C123  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


© SdV - Toute reproduction autorisée et même encouragée


mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Mon église est-elle conforme à la Parole de Dieu ?

Les églises locales. Les groupes de maison. Les anciens et les diacres. Les ministères de conduite spirituelle.



(message n°3)

 

Ce message fait partie d'une série de 4 messages (références C121 à C124). Il est le troisième de la série.

 

 

Suite du message C122 :

 

Nous avions commencé à parler, la dernière fois, des anciens, des bergers du troupeau, des conducteurs, comme on les appelle, des responsables. Ce qu'on va dire ce soir est vraiment important. Il faut que ça rentre dans le cœur et que ça y reste.

 

Dans Philippiens 1, 1, Paul et Timothée écrivent aux habitants de Philippes :

 

Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres : (2) que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !

 

J'ai déjà lu ce verset la dernière fois, mais je le relis pour vous montrer que, dans l'Eglise de Jésus, il n'y a que des saints, des évêques et des diacres qui sont eux-mêmes des saints. Dans le peuple du Seigneur, vous n'avez que des saints et ils sont saints parce qu'ils ont été sanctifiés par le sacrifice de Jésus à la Croix. Ils ont reçu cette sainteté par la foi en Jésus. Nous ne devenons pas saints par des pratiques religieuses, mais par la foi en Jésus et ce qu'il a fait pour nous. Son sang nous lave et il nous donne une nouvelle nature dans notre esprit. Et là, nous sommes saints, c'est-à-dire mis à part pour Dieu, consacrés à Dieu. Donc, dès que nous venons au Seigneur, nous savons que nous sommes mis à part pour lui, pour son service et pour sa gloire Il n'y a rien qui doit être au-dessus de cet objectif. Nous sommes mis à part pour Dieu et Dieu a besoin de nous. Ça me touche quand je vois que le Seigneur manifeste son besoin de nous. Evidemment, en tant que Dieu, il n'a besoin de rien ni de personne : il se suffit à lui-même. Mais, s'il a créé des créatures et s'il s'est fait des enfants, c'est parce qu'il en avait besoin. Son cœur d'amour doit déverser son amour sur quelqu'un. Souvent nous prions le Seigneur en disant : Seigneur, bénis-moi. Et Dieu nous parle avec son cœur de Père et nous dit : "Bénis-moi". Il est dit constamment dans les psaumes : "Bénissez l'Eternel". Rendons-lui un culte qui lui soit agréable :

 

Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

 

Alors, tous ces saints forment le peuple du Seigneur, l'Eglise universelle qui est répartie, nous l'avons vu, dans diverses localités. Les chrétiens sont appelés par le Saint-Esprit à se réunir dans la localité où ils habitent ou à côté, parce qu'il faut être à une distance raisonnable qu'on peut faire à pied ou à vélo. Je dis cela, parce que des temps difficiles viennent et vous verrez si l'église locale ne va pas se remettre dans le modèle du Seigneur. On va se regrouper avec nos voisins chrétiens, et c'est là, dans les maisons, que l'on va servir vraiment le Seigneur. Donc, ayons toujours cet objectif à l'esprit : Sauf circonstances exceptionnelles ou particulières ou provisoires, le but du Seigneur est de nous amener à se voir avec les frères et les sœurs qui sont autour de nous, quelle que soit leur étiquette, s'ils y consentent et dans l'esprit du Seigneur, c'est-à-dire autour de la recherche de la vérité et du Seigneur.

Ces saints-là, groupés et répartis dans diverses localités qui forment l'Eglise universelle et l'Eglise locale de Christ, sont tous appelés par le Seigneur à exercer un ministère, chacun en particulier, puisqu'on est chacun membre du corps de Christ. Le corps de Christ est réparti en divers organes et chaque organe a sa fonction. Si un organe ne se joint pas au travail général du corps, le corps va être handicapé. Si un organe ne va pas fonctionner, le plan du Seigneur ne va pas bien se faire, parce qu'il va manquer une cellule, un organe, une partie du corps. Nous sommes tous appelés à un ministère de la part du Seigneur, à un travail, à un service pour Dieu, pour la gloire de Dieu, dirigé directement par le Seigneur et par son Esprit, avec des dons surnaturels, c'est-à-dire des capacités qui viennent d'en haut, quelles que soient les capacités qui étaient les nôtres quand nous sommes nés. Il y en a qui sont plus ou moins intelligents, selon le monde, avec plus ou moins d'éducation, plus ou moins de dons naturels. Il y en a qui sont doués pour la musique, pour le chant, d'autres pour les travaux artistiques, d'autres pour la comptabilité ou l'agriculture…Vous avez tous des dons, une formation sur le plan humain, mais, rien de tout cela n'a de valeur aux yeux du Seigneur, si ce n'est que ça peut être sanctifié et utilisé pour le Seigneur. Mais, ce qui plaît au Seigneur, c'est que nous exercions notre ministère avec les dons surnaturels qu'il nous donne, pour que ce soit vraiment pour sa gloire. Je ne vais pas me glorifier devant le Seigneur de ce que j'ai reçu de lui, tandis que tout ce qui correspond à mon travail personnel d'acquisition de compétences, de techniques et de dons, je peux les mettre au service du Seigneur, mais je risquerais de m'enorgueillir de ce que j'ai reçu par mes efforts personnels.

 

Les dons surnaturels du Seigneur sont donnés par le Saint-Esprit à chacun pour l'utilité commune. Donc, à nous de prier le Seigneur pour lui dire : "Je sais que j'ai une place, je sais que j'ai des dons, montre-les moi ou bien donne-moi ceci que tu me mets à cœur. J'ai besoin que tu me révèles ma place et les dons". C'est important de savoir que nous sommes tous appelés à cela. Maintenant, quel est le but fixé par Dieu ? C'est que nous puissions tous grandir, poussés par le Saint-Esprit qui nous habite, pour arriver un jour, par la grâce de Dieu, à la mesure de la stature parfaite de Jésus (Ephésiens 4, 13). Je le redis constamment, mais le plan du Seigneur, c'est cela : nous faire grandir pour que nous ressemblions toujours plus à Jésus, que l'esprit de Jésus nous remplisse, que les pensées de Jésus remplissent nos pensées, que les sentiments de Jésus remplissent nos sentiments, que l'amour de Jésus remplisse nos cœurs en tant qu'individus. En tant qu'église, nous sommes appelés à être le temple saint du Seigneur. Et nous sommes appelés à être l'image parfaite de Jésus. C'est glorieux !

Il faut donc collaborer avec le Seigneur pour atteindre ce but. C'est lui qui le fait en nous, si nous restons fidèles. Alors, pour aider les saints à avancer vers cet objectif, c'est Jésus lui-même, le chef et la tête de l'Eglise, qui nous dirige, assisté du Saint-Esprit qui est l'Exécutant et l'Ordonnateur, avec un grand E et un grand O. Le Saint-Esprit, qui habite dans le cœur de tous les enfants de Dieu, travaille pour ouvrir notre esprit au plan et à la Parole du Seigneur, pour nous faire recevoir ses dons et pour nous aider à grandir en Christ, jusqu'à la perfection. C'est Jésus lui-même qui dirige ce programme.

Maintenant, le Saint-Esprit est aussi aidé et assisté, et c'est une pure grâce de Dieu, parce qu'il pourrait très bien ne pas le faire, par ce qu'il appelle ici des anciens et des diacres qui travaillent ensemble avec le Seigneur, pour permettre à tous les saints d'atteindre cet objectif. Mais ils doivent le faire comme le Seigneur le veut, à l'image et au modèle de Jésus. Donc Jésus est notre modèle parfait. Quand nous regardons comment Jésus s'est comporté en tant que chef de l'Eglise, quand il a vécu sur cette terre, et, par la suite, dans les instructions qu'il a laissées aux apôtres, c'est ce modèle-là qu'il faut suivre. Jésus est notre Sauveur, notre Seigneur, mais il est aussi le serviteur et le modèle. Les anciens doivent travailler comme cela.

Alors, le Seigneur a prévu que ses brebis paissent sous la surveillance d'hommes qui s'appellent des anciens, qui ont un peu plus d'expérience que les autres ou un peu plus de connaissance du Seigneur que les autres ou un appel particulier pour aider les brebis à paître, à se nourrir et à grandir dans le Seigneur. Et, en cela, les anciens sont des dons de Jésus à l'Eglise, de même que Jésus-Christ est le don du Père au monde entier, à l'Eglise aussi, puisqu'il la fait naître en lui.

 

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

 

Donc, le Père a donné le don suprême qui est Jésus pour nous sauver, nous amener à lui et à la perfection. Maintenant, Jésus nous donne le Saint-Esprit, puisqu'il a fallu qu'il monte au ciel et qu'il soit glorifié, pour répandre le Saint-Esprit, et les anciens. Donc, un ancien doit exercer son ministère selon le modèle de Jésus qui représente, dans sa personne, l'ensemble des ministères. Jésus a été l'apôtre parfait, le prophète parfait, l'évangéliste parfait, le pasteur parfait et le docteur parfait. Jésus cumule tous ces ministères dans sa personne et, pour l'aider dans sa tâche, il choisit des hommes à qui il donne une partie de son ministère. Ces ministères d'anciens sont clairement réservés à des hommes, dans la Parole du Seigneur. Alors, je parlerai à part du ministère de la femme. Dans l'esprit du Seigneur, ce n'est pas du tout péjoratif, et on verra en quoi le ministère de la femme, quand il est exercé selon la volonté du Seigneur, est glorieux et tout à fait indispensable, dans l'Eglise du Seigneur. Mais chacun doit être à sa place.

Si les anciens "hommes", c'est-à-dire les 5 ministères d'Ephésiens 4 : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et docteur, qui sont appelés par Dieu pour aider les brebis à grandir, exercent leur ministère à l'image de Jésus, ils vont le faire dans un esprit de soumission et d'humilité au Seigneur et à sa Parole, comme des modèles du troupeau et pas comme des dominateurs du troupeau ou des intermédiaires entre Dieu et le troupeau. Ce sont des hommes qui sont allés plus loin dans la connaissance de Jésus, qui doivent être arrivés plus loin dans le brisement, dans l'humilité et dans l'esprit de service. Si c'est vraiment dans le cœur des serviteurs du Seigneur, il n'y aura pas de problème dans l'église, parce que la soumission qui est demandée est une soumission en Christ, de même que la soumission de la femme à son mari est une soumission en Christ. Et, quand le mari est comme Christ, la femme ne devrait avoir aucun problème à se soumettre, dans l'amour et dans la paix du Seigneur, parce que son mari représente vraiment Christ. Je peux toujours refuser de me soumettre à Jésus, mais quand je suis enfant du Seigneur, brebis du Seigneur, il y a quelque chose qui est dans mon cœur : c'est le désir de faire plaisir à Jésus, parce que je l'aime. Donc, la soumission des brebis aux anciens ne peut se faire que dans l'Esprit du Seigneur et sous certaines conditions que nous verrons. Mais la condition la plus importante, c'est que les anciens eux-mêmes soient à l'image de Jésus et que l'ensemble des brebis soit à l'image de l'Eglise, de la perfection de l'épouse de Jésus.

Donc, la soumission va se faire en Christ, conduite par le Saint-Esprit. Alors, les femmes, mes sœurs, n'ont pas à être jalouses, parce que Dieu a réservé ces 5 ministères à des hommes. Dieu donne des raisons précises pour cela. La femme doit trouver, dans le corps de Christ, la place que Dieu lui donne et qui est une place unique. Et nous verrons tous les ministères que la femme peut exercer. Si elle les exerce dans la plénitude de l'Esprit, je vous assure que beaucoup de choses changeraient dans l'Eglise du Seigneur. Elle n'est pas destinée par le Seigneur à être une espèce de second ordre mise dans un coin ou à la cuisine. Le Seigneur a en vue son épouse à lui et la femme doit représenter l'épouse du Seigneur, comme toute l'Eglise dont nous faisons partie représente l'épouse du Seigneur.

Alors, maintenant, je vais lire dans Actes 6, 1. Quand Jésus est venu sur terre, il a choisi pour commencer 12 hommes qui s'appellent les apôtres. Apôtre, en grec, veut dire "envoyé, messager". Donc, un apôtre est simplement quelqu'un qui est envoyé par Dieu pour un certain ministère. Il y en a eu d'autres après, et il les a formés lui-même, au cours de son ministère terrestre, et, par la suite, une fois qu'il a été glorifié, il les a envoyés pour un ministère mondial assisté par d'autres ministères.

 

En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour.

 

Nous savons que, dans l'église des premiers temps :

 

La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux.

Car il n'y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu'ils avaient vendu, (35) et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l'on faisait des distributions à chacun selon qu'il en avait besoin.

 

Ils avaient, au départ, confiés le soin de distribuer ces richesses aux apôtres. Les gens venaient, apportaient ce qu'ils voulaient donner aux apôtres qui, ensuite, faisaient la répartition selon les besoins de chacun. Mais, là, ils commencent à trouver qu'il y a trop de monde et, qu'à 12, ils ne pouvaient pas faire toute cette tâche qui commençait à être importante. Nous savons, qu'à cette époque, il y avait entre 15000 et 20000 personnes dans l'église de Jérusalem. Alors, 12 anciens pour s'occuper de ce troupeau, ça fait trop peu :

 

Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n'est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables.

 

Donc, ils le faisaient au début. Ils servaient aux tables les pauvres et les veuves qui étaient sans ressources et qui avaient besoin d'être servis. C'était la fonction des apôtres de Jésus, au départ, de même que Jésus s'est abaissé en lavant les pieds de ses apôtres, en leur disant de faire comme lui, pour montrer qu'ils étaient envoyés pour servir. Au début, ils avaient très bien compris la leçon. Ils servaient aux tables les veuves et les nécessiteux. Ils ont commencé par cela, et c'était une preuve d'humilité de le faire. Et puis ils ont compris que l'appel du Seigneur pour eux était un appel particulier à la parole et à la prière :

 

Il n'est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. (3) C'est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l'on rende un bon témoignage, qui soient pleins d'Esprit-Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi.

 

Vous vous rendez compte de la responsabilité spirituelle qu'il y avait dans cette église, au début ? Pour servir aux tables, il fallait des hommes pleins de sagesse, de Saint-Esprit et de foi et de qui on rendait un bon témoignage. Aujourd'hui, dans beaucoup d'églises, on dirait : "Tiens, celui-là, il ne vaut pas grand chose spirituellement, il est tout juste bon à servir aux tables, et on le mettrait à servir aux tables, alors que, dans l'esprit du Seigneur, c'est exactement l'inverse. Il demande des hommes remplis de Saint-Esprit, de foi et de sagesse, pour faire les tâches les plus humbles et les plus basses. C'est l'Esprit du Seigneur. Ce n'est pas l'esprit des hommes. Les grands pasteurs préfèrent être sur l'estrade, la plupart du temps, que servir aux tables. Ils doivent penser aux tâches les plus humbles en priorité. Et il dit :

 

Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole.

 

Donc, ces anciens-là, voilà à quoi ils sont d'abord appelés par le Seigneur. Après, nous verrons comment ils se sont partagé des ministères plus spécialisés, c'est-à-dire : apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs. Au départ, les apôtres étaient spécialisés en tout ce qui touchait au ministère de la Parole et de la prière. Et les deux vont ensemble. Combien de fois Paul dit : "Je prie, ou priez pour moi, ou je prie constamment pour vous les Ephésiens, les Philippiens, les Thessaloniciens". Le ministère des apôtres était un ministère important dans la prière (c'est elle qui est nommée en premier), et dans la Parole, c'est-à-dire l'enseignement, la prédication ou l'exhortation, la prophétie, etc. Tous les dons de la Parole sont réservés aux anciens et ils ont spécialisé d'autres hommes qui étaient remplis de Saint-Esprit et de foi dans les tâches matérielles qui consistent à servir aux tables.

Vous avez donc deux groupes d'hommes, les anciens et les diacres, tels que Paul les décrit dans Philippiens 1, qui sont tous les deux appelés par Dieu, qui doivent tous les deux être remplis de Saint-Esprit, de sagesse et de foi, pour faire les uns, les anciens, des tâches plutôt consacrées à la prière et à la Parole, les autres, les diacres, des tâches plutôt consacrées aux services matériels, et en particulier, au service des tables (on dirait aujourd'hui tous les services matériels et sociaux). Tous doivent prier et tous doivent connaître la Parole, mais, dans l'application pratique, certains sont appelés spécialement au ministère de la Parole et de la prière.

Alors, l'église entière choisit 7 hommes :

 

Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains.

 

Ensuite, on a le début du ministère des diacres pour ceux-là. Et on voit, par la suite, que les ministères de ces premiers hommes se sont développé en fonction des appels particuliers qu'ils ont reçus. Des 7 diacres qui servaient, au début, aux tables, on voit que deux, en particulier, Etienne et Philippe, étaient tellement remplis de Saint-Esprit et de foi que ça n'a pas tardé à se manifester par des miracles, des prodiges, des guérisons et des signes, et qu'ils ont vite quitté les tables pour aller évangéliser. Mais, s'ils ont quitté les tables, ce n'est pas parce que ça les dégouttait ou parce qu'ils voulaient être promu à quelque chose de plus haut. C'est Dieu qui a vu que leur cœur était consacré à ce travail humble et qui leur a dit de changer. Et Philippe a été appelé en Samarie, où un réveil s'est produit. Etienne n'a pas hésité à parler devant le sanhédrin, c'est-à-dire le gratin du judaïsme, pour les secouer au nom du Seigneur. Et il y a donné sa vie.

Donc vous voyez que c'est Dieu qui nous donne une promotion spirituelle, non pas parce qu'il voit que nous désirons être élevé à une plus haute place, mais parce que, dans sa sagesse, il a prévu de nous mettre à tel endroit plutôt qu'à tel autre. Et, pour Dieu, c'est exactement la même chose (je veux dire sur le plan de la valeur spirituelle), si c'est fait comme pour le Seigneur et si c'est fait dans l'Esprit du Seigneur. Que l'on serve aux tables ou que l'on soit le grand apôtre Paul qui a évangélisé tout le monde connu de l'époque, je suis sûr que si l'un comme l'autre a accompli son ministère de tout son cœur et dans le Saint-Esprit, les récompenses seront les mêmes là haut, parce qu'ils ont répondu à leur appel de tout leur cœur, dans l'obéissance et l'humilité, et non pas parce qu'ils ont eu envie de faire ça plutôt qu'autre chose.

 

Un peu plus loin, dans Actes 13, on voit ce qui se passe dans l'église d'Antioche qui était la plus grande église de l'époque. Les chrétiens d'Antioche étaient plusieurs dizaines de milliers, plus encore qu'à Jérusalem. Entre le chapitre 6 et le chapitre 13 on voit qu'il commence à y avoir une certaine spécialisation dans les ministères. L'apôtre Pierre, par exemple, est appelé par le Seigneur plus spécialement pour les Juifs et Paul pour les païens. Paul a été appelé à Antioche par Barnabas et les autres pour exercer un ministère d'enseignement. Donc, à Antioche il y avait plusieurs dizaines de milliers de chrétiens répartis dans de nombreuses assemblées de maison, et, pour s'occuper de ces chrétiens, il y avait une foule de responsables, puisque, dans chaque groupe, il devait y avoir certaines personnes qui exerçaient une fonction de berger. Pour l'ensemble de la ville les anciens exerçaient la surveillance générale de l'œuvre du Seigneur.

 

Il y avait dans l'Église d'Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul

 

Il y avait donc des prophètes et des docteurs. C'est toujours le ministère de la Parole. Les prophètes donnent la parole inspirée du Seigneur directement, les docteurs font un enseignement systématique de la Parole, qui est aussi conduit par le Saint-Esprit, mais d'une autre manière que les prophètes. Les prophètes reçoivent l'inspiration qui est conforme à la Parole et ils la donnent comme une parole vivante qu'ils reçoivent directement du Seigneur, alors que les enseignants prennent la Bible et ils donnent la Parole de manière systématique.

 

Pendant qu'ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu'ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés.

 

Ce n'est pas le comité d'organisation de l'église de Pentecôte ou autre qui a décidé qu'il serait bon d'aller évangéliser la Turquie. C'est le Seigneur qui choisit les anciens, c'est le Seigneur qui les envoie ou qui les met où il veut. Donc, il n'y avait pas encore d'apôtre, au sens d'envoyé. Il y avait des prophètes et des docteurs. Le Saint-Esprit en choisit deux et il les envoie faire un certain travail en dehors d'Antioche :

 

Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains.

 

Ils les laissèrent partir, parce qu'ils savaient bien que c'était le Saint-Esprit qui les avait choisis et qui les conduisait. Il n'y a eu personne pour être sur leur dos tout au long du voyage, à qui ils devaient rendre compte ou faire des rapports ou demander l'autorisation d'aller à Bérée plutôt qu'à tel endroit. Ils leur ont imposé les mains et les ont remis entre les mains du Seigneur. Ceux qui étaient restés devaient sûrement intercéder et prier pour eux, que le Saint-Esprit les protège, les garde et les conduise. Et c'est à ce moment-là que Paul est devenu apôtre. Jusqu'à présent, il était ancien dans l'église d'Antioche. Le Saint-Esprit l'envoie, et, à partir du moment où il est envoyé en dehors de son église locale, il devient apôtre, envoyé de Dieu pour une mission d'évangélisation, d'enseignement, de formation de ceux qu'il avait évangélisés.

 

Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s'embarquèrent pour l'île de Chypre.

 

Donc, je veux introduire maintenant cette idée supplémentaire : dans chaque église locale, il y a des anciens. Vous vous rappelez que l'église locale, c'est la ville. Donc, dans le plan du Seigneur, dans une ville quelconque, il a prévu un groupe d'hommes qui constitue un groupe de surveillants du troupeau, qui le conduit et qui l'aide à avancer dans sa vie spirituelle. Ces anciens doivent faire paître ensemble le troupeau. Le modèle, aujourd'hui, est que, dans chaque ville, il y a 5, 10, 15 ou 20 assemblées qui sont des succursales d'une dénomination nationale, qui sont dirigées, en général, par un pasteur unique, ou avec des anciens. Mais la manière dont c'est dirigé est souvent religieuse. Le pasteur dépend lui-même d'un comité qui le dépasse et tout est décidé au niveau des hommes. Il y a des conventions régionales, locales ou autres, des synodes qui déplacent les pasteurs, qui les mettent à tel ou tel endroit. C'est le conseil presbytéral qui examine les candidatures et qui choisit un tel ou un tel. Ce sont les hommes qui font, j'ose employer le mot parce que c'est ça, leur cuisine personnelle en osant encore demander à Dieu, dans la prière, qu'il bénisse leur travail.

Et je trouve Dieu extraordinairement miséricordieux d'agir quand même dans cette situation-là, en faisant en sorte qu'il y ait quand même quelques conversions, quelques guérisons et une action du Saint-Esprit, parce que le Saint-Esprit ne se laisse pas enfermer dans des boîtes, mais on gêne quand même son action, quand ce n'est pas fait selon le plan du Seigneur. Au départ, quand ces anciens d'Antioche étaient réunis, il n'y avait pas Paul, Barnabas et les autres qui faisaient une réunion de pasteurs pour voir ensemble comment on peut prier. Ils s'occupaient ensemble d'un troupeau unique de brebis, ils tournaient au niveau des assemblées de l'église, ils apportaient leurs ministères ensemble et, régulièrement, ils se réunissaient pour jeûner et prier, pour écouter le Saint-Esprit et recevoir de Jésus ses directives, par le Saint-Esprit. C'est comme cela que ça doit se faire. Donc, un ancien d'une église locale ou d'un groupe est quelqu'un qui est appelé par Dieu directement, dont le ministère est confirmé par les autres ministères ou par l'église tout entière. Dieu appelle quelqu'un et le reste de l'église se rend compte que quelqu'un a été appelé par Dieu et il reconnaît l'appel qui repose sur un homme pour exercer son rôle d'ancien. Et les autres anciens, qui ont le discernement du Seigneur, reconnaissent aussi cet appel et le confirment publiquement.

Et tout cela peut commencer au niveau des petits groupes de maison. A Antioche, il y avait des centaines de groupes de maison, mais je suis sûr que la plupart de ces anciens ont commencé leur ministère dans un petit groupe. Et ça commence à se manifester par un certain nombre de dons particuliers. L'un a un don plutôt pour la Parole, l'autre a un don plutôt d'évangéliste, l'autre a un don plutôt de prophète, l'autre a un don plutôt d'apôtre s'il sent qu'il va être envoyé ailleurs que dans son groupe local. En tout cas, ils commencent à exercer cet appel dans le groupe où ils sont et le groupe reconnaît qu'il y a un appel sur eux. On s'en rend compte avec le temps qui passe et les autres anciens de la ville confirment cet appel par le Saint-Esprit.

 

Dans ces 5 ministères d'ancien : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et docteur, vous en avez 4 qui sont essentiellement des ministères pour l'Eglise, c'est-à-dire tous sauf celui d'évangéliste, et un qui est surtout pour les païens. L'évangéliste est surtout appelé à évangéliser avec puissance, puisque nous sommes tous appelés à évangéliser, mais on n'est pas tous appelés à être un évangéliste, un des 5 ministères. Donc, l'évangéliste reçoit de Dieu un ministère surnaturel d'évangéliste, avec puissance pour les guérisons, les miracles et les signes qui accompagnent son ministère. Il est appelé sur une multitude de terrains extérieurs pour exercer ce ministère dans la puissance de l'Esprit, alors que les 4 autres exercent leur ministère pour l'église, corps de Christ, essentiellement.

L'apôtre, lui, cumule un peu l'ensemble des ministères. L'apôtre, c'est un peu spécial. Regardez le ministère de l'apôtre Paul. Il allait évangéliser et il passait une bonne partie de son temps à enseigner les brebis qu'il venait d'évangéliser. Donc je dirais que l'évangéliste est entièrement spécialisé dans le fait de toucher les païens, alors que les 4 autres sont essentiellement pour le corps de Christ. Les apôtres sont les ministères les plus puissants. Ils cumulent un peu l'ensemble des ministères. Un apôtre ne va jamais se contenter d'amener des âmes au Seigneur. Il va faire comme Paul. Sa préoccupation constante, c'est de prier pour eux, d'intercéder et de les former par la Parole, pour qu'ils grandissent dans le Seigneur.

Parmi ces 5 ministères, il y en a surtout un qui est centré sur l'église locale : celui du pasteur. Les 4 autres sont surtout tournés vers l'extérieur. L'évangéliste va toujours à l'extérieur, sur les champs de mission. Les 3 autres sont appelés par le Seigneur au niveau de l'ensemble du corps de Christ. Ils ne sont pas limités à une église locale. On a vu que les prophètes et les docteurs qui étaient à Antioche s'occupaient du corps de Christ, mais ils n'étaient pas limités au corps de Christ local. Ils étaient appelés dans d'autres villes pour exercer leur ministère au niveau de l'ensemble du corps de Christ. Paul était constamment en voyage. Les docteurs, les apôtres et les prophètes sont constamment en train de circuler dans l'ensemble du corps de Christ. Les pasteurs sont plutôt appelés à rester dans l'église locale pour s'occuper des brebis et être leur berger. C'est la règle générale, mais Dieu fait un peu ce qu'il veut.

Dans Actes 14, quand Paul commence son ministère d'apôtre :

 

Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, (22) fortifiant l'esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

 

Vous voyez la préoccupation de l'apôtre. Il fait des disciples, il va ailleurs, il continue à en faire. Et il revient constamment pour fortifier l'esprit des disciples, les enseigner, les faire grandir dans le Seigneur.

Il leur disait une vérité que nous devons constamment nous rappeler :

c'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

 

Nous sommes appelés à souffrir. Ce n'est peut-être pas une pensée que beaucoup de chrétiens acceptent de gaieté de cœur, mais nous sommes appelés à souffrir et à pleurer dans la joie de notre cœur, parce que nous avons un Seigneur merveilleux et nous avons l'assurance de notre salut. Nous sommes appelés à souffrir de plus en plus, à mesure que notre progression spirituelle se fait, parce qu'on participe aux souffrances de Christ. On voit avec les yeux de Jésus ce monde perdu, tous ces malheureux qui sont sans Dieu, sans espérance. Notre cœur en souffre. On voit l'état de l'Eglise et à quel point elle est loin du Seigneur et de son enseignement. Vous avez en plus les souffrances qui viennent des persécutions. Celui qui veut vivre saintement sera persécuté, par Satan, les faux chrétiens, les païens. Donc, à mesure que nous grandissons spirituellement, nous devons nous préparer à souffrir de plus en plus, mais en sachant que le Seigneur est en nous, qu'il nous dirige, qu'il nous accompagne dans la souffrance. C'est lui le premier qui souffre de voir tout cela.

Mais rien ne peut nous enlever la joie profonde que nous avons de connaître la vérité, de connaître Jésus.

 

Alors, regardez ce qu'il dit au verset 23 :

 

Ils firent nommer des anciens dans chaque église, et, après avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru.

 

Dans chaque église, ça veut dire dans chaque ville. Et, si vous voulez en avoir une confirmation, regardez dans l'épître de Paul à Tite. Tite était aussi apôtre avec Paul, et Paul lui dit :

 

Je t'ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville,

 

Ils ne dit pas : dans chaque groupe de maison, mais dans chaque ville. Et, si on revient dans Actes 14, 23, ils firent nommer des anciens dans chaque église, parce que l'église, c'est la ville. Donc, la préoccupation de ces apôtres qui passaient, c'était de faire des disciples, et, dès qu'ils en avaient fait, ils savaient reconnaître l'appel de Dieu sur tel ou tel homme qui était appelé par Dieu au ministère d'ancien. Ils avaient le discernement et Paul les nommait ou les faisait nommer pour que leur ministère soit confirmé. Vous vous rendez compte : c'étaient des gens qui venaient d'être évangélisés. Ils avaient quelques jours, quelques semaines ou quelques mois de conversion, et déjà Paul dit : "Dans chaque ville je nomme ou je fais nommer des anciens". Ils avaient sur eux l'appel de Dieu et l'apôtre savait discerner cet appel.

Il faut faire attention, parce qu'aujourd'hui il y a des faux prophètes qui circulent, qui nomment des anciens à tort et à travers, pour les regrouper dans leur groupe, leur dénomination, mais pas du tout pour en faire des serviteurs comme le Seigneur le veut. Aujourd'hui, on vit dans un tel monde de confusion que nous devons être sur nos gardes. On doit discerner les vrais et les faux apôtres, les vrais et les faux ministères. Et Jésus nous donne un seul critère pour les distinguer :

 

C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez

 

Au verset 15, il dit :

 

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs

 

Donc, il faut faire attention, parce que ces faux anciens ou faux apôtres ou faux ministères, plus ou moins auto proclamés ou proclamés par d'autres faux anciens ou faux ministères, viennent à nous en vêtement de brebis, souvent avec des dons spirituels réels. Ils prophétisent, ils peuvent faire des miracles, des guérisons au nom de Jésus, mais leur cœur est tordu, parce que, dedans, ce sont des loups ravisseurs. En fait, ils travaillent pour leur propre ventre, dit Paul.

 

Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre

 

Ils ont la cupidité et la domination pour motif, pas la gloire de Dieu, pas l'Esprit de Christ pour être de vrais serviteurs soumis au Seigneur et servant l'intérêt du troupeau. Ils viennent pour se remplir les poches et le ventre.

Il faut faire attention, parce qu'il y a un tel désir de surnaturel, de réveil, aujourd'hui, dans le peuple du Seigneur, que, lorsqu'un serviteur de Dieu arrive avec des signes, des prodiges et des miracles, ils suivent, pour la plupart, tout ce qu'il dit et font tout ce qu'il demande de faire, alors que le Seigneur dit :

 

C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez

 

Mais le fruit de l'esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ;

 

Paul dit lui-même que :

 

Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

 

Il ne dit pas : par des miracles, des signes, des prodiges, mais par une patience à toute épreuve. Il commence par là. Après, il ajoute : par des miracles, des signes, des prodiges qui confirment son appel. Paul était rempli d'amour pour les brebis, de patience, de paix dans son cœur. Alors, prenez le temps, brebis du Seigneur, de tester leurs fruits. Pour tester les fruits d'un faux, il faut du temps. Ce n'est pas quand quelqu'un arrive en faisant 2 ou 3 réunions pleines de puissance, que vous allez pouvoir constater les fruits de sa vie. C'est en le connaissant personnellement pour voir s'il respecte son épouse, s'il ne met pas la main dans la caisse, quels fruits il produit dans sa vie. Est-ce qu'il est rempli d'amour, de patience, de paix, de joie, de fidélité au Seigneur, de foi, de sincérité, de consécration ? Ça ne peut pas se voir en 2 ou 3 jours, sauf si vous êtes remplis du discernement du Seigneur. Mais il faut quand même contrôler les fruits. C'est là qu'il va être jugé.

 

A l'époque, comme les premiers apôtres, puis ceux qui ont été appelés par Dieu, Paul, Barnabas et les autres, étaient des hommes remplis de Saint-Esprit et de foi, ils savaient immédiatement discerner sur qui reposait un appel pour être ancien du troupeau. Et ils étaient capables de faire ce que beaucoup ne sont plus capables de faire aujourd'hui, c'est-à-dire de passer dans un groupe qu'ils venaient d'évangéliser et de discerner les appels du Seigneur à être ancien du troupeau. Si la ville était petite, il y avait peu d'anciens. Si elle était comme Antioche, il en fallait beaucoup plus. Dans un petit groupe de maison, il n'y a pas forcément l'ensemble des anciens d'une ville ou même pas un seul, puisque les anciens d'une ville vont être répartis dans des groupes de maison. Il n'est pas dit du tout que, dans chaque groupe de maison, il va y avoir un ancien au sens des 5 ministères. Les 5 ministères vont tourner et s'occuper du troupeau ensemble. Et les brebis de la ville, les saints de la ville sauront que, dans cette ville, un tel, un tel et un tel sont les anciens du troupeau. On saura qu'ils sont désignés, appelés par le Seigneur, confirmés, qu'un tel est appelé à la prédication, un tel est appelé à être pasteur, berger du troupeau, ou prophète. C'est comme cela que ça devait marcher. Ce serait merveilleux si ça marchait comme le Seigneur l'a prévu. Et vous voyez, en passant, la responsabilité des brebis, de discerner elles aussi qui sont appelés comme anciens et s'ils sont vrais ou faux. Il y a tellement de brebis qui se laissent complètement entraîner par des faux anciens, des faux prophètes ou de faux pasteurs, parce qu'elles n'ont pas exercé ce devoir de discernement que Dieu exige d'elles. Si toutes les brebis du Seigneur savaient discerner les faux apôtres, il n'y aurait plus une seule brebis du Seigneur pour les suivre. Leurs caisses se videraient vite ou alors ils n'auraient que les fausses brebis. Alors, on verra, dans les fausses doctrines qui circulent, cette fausse doctrine qui dit de ne pas toucher à l'oint de l'Eternel, qui est vraie sur le plan biblique, mais qui est mal interprétée dans la pratique. Dans la mesure où le Seigneur nous montre que celui-là est un faux apôtre et que c'est confirmé, on a le devoir de le désigner du doigt et de le dénoncer. Ce ne sera pas toucher à l'oint de l'Eternel, parce que ce n'est pas un oint de l'Eternel. Et même si c'est un oint de l'Eternel, comme Pierre, il faut qu'il y ait un Paul à côté de lui qui, publiquement, le reprenne. Et il n'a pas touché à l'oint de l'Eternel. Pierre ne s'en est pas offusqué. Il s'est soumis.

 

Alors, ce groupe d'anciens qui dirige ensemble l'église, c'est important, : ils ne sont jamais seuls. Dans une église, c'est-à-dire dans une ville, ils fonctionnent toujours au moins par deux. Si la ville est petite, il y en aura 2 ou 3. Si la ville est grande, il y en aura plus. Ils ne fonctionnent jamais seuls. Vous ne voyez, jamais dans la Bible, "l'ancien de l'église de" ou bien "le pasteur de l'église de". C'est toujours les anciens. C'est une garantie pour éviter la domination par un homme. Alors, bien aimés, brebis du Seigneur, secouez-vous du joug spirituel que Satan a réussi à mettre sur l'Eglise en infiltrant l'Eglise d'une multitude de faux pasteurs et de faux bergers qui dominent le troupeau actuellement et qui ne sont pas envoyés par le Seigneur. Je ne dis pas cela pour stimuler la rébellion dans le corps de Christ, sinon je ne serais pas serviteur du Seigneur. Je dis cela pour stimuler les brebis à prier, à ouvrir les yeux. Le Seigneur nous appelle à discerner tout ce qui ne vient pas de lui, tout le fardeau que Satan a réussi à mettre sur son troupeau qui ne vient pas de lui, pour s'en dégager. Déjà, quand je discerne quelque chose qui va mal, je vais en faire un sujet de prière, je vais parler aux personnes chez lesquelles j'ai discerné quelque chose qui n'allait pas, et je verrai tout de suite si elles sont vraiment des brebis ou des anciens du Seigneur. Un ancien du Seigneur ne va jamais s'offusquer quand on le reprend, même quand on le reprend injustement, parce que vous avez aussi des brebis qui ne sont pas du tout remplies de l'Esprit, qui vont aller reprendre à tort et à travers des serviteurs de Dieu. Un faux ancien va se fâcher. Il ne va pas être d'accord. On a mis en cause sa suprématie d'ancien et il n'est pas content, parce que les faux veulent tout contrôler, tout diriger, ne rien permettre en dehors de ce qu'ils ont décidé. Ça n'a rien à voir avec le modèle biblique. Nous devons nous dégager de ce joug et de ce fardeau, même s'il y a une bénédiction apparente, même si on voit de beaux bâtiments, beaucoup d'argent et de grandes activités, une radio et une école biblique. Tout ceci sera balayé bientôt par l'Esprit du Seigneur, je le dis maintenant par prophétie. Et quand je dis que ça sera balayé, ça ne sera pas forcément dispersé et détruit, mais ça sera balayé par un vent de fausses doctrines qui va les plonger dans les bras de l'antichrist et de l'épouse mauvaise de l'antichrist, la prostituée.

 

 

La suite de cette série se trouve au début du message C124.