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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Comment surmonter le découragement et reprendre courage

(message n°2)



Ce message fait partie d'une série de 2 messages (références C90 et C91).

 

Il est la suite et la fin du message C90.

 

Je vous rappelle que nous avons commencé la semaine dernière un message sur le découragement. Je vais juste rappeler en quelques mots ce que nous avons dit la dernière fois pour pouvoir prendre la suite.

 

La dernière fois, nous avions vu que le découragement était quelque chose qui arrivait souvent dans la vie des chrétiens et qu'il ne fallait pas s'en étonner, il fallait simplement prendre la bonne attitude afin de pouvoir en sortir. Il ne s'agit pas d'y rester, il faut en sortir. C'est quelque chose qui arrive souvent et il faut bien distinguer deux sortes de découragement. Il y a un mauvais découragement, et un... je ne dirais pas un bon découragement, mais un découragement par lequel nous devrons passer, le Seigneur nous en a prévenus. Le mauvais découragement, c'est le découragement de ceux qui marchent dans la chair, de ceux qui ne sont pas vraiment consacrés au Seigneur. Et ceux-là, quand ils sont placés devant les exigences du Seigneur et devant ce que demande le Seigneur, ils se découragent parce qu'ils disent : «C'est trop haut, c'est trop fort, on n'y arrivera jamais. Jamais on ne pourra être parfait comme Jésus, jamais on ne pourra être saint comme Jésus ! » Cela décourage parce qu'il y a une mauvaise attitude au départ. On n'a pas compris que si Dieu nous demande d'être saints et parfaits c'est qu'il nous donne aussi les moyens d'arriver à ce but par sa grâce. Mais il faut aussi que nous, nous fassions notre part de notre côté.

 

Donc, le mauvais découragement, c'est le découragement de ceux qui marchent par la chair, de ceux qui sont découragés par ce que le Seigneur demande, ou un découragement qui vient du péché, une défaite, un découragement qui vient de ce que le péché ou le compromis est dans notre vie. A ce moment-là, il y a une ouverture à Satan qui nous attaque et nous n'avons pas la force de résister parce que le péché est dans notre vie. C'est un découragement que nous pouvons éviter, si nous marchons dans la fidélité avec le Seigneur. Si nous sommes consacrés à cent pour cent, nous allons éviter ce découragement. Et quand le Seigneur va nous présenter ce qu'il veut de nous, nous allons au contraire être encouragés par sa Parole, être encouragés par sa vie. Quand le Seigneur nous demande des choses, c'est qu'il nous donne aussi le moyen d'y arriver par sa vie et par sa puissance.

 

L'autre découragement, c'est le découragement qui vient lorsque nous sommes entièrement consacrés au Seigneur, que nous faisons sa volonté; nous allons avoir des tribulations, des attaques de la part du monde, de la part des chrétiens qui ne sont pas spirituels, de la part du diable et de ses armées. Et toutes ces attaques font qu'il y a une pression spirituelle, une oppression qui peut venir sur nous et qui peut aller jusqu'à un découragement complet parce qu'on est vraiment acculé dans une impasse,semble-t-il, par toutes ces pressions qui viennent sur nous, à cause du travail que nous faisons pour le Seigneur, à cause de sa Parole, à cause de Christ. Comme l'apôtre Paul lui-même, nous pouvons être amenés à connaître un profond découragement, mais ce n'est pas du tout le même type de découragement que l'autre. Ce deuxième découragement est dû simplement au fait que nous rencontrons, à cause des tribulations, des persécutions et des obstacles, nous rencontrons des difficultés telles que notre puissance humaine ne peut plus rien faire et nous sommes complètement anéantis dans notre puissance personnelle. C'est alors une occasion de nous tourner vers le Seigneur pour recevoir sa puissance qui s'accomplit dans notre faiblesse. Le Seigneur nous a prévenus que la marche chrétienne ne serait pas quelque chose de facile, que bien souvent, il y aurait des difficultés très grandes que le Seigneur nous a annoncées d'avance. Il a même dit que nous étions destinés à passer par beaucoup de tribulations pour entrer dans le royaume de Dieu.

 

Dans Actes 14, Paul prévient les chrétiens, il les exhorte et au verset 19, regardez ce qui est dit. Paul venait de rencontrer une porte ouverte pour annoncer l'Evangile dans une ville où il passait, mais au moment où il vient d'avoir ce succès, des Juifs viennent d'une autre ville, au verset 19 : «Survinrent d'Antioche et d'Iconium des Juifs qui gagnèrent la foule et qui, après avoir lapidé Paul, le traînèrent hors de la ville, pensant qu'il était mort. Mais les disciples l'ayant entouré, il se leva et entra dans la ville. Le lendemain, il partit pour Derbe avec Barnabas. Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Iconium et Antioche, fortifiant l'esprit des disciples.» Vous voyez le travail que Paul faisait ? «Il fortifiait l'esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, disant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.» Et ces tribulations peuvent provoquer quelquefois un découragement complet.

 

On le lira dans la vie-même de Paul qui désespérait même de garder la vie à un moment donné. Il a été lapidé pour Christ, laissé pour mort , torturé, flagellé, mis en prison, fouetté, constamment en péril de la part des faux frères, en péril de la part des Juifs, en péril de la part des païens. Constamment, la vie de l'apôtre Paul a été une vie où les sujets de découragement étaient nombreux et parfois il a été découragé, mais il s'est appuyé sur le Seigneur. Ne nous décourageons pas quand nous avons ces tribulations, ces problèmes qui arrivent quand nous travaillons pour Christ, c'est quelque chose que le Seigneur nous a annoncé et qui accompagnera la puissance de son Esprit ; nous devons y passer et il faut nous y préparer à l'avance.

 

Distinguons bien ces deux sortes de découragement. Pour le premier découragement qui serait dû à mon attitude charnelle, à mon manque de consécration ou à un péché dans ma vie, la solution est simple : il suffit que je me tourne vers le Seigneur et que je me repente de mon attitude charnelle et de mon attitude de non-consécration devant Dieu. Il faut que je me place devant le Seigneur en disant : «Seigneur, tu vas me sonder, montre-moi où j'en suis spirituellement parce que si je suis découragé alors que manifestement, je ne mène pas une vie qui est bouillante pour toi, ce n'est pas un découragement qui est causé par ma consécration et mon travail que je fais pour toi et des persécutions. C'est un découragement qui est causé au contraire par mon manque de consécration et par mon attitude de compromis. » Là, je dois m'en repentir, je dois venir au Seigneur dans une attitude d'humilité et dire : « Seigneur, je te demande de me renouveler dans ton Esprit, je te demande pardon pour mon manque de consécration. J'ai compris tes exigences, j'ai compris que tu m'appelles à cent pour cent, que tu veux que je sois entièrement rempli de ton Esprit et que pour le temps qu'il me reste à vivre, je fasse ta volonté à cent pour cent. Alors Seigneur, je ne suis pas en train de le faire, je te demande pardon. Ce découragement par lequel je passe, ce n'est pas un découragement normal, c'est un découragement charnel. Je t'en demande pardon et je te prie de me renouveler par ton Esprit pour que je puisse être bouillant pour toi.»

 

Et en ce qui concerne le deuxième type de découragement, celui qui est causé par des persécutions, des tribulations parce que je suis bouillant pour Christ, le Seigneur nous donne énormément d'encouragements pour que nous puissions ressortir vainqueurs de ces périodes d'abattement. Et j'avais dit aussi la dernière fois que nous devions comprendre que l'ordre du Seigneur pour nous, c'est de nous encourager, de prendre force en nous appuyant sur lui et sur sa Parole. C'est un ordre. Dieu ordonne que je sois fort. Il dit à Josué : «Voici l'ordre que je te donne : Fortifie-toi et prend courage. Médite cette Parole, mets-la en pratique et va de l'avant, je suis avec toi, tu auras des problèmes, des difficultés et des combats, mais je suis avec toi.» Et Dieu donne cet ordre à chacun : «Fortifie-toi et prends courage.» S'il me donne cet ordre, c'est qu'il me donne aussi les moyens de me fortifier pour que je sois fort en lui. Faible humainement, mais fort en lui.

 

Au départ il faut que j'aie une attitude personnelle positive devant le Seigneur, une attitude de foi, de confiance, de fermeté, de volonté. J'avais dit aussi qu'une fois que j'ai réglé cette question d'attitude devant le Seigneur, je dois me placer devant lui et lui promettre : «Seigneur, je veux être ferme devant toi. Je veux être rempli de ton Esprit et je veux être rempli de la volonté de te servir de tout mon coeur. Je me place devant toi et je te demande de faire cette œuvre dans mon coeur par ton Saint-Esprit. Je suis devant toi dans une attitude ouverte pour que tu me changes par ta vie, que tu me remplisses de ton Esprit.» Quand je veux être vraiment rempli de l'Esprit du Seigneur, je vais faire ce qu'il faut pour m'approcher de Dieu et pour le chercher constamment, toujours plus et toujours mieux et je sais que quand je m'approche de Dieu, Dieu s'approche de moi. Et Dieu répond à la soif de mon coeur. Plus j'ai soif de lui, plus le Seigneur va se réjouir, s'approcher de moi et va me donner tout ce qui me manque parce que tout m'est donné par grâce, tout m'est donné par la foi, tout m'est donné au nom du Seigneur Jésus. Je n'ai donc aucune excuse de rester dans un abattement profond en permanence. C'est quelque chose d'humain, même quand je marche droit avec le Seigneur et que je suis dans des difficultés énormes et des souffrances terribles. Quand nous sommes entièrement au Seigneur, on doit passer par des souffrances terribles, des moments où il nous semble qu'on n'a plus aucun secours humain et même divin, quand on est vraiment placé dans un trou noir et complet. Dans ces moments-là, comme Jonas au fond de son poisson, qui avait désobéi au Seigneur, mais étant au fond de son poisson, il a repris courage en s'appuyant sur le Seigneur, comme David quand Tsitlag a été prise et qu'il n'avait plus aucun secours humain pour en sortir, il est dit qu'il reprit courage en s'appuyant sur l'Eternel. Il n'est pas resté dans son découragement. Il a connu un découragement, mais il n'y est pas resté, il s'est appuyé sur l'Eternel.

 

Alors ce soir, nous allons voir quels sont les moyens que le Seigneur nous donne pour nous encourager quand nous sommes découragés. Le Seigneur nous donne beaucoup de moyens et c'est par sa grâce que nous pouvons utiliser ces moyens pour retrouver courage et retrouver du coeur. Alors le Seigneur nous donne d'abord de pouvoir nous appuyer sur les frères, sur l'Eglise. Il ne faut pas négliger ce moyen que Dieu nous donne parce que nous formons un corps et nous avons besoin les uns des autres. Nous verrons deux types de secours que le Seigneur nous donne.

 

Premièrement nous appuyer sur les frères et les sœurs, l'Eglise, le corps de Christ. Et nous, étant corps de Christ, il nous faut le discernement pour voir quels sont nos frères et sœurs qui sont découragés et pouvoir les exhorter dans le Seigneur et les remonter dans le Seigneur. Ici, c'est au niveau du corps de Christ. Et puis ensuite, le plus important, c'est pour ça que je termine par-là, c'est de nous appuyer sur le Seigneur et sur tout ce qu'il nous donne comme possibilités, de retrouver courage en lui. Et c'est ce moyen-là qui est le plus important parce que si nous faisons appel aux frères et si nous-mêmes nous ne nous tournons pas vers Dieu pour recevoir de lui tout le secours dont nous avons besoin, nous n'allons pas avoir la possibilité de sortir du découragement en vainqueur.

 

En ce qui concerne les frères, je vais commencer d'abord par l'aide des ministères de conduite spirituelle. Les ministères, ce sont les serviteurs que le Seigneur appelle pour participer à l'édification de l'Eglise sous la direction du Seigneur Jésus qui est le grand ministère, l'Apôtre, le Prophète, le Pasteur, l'Evangéliste, le Docteur suprême. Le Seigneur appelle des ministères pour édifier l'Eglise, édifier veut dire : la construire, la bâtir et pour l'encourager quand elle baisse de régime ou quand elle se décourage. C'est un travail essentiel des ministères, de tous les ministères et c'est un travail essentiel de nous, chrétiens les uns envers les autres. On doit tous avoir ce ministère d'exhortation les uns envers les autres ; de soutien, de porter les fardeaux les uns des autres, donc de pouvoir discerner si mon frère ou ma sœur qui est à côté de moi a besoin que je l'aide à porter son fardeau. Souvent, c'est plus facile de chercher de l'aide auprès des autres que d'en donner nous-mêmes parce qu'on manque de discernement pour voir ce qui se passe autour de nous. Mais vous savez que la loi du royaume, c'est : nous recevons quand nous donnons. C'est la loi du royaume de Dieu. Tu donnes et en donnant, tu recevras. Plus tu vas donner du secours autour de toi, plus tu vas demander au Seigneur qu'il ouvre tes yeux et qu'il remplisse ton coeur d'amour et de compassion. Et tu pourras voir les problèmes des autres, de tes frères dans l'Eglise, du monde aussi, bien sûr, mais de tes frères dans l'Eglise. Et le Seigneur va pouvoir aussi me donner plus de consolation par l'action de son Esprit dans mes frères et dans mes sœurs. Parce que j'ai donné, je vais recevoir. Parce que j'ai donné beaucoup, je recevrai beaucoup.

 

Je ne dois pas me préoccuper toujours de mes problèmes en disant : «Les autres, ils ne m'aident pas assez. Je suis toujours tout seul, je ne suis jamais visité. Personne ne me téléphone. On me laisse tomber !» Vous voyez cette attitude-là, c'est de l'apitoiement sur soi-même et de la critique, ce n'est pas une attitude qui va permettre au Seigneur d'agir de manière forte dans ma vie pour que je reçoive le secours des autres. Je suis là pour critiquer, je suis là pour dire : «On ne m'aide pas assez !» Mais ce n'est pas cette attitude que le Seigneur me demande d'avoir. Il me demande de discerner quels sont les besoins qui sont autour de moi pour tenter de les satisfaire. Je reconnais que ce n'est pas une chose facile. Il faut que le Seigneur nous parle par son Esprit et nous montre que nous ne devons pas être centrés sur nous-mêmes, mais plutôt nous devons dire : «Seigneur, ouvre mes yeux pour que je voie mieux les problèmes des autres autour de moi et donne-moi le moyen de leur apporter quelque chose pour leur faire du bien.»

 

Les ministères, eux, sont placés par le Seigneur pour un travail d'édification. Il y a des ministères spéciaux qui servent à encourager, comme les pasteurs qui sont dans un ministère spécial d'encouragement des brebis. Le trait même du ministère du pasteur, c'est d'encourager, d'exhorter, de soutenir les brebis, d'aller chercher celle qui est malade pour la guérir, d'aller chercher celle qui s'égare pour la ramener. C'est un travail d'encouragement des brebis à avancer dans la voie du Seigneur. Tous les ministères du Seigneur sont appelés à bâtir l'Eglise du Seigneur et la bâtir, c'est la construire, donc à plus forte raison, l'encourager quand elle se décourage.

 

Dans 2 Corinthiens 10 et au verset 7 : «Vous regardez à l'apparence. Si quelqu'un se persuade qu'il est de Christ, qu'il se dise bien en lui-même que comme il est de Christ, nous aussi, nous sommes de Christ. Et quand même, je me glorifierais un peu trop de l'autorité que le Seigneur nous a donnée pour votre édification et non pour votre destruction, je ne saurais en avoir honte, afin que je ne paraisse pas vouloir vous intimider par mes lettres. Car, dit-on, ses lettres sont sévères et fortes, mais présent en personne, il est faible et sa parole est méprisable. Que celui qui parle de la sorte considère que tels nous sommes en parole dans nos lettres, étant absents, tels aussi nous sommes dans nos actes, étant présents.» Paul dit ici qu'il a reçu l'autorité du Seigneur pour édifier l'Eglise et non pour la détruire. Il y a beaucoup de serviteurs de Dieu qui détruisent l'Eglise, qui la détruisent parce qu'eux-mêmes ne sont pas vraiment dans l'appel que Dieu leur a donné, celui de construire. Ils la détruisent pour plusieurs raisons : soit ils donnent le mauvais exemple, soit ils ne sont pas vraiment appelés du Seigneur, soit ils ne sont pas consacrés dans le ministère que Dieu veut leur demander d'exercer, ou ils l'exercent mal, ou ils l'exercent dans la chair. Ainsi ils ne sont pas comme un exemple du Seigneur pour le troupeau et ils ne sont pas dans la possibilité d'aider le troupeau. Comme Jésus dit à certains conducteurs de son temps : Non seulement vous n'entrez pas dans le royaume, mais vous empêchez vos brebis, d'entrer dans le royaume. Et il y a un certain nombre de serviteurs de Dieu qui font cela aujourd'hui. Ils ne sont pas entrés dans le royaume et ils empêchent les brebis d'y entrer. Ils ne peuvent pas exercer un travail pour consoler, pour exhorter, pour édifier le troupeau et les brebis.

 

C'est cependant l'appel du Seigneur à tous les ministères : tu es appelé pour édifier le troupeau et non pour le détruire. Tu es appelé à l'édifier. Dieu te donnera des dons pour construire, pour exhorter, pour édifier le troupeau et surtout ceux qui se découragent. Souvent, les ministères sont placés devant des grands découragements et par conséquent, ils sont bien placés pour savoir ce qu'est le découragement et pour savoir ce qu'il faut faire pour retrouver courage dans le Seigneur ou par un frère ou une sœur qui sont placés là pour les aider particulièrement.

 

Il y a quelques jours, je recevais un appel téléphonique d'un frère, un pasteur quelque part en France, dans une autre région. Je ne l'avais vu qu'une fois dans ma vie, sans lui avoir parlé, dans une convention où il donnait un message, et puis là, je lui ai parlé pour quelque chose et il voulait me parler aussi. Au téléphone, on a vraiment sympathisé, en quelques minutes, on a senti une communion qui passait et il s'est ouvert à moi, il s'est ouvert, et j'avais l'impression qu'il avait besoin de parler. Il m'a dit : «Tu sais frère, je suis passé par des moments d'un découragement mais alors complet, profond. J'avais l'impression que tout s'écroulait, que personne n'était là pour m'aider, personne ne pouvait même comprendre dans quelle détresse en tant que serviteur de Dieu je me trouvais. Et tu sais comment Dieu m'a aidé ? Il m'a aidé par le moyen d'un frère du Togo que je ne connaissais même pas, et qui par lettre a pu m'exhorter d'une manière merveilleuse et a pu m'être d'un secours précieux au moment où j'étais dans un profond découragement. Et le Seigneur a utilisé ce frère du Togo, là-bas, pour me renouveler parce que ce frère a su me démontrer de l'affection et de l'amitié que je ne trouvais pas à cet instant dans ma détresse et dans ma difficulté.» Vous voyez comment le Seigneur a trouvé dans le corps de Christ un membre tout simple pour venir exhorter et encourager ce serviteur de Dieu qui était lui-même dans un profond découragement. Et cet homme-là qui a connu le découragement, il sait ce qui peut faire du bien quand on est découragé puisque lui étant sorti de là maintenant, est plus apte à aider en tant que serviteur de Dieu, ceux qui sont profondément découragés.

 

Dans Ephésiens 2, l'apôtre Paul parle aussi des ministères. Il dit au verset 20 : «Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu dans l' Esprit.» Ici il parle d'édification et d'encouragement. Nous sommes édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes parce que nous sommes tous en Christ qui est la pierre angulaire. C'est de lui que nous recevons tous la force, l'aide dont nous avons besoin par l'intermédiaire des uns et des autres, ou directement par le Seigneur. Mais le Seigneur veut que dans son Corps, il y ait un travail constant d'aide et d'édification mutuelle. Il le veut, c'est son plan. Il veut absolument que nous, qui sommes un corps, nous puissions sentir les besoins les uns des autres par compassion et il veut que nous puissions demander au Seigneur les dons et le fruit que nous devons produire afin d'aider nos frères et nos sœurs à porter leurs fardeaux. Ceci revient finalement à posséder l'amour de Dieu dans son cœur car si je peux, en tant que ministère, édifier le troupeau c'est parce que je vais lui apporter l'amour du Seigneur. Comment puis-je édifier quelqu'un si je ne l'aime pas ? Je ne peux pas lui apporter simplement une étude biblique bien organisée. Cela va rester sec, quelque part, ça ne va pas passer parce que l'amour de Dieu n'est pas au centre. Mais si tous les ministères sont en Christ, remplis du Saint-Esprit, de l'amour du Seigneur, ils vont pouvoir être des instruments entre les mains de Jésus afin d'édifier, consoler, exhorter le troupeau qui est là avec eux.

 

Vous vous rappelez quand Jésus était devant la foule ? A la fin de Matthieu 9, Jésus était là, ému de compassion devant la foule, ceux qui le suivaient, une foule languissante et abattue comme des brebis qui n'ont pas de berger. Le grand Berger, c'est Jésus et il a donné des bergers qui doivent avoir l'Esprit de Jésus pour aller vers les brebis languissantes et abattues. Ceux du monde aussi, ce sont des pécheurs. Mais avant d'être des pécheurs, ce sont des hommes languissants et abattus qui ne se rendent même pas compte qu'ils vont en enfer, qu'ils vont à la perdition et qui ne réalisent pas les conséquences du péché. Dans l'Eglise de Jésus, combien de brebis sont languissantes et abattues ? Combien ont des problèmes dont elles n'osent parler à personne parce qu'elles se disent : «Si j'en parle à celui-ci, il va me juger. Si j'en parle à celle-ci, demain, toute la ville le saura. Si j'en parle à celui-là ou à celle-là, ils ne vont pas me comprendre.» Et pourquoi ces réactions existent-elles ? Parce que nous avons besoin d'être davantage remplis de l'amour du Seigneur et de la compassion de Jésus pour que les autres puissent sentir qu'ils peuvent avoir confiance en nous, non pas nous en tant qu'hommes, mais parce que Jésus est présent dans ma vie et Jésus m'a donné ce qui pourvoira au besoin de l'autre. Et les autres dans le corps de Christ doivent sentir qu'ils peuvent avoir confiance en nous.

 

En tant que chrétien, est-ce que tu inspires la confiance aux autres ou est-ce que tu les fais fuir ? Est-ce que tu sais écouter avant de parler ? Souvent, on part demander un conseil mais c'est l'autre qui nous parle pendant une demi-heure, puis ensuite, on s'en va. On n'a pas eu l'occasion de vraiment dire ce qu'on avait sur le coeur. Est-ce qu'on est assez rempli du Seigneur et de son Esprit pour pouvoir vraiment nous exhorter, nous aider les uns les autres, surtout quand nous sommes dans un découragement complet. Personnellement, je sais que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre du Seigneur sur tous les plans et sur celui-ci particulièrement car dans le Corps de Christ, nous sommes membres de son Corps et quand un membre souffre, les autres doivent souffrir aussi. Bien souvent, quand un membre souffre, les autres ne souffrent pas. Pourquoi ne souffrent-ils pas ? Parce qu'ils sont insensibles. C'est comme une jambe qui est complètement insensible. Les nerfs sont coupés, vous pouvez toujours cogner dessus, le reste du corps ne va rien sentir. Le corps ne souffre pas. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de sensibilité. Si je suis vraiment sensible, si un membre du Corps souffre, les autres vont souffrir aussi et ils vont réagir.

 

Dans Ephésiens 4 au verset 4 : «Il y a un seul corps et un seul Esprit Et au verset 11 : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,… » Vous voyez, le seul but des ministères, le seul but de tous les chrétiens aussi - puisque les ministères sont placés là, en avant garde, mais ça doit être aussi l'attitude du coeur de tous -, les ministères n'ont qu'un seul objectif, c'est de gagner des âmes au Seigneur, celles qui sont perdues, et une fois qu'elles sont gagnées, travailler à les édifier pour les rendre parfaites pour Christ. Paul dit cela. Il dit : «Je travaille puissamment par la force qui agit en moi pour vous amener à la perfection de Christ.»

 

Aujourd'hui, bien souvent, il manque la moitié du programme, puisqu'on fait énormément d'évangélisation, et c'est bien puisqu'il faut amener des âmes à Christ, mais bien souvent, on considère que ça va aller tout seul. Une fois que les gens sont amenés au Seigneur par l'évangélisation, on passe peu de temps à les édifier dans le Seigneur. Il faut les deux. L'attitude de Paul, en tant qu'apôtre, était de parcourir toutes les contrées des païens pour les amener au Seigneur, et ensuite, il passait énormément de temps à les enseigner, à les édifier parce qu'il savait que le but du Seigneur, c'était de les amener à la perfection. Donc, tous les ministères sont complémentaires pour que les deux aspects de ce travail se réalisent : amener des païens à la conversion et édifier tous les autres. Ainsi sur les cinq ministères, il y en a un qui amène les païens à la conversion et les quatre autres qui édifient essentiellement.

 

Le travail d'apôtre, c'est essentiellement un travail d'édification. Soyons nous aussi comme ça. Amenons des âmes au Seigneur et faisons en sorte que ces âmes, si ce n'est pas nous qui nous en occupons directement pour les édifier, puissent être mises entre les mains de personnes qui vont pouvoir les aider à grandir. Que nous soyons des chrétiens plus avancés ou des ministères, que nous nous disions «Cette âme-là, je l'ai gagnée à Christ, il ne faut surtout pas la perdre», parce que regardez combien de fois dans les églises, ceux qui sont amenés dans les campagnes d'évangélisation, qui s'avancent pour le Seigneur, qui sont baptisés, et six mois, un an, deux ans après, regardez la proportion de ceux qui restent vraiment fidèles au Seigneur. La raison, en grande partie, c'est que le travail d'exhortation, d'édification des chrétiens ne s'est pas fait correctement. Ils ont traversé un obstacle, ils se sont découragés, le soleil a brûlé trop fort, il y avait trop de cailloux et de mauvaises herbes dans le terrain et ils se sont découragés, ils ont laissé tomber, ils sont repartis.

 

Nous devons nous exhorter constamment les uns les autres, c'est-à-dire nous surveiller comme une mère surveille son enfant. Nous surveiller les uns les autres. Le mari surveille sa femme non pas pour voir tous les défauts qu'elle a, mais pour dire : «Ma bien-aimée, est-ce qu'il y a quelque chose qui te manque ? Est-ce que je vais pouvoir t'apporter quelque chose, en tant que mari, qui te manque parce que je vois que tu es en difficulté et que tu as besoin d'être aidée ?» Et la femme pareillement pour son mari : «Est-ce que je vais pouvoir l'aider pour lui permettre de franchir ce passage difficile dans lequel il se trouve ?»

 

Est-ce que nous ici, nous nous observons les uns les autres pour voir ce qui nous manque et pouvoir dire : «Je vais prier pour ce frère et cette sœur, je sens que ça ne va pas, je sens qu'il est en train de rétrograder ou qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans sa vie. Il est moins joyeux, il y a quelque chose qui ne va pas. Je vais prier pour lui, ou bien je vais aller le voir, je vais l'aider.» Que le Seigneur nous donne la grâce de pouvoir être les uns envers les autres des hommes et des femmes capables d'aider ainsi et de nous exhorter les uns les autres !

 

Etudions Actes 27, au verset 21, quand Paul est emmené en jugement à Rome et qu'ils doivent traverser une grande tempête sur la mer Méditerranée. « On n'avait pas mangé depuis longtemps. Alors Paul, se tenant au milieu d'eux, leur dit : O hommes, il fallait m'écouter et ne pas partir de Crète, afin d'éviter ce péril et ce dommage. Maintenant je vous exhorte à prendre courage ; car aucun de vous ne périra, et il n'y aura de perte que celle du navire. Un ange du Dieu à qui j'appartiens et que je sers m'est apparu cette nuit, et m'a dit : Paul, ne crains point ; il faut que tu comparaisses devant César, et voici, Dieu t'a donné tous ceux qui naviguent avec toi. » Parce que Paul était un homme fidèle, un serviteur comme Dieu les aime, rempli de zèle pour lui et du Saint-Esprit, Dieu lui dit : «Tous ceux qui sont en difficulté avec toi sur ce bateau dans cette tempête, je te les donne et il ne sera fait aucun dommage à personne.» Vous voyez notre responsabilité ? En tant que serviteurs de Dieu et chrétiens, si nous sommes fidèles au Seigneur, nous vivrons des circonstances comme celle-là, où tous étaient découragés, voyant la mort venir, et où un seul homme, placé là par Dieu, au milieu des bateaux, vit un ange lui dire : «Ne t'inquiète pas, dis-leur qu'aucun mal ne va leur arriver.» Paul a pu retrouver, puisque le Seigneur l'a aidé lui-même, assez de tonus pour redonner du courage à tous et leur dire : «Que personne ne se décourage !» Et les autres ont senti dans leur coeur que cet homme précisément avait reçu quelque chose qu'eux n'avaient pas et qu'ils avaient donc intérêt à suivre son exhortation. Et bien souvent, Dieu nous donnera ceux qui naviguent avec nous, ceux qui sont découragés, si nous-mêmes, nous sommes vraiment en communion avec notre Seigneur.

 

Un peu plus loin, au verset 25, il dit : «C'est pourquoi, ô hommes, rassurez-vous, car j'ai cette confiance en Dieu qu'il en sera comme il m'a été dit. » Paul à certains moments de son ministère a été complètement découragé et il a été encouragé par d'autres. Là, c'est lui qui est au milieu de toute une troupe de près de 300 personnes complètement découragées mais parce qu'il s'appuie sur son Dieu, et qu'il sait bien que son temps n'est pas encore fini, il peut redonner courage à tout le bateau et personne n'a trouvé la mort. Alléluia !

 

Verset 36 : «Tous, reprenant courage, mangèrent aussi.» Tous ont repris courage. Pourquoi ? Parce qu'un homme était rempli du courage du Seigneur et qu'il a pu communiquer ce courage et il doit en être de même pour nous. Dans les couples il doit en être ainsi. Entre mon épouse et moi, dans notre couple, ça arrive très souvent que le courage manque. Quand il y en a un en haut, l'autre est en bas ; quand il y en a un en bas, l'autre est en haut. Nous sommes constamment en train de nous encourager. C'est très très rare que tous les deux ensemble, nous soyons complètement découragés. Quand ça arrive, il y a un frère ou une sœur ou quelqu'un qui vient nous encourager. Quelquefois sans même que nous n'ayons rien dit, il y a un geste, une parole, un encouragement qui nous vient. Mais dans le couple, c'est très précieux parce que quand l'un est découragé, l'autre est rempli de courage et va lui communiquer ce courage qui manque à l'autre. Dans le Corps de Christ, c'est pareil, nous devons constamment demander au Seigneur d'être rempli de courage afin de le transmettre à nos frères qui en manquent, car le jour où nous en manquerons, ça sera le cas pour nous, Dieu va mettre sur notre route un frère ou une sœur qui va nous en donner. Amen ! Moi, je l'ai expérimenté très souvent.

 

Il y a un autre aspect du ministère, c'est la consolation. Nous venons de voir l'encouragement, mais la consolation est aussi une chose précieuse. Vous savez que notre Père est appelé le Père des consolations, que Jésus est appelé le consolateur et que nous, en tant que chrétiens, nous devons nous apporter les uns les autres la consolation du Seigneur. La consolation du Seigneur, pas la consolation charnelle du style : «Ah, frère, ne t'en fais pas, ça va aller. » ou : «Ma soeur, ne t'inquiète pas, ça va aller. Tout va bien.» Ca c'est la consolation charnelle. Mais la consolation du Seigneur qui est faite de la compassion de Jésus, celle-là, nous devons nous l'apporter les uns les autres. Nous devons demander au Seigneur d'être rempli de son esprit de consolation.

 

Dans 1 Thessalonissiens 5 et au verset 14, l'apôtre Paul dit aux chrétiens : «Nous vous en prions, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre...» Cela est une manière de les exhorter, mais il dit : «… consolez ceux qui sont abattus...» Abattu veut dire découragé. Le chemin est trop difficile, il y a trop d'épreuves qui s'accumulent. Ce sont des épreuves physiques, ce sont des épreuves dans la famille, ce sont des épreuves dans l'église, ce sont des épreuves parce que Satan attaque. Il y a des chrétiens comme ça qui sont profondément abattus parce qu'à un certain moment, tout va mal en même temps et ils ont l'impression que Dieu n'intervient pas. Montrons-leur alors que Dieu intervient en nous envoyant vers eux pour les consoler dans leurs afflictions. N'y allons pas pour augmenter leur abattement, surtout. Nous devons être remplis du Saint-Esprit pour pouvoir consoler ceux qui sont abattus. Si tu vois ton frère ou ta sœur qui est abattu et si tu n'es pas rempli du Saint-Esprit, n'y va pas. Laisse-le tranquille parce qu'il va ressortir plus abattu après ta visite. Si tu es par contre en communion avec le Seigneur, tu peux demander au Seigneur qu'il te donne quelque chose pour ce frère ou cette sœur abattue. Peut-être ne serait ce qu'aller le voir, ne rien dire, lui prendre la main pendant cinq minutes et puis tu t'en vas. Voilà, c'est tout. Ca, c'est une consolation. Tu peux aussi le faire à ta femme ou à ton mari, simplement un geste affectueux, une parole qui montre que tu as compris qu'il était dans l'affliction, dans l'abattement et qu'il a besoin d'un encouragement, quelquefois un geste, une parole. Vous voyez que cela demande d'être rempli du Saint-Esprit parce qu'il faut que l'amour passe pour pouvoir consoler quelqu'un.

 

Et il dit : «Consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience envers tous, prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal et poursuivez toujours le bien soit entre vous, soit envers tous.» Alors, Seigneur, donne-moi un coeur et un regard exercés afin que je puisse voir qui parmi mes frères et mes sœurs est abattu car quelquefois, ils le cachent, ils ne veulent pas le montrer, pour toutes sortes de raisons. Montre-moi, Seigneur ceux qui sont vraiment abattus dans leur coeur et ce que je peux faire pour leur apporter une consolation, quelque chose, un mot, un appel téléphonique, quelque chose qui va leur montrer que finalement, le Seigneur va leur redonner courage, qu'il ne les a pas oubliés puisqu'il s'est manifesté au travers de moi.

 

Dans Actes 28 (il est beau aussi ce passage), c'est la fin du voyage de Paul. Ce voyage avait été très dur, très difficile. Paul était un homme comme les autres. Quand ils débarquent en Italie, ils font le voyage à pied, vers Rome. Verset 14 : «Nous trouvâmes des frères qui nous prièrent de passer sept jours avec eux et c'est ainsi que nous allâmes à Rome...» Il n'y avait pas d'autoroute, ils allaient à pied. «… de Rome, vinrent à notre rencontre jusqu'au Forum d'Apius et aux Trois-Tavernes, les frères qui avaient entendu parler de nous. Paul en les voyant, rendit grâces à Dieu et prit courage Cela signifie qu'à ce moment-là, Paul manquait de courage. Tout apôtre qu'il était, il lui manquait du courage. Il savait qu'il allait au-devant de difficultés, qu'il devait témoigner devant César et qu'il allait devoir encore affronter des difficultés énormes. Ici Dieu a tout simplement envoyé des frères qui avaient entendu dire qu'il venait, et Paul, rien qu'en les voyant – sans un mot, sans que quelque chose de spécial ne se passe - de loin, ils ont peut-être dû montrer quelque signe de reconnaissance, et ... «Les voilà ! Alléluia !» En voyant des frères, il a pris courage. Il a pris courage !

 

Est-ce que nous aussi, nous pouvons donner courage aux autres juste quand ils nous voient ? Quand on te voit, est-ce que tes frères et sœurs prennent courage ou disent plutôt : «Oh la la !… encore celui-là, ou celle-là ! Vivement qu'il parte !» Il faut que nous soyons des frères et des sœurs qui font prendre courage aux autres quand ils nous voient. Pour cela, il faut dire : «Seigneur, remplis-moi de toi, remplis-moi de toi.» Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce besoin de nous exhorter et de nous consoler les uns les autres, mais je vais en rester là, c'est déjà beaucoup. Si nous arrivons à pratiquer le peu que je viens de dire ici, en fait, c'est énorme.

 

Maintenant, si nous faisons ce que nous allons voir dans la deuxième partie, c'est-à-dire nous appuyer sur Dieu et nous remplir de lui, nous allons pouvoir bien nous aider les uns les autres et nous exhorter comme il faut. Donc, pour être capable d'apporter du secours à ceux qui sont découragés et pour en recevoir à notre tour, il nous faut être remplis de cet esprit de consolation et d'amour qui nous vient de notre relation personnelle avec Dieu. Quand nous sommes découragés, le Seigneur peut se servir de nos frères pour nous encourager, mais nous allons trouver le courage suprême auprès de Lui. Quelquefois, nous n'aurons même pas un frère ou une soeur ou quelqu'un pour nous encourager. Prenez l'exemple de Job, il n'avait pas grand monde pour l'encourager. Même sa propre femme lui disait : «Mais maudis Dieu et meurs.» Vous voyez l'encouragement !! Et ses amis qui venaient et essayaient de trouver le péché dans sa vie parce qu'il était malade. Pauvre Job ! Il disait : «Mais qui va m'apporter la consolation dont j'ai besoin ?» Personne ! Il n'avait personne. C'est sa foi en Dieu qui l'a soutenu et Dieu l'a récompensé. Ce que le Seigneur veut, c'est que nous nous appuyons sur lui et que nous trouvions auprès de lui l'assurance que nous allons être secourus dans tous nos découragements.

 

Dans 1 Samuel 30, et au verset 6 : « David fut dans une grande angoisse, car le peuple parlait de le lapider, parce que tous avaient de l'amertume dans l'âme, chacun à cause de ses fils et de ses filles. Mais David reprit courage en s'appuyant sur l'Eternel, son Dieu. » Il a consulté Dieu, Dieu lui a répondu. David a repris courage en s'appuyant sur l'Eternel. David n'avait personne autour de lui pour lui apporter la consolation dont il avait besoin. Tous avaient de l'amertume contre lui parce qu'il était le chef. Et quand on est le chef, on est toujours coupable de tout. Quand on est pasteur, on est toujours au centre de tous les mécontents et quand on est en communion avec le Seigneur, on a souvent autour de soi beaucoup d'incompréhension et de persécution de la part de ceux qui ne comprennent pas et qui ne vont pas nous apporter le secours dont nous avons besoin. Ici David passait par une grande épreuve. Tous parlaient de le lapider. Il a passé un moment très difficile et là, il est bien dit qu'il a repris courage en s'appuyant sur l'Eternel qu'il a consulté. Il a prié Dieu, il a repris courage en s'appuyant sur lui. Cela signifie que David connaissait son Dieu et il savait que dans des circonstances telles que celles-ci, s'il se tournait vers lui pour le consulter avec un coeur honnête et sincère, Dieu n'allait pas le laisser dans sa grande angoisse et dans ce découragement profond qu'il avait à ce moment-là. Il allait en sortir et Dieu lui a donné une victoire extraordinaire. Ils ont tout récupéré, ils ont ramené un butin énorme. Il s'est appuyé sur l'Eternel qui lui a parlé, qui lui a donné la victoire dans son angoisse et dans son découragement et il a réussi à rétablir complètement la situation parce qu'il s'est appuyé sur le Seigneur notre Dieu.

 

Alors ayons cette réaction quand nous traversons un découragement profond. Si nous sommes encouragés par nos frères et nos sœurs, tant mieux, mais si nous recevons du Seigneur le secours direct dont nous avons besoin parce que nous nous sommes appuyés sur lui, c'est encore mieux parce que notre communion avec le Seigneur va grandir. Notre foi va se développer parce que nous verrons encore la gloire de Dieu dans ce découragement que nous avons traversé et où Dieu nous a secourus.

 

Dans 2 Chronique 32, cette fois, c'est le roi Ezéchias qui a besoin de courage. Je lis à partir du verset 5 : «Ezéchias prit courage ; il reconstruisit la muraille qui était en ruine et l'éleva jusqu'aux tours, bâtit un autre mur en dehors, fortifia Millo dans la cité de David, et prépara une quantité d'armes et de boucliers. Il donna des chefs militaires au peuple, et les réunit auprès de lui sur la place de la porte de la ville. S'adressant à leur coeur, il dit : Fortifiez-vous et ayez du courage ! Ne craignez point et ne soyez point effrayés devant le roi d'Assyrie et devant toute la multitude qui est avec lui ; car avec nous il y a plus qu'avec lui. Avec lui est un bras de chair, et avec nous l'Eternel, notre Dieu, qui nous aidera et qui combattra pour nous. Le peuple eut confiance dans les paroles d'Ezéchias, roi de Juda.» Vous voyez ce qu'a fait Ezéchias ? Il a vu l'ennemi arriver et c'était une attaque sérieuse. Je suis sûr que dans son coeur, il a dû aussi passer un moment qui n'était pas facile parce que cet ennemi-là était capable de les raser et de les détruire complètement comme il l'a fait plus tard. Mais là, la relation d'Ezéchias avec son Dieu était bonne. Il n'a pas été comme tant de rois d'Israël ou même de Juda qui avaient une mauvaise relation avec Dieu et qui à certaines époques n'ont pas pu résister à l'ennemi qui venait et leur découragement n'a pas pu être suivi d'une réaction positive. Ils ont été complètement découragés et ils ont été vaincus parce que leur relation avec Dieu n'était pas bonne. Ici la relation d'Ezéchias était bonne avec son Dieu. Il a pris courage lui-même en Dieu, il a trouvé dans le Seigneur la possibilité d'exhorter, d'encourager tout le peuple en lui disant : «Si je suis capable de vous encourager, c'est que je vous demande de vous appuyer sur Dieu. Avec nous, il y a plus fort qu'avec les autres.» Alors le peuple eut confiance et puis on voit par la suite que le Seigneur les a merveilleusement délivrés de l'attaque des Assyriens, d'une manière surnaturelle, le Seigneur est intervenu, et ça a été une déroute complète et toute l'armée des Assyriens est partie.

 

Nous devons aussi nous appuyer sur Celui qui est capable de nous consoler et de nous soutenir : le Seigneur lui-même. Le Seigneur lui-même ! Et nous devons constamment avoir à l'esprit le plan du Seigneur pour nos vies. Cela est extrêmement important pour nous encourager en Dieu. On doit savoir qui est Dieu et ce qu'il a comme plan pour nous dans notre vie. Ça c'est très important. Je me suis souvent encouragé dans le Seigneur, dans des moments de découragement. Je m'approche du Seigneur et je me rappelle qui Il est, quelle est sa nature réelle que je vois écrit dans sa Parole et ce qu'il veut faire pour moi, quel est son plan pour moi, son plan merveilleux, parce que quand j'oublie qui est Dieu et quand j'oublie quel est son plan pour moi, là, je me décourage encore plus. Mais quand je m'appuie sur Dieu, ça veut dire que je m'appuie sur quelqu'un que je connais - au moins en partie - et que je veux connaître mieux. Le peu que je connais de Lui doit m'encourager parce que c'est quelqu'un dont la nature est d'encourager ses enfants.

 

Le but de Dieu est de nous édifier jusqu'à la mesure de la stature parfaite de Christ. Vous voyez l'édification que le Seigneur veut faire dans ma vie ? Je n'oublie jamais que le plan du Seigneur, ce n'est pas seulement de me sauver de mes péchés, c'est de m'édifier constamment afin que je parvienne à la mesure de la stature parfaite de Christ. Jamais tu ne dois oublier ça. Dieu a donné son Fils Jésus pour que nous soyons rachetés de nos péchés pour que nous puissions grandir en lui jusqu'à la mesure de la stature parfaite de Christ. Ceci est le plan du Seigneur pour moi. C'est le don de Dieu pour ma vie. Si je l'oublie, je ne vais pas pouvoir sortir de mon découragement. Ce plan du Seigneur pour moi, c'est quelque chose qui m'a constamment, constamment encouragé. Constamment ! Même quand je suis passé par des moments de découragement profond et complet, quand je m'approchais du Seigneur et que dans sa Parole je me rappelais que le plan du Seigneur était toujours le même, qu'il était toujours là pour m'aider, pour m'édifier au travers de toutes mes difficultés, alors j'arrivais à comprendre le but du plan du Seigneur au travers de ces épreuves et difficultés. Car j'étais convaincu que derrière, il y avait un Dieu qui m'aimait et un Dieu qui a un plan pour moi ; un Dieu qui veut me construire, un Dieu qui veut me purifier et qui désire enlever ce qui est mauvais de ma vie ; un Dieu qui veut me faire grandir à l'image de Jésus et un Dieu qui ne va pas se lasser de le faire constamment. Et même si moi, j'ai une attitude négative vis-à-vis du Seigneur, même si j'éprouve de l'amertume, ça n'empêche pas que le Seigneur m'aime et que le Seigneur veut se révéler davantage pour me faire comprendre quel est son plan afin de m'amener à la perfection.

 

Même dans les corrections de Dieu, il y a un but qui est de nous faire participer à sa sainteté toujours plus. Alors je peux avoir confiance dans ce Dieu-là, il ne me lâchera pas. Je parle de frères et de sœurs en Christ, je parle de chrétiens qui aiment leur Dieu et qui veulent marcher avec lui. Dieu ne me lâchera pas et je me le rappelle constamment. Il faut que nous ayons constamment dans notre esprit la pensée du Seigneur. Quand tu es découragé, rappelle-toi que le Seigneur t'a pardonné tes péchés par le sang de Jésus. Rappelle-toi que le Seigneur t'a fait naître de nouveau. Rappelle-toi qu'en Christ, tu es une nouvelle création. Rappelle-toi qu'en Jésus-Christ, tu es mort à ta vie passée et que tu es ressuscité en Christ à une vie nouvelle. Rappelle-toi que le Seigneur est avec toi tous les jours jusqu'à la fin des temps. Rappelle-toi la Parole du Seigneur, le moindre des versets qui est capable d'apporter la vie du Seigneur. Rappelle-toi ces choses, n'oublie pas !

 

Quand tu es découragé, reviens au Seigneur et à sa Parole et recommence à lire en disant : « Seigneur, j'ai besoin de recevoir de toi une nouvelle, révélation, plus fraîche, de qui tu es et de ton plan pour moi. » Et quand je me rappelle ce que Jésus veut faire de moi, je suis renouvelé dans mon courage. « Seigneur, tu ne me laisseras pas. » Je me rappelle la compassion de Jésus. Quand je lis les Evangiles, je suis immédiatement renouvelé dans mon courage. Je lis les Evangiles, je vois l'attitude de Jésus à l'égard des hommes, des pécheurs, des malades. Quand je suis malade, fatigué, découragé, je dis : «Seigneur, tu es toujours le même, je te vois agir, je te vois toucher un malade, je te vois le guérir, je te vois le renouveler, je te vois baptiser du Saint-Esprit à la Pentecôte, je te vois dire : Je suis toujours le même ! » Je me replonge dans la vie et l'œuvre de Jésus et je ressors entièrement encouragé parce que mon Seigneur est toujours le même. Chaque fois que Jésus, par exemple s'est montré dans une vision, que ce soit à Daniel, que ce soit à Jean, etc…, devant la grandeur de la vision, évidemment, les forces manquent, mais le premier mot de Jésus, c'est : «Ne crains pas !» ou «Prends courage !» ou bien : «Sois fortifié !» D'une main il le touche et il lui rend des forces. Daniel se lève en disant : «Tu m'as fortifié, Seigneur. Maintenant, parle à ton serviteur.» Quand Jean est étendu devant la gloire de Jésus, prosterné devant lui, le Seigneur le renouvelle et lui donne des forces. Le Seigneur a toujours pour but de nous renouveler et de nous donner des forces nouvelles. Un appel de Jésus donne la force. Un appel de Jésus donne la foi. Une vision renouvelée de Jésus donne la foi. Ayons les regards fixés sur Jésus, le chef et le consommateur de notre foi. C'est lui qui nous donne la foi. Quand Pierre marchait sur l'eau et qu'il regardait Jésus, il marchait sur l'eau et il avait la foi. Quand il s'est laissé découragé par la tempête, qu'il a quitté Jésus des yeux, il a perdu la foi, il a coulé. C'est l'image de celui qui est complètement à plat, en bas, découragé. Puis Pierre a tourné à nouveau les yeux vers Jésus et il a crié à Jésus. Et Jésus l'a relevé. Jésus, c'est vraiment celui qui encourage. C'est le Merveilleux qui encourage.

 

Ensuite, quand je parle du plan du Seigneur pour moi, il ne faut jamais que j'oublie - cela aussi ça m'encourage - que celui qui veut vivre saintement sera persécuté et devra connaître de grandes souffrances. Dieu m'a annoncé cela d'avance. Donc, forcément dans ces souffrances et dans ces rejets, ces incompréhensions, ces persécutions que je vais connaître en passant par la croix, en passant par le chemin où Jésus est passé, à ce moment précis Dieu me prévient d'avance et je m'arme de ces pensées, comme il le dit, je m'arme de la pensée qu'en Christ je vais devoir traverser des expériences que mon Seigneur a connues pour que je participe à ses souffrances, que je participe à son œuvre. "Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés." (2 Timothée 3 :12). Si je dois connaître la communion aux souffrances de Christ, je dois connaître des moments et des difficultés où je vais être découragé, où ça fait même partie du plan du Seigneur que je sois découragé pour que je puisse m'appuyer sur lui.

 

Les Thessalonissiens avaient eu énormément d'épreuves en se tournant vers Jésus. 1 Thessalonissiens 3, verset premier : «C'est pourquoi, impatients que nous étions et nous décidant à rester seuls à Athènes, nous envoyâmes Timothée notre frère, serviteur de Dieu et ministre de l'Evangile de Christ, pour vous affermir et vous exhorter au sujet de votre foi.» Quand nous sommes découragés, c'est bien souvent notre foi qui flanche, notre ardeur, notre courage, notre coeur qui flanche. Paul n'avait qu'une idée en tête : les fortifier dans la foi pour qu'ils soient encouragés. Il leur dit : «Afin que personne ne soit ébranlé au milieu des tribulations présentes ; car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela.» Il ne parle pas simplement aux Thessalonissiens d'il y a deux mille ans, il parle aux chrétiens de tous les temps en disant : «Il faut que vous sachiez que nous sommes destinés à subir des tribulations et des persécutions dans ce monde. Plus nous allons grandir en sainteté et en perfection et plus ces tribulations seront fortes et ces oppositions seront fortes, à l'image de celles que notre Seigneur a rencontrées parce qu'il a dit dans Jean 15:20 : « Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ».

Le Seigneur nous a prévenus. A mesure que nous grandissons dans le Seigneur et que la perfection grandit, ne nous attendons pas à ce que le monde entier se tourne vers nous en ouvrant les bras, en disant : «Comme tu es merveilleux ! Comme tu es spirituel ! Viens, je reconnais ce que le Seigneur t'a donné et je l'accepte comme venant du Seigneur.» Il y en aura quelques-uns qui feront cela, mais la grande majorité du monde et de l'Eglise visible de Jésus-Christ va s'opposer à nous à mesure que nous grandirons dans le Seigneur. Seuls les chrétiens qui sont vraiment remplis du Saint-Esprit, d'amour et de foi vont pouvoir être en communion avec nous et nous apporter l'amour du Seigneur. Mais la grande majorité du monde et de l'église visible va être une cause de tribulations, de persécutions et de souffrances pour nous. Cela a été le cas pour le Seigneur qui est venu vers les siens d'abord et les siens l'ont rejeté. Cela a été le cas pour les disciples et l'apôtre, cela a toujours été, dans l'histoire de l'Eglise, le cas de ceux qui ont voulu vraiment marcher près du Seigneur. C'est un chemin étroit, difficile, resserré, caillouteux, montant, mais quand nous sommes avec le Seigneur et en lui, nous recevons de lui l'Esprit de consolation et l'Esprit de gloire qui repose sur nous, au moment même des plus grandes afflictions et des plus grandes difficultés.

 

Il dit dans 1 Thessaloniciens 3 au verset 4 : «Et lorsque nous étions auprès de vous, nous vous annoncions d'avance que nous serions exposés à des tribulations, comme cela est arrivé et comme vous le savez. Aussi, dans mon impatience, j'ai envoyé m'informer de votre foi, dans la crainte que le tentateur ne vous eût tentés et que nous n'eussions travaillé en vain.» Son désir ardent était de les voir forts en Dieu pour traverser cette épreuve, même s'ils étaient découragés un temps à cause de ces persécutions. Il voulait qu'ils sachent que c'était le plan du Seigneur. Et quand ils étaient dans le plan du Seigneur, le Seigneur allait leur accorder lui-même le secours et la grâce dont ils avaient besoin pour traverser cette épreuve.

 

Dans 2 Corinthiens 4, au verset 1, l'apôtre Paul dit ceci à propos de son propre ministère : « C'est pourquoi, ayant ce ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage. (Paul s'exhortait lui-même parce qu'il avait un ministère et il savait ce qui l'attendait quand il exercerait ce ministère) Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret. Nous n'avons pas de conduite astucieuse, et nous n'altérons pas la Parole de Dieu. MAis, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d'homme devant Dieu. Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules dont le Dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, pour qu'ils ne voient pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu ». Et il ajoute au verset 7 : « Nous portons ce trésor (ce trésor, c'est la présence de Dieu en nous et c'est l'Evangile) dans des vases de terre, afin que cette grande puissance (la puissance de Dieu et la puissance de l'Evangile) soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non pas réduits à l'extrémité; (Pressés de toutes manières ! Quel sujet de découragement parfois !) dans la détresse, mais non dans le désespoir; (Et la détresse, vous croyez que ce n'est pas un découragement la détresse ? Une grande détresse, il a été souvent dans une grande détresse…) persécutés mais non abandonnés; (Dieu ne les abandonnait jamais) abattus mais non perdus. »

 

Regardez ce qu'il dit : «Pressés de toute manière, dans la détresse, persécutés, abattus.» Ca va t'arriver, mon frère, ma sœur, je te préviens d'avance, à mesure que tu vas être de plus en plus spirituel avec Jésus, tu vas subir ces choses-là parce que c'est annoncé par Jésus. Si tu ne les as pas encore subies, prends patience, Dieu est en train de te fortifier dans ton esprit pour te rendre capable de traverser avec succès ces persécutions et ces difficultés qui viendront quelquefois des personnes qui te sont les plus proches parce que c'est là que ça fait le plus mal. C'est permis par Dieu, ce n'est pas voulu par Dieu, Dieu n'est pas quelqu'un qui fait cela volontairement, mais Dieu sait que le monde qui est autour de nous et les personnes qui nous entourent ne sont pas toujours en accord avec sa Parole. Caïn a tué Abel. C'est celui qui est dans la chair qui tue celui qui est dans l'Esprit et non l'inverse.

 

Verset 10 : «Portant toujours avec nous dans notre corps la mort du Seigneur Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. » C'est ça la gloire de Dieu : nous portons la mort dans notre corps, c'est-à-dire par toutes les persécutions, les tribulations, les rejets, les incompréhensions, tout ce que nous avons à supporter. Et encore, je trouve que pour nous, chrétiens dans notre pays, on ne connaît pas encore des persécutions de ce niveau-là. Cela viendra mais on ne les connaît pas encore. Il y a beaucoup de pays aujourd'hui où ils les connaissent déjà ou ils les ont connues, mais nous ici dans notre pays, on ne connaît pas encore ces choses. Alors ne nous décourageons pas quand un frère ou une sœur nous traite un peu de travers. Ce n'est qu'une petite tribulation.

 

« Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. » Cela signifie que la vie de résurrection que Dieu a placée en moi va se manifester par la mort de Jésus en moi. Si la mort de Jésus agit pour que ma chair soit crucifiée et que je puisse réagir comme Jésus, je vais apporter la vie au travers de la mort que les autres vont me faire subir, au travers de la mort de Jésus, celle qu'il a subie lui-même dans ses persécutions, dans ses rejets. Il n'a rien dit, il a toujours prié pour ceux qui le persécutaient. Il a été rempli de compassion pour ceux qui le maltraitaient. Il a prié le Père pour eux, il a intercédé pour les coupables. Nous serons dans la même situation bien souvent. Il faut que nous puissions nous armer de cette pensée. Bien souvent, le découragement sera là, parce qu'on a des traitements injustes, parce qu'on est persécuté par des frères dont nous ne pensions pas qu'ils seraient allés aussi loin, ou parce qu'on sera incompris par ceux qui nous sont proches, ou parce qu'on sera persécuté par Satan et le monde, parce qu'on marche avec Dieu. Nous devons savoir que ces choses vont venir, nous devons savoir que le Seigneur y est passé, mais nous devons savoir aussi que dans ces choses, le Seigneur lui-même est avec nous pour nous donner par son Esprit une pleine victoire dans ces épreuves, une pleine réaction comme Jésus. Il veut que nous apportions la vie de Jésus au travers de ces choses comme Lui l'a apportée. Alléluia !

 

Et c'est pour cette raison qu'il ajoute au verset 16 : «C'est pourquoi nous ne perdons pas courage (même s'ils sont abattus, pressés de toutes manières, etc…, dans la détresse, ils ne perdent jamais complètement courage) et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour …en Christ parce que j'ai compris son plan pour moi. J'ai compris sa puissance qui agit dans ma faiblesse et je sais qu'il ne m'abandonnera pas. Et je sais que même si je dois traverser des épreuves très dures, le Seigneur les a traversées avant moi, et bien plus, il est avec moi pour m'aider, me donner sa grâce, me donner la force d'en sortir, me donner l'amour pour ceux qui me persécutent et me donner de le glorifier au travers de ces choses. Il le veut, bien-aimés, pour nous !

 

« Car nos légères afflictions du moment présent », voyez si Paul parlait de légères afflictions alors qu'on connait la vie qu'il a eue et les souffrances qu'il a connues, comment nous, chrétiens, osons-nous encore nous plaindre des difficultés que nous pouvons rencontrer ? « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire. » Un poids éternel de gloire parce que nous regardons non pas aux choses visibles mais à celles qui sont invisibles. Nous regardons au Seigneur, nous regardons ses promesses et sa Parole, nous regardons son retour proche dans la gloire et nous regardons le travail invisible qu'il fait dans nos cœurs et ce qu'il fait dans le monde. Les choses visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles. Alors consolons-nous constamment avec ces choses. Ne perdons jamais courage. Et si nous perdons courage, retrouvons notre courage dans les choses que nous venons d'évoquer. Que le Seigneur qui est passé lui-même dans ces grandes épreuves, habite en nous, il en est sorti vainqueur et il nous donnera une pleine victoire si nous avons confiance en lui. Vous croyez cela? Alléluia ! Ne soyons donc plus jamais découragés parce que nous sommes dans le compromis ou que nous refusons d'accepter les conditions du Seigneur. Si nous sommes fidèles au Seigneur, lorsque nous sommes dans le découragement, dans la détresse, dans l'angoisse, parce que l'épreuve nous semble excessive ou trop grande, consolons-nous par ces paroles en sachant que le Seigneur est avec nous et que le Seigneur nous fera sortir vainqueurs de l'épreuve pour sa gloire. Il nous fera sortir vainqueurs à condition que je reste attaché à lui et à sa Parole. Je reste attaché à lui ! Alléluia ! Merci Seigneur !

 

 

«Seigneur, ce sont des paroles qui sont plus faciles à prononcer qu'à vivre, c'est vrai, mais toi, tu es vivant, tu es toujours avec nous dans la détresse. Tu l'as promis dans le Psaume 91, tu as dit : «Je serai avec lui dans la détresse, je le délivrerai, je le glorifierai parce qu'il m'aime. » Seigneur, je te demande que nos cœurs soient toujours remplis de ton amour pour toi et que jamais, nous ne puissions te mettre en cause dans quoi que ce soit dans les difficultés ou les découragements qui nous parviennent, qui nous arrivent. Que nous puissions toujours savoir dans notre coeur que tu es notre Père céleste qui est là pour nous consoler, nous faire du bien, nous exhorter, nous faire avancer jusqu'à la perfection merveilleuse. Et dans cette perfection, tu nous rends capables de supporter les afflictions, les découragements, les persécutions. Tu nous rends capables de supporter l'injustice, de supporter le rejet , ces choses que tu veux nous voir supporter par ta grâce. Seigneur, fais une œuvre profonde dans mon coeur ce soir, je t'en prie et rends-moi toujours plus capable de réagir comme toi. Aide-moi à ne jamais oublier Seigneur ce que tu veux faire dans ma vie. Je te prie de bénir mes frères et mes sœurs qui sont là. Je te prie de les fortifier dans leur être intérieur par ta Parole et par ton Esprit. Toi qui veut nous rendre plus que vainqueur en toutes choses par celui qui nous fortifie, je te prie, Seigneur de nous rendre toujours plus que vainqueurs par ta force toute puissante qui agit en nous et je t'en rends grâce, mon Père. Je te bénis de tout mon coeur pour cette grâce que tu nous donnes d'être capables d'arriver à la perfection. Seigneur, merci. Sois loué, mon Père ! Sois béni ! Soit glorifié ! Pardonne Seigneur toutes les fois où je me suis inutilement découragé parce que j'ai oublié qui tu étais, et donne-moi d'être toujours dans les difficultés et dans les épreuves un serviteur fidèle qui garde les yeux fixés sur son Seigneur Jésus. Merci, Père ! Merci Seigneur ! Amen ! »