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Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



La marche pratique de l'église locale.

Que dit la Parole de Dieu sur le déroulement des réunions ? Les dons spirituels. L'exercice des dons dans les assemblées.



Message n°1

 

            Le Seigneur veut restaurer aujourd'hui tout ce qu'il dit dans sa Parole sur l'Eglise ; sur sa constitution en tant qu'organisme vivant, sur son fonctionnement conduit par le Saint-Esprit, sur les ministères qui doivent la guider, la surveiller, sur le ministère de chacun. Le Seigneur veut que nous soyons des cellules vivantes dans son corps et pas seulement des chrétiens qui regardent des grands ministères agir. C'est déjà bien s'il y a des grands ministères du Seigneur qui agissent. Mais le plan du Seigneur, c'est de nous amener chacun à grandir pour être tous un jour à la ressemblance de Jésus. C'est un grand miracle, ça ! Il n'y a que le Seigneur qui peut le faire. Mais il ne va pas le faire automatiquement. Vous savez qu'il y a beaucoup de chrétiens qui passent toute leur vie et qui meurent sans être rentré dans ce plan là, parce qu'ils n'ont pas compris ou parce qu'ils n'ont pas fait ce qu'il fallait pour aller jusqu'au bout avec le Seigneur, alors que dès le jour de leur conversion, le Seigneur avait envoyé sa bénédiction abondante, avec tous les dons, avec tout ce qu'il a pour que nous puissions répondre à son appel, puisqu'il nous donne à chacun un appel. Donc, quand il t'appelle, dès le jour de ta conversion, écoute bien : il envoie du haut du ciel tout ce qu'il te faut, déjà, pour que tu fonctionnes parfaitement dans le corps de Christ, c'est-à-dire l'appel qui t'est destiné, les dons qui te sont destinés, la place où tu dois être, il l'envoie dès le jour de ta conversion ; et puis il attend que nous ayons d'une part l'oreille ouverte pour écouter ce qu'il a à nous dire et puis il attend de voir si nous sommes intéressés à son plan, parce qu'il y a beaucoup de chrétiens qui ne sont pas du tout intéressés au plan de Dieu. Ils sont intéressés à une vie d'église qui est trop superficielle ou qui reste en arrière de ce que Dieu veut, et souvent, quand ils s'en rendent compte, il est trop tard. La vieillesse est là où la mort arrive. On est sauvé, on ne perd pas son salut, mais on est passé à côté de tout ce que Dieu avait prévu pour nous, sur cette terre. Et il en a prévues beaucoup, des choses.

 

            Alors je voudrais voir avec vous ce que le Seigneur a prévu dans la marche pratique de l'église de tous les jours. Nous avons vu la dernière fois ce que c'est que l'Eglise, sur le plan universel et local ; que le Seigneur voulait que nous nous réunissions localement avec les chrétiens qu'il a placés autour de nous, et que nous n'avons pas choisis et il voudrait aussi que les ministères que nous avons vus la dernière fois entrent dans le modèle donné par le Seigneur, pour que l'ensemble du troupeau puisse avancer dans la stature de Christ, et aujourd'hui, ce que je voudrais voir avec vous, c'est le ministère de chacun ; c'est-à-dire : dans le corps de Christ, comment le Seigneur veut qu'on fonctionne, nous. Il n'y a pas que des apôtres, des prophètes, des pasteurs, des évangélistes et des docteurs. Il y a un appel pour chacun de nous, et quand le Seigneur réunit son église en petits groupes comme celui-là ou d'autres, il veut que ce petit groupe soit vivant 24 heures sur 24 et qu'il avance dans la connaissance de son Dieu et dans la mise en pratique de sa volonté. Et là encore, on voit comment le Seigneur a fait dès le début, dans sa Parole. Alors si je reprends pour commencer, le premier chapitre des Actes ; on a dans les Actes des apôtres un modèle clair qui nous montre comment l'Eglise du début fonctionnait. Et dans les Actes des apôtres, on voit le Seigneur parler à ses disciples, aux quelques dizaines qui étaient là et qui avaient assisté, qui avaient vu Jésus après sa résurrection. Ils savaient que le Seigneur allait partir, mais qu'il n'allait pas les laisser orphelins, il allait leur envoyer le Saint-Esprit. Et c'est le Saint-Esprit qui est vraiment l'agent exécutif du Seigneur Jésus. C'est Jésus qui dirige l'Eglise. Mais c'est le Saint-Esprit répandu sur la terre et répandu dans nos coeurs qui nous permet, si nous nous soumettons à son action, d'entrer dans le plan défini par le Seigneur pour nous.

 

            Alors là, dans les Actes des apôtres au chapitre premier, au verset 4, le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il, car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit ». Donc, les disciples étaient déjà baptisés d'eau, ils étaient convertis, ils avaient accepté le Seigneur Jésus comme leur sauveur, ils étaient passés par la nouvelle naissance, mais ils n'étaient pas baptisés dans le Saint-Esprit. Et le Seigneur leur dit bien : "Attendez, avant de faire quoi que ce soit pour moi, que vous soyez remplis et baptisés dans mon Esprit pour pouvoir être mes témoins". C'est-à-dire, là où tu te trouves, à Jérusalem d'abord, et puis ensuite dans la Judée, Samarie et jusqu'au bout de la terre. Et si on a le temps, je vais vous montrer comment ces disciples baptisés dans le Saint-Esprit, fonctionnaient jour après jour sous la direction absolue et directe du Saint-Esprit ; sous la surveillance des anciens qui étaient là, mais c'était le Saint-Esprit qui conduisait toutes choses.

 

            Alors il dit au verset 8 : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous et vous serez mes témoins, à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre ». Alors il s'adressait à des disciples qui étaient consacrés au Seigneur. Quand ils ont fait cette conversion, les disciples, ils ont fait une conversion sérieuse. Ce n'est pas une conversion à moitié, une conversion pour faire plaisir à quelqu'un, à papa ou maman ou à un autre, c'est une conversion parce qu'on a eu le coeur touché par le Seigneur et qu'on veut lui consacrer notre vie entièrement. Si on essaye de se convertir pour une raison autre, on n'est pas converti, en fait, pas encore. On est converti pour servir le Seigneur, pour servir à sa gloire, pour mener une vie entièrement dans l'obéissance au Seigneur, tous les jours de notre vie jusqu'à son retour. Donc, ça implique qu'on ait le coeur débarrassé de ce qui faisait nos intérêts quand nous étions dans le monde. Quand nous étions sans connaître Jésus, nous étions intéressés par des tas de choses. Mais quand nous venons à Jésus, il change notre esprit, notre coeur et puis il nous donne maintenant le désir de nous intéresser aux choses d'en haut, au siennes, aux choses du ciel et au plan qu'il a pour nos vies.

 

            Et il faut bien comprendre que si au départ, notre conversion n'est pas complète et sérieuse, le plan du Seigneur, qui est merveilleux, pour chacun de nous, ne va jamais se réaliser dans nos vies comme il devrait se réaliser ; ou il va se réaliser à dix pour cent ou à vingt pour cent, mais ça n'a aucun intérêt ni pour Dieu ni pour nous de voir son plan réalisé à dix pour cent ou vingt pour cent. Il faut qu'il soit réalisé à cent pour cent et pour ça il faut qu'il y ait des coeurs à cent pour cent tournés vers le Seigneur par amour pour lui. Et on voit ces premiers apôtres écouter ce que leur dit le Seigneur, qui leur dit : "Attendez, ne bougez pas. Vous allez recevoir la présence et la personne du Saint-Esprit". Ils ont passé dix jours et nuits ensemble, à attendre et à chercher dans la prière ardente ce que le Seigneur leur avait promis. Ils avaient tout mis de côté : leur travail, leur vie de famille, tout était de côté, en disant : "Le Seigneur a dit dans peu de jours, ça vaut la peine qu'on investisse ces quelques jours à chercher ce que le Seigneur a prévu pour nous". Ils auraient pu retourner à leurs vignes et à leurs champs et à leurs affaires en disant : "Dieu a promis, ça va arriver. On n'a qu'à attendre tranquillement que ça vienne". Ils se sont réunis pour prier, chercher Dieu en disant : "Seigneur, on veut ta promesse et elle seule". Et ils ont, pendant dix jours, persévéré dans la prière, tous ensemble, hommes et femmes, persévéré jusqu'à ce merveilleux jour de la Pentecôte où le Saint-Esprit est descendu et les a remplis. Et là, ils n'étaient plus les mêmes hommes et les mêmes femmes. Ils étaient entièrement changés, bouleversés, du haut en bas. C'étaient toujours des coeurs entiers pour le Seigneur, c'étaient des coeurs qui aimaient le Seigneur, mais ils étaient passés dans une dimension spirituelle qu'ils ne connaissaient pas avant. Le Saint-Esprit était venu sur eux et en eux, il les avait remplis et il leur avait donné la puissance d'être des témoins dans la direction du Saint-Esprit. Donc, des témoins conduits par le Saint-Esprit directement. Il fallait que Dieu leur ouvre l'Esprit par ce baptême du Saint-Esprit parce que le baptême du Saint-Esprit nous fait pénétrer en plein dans le domaine spirituel de Dieu. Nous avons un esprit que Dieu nous a changé à la nouvelle naissance.

 

            Mais cet esprit, la plupart des chrétiens n'ont pas conscience même de son existence et de son fonctionnement. Ils ont l'habitude de dépenser des sentiments, l'être intérieur habituel, mais l'esprit que Dieu nous a donné, il est là-dedans, dans notre coeur et le baptême du Saint-Esprit nous fait pénétrer dans le domaine de l'Esprit de Dieu, où c'est notre esprit qui va servir le Seigneur dans l'obéissance avec le Saint-Esprit. Ce n'est plus notre intelligence humaine qui va travailler pour le Seigneur, c'est le Saint-Esprit en nous qui descend dans notre esprit, qui nous éveille au spirituel de Dieu ; puisque tout est spirituel dans la vie du Seigneur, tout est spirituel. La Parole de Dieu, elle est spirituelle, elle est Esprit et vie. Dieu est Esprit et vie. Jésus est Esprit éternel de Dieu qui a pris un corps humain, le Saint-Esprit est un Esprit. Tout, le Père, le Fils, le Saint-Esprit fonctionnent pleinement dans le royaume spirituel de Dieu. Et la plupart des chrétiens sont plongés dans ce royaume spirituel de dieu, mais ils ne s'en rendent pas compte. La plupart des chrétiens ont les yeux spirituels fermés sur l'action du Saint-Esprit et Dieu veut nous ouvrir les yeux sur le domaine spirituel de Dieu. Mais attention, tout contrôlé et conduit par le Saint-Esprit ; jamais de nous même. Si je pénètre de ma propre volonté dans le domaine spirituel de Dieu, d'abord, je ne vais pas pouvoir pénétrer dans son domaine à lui, puisqu'il me sera fermé, je vais entrer dans le domaine spirituel de Satan qui est aussi un domaine spirituel qui est vaste et qui existe, parce que ça va partir d'une décision personnelle de ma volonté de pénétrer sur un plan spirituel qui n'est pas permis par Dieu.

 

            Mais si j'ai soif de Dieu et de son Esprit, lui, par son Esprit, il va m'ouvrir l'esprit et il va me faire pénétrer dans une vie spirituelle qui sera contrôlée par lui et ça ne sera pas dangereux pour moi parce que moi, je vais être là, à l'écoute du Seigneur, je vais de plus en plus apprendre à entendre sa voix et être conduit par le Saint-Esprit et c'est lui qui va décider des expériences spirituelles par lesquelles il va me faire passer, des dons spirituels qu'il va me donner, il va me donner une vision, il va pouvoir me donner une apparition d'anges, comme il le faisait au début de l'Eglise pour me guider et il va me transporter par son Esprit à quarante kilomètres de là, enfin il va faire toute une série d'interventions surnaturelles qui ne pourront être efficaces que si je suis entièrement consacré, rempli, baptisé du Saint-Esprit et obéissant à la direction de l'Esprit.

 

            Donc, il faut que ça parte d'un coeur entièrement consacré, d'un coeur obéissant et d'un coeur qui veut aller jusqu'au bout avec Dieu, mais qui le laisse diriger. Alors ce baptême du Saint-Esprit, c'est quelque chose qui leur est arrivé dans Actes 2 et qui s'est traduit par quelque chose de très précis. Je lis dans Actes 2 ce qui s'est passé au verset 4 : « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit ». Voilà. Ca se résume à ça. Ils furent tous remplis de l'Esprit de Dieu. Donc le Saint-Esprit est venu sur eux, parce qu'ils priaient selon la promesse de Jésus : "Seigneur remplis-nous, recouvre-nous de ton vêtement de puissance, fais-nous rentrer pleinement dans ton domaine spirituel". Le Saint-Esprit est venu sur chacun, il est rentré et il les a remplis. Et puis il n'a pas pu rester à l'intérieur. Il est sorti en débordant comme un torrent sous la forme d'un signe initial qui est le signe du parler en langues et qui s'est traduit par la suite par une pénétration de ses disciples dans le spirituel de Dieu puisqu'ils étaient constamment en communion avec le Saint-Esprit, dirigés par lui. On verra comment le Seigneur les dirigeait dans les Actes des apôtres, d'une manière toujours surnaturelle.

 

            Quand on est dirigé de cette manière, c'est beau. Ca ne veut pas dire qu'on ne peut plus se planter en quoi que ce soit. On reste faillible, on peut faire des erreurs, on peut faire des gaffes, mais on en fera de moins en moins si on persévère dans la communion avec Jésus, dans la prière, dans la lecture de la Bible, dans l'adoration, dans la louange. On va de plus en plus être sensible à la voix et à la direction du Saint-Esprit. Et là, il va se servir de nous pour faire de grandes choses jusqu'au bout de la terre, pour chacun de nous. Le ministère de chaque chrétien, ce ministère glorieux que nous voyons dans les Actes et que Dieu veut pour chacun de nous, ce n'est pas quelque chose qui est réservé aux anciens de l'Eglise. Les anciens ont un rôle unique et irremplaçable : surveiller le troupeau, le guider, mais dans la direction que le Seigneur montre et que les disciples sentent dans leur coeur. Ils reçoivent une pensée de Dieu, ils la donnent aux disciples, ou bien ils surveillent ce qui se passe et ils corrigent en fonction de ce que le Seigneur leur montre parce qu'ils ont plus d'expérience, ou un ministère, un appel et des dons qui dépassent ceux de certains chrétiens qui ont besoin de leurs conseils, mais ils savent, ces anciens, qu'ils ne sont là que pour aider les chrétiens à grandir en Christ et à rentrer eux-mêmes pleinement dans le ministère que Dieu leur a donné, à chacun.

 

            Et d'ailleurs, si ça se passe comme le Saint-Esprit le veut, il n'y aura pas de rébellion contre les anciens. Les chrétiens vont eux-mêmes, conduits par le Saint-Esprit rentrer pleinement dans leur ministère. Les anciens auront le leur avec et à côté de celui des brebis et puis tout va se passer comme le Seigneur le désire, dans l'ordre, dans l'harmonie et dans la paix. S'il y a quelque chose qui déraille en fonction de ce que le Saint-Esprit veut faire, il faut qu'il y en ait dans le corps de Christ, anciens ou pas qui soient capables de le discerner et puis d'aider le frère ou la soeur à reprendre les rails normaux. Donc, on va progresser ensemble sous la direction du Seigneur dans cette vie de l'Esprit.

 

            Dans Marc 16 et au verset 15, Jésus dit à ses disciples : « Allez par tout le monde, prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création ». Il ne dit pas ça aux anciens, il dit ça à tous les disciples. "Allez dans le monde entier, en commençant par, il l'a bien précisé, commencez par Jérusalem, la Judée, ensuite, la Samarie, ensuite, jusqu'aux extrémités de la terre". Donc ça veut dire : "Tu commences par ton village, ton quartier, ta Jérusalem à toi, c'est ça. Tu continues un peu plus loin et si tu es fidèle dans le message que Dieu te donne, tu vas aller jusqu'au bout de la terre, comme ça. Sauf si tu as un appel vraiment particulier d'aller évangéliser les esquimaux, tu vas rester et commencer à évangéliser ceux de ton quartier. Et après, si tu es fidèle à cet appel là, le Seigneur t'enverra évangéliser les esquimaux, parce que c'est son plan à lui. Il teste notre fidélité à Jérusalem d'abord, et ensuite dans la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. C'est ce qu'ils ont fait. Alors regardez ce qu'il dit à ceux qui croient. Il dit : "Tu es appelé à prêcher la Bonne Nouvelle". Quelle est la Bonne Nouvelle ? Que Jésus est ressuscité et que par sa résurrection, qui impliquait donc sa mort, il nous a amenés à la connaissance du plan de Dieu, de salut du Seigneur. Un Jésus-Christ ressuscité travaille avec nous à répandre cette Bonne Nouvelle jusqu'aux extrémités de la terre. Et on n'a pas affaire à un Dieu mort, un Dieu enterré et resté dans la tombe, on a affaire à un Dieu vivant, ressuscité, qui s'appelle Jésus le Seigneur et qui nous conduit à annoncer la Bonne Nouvelle. La Bonne Nouvelle, c'est d'abord la nouvelle de Jésus, mort et ressuscité pour nous, et puis c'est toute la Parole du Seigneur qui est une Bonne Nouvelle.

 

            « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles (donc, les miracles, les signes) qui accompagneront ceux qui auront cru ». C'est-à-dire ceux qui ont fait cette conversion réelle au Seigneur, qui sont entièrement consacrés au Seigneur, qui sont baptisés dans le Saint-Esprit comme ils l'ont été au début et qui disent : "Maintenant, Seigneur, on t'écoute. Vas-y, envoie-moi". Si tu pars dans ces conditions annoncer la Bonne Nouvelle du Seigneur, il va la confirmer par tous ces signes, ces prodiges et ces miracles qui sont la volonté de Dieu pour chacun de nous, c'est-à-dire : "En mon nom, ils chasseront les démons". Ce n'est pas réservé à des pasteurs ou à des anciens, de chasser les démons. Il y en a qui sont tellement jaloux de leur autorité spirituelle que quand un chrétien commence à chasser les démons, alors là, ils disent : "Ca ne va plus, on marche sur mes plates-bandes". Vous vous rappelez la parole de Jésus quand les disciples viennent lui dire : "Mais Seigneur, il y en a un là qui ne nous suit pas et qui chasse les démons en ton nom. Envoie-nous l'arrêter". Jésus dit : "Laissez-le, laissez-le, il n'est personne qui, faisant quelque chose de bien en mon nom soit contre moi. Ce n'est pas possible. Laissez-le". S'il est vraiment consacré au Seigneur et qu'il fait ça pour le Seigneur et en s'appuyant sur la Parole du Seigneur, dans l'Esprit du Seigneur, ça réjouit le coeur de Dieu, ça doit réjouir notre coeur. Donc, les chrétiens, les saints, sont appelés à chasser les démons au nom du Seigneur Jésus. Pour pouvoir chasser les démons, il faut un don de discernement des esprits et il faut surtout réaliser la position et l'autorité spirituelle que nous avons en Jésus.

 

            Nous ne sommes plus assis à terre, nous sommes assis dans les lieux célestes en Christ. Vous savez que les sorciers, ceux qui travaillent pour Satan, ils ont aussi leur esprit ouvert au monde spirituel, mais de la mauvaise manière, et ils sont capables de voir notre position assise dans les lieux célestes en Christ. Les sorciers entre eux passent leur temps à se chamailler et puis à essayer d'augmenter leur position pour être plus prêts de Satan et recevoir sa puissance. Donc, dans le monde spirituel, les sorciers peuvent se voir dans la hiérarchie satanique, ils peuvent voir qu'il y a un tel, et il est deux rangs au-dessus, trois rangs au-dessus, ou bien celui là, il est au-dessus de moi, ça va, ils voient ça. Mais quand ils lèvent les yeux un peu plus haut, ils voient les chrétiens assis dans les lieux célestes en Christ. Ils les voient aussi. Mais beaucoup de chrétiens ne voient pas quelle est leur position. Ils s'imaginent toujours là, qu'on est sur la terre à attendre le retour du Seigneur en chantant des cantiques. Mais Jésus nous dit : "Vous êtes assis dans les lieux célestes en Christ". Et notre esprit est assis dans les lieux célestes avec Christ, en Christ. Il a une position en Christ bien plus élevée que toutes les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres et c'est pour ça que ses disciples ont réalisé par le baptême du Saint-Esprit cette percée spirituelle : "Seigneur, ta Parole et ton Esprit me donnent maintenant une autorité sur les démons". Et tout le travail du Saint-Esprit, c'est de nous révéler cette parole de Dieu, cette position que nous avons en Christ, que nous devons garder dans la sainteté, dans l'obéissance. Il ne s'agit pas de chasser des démons pour faire du cirque, mais parce qu'il y a des âmes captives qui ont besoin d'être libérées, pour glorifier le Seigneur.

 

            « Celui qui croira en mon nom, ils chasseront les démons » ; tous les démons, tous. Il y en a qui s'accrochent plus que d'autres, il y en a où il faut prier deux minutes, ils partent, d'autres, il faut prier un peu plus longtemps, et ils vont partir aussi et puis s'ils ne partent pas après deux, trois quatre heures de prière, tu sais que tu dois t'engager dans le jeûne et puis quelque chose de plus sérieux parce que ton autorité devrait être bien plus grande que ça. Mais Jésus nous montre que nous ne devons pas rester à la position où nous sommes, mais que nous devons pleinement exercer l'autorité qu'il nous donne dans notre position actuelle dans le Seigneur. Et ça demande de la foi, ça. Ca demande de la connaissance de Jésus. Ca demande la pratique et la communion avec le Seigneur. Il y a un prix à payer, donc. Quand il dit : "Voilà les miracles qui accompagneront celui qui croira". Celui qui croira, ce n'est pas seulement celui qui dit : "Seigneur, je crois en toi. Bon, j'ai cru en toi. Bon ça va je crois. Oui, je crois. Tu es mort pour moi, et puis maintenant, ça va. Maintenant, j'ai cru"... Ce n'est pas ça, croire en Jésus. Croire en Jésus, c'est dire : "Seigneur Jésus, je veux te connaître". "La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent toi, et celui que tu as envoyé, le Seigneur". "Donc, je veux passer du temps avec toi. Je veux prier. Je veux connaître ta Parole. Je veux passer du temps dans la louange, dans l'adoration. Je veux passer du temps avec toi pour que j'élargisse constamment ma vision spirituelle de ce que tu es toi et de ce que tu as dans ton coeur pour moi et de ce que tu as donné dans ta Parole". Ca se fait dans la prière, ça se fait dans la lecture de la Bible, dans la méditation de la Parole. Ca se fait dans la communion avec Jésus, ça se fait en passant des heures avec Jésus. Et à ce moment là, la présence et l'onction du Seigneur augmentent dans ma vie et je suis capable de chasser des démons de plus en plus gros en sachant que de toutes manières, tous sont soumis à l'autorité du Seigneur. Et le problème du Seigneur, ce ne sont pas les démons, c'est moi. Si j'ai compris et si j'ai reçu pleinement par la foi cette autorité que Jésus me donne, aucun démon ne pourra tenir ; aucun ! Absolument aucun, ni Satan lui-même ! Et si j'ai le coeur rempli de doute, d'incrédulité, d'hésitation et tout, c'est sûr que si j'en rencontre un gros, un peu plus gros que d'habitude, je vais battre en retraite et je vais me requinquer auprès du Seigneur pour reprendre un peu de forces.

 

            Mais le Seigneur est si bon qu'il me voie dans l'état où je suis. L'essentiel, c'est que je désire aller toujours plus loin avec Jésus. Et si j'ai fait une vraie conversion, j'aurais constamment ce désir, avec lui. Je ne vais pas me contenter de ma situation présente. Je ne vais pas dire : "Bon, maintenant ça va. On est bien. Maintenant, j'ai mon petit coin pénard dans l'église, j'ai mon ministère, je joue à l'harmonium". Non, ce n'est pas ça. Je dois toujours remplir mon coeur de ce que Jésus a pour moi. Qu'est-ce que tu veux pour moi, Seigneur ? Des choses glorieuses ! Vous vous rendez compte, ce qu'il dit ? « Ils chasseront les démons. Ils parleront des nouvelles langues ». Ca c'est le signe initial du baptême du Saint-Esprit et puis c'est aussi le don des langues qui peut se manifester de bien d'autres manières. C'est-à-dire que Dieu peut parler à l'église par les dons surnaturels de langues. Il peut aussi t'envoyer en Russie et te donner le don du russe comme c'est arrivé à bien des chrétiens qui sont allés évangéliser dans des pays inconnus. C'est tout ça, le don des langues. Mais c'est plus de barrières pour les langues. Sous la conduite du Seigneur, toutes choses sont possibles, maintenant. C'est le jugement de la tour de Babel qui est renversé dans l'Esprit. Quand l'homme a voulu s'élever lui-même, Dieu a divisé les hommes par les langues. Et maintenant, dans le domaine spirituel de Dieu, il n'y a plus cette division. C'est fini. Dans le ciel, les zoulous, les africains, les chinois etc..., quand nous arrivons tous au ciel convertis, il n'y a plus de problème de langues, on les sait toutes. Ou alors, on parlera céleste, enfin, on sait tout ça. Le Saint-Esprit nous ouvre complètement ce domaine. "Ils saisiront des serpents", comme Paul, un s'était accroché à sa main. Ils saisiront des serpents et les serpents, nous savons que c'est aussi le signe, symboliquement, c'est Satan, le serpent ancien etc. Nous avons l'autorité sur le serpent ancien, nous pouvons le saisir et lui rappeler quelle est sa position à lui maintenant dans le Seigneur : vaincu.

 

            « S'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera pas de mal. Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris ». Moi ça me frappe la simplicité du Seigneur. Il ne dit pas : "Vous allez leur poser les mains sur la tête et vous allez faire une prière d'un quart d'heure". Alors que là, il dit simplement : "Vous imposerez les mains aux malades en mon nom". Il dit : "Voilà, je t'impose les mains au nom de Jésus-Christ. Reçois la guérison". Comme Jésus le faisait. Vous ne voyez jamais Jésus et les apôtres prier pour un malade. Jamais. Ils s'approchent du malade, ils le touchent et ils disent : "Au nom de Jésus, sois guéri". Jésus lui-même, il ne disait pas : "Au nom de Jésus", mais il les touche : "Sois guéri". Ou bien par la parole, ou par un geste, ou c'était le malade qui touchait Jésus. Mais on ne voit pas Jésus devant un malade se mettre à prier. Devant Lazare, qu'il avait ressuscité, il ne prie pas son Père de le ressusciter. Il dit : « Père, je te loue et je te bénis parce que tu exauces toujours ce que je te demande ». C'est tout. Il ne dit pas : "Seigneur, tu vois, c'est un cas difficile, c'est un mort". Non, il dit : "Voilà, Seigneur, je te loue de ce que tu m'exauces toujours". Vous vous rendez compte la hardiesse dans la foi du Seigneur ? Je te loue de ce que tu exauces toujours mes prières. Parce qu'il faisait toujours ce qui lui était agréable. Il s'approche de Lazare, et puis je n'ai jamais vu une prière aussi courte : « Lazare, sors. Et le mort sortit les pieds et les mains liés de bandelettes ». Ce n'était pas une prière, c'était une parole d'autorité ou un geste d'autorité conduit par le Seigneur : "Sois guéri au nom du Seigneur Jésus". Et quand on prend l'habitude d'exercer cette autorité là, on sent notre foi grandir de plus en plus. Et puis ça fait du bien parce qu'on dit : "Seigneur, maintenant"... Quand on a vu le Seigneur agir alors qu'on a osé faire ce pas de foi puisque Jésus l'a dit, je crois au Seigneur, je suis consacré, Seigneur, maintenant, je vais faire ce que tu me demandes.

 

            Peut-être qu'au début, on va hésiter un peu, donc ça ne va pas marcher tout à fait comme on aurait voulu, mais le Seigneur nous encourage à continuer. Et si on se trompe une fois, ce n'est pas pour ça qu'on ne doit pas refaire une deuxième fois parce que ça s'est mal passé la première. On dit : "Seigneur, il y a quelque chose qui accroche quelque part, c'est peut-être en moi, c'est peut-être en lui, mais c'est sûrement en moi. Donc, Seigneur, je m'approche plus près de toi pour que ton onction grandisse en moi et que je puisse vraiment accomplir cette parole là comme tu l'as dit". Et quand Jésus guérissait les malades, il guérissait tous les malades sans exception : les païens, les juifs... Il ne s'arrêtait pas à un malade pour lui dire : "Bon, je vais d'abord te donner le salut parce que c'est plus important pour toi. Et quand tu auras accepté mon salut, là je vais prier", comme on le voit souvent. "Je vais prier pour toi pour que tu sois guéri". Non, un malade, un malheureux est là, et qu'il soit juif, qu'il soit de n'importe quelle nationalité, samaritain ou pas, il s'approchait du Seigneur : "Seigneur, guéris-moi". "Crois-tu que je peux faire ça pour toi" ? "Oui, Seigneur". "Voilà, reçois-le. Qu'il te soit fait selon ta foi". Un geste, une parole et le malade partait guéri. Et qui était glorifié ? Le Seigneur, le Dieu d'Israël. Un grand prophète est venu au milieu de nous.

 

            Donc vous voyez déjà dans ce petit passage, le plan que le Seigneur a pour nous, pour chacun de nous : Aller annoncer la Bonne Nouvelle autour de nous et jusqu'aux extrémités de la terre et quand nous, nous sommes consacrés au Seigneur avec un plein baptême du Saint-Esprit et une vie entièrement ouverte, le Seigneur va travailler avec nous, confirmer sa Parole, comme il est dit là au verset 20 : « Ils s'en allèrent prêcher partout et le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les miracles qui l'accompagnait. Amen ». Il dit "Amen" et nous aussi, nous disons : "Amen". Donc, si chacun de nous, bien-aimés, mettait en pratique, rien que ça, rien que ce petit passage de Marc 16, là, vous ne croyez pas que ça va bouleverser pas mal de choses ? Sans attendre que les anciens le fassent eux-mêmes ou nous demandent de le faire, mais simplement parce que Jésus dit à tous : "Allez prêcher la Bonne Nouvelle". Si tu as un ancien à côté de toi, tu vas lui dire, "Ancien, j'ai prêché la Bonne Nouvelle à Marguerites". Il te dira : "Alléluia, vas-y. Tu as ma bénédiction". Il te dira : "Surtout, n'oublie pas les promesses du Seigneur. Impose les mains aux malades pour qu'ils soient guéris au nom de Jésus. Chasse les démons, annonce la repentance, prêche le royaume de Dieu, mais exerce ton ministère dans la foi. Vas-y". Si tous les chrétiens faisaient ça, quelle gloire pour le Seigneur !

 

            Quand on voit dans les Actes des apôtres, au chapitre 6 comment de simples diacres qui servaient aux tables ont commencé à faire de grands prodiges et des grands miracles pour la gloire de Dieu, on se dit que Dieu était en train de réaliser dans leur vie ce qu'il avait simplement promis dans Marc 16. Ces simples diacres qui servaient à table, des serviteurs de la table où les pauvres et les veuves venaient manger, dans Actes 6 et au verset 3, il dit : « C'est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes qui rendent un bon témoignage, qui soient pleins de Saint-Esprit et de sagesse et que nous chargerons de cet emploi ». Et au verset 5 : « Ils élurent (ça veut dire : ils choisirent) Etienne, homme plein de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Prochore (...) Ils les présentèrent aux apôtres, qui après avoir prié leur imposèrent les mains ». Donc, ils ont pu recevoir une bénédiction supplémentaire par cette imposition des mains ou une consécration officielle devant tout le monde en disant : "Bon, vous voyez, vous avez choisi vous vos diacres, maintenant, nous les bénissons au nom de Jésus, on leur impose les mains, et on les laisse travailler sous la direction du Saint-Esprit en contrôlant pour voir si c'est conforme à la parole. C'est juste, c'est normal. Et les autres, au verset 8, sont partis et Etienne, plein de foi et de puissance faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. Un simple diacre qui servait aux tables ! Il était plein de foi et du Saint-Esprit, de sagesse et il faisait au nom du Seigneur plein de prodiges et de miracles. Et Philippe, ça a été pareil pour Philippe, à Samarie.

 

            Alors maintenant pour nous, on n'a pas que ces passages qui nous montrent dans la vie pratique de l'Eglise comment nous devons nous comporter. Je vais vous lire un passage dans 1 Corinthiens 12, dans les chapitres 12, 13 et 14, Paul parle aux Corinthiens chez qui il y avait encore beaucoup de problèmes, il y avait beaucoup de choses qui n'allaient pas bien, et Paul savait très bien que le désir du Seigneur, c'était de les amener à un plein baptême dans le Saint-Esprit, une pleine sanctification dans le Seigneur. Et il les enseigne là-dessus. Alors dans 1 Corinthiens 12 et au verset premier, il dit, après leur avoir parlé, si vous relisez les 11 premiers chapitres, vous verrez qu'il parle de toutes sortes de choses, du mariage, du divorce, il parle de la sainte cène, il parle de toutes sortes de choses pratiques. Et puis là, il aborde le problème de la marche pratique de ces chrétiens tout au long de la journée de leur vie de chrétiens. Et en particulier, quand ils se réunissaient aussi en tant que chrétiens. Il dit : « Maintenant, pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance ». Il leur rappelle que nous avons tous été équipés de dons spirituels par le Seigneur. Et il y en avait qui étaient dans l'ignorance. « Quand vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner par des idoles muettes selon que vous étiez conduits. C'est pourquoi je vous déclare que nul, s'il parle par l'Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ou maudit et que nul ne peut dire : Jésus est Seigneur si ce n'est par le Saint-Esprit. Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous ».

 

            Là, il ne parle pas du ministère des anciens, qu'on a vu la dernière fois, il parle du ministère de chacun dans le corps de Christ. « Or, à chacun la manifestation de l'Esprit, c'est-à-dire les dons spirituels, est donnée pour l'utilité commune. En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de connaissance selon le même Esprit, à un autre la foi (c'est le don de foi, ça. Ce n'est pas la même chose que la foi qu'on développe par notre fidélité au Seigneur. C'est un don de foi qu'on reçoit surnaturellement devant une montagne qui se dresse devant nous) ; à un autre, le don des guérisons par le même Esprit ; à un autre, le don d'opérer des miracles ; à un autre, la prophétie, à un autre le discernement des esprits, à un autre la diversité des langues, à un autre l'interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun ». Ce ne sont pas les dons des anciens, ça. Donc, les anciens aussi, reçoivent ça, mais ce n'est pas réservé à eux. A chacun, le Seigneur donne selon sa volonté et selon la place qu'il a pour nous et la fonction qu'il nous donne, un, plusieurs ou tous ses dons.

 

            On peut être amené à exercer successivement selon les circonstances tous les dons, si le Seigneur le décide comme ça. Ca ne veut pas dire qu'on va être propriétaire de tous ces dons, mais on peut être amené à les exercer tous. Et puis le Seigneur, compte tenu de la place qu'il a pour nous, il peut nous spécialiser dans l'exercice de quelques dons parce que c'est sa volonté pour nous pour le moment. On le voit dans la vie pratique. On le voit comment le Seigneur fait par son Esprit. Il nous dirige dans des circonstances, vers des personnes ou dans des situations où on est coincé humainement. On lève les yeux à Jésus et puis on dit : "Bon Jésus, maintenant tu vas me guider par ton Esprit parce que maintenant, moi je ne peux plus humainement avancer". Et à ce moment là nous recevons une capacité surnaturelle d'apporter quelque chose pour régler ce problème ou à la personne qui est devant nous. Ca a été conduit par le Seigneur. Et nous on s'en rend compte, on dit : "Merci Seigneur". Et puis on se rend compte qu'un peu plus tard, tiens, c'est une situation similaire qui se présente et là, je reçois à nouveau du Seigneur un don spirituel ; une parole de connaissance, une pensée du Seigneur quelque chose qu'il va révéler, ou un don de miracle, etc. Et à mesure qu'on avance, on verra que le Seigneur semble nous diriger vers tel type de travail dans son corps. Parce qu'il nous y a placés et qu'on a vu des dons se manifester.

 

            Et quand on voit ces choses se produire, il ne faut surtout pas freiner l'action du Saint-Esprit par notre timidité ou nos craintes, mais il faut foncer. Il faut y aller. Quand tu reçois une parole du Seigneur, sous forme de prophétie ou parole de connaissance ou parole de sagesse, ce n'est pas pour toi que tu le reçois, c'est pour l'église ou la personne qui est intéressée. Il faut tester ça devant Dieu et puis il faut y aller. Il faut la donner. Ca va aider quelqu'un. Je me rappelle un pasteur qui témoignait de ceci, il allait prêcher quelque part et quand il allait prêcher, il priait pour avoir la pensée du Seigneur, et là, il n'avait rien reçu. Il y est allé par la foi prêcher en disant : "Dieu va me donner le message avant que je me lève". Et puis pendant qu'ils chantaient les derniers cantiques, au moment où il devait se lever, il reçoit clairement dans son coeur qu'il devait prêcher sur le retour du Seigneur et sur l'enlèvement de l'Eglise. Il a donné le message et par la foi, il y est allé. Et à la fin de la réunion, quelqu'un, chrétien est venu tout content en disant : "Mais vous savez, frère, pendant qu'on chantait les cantiques, j'avais vraiment reçu du Seigneur que vous deviez prêcher sur l'enlèvement de l'Eglise et sur la fin des temps". Alors il lui a dit : "Mais pourquoi tu ne l'as pas dit, cette parole ? Pourquoi tu ne me l'as pas donnée ?" Par la foi, il y est allé, c'était bon. Mais il lui dit : "Ca aurait d'une part glorifié Dieu si tu t'étais levé, là juste avant que je prêche pour dire : J'ai une pensée du Seigneur, une parole que Dieu vient de me donner. Frère, il vous demande de parler sur l'enlèvement de l'Eglise". Le pasteur aurait dit : "Mais c'est extraordinaire, gloire à Dieu. Je viens à l'instant de recevoir la même pensée". Donc pour lui, c'est une confirmation et pour tout le monde c'est une occasion de glorifier Dieu parce que les dons spirituels se manifestent. Et puis pour la personne en question, ce chrétien là, ça aurait été l'occasion d'exercer publiquement son don. Tandis que là, ça n'a pas été pour la gloire de Dieu. Il est simplement allé trouver l'autre en lui disant : "Voilà, c'est ça". Mais c'est trop tard, maintenant. Mais il a peut-être été trop timide. Il s'est dit : "Si c'est moi ou si ce n'est pas Dieu, si..."

 

            C'est sûr qu'il peut y avoir un risque. Mais ça ne fait rien, quand tu apprends à reconnaître si c'est une pensée qui vient simplement de toi ou de ton coeur, c'est inimitable, peu à peu on apprend à reconnaître ça et puis le Seigneur, il nous dit quand même, il nous dit, aux autres, il le dit : "Ecoutez et triez". Quand j'ai commencé à exercer le don de prophétie, au début, je me suis planté ; plusieurs fois. Ou du moins, j'ajoutais quelque chose qui venait de moi à la pensée vraiment complète que le Seigneur m'avait donnée. Et puis le Seigneur me le montrait après coup, ou bien quelqu'un me le disait : "J'ai vraiment reçu ça, mais ça, par contre, ça..." Je dis : "Oui, le Seigneur m'a parlé aussi..." C'est en le faisant que j'apprends à perfectionner ce don.

 

            Si je ferme ma bouche parce que je dis : "Je vais me tromper ou j'ai un risque de me tromper", ça ne va pas être à la gloire de Dieu. Je ne vais jamais perfectionner mon muscle. C'est comme un muscle dont tu ne te sers jamais, il va s'atrophier et puis c'est fini, après ; tu te paralyses complètement. Donc quand le Seigneur commence à donner un don spirituel, comme il dit : "A chacun, un don ou plusieurs". Tu verras la situation se présenter devant toi où tu te sentiras comme poussé par le Saint-Esprit à faire un pas de foi, soit pour apporter une prophétie, une parole de connaissance, ou pour imposer les mains, prier pour un malade, etc.

 

            Tu vas sentir que ça vient du Seigneur et s'il y a la liberté de l'Esprit, bien sûr, il faut qu'il y ait la liberté de l'Esprit. Parce que si tu es sous une chape de plomb où tout est contrôlé par les ecclésiastiques, tu ne vas pas pouvoir exercer tes dons librement. Mais si ça s'exerce dans la liberté de l'Esprit, ça va s'exercer d'une manière calme et paisible et il y aura toujours les autres chrétiens ou les responsables s'il y en a ou des anciens, pour juger de ce qui est en train d'être fait. Et il ne faudra pas que tu te vexes s'il y en a un qui ose te dire : "Mon frère, j'ai bien apprécié ce que tu as fait, mais là, dans ce que tu as fait après, là, il y avait quelque chose qui ne me semblait pas tout à fait venir du Seigneur". Tu dois te réjouir, au contraire que le Seigneur te fasse lever un frère ou une soeur pour te montrer qu'il y avait là quelque chose qui n'était pas de son point de vue. C'est lui qui peut se tromper quelquefois aussi. Mais ça permet aux uns et aux autres d'exercer dans la liberté de l'Esprit les dons que Dieu donne : d'où l'importance d'avoir un groupe pas trop grand parce que quand on est dans une salle avec deux cents personnes, on ne peut pas exercer ça d'une manière aussi libre.

 

            Mais quand ça s'exerce dans la liberté de l'Esprit, on ose donner ce que le Seigneur nous donne. Les autres sont là pour contrôler, pour voir ce qui se passe pour nous faire des remarques, et s'ils ne sont pas spirituels, Seigneur, éclaire-les. Mais en tout cas, si eux ne sont pas spirituels et que moi, je sens que j'avais la position spirituelle, je vais accepter les remarques même si elles ne sont pas spirituelles. D'accord, tant pis. S'il y en a un qui me juge à tort, tant pis. Bénis-le, Seigneur, ou montre-lui. Mais moi, ça ne va pas m'empêcher de faire ce que Dieu me demande de faire. Tant pis si je suis jugé, tant pis si je suis méprisé. C'est à eux, c'est aux autres de régler ce problème là devant Dieu et ça ne doit pas me freiner dans l'exercice des dons parce qu'il y va de la croissance du troupeau. Et si je me plante, le Seigneur qui est un bon Berger, il me montrera tôt ou tard où je me suis planté, si j'ai le coeur rempli de l'amour de la vérité.

 

            Alors là, je n'ai pas le temps ce soir de détailler tous ces dons. Il faudrait presque deux heures rien que pour ça ; pour tous ces dons, ces neufs dons qui sont donnés là. Mais ce que je veux dire simplement, c'est que nous devons être ouverts à la direction de l'Esprit parce que le Saint-Esprit, je le répète, nous placera dans des circonstances où il va falloir qu'on se jette à l'eau. On sent dans notre coeur qu'il y a quelque chose que le Seigneur nous donne et il va falloir se jeter à l'eau et c'est en se jetant à l'eau que Dieu se glorifie. Et je vous assure que le Seigneur veut nous placer dans des circonstances où nous pourrons exercer chacun de ses dons. Ca ne veut pas dire qu'on va en permanence les exercer d'une manière courante, mais le désir du Seigneur, puisque c'est de nous faire grandir à l'image de Jésus, c'est de nous placer peu à peu dans des circonstances où on va tous les exercer, ces dons. C'est lui qui en est propriétaire et c'est lui qui nous place dans des circonstances où il va nous permettre de les exercer. Et par la suite, si nous remarquons que certains de ces dons s'exercent beaucoup plus souvent que d'autres , ça peut être l'indication du Seigneur que pour le moment, je te spécialise dans ce don là ; enfin, entre guillemets aussi, "spécialisé". Ca veut dire que pour le moment, c'est l'appel que j'ai pour toi.

 

            Donc il y a des frères qui développent un don de connaissance, par exemple de paroles de sagesse, de paroles de connaissances très puissants, mais ils n'ont pas le don des miracles, ou pas encore. Ils ont peut-être pu une fois recevoir un don de miracle parce que le Seigneur les y avait placés, mais ce n'est pas leur ministère courant, permanent. Alors je dirai juste un mot pour chacun de ces dons : la parole de sagesse, c'est une révélation du Saint-Esprit sur une solution à un problème autrement insoluble. C'est ça la parole de sagesse. C'est qu'est-ce qu'il faut faire pour toi dans la situation dans laquelle tu te trouves ? Dieu a une solution, nous on est dans une position où on ne sait pas, on est coincé, on ne sait pas la décision prendre. Dieu donne soit à nous, soit à quelqu'un une parole de sagesse en disant : "Voilà, Dieu vient de me parler. Dans la situation inextricable où tu te trouves, voilà la solution du Seigneur". C'est ça la Parole de sagesse. "Voilà ce que le Seigneur te demande de faire". Après, je reçois cette parole, je prie et je dis : "Seigneur, tu vas me confirmer ça, maintenant". Parce que je ne veux pas me laisser diriger par des gens qui vont avoir de soi-disant dons spirituels pour contrôler ma vie. Mais je vais écouter soigneusement, en fonction de la personne aussi qui me parle, je vais avoir plus ou moins confiance. Si ça vient d'un chrétien qui vit dans le péché et qui n'arrête pas de faire des bêtises, je vais quand même écouter parce qu'il peut quand même me dire quelque chose de la part de Dieu. Mais, je ne vais pas attacher autant de confiance que si c'est un chrétien dont je connais les fruits dans sa vie personnelle et qui exerce de manière sûre et depuis longtemps ce don là. Je vais écouter plus facilement celui-là. Mais dans tous les cas, je vais me placer devant Dieu en disant : "Seigneur, voilà cette parole, tu vas me confirmer par le Saint-Esprit qui habite en moi si ça vient vraiment de toi pour moi" et le Saint-Esprit va la confirmer. Il mettra la paix, il mettra vraiment une assurance dans le coeur.

 

            Ensuite, la parole de connaissance, c'est la révélation des choses cachées. Ce n'est pas forcément une solution à un problème, mais c'est une révélation des choses cachées. "Voilà le Seigneur me montre que dans ta cave, il y a un paquet de revues pornographiques que tu traînes depuis longtemps et dont tu ne t'es jamais débarrassé". Voilà, par exemple. Ca, c'est une parole de connaissance ; ou bien toute autre chose cachée que Dieu connaît, que Dieu veut révéler par son Esprit, et il nous le dit par une parole de connaissance, c'est-à-dire une révélation de choses cachées. Dieu voit tout, on ne peut rien lui cacher à lui. Mais s'il le fait, ce n'est pas pour nous faire la honte, c'est pour nous permettre d'avancer avec lui.

 

            Ensuite, il y a le don de foi, "à un autre, la foi". Alors ça c'est le don de foi. On reçoit dans une circonstance donnée la foi de faire ce qu'on n'aurait jamais fait autrement. Ca vient d'un coup comme ça ; un don de foi qui nous est donné et ça y est, on sent que la puissance de l'Esprit nous est donnée pour faire un pas de foi et dire : "Bon, ce n'est pas quelque chose d'impossible. A Dieu tout est possible, il vient de me le montrer. J'ai reçu l'assurance pleine et entière sans douter, sans rien. La foi, ce n'est pas l'ombre d'un doute". Je ne vais pas dire : "Bon, tu vois, qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu pourrais me dire si..." J'ai reçu une pleine assurance, complète, sans l'ombre d'un doute. C'est ça, et j'y vais. Et je reçois la foi, un don de foi qui me permet de franchir un obstacle que je n'aurais pas franchi autrement, avec ma simple foi à moi, dans l'état où elle est.

 

            "A un autre le don des guérisons". Ce n'est pas le don de guérison, mais des guérisons. Toutes sortes de guérisons. Et même là, le Seigneur peut, selon le développement de notre foi, sembler nous spécialiser pendant un temps pour tel type de maladie ou tel autre, parce qu'on est des êtres humains qui nous perfectionnons peu à peu et c'est sûr que Jésus lui n'avait pas ce problème. Il guérissait tout d'un coup. Mais selon l'état de notre foi, si nous avons vu que plusieurs fois nous avons prié pour tel type de maladie et que ça a été guéri instantanément, notre foi pour cette maladie là va être plus forte que si c'est une toute nouvelle qui arrive où on va devoir faire un pas de foi dans le Seigneur, mais comme il y a un don des guérisons, le Seigneur va nous faire grandir dans ce don jusqu'à sa perfection, jusqu'à ce qu'on fasse comme Jésus et qu'on ne se laisse rebuter par aucune maladie quelle que soit sa gravité, parce que pour Dieu, un rhume et un cancer, c'est la même chose, pour lui, au point de vue maladie. Il peut les guérir aussi bien l'une que l'autre.

 

            Alors, le don d'opérer des miracles ! Déjà, le fait de chasser un démon, c'est un miracle. Le Seigneur le considère comme un miracle. Le Seigneur peut donner aussi d'autres dons qui peuvent être comme marcher sur l'eau, changer l'eau en vin ou faire des choses comme ça ; les miracles que Jésus accomplissait. Ca s'est produit constamment partout où la puissance de l'Esprit du Seigneur était à l'oeuvre. Des dents, pareil. J'ai connu un frère qui avait un ministère comme ça. Il priait, les dents repoussaient et puis il est venu chez nous à Grenoble au début de ma conversion et puis il n'y a pas une seule dent qui a repoussé. Et puis il en pleurait presque. Il disait : "Mais ce n'est pas possible, j'ai la même onction, j'ai le même message, j'ai tout. Je vais dans le monde entier, je vois des choses extraordinaires ; j'arrive ici en France et ça coince". Il dit : "Qu'est-ce qu'il va falloir prêcher la Parole de Dieu, mon frère ! Qu'est-ce qu'il va falloir prêcher la Parole, parce qu'elle n'est pas assez prêchée et ça n'a pas stimulé la foi". Il n'est resté qu'une semaine, au bout d'une semaine, il y avait déjà une cinquantaine de guérisons à la dernière réunion ; mais pas des choses fantastiques qu'il voyait ailleurs. Donc il semble qu'il y ait sur notre pays un poids d'incrédulité, là, de rationalisme, de matérialisme, qui pèse. Il faut bien faire attention dans notre relation et notre marche personnelle à nous dégager de ça, et ce n'est pas facile parce que ça pèse sur la France entière. Ce rationalisme, cet esprit rationnel...

 

            Alors il y a ensuite la prophétie. Le don de prophétie est extrêmement utile. Paul dit bien : "Aspirez surtout à celui de prophétie", parce que la prophétie c'est recevoir surnaturellement une parole pour exhorter, consoler, édifier ; faire grandir ou consoler ou exhorter ; mais quelque chose de surnaturel de Dieu. Ne pas dire : "Oh, chère soeur, ça va passer, va. Ne t'inquiète pas"... Ca ce n'est pas un don de prophétie. Non. C'est recevoir une parole de Dieu qui vient du trône du Seigneur et qui est directement adaptée au problème qui est là, une parole qui coule du coeur de Dieu et que tu reçois comme un don spirituel et qui va exhorter, faire du bien, consoler, édifier. Ca peut n'être quelquefois qu'un simple mot. Tu peux même exercer ce don de prophétie sans parole. Tu peux avoir un geste, un simple comportement vis à vis de ton frère qui est vraiment conduit par le Seigneur à ce moment là et qui va apporter une édification et une consolation. J'ai vu comme ça un frère, une soeur, simplement s'approcher d'un frère ou d'une soeur qui était dans les douleurs et la souffrance, vraiment avec la compassion de Jésus. Et ce simple geste conduit par le Seigneur a été un geste prophétique qui a amené une consolation, une libération, une guérison. C'était directement conduit par le Seigneur. Ca peut être accompagné de paroles aussi bien sûr.

 

            "A un autre le discernement des esprits". Le discernement des esprits, c'est l'oeil spirituel ouvert pour voir quels sont les esprits cachés qui sont à l'oeuvre quelque part. Là c'est vraiment un don qui est extrêmement utile, le discernement des esprits, pour ceux qui sont appelés à chasser les démons ; de reconnaître par une révélation du Seigneur quels sont les esprits qui sont à l'oeuvre ; quels sont les types de démons qui sont là. Est-ce que telle manifestation est vraiment conduite ou inspirée par l'esprit du Seigneur ? Ou est-ce que c'est l'esprit de la personne ? Ou est-ce que c'est un mauvais esprit qui est en train d'agir ? Si tu n'as pas le discernement des esprits, tu ne peux pas voir ça. Et ça, c'est vraiment très utile pour le travail du Seigneur.

 

            Il parle encore de la diversité des langues. Ce sont des messages en langue qui sont donnés à l'église. Là il ne parle pas du don des langues que nous avons nous personnellement comme signe du baptême du Saint-Esprit, signe initial du baptême de l'Esprit. Il parle des langues diverses qui peuvent être données pour un message à l'église, ou pour un message à des mauvais esprits ; parce qu'il m'est arrivé souvent, ça peut arriver à d'autres parmi vous, en priant pour la délivrance de quelqu'un, Dieu me donnait une langue, qui était manifestement une langue d'autorité que le démon comprenait. Ce n'était pas une langue que j'adressais à Dieu, c'était une langue que le Saint-Esprit me donnait pour prendre autorité sur ce démon dans la langue du démon. Ca fait partie de la diversité des langues. Mais en règle générale, c'est plutôt le Saint-Esprit qui donne une langue pour l'église, pour donner un message du Seigneur et à ce moment là, il faut que ce soit interprété, d'où l'autre don : c'est le don de l'interprétation des langues. C'est quand une langue est apportée par quelqu'un, celui qui a l'interprétation des langues est capable de traduire ça en français ou en anglais selon ton pays ; de traduire ça de manière compréhensible à l'église qui est là pour qu'elle en tire du profit.

 

            Alors vous voyez comme ils sont importants, ces dons ? Je vous encourage à recevoir pleinement dans votre coeur cette parole que le Saint-Esprit veut les distribuer à chacun selon sa volonté. Et vous en avez déjà reçu, du Seigneur. Certains ont commencé à s'exercer, d'autres pas. Mais en tout cas si vous continuez à chercher le Seigneur en disant : "Seigneur, je veux entrer dans la manifestation de tes dons pour l'utilité commune. Alors continue de me les révéler et place-moi dans les situations où ils vont se manifester, Seigneur" . Et puis on peut prier le Seigneur puisqu'il est dit dans le chapitre 14 : "Aspirez aux dons spirituels". On peut très bien dire au Seigneur : "Seigneur, je désire le don des miracles" ; ou : "Seigneur, je désire le don de prophétie. Donne-le-moi, Seigneur". Et il se peut très bien que ce soit le Saint-Esprit qui mette ce désir là en fonction de la volonté du Seigneur. On ne doit pas avoir honte de demander au Seigneur. ...Dire : "Seigneur, donne-moi tous les dons, Seigneur pour ta gloire et l'exercice de l'édification de ton église".

 

            Alors tout le reste du chapitre, c'est un enseignement concret qui nous montre que dans l'Eglise, corps de Christ, nous sommes tous membres les uns des autres. Donc tous ces dons et tout le travail qu'on va faire en tant que chrétiens dans la vie pratique de notre groupe ou de notre église, là où Dieu nous a placés, ça ne peut jamais être un travail d'individualistes. On a tous un ministère individuel, personnel, mais il ne va pas s'exercer de manière individualiste. Dieu nous place dans un corps, une église locale, qui est elle-même une cellule du grand corps de Christ et c'est le Saint-Esprit qui dirige tout ça. Donc quand le Saint-Esprit distribue ses dons à chacun, c'est pour que l'ensemble du corps en profite parce qu'il a prévu le Seigneur, de cette façon là, que ce qu'il donne à l'un, c'est pour qu'un autre membre du corps en profite, ou le reste de l'ensemble du corps ou de la cellule locale.

 

            Donc je dois bien comprendre que le Seigneur veut me faire atteindre pour moi personnellement, pour chacun de nous la plénitude de la stature de Christ. Mais dans la vie concrète et pratique de l'église, au jour le jour, il va me placer à une position qui sera unique pour moi ; un appel particulier pour moi. Un membre du corps que je représente, ça ne sera pas le même que le membre qui est à côté de moi. On peut être tous amenés à être semblables à l'image de Jésus, au point de vue caractère, nature etc. et pourtant, dans le travail pratique, être spécialisé dans certaines tâches précises. Ce n'est pas du tout incompatible selon la volonté du Seigneur. Il y en a qui représentent l'oeil dans le corps, d'autres qui représentent la main, d'autres un doigt de pied, d'autres un autre organe vital, le coeur ou le foie etc. C'est pour montrer que tous les organes doivent fonctionner ensemble et harmonieusement dans le corps pour que le corps puisse marcher. Donc là aussi ça fait l'objet d'un sujet de prière, pour moi. Je dis : "Seigneur, il faut que tu me montres quel organe je vais être dans cette cellule du corps, d'abord ; et puis peut-être vis à vis du corps universel de Christ, par la suite. "Qu'est-ce que tu veux que je sois comme organe, Seigneur" ? Et Dieu va me montrer qu'est-ce qu'il a prévu pour moi. C'est dans la prière que ça se règle. Mais je ne dois pas dire : "Je n'ai pas besoin de lui", ou "je n'ai pas besoin d'elle". Il nous a placés ensemble dans une certaine cellule de son corps. On a tous besoin les uns des autres ; et des plus petits que soi en particulier.

 

            Au verset 27, le Seigneur dit, dans 1 Corinthiens 12 : « Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, ceux qui ont le don de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues » etc. Donc il parle à la fois, là dans ce passage des ministères d'anciens et puis des autres chrétiens qui ont reçu des dons et des appels particuliers. On est tous au même rang, on est appelé par le Seigneur à exercer cette fonction là et il dit : "Tous sont-ils apôtres" ? Non. "Tous sont-ils prophètes" ? Non. "Tous sont-ils docteurs" ? Non". C'est moi qui ajoute le non, mais c'est évident. "Tous ont-ils le don des miracles" ? Non. Puisque même si tu l'avais exercé une fois, le Seigneur peut te le conférer de manière permanente, à toi et pas à un autre. "Tous parlent-ils en langue" ? Oui, si on est baptisé du Saint-Esprit, mais non quand il s'agit d'un ministère des langues pour l'Eglise. Je parle en langues mais je ne suis pas appelé par le Seigneur à donner des messages en langue à l'église, alors qu'il y en a dont, c'est le ministère. "Tous interprètent-ils" ? Etc.

 

            « Aspirez aux dons les meilleurs et je vais encore vous montrer une voie par excellence ». Alors dans le chapitre 13, le chapitre 13 est placé entre ces deux chapitres qui parlent des dons, dans l'église parce que le Seigneur veut vraiment mettre l'accent sur le point central dans l'exercice des dons, c'est-à-dire l'amour. Et si ces dons sont exercés en dehors de l'amour, ils ne sont pas agréables au Seigneur. En fait ils ne devraient même pas être exercés. Donc tout ce chapitre 13, placé en sandwich entre le 12 et le 14, qui parlent des dons, montre que dans l'Esprit du Seigneur, dans le coeur de l'exercice des dons, il doit y avoir l'amour du Seigneur. Et c'est pour ça qu'ils sont donnés pour l'utilité commune. Si je reçois quelque chose du Seigneur, ça doit être exercé dans l'amour pour que les autres en reçoivent du profit, mais pas pour me glorifier moi-même. Alors je ne vais pas lire ce chapitre 13 mais vous relirez vous-même les versets 4 à 7 pour nous montrer ce que c'est que vraiment le véritable amour du Seigneur ; celui qui est si patient et qui supporte tout. Mais là je me contente d'insister sur l'importance de l'amour.

 

            C'est au coeur de la vie de l'église locale, c'est au coeur de l'exercice des dons spirituels et c'est au coeur d'un vrai baptême du Saint-Esprit. Si on est vraiment rempli du Saint-Esprit, ce n'est pas pour d'abord exercer des dons de puissance, c'est pour manifester d'abord la nature de Jésus qui est l'amour. Et comme la nature de Jésus qui est l'amour ne peut pas s'empêcher de faire le bien, pour pouvoir faire le bien, Dieu nous donne des dons aussi, spirituels qui viennent de lui pour que l'on ne s'en enorgueillisse pas. Mais tout est motivé par l'amour du Seigneur. Et quand c'est motivé par l'amour du Seigneur, l'exercice des dons ne fait pas mal. Si je commence à exercer un don sans amour, il va faire mal. Il va provoquer des effets secondaires nocifs. Même s'il y a un vrai don spirituel, s'il est exercé sans amour, il va provoquer des dégâts, toujours des dégâts. Donc le Seigneur nous appelle à cultiver sa communion avec lui pour que tout le caractère de Jésus nous remplisse et qu'il puisse ainsi nous donner de plus en plus de dons pour qu'exercés dans l'amour, ils ne puissent pas faire de mal aux autres, mais du bien. Alors au chapitre 14, il commence en disant : « Recherchez l'amour ».

 

            Donc vous voyez que l'amour est quelque chose qui se recherche. Un chrétien qui ne recherche pas l'amour ne va jamais grandir dans l'amour. Et comment chercher l'amour ? En le demandant à Jésus qui est amour. Dieu est amour, le Saint-Esprit est amour, donc si je cherche l'amour auprès de Jésus en disant : "Jésus, remplis-moi de ton Esprit". Je sais que l'Esprit du Seigneur, c'est l'amour parfait. Que j'ai bien cette pensée en tête : "Seigneur si tu me remplis de ton Esprit, c'est que je vais être rempli d'amour". Je viens chercher auprès de toi cet amour que tu déverses dans mon coeur par le Saint-Esprit". Il en a déjà déversé, mais j'en veux d'avantage, jusqu'à la plénitude, Seigneur. "Aspirez à l'amour. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie". Pour moi c'est l'indication claire que le Seigneur veut donner le don de prophétie à tous ses enfants de manière permanente. " En effet celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend et c'est en esprit qu'il dit des mystères. Celui qui prophétise au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console.  Celui qui parle en langues s'édifie lui-même, celui qui prophétise édifie l'église. Je désire que vous parliez tous en langues". C'est une indication claire que la volonté de Dieu est que chacun de nous, nous puissions parler en langues, comme résultat normal du baptême du Saint-Esprit.

 

            Quand tu reçois le baptême de l'Esprit, tu reçois en même temps la capacité de parler en langues. Toujours ! Les chrétiens qui me disent : "Moi, j'ai reçu le Saint-Esprit mais sans langues". Je dis : "Non, il te manque quelque chose, ça ne va pas". Tu as reçu le Saint-Esprit, tu as la capacité de parler en langues. Tu l'as. Maintenant, si on t'a enseigné que les langues c'est diabolique et que c'est passé, que depuis deux mille ans on n'en parle plus etc., tu as reçu un mauvais enseignement qui t'a bloqué ta foi. Mais le Saint-Esprit qui a été répandu dans ton coeur, il t'a donné la capacité de parler. Libère simplement, ouvre ta bouche et laisse le Saint-Esprit s'exprimer selon l'inspiration qu'il te donne et tu vas le voir sortir. Ce qu'il faut simplement demander, c'est : "Seigneur, baptise-moi de ton Saint-Esprit", en ayant rempli les conditions qu'il donne, c'est-à-dire : "Est-ce que j'obéis à Dieu et est-ce que je lui demande vraiment dans la prière" ? Il n'y a que ces deux conditions.

 

            Dieu donne son Esprit à ceux qui lui obéissent, Dieu donne son Esprit à ceux qui le demandent. "Seigneur, dans l'état actuel de la lumière que tu m'as donnée, donne-moi la plénitude de ton Esprit". Dieu te la donne à l'instant même, comme tous les cadeaux de Dieu. Tu demandes une guérison, quand tu la demandes de tout ton coeur avec foi, tu l'as reçue à l'instant même. C'est-à-dire que Dieu a entendu parce que c'est selon sa Parole. Il l'a déjà envoyée, ça descend. C'est en train de descendre du ciel. Et puis entre temps, il y a toutes les hordes de l'ennemi qui sont là, qui sont en train de canarder pour que ça ne m'atteigne pas ou qui bloquent, ou qui mettent un parapluie ou quelque chose, et si je ne reste pas fermement appuyé sur la Parole tant que je n'ai pas vu ça de mes yeux, je dois persévérer dans la foi, dans la confiance que Dieu a entendu ma prière et que les seules choses qui sont en train de gêner la manifestation, c'est Satan et ses démons. Ils ne sont là que pour ça : pour empêcher les bonnes choses de Dieu de nous arriver, parce que nous avons un Père dans le ciel qui est comme un père naturel normal, il veut donner de bonnes choses à ses enfants. Et ces bonnes choses, c'est l'amour, c'est tous ses dons spirituels, à chacun.

 

            Il ne faut pas oublier qu'on est dans un combat acharné, un combat contre les puissances des ténèbres et qu'elles savent qu'elles sont complètement vaincues par Jésus. Mais beaucoup de chrétiens ne le savent pas. Ou alors ils négligent d'entrer dans ce combat spirituel. Ils ont prié Dieu et ils n'ont pas vu la chose s'accomplir et ils disent : "Bon, alors on baisse les bras, et on arrête de prier". Ou bien on dit : "Oh, ça ne doit pas être la volonté de Dieu, quand même, j'ai dû me tromper". Et à cause de ça, ce que Dieu avait lâché là-haut n'arrive plus. C'est arrêté. Et Dieu nous demande de continuer à persévérer dans la prière, dans le jeûne s'il le faut, dans la supplication pour que les obstacles soient enlevés, pour que Dieu envoie Mickaël, pour secourir Gabriel ou les autres qui ont été envoyés mais qui ne sont pas encore assez puissants pour faire sauter l'obstacle comme dans Daniel. D'une manière ou d'une autre, Dieu va intervenir si je reste dans la foi, si je reste dans la persévérance et si je continue à prier pour que ça se manifeste. Il va le montrer, le Seigneur, tôt ou tard.

 

            Le Seigneur veut donner à tous le don des langues comme manifestation du baptême du Saint-Esprit qu'il veut donner à tous. Il veut donner à tous la prophétie et il veut donner à tous l'interprétation des langues parce qu'il est écrit au verset 13 : « Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d'interpréter ». Alors comme il vient de dire au verset 5 : « Je désire que vous parliez tous en langues », et il ajoute : « Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d'interpréter », et qu'il ajoute aussi dans ce même chapitre que parler en langues plus interprétation, égale prophétie, ça doit être clair dans nos esprits que Dieu veut donner à tous, d'une manière permanente, dès le début, la prophétie, le parler en langues et l'interprétation des langues. Pour moi, pour ma part, c'est clair. Alors que les autres dons, ils peuvent être donnés par Dieu selon sa volonté, mais ils ne sont pas forcément permanents.

 

            Donc si vous n'avez pas encore exercé le don de prophétie, sachez qu'il est pour vous et que si vous le demandez à Dieu de tout votre coeur pour l'édification de l'église, à l'instant où vous l'avez demandé, vous le recevez. On le voit dans Jacques : « Il donne à tous simplement et sans reproche ». Tu l'as reçu. Maintenant, prends garde de ne pas le cacher, de ne pas le mettre sous un boisseau, et les talents que Dieu t'a donnés, de les faire fructifier, c'est-à-dire de les utiliser, de les faire tourner. Si tu n'as pas encore exercé le parler en langues et notamment le parler en langues pour un message dans l'église, quand le Saint-Esprit conduit, bien sûr, demande-le à Dieu, le parler en langues. Mais ce n'est pas le parler en langues, que je dois demander, c'est le baptême du Saint-Esprit en sachant que quand il me donne le baptême de l'Esprit, les langues vont avec. Et quand tu as manifesté le don des langues, tu demandes immédiatement, à l'instant même, si tu n'as encore jamais parlé en langues, à l'instant même où tu vas parler en langues pour la première fois, la seconde qui suit, tu t'arrêtes et tu dis : "Maintenant, Seigneur, donne-moi le don d'interpréter les langues". « Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d'interpréter ». Et Dieu le donne avec la même simplicité. Et tu le verras se manifester si tu le crois. Tu vas entendre un parler en langues quelque part et tu dis : "Seigneur, puisque tu m'as donné l'interprétation, j'écoute". Et puis la pensée du Seigneur t'est donnée. A ce moment là, il faut ouvrir la bouche et dire : "Voilà ce que le Seigneur me donne comme interprétation". Et il faut y aller et se jeter à l'eau.

 

            Alors ce que je voudrais dire en conclusion, parce que je vais m'arrêter là, mais je vais quand même prendre cinq minutes de conclusion, c'est d'insister à nouveau sur l'importance qu'il y a à avoir soif du Seigneur et soif des choses spirituelles. Parce que toutes ces choses là ne nous serons pas données, alors que Dieu désire nous les donner, si nous n'avons pas soif, intensément du Seigneur. "Que celui qui a soif vienne et qu'il se serve". Donc si toutes ces choses ne se manifestent pas dans ma vie, ça peut être l'indication qu'il n'y a pas encore assez soif pour vraiment passer du temps avec le Seigneur dans la prière, dans la lecture de sa Bible, dans la communion avec Jésus personnellement pour qu'il m'enseigne ces choses et il me les donne et il m'apprenne en pratique à être rempli de l'Esprit et à exercer ces dons là. Il n'y a que lui qui peut le faire. Moi je peux donner un enseignement comme ça pour vous montrer ce qui est écrit dans la Parole, mais après dans la pratique, pour que mon église locale, là, puisse fonctionner comme le Seigneur le voudrait, qu'elle soit vraiment, entre guillemets aussi, "charismatique", c'est-à-dire dirigée vraiment par les dons du Saint-Esprit et sous la direction de l'Esprit, il faut que le Seigneur ait affaire devant lui à des hommes et des femmes qui ont soif de lui ; vraiment, qui ont soif de lui ; qui disent : "Seigneur, moi je ne me contente pas de la situation qui est la mienne, maintenant. Je suis heureux de te connaître et d'avoir ton salut, mais je suis désireux d'entrer pleinement dans ton plan. Je suis désireux de recevoir tes dons, ton onction, ton amour. Je suis désireux de te connaître mieux, de connaître ta parole".

 

            Donc c'est un sujet constant de prière pour moi, pour les autres, pour nous en tant que membres de Christ. Si nous n'avons pas cette attitude de soif, là, les dons ne se manifesteront pas ; ou ils vont se manifester, mais faiblement et de manière mélangée. C'est dans notre communion personnelle avec Jésus et dans notre sérieux dans notre relation avec Jésus que quand nous allons nous réunir, les dons vont pouvoir se manifester plus facilement. Prenons l'habitude, par exemple, si nous savons que nous allons aller à une réunion de l'église locale, que ce soit pour prier, que ce soit pour écouter un message, que ce soit pour louer le Seigneur et lui rendre un culte, prendre le pain et le vin, enfin de ces quatre piliers là, de la persévérance d'Actes 2, si nous savons que nous allons aller à une réunion comme ça, passons du temps avant dans la prière. Pour nous d'abord, en disant : "Seigneur, je vais y aller pas seulement pour recevoir, mais pour donner de ta part quelque chose, dans ton Esprit". « Quand vous vous réunissez, dit Paul, l'un a-t-il un cantique, une louange, une révélation, une parole de sagesse, de connaissance... Que tout se fasse dans l'ordre, et pour l'édification de tous », mais il faut d'abord qu'ils aient reçu quelque chose avant de le donner. Et ce que j'ai reçu, je peux le recevoir bien sûr au moment de la réunion, mais ça sera grandement facilité pour le Seigneur si avant la réunion, j'ai passé du temps à prier ; pas seulement avant la réunion, mais dans ma vie personnelle avec le Seigneur, que j'ai passé du temps avec lui à lire la Bible, à la méditer, à passer du temps à prier le Seigneur, à intercéder, à parler à Jésus, à passer des moments seul avec Jésus pour qu'il me fortifie dans mon être intérieur, qu'il me révèle des choses d'en haut, qu'il me donne des dons que je vais pouvoir ensuite donner quand je vais à la réunion ou bien quand je rencontre mon frère ou ma soeur ; que le discernement augmente, que toutes ces choses augmentent. Alors le Seigneur, lui, je suis certain qu'il ne veut refuser ses dons à personne, mais quand il dit : "Aspirez" , c'est un commandement, il ne va pas les donner à ceux qui n'y aspirent pas. Et il n'y a pas d'orgueil à aspirer à ces choses. J'ai entendu des chrétiens me dire : "Ah, mais toi tu es un orgueilleux, tu voudrais tout avoir ; ce don ci et puis celui-là"... Je dis : "Oui, je voudrais tout avoir. Amen" ! Parce que je veux tout de Jésus, mais pas pour ma gloriole personnelle, parce que je sais très bien le prix qu'il va falloir payer ; déjà maintenant, et puis par la suite.

 

            Ce que je désire, Seigneur, c'est être rempli de toi, être rempli des dons que tu as prévus pour moi pour que l'Eglise avance, pour que des âmes, puisque tu m'appelles à aller prêcher la Bonne Nouvelle, soient sauvées et viennent à la connaissance de Jésus et puis qu'une fois qu'elles ont été sauvées, je puisse avoir des dons pour m'en occuper, de celles-là. C'est bien plus important de s'occuper des âmes qui viennent au Seigneur que de les amener au Seigneur. Je ne dis pas ça pour dévaluer le ministère d'évangéliste, puisque s'il n'y en avait pas, il n'y aurait jamais d'âmes qui viendraient au Seigneur. Mais après, l'évangéliste il les passe à quelqu'un d'autre et à l'église locale. Et c'est toute l'église qui va travailler ensemble pour aider ces jeunes à grandir dans le Seigneur avec les dons spirituels que Dieu donne. Alors c'est donc une exhortation forte à nous approcher du Seigneur de plus en plus pour partager sa communion et recevoir de lui tout ce qu'il veut nous donner et ne pas nous contenter de ce qu'on a maintenant. Ce n'est rien à côté de ce que le Seigneur veut nous donner. Ce n'est rien du tout, rien. Et là, des choses glorieuses vont se manifester dans nos vies pour la gloire de Dieu.

 

La suite de cette série se trouve sur le message C126.