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mis le 14/12/2004


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le renoncement à nos droits les plus légitimes



            Si vous avez une Bible, ouvrez-la à 1 Corinthiens, au chapitre 9. L'apôtre Paul vient de parler au chapitre 8 de la manière de se comporter envers ceux qui sont faibles dans la foi. Et il vient de dire : Si tu as en face de toi un frère qui est faible, toi qui as déjà reçu une certaine liberté dans le Seigneur, ne prends pas cette liberté pour scandaliser ton frère. Il ne dit pas que nous avons la liberté de pécher, il parle de la liberté de faire certaines choses que d'autres ne font pas parce qu'ils ne sont pas libres. Il parlait en particulier de la liberté de manger ou non des viandes sacrifiées aux idoles. Paul se sentait libre d'en manger puisqu'il dit : "Moi, je me sens libre de le faire, mais je ne le ferai jamais si je suis avec un frère qui est faible et qui va avoir sa conscience blessée ou souillée par ma liberté". Alors dans les bonnes relations que nous devons avoir les uns envers les autres, nous devons faire très attention à ne jamais blesser des frères et des soeurs qui sont plus faibles que nous dans leur conscience, puisque nous sommes appelés à nous aider les uns les autres à grandir.

 

            Si tu as atteint par la grâce du Seigneur un certain niveau spirituel, ce n'est pas pour t'enorgueillir, c'est pour aider ceux qui sont plus bas à monter plus haut. De même, tu vas toujours avoir besoin du Seigneur qui est sur le trône le plus élevé. C'est lui qui nous donne la force nécessaire pour grandir. Mais dans nos relations les uns avec les autres, nous sommes tous appelés à aider ceux qui sont plus faibles que nous. Ceux qui sont plus forts que nous dans le Seigneur, nous avons besoin de leur aide et ils doivent nous la donner. C'est comme cela que tout le corps de Christ peut grandir.

 

            Dans le chapitre 9, il commence en disant : « Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N'ai-je pas vu Jésus-Christ notre Seigneur ? N'êtes-vous pas mon oeuvre dans le Seigneur ? Si pour d'autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur. C'est là ma défense contre ceux qui m'accusent ». Maintenant il va parler de son ministère et de ses droits en tant qu'apôtre. Il avait vu Jésus-Christ ! Je voudrais que nous puissions tous voir Jésus avec les yeux de l'Esprit ; pas en visualisant Jésus comme ça par notre imagination, ce n'est pas ce que je veux dire, mais par la foi, que nous puissions contempler Jésus tel qu'il est, au travers de sa Parole, en méditant sur lui, sur ce qu'il est, en le priant, en ayant une relation intime avec lui. Plus nous avons ce contact vivant et personnel avec Jésus et plus nous allons le voir tel qu'il est. Nous allons le comprendre, il va nous révéler toujours plus de choses sur lui. Nous avons besoin de voir Jésus tel qu'il est.

 

            Paul avait vu Jésus tel qu'il était. Jésus l'avait terrassé pour lui montrer qu'il n'était rien sans lui, et Paul a été appelé pour être un apôtre. Il savait très bien que c'était une pure grâce de Dieu. Dieu aurait pu appeler n'importe quel autre. Il a appelé Paul parce qu'il connaissait Paul, il avait choisi Paul pour être apôtre. Il l'avait visité par une visitation particulière, il s'était révélé à lui. Plusieurs fois, Paul a eu une vision directe de Jésus qui est venu lui parler en prison ou ailleurs. Il dit plusieurs fois que tout ce qu'il a reçu pour donner aux autres, il l'a reçu par une révélation directe et personnelle du Seigneur Jésus. C'est comme ça que nous devons tous marcher. Si tu n'as pas une révélation directe et personnelle du Seigneur Jésus, tu ne peux rien faire de bon pour lui et tu ne dois surtout rien faire. Il vaut mieux que tu restes dans ta chambre à ne rien faire et à attendre que Jésus te donne cette révélation personnelle de lui, avant de commencer à faire du travail pour lui.

 

            Il y a des chrétiens qui font beaucoup de choses pour Jésus sans même le connaître, ou du moins avec une connaissance très superficielle. Bien sûr on leur a parlé de Jésus, on leur a dit que Jésus était bon, qu'il était mort pour eux. Cela, ils le savent. Mais je veux parler d'un contact vivant et personnel avec le Seigneur Jésus ressuscité. Vous savez que Jésus est le chef. Jésus c'est le chef suprême de son royaume. C'est lui qui dirige chacun de ses enfants dans le plan qu'il a pour le salut de l'humanité. Et il ne veut pas d'intermédiaire. Les intermédiaires, c'est la religion des hommes. Les hommes ont mis plein d'intermédiaires entre Dieu et eux. Nous savons qu'entre le Père et nous, il n'y a qu'un seul intermédiaire, c'est Jésus. Et entre Jésus et nous, il n'y a aucun intermédiaire. Il ne doit y en avoir aucun ; même pas les pasteurs, les apôtres, les prophètes etc. Si nous utilisons quelqu'un qui soit apôtre ou prophète comme un intermédiaire entre Dieu et nous, nous risquons gros et lui aussi risque gros.

 

            L'apôtre, le prophète comme Paul, n'était pas un intermédiaire. Il était quelqu'un qui avait eu une révélation de Jésus et qui voulait faire passer cette révélation aux autres pour qu'ils entrent en contact vivant eux-mêmes avec Jésus. C'est ce que faisait l'apôtre Paul. Il allait parler de Jésus partout, il réunissait ceux qui acceptaient Jésus, il allait leur parler des révélations qu'il avait reçues pour leur dire : "Maintenant, vous devez faire comme moi". Il leur disait constamment : « Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même de Christ " (1 Corinthiens 11:1). Il ne leur disait pas : "Maintenant, moi je veux être votre pape ou je vais être votre évêque ou je vais être votre maître spirituel et vous allez dépendre de moi". Il dit : "Non, je vais vous donner tout ce que j'ai reçu de Jésus pour que vous, vous vous approchiez de Jésus et puissiez dépendre directement de lui, pour avoir la même liberté que moi".

 

            Tous ne sont pas appelés à être apôtres, mais tous sont appelés à être libres en Jésus et à avoir une relation directe avec Jésus, directe et personnelle. Il ne faut pas que notre relation avec Jésus soit superficielle parce que ce que l'on a entendu dire de Jésus sonne bien. "C'est bien ce qu'ils nous ont dit, c'est agréable à entendre. On aime bien entendre parler de Jésus". Mais après, est-ce que cela va nous stimuler pour avoir une recherche personnelle plus directe, plus approfondie de Jésus, pour le connaître mieux, le connaître personnellement ? Parce qu'il va nous parler, nous donner des directives, des instructions, nous dire : "Maintenant, moi le chef, je vais te donner des instructions pour me servir. Je vais te changer, je vais te transformer. Puisque tu me connais, je vais te transformer par la connaissance que tu vas avoir de moi, qui sera une connaissance directe, vivante.

 

            On ne peut pas connaître Jésus sans être transformé par lui. Si tu connais Jésus, tu vas être transformé par lui. Il va te parler. Jésus veut avoir avec nous une relation de Seigneur, de maître, d'ami intime pour nous parler, pour nous dire des choses cachées, secrètes, pour nous tout seuls et pour nous dire aussi tout ce que nous devons donner aux autres. L'apôtre Paul était accusé, mais sa seule défense était de dire : "Ne suis-je pas libre moi, ne suis-je pas appelé par le Seigneur directement ? Je n'ai pas à rendre compte devant le tribunal des hommes. J'ai été appelé par le Seigneur, je fais ce qu'il me demande de faire et je n'ai de comptes à rendre à personne. Mais je ne veux choquer personne".

 

            Il dit aux versets 4 et suivants : « N'avons-nous pas le droit... n'avons nous pas le droit... ? » Il énumère tous les droits qu'il a en tant qu'apôtre. « N'avons-nous pas le droit de manger et de boire ? » Il a le droit de manger et de boire, mais ce qu'il veut dire par-là, c'est : Est-ce qu'il n'avait pas le droit de manger et de boire en leur réclamant cette nourriture, puisqu'il est écrit dans la Parole : « Tu n'emmuselleras pas le boeuf quand il foule le grain " (verset 9). Lui était apôtre, il travaillait pour le Seigneur, il avait le droit de demander à ceux qu'il enseignait le manger et le boire. C'était son salaire d'apôtre. Si tous les apôtres aujourd'hui ne demandaient que cela, il y aurait beaucoup de problèmes qui seraient réglés dans l'Eglise de Jésus. Maintenant, les apôtres demandent des milliards pour leur grand ministère. Mais s'ils disaient : "N'ai-je pas le droit, moi apôtre de manger et de boire" ? Je n'ai jamais entendu un apôtre dire ça. « N'avons nous pas le droit de mener avec nous une soeur qui soit notre femme comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur et Céphas ? » Céphas est le nom de Pierre. Pierre (soi-disant le premier pape) était marié puisqu'il avait sa femme et les autres aussi. C'était un droit. Est-ce qu'on n'a pas le droit de manger, de boire, d'avoir une femme ?

 

            « Ou bien est-ce que moi seul et Barnabas nous n'avons pas le droit de ne pas travailler ?" Lui, Paul, il se faisait un devoir de travailler, il avait le droit de ne pas travailler au sens gagner sa vie en faisant un métier. En tant qu'apôtre, il avait le droit de demander aux brebis de pourvoir à ses besoins. Mais il se faisait un devoir de renoncer à ce droit. Il le dit un peu plus loin et je vais le lire. « Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne, et n'en mange pas le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau ? Ces choses que je dis n'existent-elles que dans les usages des hommes ? La loi ne les dit-elle pas aussi ? » Paul énumérait ses droits en tant qu'apôtre. Et il dit un peu plus loin au verset 10 : « Dieu se met-il en peine des boeufs ou parle-t-il uniquement à cause de nous ? Oui, c'est à cause de nous qu'il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l'espérance d'y avoir part. Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels ? Si d'autres jouissent de ce droit sur vous, n'est-ce pas plutôt à nous d'en jouir ? Mais nous n'avons pas usé de ce droit. Au contraire, nous souffrons tout afin de ne pas créer d'obstacle à l'Evangile de Christ ».

 

            C'est ce verset que je veux développer davantage parce que Paul énumère ses droits. Nous avons tous des droits en tant que chrétiens. Nous avons tous des droits dans le travail que Dieu nous a donné. Nous avons le droit d'être écoutés, nous avons le droit d'être respectés, nous avons le droit d'être aimés, je parle par nos frères et soeurs dans l'Eglise. Et si nous sommes maris par exemple, nous avons le droit d'être obéis par notre épouse. Si nous sommes épouses, nous avons le droit d'être honorées par notre mari etc. Nous avons des droits dans la Parole de Dieu. Dieu nous donne même des droits devant lui. Tu as le droit, si tu remplis les conditions, de recevoir certaines choses de Dieu : le salut, la guérison, la délivrance. C'est un droit que Dieu nous a acquis par le sang de Jésus à la croix. On peut arriver devant le Seigneur en disant : "Seigneur, j'ai rempli les conditions, j'ai le droit de recevoir de toi ce que tu m'as promis". C'est un simple droit qui est dû à la grâce de Dieu.

 

            Mais Paul dit : « Nous n'avons pas usé de ce droit, au contraire, nous souffrons tout afin de ne pas créer d'obstacles à l'Evangile de Christ ». Paul n'avait qu'un seul but en tête, c'est faire avancer l'Evangile de Christ. L'Evangile c'est la bonne nouvelle, l'Evangile, c'est le salut des païens, mais c'est aussi la sanctification de l'Eglise, l'obéissance de l'Eglise, parce que si tu annonces une bonne nouvelle aux païens, mais que toi-même tu vis comme un païen, où est l'Evangile ? Il faut que tu annonces une bonne nouvelle qui change des vies et tu vas le prouver par ta vie changée. C'est cela la bonne nouvelle que tu vas faire entendre le mieux à ceux à qui tu annonces l'Evangile. Tu annonces un évangile qui est capable par la puissance d'un Dieu vivant, de changer les vies. Et tu vas le prouver aux autres par ta vie qui a été changée. Avant, tu étais menteur ou menteuse, maintenant, tu ne mens plus. Avant, tu étais voleur ou voleuse, maintenant, tu ne voles plus. Avant, tu faisais toutes sortes de péchés parce que tu étais enfant de colère comme tous, sans Christ, sans Dieu, maintenant que tu es en Christ, tu ne le fais plus. Alléluia ! Parce que tu es une nouvelle créature en Jésus-Christ et que ça doit se voir et que ça se voit.

 

            Donc l'apôtre Paul dit : "Tous ces droits que j'ai, j'y ai renoncé et je souffre tout pour que cet évangile ne soit pas confronté à des obstacles". Le Seigneur va souvent nous demander de renoncer à nos droits ou à un droit quelconque pour que nous souffrions quelque chose qui va permettre à l'Evangile d'avancer dans la vie d'un autre. Si nous avions demandé nos droits, ça aurait été un obstacle à l'avance de l'Evangile dans une autre vie. Paul aurait pu venir devant les Corinthiens en disant : "Je suis celui qui vous ai engendrés en Christ, celui qui vous ai évangélisés, qui vous ai enseignés, j'ai le droit de recevoir de vous un salaire et je vous le demande et c'est normal. Vous le payez, vous subvenez à mes besoins". Et les autres l'auraient fait, ils auraient dû le faire naturellement sans problème. Mais Paul, poussé par le Saint-Esprit, a senti que ça pouvait être un obstacle à l'avance de l'Evangile à Corinthe.

 

            Le Saint-Esprit a poussé Jésus à renoncer à tous ses droits de Dieu vivant. Jésus a renoncé à tous ses droits. Il avait le droit de nous juger, de nous condamner, il avait le droit de nous jeter en enfer tous, à cause de nos péchés, il avait le droit de nous condamner comme des meurtriers que nous étions. Il a renoncé à ses droits en donnant sa vie pour nous faire grâce si nous acceptons son salut. Jésus a renoncé à tous ses droits. Et il a renoncé à toutes ses prérogatives de Dieu, à tout ce qui faisait sa gloire et sa puissance dans le ciel. Il a renoncé à tout pour se faire simple homme, semblable à nous, pour se mettre au rang des malfaiteurs, au rang de ceux qui sont crucifiés sur une croix (c'étaient les pires des meurtriers qu'on crucifiait). Il a renoncé à tout ça pour faire avancer l'Evangile. Qu'est-ce qui se serait passé s'il avait gardé tous ses droits ? Nous serions tous perdus.

 

            Il avait le droit de nous condamner. Il a renoncé par amour pour nous qui étions dans notre faiblesse et notre péché, il a renoncé à ses droits de Dieu justicier, pour nous faire grâce en donnant sa propre vie et en s'abaissant lui-même, jusqu'à renoncer complètement à tout ce qui aurait pu être pour lui une occasion de réclamer justice devant Dieu. Il a renoncé à tout. Il a dit : "Seigneur, que ta justice qui aurait dû s'abattre sur eux s'abatte sur moi" et il a été condamné à mort. Il a renoncé par amour. Et Paul fait la même chose ici. Il dit aux Corinthiens : "Je renonce à ces droits pour qu'il n'y ait pas d'obstacle à l'Evangile de Christ".

 

            Nous devons être sensibles à l'action du Saint-Esprit pour nous montrer quels sont jour après jour, moment après moment, les droits que nous avons, auxquels le Seigneur nous demande de renoncer. Il y en a énormément. Dans le couple, entre frères et soeurs dans l'église, nous avons beaucoup de droits. Si tu es injustement traité ou calomnié par exemple, tu aurais le droit à ce que l'on te rende justice, à ce que la vérité soit faite, à ce que des mensonges soient éliminés etc. C'est un droit. Jésus te demande d'y renoncer pour faire avancer l'Evangile. Si tu es père vis-à-vis de tes enfants, tu as le droit d'être obéi, tu as le droit d'être respecté en tant que père. Cela ne veut pas dire que tu vas maintenant renoncer à tous tes droits en tant que père pour te faire marcher sur les pieds par des enfants rebelles et désobéissants, mais ça veut dire que le Seigneur va te montrer quelquefois que tu es appelé à renoncer à certains droits pour t'humilier devant tes enfants pour que l'Evangile avance dans leur coeur.

 

            Entre mari et femme : tu as le droit d'exercer une autorité de mari sur ton épouse, dans le Seigneur bien sûr. Là, je parle toujours dans l'Esprit. Je ne dis pas que tu as le droit d'être un tyran. Tu n'as pas le droit d'être un tyran. Mais tu as le droit d'exercer une autorité qui peut être quelquefois forte, ferme, sur ton épouse ; de lui dire des vérités en face ou de lui dire des choses fermement. Tu as le droit de le faire en tant que mari. Le Seigneur te demandera de renoncer à ces droits par amour pour ton épouse qui est plus faible que toi, peut-être, puisqu'il dit : "Tu as affaire à un sexe plus faible", pour que tu laisses le Saint-Esprit lui parler directement pour lui faire comprendre ce que ton droit ne lui aurait pas fait comprendre si tu l'avais exercé, même dans l'Esprit. C'est important de comprendre ça parce que je peux exercer mon droit de direction et de commandement de mon épouse de manière charnelle, d'une mauvaise manière. Dieu n'aime pas ça et il va me corriger si je le fais. Mais même si je marche dans l'Esprit, si je suis rempli de bons sentiments et de bonnes intentions, je peux vouloir dans cet esprit-là exercer mon droit sur mon épouse en essayant de la reprendre dans l'esprit avec amour, en essayant de lui montrer qu'elle a tort, alors que ce n'est pas le moment du Saint-Esprit, et que je suis en train d'utiliser mon droit (même avec de bons sentiments) à un moment ou d'une manière qui ne va pas produire de fruit dans le coeur de mon épouse, alors que le Seigneur me dit : "Renonce à ton droit. Tu le feras plus tard" ou : "Pas à ce moment-là", ou : "Pas de la manière dont tu veux le faire maintenant, mais laisse, reste tranquille, prie, prie et fais preuve d'amour simplement. Donne l'exemple sans parole".

 

            Inversement aussi, au niveau de l'épouse, c'est pareil. L'épouse a le droit d'avoir certaines choses : le respect, l'honneur de son mari. Elle a le droit de demander certaines choses que son mari doit lui donner. Mais le Seigneur lui demandera de renoncer à ses droits pour que l'Evangile avance dans le coeur du mari, de renoncer à ses droits personnels, même s'ils sont justes devant Dieu.

 

            Qui est-ce qui va nous justifier ? C'est le Seigneur. Le Seigneur qui connaît toutes choses et qui voit que je me suis volontairement privé d'un droit d'intervention que j'aurais pu avoir là, uniquement pour faire avancer l'oeuvre de l'Evangile dans un coeur. Le Seigneur va me rendre justice et il va travailler puissamment par son Esprit. Il va travailler par son Esprit pour montrer à l'autre que, finalement, c'est toi qui avais raison et c'est toi qui volontairement, as renoncé à ton droit. Et ça va être un témoignage beaucoup plus fort dans son coeur que si tu avais exercé ton droit, même dans l'Esprit, dans un bon sentiment. Paul avait le droit de réclamer quelque chose, il n'aurait pas été charnel en le faisant. Il y en a beaucoup qui ne s'en privent pas, mais ils le font en plus de manière charnelle. Paul aurait pu le faire, il y a renoncé volontairement parce que le Saint-Esprit lui a dit : "Stop, tu as le droit de le faire, c'est bon si tu le fais, ce n'est pas mauvais, mais tu peux encore faire quelque chose de mieux qu'exercer ton droit".

 

            Donc tu ne fais pas mal si tu exerces ton droit, mais tu pourrais encore faire quelque chose de mieux, c'est-à-dire d'avoir vraiment l'Esprit de Jésus-Christ et que l'oeuvre de la croix soit faite dans ton coeur au point que tu acceptes même de renoncer à tes droits, à te dépouiller de tout droit. Tu as le droit d'être écouté par ta femme ou par ton mari, tu as le droit d'être entendu, tu as le droit d'être servi etc. Si tu renonçais à ces droits, le travail de l'Evangile se ferait beaucoup plus vite dans son coeur. Paul dit aux femmes qui ont des maris d'un caractère difficile : « Femmes, soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n'obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez ... la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu  » (1Pierre 3:1-4).

 

            Jésus n'était pas anxieux et agité parce qu'il avait renoncé à ses droits et que personne ne pouvait s'occuper de ses droits. Il avait l'esprit parfaitement en paix. Et je vous assure qu'il y a une grande joie quand on renonce volontairement à ses droits par amour pour Jésus-Christ, et pour faire avancer l'Evangile. Il y a une grande joie qui remplit notre coeur. La croix a un goût très amer au début, mais quand on y goûte à fond, c'est un délice. " C'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Romains 1:16). La croix, c'est le symbole même du renoncement à tous les droits. Quand tu es cloué sur une croix, tu n'as plus aucun droit. Tu as juste le droit de mourir sans rien dire.

 

            Dans 1 Corinthiens 9, au verset 18, Paul dit : « Quelle est donc ma récompense ? C'est d'offrir gratuitement l'Evangile de Christ que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l'Evangile. Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre ». Voilà l'esprit de quelqu'un qui renonce à ses droits. Il dit : "Je me suis fait le serviteur de tous pour gagner le plus grand nombre".

 

            Alors mari chrétien, si tu renonçais plus souvent à tes droits vis-à-vis de ton épouse, elle grandirait plus vite dans le Seigneur. Examine quels sont tes droits et regarde comment tu les exerces. Et j'espère que tu as assez de discernement pour reconnaître tes droits spirituels, et les distinguer de tes droits charnels, parce que si tu es charnel, tu vas réclamer des choses comme des droits, or tu n'as pas le droit de réclamer ces choses comme des droits parce que c'est charnel.

 

            Il y a des choses qu'un mari qui agit de manière charnelle réclame à sa femme. Il n'a pas le droit de les réclamer parce que ce n'est pas quelque chose de spirituel, ou il agit dans un sentiment qui n'est pas spirituel. Tu n'as pas le droit de demander quelque chose à ta femme avec autoritarisme, d'une manière dure, sans tenir compte de sa sensibilité, de ses besoins, de ses souffrances, de ses problèmes. Il faut que tu fasses le tri entre tout ce qui est charnel en toi et que tu es encore en train de pratiquer vis-à-vis de ta femme. Nous devons discerner que notre comportement de maris est parfois charnel. Cela veut dire que nous avons des exigences vis-à-vis de notre épouse que nous n'avons absolument pas le droit d'avoir devant Dieu. Nous lui faisons des reproches, nous la traitons mal, nous la secouons, nous ne respectons pas notre épouse et nous ne l'honorons pas comme Dieu nous demande de l'honorer et il faut que ça change. Là je vous parle franchement. Ne vous sentez ni jugés ni accusés, parce que je me mets dans le lot. Je me suis placé devant le Seigneur et j'ai dit : "Seigneur, il faut que ça change".

 

            On veut un réveil et le réveil doit commencer par les maris. Si les maris en tant que chefs de familles ne se réveillent pas, il n'y aura pas de réveil dans l'Eglise. Si les pasteurs ne se réveillent pas, il n'y aura pas de réveil dans l'Eglise. Qu'est-ce que ça veut dire, réveil ? Ca veut dire que nous, maris, nous allons assaillir le trône de Jésus pour dire : "Jésus, il faut vraiment que tu m'ouvres les yeux sur tout ce qui est charnel dans mon comportement, dans mes exigences envers ma femme, dans ce que je lui fais subir, dans les souffrances que je lui occasionne, que tu m'ouvres les yeux". Parce que si je ne suis pas conscient de ça, comment est-ce que je vais pouvoir changer ? Le cas est beaucoup plus grave si j'en suis conscient et que je ne fais rien. Mais je peux ne pas être conscient. C'est comme un poisson qui est dans l'eau, il ne sait pas ce que c'est que l'air libre. Il est dans l'eau. Mais sortez-le de l'eau et là il aura conscience. Donc si tu restes sous le poids de ton péché sans en sortir, tu ne vas pas avoir conscience de ce péché. Place-toi dans l'atmosphère spirituelle d'un contact avec Jésus, dans la prière, en disant : "Seigneur, je m'approche de toi et je veux que tu m'éclaires. Je veux être un mari modèle. Je veux qu'on puisse dire devant le trône de Dieu (devant les hommes aussi et devant le trône de Dieu) c'est un mari modèle. Et je veux que mon épouse puisse le dire en premier".

 

            Il faut que ce soit mon épouse qui dise : "Le Seigneur a tellement travaillé dans le coeur de mon mari que moi, j'ai envie de changer aussi. Cela me donne encore plus envie de changer". Et il est également vrai que si c'est l'épouse qui a cette relation merveilleuse avec le Seigneur, ça doit donner aussi envie au mari de changer à la même image.

 

            Mais c'est nous, maris qui devons donner l'exemple. Bien-aimés, mes frères en Christ, nous ne donnons pas assez l'exemple à nos épouses. Nous ne renonçons pas assez à ce qui est charnel, par une repentance réelle et sincère. Si le Seigneur te montre que tu as une attitude charnelle avec ton épouse, repens-toi du fond du coeur. Et si tu t'approches de Jésus qui est un maître si merveilleux, il va te parler dans ton coeur, il va te montrer, il va te changer, il va te remplir de sa vie, de sa nature. Je suis sûr qu'il va le faire. Je suis sûr ! Sûr et certain que si nous maris, nous ne changeons pas assez vite dans nos relations avec nos épouses, c'est que nous ne nous approchons pas assez du Seigneur pour être changés. Il n'y a que cela comme raison. Ne mets pas ça sur le dos des démons, ne mets pas ça sur le dos de ton passé, ne mets pas ça sur le dos de tout ce que tu peux avoir comme raisons, la seule et unique raison, c'est que tu ne pries pas assez le Seigneur pour qu'il te change. C'est la seule ! Et ce n'est pas pour te décourager que je dis cela, parce que je connais Jésus, mon Seigneur, et je sais que si tu le fais vraiment de tout ton coeur pour la gloire de Dieu, ça ne va pas tarder.

 

            Et en même temps, le Seigneur va te demander bien souvent de renoncer à tes droits de mari spirituel, même ceux-là. Sauf quand la sécurité spirituelle du foyer ou des décisions importantes sont à prendre et qu'il faut les prendre. Cela peut arriver que tu aies quelque chose à faire vis-à-vis de ton épouse (dans l'amour), où tu exerces une autorité ferme pour dire : "Non c'est ça, maintenant c'est décidé". Mais dans la plupart des cas, je suis persuadé que si tu renonces à ce droit pour prier et intercéder pour que Jésus touche le coeur de ton épouse, pour qu'elle change et qu'elle soit d'accord avec ce que le Seigneur t'a montré, cela ira beaucoup plus vite. Cela veut dire que tu vas être prêt à passer quelquefois une heure le soir après un travail pénible de toute une journée avant de te coucher, à prier pour ton épouse pour un problème particulier, parce que tu sens que là, il y a quelque chose qui coince ; ou une heure plus tôt le matin. Cela va te coûter. Mais tu verras les résultats.

 

            Et qu'est-ce qui va se passer ? C'est qu'au niveau des couples, les problèmes vont disparaître et nous allons être un exemple attractif pour l'Eglise et pour le monde, de ce que le Seigneur peut faire dans la vie d'un couple. Cela commence par là. Vous remarquez que je parle souvent du couple parce que je sais que c'est au niveau du couple que commencent et que finissent les problèmes de l'Eglise. Bien sûr, si vous n'êtes pas mariés, vous vous préparez à être mariés sans doute un jour. Donc c'est le cas aussi pour vous de vous préparer à cette relation de couple. Mais c'est quand on est marié qu'on voit vraiment les problèmes. Avant, on ne les voit pas. Quand on est marié, on les voit surgir et c'est là qu'il faut les régler.

 

            Si tu ne peux pas régler les problèmes que tu as avec ton épouse dans ton foyer, ce n'est pas la peine de t'occuper de qui que ce soit d'autre. Ne va pas commencer à t'occuper de ceux qui sont dans la détresse, des drogués, des marginaux en désarroi, si tu n'es pas capable de t'occuper des problèmes de ton foyer pour que ton épouse soit la plus heureuse des femmes au monde avec toi. Ce n'est pas la peine de t'occuper de quoi que ce soit d'autre dans l'oeuvre du Seigneur.

 

            Etre capable de s'occuper des problèmes de son épouse, cela veut dire : renoncer à ses droits, prier, intercéder pour elle et crier à Jésus en disant : "Seigneur, tu vas me changer pour que je sois rempli de ton Esprit, et j'en ai besoin, Seigneur".

 

            Pour ma part, je rends gloire à Dieu parce qu'il m'a changé d'une manière merveilleuse. Et il continue ! Avant, j'étais un boudeur épouvantable, je passais trois jours à bouder ma femme pour quelque chose qu'elle m'avait fait et qu'elle n'aurait pas dû faire. Je restais trois jours à ne rien lui dire et à la torturer et cela même après être devenu chrétien. Et puis, je venais lui demander pardon et une semaine après, je recommençais. Jusqu'au moment où le Seigneur m'a châtié ! Je ne vous dis pas comment, il vous le montrera à vous aussi.

 

            Le Seigneur m'a châtié sévèrement et il m'a aussi parlé avec amour parce qu'il n'y a que cela qui peut nous convaincre, c'est que le Seigneur nous parle avec amour. Mais souvent il nous parle avec amour et on a le coeur tellement dur ! Enfin moi c'était mon cas, j'avais le coeur tellement dur et sec, que j'écoutais la voix du Seigneur me parler, je disais : "Oui, tu as raison Seigneur". Mais ce n'était pas suffisant pour arrêter de bouder envers ma femme. Le Seigneur a employé les grands moyens. Il m'a fait souffrir par un châtiment correct ; une bonne fessée spirituelle en disant : "Tu n'as pas compris ? Tu vas comprendre, bien-aimé. Moi je suis ton Père et je châtie ceux que j'aime". Et quand j'ai été châtié, j'ai dit : "Seigneur, je préfère entendre ton langage d'amour, et me repentir devant toi". Cela a duré, c'était dur, mais le Seigneur m'a donné la victoire. Alléluia !

 

            Avant je disais : "Seigneur, change mon épouse, change-la ! Regarde comment elle est, Seigneur, mais comment elle me fait souffrir !" ! Ce n'était pas un monstre du tout, mais c'est comme ça que je la voyais, moi. Et puis le Seigneur a changé ma prière et j'ai commencé par dire : "Seigneur, change-nous ! Seigneur, change-nous tous les deux" ! Alors il m'a dit : "Non, ce n'est pas ça que je te demande. Prie en disant : "Seigneur, change-moi, et bénis-la".

 

            C'est comme ça que nous allons avoir de grandes victoires. Il y a de grands risques, si on ne règle pas ces problèmes. Combien de couples je vois chavirer ! Combien de couples chrétiens je vois divorcer ! Et ensuite ils vont joyeusement continuer à servir le Seigneur. Des pasteurs divorcent, et ils vont continuer à dire : "Bon, alléluia ! J'ai changé de femme, j'en ai trouvé une meilleure". C'est une honte pour l'Eglise de Jésus-Christ. Et on fait tout cela au nom de Jésus.

 

            Il y a énormément de couples chrétiens qui ne vont pas. Je dirais que c'est 99 pour cent des couples chrétiens qui ne vont pas. Quelle tristesse de voir cela ! Il ne faut pas qu'il en soit de même pour nous parce que Satan est à l'oeuvre pour cet objectif. Cela commence tout doux, tout doux, par des petites choses qui s'alourdissent jour après jour, mois après mois, année après année. Cela s'accumule et on en arrive au point où on se regarde et on dit : "Mais qu'on est loin l'un de l'autre, maintenant" !

 

            C'est un péché, bien-aimés. Il faut arrêter cela. Je veux voir la gloire de Dieu dans son Eglise, dans la vie de mes bien-aimés, de mes frères, de mes soeurs. Ne croyez pas que je juge mes frères qui sont des maris, comme moi. Je me juge avec vous, je sais qu'il faut absolument que nous changions, vraiment, à fond. Nous avons encore beaucoup de progrès à faire et la responsabilité vient des maris. Priez régulièrement avec un ou deux maris autour de vous, et dites : "Seigneur, tu vas nous changer nous, maris chrétiens pour qu'on soit vraiment des représentants de Christ vis-à-vis de nos épouses et qu'on soit rempli d'amour, de joie et de patience et de paix et qu'on les rende heureuses".

 

            Je me rappelle que quelques temps après avoir connu ma femme (je n'étais pas chrétien du tout). je lui ai fait cette promesse : "Chérie, je veux te rendre heureuse !". Pendant longtemps, ça n'a été qu'une promesse en l'air parce que j'avais bien le désir, mais finalement, les problèmes arrivant, je voulais faire valoir mes droits et ça n'allait plus. Mais le Seigneur m'a constamment rappelé cette promesse : "Je veux te rendre heureuse !"

 

            Et c'est ça que Dieu veut pour nous, maris chrétiens. Nous devons rendre nos femmes heureuses au prix du renoncement à tous nos droits. Le renoncement au droit d'être écouté, au droit d'être chouchouté, tu renonces à tout ça. Si elle ne t'écoute pas, tant pis. Si elle ne te respecte pas, tant pis. Si elle t'en veut, tant pis. Si elle n'est pas assez câline, tant pis. Si elle ne te fait pas de bons petits plats, tant pis. Renonce à tous tes droits et dis : "Maintenant, Seigneur, fais un travail profond en moi pour que je rende ma femme parfaitement heureuse avec moi".

 

            Si ma femme a une relation personnelle avec Jésus, elle sera pleinement heureuse de cette communion avec Jésus, mais il se peut qu'elle soit pleinement heureuse avec Jésus et malheureuse avec moi. Il faut que je la rende pleinement heureuse et que je m'y engage devant Dieu. Est-ce que vous voulez prendre cet engagement, ce soir, si vous ne l'avez jamais pris : "Seigneur, je veux rendre ma femme parfaitement heureuse avec moi, tu vas travailler en moi pour que je puisse le faire, parce que ce n'est pas par mes efforts, par ma volonté, c'est par le travail de transformation que tu vas faire en moi".

 

            Cherchez la face du Seigneur dans la prière et dites : "Seigneur, transforme-moi. Tout ce qui fait encore souffrir ma femme, tu vas me le montrer sans même qu'elle ait besoin de me le dire. Tu vas me montrer ce que je dois faire, ce que je dois être, pour pouvoir la rendre vraiment heureuse". Vous ne pouvez pas imaginer l'importance d'un tel engagement. C'est la gloire du Seigneur qui est en cause. C'est l'évangélisation des païens qui est en cause. C'est l'oeuvre du Seigneur qui est en cause. C'est l'enlèvement de chrétiens qui est en cause. Nous, maris, sommes trop souvent égoïstes envers nos femmes.

 

            Dans 1 Pierre au chapitre 3, je vais lire à partir du début. L'apôtre Pierre commence à parler aux femmes. Il dit : « Femmes soyez de même soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns uns n'obéissent point à la parole »... Hélas, ça arrive tellement souvent dans l'Eglise de Jésus que des femmes chrétiennes aient des maris inconvertis, parce que les femmes sont plus sensibles à l'appel du Seigneur, ou des maris convertis qui marchent mal avec Dieu, qui n'obéissent pas à la Parole ! Alors, femmes, si c'est votre cas, vous devez recevoir du Seigneur toute la force, la patience, l'amour nécessaire pour les gagner sans parole. "...afin que, si quelques-uns n'obéissent pas à la parole (chrétiens ou non), ils soient gagnés sans parole par la conduite de leur femme ».

 

            Mais là, il faut un immense miracle du Seigneur pour que la femme arrive à se taire. Le Seigneur te demande de te taire, de ne plus te justifier. Tu gagneras ton mari par ton silence, sans parole, par ta conduite, par ton comportement ! Femme chrétienne qui a un mari très difficile, est-ce que tu peux faire ça ? Honnêtement, tu dois me répondre non. Mais tout aussi honnêtement, tu dis : "Avec Jésus, oui. Parce que si Jésus me le demande, je suis obligée d'y arriver. Je vais me taire, mais je vais avoir un comportement plein de patience, d'amour, de tendresse, de douceur".

 

            « ...en voyant votre manière de vivre chaste et réservée ». Chaste, ça veut dire pure, pure de toute colère, pure de toute animosité, pure de toute amertume. Et réservée. Réservée, ça veut dire tranquille. Tranquille, paisible. Pas excitée, paisible. Vous voyez que là aussi, il faut un travail profond du Seigneur. « Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée ». C'est merveilleux de voir que Dieu qui voit les coeurs, se réjouit ; mais alors quand il voit le coeur d'une épouse chrétienne qui a cette parure intérieure, c'est comme des bijoux merveilleux aux yeux du Seigneur, une parure de perles précieuses, de diamants de grand prix. « ... la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible ». Voilà, mes chères soeurs chrétiennes bien-aimées, ce à quoi vous êtes appelées dans vos relations avec vos maris, ou avec tout homme. "Ayez dans le coeur la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible".

 

            Et qui peut vous donner cette force ? Jésus, le doux, le paisible. « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés, je vous donnerai du repos. ... car je suis doux et humble de coeur ».(Matthieu 11:28) Vous voyez que la douceur et la paix, c'est un signe d'humilité. Les femmes querelleuses sont des femmes orgueilleuses. Les femmes qui discutent pour se justifier sont des femmes orgueilleuses. Les femmes qui ne discutent pas renoncent à leurs droits. Renoncer à ses droits, c'est quelque chose qui est d'abord demandé aux hommes, mais c'est aussi demandé aux soeurs chrétiennes. Cela ne veut pas dire ma soeur, que tu vas mettre le couvercle sur la cocotte minute et que ça va bouillir dedans. Jésus voit ce qu'il y a dans la cocotte. Il dit : « La pureté d'un coeur doux et paisible ». Ce n'est pas un couvercle que tu mets sur ta colère, il ne doit pas y avoir de colère dans ton coeur, parce que Jésus l'a transformé et rempli de sa paix et de sa patience. Et là, si tu es dans la paix, dans le calme et la confiance, sans parole, ton mari va être gagné par ce qu'il va voir. Il va dire : "Mais il s'est passé quelque chose de fantastique. Jésus, tu es merveilleux ! Cette femme querelleuse et discutailleuse, elle ne dit plus rien et je ne la sens même plus bouillir à l'intérieur ! C'est merveilleux, Seigneur !" Et le mari va être gagné.

 

            1 Pierre 3, verset 5: « Qui est d'un grand prix devant Dieu ». Cela fait plaisir de penser que nous pouvons satisfaire le coeur de Dieu, satisfaire, mais alors à un point qu'on ne peut pas imaginer, où Dieu est heureux. Quand je pense que nous pouvons rendre Jésus heureux comme ça, simplement en ayant un esprit doux et paisible. Il voit ça et Jésus se réjouit. Tu veux rendre ton Seigneur heureux ? Garde un coeur, un esprit doux et paisible. « Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leur mari comme Sarah qui obéissait à Abraham et qui l'appelait son seigneur. C'est d'elles que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte ».

 

            Donc tu vois que même pour toi, femme chrétienne, ça implique une relation personnelle avec Jésus qui est quelque chose de précieux que tu dois entretenir dans la prière, dans la conversation tout le long de la journée avec Jésus. Une petite prière qui monte à Jésus constamment dans la journée c'est une conversation permanente avec Jésus. Là où je suis, je peux parler à Jésus, lui dire un mot, je dis : "Regarde Jésus ce qui se passe. Tiens, regarde Jésus ce qui m'arrive. Aide-moi ! Tiens, regarde Jésus". Une conversation permanente avec Jésus te garde en paix.

 

            Maintenant il parle aux maris. Il leur dit : Maintenant, à vous maris, voilà ce que j'ai à vous dire : « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes ». Qu'est-ce que la sagesse ? Il s'agit de la sagesse qui vient d'en haut qui est premièrement pure, modérée, bienveillante. La sagesse d'en haut, c'est la sagesse de Christ. Demande à Jésus qu'il te remplisse de sagesse pour tes rapports avec ta femme ; que tu saches comment la prendre. Chaque femme est particulière et la tienne est un bijou spécial que Dieu t'a donné. Donc tu devras avoir avec elle une relation toute particulière, tu vas avoir besoin de la sagesse de Dieu, pure, conciliante, modérée, pleine de bons fruits. Voilà la sagesse de Dieu. "Seigneur Jésus, remplis-moi de sagesse dans mes rapports avec mon épouse. Je veux la rendre parfaitement heureuse. Seigneur, montre-moi comment la rendre heureuse. Donne-moi ta sagesse". « Comme avec un sexe plus faible »(verset 7). Tu sais qu'elle est plus faible, ton épouse. Elle est plus faible, plus émotionnelle, plus sensible aux coups. Elle a besoin de protection, elle a besoin de soutien, elle a besoin d'un homme ferme qui l'encourage, qui fait avancer le foyer, qui cherche le Seigneur pour elle, qui est un exemple. Elle a besoin de cela parce qu'elle est constituée par Dieu d'une nature plus faible, qui doit être elle-même une aide envers son mari, mais c'est son mari qui la soutient.

 

            Pierre dit : « Honorez-les comme devant hériter avec vous de la grâce de la vie ». Elle doit hériter avec toi. Elle va avoir le même héritage que toi. Au ciel, les hommes et les femmes ne prendront plus de femme ou de mari ; nous serons tous comme les anges de Dieu, nous aurons la même vie éternelle là-haut, les mêmes maisons que Dieu nous a préparées, la même présence du Seigneur pour tous. Mais ici-bas : "Honore-les, bien que tu sois son seigneur (au sens spirituel), honore-les".

 

            « Qu'il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières ». Tout à l'heure, nous parlions des obstacles à l'Evangile, qui pouvaient être enlevés si nous renonçons à certains droits personnels. Là il dit qu'il y a des obstacles à tes prières : ils peuvent être enlevés si tu honores ta femme, si tu rends honneur à ta femme en privé comme en public. En public, c'est très facile d'honorer sa femme, mais en privé c'est beaucoup plus difficile. En privé il n'y a que toi et elle et il n'y a personne pour te regarder, mais on oublie parfois qu'il y a Dieu et tous ses anges qui te regardent, et Satan aussi. Mais en privé quand on oublie cela, c'est beaucoup plus difficile d'honorer son épouse qu'en public, quand tout le monde nous voit. En public c'est facile, tu peux avoir un comportement parfaitement spirituel avec ton épouse et dès que tu rentres dans la maison et que personne ne te voit, tu deviens un monstre, ou presque. Cela ne va pas ! Honore ton épouse. Tu vas chercher les moyens de lui rendre honneur. Rendre honneur, ça veut dire être constamment à l'affût de quelque chose que tu vas pouvoir faire pour l'honorer.

 

            Souvent, on honore ceux qui sont à une position plus élevée. On honore les chefs, les présidents, on honore ceux qui ont une position élevée. Jésus qui a la position la plus élevée s'est abaissé jusqu'à honorer ses disciples en leur lavant les pieds. Voilà comment tu vas honorer ta femme : en lui lavant les pieds ! Spirituellement, en étant à la recherche de tout ce qui enlevera les saletés qu'elle a sur ses pieds. Qu'est-ce que c'était que laver les pieds, à l'époque ? Il y avait un voyageur fatigué qui arrivait dans une maison, il n'y avait pas de route goudronnée comme aujourd'hui, il y avait de la poussière partout. Et quand il arrivait dans une maison avec ses petites sandales à lanières, la première chose qu'on faisait pour honorer un invité, c'était de lui enlever ses sandales. On disait : "Tu vois ces pieds pleins de poussière, ce n'est pas confortable, ce n'est pas agréable. On va te laver les pieds". Et on honorait l'invité. Jésus a fait cela avec ses disciples, il a dit : "Faites-le, vous aussi". Jésus, le Seigneur et le maître... Toi, le seigneur et le maître de ton épouse, tu vas renoncer à ton droit de seigneur et maître pour te mettre devant elle, apporter la bassine et lui laver les pieds. Alors, spirituellement, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que tu vas essayer de voir quelles sont les petites choses qui vont augmenter son confort, qui vont augmenter son bien-être, qui vont lui permettre d'avoir des pieds confortables, sans poussière et qui vont la réjouir et qui vont lui montrer que dans cette maison, il y a quelqu'un pour la servir, pour regarder quels sont ses besoins. Toi, le mari, tu ne vas plus chercher à satisfaire tes besoins. Tu ne vas plus dire : "Tiens, ma femme, elle ne m'a pas fait ça aujourd'hui. Tiens, elle a fait ci mais elle n'a pas fait ça". Si tu dis cela tu es centré seulement sur tes besoins et non sur les siens.

 

            Passe ton temps à regarder quels sont les besoins concrets de ton épouse et comment tu vas pouvoir y répondre. Et en le faisant, le Seigneur va nous bénir, nous les maris, parce qu'on aura vraiment l'Esprit de Jésus-Christ et il va exaucer plus rapidement nos propres prières. Combien de nos prières sont retardées. Ça ne vous arrive pas de voir vos prières dont l'exaucement traîne ? Et on se dit : "Ah, c'est l'oeuvre de Satan ! Ah, Seigneur ! Je veux lier ces puissances, je veux lier et chasser tous ces démons qui m'empêchent d'avoir l'exaucement". Et Jésus dit : "Non, écoute-moi, tu n'as pas honoré ta femme comme tu aurais dû. Alors moi j'ai bloqué. La porte est fermée. Tu peux toujours crier, ça ne passera pas".

 

            Quel est mon comportement quand je rentre du travail, par exemple ? Qu'est-ce que je vais faire ? Est-ce que je me mets dans mon fauteuil à lire le journal, en disant à ma femme : "Amène-moi une boisson et prépare-moi un bon repas pour ce soir." Ou au contraire j'arrive et je dis au Seigneur : "Montre-moi, Seigneur, y a-t-il un besoin, quelque chose que je pourrais faire pour aider ma femme, pour augmenter son confort, pour la réjouir, pour la rendre plus heureuse". Là je renonce à mes droits et Dieu va me bénir d'une manière que je ne peux même pas imaginer.

 

            Je me réjouis parce que si je suis amené à vous parler comme cela ce soir, c'est que je suis sûr dans mon coeur que le Seigneur fait une oeuvre dans les couples, une belle oeuvre. Mais le Seigneur voudrait que ça aille plus vite, par une prise de conscience plus profonde de la responsabilité des maris d'abord. Il faut qu'on aille plus loin et on va aller plus loin par la grâce de Dieu. On va le faire et le Seigneur va nous y aider ; lui qui est l'Epoux de l'Eglise, il sait ce qu'est un rôle d'époux, il va nous aider à être comme lui. Et nos femmes de leur côté, nos chères épouses, vont elles aussi chercher le Seigneur pour recevoir de lui toute la patience et l'amour qu'il leur faut pour nous supporter encore, tant qu'on n'est pas à la mesure de la stature parfaite de Christ. Elles vont avoir besoin de nous supporter encore et je vous en supplie, mes chères soeurs, cherchez Dieu de tout votre coeur pour pouvoir nous supporter encore le temps que nous arrivions à la stature de Christ. On va y arriver !

 

            Engageons-nous devant Dieu, mari ou femme, et disons du fond du coeur : "Seigneur, je sais quel est ton plan. Avec toi, je veux y arriver, je sais que tu veux que j'y arrive. Avec ton aide, et en renonçant à mes droits les plus légitimes, ça va faire un travail merveilleux. Et ça va rejaillir sur mon foyer et sur toute ton Eglise". Et quand on va nous voir, on va dire : "Gloire à Dieu parce qu'il a fait une oeuvre merveilleuse. On n'a jamais vu cela ailleurs !"

 

 

            "Seigneur, tu sais dans quel esprit j'ai apporté ce message et je voudrais surtout qu'aucun de mes frères ici ne se sente ni jugé ni condamné. Seigneur, si c'est le cas, je leur en demande pardon et je te demande pardon Seigneur, parce que je sais que devant toi, pour apporter une parole comme celle-là, il faut vraiment l'apporter avec ton Esprit. Je te demande que tu parles au coeur de tous tes bien-aimés, pour que cette parole pénètre et qu'elle fasse un travail profond, que ton nom soit vraiment glorifié, que nous, maris chrétiens, nous puissions être transformés à ton image pour rendre nos épouses heureuses avec nous. Même celles qui ont le plus mauvais caractère, Seigneur, qu'elles puissent dire : "C'est un saint, cet homme. C'est un ange de Dieu". Et qu'elles soient gagnées à toi, Seigneur. Que tu bénisses aussi nos épouses et que tu leur accordes ta grâce de pouvoir nous supporter encore et de nous soutenir, car tu les as placées comme nos aides, afin que ton nom soit glorifié dans les couples et que vraiment cela rejaillisse autour de nous pour ta gloire. Au nom de Jésus, Seigneur. Amen" !