C96b  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 21/01/2003


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le mystère du corps

Que dit la Bible sur mon corps, sur le corps du couple, et sur le corps de Christ ? n°2



Suite du message C96a

 

Dans 2 Corinthiens 4, au verset 10, il dit aussi une chose qui est importante pour l'offrande de notre corps: «Portant toujours avec nous dans notre corps la mort du Seigneur Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps Portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, c'est-à-dire marchant toujours en croyant que notre corps est bien mort en Jésus quand il est mort, lui, à la Croix pour que sa vie de résurrection se manifeste dans notre corps en permanence. «Car nous qui vivons nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle Nous sommes mis à mort par la persécution, donc même si nous étions tués dans notre corps, ce serait une semence de vie pour le Seigneur. Nous portons en nous la mort de Jésus pour crucifier cette chair et pour marcher dans une nouveauté de vie, pour que la vie de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. Quand la mort de Jésus agit dans notre corps, c'est sa vie qui va se manifester au travers de ce corps. Rappelez-vous que le Seigneur dit que nous devons garder notre corps dans la sainteté et que tout notre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irréprochable pour le jour de Christ.

 

Dans cette manifestation de la vie de Dieu au travers de notre corps, il y a deux enseignements capitaux illustrés par l'œil et la langue. L'œil pris au sens figuré et la langue pris au sens réel. Pour cela, je lirai deux versets, deux points pratiques qui nous aident à comprendre comment on peut garder ce corps de mort sur l'autel.

 

Dans Matthieu 6, au verset 22 : « L'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé. Mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! » Ici il fait une comparaison évidemment avec l'œil physique, mais c'est pour une image spirituelle. Il dit : «Si ton œil physique est en bon état, tout ton corps va être dans la lumière. Si ton œil physique est en mauvais état ou si tu es aveugle, ton corps va être dans les ténèbres. » Spirituellement parlant, il veut dire que ton œil spirituel doit être ouvert pour que tout ton être soit dans la lumière de Dieu et que tu voies constamment quelle est ta marche pratique avec le Seigneur. Pour que je puisse voir si je marche par l'esprit ou si je marche par la chair, il faut que mon œil spirituel soit ouvert et il faut que je reçoive du Seigneur sa révélation spirituelle puisque l'œil spirituel ouvert, c'est la révélation du Saint-Esprit. Si je reçois par le Saint-Esprit la révélation de ma mort en Christ, de ma résurrection en Christ, et de tout ce que Jésus a fait pour moi, et de ce qu'il a fait de moi en lui, mon œil spirituel est ouvert. C'est la raison pour laquelle Paul, en écrivant aux Ephésiens, prie en disant : «Je prie pour que les yeux de votre entendement spirituel s'ouvrent. Que votre œil spirituel soit ouvert pour que vous puissiez comprendre toutes ces choses et y vivre dedans pour porter du fruit digne du Seigneur.» Vous verrez cela dans Ephésiens 1, au verset 18. Pour que ton œil soit en bon état, tu pries le Seigneur pour qu'il ouvre ton esprit : «Seigneur, ouvre les yeux de mon entendement spirituel pour que je voie et que je comprenne ce que Jésus a fait, que je puisse marcher par la foi dans son œuvre et que je puisse porter du bon fruit dans mon corps, dans mon âme et dans mon esprit.»

 

Ensuite, la langue. Dans Jacques 3 et au verset 2, il dit quelque chose de très important : « Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche pas en parole c'est un homme parfait capable de tenir tout son corps en bride. » Vous voyez que cette vie charnelle qui est dans le corps et qui veut se manifester, si tu veux la garder en bride, il faut que ton œil spirituel soit ouvert, que tu aies la révélation de l'œuvre de Jésus et que tu contrôles ta langue. Il dit bien que si tu contrôles ta langue, c'est tout ton corps que tu vas contrôler avec ses passions et ses mauvais désirs. Par conséquent, si tu apprends à contrôler ta langue, c'est le signe que tu peux tenir tout ton corps en bride. Vous voyez l'importance du contrôle des paroles, de nos conversations, de ce que nous disons, de la suppression des médisances ou des paroles négatives qui pourraient sortir de notre bouche ou des mauvaises paroles. Quand je prononce de mauvaises paroles, ça peut être une parole de colère, une parole d'animosité, une parole de doute, de crainte, etc… qui sort du cœur. C'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. Si je remplis mon cœur de la Parole de Dieu, parce que j'ai reçu la révélation que mon œil spirituel est ouvert, mon cœur va être rempli des bonnes choses de Dieu et à ce moment-là, ma parole va être contrôlée par ce qui constitue le fond de mon cœur et je vais pouvoir amener ma langue sous mon contrôle, et tout mon corps sera contrôlé. Ceux qui parviennent, par la grâce du Seigneur, à contrôler leur langue, parviennent aussi à contrôler tout leur corps.

 

Maintenant, en ce qui concerne le corps dans le couple, l'étude sera plus rapide parce que j'en ai déjà parlé. Dans le couple, l'union des corps se fait par l'union sexuelle. C'est par l'acte sexuel que le mari et la femme forment un seul corps. Il est d'une importance capitale de le comprendre. Et c'est la raison pour laquelle tout péché sexuel est un péché contre le corps, et il est d'une gravité particulière parce que c'est un péché qui détruit le corps. Alors que les autres péchés sont des péchés contre l'esprit, ou en esprit, dit la Parole du Seigneur, là, c'est un péché dans le corps. Or, l'union sexuelle du mari et de son épouse les amène à former un seul corps. Et tout péché d'adultère ou de fornication, c'est-à-dire de relation sexuelle en dehors du mariage, aboutit à faire une union de corps alors que Dieu ne l'a pas voulue.

 

Dans la première lettre aux Corinthiens, au chapitre 6, et au verset 16, il est écrit : « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d'une prostituée? Loin de là ! Ne savez-vous pas que celui qui s'attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair. » L'apôtre veut dire : Vous qui êtes membres du corps de Christ, vous allez coucher avec une prostituée pour faire un seul corps avec elle ? C'est une abomination. Tout acte sexuel en dehors du mariage aboutit à une abomination, à un monstre, c'est-à-dire à former un corps, alors que Dieu ne l'avait pas voulu car il veut réserver cette formation d'un seul corps au mari et à son épouse.

 

Dans Ephésiens, au chapitre 5, au verset 28, il est écrit : «Maris aimez vos femmes comme Christ a aimé l'Eglise… C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leur propre corps. » … puisqu'ils forment avec elles une seule chair. Quand tu as bien compris que ton épouse ou ton époux forme un seul corps, une seule chair avec toi et que cette relation est aussi étroite que la relation de n'importe lequel de tes membres physiques avec toi-même, (tu ne vas pas dire que tu n'as pas une relation étroite entre ta jambe et toi, entre ton bras et toi ou entre ton estomac et toi ; c'est une partie de toi-même, tu ne vas pas t'amuser à couper ce membre ou à le maltraiter), quand tu as compris que ton épouse ou ton époux est aussi étroitement uni à toi que ton pied ou ta jambe ou ton bras est uni à ton corps, tu vas la considérer ou le considérer différemment dans tes relations avec lui ou avec elle. Tu vas le ou la traiter comme ton propre corps dont tu prends soin. En général, vous avez remarqué qu'on prend un soin assez intense de son propre corps, on le soigne, on l'entretient, on le nourrit, on le lave, on l'habille, on le protège. Le mari doit agir de même vis-à-vis de sa femme, et la femme doit aussi réaliser que son mari est son propre corps. Elle en prend soin aussi. Mais le mari a une responsabilité bien plus grande ici.

 

C'est intéressant de voir aussi dans 1 Corinthiens 7 que si la femme n'a pas autorité sur son mari, elle a autorité sur le corps de son mari. 1 Corinthiens 7, verset 4 : « La femme n'a pas autorité sur son corps, mais c'est le mari. Et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son corps, mais c'est la femme. »

Là, il parle de relations sexuelles.Cela veut dire que si l'un des deux a sexuellement envie de l'autre, normalement, l'autre ne doit pas lui refuser. Je dis normalement, parce qu'il ne faut pas tomber non plus dans des excès, il faut aussi demander la sagesse du Seigneur. Mais cela montre que l'époux, l'épouse a autorité sur le corps de l'autre, évidemment s'il est animé des relations du Saint-Esprit, il va utiliser cette autorité contrôlée par le Saint-Esprit et pas d'une manière charnelle, puisque là, on parle de ceux qui marchent par l'esprit. Mais ça nous enseigne quand même que, dans la volonté de Dieu, il y a cette relation d'autorité mutuelle sur le corps de l'autre à laquelle nous, nous devons nous soumettre dans l'Esprit du Seigneur. C'est une image du Seigneur et de son Eglise.

 

C'est pourquoi, je le répète, tout péché sexuel en dehors du mariage est aussi grave dans la Parole. Ce n'est pas pour moi qu'il est grave, c'est dans la Parole du Seigneur, parce que notre corps est le temple du Saint-Esprit et je dois utiliser ce corps qui est le temple du Saint-Esprit pour l'unir sexuellement à un autre corps qui est aussi le temple du Saint-Esprit, mais uniquement dans le cadre du mariage. Et s'il y a péché sexuel, il y a destruction du corps et « Celui qui détruit le temple du Saint-Esprit, Dieu le détruira. » C'est dans 1 Corinthiens 6 verset 18 : « Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps. Mais celui qui se livre à l'impudicité (c'est-à-dire un péché sexuel en dehors du mariage) pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit que vous avez reçu de Dieu et que vous ne vous appartenez pas à vous-même ? » De même que mon corps ne m'appartient pas, il appartient à ma femme, que le corps de ma femme ne lui appartient pas, il m'appartient, de même le corps de Christ ne s'appartient pas à lui-même, il appartient à son Seigneur, à son époux divin.

 

« Vous avez été rachetés à un grand prix, glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu. » Dans cette relation mari-femme, quand il dit aussi : « Que le lit conjugal soit exempt de toute souillure », cela veut dire qu'il est possible que dans un couple chrétien, il y ait des relations sexuelles impures qui souillent le lit conjugal et qui souillent le rapport de corps du mari et de sa femme. Il faut veiller à ça. Il y a des chrétiens qui disent : «A partir du moment où on est mari et femme, on peut se permettre n'importe quel acte sexuel.» Ce n'est pas vrai du tout. Le Seigneur par son Esprit dirige ses enfants à ne pratiquer que les actes sexuels qu'il considère lui comme normaux selon sa norme à lui, et à bannir et à éliminer complètement tout acte sexuel anormal, anormal par rapport à la norme de Dieu : sodomie, actes sexuels par la bouche, etc… Je ne vais pas entrer dans les détails, mais là, sous l'onction du Seigneur, je préfère en parler parce que certains sont liés par ces pratiques en pensant qu'ils font le bien. Le seul acte sexuel que Dieu permet entre un mari et une femme, c'est un acte sexuel normal, sans aucune déviation ni animale, ni sodomique. Sinon le péché contre le corps s'introduit encore dans le couple, donc la mort, et dans l'Eglise puisqu'ils appartiennent au corps de Christ qui est l'Eglise, s'ils sont chrétiens.

 

Je passe du couple à l'Eglise, Corps du Christ. J'ai insisté un peu sur cet aspect sexuel parce qu'il touche directement au corps, afin de conserver une relation de corps unique entre le mari et la femme, telle que Dieu le veut. L'unité entre le mari et la femme est une unité spirituelle d'abord, mais c'est également une unité de corps, de la même manière que Christ est uni à son Eglise d'une unité spirituelle et d'une unité de corps physique. Dans 1 Corinthiens 6, au verset 15, il est écrit : « Ne savez-vous pas que vos corps (il parle de notre corps physique) sont des membres de Christ ? (Des membres physiques, c'est ce qu'il veut dire. De même que ta femme, c'est un de tes membres physiques, nos corps à nous sont des membres physiques de Christ) Prendrai-je donc les membres de Christ pour en faire les membres d'une prostituée ? » Je vais réserver la relation sexuelle uniquement à ma femme (ou à mon mari) parce que c'est au travers de la relation physique homme-femme que nous devenons une seule chair, un seul corps. Mais sur le plan spirituel, avec Christ, il y a une unité de corps physique qui se fait sans relation sexuelle, ce qui nous permet de comprendre pourquoi dans le ciel les hommes ne prendront pas de femmes ni les femmes de mari. Ici, sur la terre, le Seigneur a prévu cette relation pour nous dans cette dispensation terrestre, mais dans le ciel, dans la gloire, nous n'aurons plus besoin de nous unir physiquement et sexuellement, nous serons unis spirituellement dans le corps de Christ dont lui est la tête, et dans une relation qui sera éternelle, qui n'aura pas besoin de se concrétiser au niveau du corps glorifié.

 

Dans Ephésiens 5:29 : « Jamais quelqu'un n'a haï sa propre chair mais il la nourrit et en prend soin comme Christ le fait pour l'Eglise parce que nous sommes membres de son corps, étant de sa chair et de ses os. » Ce qu'il dit là, a une conséquence directe sur le plan de la guérison du corps. De même que toi, tu prends soin de ton corps pour le soigner, pour qu'il se porte bien et pour qu'il te soutienne dans tout ce que tu as à faire, nous qui sommes le corps de Christ, Christ a besoin de ce corps pour son ministère terrestre, comme tu as besoin que ton corps soit en bon état dans cette vie terrestre pour accomplir l'œuvre du Seigneur. Ainsi au niveau du corps de Christ qui est son Eglise, le Seigneur a besoin de son corps et il en prend soin, pour accomplir son ministère au travers de notre corps dans ce monde dans lequel nous vivons maintenant. Il existe donc dans la pensée du Seigneur un soin constant qu'il veut apporter à notre corps pour qu'il soit en bon état.

 

Il faut que tu sois convaincu dans ton cœur que ton corps est un membre de Christ, car chaque fois que ton corps souffre, Christ souffre. Quand ton orteil te fait mal ou quand ton foie te fait mal, ou quand ta jambe te tire ou quand tes reins te font mal, tu souffres dans ta tête, dans ton cœur, dans ton corps, tu souffres, tu le sens. Il en est exactement de même pour Christ. Il ressent en lui tout ce que nous ressentons physiquement comme souffrances physiques dans notre corps. Alors bien sûr, dans notre souffrance spirituelle et de l'âme, c'est pareil, puisque nous sommes membres de son corps mais ça va jusque dans les sensations physiques.

 

Nous sommes un membre physique du corps de Christ. C'est un mystère. Comment deux peuvent-ils être un ? Comment mari et femme, séparé comme ils sont, peuvent-ils être un ? On n'est pas des siamois rattachés par un bout de chair… Il dit : «Vous formez un seul corps par la relation sexuelle.» Et aussi : «Il en est de même sur le plan spirituel : vous, en tant que membres du corps de Christ, vous formez un membre physique du corps de Jésus.» C'est fantastique de réaliser qu'au moment où je vous parle, le Seigneur a un corps immense dans la terre entière. C'est son propre corps répandu dans la terre entière. Lui est la tête de ce corps, il veut s'en servir, il veut faire passer la vie qui est en lui dans les membres de ce corps, y compris dans nos corps physiques pour la guérison, et il est arrêté par quoi ? Par l'incrédulité et l'ignorance des membres de son corps qui ne savent pas ce qu'ils sont en lui – puisque tout est reçu par la foi. La vie que Christ veut nous donner va se manifester dans notre esprit, notre âme et notre corps, si nous la recevons par la foi. Jésus souffre de tes maladies. Il ressent tes souffrances exactement de la même manière que toi, et bien plus que toi parce qu'il a plus de sensibilité que toi. Et il veut faire passer dans ton corps sa vie divine parce qu'il a besoin que ton corps soit en bonne santé pour son œuvre sur la terre. Amen. Crois-le !

 

Dans 1 Corinthiens 12, au verset 12, là aussi il y a une révélation extraordinaire. Il parle de notre relation les uns avec les autres dans le corps de Christ, et il dit : « Comme le corps est un et a plusieurs membres et comme tous les membres du corps malgré leur nombre ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ. Nous avons tous en effet été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps : le corps de Christ. » Je disais précédemment que le corps est la forme visible d'un être vivant. L'Eglise, corps de Christ, doit être la forme visible de Jésus sur cette terre. Pour s'exprimer sur cette terre, Jésus a besoin de son Eglise qui est son corps, ses membres, jusque dans notre corps physique, puisque nous formons un seul membre avec lui, corps de son corps, chair de sa chair, os de ses os, et Jésus a besoin de notre corps pour manifester toute sa plénitude dans ce monde. Nous formons un seul corps en Christ, de la même manière que mon corps est composé de plusieurs membres, nous sommes tous membres les uns des autres en Christ. Donc, il y a ici plusieurs aspects. Il y a l'aspect mari-femme dans la relation sexuelle, mais dans le corps de Christ, puisque nous sommes unis par le même esprit, ce n'est pas la relation sexuelle qui nous fait un seul corps, c'est le fait que nous avons été baptisés dans un seul esprit pour former un seul corps. Et nous sommes unis les uns aux autres pour former un seul corps et en même temps, nous tous, nous formons le corps de Christ. C'est quelque chose de concret, ce n'est pas une simple image, c'est quelque chose de réel !

 

De même que mari et femme forment un seul corps, de même nous formons en Christ un seul corps, le corps de Christ, dont il est la tête, et je suis un membre du corps de Christ. C'est la raison pour laquelle nous avons tous, dans ce corps de Christ, une fonction unique et particulière, comme dans notre corps chaque membre a une fonction unique et particulière. J'aborde ici un aspect vital parce que trop de chrétiens n'exercent pas leur fonction dans le corps, ou par timidité, ou parce qu'ils disent qu'ils n'ont rien reçu, ou qu'ils ont reçu trop peu, ou que ce n'est pas leur travail, c'est réservé aux ministères ou aux pasteurs. Il faut se débarrasser de cette idée. Tu formes toi, un membre du corps de Christ et en même temps un membre du corps de tes frères et sœurs. Comme chaque membre dans notre corps est particulier, unique, individuel et a une fonction qui permet au corps de marcher, toi, dans le corps de Christ, tu as une fonction unique et particulière et si tu ne l'exerces pas, c'est le corps qui sera handicapé. Alors ne dis pas : «Je n'ai rien reçu de Dieu ou je n'ai pas assez reçu !» Tu as reçu de Dieu un don et une fonction dans le corps de Christ.

 

Lisons 1 Corinthiens 12:15 : « Si le pied disait : parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps, ne serait-il pas du corps pour cela ? » Il n'y a pas de jalousie entre les membres du corps parce que chacun a sa fonction particulière. N'essaye pas d'être jaloux du ministère de ton frère ou de ta sœur, Dieu en a un pour toi. Exerce-le. Dieu veut te le faire connaître. Tu le connais déjà d'ailleurs bien souvent, le ministère que Dieu a pour toi. Chaque membre doit assurer sa fonction.

Ensuite, il dit dans 1 Corinthiens 12, et au verset 17 : « Si tout le corps était œil, où serait l'ouïe? S'il était tout ouïe, où serait l'odorat ? Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L'œil ne peut pas dire à la main : Je n'ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n'ai pas besoin de vous. » Chaque membre doit assurer sa fonction et je dois reconnaître que les autres membres ont aussi une fonction qu'il ne me convient pas d'exercer. Je ne dois pas essayer d'être un œil si Dieu a prévu que je sois une oreille ou une main ou un pied.

 

Au verset 24, il dit : « Ceux qui sont honnêtes n'ont pas besoin d'honneur. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait. » Cela signifie que Dieu dans sa sagesse va accorder, lui, le plus d'honneur aux membres qui en manquent le plus. Il y a des membres dans le corps qui naturellement ont beaucoup d'honneur, par exemple : les yeux, les oreilles, le nez, la bouche, ce sont des membres importants, le cœur, des membres vitaux, même. S'ils ne sont pas là, le corps meurt. Il y a d'autres membres qui ne sont pas dignes d'honneur, qu'on veut cacher, mais qui sont extrêmement nécessaires à la vie du corps. Je ne les nomme pas, vous voyez lesquels. Dieu veut accorder plus d'honneur à ce qui en manque quand cet honneur est exercé dans l'Esprit, comme le Seigneur le désire. Je veux dire qu'il n'y a aucun mal à ce que chaque membre exerce sa fonction quand elle est dirigée par le Seigneur. C'est simplement quand il y a perversion que Dieu se fâche mais quand tous les membres du corps, même ceux qui ont l'apparence la moins digne d'honneur, quand ces membres-là exercent leur fonction comme le Seigneur le veut dans l'Esprit, c'est tout le corps qui marche bien et c'est le Seigneur qui est honoré parce que le corps fonctionne normalement. Il ne veut pas qu'il y ait de membre qui n'exerce pas sa fonction, ou qui l'exerce contre la volonté de Dieu ou indépendamment de la volonté de Dieu, ou d'une manière qui est dépravée. Le Seigneur donne l'honneur à chaque membre. Il honore celui qui est apparemment le plus petit ou le plus faible. Nous, humainement, ce n'est pas ce que nous aurions fait…

 

Dans Ephésiens 2, au verset 14 : « Christ est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, (les deux, ce sont les païens et les Juifs. Il veut dire que ces deux qui étaient ennemis irréconciliables ont été rapprochés par la mort de Jésus.) et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair (par son corps) la loi des ordonnances dans ses prescriptions afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. » Cela veut dire tout simplement que nous, maintenant, nous faisons partie d'un seul corps, nous qui sommes ses enfants et qui autrefois étions ennemis. De même que les Juifs et les païens étaient auparavant profondément ennemis,, nous étions ennemis. C'est vrai que dans une assemblée chrétienne, il y en a qui jamais n'auraient été ensemble avant d'être convertis, alors que maintenant par la Croix de Christ, nous avons été rapprochés pour faire un seul corps, par la Croix et par la mort de Christ dans sa chair. Donc, vous voyez que ce qui a détruit l'inimitié entre nous, c'est la mort de Jésus dans sa chair, et la Croix. La Croix est au centre du corps de Christ. Si dans nos relations mutuelles de membres de son corps, nous voulons voir la vie du Seigneur se manifester afin que chaque membre de ce corps accomplisse bien sa fonction, il faut là encore que la Croix du Seigneur reste au centre et qu'il détruise l'inimitié par la mort de Jésus dans sa chair. Elle a été détruite, mais il faut que la Croix reste au centre dans nos relations mutuelles les uns avec les autres.

 

C'est la Croix qui nous a réconciliés en un seul corps. Nous devons comprendre que nous faisons déjà partie d'un même corps par la Croix de Jésus. Je vais être rempli de l'amour du Seigneur vers celui ou celle qui est membre de mon propre corps maintenant, par la grâce du Seigneur. Si je le maltraite ou si je la maltraite, c'est mon propre corps et le corps du Seigneur que je maltraite. Rappelez-vous ce que Jésus dit à Paul sur le chemin de Damas : « Qui es-tu Seigneur ? » et la réponse : « Je suis Jésus que tu persécutes. » Chaque fois que tu te mets en colère contre ta femme, ton mari ou ton frère, c'est contre Jésus Lui-même que tu te mets en colère. Il faut que tu le saches. Chaque fois que tu persécutes ton frère, ta sœur, ton mari, ta femme, c'est Jésus Lui-même que tu persécutes. Et c'est grave. Vous voyez la souffrance qui en résulte pour Jésus dans une église où il y a des divisions, des problèmes, des animosités, etc… Si nous comprenions qu'à chaque fois que nous nous mettons en colère contre notre frère, c'est contre Jésus Lui-même que nous nous mettons en colère et que nous le faisons souffrir, est-ce que nous continuerions à le faire, si nous le comprenions bien ? Si on nous disait : « Mais Jésus est devant toi. Allez, dis-lui une parole de travers, boude, fais-lui la tête pendant trois ou quatre jours. Mets-toi en colère contre-lui ! » Serais-tu capable de faire cela à Jésus ? Et pourtant, tu le fais à ta femme, à ton mari, à ton frère parce que tu ne comprends pas que c'est à Jésus que tu le fais. Parce que tu le fais au corps de Christ. Il faut donc que la Croix passe par là. Si tu mènes une vie crucifiée, tu vas avoir vis-à-vis des membres de ton propre corps et du corps de Christ une attitude pleine d'amour, parce qu'en ayant soin de ton frère ou de ta sœur, c'est de Jésus dont tu as soin. C'est aussi à Lui que tu fais du bien quand tu fais du bien au plus petit de tes frères ou de tes sœurs, même si il n'a pas encore pleinement manifesté la nature parfaite de Jésus, il est quand même membre du corps de Christ, même si par ses réactions charnelles il fait encore souffrir sa tête qui est Christ, il est quand même membre du corps de Christ. Si tu le fais souffrir, c'est Christ que tu fais souffrir, mais si tu lui fais du bien, c'est à Christ que tu fais du bien. C'est Lui que tu honores quand tu honores ton épouse ou ton époux, ton frère ou ta sœur. Alléluia !

 

D'où l'importance capitale de la cène dans le corps de Christ. J'ai gardé cela pour la fin parce que c'est le plus beau : la cène dans le corps de Christ. Je lis dans 1 Corinthiens 10, verset 15 : « Je parle comme à des hommes intelligents. (moi aussi) Jugez vous-mêmes de ce que je dis : La coupe de bénédiction que nous bénissons n'est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons n'est-il pas la communion au corps de Christ ? » Chaque fois que tu prends ce pain, tu communies au corps de Christ, tu manges le corps de Christ. C'est pourquoi les satanistes attachent tellement d'importance à manger de la chair humaine et à boire du sang des hommes et des animaux, parce qu'ils sont mis en communion directe avec ceux qu'ils ont tués, pour ramasser leur puissance et leur vie, et celle de Satan avec. Mais ce dernier ne fait que singer et imiter ce que Dieu a voulu faire spirituellement pour nous.

 

De même qu'il y a un grand mystère dans le corps de Christ duquel nous sommes membres, chaque fois que nous prenons la cène. Quand nous prenons ce pain, nous mangeons le corps de Christ. C'est plus qu'une image, c'est une réalité, mais pas une réalité physique, bien sûr qu'on ne va pas manger la chair physique de Christ, comme disent certaines religions. On va communier spirituellement à la vraie chair de Christ, au vrai corps de Christ, en esprit et en vérité, mais on communie au corps de Christ.

 

Il ajoute : « Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons aussi un seul corps ; (Quand nous prenons la cène, nous communions aussi les uns avec les autres dans un même corps, puisque nous sommes tous membres les uns des autres et que nous formons un seul corps) car nous participons tous à un même pain. » Et il dit au verset 21 : « Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons, participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur et la colère du Seigneur ? » Au chapitre 11 de 1 Corinthiens, il dit au verset 27 : « C'est pourquoi celui qui mangera le pain (c'est-à-dire qui mangera le corps du Seigneur) ou qui boira la coupe du Seigneur (c'est-à-dire le sang du Seigneur) indignement sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. » Le corps du Seigneur, c'est à la fois son corps réel, actuel, qui est le sien et c'est son corps universel qui est l'Eglise. C'est pourquoi nous ne devons pas prendre la cène indignement, c'est-à-dire sans avoir confessé nos péchés et avoir reçu le pardon, mais nous devons nous éprouver quand nous prenons la cène, en disant : « Seigneur, pardonne-moi, s'il y a quelque chose que j'ai commis, que je ne vois pas, montre-le-moi, mais pardonne-moi mes péchés. » Je me réconcilie avec mon frère ou ma sœur avant, ou le plus vite possible, de manière à ce que je puisse prendre ce pain et ce vin pour communier au corps de Christ d'une manière digne, sans indignité, sinon c'est un sacrilège. C'est cela qu'on appelle un sacrilège, une abomination. C'est aussi grave que de coucher avec une prostituée puisqu'en couchant avec une prostituée, on forme un seul corps avec elle, et celui qui, en état de péché non confessé et le sachant, va communier et va participer au corps de Christ, alors que le péché est dans son cœur, c'est comme s'il allait faire des membres d'une prostituée les membres du corps de Christ. Il vit dans la prostitution et il va communier au corps sacré du Seigneur. En même temps, en le faisant, il touche aussi le corps de ses frères et de ses sœurs qui forment le corps de Christ et de l'Eglise. Il leur fait mal, de même qu'il fait mal au Seigneur.

« Que chacun donc s'éprouve soi-même et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe car celui qui mange et bois sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. (Quand on dit discerner le corps du Seigneur, cela veut dire comprendre que tu es en train de communier spirituellement au vrai corps du Seigneur et à son Eglise qui est son corps. Si tu ne vois pas cela quand tu prends la cène, tu pèches contre le corps du Seigneur et tu manges et bois un jugement contre toi-même) C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades et qu'un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur pour que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. » Vous voyez que si nous prenons la cène alors que le péché est dans nos vies et que nous le faisons sans l'avoir confessé au Seigneur de tout notre cœur, sans avoir reçu son pardon, nous péchons contre le corps du Seigneur et nous sommes châtiés par Lui. Dans ce cas-là, le châtiment directement impliqué, c'est la maladie et la mort prématurée afin que nous recevions le salut, car quand nous recevons ce châtiment du Seigneur, c'est pour nous faire retourner vers Lui, lui confesser notre péché et recevoir son pardon et sa guérison.

 

Vous voyez que c'est grave. C'est la seule cause de maladie des chrétiens annoncée dans le Nouveau Testament. Je ne veux pas dire, bien-aimé, que ta maladie soit causée par le fait que tu aies pris la cène indignement mais si tu prends la cène indignement et si tu persévères dans cette attitude, sans la confesser au Seigneur, tu vas attirer sur toi un jugement de Dieu, sous la forme d'une maladie ou d'une mort prématurée, dans le but que tu reviennes à Lui et que tu arrêtes tes pratiques.

 

Cela signifie aussi que lorsque la cène est prise dans un bon esprit, comme le Seigneur le veut et le désire, il s'ensuit des bénédictions pour nous. Vous pensez bien que le Seigneur qui est un Dieu d'amour veut transmettre la vie à son corps et pas la mort. Il ne transmet la mort que si nous, nous voulons persévérer dans le péché sans recevoir sa grâce. Mais lorsque nous faisons ce qui est bien, c'est-à-dire que nous désirons ardemment prendre cette communion au corps de Christ et à son sang, nous allons faire honnêtement cet examen devant le Seigneur en disant : «Seigneur, tu sais à quel point je désire être béni par toi et moi je sais à quel point tu veux me bénir. Alors Seigneur, fais la lumière par ton Esprit. Je veux confesser honnêtement mes péchés devant toi et les confesser à mon frère, à ma sœur, à ma femme, à mon mari, à tous ceux à qui j'ai fait du mal, avant de prendre cette coupe et de prendre ce pain, pour que je reçoive de toi la grande bénédiction que tu veux me donner.»

 

Quand il est dit que Dieu donne la vie par son Esprit à nos corps mortels, c'est exactement ce qui se produit quand nous prenons la communion au corps de Christ, ses meurtrissures nous donnent la guérison. Quand nous prenons la communion au sang précieux de Christ, la vie qui est dans le sang - la vie est dans le sang de Jésus -, la vie éternelle se communique à notre corps et à notre être entier, à l'instant où nous prenons ce pain et ce vin dans un bon esprit. En même temps, la communion entre nous s'approfondit et se perfectionne parce que nous communions les uns avec les autres dans le même esprit, et les liens du corps de Christ que nous formons se resserrent. Il faut donc bien discerner le corps de Christ.

 

Maintenant, vous verrez combien est étrange la manière dont Jacques parle du corps. Dans Jacques 2:26, il dit : « Comme le corps sans âme est mort, de même, la foi sans les œuvres est morte. » Tout ce que je vous ai dit, ce soir, sur la vie du corps et sur la responsabilité que le corps a de manifester la sainteté de Dieu, c'est parce qu'il faut que notre corps soit la vitrine de Dieu. C'est notre corps qui doit être la vitrine parfaite de Dieu. Il dit : « Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. » Tout ce que Dieu a fait en Jésus-Christ pour toi, la crucifixion de ta vieille nature, de ton corps de péché, etc…, ta vie nouvelle en Christ, la marche par l'Esprit, la sanctification, tout cela est disponible si tu le reçois par la foi. Et ta foi va se voir dans tes œuvres. Si tu passes du temps à prier « Seigneur, ouvre les yeux de mon intelligence pour que je comprenne ta Parole et que la foi grandisse en moi et se perfectionne », la réponse doit nécessairement se voir dans tes œuvres. Quand tu vas progresser dans la sanctification, concrètement tu vas mieux te comporter avec tes frères, tes sœurs, ton mari, ta femme et les autres. Tu vas manifester davantage de l'amour de Dieu puisque tout se ramène à l'amour du Seigneur.

 

Il dit, je le répète : « Le corps sans âme est mort, de même, la foi sans les œuvres est morte. » Il compare donc la foi au corps et les œuvres à l'âme. C'est curieux comme comparaison, vous ne trouvez pas ? Regardez bien comment il le dit : « De même qu'un corps sans âme est mort, la foi sans les œuvres est morte. » Les œuvres par rapport à la foi sont comparées à l'âme par rapport au corps. L'âme donne la vie au corps. Les œuvres donnent la vie à la foi. Et pourtant les œuvres viennent de la foi. La foi sans les œuvres est morte. Quand tu as la foi, tu vas la traduire en œuvres, et ce sont ces œuvres qui vont donner la vie à ta foi, qui prouvent que ta foi est vivante. Les œuvres prouvent que ta foi est vivante.

 

Par conséquent, prions que le Seigneur nous révèle le mystère de son corps. Il parle d'un grand mystère, en parlant du Christ et de son Eglise, du mari et de la femme, et de la relation de corps que nous avons entre chrétiens. C'est un grand mystère, mais le propre des mystères de la Bible, c'est que Dieu veut les révéler par son Esprit. Un mystère biblique, ce n'est pas quelque chose qui reste caché, c'est quelque chose que Dieu veut révéler par son Esprit à ses enfants. Et quand il nous révélera ce mystère, nous ferons alors un bond dans la communion fraternelle et dans la vie de sainteté pratique. Amen !