forçait à blasphémer, il devait les prendre, une épée dans les reins, en disant "Blasphème, sinon je te tue ou je te fais tuer ! Je te mets en prison, je t'enlève tes enfants, ta femme ! Blasphème ! Vous vous rendez compte de la violence qui était dans cet homme ! On ne s'en rend pas compte tous les jours, quand on voit l'apôtre Paul, les merveilleux messages qu'il avait, mais ce qu'il était avant, un meurtrier ! Il arrive même à la fin de sa vie en disant à Timothée, dans la deuxième épître : "Je sais que, de tous les pécheurs, je suis le plus grand. Je suis le moindre des apôtres, mais je suis le plus grand des pécheurs, maintenant, je suis sauvé, maintenant j'ai reçu une vie nouvelle.". Mais il était le plus grand des pécheurs ! Un meurtrier ! "Et dans mes excès de fureur contre eux, je les persécutais même jusque dans les villes étrangères" Et au verset 16, il cite une parole de Jésus, une parole qui lui a été révélée, sur le chemin de Damas. Jésus lui a dit : "Lève-toi, tiens-toi sur tes pieds, car je te suis apparu pour t'établir ministre, témoin des choses que tu as vues, et de celles pour lesquelles je t'apparaîtrai. Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et du milieu des païens, vers qui je t'envoie, pour que tu leur ouvres les yeux". Voyez comment Dieu parle à un homme ? Il dit : "Je t'ai choisi pour que TU leur ouvres les yeux". Il n'a pas dit : "…pour que JE leur ouvre les yeux". Mais le Seigneur savait qu'il ne pouvait pas faire ça sans être rempli du Saint-Esprit. C'était la puissance du Saint-Esprit en Paul qui lui permettait d'ouvrir les yeux des aveugles spirituels. Il dit : "…pour qu'ils passent des ténèbres à la lumière, et de la puissance de Satan, à Dieu, pour qu'ils reçoivent, par la foi en moi, le pardon des péchés et l'héritage avec les sanctifiés. En conséquence, roi Agrippa, je n'ai pas résisté à la vision céleste".

 

Regardez le verset 20 : "A ceux, de Damas d'abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'œuvres dignes de la repentance." Parce qu'il prêchait ce que Pierre prêchait dès le premier jour de la Pentecôte, Jésus-Christ crucifié et ressuscité. Il prêchait Jésus-Christ, la foi dans son nom, qui donne le pardon des péchés. Et il disait : "Repentez-vous !". C'était le même message que Pierre. Ils ont constaté, des années après Pierre, que c'était le même message: "Repentez-vous, que chacun de vous soit baptisé en son nom, au nom du Seigneur Jésus, et vous recevrez le don du Saint-Esprit".

 

Paul avait été baptisé du Saint-Esprit le jour où Ananias est venu pour lui imposer les mains et lui donner la guérison de son corps, et le baptême du Saint-Esprit ; immédiatement il a été rempli de la puissance du Saint-Esprit. Puis le Saint-Esprit l'a amené dans le désert (Ça ressemble à l'expérience de Jésus. Quand Jésus est sorti du baptême et que le Saint-Esprit est venu sur Lui, à ce moment-là, la première des choses que le Saint-Esprit a faite, c'est d'amener Jésus dans le désert, non pas pendant trois ans, mais pendant quarante jours, et là Il a été tenté, Il a vaincu le tentateur et là Il a commencé son ministère.) Paul a reçu le Saint-Esprit, il a été conduit par le Seigneur dans le désert pour y recevoir la révélation, être formé, être fortifié dans la révélation, et ensuite il a commencé son ministère d'apôtre.

 

Mais il a été baptisé du Saint-Esprit dès le premier jour, dès le début de sa vie chrétienne. Et ça a été la même chose au début de l'Eglise avec tous ceux qui se convertissaient. Ils annonçaient la repentance, ils annonçaient le baptême dans le Saint-Esprit, ça a été ça au début de l'Eglise et ça a été ça des années et des années après jusqu'à la fin des Actes des Apôtres. Et je vous citerai simplement deux passages dans les Actes. Dans Actes 8, Philippe va annoncer Christ aux païens de Samarie (on considérait les Samaritains comme des païens, c'était des juifs dégénérés). Philippe annonce Jésus, et il y a des miracles extraordinaires qui se passent, et au verset 12, il est dit : "Quand ils eurent cru à Philippe qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume et du nom de Jésus, hommes et femmes se firent baptiser". Et au verset 14 : "Les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la Parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean (deux apôtres). Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit, car Il n'était encore descendu sur aucun d'eux, ils avaient été seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus". Donc ils s'étaient convertis à Jésus, ils avaient accepté Jésus, ils étaient nés de nouveau, ils avaient été baptisés par immersion, mais le Saint-Esprit n'était pas encore descendu sur eux.

 

Les apôtres ont entendu qu'il y a un réveil, là à Samarie. Et pourquoi les apôtres viennent ils de Jérusalem en Samarie, quelle est la première chose qu'ils viennent faire ? Ils viennent pour que les Samaritains aient le baptême dans le Saint-Esprit, dès le début. Tout de suite ! Et ils l'ont reçu dès que les apôtres ont imposé les mains. Parce que les apôtres savaient que sans le baptême dans le Saint-Esprit ces chrétiens-là n'allaient pas pouvoir s'en sortir.

 

Et c'est pour cela qu'après, Dieu a pu dire à Philippe : "Philippe, sors de là ! Et va dans le désert à la rencontre de l'eunuque éthiopien, laisse tous ces jeunes chrétiens qui viennent d'accepter le Seigneur, ils ont été baptisés dans le Saint-Esprit, c'est maintenant le Saint-Esprit qui dirige leur vie. Tu n'as plus besoin de t'occuper d'eux. Va ailleurs, le Saint-Esprit est là. Le Saint-Esprit les a remplis, le Saint-Esprit les a couverts de son onction, maintenant ils sont entre mes mains". Cela ne veut pas dire qu'ils n'avaient pas besoin d'enseignement par la suite, ils en ont eu, mais c'est pour montrer l'importance d'être baptisé dans le Saint-Esprit dès le début.

 

Et des années après, longtemps, longtemps après, puisque là il s'agit du ministère de l'apôtre Paul, dans Actes 19, au verset 1 : "Pendant qu'Appolos était à Corinthe, Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l'Asie, arriva à Ephèse (Donc c'était des années après la Pentecôte, près de vingt-cinq ans après !), ayant rencontré quelques disciples, il leur dit : Etes-vous baptisés dans le Saint-Esprit ? C'est la première question qu'il leur pose. Il rencontre des chrétiens, et il pose cette question. C'est comme si nous, on rencontrait un frère ou une sœur que l'on n'a jamais vu : Bonjour mon frère ! Première question : est-ce que tu es baptisé dans le Saint-Esprit, toi ? Première question ! C'est tellement important ! Sans le baptême dans le Saint-Esprit tu ne peux rien faire de bon. C'est ce que Jésus dit : Attendez ! Est-ce-que tu es baptisé dans le Saint-Esprit ?

 

Nous n'avons même pas entendu dire qu'il y avait un Saint-Esprit. De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Voyez le rapport que Paul faisait entre le baptême d'eau et le baptême du Saint-Esprit. Ils lui disent : "On n'a pas entendu dire qu'il y avait un baptême dans le Saint-Esprit, on n'est pas baptisé du Saint-Esprit". Donc Paul s'est dit : "Puisqu'ils ne sont pas baptisés dans le Saint-Esprit, c'est qu'ils n'ont pas dû être baptisés d'eau au nom du Seigneur Jésus". Pourquoi ? Parce que dès le début de l'église, on annonçait le baptême du Saint-Esprit le jour même où ils étaient baptisés par immersion. Ils priaient le jour même, pour qu'ils reçoivent le baptême de l'Esprit. Donc puisqu'ils n'avaient pas eu le baptême de l'Esprit, Paul s'est dit : "Ils n'ont pas dû être baptisés d'eau !". Parce qu'on fait ça tout de suite, en même temps ! L'un ne va pas sans l'autre, et même avec Pierre, ça a été fait avant, puisque Dieu a baptisé Corneille dans le Saint-Esprit avant qu'il soit baptisé d'eau. Et tout de suite, la réaction de Pierre a été de dire : "Ah, bon, ils ont eu le baptême du Saint-Esprit, donc maintenant, j'ordonne qu'ils soient baptisés d'eau, tout de suite, dans la nuit !". Les deux allaient ensemble !

 

Le baptême d'eau est un baptême d'obéissance. C'est le baptême d'eau par immersion qui nous fait passer dans la mort et la résurrection de Jésus. Le baptême d'eau est la représentation de la nouvelle naissance. Mais le baptême d'eau et la nouvelle naissance ne suffisent pas, il fallait le baptême dans le Saint-Esprit, et c'était prêché, enseigné, prié, et reçu au début, au moment où l'on recevait le baptême d'eau. Alors Paul le leur dit. Parce que Paul avait été baptisé d'eau le jour où il avait été baptisé dans le Saint-Esprit. Et lui aussi, il savait que c'était la volonté de Dieu pour tous ses enfants. Il le pratiquait, il l'enseignait, et quand il a vu ces pauvres chrétiens disciples de Jésus qui n'avaient ni baptême d'eau, ni baptême dans le Saint-Esprit, il a dû se dire : "Mais, les pauvres, mais ils ne doivent rien pouvoir faire de vraiment sérieux ! Alors, vite, il faut changer ça, ils vont passer dans l'eau au nom du Seigneur Jésus…". Il leur a imposé les mains, et " Le Saint-Esprit vint sur eux, et ils se sont mis à parler en langues et à prophétiser…" comme Pierre et les apôtres au début, comme Paul avec Ananias, et comme tous ceux qui ont reçu le baptême dans le Saint-Esprit, tant qu'il a été reçu et prêché dans la vérité de la Parole, ça s'est passé tout simplement comme ça.

 

Et nous, maintenant, est-ce que cela nous parle, quand nous voyons dans les Actes des Apôtres, la puissance de ce baptême dans le Saint-Esprit, qui était vraiment un baptême de mort et de résurrection ! Quand ils recevaient le baptême du Saint-Esprit, à cette époque-là, ça voulait dire quelque chose de profond. Ils venaient de la concrétiser, leur conversion, dans le baptême d'eau, qui les faisait entrer dans la mort et la résurrection de Jésus. Mais le baptême dans le Saint-Esprit qu'ils recevaient aussitôt après, ou juste en même temps, ou avant, enfin, au même moment, c'était un baptême qui les faisait effectivement entrer dans la mort et dans la résurrection. Parce qu'une fois qu'ils avaient reçu cette puissance, ce n'était rien, leur vie passée, à côté de ce qu'ils venaient de recevoir, là, maintenant ! Ils recevaient le Saint-Esprit dans sa plénitude, ils étaient remplis de cette expérience, ils commençaient à exprimer ce langage céleste, et à prophétiser par la puissance du Saint-Esprit, ils sentaient la puissance de Dieu venir sur eux, et ils voyaient bien la différence que cela faisait dans leurs vies ! Ils n'avaient plus de craintes, plus rien ! Ils allaient dans la rue, prêcher et faire les œuvres du Seigneur. Et ils osaient parler à ceux qui les menaçaient de mort, ils avaient cette puissance qui venait sur eux, c'était quelque chose qu'ils avaient ressenti dans leurs entrailles, et ils savaient la différence entre avant et après ! Ce n'était pas quelque chose de léger, ce n'était pas un simple parler en langues, ce n'était pas quelque chose de superficiel, c'était une expérience profonde qui faisait rentrer dans leur vie toute la gloire et la puissance du Saint-Esprit. C'était une illumination, c'était une délivrance de la vie antérieure, une mort à la vie passée, une résurrection !

 

Le Saint-Esprit, c'est l'esprit de résurrection qui les remplissait, et ils partaient faire les œuvres du Seigneur, et annoncer le Seigneur. Alors, bien-aimés, nous avons besoin aujourd'hui de retrouver cette même puissance, moi le premier. Nous avons besoin de vivre et de retrouver cette même puissance, en tant que chrétiens nés de nouveau, (Je le dis, ce n'est pas la peine de rechercher le baptême du Saint-Esprit quand on n'est pas né de nouveau ; nous devons nous repentir, passer par le baptême d'eau) , mais en tant que chrétiens nés de nouveau, quel que soit le nombre d'années de notre vie chrétienne, nous avons besoin, aujourd'hui, de recevoir une nouvelle onction de ce baptême du Saint-Esprit et de feu (Pour moi, le baptême du Saint-Esprit et le baptême de feu, c'est le même baptême), et qui nous remplit à nouveau de la puissance du Seigneur, et qui nous relance à nouveau dans les œuvres du Seigneur qu'il a préparées pour nous d'avance. Et nous devons faire (et je resterai là en concluant), ce que nous devons faire, c'est ce qu'ils ont fait dans Actes 4, c'est-à-dire deux chapitres après la Pentecôte, c'était quelques semaines ou quelques mois après, au moment où on les a menacés en leur interdisant d'annoncer la Parole, dans Actes 4 et verset 23 : "…après avoir été relâchés, ils allèrent vers les leurs, racontèrent tout ce que les principaux sacrificateurs et les anciens leur avaient dit. Quand ils l'eurent entendu (Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont fait ce que nous devons faire nous), ils élevèrent à Dieu leurs voix tous ensemble (Ils ont prié tous ensemble) et dirent : Seigneur, tu es le Dieu qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve, c'est toi qui a dis par le Saint-Esprit, par la bouche de notre père, ton serviteur David : Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Les rois de la terre se sont soulevés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et contre son Oint. En effet, contre ton saint Fils Jésus, que tu as oint, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués dans cette ville avec les nations et avec les peuples d'Israël, pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient arrêté d'avance. (Les hommes vont se liguer contre nous, nos voisins qui résistent au Seigneur, vont se liguer contre nous, nos familles qui ne veulent pas être remplies du Saint-Esprit vont se liguer contre nous, les païens vont se liguer contre nous, les grands, les puissants vont se liguer contre nous, ils ne vont pas accepter la puissance du Saint-Esprit, ils vont accepter une religion bien tranquille où on va leur parler d'amour et d'unité, mais ils ne vont pas accepter la puissance du Saint-Esprit qui parle de repentance, de pardon des péchés par la foi en Jésus, d'œuvres dignes de la repentance, du baptême d'eau par immersion, du baptême du Saint-Esprit et de feu, et ils ne vont pas accepter). Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance, en étendant ta main, pour qu'il se fasse des guérisons, des miracles et des prodiges, par le nom de ton saint Fils Jésus."

 

Voyez que Dieu donne son Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent, et à ceux qui veulent obéir. Parce qu'ils étaient remplis du désir d'obéir, ils disaient : "Seigneur, on veut faire ton œuvre ! On veut, on veut !". Dieu donne son Saint-Esprit à ceux qui le demandent et à ceux qui lui obéissent, ça s'est passé là exactement, ils avaient été baptisés du Saint-Esprit deux chapitres plus haut, le jour de la Pentecôte, et là, deux chapitres plus loin, quelques jours ou quelques semaines plus loin, il est dit que dès qu'ils eurent prié, "…le lieu où ils étaient assemblés trembla ; ils furent tous remplis (Encore une fois !) du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance."

 

Et moi, je crois, bien-aimés, que nous devons tous les jours dire au Seigneur : "Seigneur, je sais que tu m'as baptisé dans ton Esprit, j'ai reçu le signe initial du parler en langues, j'ai ce baptême du Saint-Esprit, mais aujourd'hui, je désire que tu me remplisses à nouveau et encore plus de ton Saint-Esprit, parce qu'aujourd'hui, j'ai des choses à faire pour toi, et je veux les faire dans la puissance de ton Esprit. Et étends ta main pour qu'il se passe des guérisons et des miracles, et ce sont ces guérisons et ces miracles qui vont attirer les âmes à Jésus. "Et le Seigneur a répondu aussitôt ! Aussitôt ! Est-ce qu'il ne le ferait pas avec nous ? Est-ce que nous n'avons pas le désir brûlant dans nos cœurs d'être constamment renouvelés dans son Esprit ? Et est-ce que nous n'avons pas dans nos cœurs l'assurance que Dieu veut déverser en permanence son Esprit, lui qui est un Dieu de miséricorde, pour guérir ses enfants, pour les équiper ?

 

Dieu veut guérir ! Il a commencé par guérir Paul avant de lui donner le baptême dans le Saint-Esprit, vous vous rendez compte, la miséricorde du Seigneur ! Ça a été tout de suite avant, mais ça a été avant quand même ! "J'ai été envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli". Il n'a pas dit : "…que tu sois rempli et que tu recouvres la vue". C'est ça la miséricorde du Seigneur ! Il a tout accompli, il a pris sur lui nos péchés, nos maladies, nos infirmités, nos abcès, nos cécités, nos cancers, tout ! Tout, tout, Il a tout pris sur Lui, le Seigneur !

 

 

Prions avec cette foi du début, cette foi qu'Il donne par Sa Parole, et disons : Seigneur, renouvelle-nous ce soir, fais de nous des instruments puissants !. C'est ma prière pour terminer. Alors, faisons comme eux, élevons ensemble, élevons nos cœurs vers le Seigneur et disons-Lui :

 

 

"Seigneur, étends ta main sur nous maintenant, et renouvelle-nous. Tu es un Dieu vivant, Seigneur ! Et moi, je te prie pour moi-même, pour mes frères, pour mes sœurs, Tu es un Dieu vivant, Tu es le même que celui qui était invoqué dans Actes 4, Seigneur, ils étaient là devant toutes sortes de persécutions, toutes sortes de choses difficiles, qui menaçaient leur vie même, et ils ont dit : Seigneur, étends ta main ! Et remplis nous de ton Esprit, fais-le pour nous, Seigneur ! Seigneur, nous voulons faire Tes œuvres puissantes, nous voulons amener des âmes à Jésus, nous voulons que les yeux s'ouvrent, et que les malades soient guéris, que des foules viennent à toi dans ces derniers temps ! Seigneur, je te demande de nous visiter ce soir, et de nous renouveler, de nous guérir, de faire tomber les écailles des yeux, les chaînes des pieds, des mains, et tout ce qui peut nous tenir encore, et de nous visiter par la puissance de Ton Esprit. Seigneur, je t'en remercie dans le nom de Jésus ! Sois béni, Seigneur ! Viens, Seigneur, visite-nous ce soir, visite-nous, renouvelle-nous par la puissance de ton Esprit. Et je t'en remercie, mon Dieu, béni sois-tu, Seigneur. Amen !"