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mis le 27/01/2004


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



L'hypocrisie.

Les racines d'hypocrisie qui restent encore dans la vie des disciples de Jésus.



Avez-vous vos Bibles ? Ici, dans ce groupe que nous formons, un groupe de prière, un petit groupe de maison, nous cherchons à être des disciples du Seigneur, nous cherchons à ce que le Seigneur nous forme (et je pense qu'il en est de même dans toutes les cellules du corps de Christ). Il nous forme de toutes les manières possibles par la vie, par les épreuves, par son Esprit, par sa Parole. Par toutes les expériences qu'on peut vivre, le Seigneur nous forme et nous fait grandir, à condition que nous apprenions à grandir dans les circonstances et les épreuves qu'Il veut nous faire traverser. Alors nous sommes là pour apprendre à être de meilleurs disciples. Déjà, nous sommes de bons disciples, n'est-ce pas ? Nous sommes là pour apprendre à être de meilleurs disciples, parce que le Seigneur Jésus ne va pas cesser de nous former tant que nous ne serons pas arrivés à la mesure de la stature parfaite de Christ. Il veut qu'on y arrive tous. Alléluia ! Merci Seigneur !

 

Alors j'ai demandé au Seigneur : "Qu'est-ce que Tu veux que j'apporte ce soir, Seigneur ?" A chaque fois, c'est un combat, et en même temps, c'est une victoire, parce qu'il faut que toujours la Parole du Seigneur vienne fraîche du Saint-Esprit. Alors je prie le Seigneur, je dis : "Seigneur, qu'est-ce que Tu veux que j'amène ce soir ?" Plusieurs sujets se sont présentés. Les autres seront sans doute pour une autre fois : il y en a un qui était davantage sur mon cœur, alors je l'ai choisi, le voici : l'hypocrisie.

 

L'hypocrisie ! Il y a beaucoup de choses à dire sur l'hypocrisie dans la Parole de Dieu. Quand on est un disciple du Seigneur Jésus, on est tout le contraire d'un hypocrite. Il faut donc qu'on puisse discerner dans nos vies s'il n'y a pas quelque racine d'hypocrisie (que le Seigneur voit très bien !) Les autres peuvent ne pas la voir et peut-être nous-mêmes, nous pouvons être trompés, mais le Seigneur la voit et dans son amour, Il veut éclairer nos cœurs pour que nous puissions voir ce qu'est l'hypocrisie. On le sait en gros, mais qu'est-ce que c'est pour Dieu que l'hypocrisie ? Et qu'est-ce qu'Il veut dans nos vies ? Il veut la sincérité, Il veut la vérité, comme le dit cette parole qui vient d'être donnée ce soir : "Recherchez la vérité." Jésus est la Vérité, le Chemin et la Vie. Vérité, ça veut dire tout ce qui est vrai. Hypocrite, c'est tout ce qui a une apparence de vérité ; une apparence. L'antichrist, quand il viendra, sera un parfait hypocrite. Il va faire semblant d'être l'Agneau, il va arriver sous un déguisement d'agneau, mais dedans, ce sera un loup ravisseur. Donc, au début, ce sera un hypocrite parfait. Il va essayer de séduire et de tromper par l'hypocrisie dont il va se revêtir. L'hypocrisie n'est pas réservée seulement à l'antichrist ou aux serviteurs de Satan. Elle peut se glisser bien souvent dans nos vies, dans l'Eglise de Jésus-Christ, et elle s'y glisse bien souvent. Je le sais par expérience. Le Seigneur me travaille pour enlever toute racine d'hypocrisie.

 

L'hypocrisie, c'est simplement faire semblant d'être ce qu'on n'est pas ou faire semblant d'avoir ce qu'on n'a pas. Pourquoi faire semblant ? En général, c'est par orgueil et par crainte des autres. Les deux vont ensemble. Par orgueil et par crainte des autres, par crainte du jugement, ou par crainte de ne pas être perçu comme on voudrait qu'on soit perçu. On voudrait, en général, donner une bonne image de nous-mêmes. Tout ce qui blesse notre image ou nous fait apparaître comme pas très beau aux yeux des autres, notre chair essaye à tout prix de l'éviter. Vous connaissez ça ? Ça vous est arrivé, déjà ? Notre chair a horreur d'être dévoilée telle qu'elle est dans sa laideur. Comme il y a un combat dans la vie de tous les enfants de Dieu entre ce qui est charnel et ce qui est spirituel, et que le Seigneur veut supprimer tout ce qui est charnel pour manifester la nouvelle nature qu'Il nous a donnée en Christ, Il veut nous montrer comment nous dépouiller de cette vieille chair, nous en dépouiller complètement, au lieu d'essayer de l'habiller de quelque chose de présentable et d'acceptable aux yeux des autres et à nos propres yeux. Mais on ne va pas tromper Dieu. On ne trompera pas bien souvent Satan non plus, parce qu'il sait aussi reconnaître les hypocrites : il en est un parfait.

 

Lisons dans Luc 12, au verset 1 : « Sur ces entrefaites, les gens s'étant rassemblés par milliers, au point de se fouler les uns les autres, Jésus se mit à dire à ses disciples... ». Donc il y avait la foule, des milliers, il y avait là des disciples et des non-disciples, mais Jésus parle à ses disciples, et la première des choses qu'Il leur dit est : « Avant tout ! » Remarquez que dans la bouche de Jésus, « Avant tout », ça veut dire : avant tout le reste, avant tout ! « Gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie ». Quand Jésus est venu sur cette terre, Il est venu en tant que Fils de Dieu, rempli de l'autorité de l'amour du Père, manifestant toutes les qualités de Dieu, Dieu le Fils venu en chair. Il a manifesté tout ce qui est parfait en Dieu, le caractère parfait de Dieu, le fruit parfait, l'amour, la puissance… et il n'y avait rien, pas une ombre d'imperfection dans ce que Jésus était sur cette terre. Il n'a pas été accepté par les siens, et en particulier par les pharisiens. Vous avez remarqué dans la Bible comment les pharisiens, en général, se sont toujours opposés à Jésus. Quelques-uns, comme Nicodème ou Joseph d'Arimathée, ont osé croire en Lui, mais bien souvent, c'était en cachette, ou la nuit. Ils ont rarement accepté de payer le prix que cela représentait pour eux de reconnaître ce Jésus comme le Messie, eux qui étaient les chefs spirituels de l'époque, les chefs, et qui n'arrivaient pas à la cheville de cet inconnu de Nazareth qui faisait tant de miracles et de prodiges. Eux qui étaient les grands chefs, les responsables, étaient remplis de jalousie. Ils étaient dans la chaire de Moïse, ils prêchaient la Parole qu'ils connaissaient par cœur, ils connaissaient toute la Loi par cœur et ils en avaient rajouté beaucoup : « des commandements d'hommes », dit Jésus, mais ce sont eux d'abord qui ont rejeté la vérité, qui ont rejeté le Seigneur.

 

Donc chaque fois que nous avons un levain d'hypocrisie dans le cœur, ce levain des pharisiens, nous sommes en grand danger de repousser la vérité qui est en Jésus, ou quelque chose de la vérité. L'hypocrisie va nous empêcher de vivre dans la vérité et va nous empêcher de recevoir pleinement la vérité qui est Jésus. Jésus dit bien : « Avant tout, gardez-vous ». Il fallait donc que ses disciples soient sur leurs gardes pour éviter de se laisser contaminer par l'hypocrisie. C'est donc possible, pour un disciple de Jésus, de se laisser contaminer par l'hypocrisie. Non seulement c'est possible, mais ça arrive très, très fréquemment.

 

Dans Matthieu 6, Jésus dit beaucoup de choses sur les pharisiens. On va analyser un peu ce qu'Il nous dit à leur sujet. Comme le levain des pharisiens est l'hypocrisie, en voyant comment se comportaient les pharisiens, on va comprendre si ces choses peuvent se trouver dans nos vies aussi. Et elles sont quelquefois subtiles ! Dans Matthieu 6, Jésus dit au verset premier : « Gardez-vou » (il reprend la même expression : "gardez-vous". Ça veut dire : faites bien attention de ne pas faire ce qu'ils font) « gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes ». Voilà un premier aspect du levain des pharisiens. Ils étaient ceux qui pratiquaient leur justice devant les autres pour en être vus, pour l'apparence. « Autrement, vous n'auriez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lorsque donc tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi comme font les hypocrites, afin d'être glorifiés par les hommes ». Vous voyez la motivation qui était dans le cœur de ces hommes ? Il n'y a rien de mal en soi à faire l'aumône. Il n'y a rien de mal en soi à pratiquer ouvertement la justice, mais eux le faisaient avec un cœur qui avait une mauvaise motivation. Ils le faisaient pour être glorifiés par les hommes. Ils avaient besoin de la reconnaissance des hommes. Ça, c'est un risque très sérieux.

 

Bien souvent, et en particulier les responsables comme eux, (les pharisiens étaient les responsables) avaient le désir d'être reconnu par les hommes. On peut tous avoir ce désir-là, dans quelque position qu'on soit. La chair a ce désir d'être reconnue par les hommes. « Ils reçoivent leur récompense. Quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite afin que ton aumône se fasse en secret, et ton Père qui voit dans le secret te le rendra ». Là, la motivation est pure. Evite d'en parler. Evite de dire les bonnes choses que tu as faites. Evite même de les montrer aux autres tant qu'il est possible, afin que tu ne perdes pas ta récompense et que ton Père te récompense au jour de la rétribution. Vous voyez qu'il faut avoir un cœur d'enfant pour faire ça. Les enfants, les petits enfants n'ont pas d'hypocrisie. Ils ne pensent pas au jugement des autres. Ils vont vous regarder droit dans les yeux pendant cinq minutes sans baisser le regard ni rien. Ils ne craignent pas le jugement des autres. Ils ne cherchent pas à se faire mousser devant les autres. Ce n'est qu'en grandissant qu'ils prennent cette mauvaise habitude parce que le péché est dans la chair. Mais un tout petit enfant, il s'en moque ! Soyons comme des petits enfants.

 

« Quand vous priez, ne soyez pas là comme les hypocrites qui aiment à prier debout, dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes ». Vous voyez les deux motivations que Jésus signale dans cette première partie ? C'est pour être glorifiés par les hommes, pour être vus par les hommes. Les pharisiens, qui étaient des chefs religieux, avaient besoin de la considération des hommes. Ils avaient besoin qu'on les voie, qu'on reconnaisse qu'ils étaient saints, justes, de grands hommes de Dieu qui pratiquaient la justice, qui faisaient l'aumône, qui priaient. Ils ne se préoccupaient pas du fait que Dieu seul devait les regarder. Ils préféraient chercher à être vus par les hommes et à être reconnus par les hommes. Chaque fois que dans nos cœurs, il y a cette motivation-là, être vus par les autres, être reconnus par les autres, nous avons encore dans nos cœurs un levain d'hypocrisie. Bien souvent, on a besoin d'être vu et reconnu ; le besoin d'être reconnu par les autres, c'est un besoin charnel. Quoi que nous fassions pour le Seigneur, faisons-le sans espérer quoi que ce soit des autres, et en particulier sans espérer être reconnus d'une manière ou d'une autre, sinon par notre Père qui est dans les cieux. Lui seul compte, son jugement seul compte. Nous ne serons pas acceptés de toute manière par tous : ne cherchons pas à l'être par qui que ce soit. Nous serons acceptés, si nous annonçons le Seigneur, par ceux qui ont le cœur ouvert à la Parole du Seigneur. Nous serons également persécutés et rejetés. Ne cherchons pas à être reconnus par les autres : c'est là un signe de faiblesse spirituelle. Et les pharisiens, les pauvres (oui, les pauvres ! ils étaient plus à plaindre qu'à condamner) cherchaient à être reconnus parce qu'ils n'avaient pas dans leur vie la véritable puissance qui était dans la vie du Seigneur Jésus. Lui n'avait absolument pas besoin d'être reconnu, parce qu'Il était ce qu'Il était. Et cela se voyait constamment. Cela se sentait. Il n'avait pas besoin d'essayer de prouver quoi que ce soit. La puissance du Seigneur rayonnait dans sa vie. Il était le Fils de Dieu, rayonnant de la lumière et de l'amour du Père. Il n'avait pas besoin de faire semblant. Donc, si on essaye de faire semblant, c'est qu'on ne l'est pas, c'est qu'on essaye de donner le change. Et ça, c'est la pire des choses qui puisse nous arriver.

 

Dans Matthieu 7, au verset premier, Jésus nous parle là du jugement des autres. Il parle à ses disciples et Il dit : « Ne jugez point ». Il y a un jugement qu'il faut porter, et il y a un jugement qu'il ne faut pas porter. Le bon jugement, c'est celui qui consiste à discerner ce qui est bon et ce qui est mauvais en moi et chez les autres. Ça, c'est un bon jugement. Il n'y a pas de mal à reprendre un frère ou une sœur dans la douceur et à lui dire : "Ce que tu fais n'est pas bien". Il faut le faire dans l'amour et dans la vérité. Ce n'est pas là l'esprit de jugement. L'esprit de jugement, c'est un esprit de supériorité et de condamnation. "Moi je suis plus haut que toi et je condamne ceci en toi parce que toi, tu es dans le péché et moi, je suis saint. Alors du haut de ma sainteté, je te condamne et je te juge". Ça, c'est le mauvais jugement. « Ne jugez point afin que vous ne soyez pas jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugerez, et on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras comment enlever la paille de l'œil de ton frère ».

 

Les hypocrites, c'est-à-dire les pharisiens, essayent de corriger chez les autres ce qu'ils pratiquent eux-mêmes. J'ai bien souvent dû demander pardon au Seigneur, moi-même, parce que je l'ai fait. Et ça aussi, c'est un risque grand, chez les serviteurs du Seigneur. Ils sont là pour diriger, conduire le troupeau, etc…, donc, pour donner des bons conseils. Mais est-ce que nous pratiquons ce que nous enseignons ? Jésus dit dans Matthieu 23:3 : « Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas ». Le pharisien va juger quelque chose qu'il est en train de pratiquer. Donc, il va juger quelqu'un qui est en train de violer la loi de Dieu sous un de ses aspects, alors que lui-même est en train de la violer sous des aspects quelquefois beaucoup plus gros,. Et Jésus dit : "Voilà l'hypocrisie".

 

Bien souvent, frères et sœurs, nous jugeons nos frères et nos sœurs sur des choses que nous sommes encore en train de pratiquer nous-mêmes. C'est le levain d'hypocrisie épouvantable dans le peuple du Seigneur, qui consiste à dire : "As-tu vu ce qu'il a fait ? As-tu vu ce qu'elle a fait ?", alors que ça t'arrive bien souvent de faire la même chose. En condamnant et en jugeant cette personne, tu es en train, dit l'Epître aux Romains, de te condamner, de te juger toi-même. Parce que toi qui pratiques ces choses, tu es en train de condamner un autre qui les pratique au lieu de faire ce que Jésus demande, ce que le Seigneur demande : "Juge-toi toi-même et après, tu pourras juger ton prochain". Ça ne veut pas dire qu'il faut attendre d'être parfait pour pouvoir reprendre quelqu'un, mais au moins, faisons-le dans un esprit d'humilité, avec douceur et, si ça nous arrive aussi, en le reconnaissant. Il y a un pardon auprès de Dieu pour ces choses, mais évitons sérieusement cet esprit de jugement qui consiste à condamner chez les autres ce que nous pratiquons nous-mêmes. L'esprit de jugement, c'est affreux. Je vais condamner quelqu'un parce qu'il a un mauvais caractère, alors que le mien est encore pire.

 

Matthieu 15, verset 7, est aussi un passage sur les pharisiens et les scribes. Je commence au verset premier pour voir le contexte : « Les pharisiens et les scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus et dirent : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? » Oh, cette tradition des anciens ! Toutes ces traditions humaines qu'ils avaient ajoutées à la Parole de Dieu ou des choses qu'ils avaient enlevées de la Parole et qu'ils respectaient depuis des siècles. Et alors ils se fâchent, parce que Jésus et ses disciples, qui étaient libres de ces choses, ne respectaient pas ces traditions humaines épouvantables et ils pratiquaient simplement la Parole du Seigneur. Ils ne se lavaient pas les mains avant de manger. Vous vous rendez compte, le "péché" horrible ? Je lis le verset 6 : « Et vous, dit Jésus, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? Vous annulez la Parole de Dieu au profit de vos traditions ». Vous vous rendez compte de ce que Jésus dit ? Cette Parole éternelle de Dieu qui ne passera pas, elle peut-être annulée dans notre vie si nous la remplaçons par des traditions humaines qui n'ont rien à voir avec la Parole de Dieu. C'est tout l'aspect religieux de la vie de l'église, ces traditions qui se sont accumulées, quelles que soient les dénominations. Vous pouvez citer toutes les dénominations, elles ont toutes leurs traditions. Vous savez que dans certains pays, il y a des dénominations chrétiennes qui sont à couteaux tirés parce que les uns baptisent par immersion en avant alors que les autres baptisent par immersion en arrière. Et il y a deux dénominations différentes qui vont se disputer pour ça ! La tradition des anciens, vous pouvez citer n'importe quoi, des choses qui se sont accumulées, des choses qu'il faut faire parce qu'on est dans telle église ou telle dénomination.

 

Est-ce que Jésus a dit qu'il fallait observer des traditions ? Dans beaucoup d'églises, on sent l'esprit religieux. Il suffit que j'entre dans une église un jour de Noël, ou un jour de Pâques, ou de Pentecôte. Si on commence à prêcher sur Pâques, sur Noël, sur Pentecôte, l'esprit religieux est déjà dans cette église parce que c'est une tradition. Alors on peut dire : "Oui, mais Seigneur, il n'y a pas de mal, le jour de Pâques, à parler de la résurrection du Seigneur". C'est vrai qu'il n'y a pas de mal. Mais c'est la porte ouverte à un esprit religieux. Il n'y a aucune raison non plus de ne pas parler de la mort de Jésus le jour de Pâques et de sa résurrection le jour de Noël. Ne soyons pas dépendants des fêtes des hommes, ces fêtes que les hommes et les fausses religions ont mises en place. Quand j'entre dans une église un jour de Noël, que je la vois toute peinturlurée de guirlandes, d'arbres de Noël, je me dis : "Les pauvres, ils sont sous un esprit religieux et ils ne s'en rendent pas compte, c'est un fardeau !" C'est un petit signe, ce n'est pas là-dessus qu'il faut juger toute la vie d'une église, mais c'est simplement un signe qu'il y a, derrière, un esprit religieux qui est à l'œuvre et qui peut se manifester de bien d'autres façons que par les guirlandes et les sapins. Ça va se manifester par des traditions humaines qui remplacent la Parole de Dieu et qui créent une ambiance d'hypocrisie.

 

Un autre exemple simple d'une attitude religieuse qui ne reflète pas la vérité, l'authenticité : dix minutes avant le début de la réunion, on est dans la cour, ou dans le hall, et on parle, on bavarde, on discute, on plaisante, on parle parfois avec légèreté…, puis on entre dans la salle de réunion et tout à coup, silence…, et on prend le masque religieux. On est dans la salle, on est dans l'église ! Alors on n'entend plus un chuchotement, on est là, dans la "présence de Dieu". Mais dehors, on n'est plus en présence de Dieu ?, alors que dedans, on serait dans la présence de Dieu ? C'est de l'hypocrisie, ça ! Dieu est aussi présent dans la cour ou dans mes paroles, à la fin du repas ou à n'importe quel autre moment de ma vie qu'au milieu d'une église ou d'une salle. Si je me comporte différemment, dans une salle de réunion au milieu de mes frères, de ce que j'étais un quart d'heure auparavant dans le hall, c'est qu'il y a l'esprit religieux, les traditions humaines.

 

Vous croyez que le Seigneur ne veut pas enlever ça de nos vies pour nous faire respirer un air de liberté ? Comme quelqu'un le disait, j'aurais aimé être là, quand Jésus était sur cette terre, avec Lui, en train de parler avec ses disciples, ou lors des réunions qu'Il tenait. Ça devait être la vie à l'état pur ; la vie à l'état pur, sans ce carcan religieux qu'on trouve dans bien des groupes et des églises chrétiennes. Sans ce carcan ! « Là où est l'Esprit, là est la liberté ». La liberté, non pas de faire n'importe quoi, mais la liberté d'entrer dans ce que le Saint-Esprit veut nous faire faire. Le Saint-Esprit est souvent ligoté par nos traditions humaines : non seulement on annule la Parole, mais encore on empêche le Saint-Esprit d'agir. Il est comme une colombe. Il se retire et Il attend qu'on en ait fini avec nos traditions humaines. Et quand on en aura fini, Il va reprendre la direction. "Seigneur, Saint-Esprit, pardonne nos traditions humaines, pardonne notre hypocrisie. Laisse, Seigneur, ta vie se manifester au milieu de nous et au milieu de Tes enfants. Et dans cette liberté, on va respirer. Alléluia, Seigneur ! Donne-nous cette grâce !"

 

Dans Matthieu 23 ; d'abord au verset 13 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ». En passant, je montre que quand le levain des pharisiens se trouve dans notre vie, nous sommes sous la malédiction de Dieu. C'est dans la Parole de Jésus : « Malheur à vous » Donc quand Jésus prononce une parole de malédiction, je dois vous dire que c'est difficile d'avoir la bénédiction, parce que la malédiction, ici, ne vient pas de Satan, mais de la bouche même du Seigneur. « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! » Ils étaient sous la malédiction. Ils n'avaient qu'une chose à faire, c'est se repentir et changer. « Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux, vous n'y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer » C'est encore un fruit de l'hypocrisie. Le fait d'avoir une apparence religieuse, même si elle est très belle, ne va jamais apporter la vie de Dieu. Et ceux qui arrivent, qui voient une belle apparence, peuvent être trompés au début, parce qu'ils sont jeunes. Ils voient… "Ah, c'est merveilleux ! Quel serviteur de Dieu merveilleux !" Mais c'est une carcasse blanchie qui ne peut pas faire entrer dans le Royaume une âme qui arrive, parce que la vie de Dieu n'y est pas.

 

Au verset 14, Jésus dit : « Vous dévorez les maisons des veuves ». Ils avaient l'appât du gain pour essayer de récupérer toutes les richesses de ces pauvres veuves.

 

« Malheur à vous, vous faites pour l'apparence de longues prières ». Vous avez remarqué comme les prières de Jésus étaient courtes ? Devant la tombe de Lazare : « Lazare, sors ! » Moi, je ne sais pas combien de mots j'aurais dit, mais souvent, plus le problème est compliqué, plus on fait une longue prière ! Ah, on a besoin de se persuader soi-même. Mais Jésus faisait toujours des prières courtes. D'ailleurs, j'ai même remarqué une chose, je crois vous l'avoir dit une fois, aussi bien Jésus que les disciples ne priaient pas devant le problème. Ils prononçaient une parole devant le problème. Ils priaient avant. Chaque fois que Jésus se trouvait devant un malade, on ne voit jamais Jésus se tourner vers son Père en disant : "Père, Tu vois cet homme qui vient vers Toi, je Te le présente. Je Te demande de le bénir, de le guérir". Jamais ! Vous pouvez lire la Bible en entier, jamais Jésus ne l'a fait, sauf erreur, une seule fois. En revanche, il est dit qu'Il passait des nuits, des heures à prier. Il passait des heures à dire : "Père, Tu vois, je vais prier demain pour ces malades. Oins-moi de ton Esprit pour que dès que je les verrai, une parole, un geste, qu'ils soient instantanément guéris". Il arrivait devant le malade qui disait : "Seigneur Jésus, guéris-moi". Jésus dit : "Sois guéri. Lève-toi. Prends ton lit, marche". Une parole : « Lazare, sors ! » Ça suffisait, parce qu'Il avait prié déjà avant. Les pharisiens, les hypocrites, faisaient pour l'apparence de longues prières, qui souvent ne marchaient pas.

 

Et au verset 15 : « Malheur à vous parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ». Un prosélyte, c'était quelqu'un qu'ils essayaient de gagner à la foi juive. Mais nous, en tant que chrétiens, nous pourrions aussi faire la même chose et faire beaucoup de missions d'évangélisation. On va essayer d'attirer des milliers d'âmes au Seigneur. Ils vont venir. Est-ce qu'ils vont voir des disciples pleins de la vérité du Seigneur, ou des hypocrites ? Parce que ceux-là, ils ont passé du temps à courir la terre pour faire des prosélytes et ensuite, quand ils les ont attirés, ils en ont fait des fils de la géhenne deux fois plus qu'eux. Ils ne pouvaient pas donner ce qu'ils n'avaient pas. Ils étaient remplis de l'hypocrisie, ils ont transmis l'hypocrisie et bien plus encore à ceux qui venaient. Vous vous rendez compte le risque qu'ils ont pris ? Evidemment, je suis sûr qu'il y en a qui ont remarqué ça avant, qui ne se sont pas laissés avoir. Mais un grand nombre sont devenus comme eux, des hypocrites.

 

Si nous, en tant que chrétiens, nous vivons une vie d'hypocrisie, c'est peine perdue que d'essayer de témoigner et d'évangéliser pour faire venir au Seigneur et dans sa maison des âmes nouvelles. Si nous avons un vernis d'hypocrisie, ils ne vont pas tarder à s'en apercevoir. Peut-être pas au début, mais au bout de quelque temps, quand ils verront les fruits que notre vie porte en privé. Quand je veux juger de la vie d'un frère ou d'une sœur, ce n'est pas sur une estrade ou dans l'église, le dimanche, que je vais juger. C'est chez lui à la maison, si je peux avoir assez de contacts avec lui pour voir dans le privé comment il se comporte. Donc, si je veux montrer les fruits du Seigneur, de la vérité dans ma vie, ça va se voir dans le privé avec ma femme, avec mes enfants, dans ma maison, parce que c'est là que j'aurai le moins de retenue. Vous avez remarqué ça aussi ? Je vais me retenir devant ceux qui ne me connaissent pas, mais devant ceux qui me connaissent depuis longtemps, j'aurai moins de scrupules. Et c'est là que ça va sortir, toutes les mauvaises choses, beaucoup plus facilement. Les problèmes les plus graves, c'est toujours au niveau de la famille ou des amis très proches. C'est triste, mais c'est ça. Alors c'est inutile, bien-aimés, de faire beaucoup d'évangélisation si l'église est remplie d'hypocrites. J'espère, je ne connais pas les cœurs, Dieu seul les connaît. J'espère, je dis : "Seigneur, je Te supplie qu'il n'en soit pas de même pour moi, pour mes bien-aimés, mes frères, mes sœurs, pour ton Eglise". Mais quand je regarde dans ma vie, dans ma propre vie, la facilité avec laquelle l'hypocrisie se glisse et quand je vois autour de moi l'hypocrisie qui règne dans tellement d'églises, de vies de chrétiens, même dans la vie des conducteurs, je dis : "Seigneur, il y a là un problème majeur ; majeur ! Et bien souvent, si les âmes nouvelles ne persévèrent pas dans l'église, c'est parce qu'après quelque temps, elles ont vu que c'était une apparence, et derrière, du creux. Ces âmes nouvelles ne s'en sont pas rendues compte tout de suite, mais après quelques temps, elles nous ont connus en privé. Et là, elles ont été découragées. Elles ont dit : "Comment ? Un serviteur de Dieu ? Quelqu'un qui a trente ans de conversion, se comporter encore comme je le vois se comporter aujourd'hui ? Et qui vient encore me juger ? Moi, je n'en veux pas de cette église-là. Je n'en veux pas, de cette vie-là". Et ils s'en vont et ils se perdent. Vous vous rappelez que Jésus a dit dans Jean 13:35 : « A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres ». Si vous avez les uns pour les autres l'amour véritable, pas un amour rempli d'hypocrisie.

 

Au verset 23 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth, du cumin et vous laissez ce qui est le plus important dans la loi : la justice (la justice du Christ), et la miséricorde ». Le pardon qui vient vraiment du fond du cœur, contre ceux qui nous ont offensés ou traités injustement, c'est ça, la miséricorde. C'est pardonner à quelqu'un qui ne mérite pas d'être pardonné. C'est lui dire : "D'accord, j'efface l'ardoise. C'est fini, il n'y a plus rien. Je n'y reviens plus, je ne remets plus ça sur la table, c'est terminé. Je te fais miséricorde".

 

« vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres chose ». Justice, miséricorde et fidélité. Fidélité au Seigneur malgré nos faiblesses, nos hauts et nos bas. "Seigneur, tu sais que je T'aime et que je veux marcher avec Toi. Je veux Te rester fidèle jusqu'au bout. Aie pitié de moi, et travaille dans mon cœur pour faire de moi un vrai disciple".

 

Ils payaient la dîme. La dîme n'est pas un enseignement pour le chrétien du Nouveau Testament. C'est quelque chose qui était sous la loi, même avant la loi, bien avant, c'est donc un principe spirituel que Dieu avait donné dans des temps qui n'étaient pas ceux de la grâce, alors que maintenant, pour nous, Chrétiens du Nouveau Testament, ce n'est pas dix pour cent que le Seigneur demande, c'est cent pour cent. Il nous demande de marcher par l'esprit. Rien ne nous appartient, pas même notre propre vie. J'ai vu des Chrétiens qui donnaient leur dîme à la virgule près, après impôts, et puis après, ils étaient contents. Le reste, c'étaient quelques offrandes supplémentaires. Mais ce n'est pas ça, la vie du Nouveau Testament. Le Nouveau Testament, c'est marcher par l'esprit (conduit par l'Esprit du Seigneur) pour que le Seigneur me dise jour après jour ce que je dois faire de tout ce qu'Il m'a donné et qui Lui appartient. De ma propre vie, je vais donner dix pour cent ? Si je donne dix pour cent de mes ressources, j'aurais tendance à donner dix pour cent de ma vie, de mon temps etc… au Seigneur. Mais le Seigneur demande du cent pour cent, bien-aimés ; cent pour cent de mon argent. Cent pour cent de mon temps, cent pour cent de mes loisirs, cent pour cent de tout ce que je peux faire. Que tout soit conduit par Lui. Amen ? Vous croyez que c'est possible ? Alléluia ! C'est possible, parce que Dieu le veut et Il nous aidera à le faire. Donc eux, pour revenir aux principes spirituels, ils faisaient tout ce qu'il fallait faire dans leur religion et ils oubliaient l'essentiel : de marcher par l'Esprit du Seigneur !

Lisons au verset 25 : « Vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat (bien astiquer le dehors !) mais au-dedans, ils sont pleins de rapine et d'intempérance ». Rapine : le besoin d'accumuler pour soi. C'est l'égoïsme, c'est le besoin d'être vu, toujours. Le besoin d'accumuler. L'intempérance, c'est l'incapacité de se contrôler d'une manière ou d'une autre. Les intempérants ne peuvent pas se contrôler sur le plan de la nourriture, sur le plan de tout autre chose ; ou des plaisirs de ce monde. Ils n'arrivent pas. Ces pharisiens n'y arrivaient pas ; pour l'apparence, oui. Mais dans leur vie de tous les jours, non. Ils n'y arrivaient pas.

 

 

26 Pharisien aveugle! nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne net

 

 

Verset 26 : « Pharisiens aveugles ! (Vous voyez que l'hypocrisie nous aveugle) nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne net ». Nettoie premièrement l'intérieur, le Seigneur s'adresse à nous tous. Si nous discernons qu'il y a la moindre hypocrisie dans notre vie, le Seigneur va nous prendre à part et nous dira : "Bien-aimé, je te demande de nettoyer l'intérieur de ta coupe, l'intérieur de ton plat. Je ne te permets pas de continuer à vivre dans cette hypocrisie qui est un danger pour toi et pour mon œuvre. Il faut que tu comprennes ce que tu as à faire. Nettoie d'abord l'intérieur ! Repens-toi de cette hypocrisie et après, tu pourras penser à l'extérieur. Si l'intérieur est propre, il n'y aura aucun mal à changer l'extérieur".

 

Toutes les règles de bonne apparence extérieure, de façons de s'habiller, de voiles sur la tête pour les femmes, etc., sont de l'hypocrisie si l'intérieur n'est pas d'abord nettoyé. A quoi servirait à une femme de porter le voile qui représente la soumission à l'autorité dont elle dépend, si dans le fond de son cœur, elle est rebelle a son mari ? Elle doit avoir d'abord le désir ardent d'être une femme soumise, et d'autre part, manifester pratiquement cette soumission ? Pour un homme, c'est la même chose. A quoi cela lui servirait-il d'avoir une belle apparence de chrétien modèle, si au-dedans ce sont des ossements desséchés ? On ne trompe pas le Seigneur.

 

Tout ceci, qui était pratiqué par les pharisiens, montre que leur conscience avait une marque de flétrissure. Dans 1 Timothée 4:2, l'apôtre parle des faux docteurs hypocrites, qui ont dans leur conscience une marque de flétrissure. La flétrissure, c'est quelque chose qui souille. Ils avaient de l'impureté en-dedans, et cette impureté se traduisait par toutes sortes de mauvaises œuvres, faites en cachette, alors qu'ils arrivaient à tromper les hommes, mais pas le Seigneur. Leur conscience était flétrie. Pour nous, Chrétiens, quand Jésus dit : "Faites attention de ne pas vous laisser contaminer par le levain des pharisiens", Il emploie une image qui nous montre que le levain a la propriété d'être un tout petit grain qui fait grossir une bonne masse de pâte. Si on introduit un grain de levain dans une masse de farine, ça fait gonfler toute la masse.

 

Si on laisse un grain d'hypocrisie entrer dans notre vie, ça va contaminer tout l'ensemble de notre vie chrétienne. Et pour nous, Chrétiens, il y a deux aspects sur lesquels nous devons veiller en particulier à ne pas laisser l'hypocrisie entrer, c'est l'amour et la sagesse. L'amour, tout le monde sait ce que c'est, l'amour de Dieu. La sagesse, c'est recevoir de Dieu la solution qu'il faut dans une situation difficile. Dans Romains 12, au verset 9, après avoir donné le conseil d'offrir nos corps comme sacrifices vivants, Paul dit : « Que l'amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ». Que l'amour, au milieu de nous, soit sans hypocrisie. C'est tellement facile d'avoir un amour hypocrite : "Oh, mon bien-aimé frère, il y a longtemps que je ne t'ai pas vu, viens, que je t'embrasse !… (et à part : si je pouvais l'éviter, celui-là…)" Un amour hypocrite, c'est ça. C'est quelque chose qui se répand en beaux compliments, en belles paroles, alors qu'au fond de notre cœur, il n'y a pas un amour sincère pour ce frère ou cette sœur. On a de l'amertume, on a de la rancune, on a de la haine sous une forme ou une autre. Et comme c'est quelque chose d'inavouable, on le couvre par une apparence d'amour. Alors quand ces choses sont dans l'Eglise de Jésus, vous voyez les dégâts que ça fait ? Vous voyez la porte ouverte à l'action des mauvais esprits ? Parce que ça n'a rien d'une vérité, ça. Ce n'est pas la vérité mise en pratique. Il vaudrait encore mieux, si vous êtes coléreux, que les gens voient que vous l'êtes. Mieux vaudrait ne pas essayer de le cacher en le montrant montrer seulement à votre femme chez vous, ou à votre mari, alors qu'à l'église, jamais, on ne vous a jamais vu en colère, jamais !! Dès que vous êtes rentrés chez vous, alors là, ça barde ! Il vaudrait mieux que vous piquiez une bonne colère devant toute l'église et qu'on voie que vous êtes coléreux, au moins, on pourra prier pour vous et vous ne passerez plus pour un hypocrite.

 

Dans Jacques 3:17 : « La sagesse d'en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité et d'hypocrisie ». Le Seigneur veut que nous soyons des disciples sages ; voilà le signe de la vraie sagesse du Seigneur. C'est la pureté, la paix, la modération, l'esprit de conciliation. On essaye d'être conciliant. Cela ne veut pas dire plein de compromis, cela veut dire essayer de trouver un accord, s'il est possible, tout en restant droit dans la Parole du Seigneur. « Pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité et d'hypocrisie ». La duplicité, c'est semblable à l'hypocrisie, c'est cacher, avoir une apparence, une ruse. La sagesse d'en haut est totalement dépourvue d'hypocrisie. Et comme le Seigneur veut que nous soyons des disciples pleins de la sagesse d'en haut, nous avons là aussi un moyen de contrôle pour savoir si l'hypocrisie est présente aussi dans notre vie ou non. S'il y a dans notre vie un manque de pureté, un manque d'esprit pacifique, un manque d'esprit de modération et de conciliation, si nous n'avons pas ça, c'est bien souvent que l'hypocrisie s'y trouve aussi. Les deux vont ensemble. Quand on ne marche pas dans la vérité en tant que chrétien, on n'aime pas ça en général, et on essaye de donner le change, et de produire extérieurement quelque chose qui n'est pas la vérité. Quand la pureté, l'esprit pacifique véritable, la modération véritable y est, l'hypocrisie n'y est pas non plus. C'est évident, ça va de soi. L'Esprit du Seigneur peut se manifester pleinement dans nos vies par la bonté, l'amour, la miséricorde, et il n'y a pas d'hypocrisie. Mais si nous savons que dans le fond de notre cœur il y a des tendances à la jalousie, la colère, l'animosité, que ces choses y sont déjà présentes, en train de bouillir, on va essayer de cacher ça. Parce qu'on sait que ce n'est pas bon et que pour le moment, on ne l'a pas enlevé. Il vaut mieux l'avouer au Seigneur et aux autres en disant : "Priez pour moi, je reconnais que j'ai ce caractère-là, que j'ai cette tendance-là, que j'ai cet esprit de zizanie, de critique, de jugement, de manque de conciliation, de manque de miséricorde, de mauvais fruits. Au lieu de faire l'hypocrite ou d'aller juger les autres sur ce que tu pratiques toi-même, reconnais-le devant les autres, dis-le à tes frères et sœurs. Si nous voulons que l'amour et la sagesse se manifestent parfaitement au milieu de nous, éliminons toute racine d'hypocrisie.

 

Si je reconnais que l'hypocrisie est vraiment un problème dans ma propre vie, je dois savoir ce qu'il faut faire pour en sortir. Et il faut en sortir, bien-aimés, si nous voulons marcher dans la vérité ! La première chose que nous devons savoir et ne jamais oublier, c'est que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. Chacun rendra compte à Dieu pour lui-même ! Je ne vais pas rendre compte à Dieu pour les péchés de mon voisin. Je rendrai compte à Dieu pour moi-même. Ce n'est pas à des hommes que j'ai à rendre compte pour essayer d'avoir leur faveur, c'est à l'Eternel, à mon Dieu, maintenant et au jour du tribunal de Christ. Quand j'aurai à me présenter devant Lui, (le Seigneur dit que nous, chrétiens, nous aurons à être présentés devant le tribunal de Christ pour que nos œuvres soient passées au feu. Tout ce qui sera consumé par le feu disparaîtra, et je perdrai toute récompense parce que ces œuvres auront été faites dans l'hypocrisie et pas dans l'authenticité.) Chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. Ça nous rend humbles de le savoir parce qu'on a toujours tendance à critiquer les autres pour le mal qu'ils nous font. C'est une tendance générale. Je crois qu'il n'y en a pas un parmi nous qui soit à l'écart de cette tendance. Elle est dans la chair de péché. On a tendance à critiquer les autres pour le mal qu'ils nous font et surtout pour le mal injuste qu'ils nous font. Ce sont là les plus grosses critiques. Le mal injuste qui nous est fait est insupportable pour notre chair et la tendance va être de critiquer, de nous venger d'une manière ou d'une autre.

 

Romains 14:12 nous dit : « Ainsi, chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même" et ajoute : "Ne nous jugeons donc plus les uns les autres ». Pourquoi ne dois-tu pas juger ton frère ? Parce que tu vas passer devant le jugement de Dieu. Et je t'assure que si tu as passé ta vie à juger méchamment les autres, alors que tu pratiquais ce que tu jugeais chez les autres, Dieu ne va pas te rater, parce que Dieu est un Père qui nous aime, et qu'il va châtier Ses enfants comme ils le méritent pour que nous participions à Sa sainteté. Mais Il ne va pas nous rater. Et je ne le dis pas pour faire apparaître Dieu sous un jour de père fouettard, c'est un Père aimant et bon ; mais il est bien dit dans la Parole du Seigneur que le Seigneur châtie Ses enfants parce qu'Il nous aime. Je préfère donc faire tout ce qui est en mon pouvoir pour me juger moi-même avant que Dieu me juge. 1 Corinthiens 11 nous dit de faire cela avant de prendre la cène. Le texte dit : "Juge-toi toi-même. Fais attention, parce que si tu prends la cène indignement, avec un esprit de jugement, d'hypocrite, tu vas prendre un jugement contre toi-même. Et c'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup de malades et qu'un grand nombre sont morts prématurément". Parce qu'ils n'ont pas jugé leur propre vie avant de juger celle des autres, et ils osent, nous osons prendre le pain et le vin comme ça ? Savez-vous que ce passage indique la seule cause de maladie décrite dans tout le Nouveau Testament pour les Chrétiens ? Prendre le pain et le vin indignement, c'est la seule cause de maladie décrite dans le Nouveau Testament. "C'est pour cela qu'un grand nombre d'entre vous sont malades et sont morts prématurément".

 

Dans nos églises, pratiquons ce qui est dit : "Juge-toi toi-même", devant Dieu à la lumière de sa Parole", au lieu de passer ton temps à l'imposition des mains, à l'onction d'huile, et à demander la prière des uns et des autres. Bien souvent, c'est parce que tu as pris la cène alors que dans ton cœur tu étais hypocrite et que tu avais gardé de la rancune contre ton frère, contre ton mari, contre ta sœur, contre quelqu'un, et que tu n'as pas réglé ça devant Dieu et devant lui. C'est sérieux, bien-aimés. On ne s'amuse pas avec le Seigneur, on ne joue pas avec Dieu.

 

Ce n'est pas pour mettre la frousse dans nos cœurs que je dis ça, il faut que vous le compreniez. C'est simplement pour avoir la crainte biblique de Dieu dans l'amour, parce que si je crains Dieu, c'est parce que je L'aime et je sais que mon Dieu veut tellement Se réjouir dans ma vie par la manifestation de la vérité et de la justice. Il en a assez, le Seigneur, de l'hypocrisie au milieu de nous et dans ma vie. Il en a assez. Arrêtons ! Jugeons-nous ! Que chacun se juge devant Dieu à la lumière de sa Parole et de son Esprit. Et vous savez, si on le fait honnêtement devant Dieu, on va perdre l'esprit de jugement et l'esprit critique qu'on a. Parce que le Seigneur nous dira : "Oui, tu viens te plaindre d'un tel ou d'une telle devant moi, mais bien-aimé, qu'est-ce que tu as fait, toi dans cette situation ?" Le Seigneur va mettre sous nos yeux notre part de responsabilité. Combien de fois cela m'est arrivé quand j'arrivais devant le Seigneur en disant : "Seigneur, je n'en peux plus ! Regarde ce qui se passe ! Regarde la situation que je suis en train de vivre !" Et le Saint-Esprit me dit : "Et toi, bien-aimé, quelle est ta part de responsabilité dans cette situation-là ? Tu veux bien la reconnaître aussi ? En premier ? Ah, tu te plains d'un tel ? C'est possible que tu n'aies absolument rien fait, ça arrive. Dans ce cas là, tu es injustement traité et c'est une grâce que Dieu te fait. Réjouis-t'en, Il te dit. Tu as été injustement traité, c'est une grâce. Considère-le comme une joie parfaite. Mais là, ta part de responsabilité à toi ? Tu te plains devant moi de ton mari, de ta femme, de ton frère, de ta sœur, mais toi, est-ce que tu n'y es pas pour quelque chose ?

 

Dans Lamentations de Jérémie, au chapitre 3, verset 37 et suivants : « Qui dira qu'une chose arrive sans que le Seigneur l'ait ordonnée ? (Donc, alléluia ! Tout, absolument tout) N'est-ce pas de la volonté du Très Haut que viennent les maux et les biens ? » Dieu ne veut pas le mal pour nous, bien évidemment. Mais Il va permettre que des mauvaises choses nous arrivent pour nous apprendre quelque chose parce que « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ». Donc iI va m'apprendre le discernement pour que je sache ce que j'ai à faire dans telle situation, soit résister à un démon qui m'attaque, soit voir si c'est le châtiment de Dieu. Là, je ne vais pas résister à Dieu. J'ai besoin de la sagesse du Seigneur. « Pourquoi l'homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés. Recherchons nos voies et sondons-les. Et retournons à l'Eternel. Elevons nos cœurs et nos mains vers Dieu qui est au ciel. Nous avons péché, nous avons été rebelles. » Vous avez remarqué comment Daniel, Néhémie, Esdras prenaient sur eux et avec eux le péché de leurs pères. "Seigneur, nous avons péché. Nous avons commis l'iniquité." Seigneur, dans cette situation-là dont je souffre, montre-moi si je n'ai pas ma part de responsabilité. Montre-moi, Seigneur ! Je ne veux pas commencer à me plaindre de quelqu'un si moi, dans cette situation-là, d'abord, je n'ai pas à me plaindre de mon propre péché. Et ça, c'est capital, bien aimés, entre maris et femmes, parents et enfants, frères et sœurs proches dans l'église. Si on faisait ça ? Vraiment, si on avait ce réflexe : "Seigneur, je vais être jugé pour mes propres œuvres. Alors Seigneur, je veux me sonder, moi, pour voir si en toute situation, je n'ai pas une part de responsabilité".

 

Si le Seigneur me montre que j'ai une part de responsabilité, à ce moment-là, évidemment, la suite est simple, s'Il me demande de me sonder, c'est pour me détourner de mes mauvaises voies. Ce n'est pas pour dire : "Ah bon, je reconnais que je suis hypocrite. Je reconnais que je le suis, et je le reste." Ce n'est pas ça, la vraie repentance ! La vraie repentance, c'est quand le Seigneur nous montre ce que nous sommes. C'est prendre une fois pour toutes devant Dieu, avec son aide, la décision ferme de changer ; de décider qu'à partir de ce jour, c'est terminé, c'est dire : "Seigneur, j'ai pris la décision que ça ne se reproduira plus".

 

Je n'ai pas trop confiance, en général, dans les larmes, bien que dans une vraie repentance, on soit parfois amené à verser d'abondantes larmes, et ça fait du bien de pleurer. Mais quelquefois, les larmes ne veulent pas dire forcément qu'il y a eu repentance profonde. Quand Jean-Baptiste dit à ceux qui venaient : "Race de vipères ! Produisez du fruit digne de la repentance !" Cela veut dire : "Je verrai si tu es repenti sincèrement, non pas à l'abondance des larmes que tu as versées, mais si, dans ta vie le fruit a changé, et si c'est le fruit de l'Esprit que tu commences à porter ou que tu continues à porter. Est-ce que c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur…? Est-ce que c'est ça qui grandit dans ta vie ? Tu seras jugé sur le fruit. Tu ne seras pas jugé sur les dons que tu as reçus. Qui es tu ? Ce que tu as reçu, tu l'as reçu du Seigneur. Tu ne vas pas être jugé sur les miracles que tu as faits. Tu vas être jugé sur le fruit que tu as porté dans ta vie. Je serai jugé sur le fruit que j'ai porté. Donc je dois me détourner de mes mauvaises voies et pour ça, il n'y a pas trente-six solutions, je dois me placer devant le Seigneur pour qu'Il me les montre. Le Saint-Esprit est celui qui convainc de péché, de justice et de jugement. Il va me convaincre de péché et après, Il me montre les deux voies qui suivent. Une fois que je suis convaincu de péché, il n'y a que deux voies : ou la voie de la justice, ou la voie du jugement. Si je veux me détourner de mes mauvaises voies, je prends la voie de la justice, et le Saint-Esprit est avec moi pour m'aider. Si je ne veux pas me détourner, que je reste dans la voie de mes mauvaises œuvres, c'est le jugement de Dieu qui vient. Et la bonté de Dieu me pousse à la repentance.

 

Il y a quelque chose de très spécial, un aspect auquel je dois veiller en particulier, c'est là que l'hypocrisie et l'iniquité se glissent le plus : le domaine de la langue parce que c'est par la langue que l'hypocrisie est la plus grande. Dans le Psaume 39, au verset 2 : « Je disais : Je veillerai sur mes voies (c'est ce qu'on vient de dire : on doit veiller sur ses voies), de peur de pécher par ma langue ». La première des œuvres mauvaises que nous pratiquons, c'est par la langue. « Je mettrai un frein à ma bouche tant que le méchant sera devant moi. Je suis resté muet dans le silence, je me suis tu, quoique malheureux, et ma douleur n'était pas moins vive. Mon cœur brûlait au-dedans de moi, un feu intérieur me consumait et la parole est venue sur ma langue. Eternel, dis-moi quel est le terme de ma vie ? Quelle est la mesure de mes jours, que je sache combien je suis fragile ». Voyez, David avait compris, tout en étant roi et prophète, que lui, qui était grand, n'était rien du tout devant le Seigneur. Et il disait, lui qui avait eu de si belles paroles, des Psaumes si merveilleux, des prophéties si extraordinaires, "Seigneur, mets une garde à ma bouche », parce que quand je suis appelé à veiller sur mes œuvres, c'est de crainte de pécher par ma langue".

 

Veillons en premier lieu sur notre langue ; en tout premier, en tout premier. Si je veux y arriver, Jésus me dit : « Veillez et priez pour avoir la force de tenir debout », donc de rester fidèle dans mes voies. Si je dois veiller sur mes voies, je dois veiller et prier pour que le Seigneur me garde debout. Passe du temps devant le Seigneur en disant : "Seigneur, éclaire-moi sur ce que je suis. Montre-moi, Seigneur". Pour ma part, ça a été mon expérience, et quelquefois, Il m'a montré des choses que je ne Lui demandais même pas, alors que je venais Le prier pour tout autre chose, mais du fait que je me trouvais en sa présence, le Seigneur me disait : "Tu vois, je voudrais que tu règles ça dans ta vie. Je te montre ça, règle-le". Si je passe du temps à veiller et prier, le Seigneur me donnera la force de veiller sur mes voies et de me tenir debout ; d'avoir la force de rester debout jusqu'au jour de Christ.

 

Dans Proverbes 19:16, Dieu dit : « Celui qui garde ce qui est commandé garde son âme. Celui qui ne veille pas sur sa voie mourra ». Alors il nous est dit de veiller les uns sur les autres, c'est sûr, c'est biblique aussi. Mais comment pouvons-nous bien veiller les uns sur les autres si nous ne commençons pas par veiller d'abord sur nos propres voies ? Quel conseil vrai vais-je pouvoir donner à quelqu'un, quelle aide authentique véritable vais-je pouvoir donner, si je ne veille pas sur mes propres voies ? Si je laisse l'hypocrisie entrer ou dominer dans ma vie ? Je ne pourrai rien faire de bon et non seulement je ne peux rien faire de bon, mais ça va amener la mort dans ma vie, la malédiction de Dieu. « Celui qui ne veille pas sur sa voie mourra ».

 

Dans 1 Timothée 4:16 : Paul dit à Timothée : « Veille sur toi-même et sur ton enseignement. Persévère dans ces choses, persévère dans le fait de veiller car en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même et tu sauveras ceux qui t'écoutent ». C'est exactement la même idée que dans l'Ancien Testament. Il dit : "Veille sur tes voies, veille sur toi-même, veille sur ton enseignement, car en faisant cela, tu te sauveras". Si tu ne le fais pas, tu vas laisser la mort entrer en toi. Dans 1 Corinthiens 10:1, « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, ils sont tous passés au travers de la mer, qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ; qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel, qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel car ils buvaient à un rocher spirituel et ce rocher était Christ. Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu puisqu'ils périrent dans le désert ». Ils n'ont pas veillé sur leurs voies, ils n'ont pas persévéré et ils ont péri dans le désert. « Ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemple ». Voyez, ils ont tous été baptisés dans la mer. C'est la figure du baptême d'eau. Ils ont tous été dans la nuée : baptême du Saint-Esprit ; tous baptisés en Moïse, nous, nous dirions : "en Jésus-Christ". Alors vous vous rendez compte ? Des frères et des sœurs baptisés d'eau, baptisés du Saint-Esprit, baptisés en Jésus-Christ dans la mort et la résurrection de Jésus, dans la plénitude du Seigneur, n'ont pas été agréables à Dieu et ils ont péri dans leur désert, parce qu'ils n'ont pas veillé sur leurs voies. Pour tromper les autres, ils ont été hypocrites et ils ont péri. C'est le malheur et la ruine qui attendent ceux qui n'éliminent pas l'hypocrisie de leur vie.

 

J'en viens à la conclusion : c'est seulement après avoir veillé sur moi-même que je pourrai veiller sur d'autres. En effet je sais que j'ai à rendre compte moi-même devant Dieu. Je sais que j'ai à veiller sur mes voies d'abord, pour éliminer les mauvaises voies et marcher dans la vérité de Dieu ; pour confesser mon péché au Seigneur, recevoir son pardon et marcher dans l'honnêteté, dans l'authenticité devant les autres et devant mon Seigneur. Ensuite, je pourrai mettre en pratique cette parabole de Jésus, ensuite, je vais m'intéresser à toi, mon frère ou ma sœur, réellement, et je vais t'aider à enlever la paille qui est dans ton œil. Je vais t'aider à ôter la paille. Et ça va être fait comme Jésus l'aurait fait, sans esprit de jugement ; et l'autre va le sentir. Si j'arrive avec ma grosse poutre dans les yeux, qui va se voir, (une poutre, ça se voit ! Il n'y a que moi pour ne pas la voir, évidemment, elle m'aveugle.) Vers celui qui est en face de moi, je vais arriver avec ma grosse poutre en disant : "Viens ici, je vais t'enlever ta paille !" Vous ne croyez pas que l'autre va se moquer de moi ? Mais si je me tiens devant le Seigneur dans l'honnêteté en disant : "Seigneur, enlève mon aveuglement. Je veux passer du temps à nettoyer l'intérieur de la coupe". Ensuite, je vais pouvoir m'approcher avec miséricorde et compassion de mon frère et de ma sœur, et je vais lui dire : "Viens, bien-aimé ! Tu as une petite paille dans l'œil, ne t'inquiète pas, moi, j'avais une grosse poutre. Mais tu as une petite paille, je vais t'aider. Viens !" C'est plus facile, alors, d'aider l'autre à enlever sa paille.

 

Lisons Dans 2 Timothée 2, à partir du verset 22. Paul vient de parler d'un vase d'honneur, propre, sanctifié, utile à son maître et il termine en disant : « Fuis les passions de la jeunesse et recherche la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur, (donc d'un cœur sans hypocrisie) Repousse les discussions folles et inutiles, sachant qu'elles font naître des querelles. Or, il ne faut pas qu'un serviteur du Seigneur ait des querelles. (Vous remarquez qu'il s'adresse en priorité aux serviteurs du Seigneur parce que c'est souvent là qu'il y a le plus de querelles. Ce n'est pas dit dans un esprit de jugement, mais c'est une constatation. Et il le dit exprès, à cause de l'hypocrisie qui règne) Il ne faut pas qu'un serviteur du Seigneur ait des querelles, il doit au contraire avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doux et patient. Il doit redresser avec douceur les adversaires dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité ». Si je cherche d'abord le Seigneur pour enlever la poutre qui est dans mes yeux, je vais pouvoir reprendre mon prochain avec douceur et avec amour parce que l'esprit de jugement et l'hypocrisie ne seront plus dans ma vie. Et je ne vais pas être amené à lui taper dessus en lui disant : "Tu vois ce que tu fais ?" alors que je suis en train de pratiquer la même chose. L'hypocrisie sera enlevée, la cause de cette hypocrisie sera réglée devant Dieu et je vais pouvoir redresser avec douceur et amour celui qui s'égare ou celui qui tombe dans le péché. C'est ça que le Seigneur veut que nous fassions ; que nous puissions nous reprendre les uns les autres avec amour, patience et douceur.

 

Mais n'oublions pas, auparavant, de passer du temps devant le Seigneur pour que l'Esprit de l'Agneau entre profondément en nous ; que nous soyons imbibés de l'Esprit de l'Agneau, de l'esprit d'humilité, de patience, de bonté, d'amour. Disons-Lui : "Seigneur, je veux être un disciple accompli. Montre-moi où est l'hypocrisie dans ma vie. Je ne veux pas me contenter d'avoir l'air d'être un bon chrétien. A quoi ça sert de paraître ? Toi, tu vois, Seigneur, Tu veux la vérité, alors Seigneur, montre-moi. Je suis prêt a étaler sur la table, si Tu me le demandes, tout ce qui doit être étalé". Au sens où Dieu le veut, c'est-à-dire de confesser mon péché à quelqu'un à qui je dois le confesser ; à mettre ouvertement mes mauvaises actions sous les yeux de quelqu'un que j'ai offensé ; pour dire : "pardonne-moi." Il y en a qui vont trouver les autres pour demander pardon et puis ils leur disent : "Oui, tu sais, je te demande pardon pour cela, mais tu sais, si tu n'avais pas fait ça, ça ne serait jamais arrivé. Si tu ne m'avais pas traité comme ça… Je te pardonne, mais enfin, quand même…" Où est l'esprit de douceur ? Tandis que quand j'arrive après avoir passé du temps, brisé devant Dieu qui m'a montré mon propre péché et m'a montré comment moi, je m'étais comporté, et que je vais trouver l'autre en disant : "Pardonne-moi, vraiment". Je ne vais pas commencer à mettre l'accent sur son péché, mais sur le mien. Et là, je vais amasser des charbons ardents sur sa tête, et lui va être repris dans sa conscience et il va dire : "Mais oui, dans le fond, c'est vrai. Moi aussi, moi aussi, je te demande pardon".

 

Prions Dieu : Seigneur, je Te demande vraiment de tout mon cœur que Tu fasses ce travail dans mon cœur. Je désire que tout levain d'hypocrisie soit enlevé, que Tu me montres partout où il y a une façade, quelque chose qui veut paraître, qui veut se défendre, qui veut se justifier devant les autres : Seigneur, je veux que Tu me montres. De tout mon cœur, je Te le demande. C'est une prière du fond de mon cœur, Seigneur ! Trop souvent, j'ai été hypocrite, Seigneur, devant les autres. Et Seigneur, je veux que ce soit Ta vérité qui transparaisse dans toute ma vie, dans mes pensées, dans mes paroles ; que je puisse être utilisé par Toi, pour être un instrument de miséricorde pour pouvoir redresser avec amour, avec bonté, avec douceur, Seigneur. Je Te prie pour mes bien-aimés qui sont ici : fais cette œuvre dans chacune de nos vies. Donne-nous, Seigneur, dans nos cœurs, le désir de vérité qui est en Toi. Agis profondément, je T'en prie, pour que Ton Nom soit glorifié, pour que Ton œuvre se fasse comme Tu le veux et pour que ceux qui sont autour puissent être attirés par la vérité qui est en nous, Seigneur, par quelque chose de vrai, d'authentique, qui rayonne, qui vient de Toi. Seigneur, je Te le demande comme une grâce, de tout mon cœur. Que Ta vérité règne au milieu de nous, un amour sans hypocrisie. Au nom de Jésus, mon Père ! Amen !