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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Que dit la Bible sur mon corps, sur le corps du couple, et sur le corps de Christ ?



Ce soir, je vais parler du corps, de notre corps physique, charnel, et puis je veux parler de ce que la Bible dit sur le corps de Christ qui est l'Eglise. Il y a deux aspects, les deux sont très liés, vous verrez. Le risque est que l'on considère ce sujet comme banal et trop facile, alors qu'en fait, il y a vraiment un enseignement spirituel très profond pour nous et qui nous donne la vie en abondance. Ce sujet du corps, on va le voir sous l'aspect individuel, notre corps physique. Qu'est-ce que la Bible et qu'est-ce que le Seigneur disent à propos de ce corps ? Ce sera le premier aspect. Ensuite, nous étudierons le corps dans la relation du couple, puisque nous savons que l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme et qu'ils formeront une seule chair, un seul corps. Cela nous conduira naturellement à étudier le corps de Christ, c'est-à-dire l'organisme vivant formé par tous ceux qui sont nés de nouveau et qui constituent ensemble un corps dont Jésus est la tête. Ces trois aspects sont étroitement liés les uns aux autres : notre corps individuel physique, le corps formé par le couple mari-femme, et le corps de Christ dont il est la tête.

 

Voici une définition simple du corps : le corps, c'est la partie visible d'un être vivant. C'est la définition la plus simple que j'ai trouvée. Le corps, c'est la partie visible, qu'on peut toucher, qu'on peut voir d'un être vivant. Il y a des êtres vivants qui n'ont pas forcément de corps. Par exemple, Dieu est esprit, c'est un être vivant mais Dieu le Père, lui, n'a pas de corps visible, vivant, pourtant il peut prendre une forme visible, il peut prendre n'importe quelle forme visible. Mais le Père s'est manifesté au travers du Fils qui, lui, a reçu un corps semblable au nôtre, un corps de chair, un corps matériel semblable au nôtre.

 

Je vais commencer par vous lire un verset dans I Corinthiens 15, verset 42 et suivants. L'apôtre parle de la résurrection des morts, de la résurrection de tous ceux qui sont morts dans leur corps. Il dit : « Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible (il meurt corruptible. Là, semé, c'est au sens mort, puisque quand on lance une semence dans la terre, elle meurt et elle donne la vie à une plante) il ressuscite incorruptible ; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme (ou faible) il ressuscite plein de force ; il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S'il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. » Ici il parle du corps animal charnel, physique, et d'un corps spirituel. Les anges ont un corps spirituel. Ce sont des esprits mais ils ont une forme, un corps qui n'est pas un corps physique comme le nôtre, mais ils ont une forme visible, ce sont des êtres vivants qui ont une forme visible. Nous, nous avons une forme visible, tangible, matérielle qui est notre corps physique. Le Seigneur Jésus a revêtu un corps pour manifester toute la plénitude de Dieu et il fallait que toute la plénitude de Dieu s'incarne dans un corps de chair. Ainsi vous voyez que normalement dans le plan de Dieu, quand il a créé un être humain, quand il nous a créés, il nous a formés de la poussière de la terre, il a soufflé son Esprit et ce corps matériel sans vie est devenu une âme vivante, un être vivant. Ame, c'est le même mot que être, personnalité, individu. Donc, l'Esprit est entré dans ce corps, soufflé par Dieu, un corps de poussière, un corps mort et cet être-là est devenu une âme vivante. A cet instant a été créé l'homme qui est composé de trois parties, l'esprit, l'âme et le corps. Et l'âme est formée par le rassemblement d'un esprit et d'un corps. Quand Dieu a soufflé son Esprit dans ce corps de poussière, l'âme a été formée. Et les trois sont étroitement unis dans un être humain. Nous avons un esprit en nous que Dieu a soufflé dans un corps de chair et nous sommes devenus une âme vivante.

 

Au départ, quand l'homme a été créé par Dieu, c'était un corps sans péché, une âme sans péché, un esprit parfaitement sans péché, en communion avec Dieu et dans le plan de Dieu. Cet être complet, esprit âme et corps devait vivre éternellement et devait manifester toute la gloire de Dieu. Il manifestait déjà toute la gloire de Dieu et il devait vivre dans la présence de Dieu dans une vie éternelle. Et nous savons que lorsque le péché est entré par la désobéissance, l'esprit de l'homme a connu la mort ; c'est la première partie qui a été touchée par la mort. Dieu avait dit : « Le jour où tu désobéiras, tu mourras. » Pourtant nous savons bien que le corps physique d'Adam n'est pas mort le jour où il a désobéi. Ce qui est mort, c'est son esprit. Il a été coupé de Dieu, il a été complètement coupé de Dieu par le péché, il n'avait plus de communion avec la vie de Dieu et à partir de ce moment-là, la mort qui était entrée dans l'esprit s'est petit à petit transmise dans l'âme puis finalement dans le corps qui a fini par mourir des centaines d'années plus tard.

 

Au début, le corps d'Adam n'était pas encore aussi souillé par le péché, il a fallu des centaines d'années pour que ce péché commence à imbiber l'âme et le corps et finisse par aboutir à la mort qui avait été annoncée par Dieu. Fatalement, la mort est la conséquence du péché, elle est entrée dans l'esprit de l'homme, puis dans son âme et dans son corps. Il a donc fallu que Dieu prévoit un plan de rédemption, de rachat pour que cet être, esprit âme et corps soit racheté, renouvelé et amené à un contact vivant, à nouveau avec Dieu et avec son Esprit. C'est la raison pour laquelle il a fallu que Jésus, notre Seigneur, notre sauveur, le Fils éternel de Dieu, qui était dans les cieux de toute éternité avec le Père, soit envoyé dans un corps qui a été formé par Dieu, surnaturellement dans le sein de Marie, un corps physique, semblable au notre. Mais c'était un corps sans péché, c'est-à-dire un corps qui avait lui, la vie éternelle et qui n'aurait jamais dû mourir si Jésus n'avait pas connu la mort physique dans son corps. S'il n'avait pas accepté de prendre la mort à notre place, ce corps que Dieu avait formé dans le sein de la vierge Marie, qui était un corps surnaturel, formé entièrement par la puissance du Saint-Esprit, ce corps-là n'aurait jamais connu de mort physique non plus parce qu'il n'avait jamais connu le péché. Il a fallu que Jésus accepte de prendre sur lui la mort dans son corps afin de nous racheter de la mort, esprit, âme et corps. Vous voyez que Jésus étant Dieu, il ne pouvait pas mourir spirituellement, il fallait qu'il vienne dans un corps de chair pour que cette chair, la sienne, connaisse la mort. Son Esprit ne pouvait pas connaître la mort, donc il ne pouvait pas nous racheter par une mort spirituelle. Il fallait, c'était une nécessité, qu'il vienne en chair pour que son corps de chair connaisse la mort à notre place par une offrande volontaire de Jésus. Il fallait qu'il se donne à la mort et que ce corps physique, charnel, connaisse la mort à notre place.

 

Vous comprenez pourquoi il était nécessaire que Jésus vienne en chair et vous voyez pourquoi les démons ne peuvent pas supporter l'idée de Jésus venu en chair. C'est le test utilisé pour tester les esprits.

Dans la première épître de Jean, au chapitre 4, et au verset 2, il est écrit : « Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu,… » Pour savoir si un esprit est de Dieu, posez-lui la question, comme il m'est arrivé de le faire : «Est-ce que Jésus est venu en chair ?» Si c'est le Saint-Esprit, il va le confesser immédiatement ; si c'est un mauvais esprit, il ne pourra pas le confesser parce que les mauvais esprits ne peuvent pas supporter l'idée que Jésus soit venu en chair. C'est dans la chair que Jésus nous a rachetés en versant un sang physique. Il devait mourir dans un corps. Donc, le premier aspect individuel du rétablissement de la vie commence par la mort de Jésus dans son corps.

 

Je vais vous lire quelques versets à ce sujet. Je parle ici du rachat que Dieu a pourvu par la mort de Jésus dans son corps, un rachat qui touche notre esprit, notre âme et notre corps. Dans Colossiens 1:21, l'apôtre Paul dit ceci : « Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et vos mauvaises œuvres (à cause du péché évidemment qui était entré dans notre nature), il vous a maintenant réconciliés avec Dieu par sa mort dans le corps de sa chair (Il dit bien dans le corps de sa chair, il ne dit pas dans sa mort spirituelle ou dans la mort de son esprit. La mort de Jésus dans le corps de sa chair nous a réconciliés avec Dieu) pour vous faire paraître devant lui saints, irréprochables et sans reproche si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi. » Puisque tout nous est donné par la foi, si nous croyons ce que Dieu dit, nous avons le salut, la rédemption et nous avons la victoire aussi sur tout ce qui a dominé notre corps. Le problème de la sanctification du chrétien est un problème qui va essentiellement toucher le corps. Evidemment, ça commence par une sanctification de l'esprit mais il faut que cette sanctification de l'esprit se manifeste au travers de notre corps dans tous les aspects de notre vie, de notre langage, de nos gestes, de nos paroles, de nos regards. Toute la sanctification intérieure que le sang de Jésus nous donne et l'élimination du péché doit se manifester au travers de notre corps. Notre corps est le miroir de notre âme, de même que Jésus dans son corps de chair est le miroir de Dieu. Quand on regarde Jésus dans son corps de chair, quand les disciples le regardaient quand il était sur la terre, ils voyaient Dieu le Père manifesté dans un corps de chair et toute la nature intérieure divine de Jésus se manifestait au travers de son corps, de ses paroles, de ses gestes, de son être entier. Tout cela sortait de l'intérieur et se manifestait au travers de tout son corps. Il en est de même pour nous, quand le Seigneur rétablit cette relation avec lui par la rédemption de notre esprit, il veut racheter tout notre être, et il veut que la sainteté de Dieu se manifeste dans notre corps, que notre sanctification se manifeste au travers de notre corps physique.

 

Dans 1 Pierre 2:24 : « Lui (Jésus) qui a porté lui-même nos péchés dans son corps sur le bois Il n'a pas porté nos péchés dans son esprit, il a porté nos péchés dans son corps physique sur le bois. Cela ne veut pas dire que nos péchés sont entrés physiquement dans son corps pour le souiller car le corps, l'âme et l'esprit de Jésus n'ont jamais été souillés par le péché, mais ce qui est entré dans son corps, c'est le châtiment du péché, c'est-à-dire la mort. Ce corps qui ne devait pas connaître de mort a été touché par la mort parce que Jésus l'a livré volontairement à la mort et c'est le châtiment qui devait nous revenir qui est tombé sur lui, c'est-à-dire la mort. Comme ce ne pouvait pas être une mort spirituelle puisqu'il est Dieu, il a fallu que ce soit une mort physique dans son corps de chair dans lequel il a porté nos péchés. Il a porté le châtiment de nos péchés par la mort de son corps de chair. C'est ainsi que nos péchés ont été ôtés quand son corps de chair est mort. Il est mort, cloué sur une croix en versant son sang et le sang qui est le prix du rachat nous a entièrement lavés du péché, nous a entièrement rachetés de la puissance de l'ennemi. « Le salaire du péché, c'est la mort, le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ. » Mais par sa mort physique, par sa mort, il a porté nos péchés dans son corps et il dit, au verset 24 à la fin : « afin que morts au péché, nous vivions pour la justice. »

Voyons un autre aspect : quand Jésus est mort, nous sommes aussi morts en lui, donc tout notre être mortel, souillé par le péché est mort en lui et nous sommes morts, esprit, âme et corps en lui quand lui est mort physiquement. Et juste après, il ajoute : « Lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » Dans la mort physique de Jésus sur la Croix – il a été flagellé, on lui a posé la couronne d'épines sur la tête, on l'a cloué, le sang est sorti de ses meurtrissures – il y a un double enseignement pour nous : son sang qui est sorti de son corps nous a rachetés et a lavé nos péchés et les meurtrissures qu'il a reçues nous ont donné la guérison de nos maladies, de toutes nos maladies, puisque les deux sont la conséquence du péché. Il a porté le châtiment qui devait tomber sur nous, son sang qui a coulé de ses meurtrissures nous a rachetés du péché, et ses meurtrissures nous ont guéris de toutes maladies et de toutes infirmités.

 

Dans Hébreux 10 et au verset 10, là aussi c'est merveilleux de voir ce qui est écrit : « Voici, je viens pour faire ta volonté (c'est Christ qui parle à son Père) C'est en vertu de cette volonté (de Jésus qui a voulu faire la volonté du Père) que nous sommes sanctifiés par l'offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toutes. » Cette mort physique de Jésus à la Croix nous donne le rachat de nos péchés, la guérison de nos maladies et la sanctification une fois pour toutes. Nous sommes déjà sanctifiés en Christ par l'offrande du corps de Jésus-Christ. Vous voyez combien il fallait que Jésus vienne dans un corps ? Car s'il n'était pas venu dans un corps, il n'y aurait eu aucun rachat, aucune guérison et aucune sanctification pour nous. Il fallait que Jésus prenne un corps et qu'il meure dans ce corps pour nous donner un plein salut qui touche l'esprit, l'âme et le corps et la sanctification. Alors pour nous qui sommes rachetés par le sang de Jésus et par l'offrande de son corps, nous avons reçu la nouvelle naissance dans notre esprit.

 

Ceci est clair. Dieu a recréé notre esprit, il nous a donné un esprit tout neuf qui n'a rien de commun avec l'ancien esprit qui était souillé par le péché, qui est mort en Christ et qui est resté dans le tombeau. Ainsi Dieu par la nouvelle naissance nous recrée un esprit nouveau qui n'a rien à voir avec l'ancien. Combien il est donc important de voir que notre rétablissement (notre pleine vie en Christ) ne passe pas par un rafistolage du passé. Cela suffit à éliminer toutes ces méthodes modernes de guérison par la psychologie ou par la psychiatrie chrétienne ou la psychologie chrétienne, où en fait on essaye d'arranger la vieille nature ou de nous faire prendre conscience du passé et des conséquences présentes des expériences passées, en disant : «Si tu en prends conscience, tu vas régler tes problèmes.» Cela, ce n'est pas du tout la méthode de l'Evangile. La méthode de l'Evangile (la méthode du Seigneur), c'est de recréer quelque chose d'entièrement neuf et de mettre définitivement tout le passé dans la tombe.

Il est donc inutile de pratiquer la psychologie chrétienne ou la psychiatrie chrétienne pour faire comprendre aux chrétiens quelles sont les conséquences présentes de leurs actions passées ou de leur enfance ou de la manière dont ils ont été élevés ou abandonnés ou éduqués, etc. Même s'il est vrai que sur le plan humain, d'énormes conséquences de ces choses pèsent sur les gens qui ne sont pas régénérés, pour nous chrétiens, il faut que nous comprenions que Jésus veut entièrement éliminer de notre pensée tout ce qui touche à notre vie passée. Il ne veut même pas que nous essayions de comprendre maintenant quelles sont les conséquences présentes de notre vie passée. Le Seigneur n'en veut pas. Il faut bien comprendre cela. Il veut que nous recevions d'en haut quelque chose d'entièrement neuf, une vie nouvelle qu'il nous donne par l'Esprit et ensuite, il nous dit : «Maintenant, tu vas renouveler ton âme en éliminant tout ce qui est du passé et tu vas renouveler tes pensées, tu vas renouveler tes sentiments, mais cela vient d'en haut. Tu ne vas pas les renouveler en comprenant les conséquences présentes de tes problèmes passés, tu vas les renouveler en éliminant tout ce qui est du passé, de ton enfance, de ta vie antérieure sans Christ et tu vas recevoir la pensée du Seigneur, les sentiments du Seigneur. Tu vas recevoir de Dieu quelque chose d'entièrement nouveau, et pour le corps, même chose ; pour le corps, en attendant la résurrection qui est la rédemption de notre corps, en attendant, tu vas recevoir la guérison céleste par la foi dans les meurtrissures de Jésus et tu vas recevoir la force et la santé pour que ce corps (qui porte encore les conséquences du péché passé et qui porte encore la mort) soit renouvelé par le Saint-Esprit que Dieu a mis en toi, et qu'il reçoive la force suffisante pour que tu sois plein de vigueur jusqu'au bout, jusqu'au retour du Seigneur quand ce corps recevra l'immortalité.

 

Tout vient d'en haut et rien du passé. Il est extrêmement dur pour beaucoup de chrétiens de refaire leur vie d'en haut, de détourner les yeux du passé, d'en bas, de la vie terrestre et charnelle pour les tourner uniquement vers le haut et recevoir d'en haut ce que le Seigneur nous donne en Christ. Nous devons donc bien comprendre que cette vie nouvelle qu'il a placée dans notre esprit recréé doit traverser l'âme et le corps pour se manifester. Et au passage, par le Saint-Esprit, il y a un travail de sanctification, de remplacement de l'ancien par du nouveau. Dieu veut nous apprendre à faire ce travail de sanctification. Il faut que nous apprenions à marcher par l'Esprit dans cette vie nouvelle, c'est un apprentissage de tous les jours, en transformant notre âme et en laissant passer au travers de notre corps la vie nouvelle qu'il nous a donnée dans l'esprit, à l'intérieur.

 

Dans Romains 7 et au verset 23, Paul dit : « Je vois dans mes membres (quand il parle de ses membres, il parle de son corps), une autre loi qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? (Il appelle notre corps physique un corps de mort) Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur… » Nous connaissons le verset 1 du chapitre 8 : « Il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ parce que la loi de l'Esprit de vie m'a libérée de la loi du péché et de la mort. » Ce que je veux souligner ici, c'est que ce corps physique que nous avons aujourd'hui est un corps de mort dans lequel habite encore le péché. Cependant Jésus nous a délivrés de l'esclavage de ce corps de mort dans lequel habite le péché, par sa propre mort dans son corps à lui. Il nous a délivrés de la loi de la mort qui habite encore dans notre corps de mort, cela signifie que même si nous traînons encore ce corps de mort qui a en lui des tendances de mort, Jésus nous a libérés de la loi qui nous tenait esclaves de ce corps de mort par la loi de l'Esprit de vie qui habite maintenant en nous. Vous voyez que si nous ne faisons pas attention et si nous avons les yeux fixés vers le bas, nous risquons de nous replacer comme les Galates sous une loi de mort dont nous avions été affranchis par la mort de Jésus. C'est clair ? Jésus nous a affranchis de la loi de mort qui est dans notre corps et qui est encore maintenant dans notre corps jusqu'au moment de la résurrection où nous recevrons un corps de vie éternelle dans lequel il n'y aura plus de péché. Actuellement, aujourd'hui, le péché reste encore dans ce corps de mort mais nous devons comprendre que quand Jésus-Christ est mort, tout notre être vieux, ancien, est mort avec Jésus, y compris notre corps, et que maintenant, bien que nous traînions ce corps de mort, nous ne sommes plus esclaves de la loi du péché qui habite encore dans ce corps de mort. On cohabite encore avec quelqu'un qui est extrêmement dangereux si on lui donne les rênes, les commandes, mais pas si on reste sur le terrain de la foi, sur le terrain de la Parole de Dieu. Le Seigneur dit : «Quand Christ est mort, votre vieille nature est morte avec lui.» Maintenant, vous ne traînez plus qu'une « vieille peau » mais à l'intérieur, vous avez un être nouveau qui y habite, et c'est lui qui doit commander, et c'est lui qui doit diriger. Ce n'est plus la loi de l'esprit de mort qui est dans ce corps qui doit commander, comme elle le faisait avant quand nous marchions dans les passions qui étaient dans ce corps.

 

Dans Romains 6, au verset 6 : « Sachant que notre vieil homme (quand il parle de notre vieil homme, c'est à la fois l'esprit, l'âme et le corps anciens, donc y compris le corps physique) a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est libre du péché. » Notre vieille nature, esprit-âme-corps, était esclave du péché. Quand Jésus est mort, cette vieille nature-là est morte avec lui pour que le corps du péché soit détruit. Notre esprit ancien, on n'en parle plus, il est resté dans la tombe ; maintenant, nous avons un esprit nouveau : un esprit nouveau dans un corps ancien. Par conséquent, vous voyez que l'âme, qui est le résultat de la jonction de l'esprit et du corps, a besoin d'être renouvelée. Il faut absolument que l'âme soit renouvelée dans les pensées, dans les sentiments et dans la volonté pour que ces choses d'en haut prennent le contrôle de notre âme et se manifestent au travers de notre corps. Mais ce que nous devons croire, c'est que le corps du péché a été détruit par la mort de Jésus-Christ.

 

Dans Romains 7, au verset 4, il dit : « Mes frères, vous aussi vous avez été par le corps de Christ (encore une fois le corps) mis à mort en ce qui concerne la loi pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts pour que nous portions des fruits pour Dieu. Car lorsque nous étions dans la chair (lorsque nous étions esclaves de ce corps de chair), les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres. » Les passions des péchés agissaient dans nos membres parce que les péchés étaient provoqués par la loi de Dieu. La loi disait : «Tu ne feras pas ça» et la chair qui était désobéissante, quand elle entendait : «Tu ne feras pas ça», qu'est-ce qu'elle faisait ? le contraire ! Elle désobéissait. La loi de Dieu, qui donnait des commandements qui étaient bons, a stimulé cette mauvaise chair désobéissante à désobéir systématiquement, et l'homme était esclave de cette loi de péché qui était dans son corps.

 

Il dit, maintenant que ce corps de mort a été détruit par le sacrifice de Jésus, vous êtes morts à la loi, au sens que quand vous entendez le commandement de Dieu, vous n'êtes plus obligés par la chair de désobéir, car vous avez reçu dans l'esprit la loi du Seigneur et quand vous l'entendez, par la loi qui habite dans vos cœurs, maintenant cette loi, vous la recevez avec un cœur ouvert et aimant. Nous aimons la loi de Dieu maintenant dans notre esprit, nous ne sommes plus rebelles à la loi de Dieu en notre esprit. Notre chair est toujours rebelle à la loi de Dieu mais notre esprit, lui, n'est plus esclave de cette chair rebelle et notre esprit aime la loi de Dieu puisqu'il est créé selon Dieu. Ce qu'il nous faut, c'est recevoir, par la révélation du Saint-Esprit, cette assurance que nous ne sommes plus esclaves de la loi du péché qui habite encore dans nos corps et qu'à chaque instant de la journée, nous pouvons marcher dans la victoire si nous restons dans cette foi pour dominer sur le corps avec ses passions et ses mauvais désirs qui sont toujours présents. Cependant, ce ne sont plus eux qui commandent. C'est ça, la grande différence. Il n'y a plus d'esclavage de ce corps de péché qui a été détruit par le sacrifice de Jésus.

 

Dans Romains 8, aux versets 8 à 11, l'apôtre dit : «Ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. » Il parle à des chrétiens et il dit : Vous, chrétiens, maintenant, si vous savez par la révélation du Saint-Esprit que votre chair, votre corps de péché a été détruit, vous ne devez plus vivre selon la chair. Si vous le faites, cela veut dire ou bien que vous ne savez pas que cette chair a été détruite et que ce n'est plus elle qui vous commande, ou que vous ne voulez pas vivre selon l'Esprit, ce qui est encore plus grave. La plupart du temps, les chrétiens ne savent pas qu'ils ont la victoire, que leur corps de chair a été détruit. Ils restent soumis parce qu'ils vivent charnellement, ils restent soumis à la loi de la chair parce qu'ils n'ont pas compris par la révélation du Seigneur qu'ils en ont été libérés par la mort de Christ dans son corps. Et là il dit : « Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair mais selon l'esprit, si du moins l'esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'esprit de Christ, il ne lui appartient pas. » C'est très clair pour l'apôtre Paul, il parle à des chrétiens nés de nouveau et il dit : Maintenant que tu es né de nouveau et que tu as un esprit nouveau et que tu as l'Esprit de Dieu en toi, tu n'as plus aucune raison ni aucune excuse de vivre selon la chair. Parce que tu dois savoir que la loi de la chair a été coupée par la loi de l'Esprit de vie, tu es coupé de cette loi qui t'obligeait à pécher. Tu n'as plus aucune excuse, quand tu te laisses aller à pécher ou à laisser la chair avec ses mauvaises passions et ses mauvais désirs, de colère, de bouderie, de réplique, de… tout ça, ce sont les œuvres de la chair. Tu n'as plus aucune excuse, si tu as reçu l'Esprit de Dieu, de te laisser aller à faire ça. C'est la preuve que tu es encore désobéissant, volontairement, et que tu te laisses aller. Il faut au contraire que tu dises : «Seigneur, je veux absolument une victoire sur le péché pour ta gloire et pour montrer au travers de la vitrine de ce corps l'œuvre glorieuse que tu as accomplie en Jésus pour moi. Je veux donc que toute ta sainteté se manifeste en moi dans tous les aspects de ma vie, plus de dispute, plus de colère, plus d'animosité, plus de mauvaise tête, plus de tout ça, ce sont des œuvres de la chair qui continuent à se manifester. » Pourquoi ? Parce que je la laisse faire. Je la laisse volontairement faire. Je pèche volontairement en laissant la chair se manifester constamment, en laissant ces mauvaises réactions charnelles se manifester.

 

Il dit : Vous ne vivez pas selon la chair. Si l'Esprit de Dieu habite en vous, ne vivez plus selon la chair. Si nous nous laissons aller à une faiblesse charnelle, immédiatement, le Saint-Esprit doit nous le montrer et nous devons nous repentir devant Dieu, mais vraiment nous repentir, parce qu'une repentance qui consiste à demander pardon cent fois par jour et à recommencer cent fois la même chose va nous attirer la correction du Seigneur. Elle va nous faire tellement mal dans notre chair que nous en aurons fini avec le péché, parce qu'il est écrit aussi que celui qui a souffert dans sa chair en a fini avec le péché. Si tu ne saisis pas la victoire que Jésus t'a donnée, je te dis d'avance que tu vas t'attirer une correction de ton Père céleste, une correction d'amour dans ta chair qui va te faire tellement mal que tu vas finir par dire : «Seigneur, j'arrête, j'ai compris.» Celui qui a souffert dans sa chair en a fini avec le péché. Et tu vas cesser de jouer avec le péché et laisser constamment ta chair se manifester, parce que tu as saisi par la foi ce que t'annonce la Parole : par la mort de Jésus, ta chair a été crucifiée, elle est morte.

 

C'est donc ton intérêt de comprendre qu'il faut arrêter de jouer avec la chair, avec le péché de la chair. Il faut arrêter. Si tu ne veux pas le faire volontairement par la foi, tu seras obligé de le faire par la correction que Dieu va te donner car à travers la correction, il veut te faire participer à sa sainteté. Alors choisis : la correction ou la foi. Surveillons-nous quand la journée passe et quand nous avons l'occasion de marcher soit par l'esprit soit par la chair. Quand notre épouse ou notre époux nous fait une remarque qui stimule quelque chose qui vient d'en bas, la colère, l'amertume, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on se rappelle à cet instant précis qu'on est libéré de la loi du péché qui fonctionne encore dans la chair et que nous allons dominer par l'esprit, ou bien est-ce qu'on dit : «Bon, ça ne fera pas de mal de lui dire ça, ça me libère !» Mais ça libère quoi ? Ça libère les forces de l'enfer et ça ne glorifie pas Dieu, cela attriste le Saint-Esprit qui habite en nous, ça l'attriste. Quand tu laisses aller une œuvre de mort, tu vas semer la mort en toi et autour de toi au lieu de semer la vie qui sort par l'Esprit que Dieu a déjà placé en toi. Choisis la mort ou choisis la vie, mais si tu choisis la mort, alors là, tu vas t'attirer quelque chose de sérieux et je dis cela pour qu'on ait la crainte du Seigneur, car trop souvent nous jouons avec le péché et avec la repentance. Ce n'est pas sérieux, il va falloir que ça change, bien-aimés, si nous voulons vraiment glorifier Dieu et si nous voulons que toute la plénitude de Dieu se manifeste comme il le veut par la foi au travers de notre corps. Je vous secoue par le Saint-Esprit parce qu'il y a trop de choses… je me place avec vous, je me secoue aussi, mais il y a trop de choses dans notre vie de tous les jours où nous laissons la chair se manifester, trop de choses… Mes bien-aimés, Dieu voit tout. Il ne s'agit pas de cacher des choses aux hommes, il s'agit de savoir que Dieu voit tout et c'est une honte pour Dieu quand nous marchons par la chair alors que Jésus a tout accompli dans son corps pour que nous manifestions dans notre corps la plénitude qu'il nous a donnée par la foi, la foi en son œuvre parfaite.

 

Je lis maintenant dans Romains 8, au verset 10 : « Si Christ est en vous (enlevons le «si» pour nous parce que nous savons que Christ est en nous, on peut remplacer le "si" par puisque) puisque Christ est en nous, le corps, il est vrai, (il parle du corps physique) est mort à cause du péché mais l'esprit (notre esprit, il ne parle pas du Saint-Esprit) est vie à cause de la justice (que Dieu nous a donnée). » Notre corps est mort à cause du péché qui habite encore dans ce corps, mais notre esprit est vie en Jésus-Christ, de plus, le Saint-Esprit est dans notre esprit et bien sûr dans notre corps aussi. Alors : « Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son esprit qui habite en vous. » Cela signifie tout simplement que ton corps charnel est mort à cause du péché mais que tu continues à le traîner. Il a encore des passions mauvaises qui, si tu les laisses faire, vont se manifester très facilement. Mais tu as en toi, dans ce corps, d'abord ton esprit recréé, nouveau qui aime les choses de Dieu et qui veut marcher selon les choses de Dieu, et tu as le Saint-Esprit en toi.

 

Il ajoute : «l'esprit de celui qui a ressuscité Jésus, qui habite en toi, rendra la vie à ton corps mortel.» Cela signifie plusieurs choses. Cela veut dire que par l'Esprit du Seigneur, tu vas manifester sa vie au travers de ce corps mortel qui autrement aurait manifesté la chair avec toutes ses passions et ses mauvais désirs. Notre corps actuel, si nous le maintenons dans la mort par rapport aux œuvres de la chair, ce corps va pouvoir manifester la vie. Ce ne sera pas un empêchement. Je ne vais pas dire : «Oh ! ce corps de mort, il n'y a pas moyen de manifester la vie de Dieu au travers de lui ! » Ce n'est pas cela que Dieu dit dans sa Parole mais plutôt «Ce corps de mort, par l'Esprit qui habite en toi et le Saint-Esprit, va manifester la vie de Dieu au travers de toi. Il rendra la vie à ton corps mortel.»

 

Cela veut dire aussi que la maladie va être supprimée parce que ce corps mortel, normalement, est soumis à la maladie et à la mort. Il dit : «L'Esprit que Dieu a placé dans ton corps rendra la vie à ton corps mortel. » Il va donc manifester la vie de Dieu au travers de ton corps mortel et il va manifester la guérison de Jésus en attendant la résurrection. En attendant la résurrection, Dieu va manifester sa vie dans ton corps mortel. Cela veut dire aussi que Dieu va rendre la vie par la résurrection à ce corps mortel quand la mort sera engloutie dans l'immortalité. « Ainsi donc, frères, nous ne sommes pas redevables à la chair pour vivre selon la chair. » Ce qui signifie : maintenant que vous avez compris ça, vous n'avez aucune excuse de vivre par la chair. Vous n'avez rien à devoir à la chair. Vous n'êtes plus esclaves de la chair et de ses passions, c'est terminé. « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. »

 

Et au verset 13. « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez. » L'enseignement ici est que, d'une part, vous allez attirer une mort physique prématurée sur vous et que, d'autre part, si vous persistez à vivre par la chair, la mort spirituelle va revenir en vous. Car de toute manière, que nous vivions saintement ou pas, par l'Esprit ou pas, notre corps physique va quand même mourir, au temps de Dieu, sauf quand Jésus reviendra, là nous connaîtrons une résurrection vivante. Si nous vivons par la chair, nous allons attirer sur nous une mort prématurée et si nous persévérons à vivre selon la chair, c'est la mort éternelle qui revient sur nous. Vous voyez jusqu'où ça va ? Alors que Dieu nous donne tous les moyens pour vivre par l'Esprit, nous devons faire extrêmement attention à ne plus nous laisser aller à marcher par la chair ou à manifester des réactions de la chair en prétextant : «Oh ! après tout, ce n'est pas si grave, c'est ma nature !» De la part de nombreux chrétiens, j'entends dire ça : "C'est ma nature, je n'y peux rien. Ça sort comme ça !" Mais Dieu te rend responsable de marcher par l'Esprit parce qu'il t'a tout donné pour marcher par l'Esprit. Tu comprends ? Nous pouvons compter sur l'aide bienveillante du Seigneur car il ne s'agit pas de marcher dans une crainte de chaque instant, il s'agit de savoir que nous ne devons pas jouer avec le péché et la chair. Dieu vient à notre secours dans nos faiblesses, si nous faisons de tout notre cœur cette démarche auprès de Lui : « Seigneur, je veux vraiment recevoir cette révélation par la foi et je veux recevoir ta grâce et ton aide pour marcher par l'Esprit et apprendre de toi jour après jour. » Cette prière est une bonne attitude qui va nous donner l'aide et la grâce de Dieu, mais si nous jouons avec le péché et la chair et si nous nous laissons aller trop souvent en disant «Oh ! ce n'est pas si grave, après tout !» alors nous attirons et la correction de Dieu et la mort sur nous. La mort sous toutes ses formes : la destruction, la maladie, etc…

 

Dans Romains 12, un peu plus loin, il dit au verset 1 : «Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu (il en fait un cri du cœur) à offrir vos corps (il ne parle pas de l'esprit, il parle du corps) comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable Comment ! Dieu veut recevoir ce sacrifice de notre corps ? Il dit : «Offrez vos corps en sacrifice à Dieu.» Cela signifie : offrez-le sur l'autel de la Croix pour que la mort de Jésus soit pleinement manifestée dans ce corps que vous lui offrez. Ne gardez rien pour vous dans ces réactions charnelles que vous continuez à manifester mais laissez la mort faire complètement son œuvre en offrant votre corps à Dieu sur l'autel de la Croix. Offrez-lui ! Maintenant que tu as compris que Jésus est mort pour toi, et que dans sa mort ton être entier est passé par la mort, et que Jésus veut que tu marches par l'Esprit, le moyen d'y parvenir, c'est volontairement de lui dire : «Seigneur je t'offre mon corps tout entier pour que ta mort fasse son œuvre complète en moi. Je t'offre mon corps tout entier. Je te le consacre en sacrifice pour une mise à mort pratique concrète, réelle, totale, parfaite.» La Bible nous le confirme dans ce passage : «Dépouillez-vous du vieil homme...» Dépouillez-vous vous-mêmes, par un geste volontaire. Puisque j'ai compris que ma vieille peau est morte en Christ, je ne vais pas la garder sur moi, je vais m'en dépouiller en l'offrant à l'autel du sacrifice et de la mort. Comment puis-je m'en dépouiller ? En acceptant par la foi l'œuvre de Jésus et en marchant par l'Esprit.

 

Dans 2 Corinthiens 4, au verset 10, il dit aussi une chose qui est importante pour l'offrande de notre corps: «Portant toujours avec nous dans notre corps la mort du Seigneur Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps Portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, c'est-à-dire marchant toujours en croyant que notre corps est bien mort en Jésus quand il est mort, lui, à la Croix pour que sa vie de résurrection se manifeste dans notre corps en permanence. «Car nous qui vivons nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle Nous sommes mis à mort par la persécution, donc même si nous étions tués dans notre corps, ce serait une semence de vie pour le Seigneur. Nous portons en nous la mort de Jésus pour crucifier cette chair et pour marcher dans une nouveauté de vie, pour que la vie de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. Quand la mort de Jésus agit dans notre corps, c'est sa vie qui va se manifester au travers de ce corps. Rappelez-vous que le Seigneur dit que nous devons garder notre corps dans la sainteté et que tout notre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irréprochable pour le jour de Christ.

 

Dans cette manifestation de la vie de Dieu au travers de notre corps, il y a deux enseignements capitaux illustrés par l'œil et la langue. L'œil pris au sens figuré et la langue pris au sens réel. Pour cela, je lirai deux versets, deux points pratiques qui nous aident à comprendre comment on peut garder ce corps de mort sur l'autel.

 

Dans Matthieu 6, au verset 22 : « L'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé. Mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! » Ici il fait une comparaison évidemment avec l'œil physique, mais c'est pour une image spirituelle. Il dit : «Si ton œil physique est en bon état, tout ton corps va être dans la lumière. Si ton œil physique est en mauvais état ou si tu es aveugle, ton corps va être dans les ténèbres. » Spirituellement parlant, il veut dire que ton œil spirituel doit être ouvert pour que tout ton être soit dans la lumière de Dieu et que tu voies constamment quelle est ta marche pratique avec le Seigneur. Pour que je puisse voir si je marche par l'esprit ou si je marche par la chair, il faut que mon œil spirituel soit ouvert et il faut que je reçoive du Seigneur sa révélation spirituelle puisque l'œil spirituel ouvert, c'est la révélation du Saint-Esprit. Si je reçois par le Saint-Esprit la révélation de ma mort en Christ, de ma résurrection en Christ, et de tout ce que Jésus a fait pour moi, et de ce qu'il a fait de moi en lui, mon œil spirituel est ouvert. C'est la raison pour laquelle Paul, en écrivant aux Ephésiens, prie en disant : «Je prie pour que les yeux de votre entendement spirituel s'ouvrent. Que votre œil spirituel soit ouvert pour que vous puissiez comprendre toutes ces choses et y vivre dedans pour porter du fruit digne du Seigneur.» Vous verrez cela dans Ephésiens 1, au verset 18. Pour que ton œil soit en bon état, tu pries le Seigneur pour qu'il ouvre ton esprit : «Seigneur, ouvre les yeux de mon entendement spirituel pour que je voie et que je comprenne ce que Jésus a fait, que je puisse marcher par la foi dans son œuvre et que je puisse porter du bon fruit dans mon corps, dans mon âme et dans mon esprit.»

 

Ensuite, la langue. Dans Jacques 3 et au verset 2, il dit quelque chose de très important : « Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche pas en parole c'est un homme parfait capable de tenir tout son corps en bride. » Vous voyez que cette vie charnelle qui est dans le corps et qui veut se manifester, si tu veux la garder en bride, il faut que ton œil spirituel soit ouvert, que tu aies la révélation de l'œuvre de Jésus et que tu contrôles ta langue. Il dit bien que si tu contrôles ta langue, c'est tout ton corps que tu vas contrôler avec ses passions et ses mauvais désirs. Par conséquent, si tu apprends à contrôler ta langue, c'est le signe que tu peux tenir tout ton corps en bride. Vous voyez l'importance du contrôle des paroles, de nos conversations, de ce que nous disons, de la suppression des médisances ou des paroles négatives qui pourraient sortir de notre bouche ou des mauvaises paroles. Quand je prononce de mauvaises paroles, ça peut être une parole de colère, une parole d'animosité, une parole de doute, de crainte, etc… qui sort du cœur. C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. Si je remplis mon cœur de la Parole de Dieu, parce que j'ai reçu la révélation que mon œil spirituel est ouvert, mon cœur va être rempli des bonnes choses de Dieu et à ce moment-là, ma parole va être contrôlée par ce qui constitue le fond de mon cœur et je vais pouvoir amener ma langue sous mon contrôle, et tout mon corps sera contrôlé. Ceux qui parviennent, par la grâce du Seigneur, à contrôler leur langue, parviennent aussi à contrôler tout leur corps.

 

Maintenant, en ce qui concerne le corps dans le couple, l'étude sera plus rapide parce que j'en ai déjà parlé. Dans le couple, l'union des corps se fait par l'union sexuelle. C'est par l'acte sexuel que le mari et la femme forment un seul corps. Il est d'une importance capitale de le comprendre. Et c'est la raison pour laquelle tout péché sexuel est un péché contre le corps, et il est d'une gravité particulière parce que c'est un péché qui détruit le corps. Alors que les autres péchés sont des péchés contre l'esprit, ou en esprit, dit la Parole du Seigneur, là, c'est un péché dans le corps. Or, l'union sexuelle du mari et de son épouse les amène à former un seul corps. Et tout péché d'adultère ou de fornication, c'est-à-dire de relation sexuelle en dehors du mariage, aboutit à faire une union de corps alors que Dieu ne l'a pas voulue.

 

Dans la première lettre aux Corinthiens, au chapitre 6, et au verset 16, il est écrit : « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d'une prostituée? Loin de là ! Ne savez-vous pas que celui qui s'attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair. » L'apôtre veut dire : Vous qui êtes membres du corps de Christ, vous allez coucher avec une prostituée pour faire un seul corps avec elle ? C'est une abomination. Tout acte sexuel en dehors du mariage aboutit à une abomination, à un monstre, c'est-à-dire à former un corps, alors que Dieu ne l'avait pas voulu car il veut réserver cette formation d'un seul corps au mari et à son épouse.

 

Dans Ephésiens, au chapitre 5, au verset 28, il est écrit : «Maris aimez vos femmes comme Christ a aimé l'Eglise… C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leur propre corps. » … puisqu'ils forment avec elles une seule chair. Quand tu as bien compris que ton épouse ou ton époux forme un seul corps, une seule chair avec toi et que cette relation est aussi étroite que la relation de n'importe lequel de tes membres physiques avec toi-même, (tu ne vas pas dire que tu n'as pas une relation étroite entre ta jambe et toi, entre ton bras et toi ou entre ton estomac et toi ; c'est une partie de toi-même, tu ne vas pas t'amuser à couper ce membre ou à le maltraiter), quand tu as compris que ton épouse ou ton époux est aussi étroitement uni à toi que ton pied ou ta jambe ou ton bras est uni à ton corps, tu vas la considérer ou le considérer différemment dans tes relations avec lui ou avec elle. Tu vas le ou la traiter comme ton propre corps dont tu prends soin. En général, vous avez remarqué qu'on prend un soin assez intense de son propre corps, on le soigne, on l'entretient, on le nourrit, on le lave, on l'habille, on le protège. Le mari doit agir de même vis-à-vis de sa femme, et la femme doit aussi réaliser que son mari est son propre corps. Elle en prend soin aussi. Mais le mari a une responsabilité bien plus grande ici.

 

C'est intéressant de voir aussi dans 1 Corinthiens 7 que si la femme n'a pas autorité sur son mari, elle a autorité sur le corps de son mari. 1 Corinthiens 7, verset 4 : « La femme n'a pas autorité sur son corps, mais c'est le mari. Et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son corps, mais c'est la femme. »

Là, il parle de relations sexuelles.Cela veut dire que si l'un des deux a sexuellement envie de l'autre, normalement, l'autre ne doit pas lui refuser. Je dis normalement, parce qu'il ne faut pas tomber non plus dans des excès, il faut aussi demander la sagesse du Seigneur. Mais cela montre que l'époux, l'épouse a autorité sur le corps de l'autre, évidemment s'il est animé des relations du Saint-Esprit, il va utiliser cette autorité contrôlée par le Saint-Esprit et pas d'une manière charnelle, puisque là, on parle de ceux qui marchent par l'esprit. Mais ça nous enseigne quand même que, dans la volonté de Dieu, il y a cette relation d'autorité mutuelle sur le corps de l'autre à laquelle nous, nous devons nous soumettre dans l'Esprit du Seigneur. C'est une image du Seigneur et de son Eglise.

 

C'est pourquoi, je le répète, tout péché sexuel en dehors du mariage est aussi grave dans la Parole. Ce n'est pas pour moi qu'il est grave, c'est dans la Parole du Seigneur, parce que notre corps est le temple du Saint-Esprit et je dois utiliser ce corps qui est le temple du Saint-Esprit pour l'unir sexuellement à un autre corps qui est aussi le temple du Saint-Esprit, mais uniquement dans le cadre du mariage. Et s'il y a péché sexuel, il y a destruction du corps et « Celui qui détruit le temple du Saint-Esprit, Dieu le détruira. » C'est dans 1 Corinthiens 6 verset 18 : « Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps. Mais celui qui se livre à l'impudicité (c'est-à-dire un péché sexuel en dehors du mariage) pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit que vous avez reçu de Dieu et que vous ne vous appartenez pas à vous-même ? » De même que mon corps ne m'appartient pas, il appartient à ma femme, que le corps de ma femme ne lui appartient pas, il m'appartient, de même le corps de Christ ne s'appartient pas à lui-même, il appartient à son Seigneur, à son époux divin.

 

« Vous avez été rachetés à un grand prix, glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu. » Dans cette relation mari-femme, quand il dit aussi : « Que le lit conjugal soit exempt de toute souillure », cela veut dire qu'il est possible que dans un couple chrétien, il y ait des relations sexuelles impures qui souillent le lit conjugal et qui souillent le rapport de corps du mari et de sa femme. Il faut veiller à ça. Il y a des chrétiens qui disent : «A partir du moment où on est mari et femme, on peut se permettre n'importe quel acte sexuel.» Ce n'est pas vrai du tout. Le Seigneur par son Esprit dirige ses enfants à ne pratiquer que les actes sexuels qu'il considère lui comme normaux selon sa norme à lui, et à bannir et à éliminer complètement tout acte sexuel anormal, anormal par rapport à la norme de Dieu : sodomie, actes sexuels par la bouche, etc… Je ne vais pas entrer dans les détails, mais là, sous l'onction du Seigneur, je préfère en parler parce que certains sont liés par ces pratiques en pensant qu'ils font le bien. Le seul acte sexuel que Dieu permet entre un mari et une femme, c'est un acte sexuel normal, sans aucune déviation ni animale, ni sodomique. Sinon le péché contre le corps s'introduit encore dans le couple, donc la mort, et dans l'Eglise puisqu'ils appartiennent au corps de Christ qui est l'Eglise, s'ils sont chrétiens.

 

Je passe du couple à l'Eglise, Corps du Christ. J'ai insisté un peu sur cet aspect sexuel parce qu'il touche directement au corps, afin de conserver une relation de corps unique entre le mari et la femme, telle que Dieu le veut. L'unité entre le mari et la femme est une unité spirituelle d'abord, mais c'est également une unité de corps, de la même manière que Christ est uni à son Eglise d'une unité spirituelle et d'une unité de corps physique. Dans 1 Corinthiens 6, au verset 15, il est écrit : « Ne savez-vous pas que vos corps (il parle de notre corps physique) sont des membres de Christ ? (Des membres physiques, c'est ce qu'il veut dire. De même que ta femme, c'est un de tes membres physiques, nos corps à nous sont des membres physiques de Christ) Prendrai-je donc les membres de Christ pour en faire les membres d'une prostituée ? » Je vais réserver la relation sexuelle uniquement à ma femme (ou à mon mari) parce que c'est au travers de la relation physique homme-femme que nous devenons une seule chair, un seul corps. Mais sur le plan spirituel, avec Christ, il y a une unité de corps physique qui se fait sans relation sexuelle, ce qui nous permet de comprendre pourquoi dans le ciel les hommes ne prendront pas de femmes ni les femmes de mari. Ici, sur la terre, le Seigneur a prévu cette relation pour nous dans cette dispensation terrestre, mais dans le ciel, dans la gloire, nous n'aurons plus besoin de nous unir physiquement et sexuellement, nous serons unis spirituellement dans le corps de Christ dont lui est la tête, et dans une relation qui sera éternelle, qui n'aura pas besoin de se concrétiser au niveau du corps glorifié.

 

Dans Ephésiens 5:29 : « Jamais quelqu'un n'a haï sa propre chair mais il la nourrit et en prend soin comme Christ le fait pour l'Eglise parce que nous sommes membres de son corps, étant de sa chair et de ses os. » Ce qu'il dit là, a une conséquence directe sur le plan de la guérison du corps. De même que toi, tu prends soin de ton corps pour le soigner, pour qu'il se porte bien et pour qu'il te soutienne dans tout ce que tu as à faire, nous qui sommes le corps de Christ, Christ a besoin de ce corps pour son ministère terrestre, comme tu as besoin que ton corps soit en bon état dans cette vie terrestre pour accomplir l'œuvre du Seigneur. Ainsi au niveau du corps de Christ qui est son Eglise, le Seigneur a besoin de son corps et il en prend soin, pour accomplir son ministère au travers de notre corps dans ce monde dans lequel nous vivons maintenant. Il existe donc dans la pensée du Seigneur un soin constant qu'il veut apporter à notre corps pour qu'il soit en bon état.

 

Il faut que tu sois convaincu dans ton cœur que ton corps est un membre de Christ, car chaque fois que ton corps souffre, Christ souffre. Quand ton orteil te fait mal ou quand ton foie te fait mal, ou quand ta jambe te tire ou quand tes reins te font mal, tu souffres dans ta tête, dans ton cœur, dans ton corps, tu souffres, tu le sens. Il en est exactement de même pour Christ. Il ressent en lui tout ce que nous ressentons physiquement comme souffrances physiques dans notre corps. Alors bien sûr, dans notre souffrance spirituelle et de l'âme, c'est pareil, puisque nous sommes membres de son corps mais ça va jusque dans les sensations physiques.

 

Nous sommes un membre physique du corps de Christ. C'est un mystère. Comment deux peuvent-ils être un ? Comment mari et femme, séparé comme ils sont, peuvent-ils être un ? On n'est pas des siamois rattachés par un bout de chair… Il dit : «Vous formez un seul corps par la relation sexuelle.» Et aussi : «Il en est de même sur le plan spirituel : vous, en tant que membres du corps de Christ, vous formez un membre physique du corps de Jésus.» C'est fantastique de réaliser qu'au moment où je vous parle, le Seigneur a un corps immense dans la terre entière. C'est son propre corps répandu dans la terre entière. Lui est la tête de ce corps, il veut s'en servir, il veut faire passer la vie qui est en lui dans les membres de ce corps, y compris dans nos corps physiques pour la guérison, et il est arrêté par quoi ? Par l'incrédulité et l'ignorance des membres de son corps qui ne savent pas ce qu'ils sont en lui – puisque tout est reçu par la foi. La vie que Christ veut nous donner va se manifester dans notre esprit, notre âme et notre corps, si nous la recevons par la foi. Jésus souffre de tes maladies. Il ressent tes souffrances exactement de la même manière que toi, et bien plus que toi parce qu'il a plus de sensibilité que toi. Et il veut faire passer dans ton corps sa vie divine parce qu'il a besoin que ton corps soit en bonne santé pour son œuvre sur la terre. Amen. Crois-le !

 

Dans 1 Corinthiens 12, au verset 12, là aussi il y a une révélation extraordinaire. Il parle de notre relation les uns avec les autres dans le corps de Christ, et il dit : « Comme le corps est un et a plusieurs membres et comme tous les membres du corps malgré leur nombre ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous en effet été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps : le corps de Christ. » Je disais précédemment que le corps est la forme visible d'un être vivant. L'Eglise, corps de Christ, doit être la forme visible de Jésus sur cette terre. Pour s'exprimer sur cette terre, Jésus a besoin de son Eglise qui est son corps, ses membres, jusque dans notre corps physique, puisque nous formons un seul membre avec lui, corps de son corps, chair de sa chair, os de ses os, et Jésus a besoin de notre corps pour manifester toute sa plénitude dans ce monde. Nous formons un seul corps en Christ, de la même manière que mon corps est composé de plusieurs membres, nous sommes tous membres les uns des autres en Christ. Donc, il y a ici plusieurs aspects. Il y a l'aspect mari-femme dans la relation sexuelle, mais dans le corps de Christ, puisque nous sommes unis par le même esprit, ce n'est pas la relation sexuelle qui nous fait un seul corps, c'est le fait que nous avons été baptisés dans un seul esprit pour former un seul corps. Et nous sommes unis les uns aux autres pour former un seul corps et en même temps, nous tous, nous formons le corps de Christ. C'est quelque chose de concret, ce n'est pas une simple image, c'est quelque chose de réel !

 

De même que mari et femme forment un seul corps, de même nous formons en Christ un seul corps, le corps de Christ, dont il est la tête, et je suis un membre du corps de Christ. C'est la raison pour laquelle nous avons tous, dans ce corps de Christ, une fonction unique et particulière, comme dans notre corps chaque membre a une fonction unique et particulière. J'aborde ici un aspect vital parce que trop de chrétiens n'exercent pas leur fonction dans le corps, ou par timidité, ou parce qu'ils disent qu'ils n'ont rien reçu, ou qu'ils ont reçu trop peu, ou que ce n'est pas leur travail, c'est réservé aux ministères ou aux pasteurs. Il faut se débarrasser de cette idée. Tu formes toi, un membre du corps de Christ et en même temps un membre du corps de tes frères et sœurs. Comme chaque membre dans notre corps est particulier, unique, individuel et a une fonction qui permet au corps de marcher, toi, dans le corps de Christ, tu as une fonction unique et particulière et si tu ne l'exerces pas, c'est le corps qui sera handicapé. Alors ne dis pas : «Je n'ai rien reçu de Dieu ou je n'ai pas assez reçu !» Tu as reçu de Dieu un don et une fonction dans le corps de Christ.

 

Lisons 1 Corinthiens 12:15 : « Si le pied disait : parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps, ne serait-il pas du corps pour cela ? » Il n'y a pas de jalousie entre les membres du corps parce que chacun a sa fonction particulière. N'essaye pas d'être jaloux du ministère de ton frère ou de ta sœur, Dieu en a un pour toi. Exerce-le. Dieu veut te le faire connaître. Tu le connais déjà d'ailleurs bien souvent, le ministère que Dieu a pour toi. Chaque membre doit assurer sa fonction.

Ensuite, il dit dans 1 Corinthiens 12, et au verset 17 : « Si tout le corps était œil, où serait l'ouïe? S'il était tout ouïe, où serait l'odorat ? Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L'œil ne peut pas dire à la main : Je n'ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n'ai pas besoin de vous. » Chaque membre doit assurer sa fonction et je dois reconnaître que les autres membres ont aussi une fonction qu'il ne me convient pas d'exercer. Je ne dois pas essayer d'être un œil si Dieu a prévu que je sois une oreille ou une main ou un pied.

 

Au verset 24, il dit : « Ceux qui sont honnêtes n'ont pas besoin d'honneur. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait. » Cela signifie que Dieu dans sa sagesse va accorder, lui, le plus d'honneur aux membres qui en manquent le plus. Il y a des membres dans le corps qui naturellement ont beaucoup d'honneur, par exemple : les yeux, les oreilles, le nez, la bouche, ce sont des membres importants, le cœur, des membres vitaux, même. S'ils ne sont pas là, le corps meurt. Il y a d'autres membres qui ne sont pas dignes d'honneur, qu'on veut cacher, mais qui sont extrêmement nécessaires à la vie du corps. Je ne les nomme pas, vous voyez lesquels. Dieu veut accorder plus d'honneur à ce qui en manque quand cet honneur est exercé dans l'Esprit, comme le Seigneur le désire. Je veux dire qu'il n'y a aucun mal à ce que chaque membre exerce sa fonction quand elle est dirigée par le Seigneur. C'est simplement quand il y a perversion que Dieu se fâche mais quand tous les membres du corps, même ceux qui ont l'apparence la moins digne d'honneur, quand ces membres-là exercent leur fonction comme le Seigneur le veut dans l'Esprit, c'est tout le corps qui marche bien et c'est le Seigneur qui est honoré parce que le corps fonctionne normalement. Il ne veut pas qu'il y ait de membre qui n'exerce pas sa fonction, ou qui l'exerce contre la volonté de Dieu ou indépendamment de la volonté de Dieu, ou d'une manière qui est dépravée. Le Seigneur donne l'honneur à chaque membre. Il honore celui qui est apparemment le plus petit ou le plus faible. Nous, humainement, ce n'est pas ce que nous aurions fait…

 

Dans Ephésiens 2, au verset 14 : « Christ est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, (les deux, ce sont les païens et les Juifs. Il veut dire que ces deux qui étaient ennemis irréconciliables ont été rapprochés par la mort de Jésus.) et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair (par son corps) la loi des ordonnances dans ses prescriptions afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. » Cela veut dire tout simplement que nous, maintenant, nous faisons partie d'un seul corps, nous qui sommes ses enfants et qui autrefois étions ennemis. De même que les Juifs et les païens étaient auparavant profondément ennemis,, nous étions ennemis. C'est vrai que dans une assemblée chrétienne, il y en a qui jamais n'auraient été ensemble avant d'être convertis, alors que maintenant par la Croix de Christ, nous avons été rapprochés pour faire un seul corps, par la Croix et par la mort de Christ dans sa chair. Donc, vous voyez que ce qui a détruit l'inimitié entre nous, c'est la mort de Jésus dans sa chair, et la Croix. La Croix est au centre du corps de Christ. Si dans nos relations mutuelles de membres de son corps, nous voulons voir la vie du Seigneur se manifester afin que chaque membre de ce corps accomplisse bien sa fonction, il faut là encore que la Croix du Seigneur reste au centre et qu'il détruise l'inimitié par la mort de Jésus dans sa chair. Elle a été détruite, mais il faut que la Croix reste au centre dans nos relations mutuelles les uns avec les autres.

 

C'est la Croix qui nous a réconciliés en un seul corps. Nous devons comprendre que nous faisons déjà partie d'un même corps par la Croix de Jésus. Je vais être rempli de l'amour du Seigneur vers celui ou celle qui est membre de mon propre corps maintenant, par la grâce du Seigneur. Si je le maltraite ou si je la maltraite, c'est mon propre corps et le corps du Seigneur que je maltraite. Rappelez-vous ce que Jésus dit à Paul sur le chemin de Damas : « Qui es-tu Seigneur ? » et la réponse : « Je suis Jésus que tu persécutes. » Chaque fois que tu te mets en colère contre ta femme, ton mari ou ton frère, c'est contre Jésus Lui-même que tu te mets en colère. Il faut que tu le saches. Chaque fois que tu persécutes ton frère, ta sœur, ton mari, ta femme, c'est Jésus Lui-même que tu persécutes. Et c'est grave. Vous voyez la souffrance qui en résulte pour Jésus dans une église où il y a des divisions, des problèmes, des animosités, etc… Si nous comprenions qu'à chaque fois que nous nous mettons en colère contre notre frère, c'est contre Jésus Lui-même que nous nous mettons en colère et que nous le faisons souffrir, est-ce que nous continuerions à le faire, si nous le comprenions bien ? Si on nous disait : « Mais Jésus est devant toi. Allez, dis-lui une parole de travers, boude, fais-lui la tête pendant trois ou quatre jours. Mets-toi en colère contre-lui ! » Serais-tu capable de faire cela à Jésus ? Et pourtant, tu le fais à ta femme, à ton mari, à ton frère parce que tu ne comprends pas que c'est à Jésus que tu le fais. Parce que tu le fais au corps de Christ. Il faut donc que la Croix passe par là. Si tu mènes une vie crucifiée, tu vas avoir vis-à-vis des membres de ton propre corps et du corps de Christ une attitude pleine d'amour, parce qu'en ayant soin de ton frère ou de ta sœur, c'est de Jésus dont tu as soin. C'est aussi à Lui que tu fais du bien quand tu fais du bien au plus petit de tes frères ou de tes sœurs, même si il n'a pas encore pleinement manifesté la nature parfaite de Jésus, il est quand même membre du corps de Christ, même si par ses réactions charnelles il fait encore souffrir sa tête qui est Christ, il est quand même membre du corps de Christ. Si tu le fais souffrir, c'est Christ que tu fais souffrir, mais si tu lui fais du bien, c'est à Christ que tu fais du bien. C'est Lui que tu honores quand tu honores ton épouse ou ton époux, ton frère ou ta sœur. Alléluia !

 

D'où l'importance capitale de la cène dans le corps de Christ. J'ai gardé cela pour la fin parce que c'est le plus beau : la cène dans le corps de Christ. Je lis dans 1 Corinthiens 10, verset 15 : « Je parle comme à des hommes intelligents. (moi aussi) Jugez vous-mêmes de ce que je dis : La coupe de bénédiction que nous bénissons n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons n'est-il pas la communion au corps de Christ ? » Chaque fois que tu prends ce pain, tu communies au corps de Christ, tu manges le corps de Christ. C'est pourquoi les satanistes attachent tellement d'importance à manger de la chair humaine et à boire du sang des hommes et des animaux, parce qu'ils sont mis en communion directe avec ceux qu'ils ont tués, pour ramasser leur puissance et leur vie, et celle de Satan avec. Mais ce dernier ne fait que singer et imiter ce que Dieu a voulu faire spirituellement pour nous.

 

De même qu'il y a un grand mystère dans le corps de Christ duquel nous sommes membres, chaque fois que nous prenons la cène. Quand nous prenons ce pain, nous mangeons le corps de Christ. C'est plus qu'une image, c'est une réalité, mais pas une réalité physique, bien sûr qu'on ne va pas manger la chair physique de Christ, comme disent certaines religions. On va communier spirituellement à la vraie chair de Christ, au vrai corps de Christ, en esprit et en vérité, mais on communie au corps de Christ.

 

Il ajoute : « Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons aussi un seul corps ; (Quand nous prenons la cène, nous communions aussi les uns avec les autres dans un même corps, puisque nous sommes tous membres les uns des autres et que nous formons un seul corps) car nous participons tous à un même pain. » Et il dit au verset 21 : « Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons, participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur et la colère du Seigneur ? » Au chapitre 11 de 1 Corinthiens, il dit au verset 27 : « C'est pourquoi celui qui mangera le pain (c'est-à-dire qui mangera le corps du Seigneur) ou qui boira la coupe du Seigneur (c'est-à-dire le sang du Seigneur) indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. » Le corps du Seigneur, c'est à la fois son corps réel, actuel, qui est le sien et c'est son corps universel qui est l'Eglise. C'est pourquoi nous ne devons pas prendre la cène indignement, c'est-à-dire sans avoir confessé nos péchés et avoir reçu le pardon, mais nous devons nous éprouver quand nous prenons la cène, en disant : « Seigneur, pardonne-moi, s'il y a quelque chose que j'ai commis, que je ne vois pas, montre-le-moi, mais pardonne-moi mes péchés. » Je me réconcilie avec mon frère ou ma sœur avant, ou le plus vite possible, de manière à ce que je puisse prendre ce pain et ce vin pour communier au corps de Christ d'une manière digne, sans indignité, sinon c'est un sacrilège. C'est cela qu'on appelle un sacrilège, une abomination. C'est aussi grave que de coucher avec une prostituée puisqu'en couchant avec une prostituée, on forme un seul corps avec elle, et celui qui, en état de péché non confessé et le sachant, va communier et va participer au corps de Christ, alors que le péché est dans son cœur, c'est comme s'il allait faire des membres d'une prostituée les membres du corps de Christ. Il vit dans la prostitution et il va communier au corps sacré du Seigneur. En même temps, en le faisant, il touche aussi le corps de ses frères et de ses sœurs qui forment le corps de Christ et de l'Eglise. Il leur fait mal, de même qu'il fait mal au Seigneur.

« Que chacun donc s'éprouve soi-même et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe car celui qui mange et bois sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. (Quand on dit discerner le corps du Seigneur, cela veut dire comprendre que tu es en train de communier spirituellement au vrai corps du Seigneur et à son Eglise qui est son corps. Si tu ne vois pas cela quand tu prends la cène, tu pèches contre le corps du Seigneur et tu manges et bois un jugement contre toi-même) C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades et qu'un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur pour que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. » Vous voyez que si nous prenons la cène alors que le péché est dans nos vies et que nous le faisons sans l'avoir confessé au Seigneur de tout notre cœur, sans avoir reçu son pardon, nous péchons contre le corps du Seigneur et nous sommes châtiés par Lui. Dans ce cas-là, le châtiment directement impliqué, c'est la maladie et la mort prématurée afin que nous recevions le salut, car quand nous recevons ce châtiment du Seigneur, c'est pour nous faire retourner vers Lui, lui confesser notre péché et recevoir son pardon et sa guérison.

 

Vous voyez que c'est grave. C'est la seule cause de maladie des chrétiens annoncée dans le Nouveau Testament. Je ne veux pas dire, bien-aimé, que ta maladie soit causée par le fait que tu aies pris la cène indignement mais si tu prends la cène indignement et si tu persévères dans cette attitude, sans la confesser au Seigneur, tu vas attirer sur toi un jugement de Dieu, sous la forme d'une maladie ou d'une mort prématurée, dans le but que tu reviennes à Lui et que tu arrêtes tes pratiques.

 

Cela signifie aussi que lorsque la cène est prise dans un bon esprit, comme le Seigneur le veut et le désire, il s'ensuit des bénédictions pour nous. Vous pensez bien que le Seigneur qui est un Dieu d'amour veut transmettre la vie à son corps et pas la mort. Il ne transmet la mort que si nous, nous voulons persévérer dans le péché sans recevoir sa grâce. Mais lorsque nous faisons ce qui est bien, c'est-à-dire que nous désirons ardemment prendre cette communion au corps de Christ et à son sang, nous allons faire honnêtement cet examen devant le Seigneur en disant : «Seigneur, tu sais à quel point je désire être béni par toi et moi je sais à quel point tu veux me bénir. Alors Seigneur, fais la lumière par ton Esprit. Je veux confesser honnêtement mes péchés devant toi et les confesser à mon frère, à ma sœur, à ma femme, à mon mari, à tous ceux à qui j'ai fait du mal, avant de prendre cette coupe et de prendre ce pain, pour que je reçoive de toi la grande bénédiction que tu veux me donner.»

 

Quand il est dit que Dieu donne la vie par son Esprit à nos corps mortels, c'est exactement ce qui se produit quand nous prenons la communion au corps de Christ, ses meurtrissures nous donnent la guérison. Quand nous prenons la communion au sang précieux de Christ, la vie qui est dans le sang - la vie est dans le sang de Jésus -, la vie éternelle se communique à notre corps et à notre être entier, à l'instant où nous prenons ce pain et ce vin dans un bon esprit. En même temps, la communion entre nous s'approfondit et se perfectionne parce que nous communions les uns avec les autres dans le même esprit, et les liens du corps de Christ que nous formons se resserrent. Il faut donc bien discerner le corps de Christ.

 

Maintenant, vous verrez combien est étrange la manière dont Jacques parle du corps. Dans Jacques 2:26, il dit : « Comme le corps sans âme est mort, de même, la foi sans les œuvres est morte. » Tout ce que je vous ai dit, ce soir, sur la vie du corps et sur la responsabilité que le corps a de manifester la sainteté de Dieu, c'est parce qu'il faut que notre corps soit la vitrine de Dieu. C'est notre corps qui doit être la vitrine parfaite de Dieu. Il dit : « Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. » Tout ce que Dieu a fait en Jésus-Christ pour toi, la crucifixion de ta vieille nature, de ton corps de péché, etc…, ta vie nouvelle en Christ, la marche par l'Esprit, la sanctification, tout cela est disponible si tu le reçois par la foi. Et ta foi va se voir dans tes œuvres. Si tu passes du temps à prier « Seigneur, ouvre les yeux de mon intelligence pour que je comprenne ta Parole et que la foi grandisse en moi et se perfectionne », la réponse doit nécessairement se voir dans tes œuvres. Quand tu vas progresser dans la sanctification, concrètement tu vas mieux te comporter avec tes frères, tes sœurs, ton mari, ta femme et les autres. Tu vas manifester davantage de l'amour de Dieu puisque tout se ramène à l'amour du Seigneur.

 

Il dit, je le répète : « Le corps sans âme est mort, de même, la foi sans les œuvres est morte. » Il compare donc la foi au corps et les œuvres à l'âme. C'est curieux comme comparaison, vous ne trouvez pas ? Regardez bien comment il le dit : « De même qu'un corps sans âme est mort, la foi sans les œuvres est morte. » Les œuvres par rapport à la foi sont comparées à l'âme par rapport au corps. L'âme donne la vie au corps. Les œuvres donnent la vie à la foi. Et pourtant les œuvres viennent de la foi. La foi sans les œuvres est morte. Quand tu as la foi, tu vas la traduire en œuvres, et ce sont ces œuvres qui vont donner la vie à ta foi, qui prouvent que ta foi est vivante. Les œuvres prouvent que ta foi est vivante.

 

Par conséquent, prions que le Seigneur nous révèle le mystère de son corps. Il parle d'un grand mystère, en parlant du Christ et de son Eglise, du mari et de la femme, et de la relation de corps que nous avons entre chrétiens. C'est un grand mystère, mais le propre des mystères de la Bible, c'est que Dieu veut les révéler par son Esprit. Un mystère biblique, ce n'est pas quelque chose qui reste caché, c'est quelque chose que Dieu veut révéler par son Esprit à ses enfants. Et quand il nous révélera ce mystère, nous ferons alors un bond dans la communion fraternelle et dans la vie de sainteté pratique. Amen !