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mis le 18/12/2001
modifié le 18/01/2005


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Comment un vrai prophète de Dieu devient un sorcier

De telles personnes sont-elles autour de moi aujourd'hui ? Cela peut-il aussi m'arriver ?



            Le message est le suivant : Comment un vrai prophète de Dieu a pu devenir un sorcier ! Alors vous me direz peut-être : "Cela ne m'intéresse pas trop parce que je ne suis pas concerné. Je ne suis pas prophète, et je n'ai pas l'intention de devenir sorcier". Mais toutes les choses qui sont écrites dans la Parole sont pour notre instruction, et il y a dans la Parole un cas particulier qui nous montre de manière précise l'histoire d'un homme qui était un vrai prophète (j'aimerais recevoir tout ce qu'il a reçu) et qui, à cause de certaines choses qu'il avait dans son coeur, a fini par devenir un sorcier. Je veux parler de Balaam.

 

            En analysant comment cela a pu lui arriver, je soulignerai quelques principes importants valables pour nous, afin de nous tenir en garde contre certaines choses qui nous détournent de la Parole du Seigneur, Parole que nous avons reçue, quand on les laisse entrer dans le coeur. Vous trouverez cette histoire dans le livre des Nombres, dans les chapitres 22 à 24. On ne va pas les lire en détail, mais je vais prendre certains versets qui nous montrent l'histoire de cet homme et ce qui a pu lui arriver.

 

            Vous savez que l'apôtre Paul dit aux Chrétiens de Corinthe, dans la 1ère épître aux Corinthiens, que tout ce qui est arrivé dans l'Ancien Testament a été écrit pour nous servir d'exemple. Il y a beaucoup de choses dans l'Ancien Testament qui ne sont plus valables pour nous maintenant, comme les sacrifices qui ont été remplacés par le Sacrifice de Jésus, mais il est bien dit que les principes spirituels, la manière dont Dieu agissait et dont les hommes réagissaient, cela a été écrit pour nous. Il cite l'exemple des Hébreux dans le désert en disant : c'est à vous que Dieu veut parler maintenant pour vous montrer comment il faut marcher.

 

            Dans Nombres 22 à 24, on voit un certain nombre de choses qui nous prouvent que Balaam était vraiment un prophète de Dieu. Regardez au chapitre 22, et au verset 9. Je ne lis pas le début du chapitre, mais je le résume rapidement : Balaam était chez lui, et un jour il voit arriver une troupe considérable, des gens très importants, envoyés par un roi païen, pour lui dire "Viens chez nous, notre roi va te donner des honneurs, des richesses, si tu viens maudire un peuple qui nous ennuie." Et Balaam a dit "Attendez." et au verset 8 : « Passez ici la nuit, et je vous donnerai réponse, d'après ce que l'Eternel me dira. » Il savait donc que Dieu lui parlait habituellement et il voulait connaître la pensée du Seigneur. Et au verset 9, Dieu vint à Balaam et il lui parle.

 

            Donc la première chose, c'est que Dieu lui parlait directement. Le signe des prophètes du Seigneur, c'est que Dieu vient d'une manière ou d'une autre. Ou bien Dieu se manifeste, ou alors ils entendent la voix de Dieu. Ici, Dieu vient directement à Balaam et lui parle. Ensuite, au chapitre 22 et au verset 18, il répond aux serviteurs du roi Balak « Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais faire aucune chose, ni petite ni grande, contre l'ordre de l'Eternel, mon Dieu. » Il confesse que l'Eternel est son Dieu.

 

            Pour nous, dans le Nouveau Testament, il est bien écrit que si nous confessons le nom de Jésus-Christ, si nous croyons dans notre coeur qu'il est notre Seigneur et notre Sauveur, nous sommes ses enfants, nous sommes sauvés. Lui, à l'époque, n'avait pas la connaissance de Jésus-Christ, mais il avait la connaissance de l'Eternel, et il confessait publiquement qu'il ne ferait rien sans l'ordre de l'Eternel, son Dieu.

 

            Au chapitre 23, et au verset 4, il est écrit : « Dieu vint au devant de Balaam, et Balaam lui dit... » Dieu vient au devant de lui. Un peu plus bas, au verset 16 : « L'Eternel vint au devant de Balaam ; il mit des paroles dans sa bouche, et dit... » Dieu met directement Ses paroles dans sa bouche. C'est exactement ce qui fait de lui un vrai prophète de Dieu. Dieu vient à lui, Dieu lui parle et Dieu met directement dans sa bouche Ses propres paroles. Ce n'étaient pas des paroles données par une idole, ce n'étaient pas des paroles données par un dieu païen, c'étaient directement des paroles données par le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob

 

            Au chapitre 24, et au verset 2, il est écrit ceci : « Balaam leva les yeux et vit Israël campé selon ses tribus, alors l'esprit de Dieu fut sur lui. » Voilà une autre caractéristique d'un vrai prophète : l'Esprit de Dieu est sur lui et il se met à prophétiser. Autre caractéristique : il prononce une série de prophéties qui viennent directement de Dieu et qui sont extraordinaires. Au verset 17 : « Un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël... » Une autre caractéristique est que ces prophéties révèlent des choses cachées annonçant le Messie qui viendrait dans des temps futurs.

 

            Au chapitre 24 et au verset 3, Balaam prononça son oracle et dit : « Parole de Balaam, Fils de Béor, Parole de l'homme qui a l'oeil ouvert. » C'était l'oeil spirituel, c'était un don que Dieu lui avait donné. On dirait aujourd'hui un don de discernement spirituel, et il pouvait voir des réalités spirituelles par son oeil spirituel. Donc, il a l'oeil ouvert.

 

            Au verset 4, il est dit : « Parole de celui qui entend les paroles de Dieu. » Donc, il avait l'oreille spirituelle ouverte et il avait le don d'entendre les paroles du Seigneur, et juste après il est dit « de celui qui voit la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent. » Et un peu plus bas au verset 16, il est dit : « Parole de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui connait les desseins du Très-haut, de celui qui voit la vision du Tout-Puissant. » Donc Dieu lui faisait connaître ses desseins secrets, autre caractéristique d'un prophète de l'Eternel.

 

            Donc, tout cela montre que Balaam avait la connaissance de Dieu, que c'était un vrai prophète du Seigneur. L'Esprit du Seigneur venait sur lui pour qu'il prophétise. Dieu venait à lui et lui parlait directement, et lui mettait ses paroles dans la bouche. Il avait une puissante onction prophétique sur lui, et il avait une connaissance des plans cachés et secrets de l'Eternel. (C'est pour cela que je disais tout-à-l'heure que j'aimerais avoir aujourd'hui, même dans la nouvelle alliance, tout ce que Balaam avait.) Imaginez que nous, enfants du Seigneur, nous ayons avec Dieu aujourd'hui, en Jésus-Christ, le même type de relation que lui. Dieu vient à toi, te parle, tu vois le Seigneur, tu entends ses paroles, il te révèle ses desseins cachés, il fait reposer son Esprit sur toi, tu prophétises, tu annonces des choses lointaines, et des choses merveilleuses...

 

            C'était un vrai prophète de l'Eternel. Et les prophéties qu'il a données sont de belles prophéties qui rappellent la fidélité de Dieu. Je lis par exemple au chapitre 23 et au verset 19 : « Dieu n'est point un homme pour mentir ou fils d'un homme pour se repentir, ce qu'il a dit ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'exécutera-t-il pas ? Voici, j'ai reçu l'ordre de bénir, il a béni, je ne le révoquerai point, il n'aperçoit point d'iniquité en Jacob. » Pourtant, le peuple du Seigneur était un peuple au cou raide, mais déjà Balaam prophétisait, car il savait qu'il y avait un sacrifice expiatoire qui était valable pour ce peuple, et qui faisait que son iniquité était enlevée devant Dieu. « Il ne voit point d'injustice en Israël, l'Eternel son Dieu est avec lui... »

 

            Au verset 23, il révèle des choses merveilleuses : « l'enchantement ne peut rien contre Jacob. » Au chapitre 24 et au verset 17 : « Je le vois, mais non maintenant, je le contemple, mais non de près, un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël, il perce les flancs de Moab... » Il voit des choses lointaines qui se sont réalisées bien plus tard. Avec la connaissance qu'il avait de Dieu, des voies du Seigneur, des desseins de Dieu, on peut se demander ce qui est arrivé à ce grand prophète pour qu'il ait une fin si misérable !

 

            Il a eu une fin complètement misérable. Un peu plus loin, au chapitre 31, on voit que les Madianites se battent contre le peuple d'Israël. C'est une bataille rangée contre les Madianites, qui sont entièrement détruits par les Juifs : « Ils tuèrent les rois de Madian, avec tous les autres... les cinq rois de Madian, et il tuèrent aussi par l'épée Balaam, fils de Béor. » Balaam s'était joint aux ennemis d'Israël, il avait vu que Dieu ne lui permettait pas de maudire le peuple d'Israël parce que Dieu était venu à lui en disant : "Ne touche pas, c'est mon peuple", et il avait donné les paroles que Dieu lui avait données, mais il avait fini par rejoindre les ennemis d'Israël pour participer à une attaque directe contre le peuple de Dieu. Il a été tué misérablement.

 

            Alors qu'est-ce qui s'est passé pour expliquer cette situation ? Qu'est-ce qui a créé dans son coeur cette situation-là et qui pourrait nous arriver, à nous, que nous soyons grands prophètes de l'Eternel, ou que nous ayons tous les dons de l'Eternel ? Que nous ayons le don des miracles, le don de prophétie, le don de guérison, si Dieu nous parle et vient à nous directement, si ces choses que Balaam a eues dans son coeur sont trouvées aussi dans notre coeur, nous aurons la même fin misérable que lui.

 

            Le jour du jugement, Jésus dira à tous ceux qui ont fait des miracles en son nom et qui ont aimé l'iniquité, qui ont aimé le péché : "Retirez-vous de moi, je ne vous ai jamais connus, allez dans le feu éternel." Alors, évidemment, nous, nous ne sommes pas intéressés par le feu éternel ! Qui est intéressé par le feu éternel ? Même les satanistes, les pauvres, qui servent Satan, ne se doutent pas de ce qui les attend. S'ils le savaient, ils ne feraient pas ce qu'ils font. Mais il y avait quelque chose dans le coeur de Balaam pour l'entraîner dans les voies de l'iniquité.

 

            Comment est-ce qu'il a chuté ? Ce que Balaam a fait, c'est pour notre enseignement. Combien de grands serviteurs de Dieu ont suivi le chemin de Balaam ! Et combien de simples Chrétiens aussi, à leur niveau ! Parce que c'étaient les mêmes tendances qui étaient dans les coeurs. Regardez d'abord dans Nombres 22, au verset 8, quand Balaam reçoit les invités du roi païen, il leur dit : « Passez ici la nuit et je vous donnerai réponse d'après ce que l'Eternel me dira. Et les chefs de Moab restèrent chez Balaam. » Dieu lui parle pendant la nuit et lui dit : « Tu n'iras pas avec eux, tu ne maudiras pas ce peuple car il est béni. » Ce ne peut pas être plus clair. Dieu lui dit, "Je t'interdis d'y aller, tu n'iras pas les maudire, c'est un peuple béni" Et « Balaam se leva le matin et dit aux chefs de Balak : Allez dans votre pays, l'Eternel refuse de me laisser aller avec vous. »

 

            Donc, il obéit à Dieu, il obéit clair et net. Dieu lui dit : "N'y va pas", et le lendemain, il leur dit : "Je ne peux pas y aller Dieu me l'a interdit". Et ils s'en vont. Mais regardez comment Satan travaille. Satan a vu qu'il avait obéi clairement, mais Satan, qui connaît nos façons de faire, revient à la charge par Balak. Sans doute avait-il dû remarquer que Balaam avait quelque faiblesse dans sa vie. Satan reviendra toujours attaquer nos points faibles, nous devons les connaître et nous devons les régler devant Dieu. « Balak envoya de nouveau des chefs en plus grand nombre et plus considérés que les précédents. » Satan emploie les grands moyens ! Il dit : "Bon, il n'a pas marché avec les premiers, on va lui envoyer une délégation encore plus importante de Ministres, d'Ambassadeurs... « Ils arrivèrent auprès de Balaam et lui dirent : Ainsi parle Balak, fils de Tsippor ! Que l'on ne t'empêche donc pas de venir vers moi ; car je te rendrai beaucoup d'honneurs, et je ferai tout ce que tu me diras. » Quelle tentation ! Je te rendrai beaucoup d'honneurs, je ferai tout ce que tu me diras : un pont d'or ! Viens, et je te donnerai un pont d'or !

 

            La première réponse de Balaam était bonne, il lui dit : « Quand Balak me donnerait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais faire aucune chose ni petite ni grande, contre l'ordre de l'Eternel, mon Dieu. » Ah, ça c'est une belle parole de prophète fidèle !

 

            Mais regardez la phrase qui suit : « Maintenant, je vous prie, restez ici cette nuit, et je saurai ce que l'Eternel me dira encore. » Donc la première faille ici c'est que bien que Dieu lui ait clairement parlé, et voyant le pont d'or qui s'offrait à lui, Balaam a dû se dire dans son coeur : "Mais après tout, peut-être que Dieu va changer d'avis si je lui repose encore la question." Mais Dieu ne change pas comme ça vis-à-vis de son peuple et de sa parole. Quand il a dit : "Je bénirai Israël", c'est béni pour toujours.

 

            Donc, le premier risque pour nous, c'est d'interroger Dieu davantage, sur ce que nous avons à faire, alors qu'Il nous a clairement révélé sa volonté, soit par sa Parole écrite, la Bible, soit par une révélation directe. Beaucoup de chrétiens chutent la-dessus. On leur montre la Parole, on leur dit : "Voyez ce que Dieu dit." Ils répondent : "Ah, oui, mais après tout je pourrais peut-être demander à Dieu s'il ne peut pas faire une exception..." et ils interrogent le Seigneur pour savoir si Dieu ne pourrait pas changer sa Parole pour eux. Quand on a cette attitude de coeur, on a déjà ouvert la brèche pour que Satan entre.

 

            Cela montre que Balaam n'avait pas un coeur ferme et entier pour Dieu. Il était partagé. Il adorait l'Eternel le vrai Dieu, mais il adorait aussi Mammon, le dieu de l'argent, des richesses et de l'or, et il y avait dans son coeur de la convoitise pour les choses de ce monde, pour les richesses de ce monde, pour les honneurs de ce monde et pour toutes les choses qui sont dans ce monde et qui déplaisent au Père. Ce n'était pas réglé dans son coeur. Malgré tous les dons qu'il avait, malgré la présence de Dieu sur lui et en lui, malgré la direction de Dieu pour sa vie si merveilleuse, il avait au fond de son coeur de la convoitise et il n'avait pas le coeur décidé à obéir à Dieu pleinement.

 

            Il réinterroge donc Dieu qui pourtant lui avait donné un ordre très clair. Il réinterroge Dieu pour voir s'Il n'allait pas changer. Et le problème dans un cas semblable, c'est que quand on connait la volonté de Dieu et qu'on continue à le prier pour voir s'il ne pourrait pas faire une exception ou changer d'avis, Dieu peut très bien aller dans le sens de nos prières, mais pour notre perte. J'ai connu des chrétiens qui savaient très bien que la volonté de Dieu était qu'ils ne fassent pas quelque chose, et ils se sont dit : "Ah mais je vais mettre une toison, je vais demander un signe à Dieu". Et ils ont prié en disant : "Seigneur, si vraiment tu as bien voulu dire ce que tu m'as dit là dans ta parole alors je vais te demander un signe et une toison, s'il se passe telle et telle chose alors ce sera vraiment le signe que tu me permets de faire finalement la chose". Et le signe vient ! Mais il n'est pas donné par Dieu directement, il est donné par Satan avec la permission de Dieu.

 

            Que se passe-t-il alors au verset 20 ? « Dieu vint à Balaam pendant la nuit et il lui dit : Puisque ces hommes sont venus pour t'appeler, lève-toi et va avec eux. (Tu le veux vraiment ? Vas-y ! Mais c'est pour ta perte !) mais tu feras ce que je te dirai. Balaam se leva le matin, scella sont ânesse et partit avec les chefs de Moab. » Dieu finit par lui dire : "Vas-y". Dieu voulait que les ennemis soient confondus et que son peuple soit béni. Mais le fait que Dieu lui dise : "Vas-y", ne veut pas dire que Dieu a changé d'avis et que Dieu veut maintenant le bénir. Dieu a vu son mauvais coeur, il le laisse s'enfermer et faire ce qu'il voulait faire, mais Dieu va faire tourner la chose à la gloire des enfants d'Israël et de son peuple, et à la perte de celui qui était désobéissant.

 

            Au verset 22 il est dit : « La colère de Dieu s'enflamma parce qu'il était parti. » Pourtant, Dieu vient de lui dire : "Tu veux partir ? Vas-y. Je te donne la permission d'y aller." Mais la colère de Dieu était sur lui parce que ce n'était pas la volonté première de Dieu qui lui avait été révélée. « Et un ange de l'Eternel se plaça sur le chemin pour lui résister. » Alors, malgré les grands dons qu'il avait, il n'y avait pas une communion réelle de coeur entre Dieu et lui. Il n'avait pas dans le fond de son coeur un amour vrai et sincère pour son Dieu au point de mettre cet amour à la première place, et de dire "Seigneur, tout ce qui peut m'intéresser dans cette vie, je le laisse de côté et je préfère le sacrifier par amour pour toi pour aller jusqu'au bout de ta Parole et de ta volonté."

 

            Donc, non seulement il a essayé de faire changer Dieu d'avis parce qu'il avait un coeur mauvais, mais il a essayé plusieurs fois de faire changer Dieu d'avis, après être arrivé dans le pays de ses ennemis. Il a commencé par annoncer le message de Dieu, et comme cela fâchait le roi ennemi, celui-ci lui dit : "mais essaye un peu d'un autre côté, et peut-être que de là tu pourras maudire le peuple." Et à nouveau, au lieu de refuser, il y retourne encore une fois pour voir là aussi, si Dieu ne va pas finalement le maudire. Donc, il fait deux choses, il essaye de prier Dieu pour faire changer Dieu d'avis, et il essaye ensuite par diverses manoeuvres de voir si Dieu ne va pas finalement maudire ce peuple comme le roi lui demandait.

 

            Au chapitre 23 et au verset 13 : « Balak lui dit : Viens donc avec moi dans un autre lieu, d'où tu le verras ; tu n'en verras qu'une partie, tu n'en verras pas la totalité. Et de là maudis-le moi. » Au lieu de dire clairement : "Mais non ça suffit comme ça ! Dieu ne m'a pas demandé de faire ça, Dieu m'a demandé de le bénir", « Balaam dit à Balak : Tiens-toi ici près de ton holocauste et j'irai à la rencontre de Dieu pour voir ce qu'il va me dire », mais toujours avec l'arrière-pensée : "Peut-être que dans le fond, Dieu va finir par maudire son peuple, et moi, ce que je vais en retirer, ce sont de grands honneurs et de grandes richesses". Au verset 27 il se passe la même chose, « Balak dit à Balaam : Viens donc, je te mènerai dans un autre lieu... Balak mena Balaam sur le sommet du Péor... » A chaque fois Balaam suit les conseils du roi païen parce qu'il espère encore une fois que Dieu va finir par céder.

 

            Attention jeunes et vieux, on ne peut pas faire changer Dieu d'avis ! On ne peut pas changer la Parole du Seigneur. On peut voir les événements changer si nous n'avons pas eu une révélation claire et nette de la volonté de Dieu, ou si les conditions changent. Par exemple, Dieu parle à Ninive par le prophète Jonas disant : "Dans quarante jours la ville sera détruite". Or la ville s'est repentie, Dieu a changé d'avis mais pour le bien du peuple. Ce n'est pas du tout la même chose. Quand on a une promesse précise de Dieu dans sa Parole, une promesse universelle ou générale ou une volonté claire et nette de Dieu, on ne peut pas faire changer Dieu par nos prières, ou nos interrogations, ou nos manoeuvres. Jamais !

 

            Tous les commandements que Dieu donne dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament sont des commandements qui sont valables universellement et jamais Dieu ne va changer. Par exemple nous savons qu'il est écrit : « Tu ne voleras pas », c'est une loi universelle. Si quelqu'un a un peu de convoitise dans le coeur et dit : "Seigneur, tu vois, c'est pour ton oeuvre. Ces hommes-là sont très riches et volent eux-mêmes, je peux en prendre un peu...", si par diverses combines ou circonstances il se trouve devant une forte somme et qu'il dise "Seigneur, est-ce que tu me permets de prendre ça pour ton oeuvre ? Est-ce que vraiment... ?", il commence à interroger Dieu alors qu'il est écrit « Tu ne voleras pas ». En aucune circonstance ! Tu ne voleras pas ! On ne peut pas prier Dieu même pour des bonnes intentions, même pour son oeuvre... Non, ça ne marchera pas. Je ne ferai pas changer Dieu d'avis par mes jeûnes et par mes prières quand Dieu m'a clairement dit quelque chose.

 

            Dieu dit : « Tu ne commettras pas d'adultère ». Aujourd'hui encore j'ai reçu un témoignage au sujet d'un serviteur de Dieu (quelqu'un me l'a dit avec tristesse). Ce serviteur de Dieu était marié, et il a rencontré une belle jeune fille, spirituelle, qui faisait partie de ceux qu'il enseignait, et puis finalement, Dieu a fini par lui parler pour lui dire par une "révélation d'en-haut" que la première femme qu'il avait choisie, ce n'était pas la bonne, ce n'était pas la femme qu'il avait choisie pour lui, qu'il s'était trompé et que cette belle jeune fille spirituelle, c'était l'âme soeur que Dieu lui avait choisie et que c'était celle-là qui devait être sa compagne. Il a quitté sa femme et il est allé avec l'autre. Il n'a pas écouté ce qui est écrit dans la Parole. Exactement comme Balaam. Il avait une tendance à la convoitise dans son coeur et il a interrogé Dieu en disant : "Mais Seigneur, quand même, est-ce qu'il serait possible que, est-ce que tu penses que...? Seigneur, donne-moi des signes, Seigneur !" Et finalement il a eu exactement ce qu'il voulait, mais pour sa perte (s'il ne se repent pas, bien sûr).

 

            Ce qui se passe aussi, c'est que cette tendance à aimer le péché, diminue les perceptions spirituelles. Balaam a une apparence d'obéissance puisque la première réaction c'est d'obéir, mais comme il a dans le fond du coeur une tendance à aimer le péché, à aimer l'iniquité, sa perception spirituelle a fini par diminuer. La perception spirituelle a fini par s'éteindre. Regardez, par exemple ce qui se passe quand Balaam est sur son ânesse : l'ânesse voit l'ange et lui, il ne le voit même plus, lui qui se dit : "Moi, l'homme qui a l'oeil ouvert, moi l'homme de Dieu qui voit les choses invisibles..." Un ange arrive et se place devant l ânesse sur laquelle il était monté pour l'arrêter. L'ânesse voit l'ange, elle stoppe net, et lui, le grand prophète qui avait l'oeil ouvert, il ne voit rien du tout. La désobéissance diminue les perceptions spirituelles. Et si elle les diminue, on est en danger. Si Satan vient comme un ange du malin pour nous montrer quelque chose qui vient soi-disant de Dieu, à ce moment-là, comme les perceptions spirituelles sont diminuées ou éteintes, comme il y a quelque chose au fond du coeur qui est tordu, qui n'est pas droit, on ne verra plus les choses comme Dieu veut qu'on les voie.

 

            Lisons dans le chapitre 22, au verset 23 : « L'ânesse vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main  » mais Balaam n'a rien vu du tout. Et ensuite, au verset 32 : « l'ange de l'Eternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois, voici, je suis sorti pour te résister, car c'est un chemin de perdition » Le fait d'avoir ce désir mauvais dans son coeur non seulement diminuait sa perception spirituelle, mais il ne voyait même plus qu'il était sur un chemin de perdition. C'est l'ange qui lui dit : "Je suis venu pour te résister parce que tu es sur un chemin de perdition." Si un ange de Dieu arrive avec une épée nue en me disant : "Tu es sur un chemin de perdition, je te résiste", j'aurais dit : "Bon ça va, je rentre dans mes quartiers, et puis c'est fini, on n'en parle plus." Mais non ! Regardez ce qu'il dit au verset 34 : « Balaam dit à l'ange de l'Eternel : j'ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin ; et maintenant, si tu me désapprouves, je m'en retournerai. » Quelle honte de dire ça ! L'ange vient de lui dire : "Tu es sur un chemin de perdition", Dieu lui avait dit : "Je ne veux pas que tu ailles là-bas", en finissant par lui donner la permission parce qu'il avait insisté. L'ange apparaît (encore une grâce du Seigneur) pour le bloquer, l'empêcher d'aller, et il ose dire : "Si tu me désapprouves je n'irai pas..." Alors que c'était clair et net, que Dieu lui avait dit : "Je te désapprouve".

 

            Une autre chose était dans son coeur : une repentance superficielle. Il dit bien : "J'ai péché, oui, j'ai péché, Seigneur". Combien de chrétiens disent cela ! "Seigneur j'ai péché... mais si ça ne te déplaît pas trop, permets-moi de le faire quand même Seigneur, tu es un Dieu tellement miséricordieux et fidèle, un Dieu d'amour merveilleux, mon papa au ciel, Alléluia !" Dieu se moque de nos prières de ce genre-là. Si nous désobéissons et que nous n'aimons pas sa Parole, nous finirons comme Balaam, mes bien-aimés, il ne faut pas se leurrer.

 

            Dieu est un Dieu d'amour merveilleux, merveilleux. Il fait des choses merveilleuses, il retire du bourbier ceux qui sont le plus loin, il est prêt à leur donner toutes ses richesses, à faire d'eux des cohéritiers avec Jésus, à leur donner toutes les richesses du ciel, toute sa bonté, toutes ses merveilles, mais il demande un coeur entier, et non pas un coeur qui aime à moitié Dieu et à moitié le péché. Il demande un coeur qui n'essaye pas de se détourner tout le temps de la Parole de Dieu parce qu'il y a quelque chose au fond qui est toujours attiré par le péché. "Seigneur, j'ai péché mais enfin, si ça ne te déplaît pas, bon, si ça te déplaît vraiment je m'en irai."

 

            C'est comme si Dieu surprenait en plein péché un de ses enfants et que celui-ci ait l'affront de dire : "Mais Seigneur, oui, ce que je fais ce n'est pas bien mais, tu sais, si ça ne te plaît pas vraiment, j'arrête !" Vous voyez l'insulte à Dieu que cela peut représenter ? Quand David a péché, il s'est incliné avec le sac et couvert de cendres devant Dieu. Lisez le psaume 51 et dites comme David dans le jeûne, dans la prière : "Seigneur, pardonne-moi, je suis un pécheur, ne me retire pas ton Saint-Esprit, Seigneur pardonne-moi, je t'en supplie". Et Dieu a restauré David, malgré l'horrible péché qu'il a commis. Dieu l'a restauré. Il est resté un homme selon le coeur de Dieu, malgré ses faiblesses et ses péchés, alors que Balaam, malgré ses grands dons et son ministère de prophète international (puisque même les rois étrangers venaient le chercher), n'était pas un homme selon le coeur de Dieu. David avait peut-être les mêmes faiblesses que lui, mais David les reconnaissait devant Dieu en disant : "Seigneur, change mon coeur, brise mon coeur Seigneur, parce que je t'aime et je veux faire ta volonté." Balaam savait très bien que Dieu le désapprouvait, il a eu une repentance superficielle, et au lieu de retourner en se repentant, il se repent en surface et il continue à pécher. C'est horrible !

 

            Ensuite, au chapitre 24 et au verset 1, il est montré qu'il y avait autre chose de mauvais dans son coeur : il y avait du mélange entre le surnaturel de Dieu et le surnaturel de Satan. Ça c'est grave ! (Mais ça n'a pas empêché Dieu de lui donner de grands dons et son onction). Au chapitre 24, verset 1 : « Balaam vit que l'Eternel trouvait bon de bénir Israël, et il n'alla pas, comme les autres fois, à la rencontre des enchantements. " Dieu lui parlait par révélation directe, mais en même temps, quand Balaam a construit des autels pour maudire Israël, il avait aussi recours à des enchantements, c'est-à-dire à de la magie et de la sorcellerie. Dans le coeur d'un vrai prophète de Dieu il peut y avoir des enchantements qui sont pratiqués. « Balaam n'alla pas, comme les autres fois, à la rencontre des enchantements ; mais il tourna son visage du côté du désert... Alors l'Esprit de Dieu fut sur lui. »

 

            L'Esprit de Dieu fut sur lui, mais dans sa vie il pratiquait la magie et la sorcellerie, tout en pratiquant les dons spirituels du Seigneur. Et remarquez que l'un n'empêchait pas l'autre. Quelquefois j'entends des gens dire "Ah mais, vraiment, c'est un homme de Dieu, je vois des dons manifestes de Dieu dans sa vie, un tel homme ne pourrait pas recevoir de Dieu quoi que ce soit s'il trafiquait avec l'occultisme". Eh bien vous avez là un exemple précis : c'était un homme qui trafiquait avec l'occultisme et qui recevait pourtant de Dieu des dons spirituels réels.

 

            Alors si cela se faisait dans l'Ancien Testament, cela se fait aujourd'hui de la même façon. Vous avez des enfants de Dieu, vous avez des Pasteurs qui continuent à pratiquer des choses que Dieu interdit parce qu'elles sont occultes. Si vous avez des doutes sur certaines pratiques, ne les faites pas !

 

            Je prends un exemple qui est évident. Prenez l'exemple d'une grande religion que je n'appellerai pas chrétienne mais qui s'appelle chrétienne, le Catholicisme romain : c'est l'exemple typique des pratiques de Balaam. Vous pouvez rencontrer des personnes qui reçoivent de Dieu de vrais dons spirituels, de vrais prophéties, de vrais messages du Seigneur, et qui procèdent en même temps à toutes sortes de pratiques idolâtres et occultes : culte des morts, culte des saints, culte de Marie, etc, également des pratiques de pendules et autres. Vous pourrez dire : "Mais est-il possible que Dieu permette ce mélange ?" Eh bien, ce n'est pas moi qui le dit, c'est la Parole.

 

            Dans le cas de Balaam, c'était évident : il pratiquait des enchantements, et pourtant Dieu se servait de lui pour donner des magnifiques prophéties et des dons spirituels fantastiques. Donc cela peut se produire aujourd'hui aussi. Des Chrétiens pratiquent l'acupuncture, l'homéopathie, et toutes ces choses par ignorance, toutefois ce sont des pratiques occultes. Dans la psychologie, dans la médecine, dans la guérison intérieure, etc. c'est rempli de pratiques occultes, et des Chrétiens nés de nouveau, qui ont un ministère, qui ont des dons, des vrais dons de Dieu, continuent à pratiquer les deux.

 

            Mais si nous le faisons, le Saint-Esprit de Dieu qui est en nous doit nous montrer qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Tôt ou tard, si nous sommes vraiment enfants de Dieu nés de nouveau, il doit y avoir dans le coeur une action du Saint-Esprit ; il va y avoir une révélation de Dieu qui va nous expliquer la chose et si nous avons un coeur droit, le Saint-Esprit va nous parler et nous dirons : "Seigneur, je comprends que cette pratique est mauvaise, je l'abandonne." Je ne vais pas essayer de la continuer en disant : "Seigneur, après tout, ce n'est peut-être pas mauvais". Le Saint-Esprit en moi va me révéler toute chose et il va me le dire parce que je suis son enfant. Il va finir par me montrer que telle ou telle chose est mauvaise. Il va me dire : "Bon maintenant que je te l'ai montrée, abandonne cette pratique". Et si j'ai un coeur entier pour Dieu, je vais comprendre et je vais abandonner. Je ne vais plus continuer. Ce qui est mauvais, c'est le mélange. Et aujourd'hui, bien-aimés, dans le monde, il y a plein de mélange, c'est pour cela que nous avons besoin d'avoir le discernement du Seigneur, le discernement qui vient d'en haut pour dire : "Seigneur, tu vas me donner, comme à Balaam, mais moi, je veux avoir un coeur bien disposé et entier pour toi, un oeil spirituel ouvert pour que je puisse voir tout ce qui vient de toi et tout ce qui ne vient pas de toi."

 

            Une autre mauvaise chose dans le coeur de Balaam : il donne des conseils impies, des conseils mauvais. Un vrai prophète de Dieu normalement ne devrait donner, comme conseils, que la Parole du Seigneur. C'est ce qu'il a fait quand il était sous l'onction prophétique, il donnait la Parole du Seigneur et le conseil du Seigneur, mais lui personnellement quand il avait un conseil personnel à donner ou qu'il n'était pas sous cette onction prophétique, il donnait des conseils impies, des mauvais conseils. Regardez dans Nombres 25, au verset 1 : « Israël demeurait à Sittim ; et le peuple commença à se livrer à la débauche avec les filles de Moab. Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux ; et le peuple mangea, et se prosterna devant leurs dieux. Israël s'attacha à Baal-Peor, et la colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël. »

 

            Tant qu'Israël n'était pas dans le péché, les enchantements ne pouvaient rien faire contre lui. Aucune magie, aucune sorcellerie ne peut rien faire contre toi tant que ton coeur est libre du péché, que tu les as confessés, que tu as reçu le pardon du Seigneur et le Sang de Jésus. Les enchantements ne peuvent rien. Mais à partir du moment où les Israélites ont commencé à pécher, à se livrer à la débauche avec les filles de Moab, là Satan a pu les toucher et ils ont été détruits. Et ces conseils-là de se livrer à la débauche, et de manger des victimes sacrifiées aux idoles, c'était Balaam qui les avait donnés à Balak. Quand Balaam est parti il a dit : "Bon, je vois qu'avec Dieu il n'y a rien à faire. Alors Balak je vais te donner un bon conseil : essaie donc de séduire les Israélites avec tes filles qui sont belles, essaie de les attirer à tes sacrifices à tes idoles, et là, tu vas voir, s'il y en a qui chutent et qui tombent, à ce moment-là, la colère de Dieu sera contre eux et ils vont pouvoir être détruits." C'est ce que Balak a fait et malheureusement, les Israélites se sont laissés séduire par ces belles filles, et ces belles danses et ces belles cérémonies, ils sont tombés dans le péché, et ils ont été à ce moment-là touchés par la malédiction.

 

            On voit cela dans le livre de l'Apocalypse au chapitre 2 et au verset 14. Dieu parle à l'église de Pergame, et il dit : « J'ai quelque chose contre toi (il parle à des Chrétiens), c'est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignaient à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles, et qu'ils se livrent à l'impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. » La doctrine des Nicolaïtes était une doctrine impure. On pense que c'est une doctrine qui disait aux Chrétiens : "Puisque vous êtes Chrétiens, vous pouvez faire ce que vous voulez. Finalement, vous avez la grâce de Dieu sur vous". Alors ils se livraient à la débauche et à l'impudicité, et ils disaient : "On est sous la grâce, on est pardonné par Dieu, on est sous le Sang de Jésus, alors on peut y aller." Mais là il est bien dit que ce sont les conseils de Balaam à Balak, et il est dit qu'aujourd'hui, dans l'Eglise, il y a au milieu de nous, dans certaines églises, des personnes qui enseignent ces choses et qui enseignent aux gens à se livrer à l'impudicité, à l'impureté et aux sacrifices rendus aux idoles

 

            Nous savons par exemple que la cupidité est une idolâtrie, et partout où on sert la cupidité, on mange des sacrifices offerts à des idoles. Une idole ça peut être n'importe quoi qui remplace Dieu. Si quelqu'un t'encourage à faire quelque chose qui va contre la Parole du Seigneur, c'est comme si tu mettais une idole à la place de Dieu. Si quelqu'un te donne un mauvais conseil, si un pasteur te conseille de divorcer et de te remarier, si un pasteur te conseille de faire quelque chose que Dieu n'aime pas, c'est comme s'il t'invitait à participer à un culte idolâtre ou à manger des viandes sacrifiées à une idole, c'est exactement le conseil de Balaam. Jésus dit au verset 16 : « Repens-toi donc ; sinon je viendrai à toi bientôt (bientôt, c'est un mot qui veut dire aussi très rapidement), et je les combattrai avec l'épée de ma bouche. » Je n'aimerais pas être à la place de ceux qui, aujourd'hui, dans l'Eglise de Jésus, vont être combattus par l'épée de Jésus-Christ.

 

            Il faut savoir aujourd'hui, bien-aimés, que l'Eglise de Jésus est pleine d'iniquité. Je ne parle pas de l'épouse de Jésus, je parle de l'église visible. Vous avez des multitudes de pasteurs qui trompent leur femme, qui puisent l'argent dans les caisses, vous avez des multitudes de Chrétiens qui font les pires abominations, les pires perversions sexuelles, les pires choses qui peuvent s'imaginer, et puis qui vont au culte le dimanche et qui prennent la cène en ayant dit pardon à Dieu, comme Balaam a demandé pardon, mais avec un coeur qui n'est pas droit devant Dieu, et sans aucune repentance réelle. Si l'ivrognerie, les excès de table et les choses semblables, si les excès et les perversions sexuelles, si l'adultère, l'homosexualité se pratiquent aujourd'hui dans l'église visible, ce n'est pas étonnant que Satan puisse entrer pour détruire.

 

            Il y a des églises visibles dont les responsables sont des satanistes. Je le dis parce qu'il y a quelques jours, j'étais en contact avec des Chrétiens qui ont reçu de Dieu directement une prophétie. Ils sont membres d'une grande dénomination chrétienne évangélique bien connue. Ils avaient passé deux mois et demi à jeûner et à prier en groupe, à se repentir devant Dieu. Ils ont reçu directement une prophétie de Dieu, et ça a été pour eux un coup de tonnerre. Cette prophétie disait : "Il y a dans cette église des abominations terribles qui se produisent, au point que ceux qui se disent serviteurs de Dieu sont des serviteurs de Satan" et ils ont reçu cinq ou six noms précis de pasteurs.

 

            Et la prophétie continuait en disant : "Allez dans un village nommé Codognan et on va vous donner une confirmation de ceci. Ils ne connaissaient pas Codognan, ils n'avaient jamais entendu parler de l'association Parole de Vie, ils n'avaient jamais lu un des livres que nous éditions, ils ne nous connaissaient pas. Et je les ai vu arriver et je leur ai confirmé que nous savions de source sûre que certains pasteurs de cette grande dénomination évangélique et charismatique sont des serviteurs de Satan ! Certains des plus grands dirigeants de ces églises, qui se disent serviteurs de Dieu, sont en fait des satanistes.

 

            Exactement ce que Jésus dit ici : Vous avez parmi vous des gens attachés à ces doctrines et à ces choses, et rappelez-vous l'exhortation que Paul donne aux anciens d'Ephèse dans Actes chapitre 20, versets 17 puis 29 et suivants : « Je sais qu'il s'introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n'épargneront pas le troupeau, et qu'il s'élèvera parmi vous des gens qui enseigneront des doctrines pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux. » Il parlait aux responsables chrétiens de l'église d'Ephèse.

 

            Vous voyez l'importance qu'il y a à avoir un coeur droit devant Dieu ! Satan ne pourrait jamais faire ces choses dans l'Eglise visible de Jésus si elle était composée d'hommes et de femmes qui sont tout entiers pour Dieu, et qui non seulement ont des dons et du discernement de Dieu comme Balaam, mais qui ont un coeur honnête et droit devant Dieu et disent : "Seigneur j'écouterai ta voix, et tout ce que tu me diras je le ferai, non par crainte de l'enfer ou parce que je sais que tu es un Maître dur, mais parce que je t'aime Seigneur, je veux t'obéir et je veux glorifier ton Nom."

 

            Tous les ingrédients sont là dans le coeur de Balaam pour annoncer sa chute ! Ces ingrédients, je les rappelle : un coeur partagé, la convoitise, la désobéissance et un mélange spirituel.

 

Et Jean le résume dans sa 1ère épître, au chapitre 2, à la fin du verset 14, il dit ceci : « Je vous ai écrit, jeunes gens (j'aime bien ça parce qu'il s'adresse aux jeunes gens, donc à ceux qui, aux yeux des hommes, pourraient être encore assez faibles pour se laisser séduire par le diable), parce que vous êtes forts et que la Parole de Dieu demeure en vous (voilà ce qui nous garde : la Parole de Dieu demeure en nous), et que vous avez vaincu le malin. » Jeunes gens, soyez forts en Dieu pour défendre sa bannière, en ayant un coeur tout entier pour lui et en gardant sa Parole dans le coeur.

 

Et il ajoute au verset 15 : « N'aimez pas le monde (voilà les problèmes de Balaam), ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du père n'est pas en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. »

 

            Jean parle de la convoitise des yeux. Je peux mettre là tout ce qui est argent, richesse, les biens matériels, les biens de ce monde : convoitise des yeux. Combien de vitrines aujourd'hui offrent des objets de convoitise ! La convoitise de la chair, c'est tous les problèmes sexuels quand ils ne sont pas dans le cadre que Dieu a défini, c'est-à-dire dans le mariage tout simplement, donc toutes les perversions sexuelles : l'homosexualité, l'adultère, etc. et tout ce qui touche aux excès de table et à l'ivrognerie et aux excès de ce genre... voilà les convoitises de la chair. L'orgueil de la vie, c'est le désir pour le succès, les honneurs, la position, le respect que les hommes peuvent te donner si tu as une belle position, et la puissance. L'argent, le sexe et la puissance : Voilà ce qui fait chuter les Chrétiens, voilà ce qui fait chuter les serviteurs de Dieu qui ne veillent pas et qui ne prient pas. Voilà ce qui a fait chuter Balaam.

 

            En conclusion, je lis Luc 21:36. Jésus parle à ses disciples à propos des temps de la fin que nous vivons maintenant, et qui sont pleins de cette convoitise qui est dans le monde. Jésus dit à ses disciples : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme. » Le Seigneur nous montre clairement que l'on ne peut pas compter sur nos propres forces. Il dit : "Veillez et priez pour recevoir la force de Jésus". On naît tous avec une nature humaine faible. Ses penchants sont mauvais. Passons du temps à veiller devant Dieu et à prier.

 

            Veiller veut dire rester réveillé spirituellement (cela peut aussi vouloir dire quelquefois se lever au milieu de la nuit pour passer une heure à prier, ça ne fera pas de mal). Veille ! Reste attentif devant ton Dieu ! Et prie ! Prie et garde la Parole du Seigneur dans ton coeur parce que les temps sont mauvais. Cela veut dire aussi que nous devons jeûner. Veiller, prier, jeûner. Le Jeûne est toujours associé à la prière dans la Parole de Dieu, ou la prière est associée au jeûne. Certains esprits ne partiront que par le jeûne et la prière. Si tu sens que tu as des difficultés ou des tentations trop grandes dans ta vie : jeûne, jeûne, jeûne ! On devrait pratiquer régulièrement le jeûne. Ce n'est pas une fois quand on a un coup dur qu'il faut vraiment jeûner trois jours, mais régulièrement, sur une base régulière. Etre fidèle, dans le jeûne et la prière.

 

            Dans Matthieu 7, lisons au verset 20, à propos justement des faux prophètes. Balaam était un vrai prophète ne produisant pas du fruit, il a fini par devenir un faux prophète. Il a commencé par être un vrai, et il a fini par être un faux, puisqu'il annonçait des paroles mauvaises et des conseils mauvais. Il a fini par tomber dans la sorcellerie. Jésus dit au verset 20 : « C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » Balaam était comblé de dons. Tu peux avoir les plus grands dons, mais si tu ne portes pas le fruit du Seigneur, tu tourneras mal. Il faut que tu portes le fruit, et le fruit c'est la sainteté, c'est la pureté, c'est l'amour, la joie, la paix, toutes ces choses que Dieu décrit dans sa Parole et qui sont simplement le fruit de la vie abondante de Jésus en toi.

 

            Si Jésus te remplit, si l'Esprit Saint te remplit, tu vas produire du fruit. Tu feras aussi des miracles pour le Seigneur, mais ils ne sont pas dangereux car ton coeur est tout entier pour Dieu. « C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez », et c'est à mes fruits que Dieu me reconnaîtra comme son enfant. Il te reconnaîtra comme son enfant par les fruits que tu portes, et ceux que tu portes dans le secret de ta vie privée. C'est facile de produire du fruit quand il y a deux cents personnes autour et des manifestations d'amour. Mais quand tu es chez toi avec ta femme, ton mari, ton enfant, ou tes parents, ou avec une personne en privé, quand personne ne te regarde, est-ce que là tu portes le fruit de l'amour ? Quand il n'y a plus d'yeux qui te regardent, est-ce que tu portes du bon fruit ? Si je désire porter du fruit malgré mes faiblesses actuelles, Dieu va me faire grandir. Il va m'attirer toujours plus près de lui, il va toujours plus déverser son amour dans mon coeur parce que je l'aime, et que je veux lui faire plaisir.

 

            Et je terminerai en lisant Apocalypse 3, au verset 10, où il parle à l'église de Philadelphie. Tout à l'heure il parlait à d'autres églises, et il leur demande de se repentir ; mais à l'église de Philadelphie (qui veut dire l'amour des frères), il dit : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi... " De même que Jésus dit en Jean 15 : "si vous voulez produire beaucoup de fruits, gardez ma parole, restez attachés au Cep" il dit là : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi... » Tu es resté attaché à Jésus et attaché à sa parole et tu as persévéré. Jésus promet une chose merveilleuse, il dit : « ... je te garderai aussi (si Jésus ne nous garde pas, nous ne pourrons pas nous garder nous-mêmes) à l'heure de la tentation (de l'épreuve de la séduction), qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt, retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne ".

 

            Tu as ta couronne sur la tête ? Garde-la bien plantée sur ta tête parce que l'ennemi va essayer de te l'enlever en te faisant chuter comme Balaam. Et le seul moyen de la garder, c'est d'avoir un coeur entier pour Dieu, un coeur entier pour Jésus. Veille, prie, jeûne, lis la Bible, reste dans la communion fraternelle, reste dans la Parole du Seigneur, parle avec Jésus toute la journée, reste avec lui avec un coeur ouvert à sa Parole, à ce qu'il te dit, et aime-le par-dessus tout, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toutes tes forces pour faire sa volonté (puisque tu ne peux pas dire j'aime Jésus si tu ne lui obéis pas). Aime-le de tout ton coeur, et lui te dira : "Mon bien-aimé, ma bien-aimée, les temps peuvent être les pires que le monde a vécu depuis le début qu'il existe, mais Moi Je te garderai. Tu traverseras tout ça et je t'utiliserai en plus."

 

             Et il dit au verset 9 : « Je te donne de ceux de la synagogue de Satan qui se disent Juifs (ou qui se disent Chrétiens) et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici je les ferai venir, se prosterner à tes pieds et connaître que je t'ai aimé ". Alleluia. Merci Seigneur.

 

 

            Seigneur la prière de mon coeur c'est que tu travailles profondément dans mon propre coeur, pour que je sois toujours dans ta lumière. Je demande que tu m'éclaires, Seigneur, que tu me montres les motivations cachées de mon coeur, que tu me montres pourquoi je veux agir de telle ou telle manière. Je te supplie de le dévoiler, et que tu places dans mon coeur des motivations qui viennent de toi, des désirs qui viennent de toi, et que tu déverses ton amour et ta sainteté dans mon coeur, Seigneur, pour que je te serve avec fidélité tous les jours de ma vie et que je glorifie ton Nom. Si quelqu'un fait cette prière avec moi, Seigneur, exauce-le aussi. Viens au secours de ceux qui sont faibles encore, de ceux qui luttent dans la difficulté. Seigneur, je te prie que tu les fortifies ce soir par ton Esprit. Que tu fasses grandir en Jésus tous tes enfants jusqu'à la pleine stature de mon Seigneur.

            Seigneur, bénis chacun ce soir, je te prie que dans ce moment que nous passons maintenant devant toi dans la prière, tu nous fortifies dans notre être intérieur. Fortifie-nous, Seigneur. Donne-nous davantage de ton Esprit, ouvre notre intelligence toujours plus. Donne-nous ta sagesse d'en Haut, Seigneur,. Déverse-la dans des coeurs ouverts maintenant, Seigneur. Fais, comme ces jeunes, que nous soyons forts en toi pour vaincre le Malin par ta Parole. C'est au nom de Jésus que je te le demande, Seigneur. Et je te glorifie, je te bénis. Merci de nous garder, merci de nous montrer toujours la vérité. Sois loué, mon Père, sois béni Seigneur Jésus, sois glorifié Saint-Esprit. Alleluia. Amen.