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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Comment surmonter le découragement et reprendre courage

(message n°1)



Ce message fait partie d'une série de 2 messages (références C90 et C91).

Il est le premier de la série.

Ce soir, je voudrais vous parler d'un sujet qui est une plaie pour beaucoup de chrétiens, et comme le Seigneur veut nous guérir de toutes nos plaies et de tous nos problèmes, je pense qu'il sera bon de l'étudier. Je vais vous parler du découragement. Il arrive à tout le monde d'être découragé. Ce n'est peut-être pas normal par rapport à la norme du Seigneur, mais c'est humain, naturel par rapport à la nature humaine. Tant qu'on n'est pas encore arrivé à la pleine stature de Jésus, on passe par des moments de découragement et il ne faut surtout pas y rester. Il faut en sortir vite parce que l'ennemi en profite pour nous abattre et pour nous empêcher d'accomplir le plan du Seigneur. Quand on est découragé, aplati, abattu, le Seigneur ne peut pas faire son œuvre en nous et par nous. J'étais étonné, en faisant cette étude, de voir à quel point la Parole de Dieu parle de ce sujet. Du début à la fin de la Bible, le Seigneur passe beaucoup de temps à encourager son peuple parce que celui-ci se décourage souvent. Et le Seigneur le sachant, y a pourvu abondamment.

 

Le découragement, qu'est-ce que c'est d'abord ? Si je peux donner une définition simple, le découragement provient du mot « cœur » au départ. Cela veut dire : une perte de coeur, au sens d'un manque de courage devant le danger ou l'effort, ou le combat à faire. « Ayez du cœur », on dit ayez du coeur, ayez du courage, c'est-à-dire : n'ayez pas la crainte ni de l'effort à faire, ni du danger, ni même de certains types de souffrance. Le Seigneur nous demande de ne pas nous décourager dans les épreuves que nous rencontrons car il nous a promis beaucoup de tribulations et beaucoup d'épreuves qui risquent d'être des sujets de découragement, si on ne sait pas exactement comment les prendre.

Ainsi, la première chose, c'est que le découragement est une perte de courage. On avait du courage, on avait de la vaillance, on avançait la tête haute et tout à coup, il se passe quelque chose qui nous fait perdre ce courage et l'on est découragé.

Il y a toute une échelle de valeurs du découragement. On peut avoir un petit découragement passager parce qu'il y a une difficulté qui se présente et puis on n'arrive pas du premier coup, mais celui-ci peut aller jusqu'à un découragement profond, jusqu'à la dépression même si ça va trop loin, ça peut aller jusqu'à toutes les formes d'angoisse associées à la déprime sous toutes ses formes. Ça peut aller très loin, le découragement. Donc, il faut le détecter très vite afin qu'il ne prenne pas les formes les plus graves. Plus on reste dans le découragement et plus il s'aggrave. Il ne part pas tout seul si nous ne faisons pas ce que nous avons à faire. Il ne faut pas tomber dans la dépression. Une fois qu'on est dans la dépression, on est dans un trou noir et on est vraiment en danger spirituel. Heureusement que le Seigneur est avec nous aussi dans ces circonstances-là !

 

Tout d'abord, je voudrais, pour nous chrétiens, bien faire la différence entre deux sortes de découragement. C'est très important de bien les distinguer. Il y a un découragement qui est un découragement charnel et un deuxième découragement qui est un découragement spirituel, enfin disons, plus spirituel. Le fait de se décourager dépend aussi des circonstances qu'on traverse et dépend de notre état spirituel. Mais il y a un découragement qui est vraiment un découragement charnel. C'est la chair qui se décourage. Tandis que le découragement que j'appelle spirituel, c'est l'esprit qui se décourage. C'est-à-dire que dans le premier cas, on a affaire à des chrétiens qui marchent par la chair et qui sont poussés par la chair à se décourager, par réaction charnelle, et dans le deuxième cas, on a des chrétiens qui marchent par l'esprit, qui sont en plein dans le plan du Seigneur et qui, à cause de certaines choses qui leur arrivent, voient leur puissance spirituelle diminuer, et à ce moment-là, ils tombent dans une forme de découragement différente de la première. Vous voyez la différence ? On va voir des exemples dans la Parole, puisque la Parole en parle.

 

En ce qui concerne le découragement charnel, il faut savoir que les hommes charnels se découragent au contact de la Parole de Dieu. Si nous marchons dans la chair, si nous ne marchons pas par l'Esprit, si nous ne marchons pas par la foi, si nous sommes des chrétiens tièdes, si nous ne sommes pas des chrétiens consacrés, si nous sommes des chrétiens qui sont avec un pied dans le monde et un pied dans le Seigneur ou dans l'église, quand la Parole de Dieu nous est adressée d'une manière claire, nette et pure, elle décourage ceux qui marchent dans la chair. Ils se disent : "Oh, le Seigneur place la barre trop haut. On n'y arrivera jamais, et puis moi, je me vois dans quel état, là..." Mais c'est beaucoup trop haut, non pas parce que le Seigneur place la barre très haute mais parce que moi, je place la mienne trop bas. Je marche dans la chair, je n'ai pas fait de consécration vraiment totale au Seigneur, donc, je ne peux pas recevoir toute son aide spirituelle pour me permettre d'accomplir toute sa volonté.

 

Par exemple, regardez dans Josué 14, je lirai à partir du verset 7. C'est Caleb qui parle et qui dit ceci : "J'étais âgé de quarante ans lorsque Moïse, serviteur de l'Eternel, m'envoya de Qadech-Barnéa pour explorer le pays". Ils allaient entrer dans un beau pays, mais il était plein de géants et d'ennemis. Alors ils vont explorer. "Je lui fis un rapport avec droiture de coeur". Josué et Caleb étaient les deux seuls qui ont fait un bon rapport pour encourager les frères. "Mes frères qui étaient montés avec moi (c'est-à-dire les dix autres) découragèrent le peuple, mais moi, je suivis pleinement la voie de l'Eternel mon Dieu".

Ici vous avez deux exemples : Josué et Caleb marchaient par l'esprit, ils étaient dans la foi. Ils ont vu le pays comme les dix autres, ils ont vu les villes fortifiées, les géants, etc…, mais parce qu'ils marchaient par l'esprit, ils ne se sont absolument pas découragés de voir les difficultés, ils savaient sur qui ils s'appuyaient. Tandis que les dix qui marchaient par la chair, qui étaient incrédules et qui avaient peur, ils ont vu ces mêmes difficultés et au lieu d'avoir la même réaction que les deux premiers, ils se sont découragés parce qu'ils ont perdu de vue le Seigneur et sa Parole et ils ont fait un rapport qui a découragé les autres. Tout le peuple a été découragé, ça veut dire que le peuple n'était pas dans un état spirituel extrêmement élevé. Ils ont préféré écouter les dix qui faisaient un mauvais rapport incrédule, plutôt que les deux qui leur disaient : "Mais ce n'est rien, le Seigneur est avec nous. Nous allons vaincre parce que Dieu est avec nous".

 

Ce n'est pas ce que nos yeux voient qui compte, nos sens ou nos difficultés. Ce qui compte, c'est l'état de notre coeur et c'est la présence de Dieu avec nous. Ainsi, quand nous sommes dans la difficulté, si nous marchons par l'esprit et si nous sommes remplis de la présence du Seigneur et de sa Parole, ce ne sont pas les obstacles qui vont nous empêcher de nous lever. Rien ne nous empêchera de dire : "Franchissons l'obstacle parce que Dieu est avec nous". Vous voyez là les deux exemples : il y a le premier, Josué et Caleb qui marchaient par l'esprit, qui eux, ne se sont pas découragés. A un autre moment, Josué va se décourager, on le verra un peu plus loin. Mais en tout cas, là, ils ont fait un rapport s'appuyant sur l'Eternel, ils n'ont pas été découragés. Les autres, qui n'avaient pas confiance en Dieu, se sont arrêtés aux choses qu'ils ont vues et ne marchant pas par l'Esprit du Seigneur, ils se sont découragés. Ils n'ont pas pu aller plus loin. Ils n'ont pas écouté la Parole du Seigneur qui leur était annoncée. Là, ils ont refusé de combattre, puisque Dieu leur demandait de combattre, d'entrer dans le pays et de chasser ces géants en s'appuyant sur lui. Ils ont refusé de combattre parce qu'ils étaient découragés.

 

Un autre exemple, dans Jérémie 38, c'est lorsque Jérusalem est assiégée. La Parole de Dieu était donnée par le prophète Jérémie pour dire à ceux qui étaient assiégés : "Rendez-vous aux Assyriens et vous ne serez pas détruits". Ici la Parole de Dieu dit le contraire de l'exemple précédent. Avec Josué, Dieu avait dit : "Attaquez-les", alors que là, la Parole de Dieu leur dit par Jérémie : "Ne les attaquez pas, rendez-vous" parce que les Assyriens entouraient Jérusalem pour l'attaquer. Donc, dans Jérémie 38 et au verset 2, Jérémie parle au nom de l'Eternel. "Ainsi parle l'Eternel. Celui qui restera dans cette ville mourra par l'épée, la famine ou la peste, mais celui qui sortira pour se rendre aux Chaldéens aura la vie sauve. Sa vie sera son butin et il vivra." Verset 4 : "Et les chefs dirent au roi : "Que cet homme soit mis à mort car il décourage les hommes de guerre qui restent dans cette ville et tout le peuple en leur tenant de pareils discours ! Cet homme ne cherche pas le bien de ce peuple, il ne veut que son malheur." Là, c'était l'inverse : les hommes de guerre avaient du courage pour se défendre contre les Assyriens, mais ce n'était pas la volonté de Dieu. Parce qu'ils vivaient dans le péché, ils n'étaient pas dans l'Esprit du Seigneur, ils avaient un courage charnel. Les ennemis arrivaient pour détruire la ville, le prophète le savait, et Dieu par la bouche du prophète dit : "Laissez tomber votre courage humain qui ne vous sert à rien, rendez-vous, sinon, ils seront plus forts que vous, ils vont tout détruire". Et eux, comme ils étaient dans la chair, ils disaient : "Mais cet homme est en train de décourager le peuple. Allons, on va les attaquer, on sera plus fort qu'eux, il faut les mettre à mort". Alors que c'était Dieu qui disait : "Stop !"

Dans le premier cas, Dieu disait à Josué : "Allez !" Ils n'ont pas voulu. Ici, Dieu leur dit : "Arrêtez !" et ils refusent aussi. Mais dans les deux cas, ils ont eu une réaction charnelle car c'était bien la Parole de Dieu qui était annoncée par la bouche de Josué pour les encourager à attaquer et ils n'ont pas voulu. Ils se sont découragés à cause des difficultés. Alors que là, ils se découragent à cause de la Parole de Dieu qui leur est annoncée pour leur dire : "Stop !"

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans les deux cas, le peuple n'était pas en communion avec Dieu. La première fois, ils ont eu peur des ennemis, c'était la chair qui leur donnait cette peur parce qu'ils n'étaient pas en communion avec Dieu. La deuxième fois, c'était la chair qui leur donnait un faux courage, ce n'était pas un vrai courage spirituel. Parce que vous savez, la chair peut être courageuse. Il y a des hommes qui ne connaissent pas Dieu qui se font tuer pour leur pays, tuer pour leur famille, tuer pour des tas de causes, pleins de courage humain. Ce que le Seigneur veut, c'est que nous, chrétiens, nous soyons à l'écoute de sa Parole et que nous soyons remplis de son courage à lui pour faire ce qu'il nous demande. Là, ce n'était pas ce que Dieu leur demandait. Laisse tomber ton courage humain ou laisse tomber ta crainte humaine. Ce que Dieu veut, c'est que tu marches par l'esprit, que tu sois à l'écoute de ce que Dieu dit pour faire sa volonté.

 

Autre exemple de découragement charnel : la peur du combat. C'était le cas dans Josué, mais là, ils ne marchaient pas par l'esprit. Cependant, on peut marcher par l'esprit et avoir aussi peur de combattre parce que la difficulté est quand même grande. On n'est pas forcément dans le péché, on est devant une grande difficulté, on a besoin d'un renouveau de foi, d'un renouveau de la présence du Seigneur pour nous encourager. Mais si on a peur du combat, on entre dans le découragement. Il y a un combat devant nous. Qui n'a pas de combat ? Si vous avez peur du combat à mener, vous êtes déjà dans le découragement.

 

Dans 1 Samuel au chapitre 17 et au verset 32, c'est le combat contre les Philistins, lorsque Goliath venait lancer un défit à l'armée de L'Eternel. Personne n'ose le combattre quand David le jeune berger arrive : un jeune berger sans force qui n'était pas un guerrier, quoiqu'ayant la force de l'Eternel avec lui, et qui n'arrivait même pas à mettre l'armure de Saül sur lui. Au verset 32, David dit à Saül : "Que personne ne se décourage à la vue de ce Philistin ! Ton serviteur ira se battre avec lui. Saül dit à David : Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant et c'est un homme de guerre dès sa jeunesse." Et un peu plus loin, David lui répond au verset 37 : "L'Eternel qui m'a délivré de la griffe du lion et de la patte de l'ours me délivrera aussi de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va et que l'Eternel soit avec toi." Par contre il n'y est pas allé, lui, car c'est plus facile de dire à son frère ou à sa soeur : "Va, que Dieu te bénisse".

David avait la foi, le Philistin était d'une stature énorme et représentait un danger terrible, cependant David encourage le peuple en disant : "Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin !". Ne regardez pas l'apparence des gens, mais regardez au Seigneur qui est capable de vous délivrer. Faisons bien attention quand nous avons des combats dans notre vie, à ne pas laisser entrer la crainte. La crainte, c'est l'arme de la chair et de Satan pour nous faire entrer dans le découragement.

 

Dans Colossiens 3 : 21, on voit que le découragement est aussi le fruit de l'irritation. C'est important d'être en paix pour ne pas se décourager. Si on a l'âme troublée ou l'âme irritée par tout ce qui nous arrive, on laisse la porte ouverte au découragement. Et l'irritation vient vite. Ici, c'est l'exhortation que Paul adresse aux pères en disant, Colossiens 3 : 21 : "Pères, n'irritez pas vos enfants de peur qu'ils ne se découragent." Il s'agit des enfants, mais cela peut aussi s'appliquer à des adultes, si nous sommes soumis à trop d'irritation, nous courons le risque de nous laisser aller au découragement. Cela est arrivé à tous : des irritations accumulées, une mauvaise nouvelle, quelque chose qui nous agace, qui nous irrite. On sent l'irritation monter et à ce moment-là, le fait de s'irriter, de se fâcher est la porte ouverte au découragement. Là, les pères irritaient les enfants et à force de les irriter, les enfants se décourageaient, ils avaient quelque chose qui les empêchait d'avoir la réaction de courage. Le père aurait dû les encourager comme notre Père céleste le fait. Mais là, le père les irritait de diverses manières, il peut les irriter par des critiques trop fréquentes, il peut les irriter par des reproches, il peut les irriter par des tâches trop difficiles à atteindre et ils n'y arrivent pas. Cela arrive aussi dans les rapports dans le couple ou dans les rapports entre pasteurs et églises. Si le pasteur se comporte de manière à faire toujours des reproches à son église, à lui donner des objectifs trop difficiles, à toujours taper dessus, l'irritation va grandir. Et puis le découragement aussi. Ce n'est pas la méthode spirituelle du Seigneur.

 

Dans le livre des Juges, au chapitre 2 et aux versets 14 et 15 : "La colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël. Il les livra entre les mains de pillards qui les pillèrent, il les vendit entre les mains de leurs ennemis d'alentour et ils ne purent plus résister à leurs ennemis. Partout où ils allaient, la main de l'Eternel était contre eux pour leur faire du mal, comme l'Eternel leur avait dit, comme l'Eternel le leur avait juré. Ils furent ainsi dans une grande détresse." C'était un profond découragement. En fait, ils avaient atteint les limites du découragement. Pourquoi ? Parce qu'ils vivaient dans le péché. Là, ce n'était pas le Seigneur qui ordonnait : "Attaque !" ou : "Cesse !". C'était simplement le fait qu'ils vivaient dans le péché et qu'ils ne s'étaient pas repentis, qu'ils n'avaient pas écouté les exhortations du Seigneur. Et à cause de cela, Dieu leur envoyait des épreuves, des ennemis, des attaques de leurs ennemis qui les ont plongés dans le découragement et la détresse parce qu'il n'y avait pas moyen d'en sortir. C'était Dieu qui le voulait et c'est lui qui les plongeait dans les épreuves et dans les difficultés pour les faire revenir de leurs mauvaises voies, pour qu'ils retournent à l'Eternel. Mais au départ, c'est parce qu'eux étaient dans la chair. Ils étaient dans le péché, ils ne marchaient pas avec Dieu, donc Dieu avait dû les avertir suffisamment. Ils n'ont pas écouté la Parole du Seigneur et Dieu a envoyé des épreuves comme des jugements, des ennemis pour les poursuivre, etc… jusqu'à ce qu'ils soient complètement dans la détresse et dans le découragement. Mais vous avez remarqué dans le livre des Juges et dans la Parole de Dieu, le nombre de fois qu'ils devaient atteindre le fond de leur découragement pour qu'ils se tournent vers Dieu en disant : "Seigneur, on a compris, c'est à cause de nous, finalement. Pardonne nos péchés". Ils se repentaient, ils étaient rétablis dans la communion. Dieu leur envoyait du secours, un juge et pendant un temps, ils étaient vainqueurs, ou ça allait bien jusqu'au moment où ils recommençaient à pécher et à s'écarter de Dieu, à ne pas écouter, et les épreuves revenaient et le découragement et la détresse, jusqu'à ce qu'ils crient à nouveau à Dieu qui les secourait encore une fois.

 

Toutes ces formes de découragement dont je viens de parler sont causées par une marche charnelle, une marche dans le péché. C'est soit l'incapacité de faire face aux commandements ou aux ordres du Seigneur parce qu'on a peur de l'obstacle, on a peur de l'ennemi, ou c'est Dieu lui-même qui envoie toutes sortes d'épreuves pour nous ramener à lui, parce qu'on a péché et qu'il veut nous rétablir dans sa communion. Mais dans tous les cas, il y a une marche loin de Dieu, il y a un découragement qui est causé par une marche dans la chair, quelque chose qui n'est pas ce que le Seigneur aurait voulu au départ. Si les Hébreux s'étaient repentis de leur désobéissance et de leur incrédulité, ils seraient rentrés dans le pays. Ils auraient demandé pardon au Seigneur pour leur incrédulité, ils se seraient repentis. Si Saül, devant le géant Goliath s'était repenti de son incrédulité, il l'aurait attaqué, il n'aurait pas eu peur. S'ils s'étaient repentis, ils se seraient retrouvés dans une position favorable devant Dieu et le courage serait revenu. Donc il faut faire attention quand le découragement vient. Il faut que nous demandions au Seigneur qu'Il nous montre si ce découragement vient parce qu'on s'est coupé de la source de courage qui est le Seigneur, à cause de notre attitude incrédule ou charnelle ou si c'est une autre cause.

 

Voyons maintenant les découragements qui se produisent lorsque nous marchons par l'esprit. Nous pouvons aussi être découragés. On marche par l'esprit et puis on se trouve devant un obstacle qui nous paraît trop difficile et on est découragé. Dans Josué 7 et au verset 5, Josué, qui pourtant était plein de courage quand il a fallu rentrer dans le pays, là, se trouve devant un obstacle. Lorsqu'ils ont pris Jéricho, ils ont attaqué la petite ville d'Aï, pleins de courage. Ils ont été battus et à ce moment- là, Josué se décourage complètement. "Les gens d'Aï leur tuèrent environ trente-six hommes. Ils les poursuivirent depuis la porte jusqu'à Chébarim et les battirent à la descente. Le peuple fut consterné et perdit courage. Josué déchira ses vêtements, se prosterna jusqu'au soir le visage contre terre devant l'arche de l'Eternel, lui et les anciens d'Israël. Ils se couvrirent la tête de poussière : "Ah, Seigneur, pourquoi as-tu fait passé"... Voilà, c'est la déprime complète ! Ici vous voyez que tout le peuple était en communion avec Dieu sauf un, Akan, qui avait péché, et à cause du péché d'un seul, la défaite est venue sur tout le peuple, et le découragement a suivi. Pourtant tout le monde marchait avec Dieu, sauf un. Ils étaient tous pleins d'ardeur. Ils ont vu la défaite, ils n'ont pas compris. Ils ont dit : "Mais Seigneur, nous, nous sommes en communion avec toi. On a répondu à ton ordre, on a attaqué, on est fort et on se fait battre. Qu'est-ce qui se passe ?" Découragement complet. Et c'est dans la prière que Dieu leur montre qu'il y avait un interdit au milieu d'eux et que l'un d'entre eux avait commis un vol, une désobéissance et à cause de cet acte, tout le peuple avait été dans la défaite.

 

Ici ce n'est pas tout à fait la même situation que les cas précédents. Il peut arriver que nous soyons pleins de courage dans les combats que nous avons à mener et puis la défaite se produit, là je parle par exemple d'une église qui est en train de prier, et puis la défaite se produit et on n'arrive pas à comprendre pourquoi. Il y a un interdit au milieu. Et parce qu'il y a un interdit au milieu, c'est l'ensemble du troupeau qui est dans la défaite et qui a besoin de chercher Dieu. C'est pourquoi l'apôtre Paul secoue tellement les Corinthiens pour leur dire : "Mais marchez droit. Et puis si au milieu de vous, il y en a un qui ouvertement marche dans le péché, reprenez-le comme il faut, mais s'il ne veut pas se repentir, ôtez le méchant du milieu de vous." Faites attention, il ne s'agit pas d'avoir une attitude trop rigide et dès qu'il y en a un qui fait une peccadille, on le met à la porte. Ce n'est pas cela. Mais il s'agit de ne pas permettre que, dans nos propres vies et dans la vie de l'église, il y ait des péchés qui restent, qui sont connus, qu'on supporte fort bien et qu'on ne veut pas régler devant Dieu par la repentance ou par l'élimination du groupe de l'église, de celui qui vit ouvertement dans le péché. S'il y a l'adultère au milieu de nous, s'il y a le vol au milieu de nous, s'il y a le mensonge caractérisé au milieu de nous, s'il y a toutes sortes de formes de péchés qui ne sont pas réglés, il faut être vigilant, il faut que les conducteurs, les premiers, vérifient leur vie et vérifient la marche de l'église et qu'ils règlent ça devant le Seigneur. Sinon, la bénédiction se retirera de l'ensemble de l'église, même si apparemment, le nombre continue à grandir. Vous savez, il y a des églises qui continuent à grandir et à grandir en nombre, mais le chandelier est parti. L'onction n'y est plus. On ne voit plus la présence de Dieu, il n'y a plus la présence vivante du Seigneur. Cela ne sert à rien de grandir en nombre si on n'a pas le Seigneur présent au milieu de nous, et c'est inutile de faire de grandes proclamations si au milieu de nous il y a un interdit, si il y a quelque chose qui n'est pas réglé. C'est important de prier Dieu pour ça et que chacun, nous puissions sonder notre coeur pour dire : "Seigneur, je veux que ma vie soit propre devant toi". Donc ici, le découragement vient suite à une défaite qui est éprouvée par des gens qui marchent avec l'Esprit, mais à cause de la solidarité du corps, ils éprouvent une défaite et ont besoin tous ensemble de se présenter devant le Seigneur pour dire : "Seigneur, d'où provient cette défaite ?"

 

Nous voyons une autre forme de découragement dans Esdras, au chapitre 4. Vous vous rappelez le contexte ? Ils étaient revenus de captivité et ils avaient recommencé à bâtir le temple. Avec Esdras, on rebâtit le temple et avec Néhémie, on rebâtit la muraille. Et pendant qu'ils rebâtissaient le temple, dans Esdras chapitre 4, je vais lire à partir du verset 3, d'abord pour voir le contexte : "Zorobabel, Josué et les autres chefs de famille leur répondirent : Ce n'est pas à vous et à nous de bâtir la maison de notre Dieu. Nous la bâtirons nous seuls à l'Eternel, le Dieu d'Israël comme nous l'a ordonné le roi Cyrus, roi de Perse." C'étaient des faux chrétiens, si je peux dire, enfin, des faux Juifs qui se disaient Juifs, mais qui ne l'étaient pas, qui ont vu que le temple était en train d'être rebâti et qui disaient aux vrais juifs spirituels qui étaient là : "Mettons-nous ensemble pour bâtir la maison de Dieu". Et les autres ont senti venir le danger, ils ont dit : "Non, on ne veut pas de vous, on la bâtira seul". Mais les autres ont continué à les décourager de l'extérieur. Et c'est ce qui s'est passé au verset 4 : "Alors les gens du pays découragèrent le peuple de Juda. Ils l'intimidèrent pour l'empêcher de bâtir, ils gagnèrent à prix d'argent des conseillers pour faire échouer son entreprise. Il en fut ainsi pendant toute la vie de Cyrus." Vous voyez qu'il faut faire attention. Quand nous bâtissons, même si nous n'avons pas admis au milieu de nous ceux qui ne marchent pas avec Dieu, on va être soumis à des pressions extérieures terribles de ceux du monde, ou des faux chrétiens, puisque là, c'étaient des faux Juifs, c'est-à-dire des chrétiens qui marchent encore par la chair ou qui essayent d'empêcher l'oeuvre spirituelle. Rebâtir le temple, c'était une oeuvre spirituelle. Quand vous essayez de bâtir le temple de l'Eternel par l'enseignement d'une parole pure, si vous essayez de pratiquer la Parole telle que Dieu le demande, vous aurez toutes sortes de manoeuvres d'intimidation autour de vous par les chrétiens qui ne veulent pas marcher dans la même consécration et qui vont essayer de vous décourager. Ils vont même payer à prix d'or ou à prix d'argent des gens pour vous faire arrêter. Et ça arrive chez des chrétiens ! "Si tu fais ça, je te déshérite" ou bien toutes sortes d'intimidation par l'argent ou par toutes sortes de moyens pour nous empêcher de bâtir le temple de Dieu. Et malheureusement, ils ont réussi. Ils avaient l'autorisation du roi de rebâtir, ils avaient les matériaux, ils avaient tout, ils avaient des gens disponibles et parce qu'ils ont été soumis à une pression constante de l'extérieur, du monde ou des faux chrétiens, des faux Juifs, ils se sont arrêtés de bâtir. Ils n'ont pas résisté à la pression.

 

Dans Hébreux 12, il y a une même idée qui est développée. Il est dit au verset premier : "Nous aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins (des témoins qui ont marché par la foi), rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi." C'est la même idée qui est développée. Il nous dit que quand nous allons marcher par la foi, nous allons être soumis à toutes sortes de découragements par l'extérieur, nos ennemis humains et nos ennemis spirituels, Satan et ses démons. Et il nous dit : "Ayez les regards sur Jésus qui a souffert la croix, méprisé l'ignominie, s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez en effet celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs afin que vous ne vous lassiez pas, l'âme découragée. Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang en luttant contre le péché." Ici, il nous demande de garder les yeux sur Jésus qui a subi de la part des pécheurs une opposition épouvantable et qui ne s'est pas lassé, l'âme découragée, pour faire ce que le Père lui avait demandé de faire. Jésus a ressenti des angoisses à Géthsémané, il a pleuré. Le Seigneur a eu un profond découragement, Lui aussi . Il a senti une profonde solitude, quand il était dans le jardin de Géthsémané en regardant cette ville de Jérusalem qu'il venait pour sauver et qu'il voyait l'état spirituel de cette ville qui le rejetait. Il a senti une grande solitude mais il ne s'est pas lassé, l'âme découragée. Il a quand même accepté d'aller jusqu'au bout, jusqu'à la Croix. Il a méprisé l'ignominie, il a endurci son front, il a dit : "Seigneur, ta volonté et seulement ta volonté, j'irai jusqu'au bout, je ne me suis pas lassé, j'irai jusqu'au bout". Et il nous dit : "Faites comme ça. Vous subirez de la part des pécheurs une opposition, et le pécheur numéro un c'est Satan, bien entendu. Vous subirez une opposition constante, une opposition spirituelle, une opposition matérielle dans tous les domaines. Si nous gardons les yeux fixés sur Jésus, nous passerons au travers de cette opposition, même si à certains moments, comme Jésus à Géthsémané ou ailleurs, nous sommes profondément attristés et même découragés. Nous recevrons du Seigneur la force d'accomplir la volonté de Dieu, en serrant les dents, en allant jusqu'au bout, comme a fait notre Maître. Même s'il avait le coeur triste et s'il a ressenti les angoisses, il a accepté quand même, et Dieu l'a fortifié pour aller jusqu'au bout de sa mission.

 

Dans 2 Corinthiens 12, il y a une autre forme de découragement. 2 Corinthiens 12 : 8. Paul était soumis à des attaques constantes d'un démon. Il parle d'un ange de Satan, verset 7, que Dieu avait mis à ses côtés pour le souffleter et l'empêcher de s'enorgueillir car il avait reçu beaucoup de révélations. Donc Dieu avait mis un ange de Satan pour le souffleter. Ce n'était pas une maladie, c'étaient des épreuves, des persécutions, des tribulations, des mises en prison, des flagellations, des lapidations. "Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi (cet ange de Satan). Et le Seigneur m'a dit : Ma grâce te suffit car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses pour Christ, car quand je suis faible, c'est alors que je suis fort." Quand il parle là de calamités, d'outrages, de faiblesses, de détresses, il parle aussi de découragement. Puisqu'à un certain moment, il dit que l'épreuve était tellement grande qu'il désespérait même de garder la vie. Ses yeux étaient sur le Seigneur en disant : "Seigneur, je n'ai même plus l'espoir de vivre. Les difficultés sont tellement grandes, les épreuves sont tellement fortes que maintenant, je pense que c'est la fin". Voyez, il était dans un découragement complet, mais pas un découragement charnel. Il était dans une faiblesse extrême, dans une grande détresse, dans une faiblesse totale pour que la puissance de Dieu s'accomplisse dans sa faiblesse. Il y a une grande différence entre ceci et le découragement charnel, où on est là parce qu'on refuse d'obéir au Seigneur et qu'on refuse d'affronter le combat qu'il nous demande d'affronter : on est timoré, on est timide, on ne veut pas marcher vraiment par la foi et on se décourage parce que Dieu nous demande d'y aller. C'est cela le découragement charnel. Il y a une grande différence entre ce découragement-là et le découragement de Paul qui était rempli du Saint-Esprit, qui faisait tout ce que Dieu lui demandait de faire. Il était soumis à une telle opposition de la part des pécheurs, des faux chrétiens, des Juifs, de Satan, de cet ange de Satan qui était à côté de lui, qu'à certains moments, il en avait les bras qui lui en tombaient ! Il disait : "Seigneur, maintenant, je désespère même de garder la vie, mais je sais une chose, j'irai jusqu'au bout, Seigneur. J'irai jusqu'au bout même si je meurs dans le combat, Seigneur, je vais remplir mon ministère. Vous voyez que ce n'est pas du tout le même découragement. Et il savait que dans cette faiblesse extrême, la puissance de Dieu pourrait se manifester. Alors que quand nous sommes dans un découragement charnel, ce n'est pas la puissance de Dieu qui se manifeste, c'est celle du malin. C'est le jugement de Dieu sur nous parce que nous ne faisons pas ce que nous avons à faire pour marcher droit et pour résister comme Dieu le veut. Alors que là, il faisait tout ce qu'il devait faire, mais malgré ça, l'opposition était tellement forte qu'il était complètement par terre, attendant la mort. C'est alors qu'à cet instant la puissance de Dieu se manifestait dans sa vie.

 

Vous avez vu la différence entre les deux ? Ainsi quand tu es dans un découragement profond, il faut que tu saches vraiment si c'est parce que tu as marché par la chair et que tu ne veux pas faire ce que Dieu te demande de faire et tu es découragé parce que c'est trop pour toi. Ou alors, tu as sondé ton coeur, tu as fait tout ce qu'il fallait faire, tu marches fidèlement avec Dieu, tu obéis au Seigneur et à cause de ça, parce que tu es rempli du Saint-Esprit et que tu fais l'oeuvre du Seigneur, tu es soumis à des attaques des hommes et de Satan telles que tu es complètement par terre, au point de te demander si la seconde d'après, tu vas continuer à vivre. Mais tu sais dans ton coeur que tu n'as rien à te reprocher devant Dieu, tu es simplement soumis à une attaque de Satan qui veut te faire couler. Dans le premier cas, tu dois te repentir et revenir à Dieu pour demander pardon pour ta réaction qui n'est pas une réaction de consécration. Dans le deuxième cas, tu fais comme Paul, tu dis : "Seigneur, maintenant, je n'ai que toi, je ne peux rien faire d'autre, je suis tellement abattu que je ne peux même pas à la limite, élever une prière. Je suis là et mes yeux sont sur toi. Si tu veux la mort pour moi, c'est la mort, c'est-à-dire la persécution, la tête tranchée". Ce n'est pas la même chose que si tu es découragé de manière charnelle parce que tu ne veux pas faire ce que Dieu te demande de faire. Dans le deuxième cas, tu vas voir la puissance de Dieu se manifester dans ta vie parce que ton découragement n'était pas causé par ta désobéissance, il était causé par l'opposition de l'ennemi simplement. Et il arrive même à dire : "Je me plais dans les détresses pour Christ". Il ne parlait pas de maladie. Alors ne confondez pas, si vous êtes affligés par une maladie qui vous met complètement à plat et qui cause une dépression, ça ce n'est pas spirituel. Tu ne peux pas dire à ce moment-là : "Je me plais dans ma détresse pour Christ", car cela ressemblerait un peu à certaines religions où on offre sa souffrance au Seigneur pour le rachat du monde ou du voisin. Ce n'est pas du tout ça. Si tu es affligé par une maladie ou par une oppression démoniaque et que tu es dans un état de faiblesse extrême, tu as besoin qu'on prie pour toi, tu as besoin de te renouveler comme on va le voir, dans toutes sortes de moyens que le Seigneur nous donne pour nous renouveler, mais ce n'est pas une détresse pour Christ. C'est quelque chose que tu subis, une attaque de Satan, une maladie que tu subis dans ton corps ou un lien démoniaque que tu subis. Tu as besoin de t'en libérer ou d'en être libéré par la foi en Jésus, mais ce n'est pas du tout la même chose que lorsque tu es apôtre ou évangéliste ou pasteur ou que tu travailles pour le Seigneur et que tu es en train d'être lapidé, persécuté et emprisonné.

 

Après avoir distingué ces deux types de découragement, maintenant, que faire pour en sortir ? Il y a une mauvaise attitude et il y a une bonne attitude. La mauvaise attitude, c'est l'attitude charnelle, c'est-à-dire la passivité, l'apitoiement sur soi-même. Et dans les deux cas de découragement, d'ailleurs. Que ce soit un découragement qui est causé par une attitude charnelle ou un découragement causé par des oppositions et des attaques, alors que je marche spirituellement, si au moment où je suis dans cet état de découragement, je commence à m'apitoyer sur moi-même et je commence à rester passif et à ne rien faire, c'est la mauvaise attitude. Il faut que je sache que le Seigneur a dans les deux cas quelque chose de positif pour moi. J'ai recensé, en faisant cette étude, plus de trente bonnes raisons de ne pas se décourager, que la Parole de Dieu donne. Je ne vais pas détailler les trente, mais je les ai regroupées en quelques catégories. Il y a au moins trente sujets d'encouragement que le Seigneur nous donne dans sa Parole pour que nous sortions de notre découragement.

 

Dans le premier cas de découragement, je vais considérer très rapidement comment en sortir. C'est un découragement qui est provoqué par mon attitude charnelle ou de compromis. Là, la solution est simple, il faut que je me repente, c'est tout ! Que je me repente : "Seigneur, pardonne parce que je n'étais pas consacré, je n'ai pas écouté ta Parole. Si je suis découragé, c'est parce que je ne suis pas vraiment au centre de ta volonté et, évidemment, je ne peux pas faire ce que tu me demandes de faire, les obstacles sont trop grands". Je dois me repentir, revenir à Dieu et abandonner le péché.

 

Maintenant, comment sortir du découragement dans le deuxième cas ? Quand je suis soumis à un découragement qui est dû aux attaques répétées de l'ennemi alors que je n'ai rien fait de mal, que ce soient des attaques de maladies ou des attaques de persécution, si je n'ai rien fait de mal, le Seigneur me demande d'avoir une attitude positive et non passive. Je dois prendre les armes qu'il me demande de prendre. Je dois donc avoir une attitude personnelle qui me permettra de sortir du découragement en faisant ce que Dieu me demande de faire. Donc d'abord, une attitude personnelle positive; c'est important que je n'aie pas une attitude de passivité et d'apitoiement sur moi-même.

Ensuite, la deuxième chose que je dois faire, c'est m'appuyer sur mes frères et demander leur appui. C'est important. Il ne faut pas que je reste seul avec mon problème et que je n'en parle pas, tout en choisissant à qui je vais en parler.

Enfin la troisième chose et la plus importante, c'est pour ça que je la mets en troisième, c'est de m'appuyer sur le Seigneur et sur tout ce qu'il me donne : sur le Père, le Fils, le Saint-Esprit et sa Parole et tout ce que le Seigneur me donne.

 

Le premier point : la bonne attitude personnelle. Pour avoir cette bonne attitude personnelle, il faut que je sache dans mon coeur que Dieu ordonne que je prenne courage et que je me fortifie. C'est un ordre de Dieu. Je ne parle pas du découragement qui est dû à mon péché. Là, je parle d'un découragement qui est dû au fait que je suis acculé, dans une impasse, je suis vraiment dans un problème, une maladie, une difficulté, n'importe laquelle, je suis découragé des persécutions, des incompréhensions, tout ! Dieu ordonne que je sois fort, Dieu ordonne que je prenne courage et que je me fortifie. C'est un ordre de Dieu. Il me faut donc déjà l'admettre. Quel que soit l'état de mon découragement, de ma dépression, je dois savoir que Dieu m'ordonne de prendre courage. Evidemment, puisqu'il m'ordonne de prendre courage, il va me donner ce qu'il faut pour que je puisse obéir à cet ordre.

 

Dans Josué 1 et au verset 6 : "Fortifie-toi et prends courage, car c'est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner. Fortifie-toi seulement et aie bon courage en agissant fidèlement selon la loi…" Et au verset 9 : "Ne t'ai-je pas donné cet ordre ? Fortifie-toi et prends courage. Ne t'effraie pas et ne t'épouvante pas, car l'Eternel ton Dieu est avec toi dans tout ce que tu entreprendras." Cela va de soi que Josué ne vivait pas dans le péché, mais il se trouvait confronté à un obstacle qui était humainement infranchissable : la conquête de ce pays avec tous ses géants. Et l'ordre de Dieu, c'est de lui dire : Fortifie-toi et prends courage, en t'appuyant sur l'Eternel ton Dieu et sur sa Parole. Dieu nous a donné une Parole merveilleuse, pleine de promesses qui sont toutes destinées à nous faire prendre courage en lui. Et c'est un ordre. Je n'ai pas le droit, bien-aimés, de rester dans le découragement, dans la dépression, dans ces choses-là. Je n'ai pas le droit devant Dieu. Peut-être qu'au fond de votre coeur, en entendant parler comme ça, vous vous dites : "Oui, parle toujours, mais enfin, si tu étais à ma place..." C'est la tentation, de penser ça. "Si tu étais à ma place..." Mais Dieu, lui, voit le fond de nos coeurs. Dieu voit très bien l'épreuve dans laquelle vous vous tenez et la Parole du Seigneur pour vous, c'est : Ne t'ai-je pas donné cet ordre ? Fortifie-toi et prends courage, car moi, l'Eternel ton Dieu, je suis avec toi. Et si tu t'appuies sur l'Eternel ton Dieu, quelle que soit la profondeur du découragement et de la déprime dans laquelle tu te trouves, le bras de Dieu est assez long pour aller te chercher là-dedans et pour t'en remonter.

 

Rappelez-vous Jonas au fond de son poisson, il ne pouvait pas avoir de plus grand sujet de découragement. Il était au fond du ventre du poisson, au fond de la mer, et là, il a pris courage en s'appuyant sur l'Eternel et il a dit : "Mes yeux verront encore le temple de l'Eternel". Et Dieu a parlé au poisson pour le faire sortir. Il a repris courage en s'appuyant sur l'Eternel parce qu'il était complètement découragé, au fond de son poisson. Il était complètement abattu. Relisez le passage de Jonas. Jonas au fond du ventre de son poisson était complètement abattu. Il pensait même que la mort allait le prendre. Mais il reprend courage en s'appuyant sur l'Eternel et Dieu a commandé au poisson de le vomir. Je comprends donc que Dieu me donne un ordre "Fortifie-toi" et que je dois obéir au Seigneur. Et l'obéissance fortifie. Si je décide d'obéir à Dieu, déjà, je sens la force qui revient. Je dis : "Seigneur, je suis au fond du trou, mais je décide de reprendre courage. Je ne sais pas trop comment ça va se passer, mais à partir du moment où j'ai décidé, parce que tu me donnes l'ordre, j'ai décidé de me mettre de ton côté, je décide de reprendre courage, je fais un simple acte de volonté, alors que je n'ai encore rien vu changer. Quand Jonas a décidé de prendre courage en l'Eternel, il n'avait encore rien vu de la délivrance de l'Eternel, mais il a décidé que ça allait changer et il a dit : "Bon maintenant, ça va, je suis au fond du trou, ou du ventre de mon poisson, je décide de regarder au Seigneur et de reprendre courage." Cela implique au préalable déjà dans le coeur, une réaction de foi vis-à-vis du Seigneur et de sa Parole. C'est clair, une réaction de foi. La foi fortifie. Vous avez remarqué comment la foi redonne du courage ? Et comment est-ce que je peux avoir la foi ? En décidant, par un acte de volonté, de mettre ma foi dans le Seigneur qui est seul capable de me faire sortir de cette situation inextricable.

 

Job aussi avait des raisons d'être découragé et il l'a été. Pensez-vous que Job avait des sujets de se décourager ? Il a tout perdu, ses richesses et ses possessions, ses enfants, ce qu'il avait de plus cher, tout, tout perdu ! Et la santé, un ulcère malin de la tête aux pieds. Une espèce de cancer de la peau qui le faisait souffrir en permanence. Il se grattait avec un tesson de bouteille. Job avait des raisons de se décourager. Pourtant, il est écrit dans Job au chapitre 9 et au verset 25 : "Mes jours sont plus rapides qu'un courrier. Ils fuient sans avoir vu le bonheur. Ils passent comme les navires de jonc, comme l'aigle qui fond sur la proie. Si je dis : Je veux oublier mes souffrances, laisser ma tristesse, reprendre courage, je suis effrayé de toutes mes douleurs. Je sais que tu ne me tiendras pas pour innocent, je serai jugé coupable. Pourquoi ?…" Et il dit là : "Lorsque je veux oublier mes souffrances et reprendre courage, je suis effrayé à nouveau de mes douleurs". Quand le Seigneur nous demande de reprendre courage et qu'on fait cet acte de volonté comme Job l'a fait, ça ne veut pas dire que ça va forcément se régler du premier coup. Le problème ne va pas être immédiatement réglé parce que j'ai décidé et dit, comme Job le dit : "je veux oublier et je veux reprendre courage". Mais Job avait au fond de son coeur le désir et la volonté de ne jamais perdre sa foi en Dieu. Ça, c'est important. Il perdait courage, mais il n'a pas perdu sa confiance en Dieu. Il dit même dans un autre passage : "Même si ma chair et mes os se consument, je sais que mes yeux verront Dieu. Je sais que mon rédempteur est vivant. Mes yeux verront Dieu." Et parce qu'il n'a pas perdu sa foi en Dieu, (il avait perdu sa foi dans la guérison, ça c'est sûr), mais il n'avait pas perdu sa foi en Dieu, il savait que Dieu ne pouvait pas être accusé de son problème. Dieu est intervenu pour le faire sortir et lui donner non seulement la guérison, mais le double de tout ce qu'il avait avant.

Ne croyez donc pas que le fait de décider de reprendre courage va immédiatement forcément régler le problème d'un coup. Mais le fait de décider de reprendre courage, va montrer à Dieu que vous n'abandonnez pas la foi en lui, et en n'abandonnant pas la foi en lui, vous allez déclencher le secours et l'intervention de Dieu. Le problème devient grave le jour où vous abandonnez toute foi en Dieu. S'il n'y a plus de foi en Dieu, à ce moment-là, c'est la porte ouverte à ce que le problème arrive jusqu'à sa fin extrême.

 

Jérémie aussi a été éprouvé. Jérémie, pendant quarante ans a été prophète de Dieu, presque seul de son temps, et pendant quarante ans, presque personne ne l'a écouté. Il a vu de ses yeux le pays aller à la dérive, la ville prise et détruite et tous ses espoirs anéantis, toute la belle ville de Jérusalem et le temple, tout détruit. Lisons dans les Lamentations de Jérémie, au chapitre 3 et au verset 18. Si quelqu'un a souffert comme Jérémie, et a pu trouver du courage et de la consolation, alors il y en a pour toi mon frère et ma soeur car Jérémie, c'est vraiment quelqu'un qui a souffert à l'extrême. Il dit au verset 18 du chapitre 3 : "J'ai dit : Ma force est perdue. Je n'ai plus d'espérance en l'Eternel. Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l'absinthe et au poison ; comme mon âme s'en souvient ! Elle est abattue au-dedans de moi." Voilà, tu vois, découragé. Complètement. Ce n'était pas son péché qui le décourageait. C'était les épreuves qu'il avait, ce qu'il voyait , que rien de ce qu'il disait n'aboutissait, rien. Personne ne s'est vraiment repenti à part une petite poignée de fidèles qui étaient avec lui. "Mon âme est abattue." Et alors, vous voyez comment il réagit ? "Voici ce que je veux repasser dans mon coeur et ce qui me donnera de l'espérance". Il vient de dire : "Je n'ai plus d'espérance en l'Eternel, voici ce que je veux faire qui va me redonner de l'espérance." "Les bontés de l'Eternel ne sont pas épuisées." Vous voyez, il relève la tête, il regarde le Seigneur, il repense à ses bontés, il se les remet dans le coeur. "Ses compassions ne sont pas à leur terme. Elles se renouvellent chaque matin. Oh, que ta fidélité est grande. L'Eternel est mon partage, dit mon âme. C'est pourquoi, je veux espérer en lui." Vous voyez, il fait un acte de volonté. Est-ce que tu le fais quand tu es au fond de ta déprime ? "Je veux espérer en l'Eternel. Voici ce que je veux repasser dans mon coeur, qui me donnera de l'espérance". Il est au plus profond de son trou, en fait, il était vraiment dans la fosse, il s'enfonçait dans la boue réelle, physique et spirituelle et il était là en disant : "Je veux repasser dans mon coeur quelque chose qui va me donner de l'espérance." Et ce qu'il repassait dans son coeur, c'étaient les bontés de l'Eternel. Verset 55 : "J'ai invoqué ton nom, ô Eternel, du fond de la fosse. Tu as entendu ma voix. Et au jour où je t'ai invoqué, tu t'es approché, tu as dit : Ne crains pas. Il a défendu la cause de mon âme et tu as racheté ma vie."

 

C'est ce que Dieu fera pour toi, mon bien-aimé frère, ma bien-aimée soeur, si du fond de ta fosse, tu veux faire un acte de volonté pour tourner ton coeur vers Dieu et dire : "Voilà ce que je veux repasser dans mon coeur : Dieu est toujours vivant, Dieu est toujours le même, Dieu n'a pas changé et Dieu va m'accorder son secours. Je ne sais pas comment, mais il va le faire parce qu'il est fidèle". Cela implique de la fermeté. J'insiste bien là-dessus, cet acte de volonté de garder les yeux fixés sur le Seigneur et sur sa Parole implique une attitude de coeur ferme. Et quelle que soit la profondeur de ta détresse, tu es renouvelé dans ta fermeté quand tu regardes à Jésus et à sa Parole.

Tu es renouvelé aussi si l'amour remplit ton coeur parce que, dans la détresse et le découragement, c'est facile de laisser l'amertume, de laisser l'accusation contre Dieu ou toutes sortes d'autres mauvais sentiments entrer dans son coeur. Si l'amour de Dieu remplit ton coeur et que tu gardes ton coeur rempli de l'amour du Seigneur, pour lui, pour sa Parole et l'amour en général, tu vas retrouver courage. J'insiste là-dessus parce que si vous examinez vos coeurs quand vous êtes découragés, mais vraiment découragés, vous verrez souvent que l'amour a tendance à baisser, et qu'au contraire, dès que l'amour remplit vos coeurs, vous pouvez être dans la plus grande détresse sans vous décourager. Quand l'amour remplit votre coeur, vous reprenez courage.

 

Dans 1 Corinthiens 8 : 1 : "La connaissance enfle, l'amour édifie." Vous savez ce que veut dire, édifier ? Cela veut dire construire, cela veut dire reprendre force. Quand je m'édifie, je me fortifie, je reprends courage. L'amour édifie. Tu peux être rempli de connaissances bibliques, tout ce que ça va faire, cela va t'enfler. Mais si tu es rempli de l'amour du Seigneur, tu vas être édifié. Dans ton découragement, tu vas reprendre courage. L'essentiel c'est de savoir que Dieu m'ordonne de prendre courage et de me fortifier, donc j'obéis à l'ordre du Seigneur et je décide de réorienter mes regards sur Dieu et de ne pas perdre la foi. Je décide d'accomplir cet acte de foi en remplissant mon cœur, en demandant à Dieu de me remplir de son amour, et enfin en priant.

 

Enfin dans l'épreuve, la difficulté, le découragement, tu pries. Quelquefois, tu auras à peine la force de prononcer quelques paroles, ça sortira simplement du fond du coeur, tu n'auras même pas quelquefois la force d'ouvrir la bouche, mais du fond de ton coeur, il y aura un mot, deux mots, trois mots : "Jésus, aide-moi !" C'est une prière qui sort et qui est puissante devant le Seigneur. Elle est puissante car cette prière sort d'un coeur désespéré. Tu n'as même pas la force d'ouvrir la bouche, tu dis : "Jésus, aide-moi !" ou plus simplement : "Jésus !" C'est une prière puissante. Quiconque invoquera le nom de l'Eternel, le nom du Seigneur sera sauvé. Prie, prie. Quand tu es au fond du trou, là, décide de te tourner vers Dieu, fais une prière, dis un mot à Jésus et invoque le Seigneur dans ta détresse. Il te répondra.

 

Si vous voulez prendre des références, écrivez-les, je ne vais pas les lire, ça prendrait trop de temps : Psaume 9 verset 9, Psaume 34 verset 6, Psaume 37 verset 39. Regardez-les, vous les verrez vous-mêmes. Dans le Psaume 107, vous avez les deux cas dont je vous ai parlé : ceux qui vivaient dans le péché et qui à cause leurs péchés ont été dans la détresse et le découragement, et puis ceux qui n'avaient pas commis de péché mais qui étaient dans les épreuves et les difficultés. Au verset 4 : "Ils erraient dans le désert, ils marchaient dans la solitude, ils souffraient de faim et de soif, leur âme était languissante." Il ne parle pas de péché, là. "Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel qui les délivra de leurs angoisses …" Ainsi dans leur détresse, ils ont crié, c'est ça la prière : Crie ! Tu es dans la détresse, tu es dans la faim, dans la soif, dans le désert, languissant. Ils ont crié à l'Eternel : "Seigneur, secours-nous !" Dieu a entendu et il les a délivrés de leurs angoisses, il leur a montré le chemin et il les a fait arriver à bon port.

 

Dans les deux autres cas, au verset 11, ils s'étaient révoltés contre le Seigneur et à cause de ça, ils vivaient captifs dans la misère et dans les chaînes. Ils avaient méprisé le conseil du Très-Haut. "Il humilia leur coeur par la souffrance, ils succombèrent et personne ne les secourut." Voilà encore un profond découragement, mais là, causé par leurs péchés. Le remède était le même : "Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel qui les a délivrés de leurs angoisses, fit sortir de leurs ténèbres et de l'ombre de la mort, qui a rompu leurs liens et qui les a délivrés." Verset 17 : "Les insensés, par leur conduite coupable, leurs iniquités, s'étaient rendus malheureux. Leur âme avait en horreur toute nourriture (c'est vraiment ici de la dépression profonde ils touchaient aux portes de la mort). Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel…" Cela fut un cri de foi et non un cri d'incrédulité : "Seigneur, je crie à toi, mais je sais qu'il ne va rien se passer." Non ! Ils ont crié à Dieu, c'était leur dernière bouée de sauvetage. Ils ont crié et Dieu les a délivrés de leurs angoisses. "Il a envoyé sa Parole et il les a guéris."

Et le dernier cas, ceux qui étaient descendus sur la mer travailler dans les grandes eaux. Ils ont eu peur de voir la tempête. Il n'est pas parlé de péché ici, c'est simplement la difficulté, les flots, les persécutions, les épreuves. Ils montaient vers les cieux, descendaient dans l'abîme. D'ailleurs spirituellement, c'est un bon cas de déprime puisqu'un jour, on est en haut, le lendemain, on est complètement en bas, le lendemain on est en haut, le lendemain, on est en bas, on a le mal de mer et on est là, et on ne sait pas ce qui va se passer. Spirituellement, c'est tout-à-fait le cas de celui qui est en pleine épreuve et en pleine déprime. "Toute leur habileté était anéantie. Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel".

 

Il y a ici deux cas de détresses causées par le péché, et deux cas de détresses causées par des épreuves et des difficultés, mais une solution partout : la prière, le cri adressé à Dieu, et il les a dans tous les cas délivrés. Tu as crié à l'Eternel, tu as poussé ton cri ? Dieu a entendu et il va te délivrer. Amen. Alléluia ! Il va te délivrer, le Seigneur. Continue à crier.

 

Prions : "Seigneur, je te remercie parce que si tu nous as donné l'ordre de nous fortifier et de prendre courage, c'est que tu nous as donné des moyens abondants pour sortir du découragement quel qu'il soit. Et quelle que soit la profondeur du découragement, Seigneur, tu es puissant pour nous en sortir. Aussi, je veux simplement te bénir et te demander de nous aider dans les découragements que nous pouvons traverser, et nous aider à voir clair d'abord pour comprendre la cause de ce découragement, si c'est parce que je mène une vie de compromis ou bien parce que, Seigneur je suis soumis à trop d'attaques et trop d'épreuves. J'ai besoin de ta force et du moyen que tu me donnes pour en sortir. Seigneur, je te remercie parce que tu es celui qui encourage toujours. Tu es celui qui fortifie, tu es celui qui édifie, tu nous as donné vraiment Seigneur, toutes les armes spirituelles puissantes pour pouvoir sortir de l'épreuve du découragement et de la dépression, de l'angoisse et de l'abattement. Seigneur, je te bénis et je te loue. Si tu permets ces choses, c'est que tu veux d'abord nous montrer où nous en sommes et ensuite, nous aider à en sortir en vainqueurs afin de pouvoir te glorifier. Fais-le pour mes bien-aimés, mes frères et soeurs qui sont là, qui écoutent cette Parole. Seigneur, je te prie vraiment que tu nous fasses tous sortir du découragement et que tu nous fasses entrer dans ta victoire dans le courage que tu donnes. Et dans ces combats que nous menons, que nous puissions nous appuyer sur toi pour remporter la victoire. Au nom de Jésus, je te le demande, mon Père et je t'en remercie. Amen".