C99  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



La crainte. Les deux sortes de crainte que le chrétien peut éprouver.



Ce soir je vais vous parler de la crainte. Nous allons voir ensemble ce que la Parole de Dieu dit sur la crainte, parce que la crainte peut être un boulet ou elle peut être quelque chose de très positif. Cela dépend de ce que nous craignons et qui nous craignons. J'ai relevé un certain nombre de passages dans la Parole qui nous enseignent sur la crainte et j'aimerais les étudier avec vous ce soir.

 

D'abord qu'est-ce que la crainte ? C'est la peur. Fondamentalement, c'est le désir d'éviter quelque chose de désagréable ou de dangereux, ou quelque chose de nuisible pour nous. C'est ça la crainte.

Il est important de savoir quelle est l'origine de cette crainte. Et selon l'origine de cette crainte, on peut voir si elle est bonne ou mauvaise. En nous il peut y avoir deux sources de crainte. La première est dans notre chair et la deuxième est dans notre esprit. La chair a des craintes et l'esprit a des craintes. Là, je parle de craintes de chrétiens, qui ont donc l'esprit régénéré par la nouvelle naissance. Je ne parle pas de craintes de païens de ce monde qui éprouvent une crainte unique, celle de la chair, puisque leur esprit n'est pas régénéré, une crainte entièrement dominée par le péché.

 

Nous, chrétiens, nous pouvons éprouver deux sortes de craintes : une qui vient de la chair et une qui vient de l'esprit. La crainte qui vient de la chair, elle, nous pousse à éviter à tout prix ce qui déplaît au moi. La crainte qui vient de l'esprit, nous pousse à éviter à tout prix de faire ce qui déplaît à Dieu.

 

Selon ces deux points de vue, la crainte est une bonne chose ou une mauvaise chose. La crainte charnelle est une très mauvaise chose, on verra un peu plus loin à quoi elle conduit, où elle mène, alors que la crainte qui est dans notre esprit régénéré, la crainte de Dieu, est une très bonne chose et elle nous pousse à grandir spirituellement. Bien souvent, tant que nos vies ne sont pas vraiment sanctifiées et que la chair n'a pas disparu dans ses manifestations, dans ses mauvais désirs, il y a un mélange entre ces deux craintes. Il y a notre chair qui met en avant certaines craintes et notre esprit qui lui aussi en met d'autres en avant. Il est très important de bien discerner les deux en nous. Quand nous éprouvons une crainte, est-ce qu'elle vient de la chair ou est-ce qu'elle vient de l'esprit ? Il y a des moments où cela est très clair, d'autres moments où nous nous laissons avoir, où nous sommes dominés par une crainte charnelle alors que c'est la crainte spirituelle qui devrait nous conduire. La crainte qui vient de la chair conduit à la crainte des hommes ; la crainte qui est éprouvée par notre esprit, c'est la crainte de Dieu.

 

La crainte des hommes vient de ce que la chair n'aime pas du tout être rejetée, incomprise, maltraitée. La chair a horreur de ça. La chair aime bien être reconnue, être flattée, être gâtée, mais elle craint le rejet, elle craint l'abandon, elle craint la solitude, elle craint la persécution, elle craint la souffrance et elle craint par-dessus tout la crucifixion. C'est tout cela que la chair craint et elle essaye de l'éviter à tout prix. Alors que notre esprit, lui, qui nous est donné par le Seigneur, est un esprit nouveau, un esprit qui est conçu par Dieu pour le craindre Lui. Cependant il y a aussi des progrès à faire dans la crainte de Dieu. Au début, il y a une crainte de Dieu qui est fondée sur la crainte d'une correction de Dieu. Car le Seigneur veut me faire aller plus loin. Il veut que je me comporte bien parce que je l'aime et que je veux lui obéir. C'est vrai qu'il faut craindre la correction de Dieu (il faut même aimer cette correction). Il faut la craindre au sens : Je vais essayer de l'éviter en me corrigeant moi-même avant que Lui ne le fasse. Mais ce n'est pas toujours possible car mon intelligence est souvent limitée et Dieu qui voit comme un bon père voit ses enfants, voit de haut ce que je suis en train de faire et il va me corriger. Je peux ainsi partir de la crainte de la correction et du châtiment pour motiver mes actions chrétiennes, mais le Seigneur veut me faire aller plus loin. Il veut que je me comporte bien non pas simplement par la crainte du châtiment, mais par amour pour Dieu, tout simplement parce que j'aime le Seigneur et que je veux lui obéir. C'est précisément cela la vraie crainte du Seigneur, c'est la crainte de lui déplaire, la crainte de marcher à côté de son plan. Quand on aime vraiment le Seigneur, on veut faire sa volonté et le Seigneur nous conduit par toutes sortes de corrections et de jugements à aimer sa volonté par-dessus tout, car Dieu nous a aimés le premier et il mérite qu'on l'aime de tout notre cœur. C'est d'ailleurs son premier commandement : « Aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, de toutes tes forces. » Et quand nous avons cette qualité d'amour de Dieu dans le cœur pleinement manifestée, la vraie crainte spirituelle de Dieu est dans notre cœur et nous allons avancer. Nous avancerons vite parce que nous aurons soif de Dieu et des choses de Dieu. Vous voyez la différence entre ces deux craintes ?

 

Nous allons voir maintenant dans la Bible des passages qui parlent de la crainte qui vient de la chair, comment en être débarrassé, puis de la crainte véritable du Seigneur, qui, elle, est spirituelle.

Je vous ai bien dit que la crainte charnelle est égoïste et qu'elle veut satisfaire le moi avec ses désirs et ses passions. Elle fuit tout ce qui est désagréable à la chair et elle recherche tout ce qui est agréable à la chair. Elle a pour contrepartie la convoitise. La crainte essaye d'éviter tout ce qui est désagréable et la convoitise essaye d'attirer tout ce qui est agréable à la chair. Les deux vont tout à fait ensemble, elles travaillent dans le même sens. D'un côté la convoitise veut tout ce qui est agréable à la chair et de l'autre côté, la crainte charnelle refuse tout ce qui est désagréable à la chair. Elles poussent dans un sens complémentaire. Donc, la crainte charnelle est stimulée par la convoitise. Il faut bien le comprendre.

Dès le début, on le voit dans le livre de la Genèse, quand l'homme n'avait encore aucun péché dans son cœur, l'homme et la femme étaient sans péché, ils étaient parfaits, créés parfaits par Dieu, et quand le diable est venu tenter Eve, il l'a tentée en lui montrant le fruit défendu et en stimulant la convoitise d'Eve, la convoitise de posséder si elle n'obéissait plus au Seigneur. Dieu avait dit : « Tu ne mangeras pas de ce fruit, si tu en manges, tu mourras. » Puis le diable vient faire miroiter la beauté du fruit et il est écrit : « Et Eve vit que le fruit était beau à voir, bon à manger et bon pour ouvrir l'intelligence et donner la connaissance », parce que c'était l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Trois éléments sont repris dans la première épître de Jean : la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie. Et parce que ces trois choses sont entrées dans le cœur d'Eve, la crainte de Dieu a quitté son cœur, la crainte de la parole de Dieu qui avait dit : « le jour où tu en mangeras, tu mourras ».

Par conséquent, plus on se laisse imprégner par la crainte de la chair et de la convoitise de la chair, plus on va abandonner la crainte de Dieu. Ils avaient la crainte du Seigneur au départ mais parce qu'ils ont ouvert leur vie à la convoitise des yeux, à la convoitise de la chair et à l'orgueil de la vie, la crainte de Dieu a disparu et le péché est entré par la désobéissance. Avec le péché est entrée la crainte charnelle puisque dès que le péché a été consommé, la première réaction d'Adam et d'Eve a été qu'ils se sont cachés par crainte de Dieu, mais crainte dans le mauvais sens. Ce n'était plus la crainte au sens : Seigneur, je veux te faire plaisir et je désire ne pas te déplaire. Mais c'était la crainte du jugement de Dieu à cause du péché.

Vous voyez bien que la crainte est entrée au départ par le péché qui lui-même a été causé par la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie. Ce sont toujours les mêmes portes ouvertes pour nous, pour le péché et pour la crainte charnelle. La convoitise des yeux, c'est tout ce qui est beau, la convoitise de la chair, c'est tout ce qui est bon et l'orgueil de la vie, c'est tout ce qui est « moi ». Alors quand tout cela entre dans notre cœur, le péché entre aussi et avec le péché, la crainte charnelle. Pour Satan, il en a été de même. Satan voyait Dieu face à face. Satan était aussi un pur esprit, il n'avait pas de corps charnel comme Adam et Eve, mais il voyait Dieu face à face tel que Dieu était. Il était dans l'intimité de Dieu et lui aussi au départ avait un cœur parfait, sans péché, mais quand la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l'orgueil de la vie sont entrés dans son cœur, il a péché avec pour résultat la crainte diabolique. Il s'en sert d'ailleurs depuis lors comme d'une arme épouvantable, puisque c'est une des deux armes principales de Satan : la crainte et la séduction (la tromperie, le mensonge). Mais pour lui, ce fut le même processus. Au lieu de garder son cœur pur comme il l'avait au départ, il a laissé la convoitise entrer, il a vu le trône de Dieu et il l'a convoité, il a vu la beauté de l'adoration céleste, et il a dit : « Tiens, ça m'irait bien ». Il a dit : « Moi, moi, moi ! » et à cause de cet orgueil, de cette pensée qui s'est centrée sur lui au lieu de rester tournée vers Dieu, cette convoitise est entrée, et avec la convoitise est entrée pour lui aussi la crainte, parce qu'il est bien écrit que les démons connaissent Dieu et connaissent le nom de Jésus. Ils croient et ils tremblent. Satan aussi. Il sait quel est son sort et il tremble au nom de Jésus-Christ. Cette crainte charnelle est donc toujours associée au péché, toujours. Ce désir de satisfaire la chair et ce désir d'éviter tout ce qui est désagréable à la chair, en particulier la croix, sont toujours associés au péché.

 

Regardez dans Jérémie 17 ce que le prophète dit, à partir du verset 5 : « Ainsi parle l'Eternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme. » On pourrait traduire aussi : « Maudit soit l'homme qui craint l'homme » puisque se confier dans l'homme, c'est craindre l'homme, enfin au sens : je vais tenir compte de son avis, je vais suivre ce qu'il me dit, je vais surtout éviter de lui déplaire. C'est ça, la crainte de l'homme. Mais en fait, c'est se confier dans quelque chose qui n'a aucun soutien solide et qui prend la chair pour son appui et qui détourne son cœur de l'Eternel. « Il est comme un misérable dans le désert, il ne voit point arriver le bonheur, il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants. Béni soit l'homme qui se confie dans l'Eternel (C'est-à-dire qui craint l'Eternel. Voyez, se confier dans l'homme, c'est la crainte de l'homme ; se confier dans l'Eternel, c'est la crainte de l'Eternel dans le bon sens.) et dont l'Eternel est l'espérance. Il est comme un arbre planté près des eaux qui étend ses racines vers le courant. Il n'aperçoit point la chaleur quand elle vient, son feuillage reste vert et dans l'année de la sécheresse, il n'a point de crainte. » Donc, au milieu des difficultés, au milieu de la sécheresse, au milieu de toute cette chaleur causée par le manque d'eau, pas de pluie, rien, parce qu'il se confie en Dieu, il n'a pas de crainte. La crainte charnelle est associée au péché, associée à l'écoute des hommes et de leurs conseils impies. La crainte de Dieu est associée à la confiance et à la foi en Dieu. Quand la foi en Dieu est puissante et forte, l'assurance est grande et la crainte est bannie. La crainte s'en va. Quand la foi est forte, la crainte s'en va. On ne peut pas avoir à la fois dans le cœur la foi et la crainte, les deux ne vont pas ensemble. Donc, plus notre foi en Dieu augmente, plus je m'appuie sur Dieu, et la crainte s'en va. Les deux sont inversement proportionnelles puisque l'absence de foi en Dieu, l'incrédulité, augmente la crainte charnelle. Si nous ne pouvons pas nous confier en Dieu, en qui et en quoi allons-nous nous confier ? Nous serons constamment en train de craindre quelque chose, de craindre des personnes, de craindre des événements ou de craindre la mort ou la maladie. Toutes ces choses vont entrer par l'incrédulité : la crainte charnelle. Alors que la confiance en Dieu, la crainte du Seigneur, la confiance en Dieu va augmenter la foi.

 

Dans Romains 8:14, nous lisons : « Car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n'avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte. » La crainte charnelle est la marque d'un esprit de servitude. Si la crainte charnelle est encore dans notre cœur, que ce soit la crainte des hommes, que ce soit la timidité qui est une forme de crainte aussi, c'est encore la marque d'un esprit de servitude parce que nous allons craindre les hommes. Lorsque l'amour de Dieu nous libère de toute crainte, nous n'avons plus cet esprit de servitude. Nous proclamons : « Abba, Papa ! » Je suis dans l'intimité avec Dieu, je ne vais pas être habité par cette crainte charnelle. Je vais garder simplement la crainte de Dieu, la crainte spirituelle du Seigneur, le respect pour Dieu et l'amour pour Dieu. Mais elle n'a rien à voir avec la crainte charnelle qui est la marque d'un esprit de servitude. Et il est bien dit : « Nous n'avons pas reçu un esprit de servitude. » Nous en avons été libérés. L'esprit de servitude vient de la chair. Il vient de ce jugement qui était sur le péché quand nous vivions dans la chair, et le Seigneur veut nous en débarrasser. Nous ne sommes plus des esclaves, nous sommes des fils et des filles de Dieu qu'il veut faire marcher dans sa liberté, liberté qu'il appelle glorieuse.

 

Dans 1 Jean 4:16 à 18, il dit aussi : « Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru. Dieu est amour et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde. C'est en cela que l'amour est parfait en nous afin que nous ayons de l'assurance au jour du jugement. La crainte n'est pas dans l'amour. » Je m'arrête là. Et il dit juste à la fin du verset : « Car la crainte suppose un châtiment et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. » Lorsque la crainte charnelle est dans notre cœur, c'est le signe d'un manque de perfection dans l'amour de Dieu. Si nous craignons qui que ce soit ou quoi que ce soit (à part Dieu et sa Parole), c'est la preuve que l'amour de Dieu n'est pas encore pleinement formé en nous. Chaque fois qu'il y a un peu de crainte dans nos cœurs, de crainte charnelle, il y a un manque d'amour. Plus la crainte est grande et moins l'amour est grand, et le Seigneur veut nous débarrasser de cette crainte charnelle pour que son amour puisse remplir tout. « La crainte n'est pas dans l'amour. » Dieu veut rendre son amour parfait en nous et éliminer toute trace de crainte, de peur, de timidité, d'angoisse, de phobie, etc. (tout cela étant des mots divers pour exprimer la crainte). La crainte suppose un châtiment, mais si nous avons confessé nos péchés et si nous avons reçu par la foi le pardon de nos péchés (nous ne sommes pas encore parfaitement manifestés dans la stature parfaite de Christ, mais nous avons reçu le pardon de nos péchés et nous marchons dans la lumière que nous avons reçue), alors il n'y a pas de crainte de châtiment. Celui qui marche dans cette nouveauté de vie marche par l'esprit et il n'y a pas en lui d'esprit de condamnation et de culpabilité. Il marche dans l'humilité en sachant qu'il n'est rien devant Dieu mais que le péché a été confessé, qu'il a reçu par la foi le pardon, donc il n'y a pas de crainte du châtiment. La crainte du châtiment n'existe que quand nous n'avons pas confessé un péché ou quand nous avons un esprit de culpabilité, même après l'avoir confessé. Il y a des chrétiens comme ça, ils confessent leurs péchés constamment, ils sont dans un esprit de culpabilité. C'est parce qu'ils ne se sont pas débarrassés de cette accusation démoniaque qui vient de Satan et qui veut mettre la peur dans leur cœur. Ainsi cette crainte, je le répète, dénote un manque d'amour, une imperfection dans l'amour.

 

Cette crainte charnelle pousse à l'hypocrisie parce que le chrétien qui sait ce qu'il devrait faire mais qui a encore cette crainte charnelle, est tiraillé entre les deux. Il sera poussé à adopter une façade pour cacher sa crainte ou pour suivre les hommes à cause de la crainte qu'il a dans le cœur, la crainte des hommes. Nous en voyons un exemple dans la Bible, parmi d'autres, dans la vie de Pierre. Pierre allait librement manger chez les païens avant que les chrétiens juifs n'arrivent le visiter. Mais les juifs chrétiens, c'est-à-dire les circoncis chrétiens, étaient encore un peu liés par un esprit légaliste et ils disaient qu'il ne fallait pas aller manger chez des païens. Pierre s'est laissé influencer par la crainte des hommes, et quand ces chrétiens légalistes sont arrivés, Pierre a arrêté de visiter et de manger chez des païens. Paul l'a alors sévèrement repris devant tout le monde, et d'ailleurs Pierre l'a très bien accepté, c'est le signe qu'il avait vraiment l'esprit apostolique. On le voit dans Galates 2:12, au verset 11 : « Lorsque Céphas (Céphas, c'est l'apôtre Pierre) vint à Antioche, je lui résistais en face… » Amen ! C'est ça qu'il faut faire, mes frères et mes sœurs. Dans l'amour et dans la sainteté de Dieu, si nous voyons un frère qui publiquement fait un acte répréhensible, nous ne devons pas hésiter à nous lever devant toute l'assemblée pour dire que c'est un acte répréhensible quelles que soient les conséquences pour nous. On pourra peut-être se faire mettre à la porte ou critiquer, mais on le fait parce qu'on a la crainte du Seigneur dans le cœur. Il se passe sous tes yeux quelque chose qui est répréhensible : lève-toi et avec calme et tranquillité, dis que c'est répréhensible. Paul a dit : « Je lui résistais en face et publiquement. » Il n'a pas dit : « Oh, c'est l'apôtre Pierre, c'est un des grands apôtres qui a connu Jésus, je ne vais surtout pas me permettre de le reprendre devant les autres, je vais attendre d'être tous les deux et puis j'essayerai de le lui dire. Pourvu qu'il écoute ! » Non, ça, c'est la crainte des hommes. Avec amour mais avec force et fermeté, devant tous pour que les autres en aient de la crainte et Pierre aussi, il lui a dit. « En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens. Et quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart par crainte des circoncis (des juifs qui s'étaient convertis). Voyant qu'il ne marchait pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas en présence de tous… » Il le reprend.

Vous voyez ici que cette crainte charnelle nous pousse à adopter une attitude hypocrite, pharisaïque, comme les pharisiens qui avaient la façade extérieure de la piété, mais dedans, c'étaient des ossements. Pour Pierre, ce n'était pas le cas, mais enfin, il prenait le chemin et il adoptait une attitude de pharisien : la façade. Et cette attitude, cette crainte, nous empêche de marcher pleinement selon la vérité de l'Evangile. C'est une peste dans la vie des chrétiens, cette crainte charnelle, cette crainte des hommes. Elle nous pousse à l'hypocrisie, elle nous empêche de marcher selon la pleine vérité de l'Evangile. Cette crainte résulte de l'orgueil. Pourquoi craignons-nous les hommes en général ? On craint d'être jugé, d'être condamné, d'être repris parce que notre orgueil en prend un coup. Si les hommes nous tiennent tête publiquement et devant tous, bon, ce n'est pas très agréable. Quand on n'a rien à se reprocher, c'est une grâce devant Dieu, mais la chair n'aime pas qu'on la reprenne publiquement. Là, Pierre a eu une très bonne réaction. Il a montré que sa chair était crucifiée en acceptant d'être repris par Paul devant tous. La crainte des hommes résulte de l'orgueil.

 

On voit dans Deutéronome 17:13 : « Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël. » Il parlait de ceux qui pratiquaient des péchés abominables et qui devaient être mis à mort. « Tu ôteras ainsi le mal du milieu d'Israël afin que tout le peuple entende et craigne (de la crainte de Dieu) et qu'il ne se livre plus à l'orgueil. » C'est-à-dire à la crainte charnelle. La crainte charnelle, c'est l'abandon de la crainte de Dieu. L'orgueil est associé à la crainte charnelle ; l'orgueil, c'est l'abandon de la crainte de Dieu. Donc, il faut ôter le mal du milieu de nous en commençant par nous-mêmes, puis en veillant à ce que le mal soit ôté de l'Eglise pour que l'orgueil ne domine plus, mais que ce soit l'esprit humble et soumis du Seigneur Jésus qui règne au milieu de son peuple et dans nos vies.

 

Je vais un peu développer ce qui concerne la crainte des hommes, car elle est tenace. La crainte des hommes est une forme de crainte charnelle et elle nous pousse à pécher. Je lirai trois passages qui concernent spécialement cette forme de crainte.

Nous avons l'exemple de Saül dans le premier livre de Samuel. Saül avait bien commencé comme roi, mais il a laissé l'orgueil entrer dans son cœur (et donc la désobéissance), et pour cette raison la crainte de Dieu l'a quitté pour être remplacée par la crainte des hommes, qui l'a poussé à pécher. Dans 1 Samuel 15, au verset 24, nous lisons : « Alors Saül dit à Samuel : J'ai péché car j'ai transgressé l'ordre de l'Eternel et je n'ai pas obéi à tes paroles, je craignais le peuple et j'ai écouté sa voix. » L'enseignement qu'il faut en retirer, c'est que si on craint le peuple qui nous entoure, et si on écoute sa voix, on va être poussé à pécher. On va être poussé à pécher soit directement, pour commettre un acte qui est répréhensible, soit indirectement en ne faisant pas ce que Dieu nous demande de faire, c'est-à-dire ouvrir la bouche et parler, dénoncer le péché. Ainsi dans les deux cas, soit que nous fermions la bouche alors que nous devrions l'ouvrir, soit que nous l'ouvrions pour dire quelque chose que nous ne devrions pas dire, dans les deux cas, la crainte des hommes nous pousse à pécher. Ce fut le cas de Saül qui dit : J'ai péché, j'ai écouté le peuple parce que je le craignais. Mais pourquoi le craignait-il ? Parce que l'orgueil était rentré dans son cœur. Il ne craignait plus Dieu, mais il voulait garder la face devant les autres. Et quand Samuel le reprend ouvertement, il dira encore à Samuel : Ecoute, viens devant moi, devant le peuple avec moi pour la façade. Il n'était pas vraiment repenti, il ne s'est jamais repenti sérieusement. Et nous voyons comment il a fini parce que la crainte de Dieu n'est pas revenue dans son cœur. Il a fini dans l'idolâtrie, il a fini dans l'occultisme et il a fini par un suicide. Donc vous voyez où la crainte des hommes l'a conduit parce qu'il ne l'a pas rejetée à temps de son cœur !

 

La crainte des hommes nous tend un piège. Cela est écrit dans Proverbes 29:25 : « La crainte des hommes nous tend un piège. Mais celui qui se confie en l'Eternel est gardé. » Les pièges sont nombreux sur notre route : il y a les pièges de Satan, il y a la séduction de ce monde, il y a les pièges de la chair, il y a les pièges que nos ennemis tendent devant nous, il y a toutes sortes de pièges dans lesquels nous pouvons tomber dans cette vie, par conséquent le Seigneur nous demande de marcher en regardant où nous posons les pieds. Proverbes 29:25 dit bien que la crainte des hommes nous tend un piège, et je suis certain que la crainte des hommes nous fait tomber dans ce piège, comme nous venons de le voir pour Saül. Elle est aussi un piège supplémentaire que nous ajoutons à tous les pièges qui sont sur notre route et que nos ennemis mettent sous nos pas ; c'est un piège que nous nous mettons nous-mêmes parce que nous avons gardé la crainte des hommes. La crainte des hommes que tu as gardée dans ton cœur te tend un piège. C'est comme si tu mettais devant ta route un piège dans lequel tu vas tomber toi-même.

 

Enfin, dans Jérémie 1, c'était lors de l'appel de Jérémie quand il était un jeune garçon. A cette époque-là, on ne le dit pas exactement, mais il avait peut-être quatorze ou quinze ans. Il était tout jeune. Il a prophétisé jusqu'à un âge avancé sous plusieurs rois. Il a été l'un des prophètes les plus isolés, les plus persécutés, les plus rejetés. Il y a eu des moments de détresse en lui, de tristesse terrible, mais il a toujours gardé la crainte de l'Eternel et il n'a jamais abandonné cette crainte. Il ne s'est pas laissé aller à la crainte des hommes et pourtant, s'il y en avait un qui aurait pu l'avoir, cette crainte des hommes, c'est bien lui. Constamment persécuté, tout le monde était contre lui à part une petite poignée qui avait aussi la crainte de l'Eternel. Il était constamment rejeté, persécuté, il a failli perdre sa vie. Le seul qui savait qu'il y avait un prophète de Dieu à Jérusalem, c'était le roi Nébucadnetsar. Quand il a pris la ville, il lui a dit : Toi, tu es un prophète de Dieu, va où tu veux aller.

Le Seigneur appelle Jérémie et lui dit : « Va parler aux autres et va leur dire ce que je te demanderai de leur dire. » Combien d'entre nous avons dit : « Mais, Seigneur, regarde, je manque de dons, je suis timide, mais qu'est-ce que je suis moi pour ouvrir la bouche ? Seigneur, regarde ! » Jérémie était un enfant, un jeune garçon. Il est dit dans Jérémie 1, au verset 6 :« Mais je suis un enfant. Et l'Eternel me dit : Ne dis pas : je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t'enverrai et tu diras tout ce que je t'ordonnerai. Ne les crains pas (Pourquoi ?) car je suis avec toi pour te délivrer dit l'Eternel. »

Ne les crains pas ! Tu peux avoir le monde entier contre toi, si tu as Dieu avec toi, tu es tranquille, enfin tranquille, je veux dire, tu seras peut-être persécuté et tu auras des combats, mais tu n'auras pas la crainte dans ton cœur. Que peuvent te faire les hommes ? Prendre ta vie ? Et après ! Tu iras plus vite auprès du Seigneur et tu auras une meilleure résurrection, donc ne les crains pas.

Puis Dieu lui confie sa mission. Et il ajoute un peu plus loin, au verset 17 : « Et toi, ceins tes reins (ça veut dire prends courage, fortifie-toi, ceins tes reins, c'est ce qu'il a dit aussi à Josué : Fortifie-toi et prends courage. Ne les crains pas, je suis avec toi) lève-toi et dis-leur tout ce que je t'ordonnerai. Ne tremble pas en leur présence de peur que je ne te fasse trembler devant eux. » Voici une autre conséquence de la crainte des hommes : si nous tremblons devant les hommes, Dieu nous donnera un cœur craintif, il forcera la dose. Nous avions déjà la crainte des hommes, mais Dieu nous dit : « Ah, tu crains les hommes, tu ne veux pas m'obéir ? Je vais te rendre un cœur encore plus craintif. » Et là, nous sommes en mauvaise posture. Nous n'avons qu'une solution, c'est de nous repentir et dire : « Pardonne, Seigneur, je reviens. »

Au verset 19, il est dit : « Ils te feront la guerre… » Pour Jérémie, il y avait de quoi avoir peur, et je suis sûr que dans sa chair, il avait une frousse terrible. Il le montre ici au début mais il s'est placé d'un point de vue spirituel et il a dit : « Dieu m'envoie, Dieu est avec moi. Je vais mettre de côté cette crainte charnelle que je sens dans ma vie, c'est normal, j'ai une chair, mais je vais m'appuyer sur le Seigneur. Il m'a dit : Ils te feront la guerre mais ils ne te vaincront pas car je suis avec toi pour te délivrer. » Cette dernière parole a enlevé la crainte des hommes de son cœur. Par conséquent, si nous avons encore cette crainte des hommes dans le cœur, c'est que nous n'avons peut-être pas encore clairement entendu l'appel de Dieu pour notre vie. Au début, le jeune Jérémie avait la crainte des hommes dans le cœur, la crainte charnelle, mais à partir du moment où Dieu lui a dit : "Jérémie, voilà le plan que j'ai pour ta vie, voilà ce que j'ai prévu pour toi", alors une profonde conviction a été déposée dans son cœur, qui lui a fait prendre la décision d'y aller. Il est donc important que nous cherchions la face de Dieu pour avoir la conviction de notre appel, de notre place et de la mission que Dieu nous donne. Et cette révélation que Dieu veut donner à tous ceux qui la demandent et qui la cherchent, cette révélation de Dieu va mettre la foi dans notre cœur et nous vaincrons cette crainte charnelle, et nous nous lèverons pour dire aux hommes tout ce que Dieu nous a demandé de leur dire. Et dans la Bible, la Parole de Dieu, il y en a des choses ! Nous n'avons pas besoin d'avoir une apparition, comme Jérémie, ou une révélation directe par une voix audible, il nous suffit de lire, de comprendre cette Parole, de la mettre dans notre cœur, de la mettre en pratique et de vivre cette vie chrétienne comme Dieu veut qu'on la vive, sans crainte. Et à ce moment-là, l'Esprit de gloire repose sur nous, l'esprit de persécution aussi, Alléluia !

 

Vous voyez quand Paul dit à Timothée : « Ce n'est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de sagesse. » Ici, timidité a le même sens que crainte. Ce n'est pas un esprit de crainte que tu as reçu, c'est un esprit de force. Tu l'as déjà reçu ! Tu ne dois pas penser qu'il faut attendre pour le recevoir plus tard, si tu te comportes bien. Quand nous sommes devenus enfants de Dieu nous avons reçu un esprit nouveau, et Dieu nous a donné son Esprit qui est un esprit de force, d'amour et de sagesse. La force, c'est la puissance du Saint-Esprit, puis l'amour (la douceur, la grâce du Saint-Esprit), puis la sagesse (savoir comment faire, que dire et quand). Je suis heureux que le Seigneur me l'ai donnée et nous l'ai donnée à tous. On doit le croire et on doit lui demander de se manifester pleinement dans nos vies.

 

Dieu dit constamment dans la Bible : « Ne crains pas. » On l'a vu pour Jérémie. Je n'ai cependant pas compté exactement le nombre de fois, mais c'est par dizaines ou centaines de fois que chaque fois que Dieu se manifeste, il le dit aux hommes. Il en a été de même pour Jésus et jusqu'à l'Apocalypse, quand il se manifeste en gloire à Jean, il le touche en disant : Ne crains pas. C'est donc cette parole que Dieu nous donne en premier car il sait que cette crainte est dans le cœur des pécheurs, cette crainte qui est associée au péché, qui est associée à la chair, Dieu sait très bien qu'elle est un boulet pour nos vies tant que nous n'avons pas cette marche par l'esprit dans laquelle il veut nous faire entrer. Le Seigneur nous dit : Ne crains pas. Il nous donne sa Parole pour enlever la crainte, et à chaque fois qu'il se révèle, il nous demande de ne pas craindre.

 

Nous allons voir maintenant ce que nous dit la Bible à propos de la crainte spirituelle. Quand Dieu nous dit : "Ne crains pas", cela signifie : "Laisse de côté cette crainte charnelle, mais crains Dieu et sa Parole". Que signifie craindre Dieu ? Nous le savons dans les grandes lignes, mais nous allons le voir avec quelques versets. La crainte de Dieu, je l'ai dit tout à l'heure, c'est d'abord l'amour pour le Seigneur, c'est la crainte de lui déplaire et par conséquent, la haine du mal et du péché. C'est ça, la crainte de Dieu. Savez-vous que nous devons avoir un cœur rempli de haine, nous chrétiens ? Nous devons avoir un cœur rempli de haine pour le péché, pour le mal sous toutes ses formes. Quand nous avons un cœur rempli de l'amour du Seigneur, alors l'amour du Seigneur nous donne la haine du mal et du péché, comme il est écrit que Dieu a une haine parfaite pour tout ce qui est péché.

 

Dans Proverbes 8, au verset 13, il est dit que la sagesse enseigne la crainte de l'Eternel : « La crainte de l'Eternel, c'est la haine du mal ; l'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je hais. » Arrogance, orgueil, et voie du mal sont associés à la crainte de la chair, des hommes, mais là, il dit que la crainte de l'Eternel, c'est la haine du mal, la haine du péché. Il faut donc recevoir par le Saint-Esprit une révélation de ce que sont le péché et le mal. C'est la fonction même du Saint-Esprit car c'est lui qui nous convainc de péché. Quand nous n'avons pas la conscience de ce qu'est un péché, nous allons faire des choses sans craindre Dieu, parce que nous n'avons pas la conscience du péché (ou pas assez), parce que nous ne nous sommes pas assez rapprochés de Dieu. Mais plus nous allons nous rapprocher de Dieu, plus la sainteté de Dieu va nous être révélée et plus la lumière de Dieu va briller dans nos cœurs, et plus nous comprendrons ce qui est désagréable à Dieu, ce qui lui déplaît car Dieu n'aime pas certaines choses. Et plus nous sommes en communion avec Dieu, plus nous allons comprendre par le Saint-Esprit ce que Dieu n'aime pas ; ce que Dieu hait : le mal, le péché. Cela ne s'apprend pas sur les bancs de l'école, mais plutôt dans la prière et dans la communion avec Dieu. Plus notre communion avec le Seigneur augmente, plus nous sommes remplis du Saint-Esprit, plus cet Esprit va nous convaincre de péché, notre propre péché. "Que reste-t-il en moi, Seigneur, des choses qui te déplaisent ?" Pour ça, il faut que je sois rempli du Saint-Esprit. Et quand j'aime Dieu, ce doit être le cri de mon cœur : « Seigneur, remplis-moi et montre-moi tout ce qui te déplaît parce que je veux te plaire, je veux être rempli de foi, je veux être rempli d'amour, de puissance et il faut que tu me montres ce qui ne va pas dans ma vie, afin que j'aie la crainte de toi et que je puisse te glorifier. »

 

Qu'est-ce qu'on va chercher sur cette terre ? L'argent, le succès, le travail ? Il faut un peu d'argent, bien sûr, il faut des sous pour vivre, enfin au moins pour s'habiller, se nourrir et avoir un toit. Au-delà, le reste est du superflu. Il faut un certain nombre de choses matérielles, mais si notre cœur est attaché à ces choses, nous n'avons pas la crainte de Dieu, nous sommes encore en plein dans la chair.

Le commencement de la sagesse, c'est la crainte de Dieu, et la haine du mal.

 

Dans le Psaume 111, au verset 10, il est écrit : « La crainte de Dieu c'est le commencement de la sagesse. » On a besoin de sagesse pour savoir ce qu'il faut faire dans cette vie. "Qu'est-ce qu'il faut que je fasse, Seigneur, où est-ce qu'il faut que j'aille ? Comment est-ce que je vais prendre ce problème ? Seigneur, j'ai besoin de ta sagesse". Si la crainte de Dieu est dans mon cœur, je vais recevoir la sagesse de Dieu parce que je serai en communion avec lui. Je dois donc avoir une attitude de cœur humble et obéissante. La crainte de l'Eternel est le fruit d'une vie crucifiée. Si la crainte des hommes est quelque chose qui satisfait la chair, alors quand la chair est vraiment crucifiée en nous, la crainte des hommes disparaîtra et la crainte de Dieu sera pleinement manifestée.

 

Dans Galates 5:24 il est écrit : « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. » Le Seigneur veut nous montrer ici que tout est accompli par Jésus à la Croix, il nous a transportés avec lui dans sa mort où notre chair a été crucifiée et il nous a ressuscités avec lui par sa résurrection. Il nous a transportés avec lui dans les lieux célestes où nous sommes assis avec lui en esprit à la droite du Père. Si nous comprenons cela, si nous le recevons par la foi, si nous comprenons que notre chair a été crucifiée, nous verrons cette foi se traduire par des œuvres correspondantes. Nous verrons les œuvres de la chair disparaître de notre vie par la foi dans cette Parole et pas par notre simple volonté, ou nos bonnes résolutions, mais plutôt par la foi dans l'œuvre accomplie par Jésus. Il nous dit : Ta chair a été crucifiée. Ta crainte des hommes a disparu dans le tombeau avec Jésus. Il faut que tu le saches et que tu le croies.

 

Et un peu plus loin, dans Galates 6:14, Paul dit : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée (est-ce que cette pensée est loin de nous ?) de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ par laquelle le monde est crucifié pour moi comme je le suis pour le monde. » La chair, le monde, Satan, tout ça, c'est dans le même panier, c'est quelque chose qui est rempli de choses charnelles terrestres et diaboliques, dit Jacques. Tout cela a été englouti dans la mort de Jésus. Il faut le saisir par la foi. Il faut le comprendre et il faut renouveler nos pensées puisqu'il dit  loin de moi la pensée, vous voyez, il contrôle ses pensées. Quand des pensées charnelles venaient, Paul disait : Non, loin de moi cette pensée ! La seule pensée qui va rester dans mon cœur, dans mon esprit, c'est que ma chair a été crucifiée avec Jésus et maintenant, j'ai reçu une vie nouvelle, je marche par l'esprit dans cette nouveauté de vie. Je l'ai reçue par la foi, je garde et j'entretiens cette pensée : ma chair a été crucifiée ! J'y pense constamment, surtout quand je vois une tentation venir dans ma vie. Il y a des tentations, nous sommes tous tentés, mais en les surmontant je progresse spirituellement. Nous grandissons par la victoire sur les tentations quelles qu'elles soient. Quand la tentation vient, immédiatement je vois, non pas par la visualisation, mais par la foi, je vois la Croix de Christ plantée dans mon cœur et je me rappelle cette parole du Seigneur : « Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » La chair est toujours bien là avec ses passions et ses désirs, mais pour moi, il y a un abîme qui a été creusé par la Croix de Jésus, entre elle et moi, et ce n'est plus elle qui domine ma vie, c'est la Parole du Seigneur. Alléluia ! C'est donc le fruit d'une vie crucifiée qui a compris ce que Jésus a fait.

 

Quand cette crainte spirituelle s'établit dans nos cœurs, elle fait disparaître la crainte charnelle, elle fait disparaître la crainte des hommes, elle fait disparaître la crainte des mauvais événements, elle fait disparaître la crainte des mauvaises nouvelles, elle fait disparaître toutes ces craintes charnelles qui si souvent dominent dans la vie des chrétiens.

 

La crainte de Dieu fait aussi disparaître la crainte de la souffrance. Dans Apocalypse 2:10 Jésus dit à l'Eglise de Smyrne : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir. »

La chair craint la persécution, mais ici le Seigneur lui demande de ne pas craindre, ce qui fait disparaître aussi cette crainte de la souffrance, de la persécution, d'être incompris, maltraité, rejeté. Combien de chrétiens souffrent encore du fait d'être rejetés ! Ces bien-aimés ne se rendent pas compte que c'est une grâce de Dieu de supporter des mauvais traitements quand on n'a rien fait de mal, quand on souffre injustement (Première épître de Pierre). Il faut qu'on s'en rende compte. On est appelé à être injustement traité, à souffrir la persécution, à souffrir le rejet, l'incompréhension, comme notre maître y est passé, on y passera aussi à un moment donné ou à un autre de notre vie. Et quand ça arrive, réjouis-toi parce que tu as été jugé digne de l'être. Si tu réagis charnellement, en disant : « Oh, regardez ce qu'on m'a encore fait, voilà ce qu'on a dit de moi. On a encore raconté des ragots sur moi, et on a encore dit des médisances et des calomnies », tu commences à te lamenter et à t'apitoyer sur toi-même. Tu n'as alors rien compris au plan du Seigneur pour toi. Il veut qu'on apprenne à passer au travers de ces choses parce qu'on y est destiné, c'est ça, participer aux souffrances de Christ et Jésus dit : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir. » A Smyrne ils allaient souffrir, ils allaient être mis en prison et certains allaient périr. Cette parole de réconfort : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir » fait disparaître toute crainte charnelle parce que Dieu est notre soutien, Dieu est pour nous si nous avons la crainte du Seigneur et si nous avons le cœur libre du péché, Dieu est pour nous.

 

Je vais vous lire le Psaume 27, au verset 1 : « L'Eternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? L'Eternel est le soutien de ma vie : de qui aurais-je peur ? » Mes bien-aimés, est-ce que le Seigneur est le soutien de votre vie ? Tu es fils, fille de Dieu, tu es enfant de Dieu, il t'aime tel que tu es avec tes faiblesses, avec tes difficultés, avec tes chutes, avec ton caractère quelquefois charnel, le Seigneur t'aime tel que tu es. Mais il ne veut pas que tu restes tel que tu es, il va t'aider à changer. Il veut mettre dans ton cœur la crainte de son nom et quand tu auras cette crainte de l'Eternel, tu diras comme David : « Le Seigneur est le soutien de ma vie. De qui aurai-je peur ? » Jésus dit : « Mais je vais vous dire, moi, qui vous devez craindre. Ne craignez pas celui qui peut ôter votre vie, craignez celui qui peut tuer et mettre dans la géhenne. » Seul Dieu a le pouvoir d'ôter la vie et de jeter en enfer. Crains le Seigneur, et quand tu as cet amour du Seigneur, alors de qui auras-tu peur ? Le Seigneur est le soutien de ta vie. Tu marches humblement devant lui. La crainte disparaît car Dieu est le soutien de notre vie, parce que Dieu est avec nous.

 

Lisons dans ce merveilleux chapitre d'Esaïe 41. Nous allons commencer au verset 8 : « Mais toi, Israël, mon serviteur... (c'est comme s'il parlait à chacun de nous : toi, mon serviteur, ma servante, que j'ai choisi. C'est Jésus qui nous a choisis),...race d'Abraham que j'ai aimé, toi que j'ai pris aux extrémités de la terre, que j'ai appelé d'une contrée lointaine (Du royaume de Satan où nous étions enchaînés, enténébrés, il nous a sortis de cette contrée lointaine, il nous a fait entrer dans son royaume), à qui j'ai dit : « Tu es mon serviteur, je te choisis. Je ne te rejette pas. Ne crains rien car je suis avec toi. »

Le premier verset nous disait : Dieu est le soutien de ma vie, ce qui signifie que Dieu est pour moi. Là, Dieu est avec moi. Dieu ne se contente pas d'être loin dans son ciel, et de m'envoyer de temps en temps un petit ange pour me secourir, parce qu'il est pour moi, de mon côté. Non, il est avec moi ! Et Jésus dira même que le Père, le Fils et le Saint-Esprit habitent dans nos cœurs par le Saint-Esprit. Jean 14:23 dit : « Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » Alors quelle crainte peut-on avoir quand on sait que Jésus est là, dans notre maison et dans notre cœur ? Si Jésus habitait physiquement en chair et en os dans notre maison tous les jours de notre vie, est-ce que nous aurions la crainte de quoi que ce soit ? Nous dirions : « Mais c'est merveilleux, Jésus est là. Il peut arriver le tremblement de terre le plus épouvantable, une armée peut camper contre moi, je serai sans crainte parce que mon sauveur est avec moi. » Nous oublions trop souvent qu'il est avec nous, qu'il nous fait le privilège d'accepter que nous soyons le tabernacle de Dieu. C'est pourquoi il faut veiller à nos fréquentations et aux endroits où nous allons. Si nous allons dans des boites de nuits en tant que chrétiens ou au cinéma voir n'importe quel film, nous emmenons Dieu avec nous ! Imaginez un peu ce que le Seigneur peut ressentir à ce moment-là. Mais si nous marchons selon sa volonté, Dieu est avec nous, il se réjouit avec nous et nous ne risquons rien du tout.

 

Lisons le Psaume 78, aux versets 52 et 53 : « Il fit partir son peuple comme des brebis. Il les conduisit comme un troupeau dans le désert, il les dirigea sûrement pour qu'ils fussent sans crainte. » Dieu est pour nous, Dieu est avec nous, et de surcroît, Dieu nous dirige. Il nous dirige par son Esprit, par sa Parole, jusque dans la vie éternelle. Jésus est le bon Berger qui est avec son troupeau. Sa houlette et son bâton nous rassurent. Il met devant nous une table face à nos ennemis et il verse sur notre tête une coupe et notre cœur déborde, parce que Dieu est avec moi et qu'il me dirige sur les sentiers de la justice. Il est pour moi, il est avec moi, il me dirige. N'est-ce pas merveilleux ? Quelle crainte peut rester dans nos vies ? La crainte des hommes, la crainte du chômage ? La crainte de manquer ? La crainte de ne pas avoir d'argent pour boucler la fin du mois ? Mais tout cela, c'est de l'idolâtrie. C'est encore une crainte charnelle. Heureusement que le Seigneur nous en libère.

 

Je vais rajouter un petit élément qui me semble important. Dans Esaïe 11 , versets 1 à 3 (où il est parlé du Seigneur Jésus), il est dit que le Seigneur nous libère complètement dans les moindres détails de cette crainte : « Puis un rameau sortira du tronc d'Isaï (Isaï était le père de David), un rejeton naîtra de ses racines (le Fils de David, Jésus), l'Esprit de l'Eternel reposera sur lui, Esprit de sagesse, d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel. Il respirera la crainte de l'Eternel. » Que se passe-t-il quand nous sommes, comme Jésus, oint du Saint-Esprit, parce que c'est le but du Seigneur ? Nous allons respirer la crainte de l'Eternel, elle va sortir de tout notre être. Et il se passera ce qu'il dit au verset 3 : « Il respirera la crainte de l'Eternel, il ne jugera pas sur l'apparence et il ne prononcera point sur un ouï-dire. Mais il jugera les pauvres avec équité, avec justice et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre. » Vous voyez comment, étant débarrassé de la crainte de l'Eternel et de la crainte des hommes, nous pouvons avoir un point de vue juste sur les hommes et sur les événements et porter un jugement correct. La crainte des hommes, la crainte charnelle déforme notre jugement. Nous n'arrivons pas, nous nous laissons aller par l'apparence, par les ouï-dire. Combien de fois l'Eglise de Dieu est-elle ravagée par les apparences, par les ouï-dire. Je sais bien que nous devons éviter même l'apparence du mal, mais si nous nous laissons aller à juger d'après l'apparence et d'après des ouï-dire, c'est que la crainte de l'Eternel n'est pas encore parfaite dans notre cœur. Nous ne respirons pas encore pleinement la crainte de l'Eternel.

 

Il faut aussi faire attention à une fausse crainte de l'Eternel qui est une apparence de crainte de Dieu dont parle Esaïe au chapitre 29. C'est aussi très important, et je le dis en conclusion parce qu'il ne faut pas qu'on se trompe de crainte de l'Eternel. Il y a une vraie crainte de l'Eternel qui résulte de la véritable onction du Saint-Esprit, dans la sainteté, dans l'obéissance : là où est l'Esprit, là est la liberté. Mais il y a aussi une fausse crainte de l'Eternel, qui est une crainte qui vient d'un esprit légaliste, et il y a bien des églises où cet esprit peut se manifester, c'est-à-dire où l'on garde l'apparence de la crainte de l'Eternel, mais sans en garder l'Esprit, c'est-à-dire l'amour, la compassion et la miséricorde.

Dans Esaïe 29, au verset 13, le Seigneur dit : « Quand ce peuple s'approche de moi, il m'honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. Et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine. » Ici il parlait du peuple juif qui respectait les fêtes, qui respectait toutes les ordonnances de la loi, qui venait faire les sacrifices, qui venait chanter les cantiques, qui venait aux réunions du temple ou de la synagogue, etc. Apparemment, ils avaient vraiment la crainte de l'Eternel, mais en réalité Dieu dit que ce n'est que l'apparence et que leur cœur est éloigné. Ils ont simplement une fausse crainte apparente, mais elle n'est pas dans leur cœur. Ce ne sont pas les apparences que Dieu condamne, c'est le fait que dans leur cœur il n'y a pas l'amour profond de Dieu et de sa Parole. Ainsi, la vraie crainte de l'Eternel vient d'un amour profond pour Dieu et sa Parole. Il nous faut aussi discerner chaque fois que nous avons été conduits dans ces choses, par une crainte de l'Eternel qui était superficielle et qui n'était pas profonde.

 

En conclusion, je rappelerai juste que si nous voulons vraiment marcher dans la crainte de l'Eternel et ne plus avoir la crainte charnelle et la crainte des hommes dans nos cœurs, il faut que nous nous approchions du Seigneur. Je répète simplement ce que j'ai dit, mais en conclusion je mets l'accent là-dessus, que nous nous approchions du Seigneur pour que nous puissions comprendre ce que Jésus a fait de nous en lui, par sa mort et sa résurrection à la Croix, et que nous méditions constamment les vérités de la Parole qui nous montrent ce que Jésus a fait de notre chair et le sort qu'il lui a réservé. Il a réglé sur la Croix le problème de la chair avec ses passions et ses désirs. Il faut donc que nous méditions les versets qui parlent de la crucifixion de la chair, afin de bien les comprendre. Il faut qu'il y ait une révélation spirituelle dans nos cœurs, pour comprendre que pour Dieu, c'est une chose réglée pour nous en Jésus-Christ, et cela entrera profondément en nous par la prière et la méditation de la Parole. Et je pourrai dire : « Seigneur, je vois bien qu'il y a encore des réactions charnelles dans ma vie, mais je sais que tu ne vas pas me rejeter à cause de ces réactions, et tu veux qu'elles disparaissent de ma vie. Je sais que je ne peux y arriver que par la foi.»

 

Tout ce que Dieu me donne, c'est par la foi dans l'œuvre parfaite de Jésus. Nous avons tout en Jésus-Christ, mais il faut l'intégrer dans notre vie de tous les jours. Et nous ne pouvons l'intégrer que si nous le recevons par la foi. Si vraiment, Jésus vient te dire personnellement par une révélation personnelle : « Bien-aimé, bien aimée, (Tu peux mettre ton prénom ici), je veux te dire que ta chair qui te tourmente si souvent, a été crucifiée avec moi quand je suis mort à la croix. Et quand je suis ressuscité, alors tu es ressuscité avec moi à une vie nouvelle. Crois-le, dit Jésus, crois-le de tout ton cœur, pas seulement au niveau de la tête, mais dans le fond de ton cœur et tu le verras pleinement se manifester. Reste dans cette foi. »

L'important aussi est de rester dans la prière. La foi s'appuie sur la Parole et elle s'appuie aussi sur la prière. Car quand j'aurai compris que Jésus a tout accompli pour moi, je vais prier le Seigneur en disant : « Seigneur, j'ai compris. Maintenant, aide-moi à manifester pleinement cette chose dans ma vie. Aide-moi à bien comprendre, donne-moi une révélation. » Tout cela je le demande à Jésus dans la prière. Je vais rester les yeux fixés sur Jésus parce qu'il est écrit dans 1 Jean 4 au verset 18 : « L'amour parfait bannit la crainte. » L'amour parfait bannit la crainte charnelle. Ce qu'il faut donc à ma vie, c'est que je m'approche de Jésus, que je vive en communion avec Jésus, que je regarde constamment à Jésus, que je médite sur Jésus, que je me rapproche de Jésus qui est l'amour parfait de Dieu manifesté en chair. Et quand je vais avoir cette communion avec Jésus et que je vais demander à Jésus, qui baptise du Saint-Esprit, de me remplir de plus en plus du Saint-Esprit et de la connaissance de sa Parole, qu'est-ce qui va se passer ? L'amour de Jésus va grandir de plus en plus, et l'amour de Jésus va remplir de plus en plus mon cœur. Et à mesure que cet amour de Jésus remplira mon cœur, l'amour parfait (l'amour Agapé) bannit la crainte. Bannir signifie : chasser à l'étranger. Quelqu'un qui est banni, c'est quelqu'un qui est chassé de son pays à l'étranger. C'est comme si la crainte était chassée par l'amour de Dieu. Quand l'amour entre, la première chose que l'amour dit à la crainte, c'est : « Va-t'en de là ! Je ne veux plus de toi ici ! » Et la crainte part, la crainte des hommes, la crainte de la chair s'en va. Par conséquent, la solution est dans la recherche de Jésus et de son amour parfait.

 

« Seigneur, c'est ma prière ce soir pour moi, c'est ma prière pour tous tes enfants bien-aimés : que nous puissions toujours nous rapprocher constamment de toi parce que tu as dit : « Si tu t'approches de moi, je m'approcherai de toi. Si tu me cherches, tu me trouveras. » Et Seigneur, quand nous te trouvons, nous trouvons la paix, la joie, l'amour, la puissance, la force. Nous comprenons ce que tu es venu faire pour nous, nous comprenons ce que tu as fait à la Croix pour nous et en nous, et tu nous remplis de ton Esprit, de ton amour. Tu nous rends capables de tout supporter par cet amour, tu nous rends capables de bannir la crainte des hommes, cette crainte charnelle qui nous paralyse si souvent. Seigneur, je te bénis parce que tu es vraiment un Dieu merveilleux et tu fais une œuvre parfaite dans nos corps, dans nos cœurs, dans nos âmes, dans nos esprits jusqu'à ce que nous soyons tous à ton image, à l'image de la stature parfaite de Jésus. C'est ton plan et je te bénis parce que tu l'accompliras. J'ai cette foi dans mon cœur parce que tu me l'as promis, Seigneur. Nous serons un jour à la mesure de la stature parfaite de Jésus. Bénis sois-tu, Seigneur. Je te prie pour que chacun ici, soit débarrassé de toute crainte des hommes, que nous puissions annoncer ta Parole avec assurance, avec amour, avec sagesse. Qu'il en soit ainsi pour la gloire de ton nom. Amen ! »