C126  Source de Vie - http://www.sourcedevie.com


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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



La marche pratique de l'église locale.

Que dit la Parole de Dieu sur le déroulement des réunions ? Les dons spirituels. L'exercice des dons dans les assemblées.



Message n°2

 

Suite du message C125

 

Il y a un verset dans le Nouveau Testament qui est un peu étrange, parce qu'il dit : "Et quoi que vous fassiez, faites tout au nom du Seigneur Jésus". Quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, "Faites tout au nom du Seigneur Jésus". Alors ça ne peut pas être pris à son sens tout à fait littéral, comme on dit, par exemple : "Priez au nom de Jésus", nous faisons une prière au nom de Jésus. Chaque fois que je fais quelque chose, je ne vais pas dire : "Tiens, je fais ça au nom de Jésus". On tomberait dans un légalisme constamment des formules. Mais ça veut dire constamment que nous devons être en communion avec Jésus pour que tout ce que nous faisons, tout ce que nous disons, tout ce que nous pensons soit fait comme si c'était Jésus qui le faisait au travers de nous. Vous voyez la responsabilité qu'il met, le Seigneur en nous. Et ça ne peut être possible que si le Seigneur Jésus devient de plus en plus vivant en nous, puisque la vie avec Jésus, ce n'est pas une religion. Les hommes en ont assez des religions, ils en ont assez souffert comme ça. Ce que le Seigneur veut, ce que le monde veut, ce sont des hommes et des femmes comme vous et moi, c'est-à-dire qui sont sortis du péché, quelquefois du péché le plus noir ou du plus profond que le Seigneur a transporté dans son royaume, qu'il a lavé et purifié par son sang, qu'il a pardonné, en qui il a mis son Esprit et en qui il vit pour faire de nous des ambassadeurs permanents sur cette terre avant de regagner la patrie céleste. Un ambassadeur, il est de passage dans un pays. Son vrai pays est derrière. Alors nous sommes ambassadeurs de Christ, ça veut dire : tant que nous sommes là, nous devons agir, penser, vivre comme si Jésus le faisait à notre place, puisqu'il vit en nous. Et puis quand l'appel retentira ou que le Seigneur reviendra, nous regagnerons la patrie céleste, où là des choses merveilleuses nous attendent. Mais ces choses merveilleuses, on doit les avoir constamment sous les yeux spirituels. Ca motive notre vie sur cette terre. Comment est-ce que vous voulez être motivés sur cette terre si on n'avait pas les yeux en permanence ouverts sur la patrie céleste, sur le Seigneur, sur sa puissance, sur ce qu'il a réservé à ses enfants, sur ce qu'il a préparé pour nous. Il est écrit qu'Abraham avait les yeux constamment fixés sur la rémunération, sur la cité qui l'attend, là-haut. Quoiqu'il fasse, quoi qu'il dise, il était là et il y avait dans son coeur cette vision : "Je suis un ambassadeur du Seigneur, je travaille pour lui, mais mon coeur est là-haut".

 

Alors nous parlions des dons spirituels. Les dons spirituels sont des choses qui descendent d'en haut, de ce royaume merveilleux, là où il n'y a que de l'amour. Vous verrez quand nous y serons ! Vous verrez quand nous y serons, il n'y aura que de l'amour, de la joie, de la paix de la foi et de l'espérance. Les choses qui demeurent, quoi. Nous vivrons dans un océan d'amour dans la présence de Dieu. Et déjà ce même Seigneur qui sera tout en tous là-haut, il habite en nous et il veut être tout en tous là, en bas, là où nous sommes, maintenant, nous l'Eglise du Seigneur. Alors il fait descendre des dons d'en haut pour nous, pour nous plonger déjà dans le bain spirituel d'en haut. Le premier don, c'est lui-même, on l'a vu. C'est Jésus qui se donne, c'est le Père qui donne Jésus, Jésus qui se donne et puis Jésus qui donne le Saint-Esprit. Ce premier don, c'est ça : Le baptême dans l'Esprit qui est donné à ceux qui obéissent au Seigneur, qui le désirent ardemment et qui sont remplis de cette puissance d'en haut qui est la présence même du Seigneur. Ensuite, pour nous permettre d'accomplir la volonté du Seigneur sur cette terre, le Seigneur distribue à chacun un ministère, un travail, un service et des dons surnaturels qui descendent d'en haut. On a vu dans 1 Corinthiens 14, une première liste de dons qui sont tous des manifestations surnaturelles de Dieu en nous. Donc chaque don représente un aspect de la puissance du Seigneur Jésus se manifestant au travers de nous. Jésus était lui, dépositaire de tous les dons. Tout le fruit de l'Esprit, tous les dons, toute la puissance de Dieu étaient manifestés en la personne de Jésus. Et le Seigneur, en attendant le moment glorieux où nous serons tous à son image, il distribue à chacun un aspect de lui-même, de sa puissance qui va se manifester au travers de nous pour le bien commun, pour l'édification de l'Eglise. Alors je vous avais dit la dernière fois que ces dons spirituels surnaturels étaient reçus par la foi. Un don, c'est reçu par la foi, on ne le mérite pas. Si tu es comblé de dons, ce n'est pas parce que tu es meilleur que les autres, c'est parce que Dieu t'a fait une grâce supplémentaire en fonction du travail qu'il a pour toi. Mais c'est tout, tu n'as pas à t'en glorifier puisque c'est descendu d'en haut. On a reçu ça d'en haut.

 

Alors pour commencer, je suis persuadé pour ma part que Dieu veut donner à tous ses enfants trois dons de base, à tous ! Je l'ai dit la dernière fois mais je le répète : prophétie, parler en langues, interprétation. Pour moi ça ressort clairement de l'analyse d'1 Corinthiens 14 où il est dit : "Aspirez aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie". Et comme il explique que la prophétie égale : parler en langue plus interprétation et qu'il ajoute lui-même : "Je veux que vous parliez tous en langues". Tous ! Et : "Que celui qui parle en langues prie pour avoir le don d'interpréter". Donc il veut que nous tous, nous parlions en langues en exerçant ce don spirituel des langues pour l'Eglise, puisque le parler en langues personnel qui est associé au baptême du Saint-Esprit est un don que nous utilisons pour notre édification personnelle mais pas forcément pour édifier l'Eglise. Donc quand nous recevons le baptême du Saint-Esprit, nous recevons la capacité de parler en langues et nous devons la mettre en action par la foi. Cette capacité de parler en langues va sa manifester dans notre culte personel par notre adoration en langues ou notre prière en langues pour Dieu, qui va nous édifier en Esprit. Mais en ce qui concerne le don pour l'église, c'est un appel que le Seigneur donne à certains et pas à d'autres. De toutes manières dès que tu parles en langues, tu dois demander au Seigneur le don d'interpréter cette langue. Alors ça ne veut pas dire que quand tu parles en langues pour ton culte personnel, tu dois automatiquement toujours traduire en français ce que tu dis. Puisque tu t'édifies en esprit, le simple fait de parler en langues t'édifie en Esprit. Tandis que quand tu apportes à l'église un don en langues au milieu d'une réunion de l'église, de l'assemblée, le Saint-Esprit en saisit un ou une qui apporte à l'église un message dans une langue inconnue, c'est ça, le don des langues pour l'église. A ce moment là ce don, pour édifier l'église doit être interprété dans la langue comprise par les gens du pays. Et il faut donc qu'il y ait l'un des participants ou celui qui a donné le don des langues qui l'interprète dans la langue, en français ou en anglais, ou en zaïroi ou dans toutes les langues, disons du groupe qui est là. Et cela contribue donc à édifier l'Eglise. Là je reprends I Corinthiens 14, au verset 15. Il dit : "Que faire donc ? Je prierai par l'Esprit, mais je prierai aussi avec l'intelligence. Je chanterai par l'Esprit, mais je chanterai aussi avec l'intelligence". Il vient de dire au verset 14 : "Si je prie en langues, mon esprit est en prière". Donc il assimile la prière en langues à la prière en Esprit. "Je prierai par l'esprit", ça veut dire : Je prierai en langues. "Je prierai avec mon intelligence", ça veut dire : Je prierai en français, pour nous. Quand il dit : "Je chanterai par l'esprit", ça veut donc dire : "Je chanterai en langues". Quand je parle en langues, c'est mon esprit à l'intérieur de moi, inspiré par le Saint-Esprit qui parle. C'est mon esprit qui s'exprime. Evidemment, ce sont mes lèvres qui s'expriment. Mais c'est l'inspiration de mon esprit qui sort sous l'inspiration de l'Esprit-Saint qui me donne cette langue inconnue et merveilleuse et qui me permet à ce moment là d'exprimer ce qu'il y a de plus profond. Vous n'avez pas remarqué que quand on prie en français ou par l'intelligence on est souvent bloqué quelquefois ? On est souvent ... :"Seigneur, j'ai prié en français, mais mes mots, je n'y arrive plus". A ce moment là, le relais est pris par la prière par l'esprit. L'Esprit qui sonde les profondeurs de Dieu et l'esprit de l'homme qui sonde les profondeurs de l'homme, l'esprit sort de mes entrailles, du plus profond, il va sortir quelque chose que je n'avais pas pu exprimer par mon intelligence et ça va monter devant le trône du Seigneur. Et on peut prier d'une manière puissante comme ça, en esprit, c'est-à-dire en langues pour des personnes ou des cas que le Saint-Esprit nous suggère immédiatement, sans que nous sachions forcément de quoi ou de qui il s'agit. Et c'est très puissant, il ne faut surtout pas se priver de ce don là. On doit vraiment cultiver notre prière par l'Esprit c'est-à-dire en langues, le plus souvent que nous pouvons. Et l'intérêt de cette prière, c'est qu'elle peut être faite à n'importe quel moment. Tu laves ta vaisselle, tu laves ta voiture, tu te promènes, le Saint-Esprit qui est en toi est toujours disponible pour t'inspirer une prière en langues qui va monter vers Dieu comme une intercession, une louange ou une adoration. Et en chantant, c'est la même chose. Si tu chantes en langues, c'est ton esprit qui chante. "Mais dans l'Eglise, il dit au verset 19, dans l'Eglise, soyez sages". Il peut y avoir dans l'église un moment où nous parlons tous en langues parce que c'est le Saint-Esprit qui conduit là une adoration en langues. Elle peut être suivie d'une interprétation. Je ne pense pas qu'elle doive toujours être suivie d'une interprétation parce que là ce n'est pas un message donné à l'église par l'Esprit. Il peut y avoir un interprête qui dit : "Voilà ce que nous venons de dire au Seigneur, voilà ce que je vous traduis en français", mais ce n'est pas la même chose qu'un message où l'Esprit parle à l'église, qui doit être interprété pour l'édification de l'église". Parce que là ce sont des chrétiens individuels qui ont ensemble loué le Seigneur en langues. Ils se sont bien édifiés au passage, on n'a pas besoin d'interpréter forcément ce qui vient d'être dit. Mais il dit : "Dans l'église, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence", là il parle de l'édification des autres, de l'enseignement des autres. Donc j'aime mieux dire cinq paroles en français à des français, "afin d'instruire aussi les autres que dix-mille paroles en langue. Ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement mais pour la malice, soyez enfants à l'égard du jugement, soyez des hommes faits". Il dit donc aux chrétiens : "Ne perdez jamais l'objectif du Seigneur. L'objectif du Seigneur, ce n'est pas de nous faire faire n'importe quoi parce que ça nous fait plaisir, mais d'être toujours à l'écoute de l'Esprit-Saint qui cherche une chose, le Saint-Esprit, c'est constamment édifier son troupeau, le faire grandir. Le but du Seigneur, c'est de nous faire arriver à la stature de Christ. Donc le Seigneur va utiliser toutes les occasions pour nous faire grandir : les épreuves, les difficultés, les bonnes, les mauvaises choses, tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu pour les faire grandir en Christ. Donc comme l'enseignement fait partie des choses qui nous font grandir, il dit : "En ce qui concerne l'instruction, l'édification, il vaut mieux parler en français qu'en langues", c'est sûr.

 

Alors je passe au verset 26, il dit : "Que faire donc, frères" ? Tous ces dons spirituels dont nous avons parlé, là, les neuf premiers dont nous avons parlé (il y en a d'autres qu'on verra tout à l'heure), mais ces dons là tous ensemble, les dons de parole, les dons de révélation, de puissance etc; Ils peuvent s'exercer soit quand nous sommes réunis en groupe, soit quand nous sommes seuls en rapport avec tel frère ou telle soeur, ou à telle autre occasion. Donc il peut y avoir différentes occasions où ces dons se manifestent. Ce qui est important, si nous revenons au chapitre 12 et aux versets 7 à 11, il dit : "Tous ces dons sont donnés par le Saint-Esprit selon l'Esprit, selon la volonté de l'Esprit, selon la direction de l'Esprit". Donc ce qui est important dans l'exercice de ces dons, c'est d'être en contact avec l'Esprit pour que nous soyons sous l'onction du Saint-Esprit au moment où lui veut que ce don se manifeste. Sinon, ça déraille et ça tombe dans la chair. Et il peut y avoir une mauvaise utilisation des dons quand c'est nous qui décidons de faire telle chose ou parce qu'on a l'habitude d'exercer tel don, alors on voit telle situation et hop, on fonce, alors que ce n'était pas le Seigneur qui le voulait à ce moment là, c'est nous qui l'avons fait en dehors de l'onction du Saint-Esprit. Donc vous voyez que l'exercice des dons, ça se cultive par l'usage de manière à reconnaître constamment si on était bien conduit ou pas par le Seigneur, sous l'inspiration de l'Esprit, oint du Saint-Esprit à ce moment là, précis. "Que faire donc, frères" ? Il dit, 26 : "Quand vous vous assemblez (donc là il parle de la situation où les chrétiens s'assemblent), les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation" ? Donc il parle, vous voyez, d'un certain nombre de dons. Et dans la liste qu'il donne là, il ajoute un certain nombre de dons qu'il n'a pas donnés dans 1 Corinthiens 12, par exemple : cantiques. Il montre nettement que même les cantiques doivent être reçus du Seigneur. Ca ne doit pas être quelque chose qui est préparé : "Tiens on doit se réunir ce soir, alors bon, il y a longtemps qu'on n'a pas chanté celui-là, on va faire la liste. Celui-là, celui-là, celui-là... Et puis ont chante ça de manière préparée. A condition que le Seigneur ait directement inspiré la préparation, ça, ça peut marcher à la rigueur, mais normalement, mais le Seigneur dit : "Quand vous vous assemblez, attendez d'être sous la conduite du Saint-Esprit qui vous montre". Alors l'un reçoit un cantique, il entonne ou il propose un cantique, ça doit être reçu dans le Seigneur. Et vous voyez qu'on doit être sensible à la direction de l'Esprit. Ca ne vous est jamais arrivé de sentir que le Saint-Esprit nous conduit dans une telle direction d'adoration, de louange. Et puis il y a deux, trois, quatre cantiques qui sont suggérés par le Saint-Esprit de cette manière. Et puis brusquement, il y en a un qui propose... Broum boum boum. Manifestement, ce n'était pas dans le fil directeur de l'Esprit. Il y a quelqu'un qui a marché là par la chair. Alors si on veut être indulgent, on laisse faire et puis on chante. S'il y en a un qui suggère que ce n'était pas dans l'Esprit, ça doit être reçu dans l'amour et testé aussi. Mais il faut que chacun sache reconnaître la conduite de l'Esprit dans la réunion, qu'on soit sensible à l'onction et à la direction du Saint-Esprit. Qu'est-ce qu'il veut faire le Seigneur pour que tout soit fait vraiment pour la gloire de Dieu et que tout le monde en profite ? Et sur des chrétiens qui n'ont pas l'habitude, ils peuvent avoir une attitude charnelle. Il faut être indulgent. Dieu est tellement indulgent pour chacun de nous que nous devons l'être aussi pour les autres ; et les redressements et les corrections qui se font doivent se faire dans l'amour et dans la patience. Mais il faut apprendre à être dirigé par le Saint-Esprit là où il veut nous conduire, et là, ça donne des résultats merveilleux. Donc il dit : "Cantiques, instructions". Là aussi ça doit être conduit par le Saint-Esprit. Là ça peut se rapprocher du don de prophétie qui exhorte, console et édifie, mais pas forcément. Ca peut être une instruction, c'est-à-dire un message d'instruction, d'enseignement qui doit être aussi conduit par le Seigneur, toujours sous l'onction de l'Esprit. Celui qui enseigne doit sentir en permanence l'Esprit sur lui le conduisant dans l'instruction et le dirigeant comme il le veut ; et non pas comme une préparation intellectuelle d'un message qui a été concocté là en une heure ou deux de travail de bureau et qu'on ressort avec un paquet de notes. Ce n'est pas ça que le Seigneur veut. Il veut que les messages soient préparés dans la prière, dans la louange, dans l'adoration et puis qu'ensuite, sous l'onction du Seigneur, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas arriver sans notes, ce n'est pas ce que je veux dire, mais que tout doit être conduit par le Saint-Esprit et qu'il faut être en permanence, celui qui parle comme ceux qui écoutent, en train de sentir si on est bien dans l'onction du Saint-Esprit. "Que tout se fasse pour l'édification". Ca revient constamment : grandir dans le Seigneur. Alors vous voyez qu'il dit : "Les uns ou les autres parmi vous". Ca veut dire que le Saint-Esprit est libre de choisir qui il veut pour édifier les autres. Ce n'est pas toujours la personne sur l'estrade qui dirige tout et qui reçoit tout du Seigneur qui déverse après sur l'église, qui reçoit passivement. D'où l'importance encore une fois et l'utilité, je dirais la nécessité de groupes informels où on peut apporter chacun et apprendre à apporter ce que le Seigneur nous donne dans la liberté, mais dans le contrôle aussi. "Les uns ou les autres". Je ne cesse de le répéter, je dis : "Préparons les réunions dans la prière en disant : "Seigneur, si tu as quelque chose à me donner pour mes frères et soeurs, je suis prêt, je suis ouvert. Seigneur, ça peut être un simple cantique qui va édifier, qui va faire du bien. Ca peut être une exhortation de deux, trois paroles qui vont faire du bien, ça peut être un message de dix minutes d'instruction plus complète sur tel sujet que le Seigneur donne, ça peut être autre chose, une révélation, un don spirituel, une Parole de sagesse, de connaissance"... "Que tout se fasse pour l'édification. En est-il qui parlent en langues" ? Il y en a peut-être qui n'ont que ça à donner, qui sont sous l'onction du Saint-Esprit qui leur dit : "Voilà un message en langues". Tu peux apporter ça, tu parles en langues. Tu es conduit par le Saint-Esprit à le faire, pas parce qu'il faut le faire mais parce que l'onction de l'Esprit est sur toi et tu sens que c'est le moment de l'apporter. Alors : "En est-il qui parle en langues ? Que deux ou trois, au plus, parlent chacun à son tour et que quelqu'un interprète". Tout ça dans un seul but, pour éviter le désordre et la cacophonie parce que si nous avons cinq, six, dix personnes qui ont un message en langue à apporter, ils vont tous se mettre à l'apporter ensemble ou deux ou trois ou quatre en suivant. Alors l'interpète ou les interprètes risquent d'avoir un peu de mal d'abord à interpréter tous ces messages et ça va se faire dans le désordre. Donc il dit là : "Que deux ou trois au plus parlent, et arrêtez maintenant de parler en langues qu'il y ait un interprète qui interprète ces messages, et ensuite, vous passez à autre chose". Ca ne veut pas dire forcément que dans une réunion donnée, il ne doit y avoir que deux ou trois parlers en langues. Ca peut être une interprétation très restrictive, ce n'est pas comme ça que je l'interprète. Je l'interprète de cette manière : dans une réunion donnée, s'il y en a qui apportent un message en langues, que ce ne soit jamais plus de deux ou trois en suivant, donc ce ne sont pas des messages en langue qui durent un quart d'heure, mais deux ou trois en suivant au maximum, et ensuite arrêter, et qu'un interprète interprète ce qui vient d'être dit. Voilà, le premier message, c'était ça. Le deuxième message qui a été donné, voilà l'interprétation. Et le troisième message, c'était peut-être une confirmation des deux autres ou un aspect, un éclairage. L'interprète doit être capable de dire ça dans le détail. Et de même, il dit : "S'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'église et qu'on parle à soi-même et à Dieu". C'est pour ça qu'il insiste tant au début en disant : "Si tu as reçu le parler en langues, demande l'interprétation parce que sinon, tu vas te bloquer pour l'exercice de ce don pour l'église". "Pour ce qui est des prophètes (pareil) : Que deux ou trois parlent". Il ne s'agit pas de faire de longues prophéties à dix et à suites ou on commence à être brouillé à la fin. Ce n'est pas conduit par le Saint-Esprit. Mais que deux ou trois parlent et vous verrez que quand on se laisse conduire par l'Esprit, ça ne fait jamais désordre et puis les deux ou trois qui parlent, ils ne vont pas parler l'un sur la nécessité d'évangéliser la Chine, et puis l'autre sur tel autre sujet qui n'a rien à voir avec... Le Saint-Esprit va conduire d'une manière ordonnée pour que ces deux ou trois qui parlent, la prophétie s'intègre dans un ensemble harmonieux qui est conduit par le Saint-Esprit. "Et que les autres jugent", c'est-à-dire qu'on doit laisser deux ou trois prophètes au maximum parler, et puis ensuite, ils doivent comprendre ou on doit leur dire : "Stop, laissez le temps aux autres de juger", avant qu'il y en ait un autre qui reparle, qui donne une prophétie. "Jugez", ça veut dire : "Attention, passez un moment à écouter ce qui vient d'être dit, triez, prenez ce qui est bon, laissez ce qui est mauvais. Ce qui est charnel, mettez-le de côté". Et là on voit le rôle des ministères s'il y en a dans le groupe, ou des chrétiens qui ont l'habitude d'exercer ce don pour pouvoir apporter leur part en disant par exemple : "J'ai vraiment sur le coeur", "il me semble que"ou : "Je suis sûr que dans les deux ou trois prophéties qui viennnent d'être données, il y en a une qui n'était pas du Seigneur. C'était une pensée sanctifiée de quelqu'un qui avait envie de donner une bonne pensée, d'accord. Vous pouvez le faire aussi, mais pas comme une prophétie du Seigneur, et en tout cas, ce n'était pas inspiré directement par le Seigneur". Ou alors : "Telle partie là, c'était bon et telle partie là, c'était charnel, ce n'était plus du Seigneur". Et on doit avoir entre nous cette liberté dans l'amour de le dire et de ne pas se sentir offusqué quand un frère ou une soeur nous dit dans l'amour : "Il me semble que"... Ou bien : "j'ai l'impression que cette partie là, ce n'était pas"... C'est notre intérêt. Si c'est l'autre qui juge mal, le Saint-Esprit va te le montrer ou il le montrera aux autres. Si c'est un qui se lève intempestivement pour dire des choses qui ne sont pas dans le Seigneur, le Saint-Esprit présent va montrer ce qui se passe aux autres aussi. Et les ministères de direction spirituelle ou de surveillance spirituelle qui sont là, leur participation essentielle va consister à aider le groupe à faire le tri en tout ce qui est bon et ce qui est mauvais, sans esprit de domination, sans esprit de contrôle. Car, il dit : "Vous pouvez tous, verset 31, prophétiser successivement (vous voyez, tous), pour que tous soient instruits", mais deux ou trois à la fois. Bon, alors, ces deux ou trois là, ensuite, on écoute, on juge, on passe un peu de temps, et puis ensuite, ce n'est pas fini, le Seigneur a encore à parler ; maximum, deux ou trois ; on écoute et on juge. Qu'est-ce qu'on reçoit comme ça, quand chacun apporte sa part, conduit par le Saint-Esprit, c'est formidable. Il faut un peu de temps pour écouter ce qui vient d'être dit et en tirer un profit personnel. Le signe même que Dieu conduit, c'est que tout se fait pour l'édification réelle, dans la paix, dans le calme et dans l'ordre. Et que l'ordre justement consiste à ne pas passer du coq à l'âne constamment, parce que le Seigneur sait nos capacités intellectuelles ou spirituelles sont plutôt limitées. Donc il va procéder dans l'ordre et quand il va insister sur tel ou tel point, si une prophétie tombe comme ça brutalement sur un autre sujet qui arrive complètement à plat, c'est que la personne qui l'a apporté, soit elle avait vraiment reçu une parole du Seigneur, mais elle n'a pas eu la sagesse de l'apporter au bon moment, soit ce n'était pas quelque chose qui venait du Seigneur parce qu'il est bien écrit que : "Les esprits, verset 32, des prophètes sont soumis aux prophètes". Ca veut dire que comme c'est l'esprit du prophète inspiré par le Saint-Esprit qui apporte une prophétie, le prophète doit garder le contrôle sur son esprit et il doit savoir à quel moment il faut apporter la prophétie que Dieu lui a donnée. Ca m'arrive souvent de recevoir une prophétie en début de réunion, par exemple, ou à tel moment, et puis le Seigneur dit : "Ce n'est pas le moment" ou je sens que ce n'est pas le moment. Et c'est à la fin que là, tiens, le Saint-Esprit conduit pour l'apporter maintenant. Ca s'intègre dans le fil de la réunion très bien. Et le Seigneur dit : "Maintenant, la porte est ouverte, vas-y, tu parles". "Car Dieu, verset 33, n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix". Donc ce qui doit caractériser l'utilisation des dons, c'est l'ordre et la paix. Quand vous voyez dans une réunion ou dans la vie d'un chrétien les dons s'exercer dans le désordre et dans la guerre, vous pouvez être sûr que ce n'est pas Dieu qui conduit, ou en tout cas il y a un gros mélange là-dedans. Quand vous voyez une réunion tourner dans le désordre, dans l'indécence, dans tout ce qui n'est pas l'ordre et la bienséance, vous pouvez être sûrs que ce n'est plus le Saint-Esprit qui conduit. Ca ne veut pas dire qu'il faut rentrer dans un esprit religieux austère où on va faire comme quand on entre dans une cathédrale , sans plus rien bouger ni parler, toujours chuchoter... Non, pas du tout, ça veut dire que là où il y a la vie, il peut y avoir quelque chose de vivant et d'animé, de fort, mais ça va se faire dans l'ordre et dans la paix. La vie va se manifester dans l'ordre et dans la paix. Alors il ajoute : "Comme dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées. Il ne leur est pas permis d'y parler". Alors n'interprétez pas ça à la manière étroite et rigoriste, puisqu'il vient de dire un peu plus haut, c'est-à-dire au chapitre 11 que : "La femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée déshonore son chef". Donc manifestement, elle peut très bien prier et prophétiser dans l'église et elle peut exercer tous les dons spirituels sans aucun problème. Donc quand il dit que les femmes doivent se taire dans l'église, c'est en fonction du contexte qu'il développe un peu plus bas. Et il dit : "Qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leur mari à la maison". Voilà pourquoi il disait ça aux femmes, parce qu'à l'époque de Paul, comme dans certaines églises aujourd'hui, les femmes étaient à droite, les hommes à gauche, et quand l'instruction était donnée par celui qui apportait l'instruction, la femme qui n'avait pas compris quelque chose, elle disait à son mari : "Qu'est-ce qu'il a dit ? Tu ne peux pas m'expliquer ce qu'il vient de dire" ? Il pouvait être à côté, mais enfin... Alors même si elle était assise à côté de lui, ça faisait désordre déjà. Tu vois, donc il dit : "Laissez, n'interrogez pas vos maris dans l'église, faites-le à la maison". "Car il est malséant à une femme de parler dans l'église", au sens d'interroger publiquement son mari pour demander des explications sur une instruction qui vient d'être donnée, uniquement parce que ça fait désordre. C'est tout, c'est la seule raison pratique. Mais elle peut très bien exercer tous les dons vocaux que Dieu lui donne. Au verset 39 : "Ainsi donc frères (il le répète), aspirez au don de prophétie, n'empêchez pas de parler en langues (ça c'est bon au passage pour toutes les églises qui refusent le parler en langues comme étant démoniaque. Ce n'est pas vrai, le parler en langues de Dieu n'est pas démoniaque, il vient directement du Saint-Esprit), n'empêchez pas de parler en langues, mais que tout se fasse avec bienséance, avec décence". C'est le mot grec décence : sainteté, pureté et avec ordre. Alors quand on a ces critères là en tête, qu'on y a médité, qu'on a gardé ces critères, on peut se présenter dans une réunion après l'avoir préparée dans la prière et puis veiller à ce que tout se passe dans l'ordre dans la bienséance et dans la paix, mais en même temps, avoir une pleine liberté, hommes et femmes, tous, de recevoir de Dieu les dons qu'il a prévus de donner pour l'édification commune et de les donner dans une entière liberté. Vous voyez, il dit : "N'empêchez pas de parler en langues". N'empêchez pas de prophétiser, n'empêchez pas d'apporter quelque chose. Soyez assez grands et assez mûrs pour pouvoir juger, discerner, regarder ce qui se passe, corriger éventuellement ce qui ne va pas, mais encouragez les frères et les soeurs à exercer leurs dons, même s'il y en a qui déraillent un peu. On n'est pas tous habitué à donner quelque chose de parfait dès le début. Evitons surtout les deux choses que Paul nous demande d'éviter dans Romains. Alors on va passer à Romains maintenant, à partir de Romains 12. Paul nous demande dans l'exercice de ces dons d'éviter comme la peste de mépriser et de juger ; mais de juger dans le mauvais sens. Vous voyez que là il recommande de juger au sens : discerner si c'est bon ou mal, mais il interdit de juger au sens de critiquer. "Ah, vous voyez comment celui-là il a amené sa prophétie ce soir. Pfff ! Qu'est-ce que c'était charnel ! C'est épouvantable, il n'y a rien de bon là-dedans"... Et puis et patati et patata... Et la critique. Non, ça on ne doit pas le dire du tout. Sinon sur le moment à la personne qui l'a apporté et devant tous pour que tout le monde en tire profit. Et après, on n'en parle plus. Si devant toi et devant l'église il y a une fausse prophétie ou une prophétie charnelle qui est amenée, il faut que la personne qui a amené ça le sache. Alors si elle est encore trop susceptible pour qu'elle soit reprise publiquement dans l'amour, enfin il faut avoir la sagesse de savoir ce qu'il faut faire à ce moment là : ou bien lui parler directement en disant : "Pour l'instruction de tous, mon frère, ma soeur, voilà, je vais te dire franchement, de tout mon coeur, je te le dis, ce que tu as apporté, ce n'était pas dans l'Esprit, pour telles et telles raisons et je vais te le montrer pour que tu apprennes. Mais je ne vais pas te décourager. Je t'encourage à continuer". Mais je vais te montrer en quoi ce n'était pas bon". C'est tout à fait différent de faire ça plutôt que d'aller juger et critiquer la personne dans son dos ou même devant elle, en disant : "Ce n'est bon à rien ce que tu as fait là. Jamais Jésus ne va faire quelque chose de bon avec toi. Ce n'est pas la peine que tu insiste"... Tu vois, ça c'est la critique négative, ça, ce n'est pas bon du tout.

 

Alors dans Romains 12, et aux versets 1 et 5, il rappelle que nous sommes membres d'un même corps et que nous devons donc avoir des sentiments modestes et humbles. Il dit maintenant au verset 6 : "Puisque nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été accordée", alors là, il va donner une autre liste de dons. Donc les neuf dons d'1 Corinthiens 12 plus les quelques autres d'1 Corinthiens 14 que nous avons vus, plus ceux-là, ne donnent pas une liste limitative, puisque le Saint-Esprit peut donner une foule de dons qui ne sont pas inscrits là. L'essentiel c'est d'être sûrs que c'est bien le Saint-Esprit qui est en train de faire quelque chose. Il dit là : "Que celui qui a le don de prophétie, celui-là on le connaît, on vient de le voir dans 1 Corinthiens 12 et 14. Que celui qui a le don de prophétie l'exerce selon l'analogie de la foi". Le texte grec, ça c'est un peu compliqué, ça veut dire : en proportion de la foi qu'il a reçue. Puisque tous ces dons s'exercent par la foi, celui qui a beaucoup de foi va exercer des dons d'une manière beaucoup plus complète et puissante que celui qui a un peu de foi. Donc en proportion de la foi que tu as reçue, tu vas prophétiser. Si tu as une foi puissante et forte, tes prophéties vont être puissantes et fortes, parce que par la foi, tu vas puiser davantage, tu vas recevoir davantage du Seigneur. Tout nous est donné par la foi et quand le Saint-Esprit voit un homme et une femme pleins de foi, ça plaît au Seigneur et il lui donne davantage. Donc en proportion de la foi que tu as reçue, tu vas prophétiser. Ca veut dire aussi : n'essaye pas d'en faire plus que le niveau de foi que tu as maintenant. Ce n'est pas parce que tu as entendu ton frère ou ta soeur faire une prophétie puissante, pleine de foi, si toi tu as encore un niveau de foi qui n'est pas très développé, n'essaye pas de l'imiter pour apporter quelque chose qui va tomber à l'eau parce que ce n'est pas inspiré. Avec ta petite foi, apporte exactement quelque chose qui correspond à ta petite foi et ça va faire du bien aux autres. N'hésite pas à apporter selon la mesure de foi que tu as, quelque chose à l'église. Donc, prophétie.

 

"Que celui qui est appelé au ministère s'attache à son ministère". Là c'est le mot service qui est employé. Ca veut dire : Dieu t'a appelé à un certain service. Attache-toi à ce service pour l'accomplir le mieux que tu peux. Tu sens dans ton coeur ce à quoi tu as été appelé. Certains sont appelés pour exhorter les personnes âgées, d'autres pour les enfants, d'autres sont appelés à l'enseignement, d'autres sont appelés à telle oeuvre pratique concrète, d'autres sont appelés à aider les drogués... Il y a un appel particulier qu'on sent dans le coeur. Ca ne veut pas dire qu'on va y rester toute la vie, mais ça veut dire que là, au moment où Dieu t'appelle, attache-toi à cet appel là pour l'accomplir parfaitement ; puisque tu recevras à ce moment là du Seigneur les dons spirituels qui te permettent de l'accomplir comme le Seigneur le veut. Celui qui est appelé au ministère, donc, alors ça peut être un grand ministère, "grand" entre guillemets, parce que pour le Seigneur, vu de haut, un grand ministère d'apôtre, de prophète etc. Ca peut être un ministère donné à l'un ou à l'autre dans l'église à un service, n'importe quel service donné à l'un ou à l'autre. Tu as été appelé à ça, attache-toi à ce ministère là.

 

"Que celui qui enseigne s'attache à son enseignement". Donc c'est un don aussi d'enseigner, vous voyez. Il donne une liste de dons qui ne sont pas tous dans l'autre liste. Là il y a la prophétie, le ministère au sens général. Donc vous voyez que votre appel particulier, c'est un don de Dieu. C'est un don spirituel. Ca ne dépend pas de votre nature personnelle, de vos dons, de vos capacités personnelles. Ca ne dépend pas. Donc ça doit vous encourager, bien-aimés, sachant que ce n'est pas sur vos capacités personnelles que Dieu compte, c'est sur l'appel qu'il vous adresse d'en haut et les dons qu'il vous donne d'en haut. Tu peux n'avoir aucune aptitude personnelle ou humaine, c'est là que le Seigneur va se glorifier le plus parce qu'il va te donner d'en haut exactement ce que tu n'as pas. Tandis que si tu l'avais déjà, tu risquerais de t'en glorifier ou de penser que c'est grâce à tes capacités à toi que tu peux arriver à quelque chose. Mais notre ministère est un don d'en haut, un don spirituel.

 

Alors autre don, il dit : "Que celui qui exhorte" : le don d'exhortation. Ca se rapproche de celui de prophétie, mais pas tout à fait. La prophétie c'est exhorter, consoler, édifier. Là il parle carrément du don d'exhortation. C'est un aspect du don de prophétie. Il y en a qui sont doués pour l'exhortation. On peut les rencontrer, on ressort toujours regonflé parce qu'ils ont une parole d'exhortation. Ils sont des fils de l'exhortation et les filles de l'exhortation. C'est précieux.

 

D'autre dons qu'il donne : "Que celui qui donne le fasse avec libéralité". Donc le fait de donner n'est pas réservé à certains en particulier. Nous tous nous devons donner de notre temps, de notre argent etc. Mais là il parle des dons financiers, il dit : "Que celui qui donne le fasse avec libéralité ; donc il y en a qui ont reçu plus que les autres un don spirituel de donner. Donc le Seigneur va les pourvoir en finances abondamment parce qu'il leur a donné le don de donner. Donc ça rentre, ça sort, ça rentre, ça sort. Ils exercent leur don de donner avec libéralité, plus ils donnent et plus ils reçoivent. J'en connais comme ça des chrétiens, ou des chrétiennes qui ont du Seigneur un don de libéralité extraordinaire et plus ils donnent et plus ils reçoivent. C'est un don spirituel.

 

"Que celui qui préside le fasse avec zèle". Le don de présidence ; c'est-à-dire d'être placé à la tête d'une réunion pour la présider, la diriger dans l'Esprit. Ce n'est pas du tout la présidence humaine où l'ordre du jour, le marteau... Pas du tout ça. C'est être sensible à la direction du Saint-Esprit pour diriger la réunion là où le Seigneur veut la diriger.

 

Vous voyez que tous ces dons sont exercés par des chrétiens qui doivent être spirituels. Le Seigneur parle à des hommes et des femmes qui doivent être baptisés dans le Saint-Esprit. Mais d'un autre côté, le Seigneur parle aussi à des hommes et des femmes qui ne savent rien du tout au début et qui ont tout à apprendre de lui, tout à recevoir par la foi et tout à apprendre. Donc on doit compter sur le Seigneur pour dire : "Seigneur, je ne veux pas rester à l'écart. Tu as un appel, des dons pour moi. Je ne veux pas rester dans mon coin en disant : "Oh moi, je suis petit, rien du tout ; pour moi, non, il n'y a pas de dons. Moi je reste dans mon coin et je laisse toute la place aux autres". Ca c'est de la fausse modestie ou c'est de la paresse, mais ce n'est pas du tout le plan du Seigneur pour toi. Le Seigneur veut te combler de dons et il veut que tu aspires au maximum de dons ; que tu aspires ! Ca va descendre d'en haut. Ca ne dépend pas de l'état où tu te trouves maintenant, ça dépend de Dieu qui donne.

 

Il dit maintenant : "Que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie". Dans le texte grec, ce n'est pas tout à fait le mot miséricorde qui est donné, c'est le mot grâce ; qui pratique la grâce, ou ça se rapproche du mot gratification aussi. Vous savez qu'une gratification, c'est un cadeau financier, mais au sens général, une gratification, c'est un don gratuit. Donc ça peut être quelqu'un qui est appelé à faire constamment miséricorde, c'est-à-dire constamment grâce aux autres ; des grâces, des choses non méritées. Tu rencontres des frères et des soeurs comme ça qui sont pleins de grâce et qui distribuent des grâces à tout le monde. Ils en ont reçues d'en haut et ils les donnent et ils pratiquent la miséricorde avec joie. Tu ne dois pas être triste de distribuer gratuitement ce que le Seigneur te donne. Voilà, l'esprit dans lequel il faut qu'on vive ces choses. Dieu veut nous donner une foule de dons pour qu'on les distribue en abondance, parce que les autres en ont besoin et que c'est la condition pour qu'on en reçoive d'autres. Donc vous voyez cette liste, je suis persuadé qu'elle est loin d'être limitative. Mais après avoir donné quelques exhortations sur les bons sentiments qui doivent nous animer les uns envers les autres et au chapitre 13, il parle de la soumission etc. Ce sont des conseils pratiques, je vais insister sur les chapitres 14 et 15, sur un certain nombre de versets pratiques qui vont nous montrer dans la vie pratique de l'église, qu'elle soit réunie ou qu'elle soit dans la communion fraternelle et dans la vie de tous les jours, qui sont des principes spirituels qui vont guider notre marche et notre comportement de chrétiens.

 

Dans le chapitre 14 il dit : "Faites accueil à celui qui est faible dans la foi". Faites accueil ! Ne discutez pas sur les opinions. Affirmez ce qui est juste et bon, dites-le sans crainte, affirmez ce qui est juste, dites-le, n'ayez pas peur de le dire, mais dans l'amour et en laissant aux autres la liberté de faire ce qu'ils ont envie de faire, même s'ils font mal. Ce n'est pas à moi de les prendre par le cou et de dire... Je peux m'en séparer s'ils continuent à faire le mal ou je peux leur dire : "Maintenant, je n'ai plus de communion avec toi. C'est fini parce que je vois que tu persévères dans le péché". Mais j'affirme avec fermeté et amour ce qui doit être bon. Mais je dois faire accueil à celui qui est faible dans la foi. Je dois discerner celui qui est faible, voir celui qui est faible et le discerner du loup ravisseur qui vient pour détruire. Ce n'est pas du tout pareil. Il y a beaucoup de chrétiens qui sont faibles dans la foi et je dois me rendre compte qu'ils sont faibles dans la foi et les aider à avancer si je me rends compte que je suis un peu plus loin qu'eux. Je ne suis pas appelé donc à les rejeter. Quel est le contraire de faire accueil ? C'est quoi ? Rejeter. Alors je pourrais en dire beaucoup sur le rejet ; mais je vais en dire un peu quand même, parce que le rejet est une forme de haine. Appelez ça comme vous voulez, rejet, éloignement des autres, etc. Mais le rejet est une forme de haine. Donc si je discerne que mon frère ou ma soeur est faible dans la foi, c'est-à-dire qu'il fait encore des choses qui montrent qu'il manque de foi. Il ne s'est pas entièrement confié dans le Seigneur pour ses médicaments par exemple. Il respecte encore certains jours, certaines habitudes, certaines fêtes, ça peut arriver. Il a encore certaines pratiques qui montrent qu'il est faible dans la foi. Il a certaines habitudes religieuses qui lui viennent de son passé ou de l'église où il était avant, ou..; Que sais-je moi ? vous pouvez avoir toutes sortes de situations qui montrent qu'il est faible dans la foi, ça veut dire qu'il n'a pas encore été libéré de certaines choses et que moi, je m'en rends compte. Donc l'exhortation du Seigneur et de Paul, c'est : "Faites accueil. Ne le rejette pas".

 

Le rejet c'est quelque chose de très profond dans la nature humaine et c'est malheureusement chez les hommes la solution qu'ils trouvent la plus facile pour régler les problèmes de mauvaise communication entre personnes. C'est comme ça que les hommes règlent leurs problèmes quand ils n'arrivent pas à trouver un accord. Entre couples, dans ce monde, on se supporte un temps et puis si la tension augmente trop, c'est le rejet, le divorce, le rejet mutuel. Dans un groupe de chrétiens charnels, quand les disputes, les divisions etc, les attitudes religieuses ou pharisiennes arrivent à un niveau où ça casse, on divorce, on se rejette. On a dit : "Bon maintenant, ça va. Tu dégages ou moi je m'en vais". Mais ça dénote qu'au fond du coeur, c'est encore lourd et plein de rejet mutuel, donc que le problème de mon rejet personnel n'a pas été réglé. Si je rejette, c'est que je suis poussé par une force de rejet qui est encore en moi ; de haine ou de rejet. Si vous n'aimez pas le mot haine parce qu'il est trop fort, employons rejet, mais la source est la même. Haine, ça veut dire : dehors. Amour : viens. Je te reçois, je t'accepte. Dieu a rejeté l'homme et la femme du jardin d'Eden, quand ils ont péché. Il les a exclus, rejetés. Il a mis un archange avec une épée flamboyante à l'entrée et l'homme qui s'est exclu lui-même par sa désobéissance et par son péché a été coupé de la communion avec Dieu et depuis lors, le rejet remplit son coeur. Le rejet, c'est le problème numéro un des hommes et des femmes aujourd'hui, dans le monde. On vit depuis des siècles, des générations dans le rejet mutuel, dans la haine qui s'exclut. On ne peut plus régler nos problèmes, alors on s'exclut, on se rejette. Des enfants de familles divorcées sont remplis d'esprit de rejet ; un père qui les a rejetés ou une mère qui les a rejetés etc. Donc ces enfants en grandissant et nous-même en grandissant, on a été confronté à des situations où à l'école : "Tiens on t'a... Toi tu n'es pas comme les autres, ou tu as quelque chose qui n'est pas comme moi, alors allez hop, on te rejette. Tu es trop petit ou trop grand ou trop gros ou trop maigre, allez hop, on te rejette". Alors tout ça ça fait des accumulations de rejet et quand nous arrivons dans l'Eglise de Jésus-Christ, nous arrivons encore avec des couches de rejet qui ont besoin d'être dégagées par la puissance du Saint-Esprit. Et le Seigneur, il veut nous faire comprendre là, que si je dois, dans la vie pratique de l'église, régler mes problèmes comme Dieu le veut, dans l'amour, il faut que je sois libéré moi, de tout ce rejet qui peut être encore au fond de moi et qui va se manifester par des attitudes de rejet. Exemple pratique : Si on te reprend dans l'amour et si tu t'en vas en claquant la porte et puis on n'entend plus parler de toi, ça veut dire simplement que dans le fond du coeur de cette personne, il y a encore dedans une puissance de rejet qui le fait souffrir. Il ne s'en rend peut-être pas compte, tu vois, et qui se traduit par une attitude de rejet. Allez, on s'en va. On claque la porte et on n'en parle plus. C'est du rejet mais ça montre que dedans ça n'a pas été réglé. Pourquoi ça n'a pas été réglé ? Parce que la personne n'en est pas consciente.

 

Je lis un peu plus loin, verset 2 : "Tel croit pouvoir manger de tout, tel autre qui est faible ne mange que des légumes". Ca veut dire : Il est faible dans la foi et il ne va pas manger de viande. Ou bien il va dire : "J'ai rencontré des chrétiens qui disent : Moi je ne mange pas de boudin, pas de porc etc. Ce sont des aliments impurs, la Bible dit"... Ils sont encore sous une forme de loi. Ils sont faibles dans la foi. Qu'est-ce que je vais faire ? Je ne vais pas les rejeter. Il dit maintenant : "Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange car Dieu l'a accueilli". Tu vois il dit : "Faites accueil car Dieu nous a accueillis". Et il parle des deux attitudes dont je vous parlais tout à l'heure : mépris et jugement. "Que celui qui mange (c'est-à-dire celui qui est libre dans la foi), qu'il ne méprise pas celui qui n'est pas libre". Ca c'est le danger numéro un dans nos relations à nous. Tiens il y en a un qui est libre, il fait ça. Mais enfin... Alors celui qui n'est pas libre va le mépriser. "Et que celui qui ne mange pas (c'est-à-dire celui qui n'est pas encore libre), ne juge pas celui qui mange". "Tiens mon frère... Qu'est-ce qu'il fait, là, mais enfin".... Tu vois, il commence à juger. Il ne se rend pas compte que l'autre a la liberté de faire ça, que lui ne l'a pas et parce qu'il ne peut pas comprendre ça, il a son propre système de valeur qu'il enferme encore dans ses catégories religieuses, il va immédiatement juger l'autre avec son système de valeur. Un exemple pratique de l'époque, c'était manger des viandes sacrifiées aux idoles. A la réunion des anciens et de tout le peuple à Jérusalem, les chrétiens ils avaient dit : "Les païens qui vont venir à la foi chrétienne, on ne va pas les mettre sous la loi, mais on va leur demander de faire certaines choses, alors ils ne vont pas manger de sang, ils ne vont pas manger d'animaux étouffés parce qu'il y a le sang avec. Ils ne vont pas manger de viandes sacrifiées aux idoles et puis ils vont éviter l'impudicité. Voilà, s'ils font ces quatre choses là, on est content", disent les juifs convertis. Mais c'était encore un manque de foi. Ils disaient ça pour pouvoir satisfaire les juifs encore religieux, etc. Et on verra bien que quand Paul lui-même en parle dans la première aux Corinthiens, il dira : "Moi j'ai la liberté complète de manger des viandes qui ont été sacrifiées aux idoles parce que je sais qu'en fait, il n'y a rien du tout là derrière. Si je rends grâces en mangeant, je sais que tout est sanctifié par la prière et par la parole, j'ai une liberté totale de le faire". "Ce n'est pas ce qui entre dedans, dit Jésus, qui souille, c'est ce qui sort". Mais si je le fais d'une manière inconsidérée et si ma liberté va être une cause de chute pour quelqu'un qui n'a pas cette liberté là, un païen qui par exemple vient de se convertir à Jésus, on vient de lui dire : "Toi, tu ne vas pas manger de viandes sacrifiées aux idoles", parce qu'il en sort, il en sort, des viandes sacrifiées aux idoles. Des viandes sacrifiées aux idoles, un jeune païen converti, on va lui dire : "Bon, écoute, n'en prends pas pour le moment. Tu n'es pas encore... Il ne vaut mieux pas, arrête". Et puis celui-là, il va voir un vieux chrétien converti depuis dix ans qui en mange tranquillement au temple, là, devant tout le monde. Il va être choqué profondément, il va être choqué. Il va dire : "Mais qu'est-ce qui se passe ? Mais qui a raison ? Alors peut-être que moi aussi, il faudrait que j'en mange aussi, alors bon.. Alors je vais en manger mais ma conscience me reprend, je ne suis pas bien". Et s'il le fait, il va pécher et il va être détruit. Ma liberté a été une cause de chute pour mon frère qui n'était pas libre. Et Paul dit : "Cette liberté que tu as, garde-la pour toi. Si tu es libre de manger des viandes qui ont été sacrifiées aux idoles, achète-les, mange-les chez toi, tranquille, tout seul. Mais ne les mange jamais devant un frère qui n'a pas cette liberté, tu le fais chuter". Ca peut être un juif qui vient de se convertir, qui ne va pas manger de porc, encore, ou un musulman. J'en ai connus comme ça, des musulmans qui viennent de se convertir et qui jamais, jamais n'auraient touché à du porc, et même de la viande saignante, jamais. Jamais, c'est une abomination pour lui. Alors si moi je l'invite à ma table et puis que je commence à lui servir une viande saignante et puis que je mange devant lui, je manque totalement de sagesse et je fais de ma liberté un instrument de chute pour l'autre. Alors vous voyez ce qu'il dit là ? Il dit : "Faites accueil, attention, supportez les faibles et ne faites rien qui peut les faire chuter". Ca demande de l'observation, de la sagesse et de l'amour. Faites attention. Et aux uns et aux autres il dit : "Ne méprise pas et ne juge pas, accueille". Et pour que je sois capable d'accueillir, il faut que je sois débarrassé de ce rejet qui peut me tenailler encore dans le fond de mon coeur et qui va se traduire par des attitudes de rejet. Vous pouvez savoir si vous avez encore du rejet en vous si vous vous observez et si vous regardez si vous n'avez pas de temps en temps des attitudes de rejet. De rejet ! "Ah, celui-là, je ne peux plus le supporter. Ca suffit, celui-là, je ne le supporte plus". Alors il y a des catégories de personnes que vous pouvez rejeter, où je ne peux pas supporter telle catégorie de chrétiens ou telle autre, etc. Il y a du rejet en toi. Il y a encore du rejet. Ca va se manifester par quelque chose qui va sortir ou tu vas t'isoler. "Non, je ne peux plus, je ne peux plus faire confiance à un seul chrétien". Ca c'est du rejet. Tu vois, il faut que tout ça sorte, et comment ça va sortir ? Parce qu'il me demande d'accueillir. Accueille, accueille, accueille. Ca veut dire que tu vas être rempli d'amour, pour accueillir. Si tu veux avoir un ministère d'accueil, il faut que tout le rejet soit parti, sinon tu vas être placé dans des situations de tension telles que ça va sortir et ça va faire des dégats. Donc tu es appelé à accueillir, à faire accueil. Jésus veut que tu sois débarrassé du rejet. Et pour ça le Seigneur veut nous faire comprendre, fin du verset 3 : "Car Dieu l'a accueilli". Donc, il t'a accueilli toi. Et si tu as compris, toi, à quel point Dieu t'aime et Dieu t'a accueilli, toi, malgré tout ce que tu as pu faire comme péchés, comme abominations dans ton passé, malgré tes imperfections actuelles, malgré tes faiblesses et malgré tout ce que tu peux encore avoir dans ta vie actuelle qui déplaisent au Seigneur et qu'il voudrait bien enlever, Dieu t'accueille quand même. Dieu est plein d'amour pour toi. Dieu veut te changer, mais par amour pour toi, il t'accueille, il te dit : "Viens mon enfant, tu es dans ta maison ici, tu es chez moi, donc tu es chez toi. Je t'accueille, je vais travailler dans ta vie. Mais je t'accueille". Alors vous voyez, ceux qui ont encore du rejet, je suis persuadé, je vous le dis, pour que vous puissiez en prendre conscience, si vous avez du rejet encore, c'est qu'il vous manque encore quelque chose encore dans la révélation de l'amour de Dieu pour vous. Si tu as une pleine révélation de la manière dont Jésus t'aime et t'accepte tel que tu es, tu ne pourras plus rejeter les autres, c'est fini. Parce que tu auras compris que Dieu ne te rejette pas. Donc puisque tu sais que Dieu ne te rejette pas et qu'il t'accepte tel que tu es, tu vas dire : "Mais qui suis-je moi pour rejeter quelqu'un d'autre alors que Dieu m'accepte tel que je suis. Je le sais, je sais que Dieu m'aime. Si je sais que Dieu m'aime, il m'appelle à aimer les autres et je vais les aimer. Si tu continues à rejeter, c'est que quelque part dans ta relation avec Dieu, il y manque une révélation de l'amour de Dieu pour toi. Tu as encore besoin de recevoir du Seigneur une révélation plus profonde de son amour pour toi tel que tu es maintenant. Tel que tu étais dans le passé, tout ça, en Christ, il n'y a plus rien de tout ça. Nous sommes une nouvelle création, mais il faut que nous ayons reçu cette révélation de Dieu. Il en est de même pour ceux qui ont un esprit de domination. L'esprit de domination est associé à l'esprit de rejet parce que quand le Seigneur nous dit, par exemple, dans l'épître aux Galates, il dit : "C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis ; ne vous laissez donc pas remettre sous le joug de la servitude". Celui qui a un esprit de domination, il essaye de mettre les autres sous le joug de la servitude. Ca veut dire qu'il est lui-même sous le joug de la servitude parce que celui qui a reçu la révélation qu'il a été affranchi par Dieu, il laisse les autres libres. Nous ne pouvons donner aux autres que ce que nous avons reçu. Si tu as reçu du Seigneur une pleine liberté, comment est-ce que tu vas accepter de mettre les autres sous un joug quelconque ? Si tu les mets sous un joug, c'est que ta liberté à toi n'est pas complète. Donc c'est un signe pratique. Pour moi, c'est un signe pratique. Quand je vois quelqu'un qui a un esprit de domination, j'en fais un sujet de prière parce que bien souvent, quand tu vas trouver cette personne et que tu lui dis : "Tu as un esprit de domination", la réponse, ce sera non ; parce qu'il n'y a pas conscience. Donc j'en fais un esprit de prière et je dis : "Seigneur, montre à ce frère ou à cette soeur qu'il n'est pas libéré et qu'il n'a pas la révélation pleine et entière de sa liberté en Christ". S'il l'avait reçue, il veillerait jalousement à ne pas se laisser mettre sous un joug et à ne pas mettre les autres sous un joug. Les pasteurs dominateurs, ce sont des gens qui n'ont pas reçu la liberté. S'ils l'avaient reçue, ils apprécieraient comme de l'or cette liberté que Dieu leur a donnée, au point de ne jamais oser imposer quoi que ce soit sur l'autre. Il en va de même dans les relations entre couples, entre maris et femmes dans le couple. Celui qui est dominateur, c'est celui qui n'est pas libre. Celui qui a la liberté, il peut n'être dominé par personne. Il peut avoir tous les tyrans autour de lui, il peut être emprisonné, il peut être torturé et mis à mort, il restera un homme libre ; libre en Christ. Personne ne peut t'obliger à te mettre sous un joug ; pas Dieu lui-même, jamais, jamais. Alors c'est merveilleux que Christ nous ait affranchis pour la liberté. C'est formidable, c'est un don précieux, la liberté. Dans un couple, dans l'église, dans des relations entre parents et enfants. Ca ne veut pas dire : laisser faire n'importe quoi, ça veut dire : dire fermement ce qui est bon et ce qui est juste et en tirer les conséquences, nous. Mais ça veut dire : laisser libre.

 

Alors ce que je dis là, pour moi, c'est fondamental parce que ce qui perturbe le plus les relations entre chrétiens dans l'église, c'est l'esprit de jugement, l'esprit de mépris, l'esprit de domination, l'esprit de rejet. Tout ça pour moi, ça forme un ensemble familial. Ca va ensemble, tout ça. C'est le joug du malin. Et vous voyez dans la manière dont Satan dirige son royaume, il le fait tout par la domination, par le rejet, par la haine. Dans le royaume de Jésus, c'est l'amour, c'est la liberté. "Là où est l'Esprit, là est la liberté". C'est l'acceptation mutuelle, c'est l'exhortation, c'est le fait d'aider les autres et de donner et pas de chercher son propre intérêt ou de dominer sur les autres.

 

Au verset 10, chapitre 14, je suis : "Mais toi pourquoi juges-tu ton frère, pourquoi méprise-tu ton frère puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Christ" ? Moi je n'oublie pas ça. "Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi. Toute langue donnera gloire à Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Ne nous jugeons donc plus les uns les autres", dans le mauvais sens du terme. "Mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute". Donc ça implique que je vais connaître l'état spirituel de mes frères et mes soeurs. Tiens, là il y en a un ou deux qui sont faibles dans la foi, je vais donc m'efforcer de ne rien faire qui soit une occasion de chute pour eux, mais je vais les aider à avancer. Je vais prier pour que le Seigneur leur ouvre l'esprit. Je vais prier pour qu'évantuellement j'ai une occasion d'échanger plus profondément avec eux pour qu'ils comprennent. Et un peu plus loin, il dit au verset

19 : "Recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle. Pour un aliment (ou pour toute autre chose semblable), ne détruis pas l'oeuvre de Dieu". "Cette foi que tu as (au verset 22) garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve". Ca veut dire que tu dois avancer dans la vie chrétienne avec des convictions, sachant que ces convictions vont changer à mesure que ta liberté grandit et que tu ne dois pas forcément juger les autres d'après les convictions que tu as toi, mais en tout cas, il y a une chose importante, c'est que tu dois agir, toi, pour toi-même selon les convictions que tu as. Sinon, tu te condamnes toi-même. Si tu as une forte conviction que tu dois faire telle chose et que tu ne le fais pas, tu te condamnes toi-même. "Celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné". C'est très fort, condamné, c'est le même mot que damné. En grec, c'est ça. Celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange, je ne suis pas sûr, sûr de ci, sûr de ça et je le fais quand même. Tu es condamné parce qu'il n'agit pas par conviction. "Tout ce qui ne résulte pas de la foi, c'est-à-dire de la conviction, est péché". C'est pour ça que je dis souvent : "Ne faites rien sans une conviction réelle du Seigneur". Si vous ne l'avez pas, passez du temps à prier devant Dieu pour recevoir du Seigneur une conviction. Mais ne soyez pas inébranlablement, sauf si c'est sur un point de foi fondamental, ne soyez pas inébranlablement attachés à telle ou telle conviction si le Seigneur veut vous faire changer de conviction. Mais passez de conviction à conviction ; ne soyez pas toujours hésitants : "Ah oui, pt'être bien que oui, pt'être bien que non, mais là je ne sais pas". Si vous êtes hésitants, vous risquez de faire quelque chose contre votre conviction et c'est pécher. Ne faites rien dans ce cas là. Si vous n'avez pas de conviction, ne faites rien, attendez d'en avoir une. Que ce soit pour aller assister à telle convention ou à faire telle démarche. Ou "Tiens, j'ai... Oui, j'ai envie ou je n'ai pas envie... J'ai envie... Oh, j'y vais quand même parce qu'il m'a invité, mais je n'ai pas trop envie. J'y vais, bon, j'y vais"... C'est pécher. C'est pécher, c'est clair et net. Il aurait mieux valu que tu restes chez toi parce que tu y vas sans conviction ; ou alors prie pour l'avoir.

 

Au chapitre 15, il ajoute quelques principes spirituels importants, il dit : "Nous qui sommes forts (voyez qu'il le répète), nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas et ne pas nous complaire en nous-même". Ca veut dire que si tu ne supportes pas les faiblesses de celui qui est faible, à côté de toi, c'est que tu te complais en toi-même. Tu préfères te servir toi-même plutôt que d'aider ton frère ou ta soeur ou de le supporter, qui est là faible à côté de toi. "Que chacun de nous se complaise ou complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l'édification". Ca veut dire que chacun de nous fasse plaisir à son voisin pour ce qui est bien, attention, pas pour ce qui est mal et en vue d'une édification pour qu'il y ait quelque chose de plus qu'on en reçoive ; qu'on grandisse. Vous voyez la mesure de sagesse qu'il nous faut, aux uns et aux autres pour que tout baigne dans l'huile ? "Si quelqu'un manque de sagesse, dit Jacques, qu'il la demande à Dieu qui donne à tous simplement et sans reproche et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande sans douter, car celui qui doute est semblable aux flots de la mer agités de gauche et de droite. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quoi que ce soit du Seigneur". "J'ai besoin de sagesse, Seigneur, pour tout ça, dans mes rapports avec mes frères, mes soeurs, ma femme. Donne-la moi, Seigneur". Et je la reçois par la foi. Au verset 5, il dit : "Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres, selon Jésus-Christ". Et nous savons que ces même sentiments, c'est quoi ? C'est l'acceptation, c'est l'amour, c'est la patience. "Afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Accueillez-vous les uns les autres". Tout à l'heure il disait : "Accueillez les faibles", maintenant, il dit : "Accueillez-vous les uns les autres". Donc il parle là aussi aux faibles pour leur dire : "Accueillez aussi les forts". "Comme Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu". Pour la gloire de Dieu ! Et au verset 13, il dit : "Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi pour que vous abondiez en espérance par la puissance du Saint-Esprit". Tout dépend de Dieu qui donne à ceux qui demandent. "Pour ce qui me concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter les uns les autres". Le mot réel, ce n'est pas tout à fait exhorter, c'est corriger, c'est exhortation dans le sens corriger pour changer. Alors est-ce qu'on peut dire ça de nous ? "Je suis persuadé, dit le Seigneur, que vous êtes tous là, remplis de bonnes dispositions, bien disposés, remplis de toute connaissance, connaissance d'en haut, de sa Parole, capables de vous corriger les uns les autres dans l'amour, dans la patience, capables par le Saint-Esprit de nous reprendre et de nous corriger". Je lirai dans la première épître de Jean, un verset ; première épître de Jean, chapitre 2 et versets 4 et 5 : "Celui qui dit : Je l'ai connu (Dieu) et qui ne garde pas ses commandements est un menteur et la vérité n'est pas en lui. Mais celui qui garde sa parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui et par là nous savons que nous sommes en lui". Alors c'est un encouragement pour grandir dans l'amour parce que finalement tout se ramène à la capacité d'exercer l'amour envers nous, les uns envers les autres. Et il dit que celui qui garde les commandements de Dieu, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui. Donc si nous voulons grandir dans l'amour dans nos relations mutuelles, le Seigneur nous dit que nous devons le connaître, lui, et que nous devons garder ses commandements. Plus nous allons nous approcher du Seigneur dans notre relation personnelle avec lui et plus nous allons méditer sa Parole dans un esprit d'obéissance, plus l'amour de Dieu va grandir en nous. C'est la promesse ferme, formelle du Seigneur. Si j'ai besoin de grandir dans l'amour de Dieu, je dois méditer sa Parole dans un esprit d'obéissance pour la mettre en pratique, bien-sûr ; et l'amour de Dieu va grandir en moi. "Celui qui garde sa Parole, l'amour de Dieu est véritablement parfait en lui". Donc quand je vois un chrétien marcher droit, selon la Parole du Seigneur et la garder en toute occasion, je peux dire : "L'amour de Dieu est parfait en lui". Si Dieu me voit, moi, entièrement désireux de garder sa Parole pour la mettre en pratique, parce qu'il me l'aura révélée par son Esprit, parce que j'aurai connu Jésus davantage, parce que je me serai approché de lui pour qu'il me révèle sa Parole, l'amour de Jésus va grandir en moi et je vais pouvoir être une source de vie pour l'église. Alléluia !