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mis le 13/07/2007
modifié le 20/01/2009





La fausse doctrine de la mort spirituelle de Jésus.

Une fausse doctrine plus répandue qu'il ne semblerait, qui présente un faux Jésus.



            Ce soir, je voudrais encore vous parler de la Croix, mais d'une manière un peu différente que d'habitude. J'avais vraiment sur le coeur de reparler de cette fausse doctrine de la mort spirituelle de Jésus sur la croix, et en parlant de cette doctrine, de voir avec vous ce qui s'est réellement passé dans la Parole de Dieu quand Jésus est mort sur la croix.

 

            Et j'avais ça sur le coeur et quand je suis rentré tout à l'heure, dans le courrier, il y avait une lettre d'une lectrice, pour moi c'était une confirmation, qui me disait : "L'un des anciens de mon église, avec qui j'ai parlé de ce problème a été tout étonné que je ne crois pas à la mort spirituelle de Jésus et m'a même dit d'un air irrité que si je n'y croyais pas, je ne serais pas sauvée ni enlevée ; que c'était tellement important"...

 

            Et alors elle était troublée dans son coeur, évidemment ; elle n'y croyait pas, mais le fait que l'ancien de son église lui ait parlé comme ça lui a montré que là même où elle était, cette doctrine était répandue et faisait des dégâts. Et elle m'a envoyé un petit livret écrit par un évangéliste mondial dont je tairai le nom par charité, qui s'appelle : "Questions fondamentales" et qui parle de la Parole de Dieu, de l'Evangile, du salut des pécheurs etc. Ce livret est édité à des centaines de milliers d'exemplaires, imprimé à Singapour, qui a eu sept impressions en quelques années... C'est un document qui est d'ailleurs très répandu comme document d'évangélisation pour amener des âmes au Seigneur.

 

            Et en présentant l'oeuvre de Jésus sur la croix, ce document dit ceci : "Le salaire du péché c'est la mort, la mort spirituelle du pécheur en enfer et sa mort physique et le Seigneur, le Père a envoyé Jésus qui a porté notre péché. Cela prouve la sainteté de Dieu. La mort de Christ n'a pas été truquée. Le prix du péché a été payé en totalité, Il n'est pas seulement mort physiquement, mais aussi mort spirituellement. Pendu à la croix, il a crié ces mots : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? A cet instant terrible, Dieu le Père tourna le dos à son Fils bien-aimé qui endura alors la peine de la séparation d'avec Dieu. Le seul homme qui ait vécu une vie parfaite souffrit la double peine de mort (c'est-à-dire physique et spirituelle), qu'entraînait la culpabilité des hommes".

 

            Alors vous voyez ? C'est un autre évangile, c'est un autre Christ qui est annoncé là. Et pourtant, tout le reste de la brochure, si vous la lisez, est tout à fait biblique, évangélique. Mais là, la semence de Satan est glissée à propos de l'oeuvre de Jésus sur la croix et ceci suffit pour annuler l'ensemble de la prédication de la croix et du message de Jésus. C'est un message de perdition et pas de salut.

 

            Donc, je voulais voir ça avec vous, mais en même temps, pour nous chrétiens, c'est un stimulant de la foi de voir ce qui s'est réellement passé à la croix parce qu'en fait, vous n'imaginez pas à quel point cette doctrine, sous des manières quelquefois subtiles, est répandue dans toute l'Eglise. Alors certains croient que Jésus est mort spirituellement pendant trois jours, d'autres pensent qu'il est mort spirituellement pendant trois heures à la croix, au moment où il a été entièrement séparé du Père etc. Enfin, il y a diverses présentations de cette fausse doctrine, mais le fondement reste le même, cette doctrine consiste à dire que sur la croix, Jésus a été totalement identifié au pécheur. Et comme le salaire du péché, c'est la mort spirituelle et ensuite l'enfer et la mort physique, comme Jésus s'est identifié avec le pécheur, il est devenu péché, complètement, à la place du pécheur et il a subi non seulement le châtiment physique, mais il est mort spirituel, c'est-à-dire qu'il a été coupé du Père, de Dieu complètement, comme le pécheur est coupé de Dieu par son péché. Lui n'a pas été coupé de Dieu par son propre péché, mais le péché du monde qu'il a pris pour lui et en lui. Et à l'instant où il était sur la croix, il aurait donc, d'après cette doctrine, sous ses aspects divers, il aurait donc reçu non seulement la condamnation du péché, mais tout le péché du monde serait rentré en lui, aurait rempli sa nature intérieure au point de le souiller complètement par le péché, puisqu'il aurait été coupé du Père comme le pécheur et normalement coupé de Dieu par son péché. Et ensuite, lorsqu'il est mort physiquement, son Esprit mort spirituel comme le pécheur est mort spirituel, serait allé trois jours en enfer, où il aurait souffert, alors encore plus que sur la croix, toutes les souffrances spirituelles du pécheur qui est condamné en enfer et qui le sait.

 

            Donc Satan et tous les démons de l'enfer se seraient jetés sur lui pendant trois jours, l'auraient torturé de toutes manières et il aurait été en tant que pécheur identifié au pécheur, à la place des pécheurs, Jésus aurait subi le châtiment de l'enfer pendant ces trois jours horribles et à la fin des trois jours, par une décision souveraine de Dieu le Père, il a envoyé le Saint-Esprit en plein milieu de l'enfer pour faire naître de nouveau spirituellement le Seigneur Jésus, qui à ce moment-là est entré dans un combat personnel contre Satan, est allé vers lui en vainqueur, lui a arraché les clés de la mort et du séjour des morts, et à ce moment, comme il était re-né de nouveau, entièrement justifié, c'est à ce moment-là que s'est passée la résurrection physique et que l'oeuvre de Jésus a été donc achevée.

 

            Alors pour nous qui sommes au clair, nous voyons quelles sont les erreurs que comportent cette fausse doctrine, mais il y a beaucoup de chrétiens qui ne s'en doutent pas et qui ont accepté cette doctrine ou diverses formes de cette doctrine d'une manière telle que ce venin de Satan, ce poison est en train d'empoisonner toute leur vie spirituelle et de les couper de l'héritage de Dieu ; parce qu'en fait, il s'agit d'une hérésie, d'une fausse doctrine complète et nous savons que celui qui reçoit une fausse doctrine n'a pas Dieu. Il est bien dit que la doctrine de Christ doit être pure dans le coeur des enfants du Seigneur. Chez des chrétiens évangéliques, il y a des évangélistes mondiaux qui partent dans le monde entier pour annoncer la mort spirituelle de Jésus et pour injecter... Je tairai les noms, mais il y en a qui sont considérés aujourd'hui par leurs écrits, par leurs livres comme des enseignants, des prophètes et des docteurs de l'Eglise de Jésus-Christ et qui enseignent ouvertement cette doctrine là et qui ont essaimé dans le monde entier, y compris en France, des églises où on enseigne la mort spirituelle de Jésus.

 

            Dans 2 Jean 7 à 11, la petite seconde épître de Jean, Jean dit : "Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c'est le séducteur et l'antéchrist. Prenez garde à vous-mêmes, afin que nous ne perdions pas le fruit de notre travail, mais que nous recevions une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas (alors écoutez bien) dans la doctrine de Christ n'a pas Dieu". La doctrine de Christ, c'est tout l'enseignement de la Parole qui concerne Christ, sa personne, son oeuvre. Donc, s'il y a quelque chose dans la doctrine de Christ qui est manifestement complètement erroné, comme cette fausse doctrine que je viens de citer : la mort spirituelle de Jésus ne fait pas partie de la doctrine de Christ, loin de là.

 

            Et là, il est clairement dit que : "Celui qui ne demeure pas dans le doctrine de Christ n'a pas Dieu, celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas salut, car celui qui lui dit salut participe à ses mauvaises oeuvres". Est-ce qu'on met vraiment en pratique cette parole ? Si vous le faites, vous allez être taxés certainement de quelqu'un qui manque d'amour et qui est complètement à côté de la plaque. C'est maintenant l'amour de Christ qui doit régner dans nos coeurs et nous devons accepter nos frères avec leurs problèmes et leurs difficultés, leurs hérésies.

 

            Or là Jean, l'apôtre de l'amour dit clairement : "Si quelqu'un ne t'amène pas la doctrine de Christ, tu ne le reçois pas chez toi, tu ne lui dis même pas salut car il n'a pas Dieu". C'est souvent des enfants de Dieu, qui se disent tels qui apportent cette doctrine-là. Ce ne sont pas des païens qui apportent une fausse doctrine de Christ. Ce sont ceux qui ont reçu Christ et qui ont reçu une fausse doctrine concernant la nature et l'oeuvre de Jésus à la croix. Ceux qui défendent cette doctrine en fait, ont du mal à s'appuyer sur des versets de la Bible, parce qu'il n'y en a aucun qui dit clairement : Jésus est mort spirituellement sur la Croix. Donc ils se servent d'un certain nombre de versets, et en même temps, quand je vous les montrerai, vous verrez comment la séduction agit parce-que comme beaucoup de séducteurs sont entrés dans le monde et que c'est là l'esprit de l'antichrist, il n'en faut pas beaucoup pour interpréter de travers ou pour tordre un verset de la Bible et présenter toute une doctrine, appuyée apparemment sur la Bible. Mais le principe de la séduction est en général le suivant, c'est qu'ils ont d'abord une doctrine qui est établie, qui est une révélation de Satan et de l'esprit séducteur, et à partir de là, ils cherchent dans la Parole des versets pour confirmer cette doctrine. Alors que la Parole de Dieu forme un tout et que c'est l'ensemble de la révélation de la Parole qui compte ; et nous n'avons pas besoin nous, d'essayer de prouver telle ou telle doctrine en sortant tels versets de leurs contextes pour leur faire dire des choses qu'ils ne disent pas. On a simplement la doctrine de la Parole de Dieu concernant Christ. Elle est claire, mais apparemment pas claire pour ceux qui sont séduits puisqu'ils essayent d'interpréter des versets à leur façon.

 

            Alors je vais vous citer les principaux versets sur lesquels ils s'appuient, d'abord pour que les choses soient claires, parfaitement claires pour nous et puis pour que vous puissiez répondre aussi à ceux qui comme cette soeur ont des problèmes avec les anciens ou les pasteurs de leurs églises, ou d'autres. Dans Lévitique 16 et à partir du verset 8, il y a l'histoire des deux boucs dont l'un pour Azazel et l'autre pour Dieu.

 

            Alors je résume, vous lirez l'ensemble du chapitre 16 du Lévitique, où dans l'une des ordonnances de la loi, il était question pour l'expiation des péchés, de choisir deux boucs. Il y en avait un qui était tiré au sort et le souverain sacrificateur lui imposait les mains, pour que l'ensemble des péchés du peuple passe dans ce bouc et il était lâché dans le désert pour Azazel qui est un des noms de Satan, en fait, Azazel. C'est un démon supérieur qui dominait le royaume des ténèbres. Alors que l'autre bouc était sacrifié, était mis à mort.

 

            Donc, vous aviez deux boucs, un sacrifié et un qui était chargé des péchés du peuple et lancé dans le désert pour Satan. Alors eux se servent de cette image pour dire : "Vous voyez, ces deux boucs représentent tous les deux Jésus-Christ : l'un qui a été mis à mort et l'autre sur lequel et dans lequel sont passés tous les péchés du peuple et qui a été lâché dans le désert de l'enfer pour Satan en fait, puisqu'il a subi pendant trois jours le châtiment de l'enfer et où il était pieds et poings liés entre les mains de Satan."

 

            Alors je vais citer simplement ces versets et puis j'y répondrai après. Mais vous voyez que ce passage-là, si on l'interprète d'une manière erronée, si on ne tient pas compte de l'ensemble des autres révélations de la Parole de Dieu concernant Jésus, on peut très facilement se servir de ce passage pour interpréter ça à la manière dont ils le font.

 

            Dans Nombres 21 il y a l'histoire du serpent d'airain. Là aussi, je vous cite simplement le chapitre, mais je ne lirai pas le détail. Je rappelle simplement les circonstances : c'est que les Israélites dans le désert s'étaient révoltés contre Dieu et le Seigneur avait envoyé des serpents brûlants qui les mordaient et ils périssaient. Et ils ont crié au Seigneur et Dieu a dit à Moïse : "Tu vas élever une perche et sur cette perche, tu mettras un serpent d'airain et tous ceux qui regarderont le serpent seront guéris". Et ceux qui le regardaient étaient guéris. Donc les tenants de cette fausse doctrine de la mort spirituelle de Jésus disent : "Vous voyez, le serpent, c'était Jésus sur la croix. Quand Moïse a élevé ce serpent d'airain, ça vous prouve que c'était une annonce de ce qui allait se passer à la croix, que sur la croix, Jésus a été transformé en Satan, en serpent, puisque le serpent c'est l'image de Satan ; et qu'il a pris là les péchés du peuple et que c'est par substitution que le peuple a été guéri, puisqu'il y en a un autre qui a péri à leur place, et qu'en en fait c'était en regardant ce serpent qu'ils étaient guéris". Et ils interprètent ça pour dire : "Voyez, Jésus était sur la croix, le serpent était sur la perche, Jésus est devenu serpent". Il est devenu participant de la nature de Satan, en fait.

 

            Dans Esaïe 53, ce grand chapitre d'Esaïe 53 qui annonçait la mort substitutrice de Jésus, dans le texte hébreu, il y a un passage qui a été utilisé. Il faut voir, il faut montrer que c'est vraiment subtil. Au verset 9, c'est écrit : "On a mis son sépulcre parmi les méchants et son tombeau parmi les riches". Et dans le texte hébreu, ce n'est pas ceci qui est marqué, mais il est marqué : "On a mis son sépulcre parmi les méchants et ses morts parmi les riches". C'est un terme qui est mis au pluriel en hébreu : "ses morts" et ils se sont servi de cela pour dire : "Mais vous voyez, "ses morts" sont au pluriel, morts est au pluriel, donc Jésus a subi deux morts. Sinon il y aurait eu : "sa mort" au singulier. Si le terme a été employé au pluriel, c'est qu'il a subi deux morts : une mort physique à la croix et une mort spirituelle à la place du pécheur". Là il a fallu vraiment qu'ils déploient des trésors d'imagination, mais enfin, comme c'était écrit dans le texte hébreu, si une interprétation mauvaise est faite de ce passage, on peut s'en servir à tort.

 

            Ils se servent aussi de l'histoire de Jonas. Quand Jésus dit par exemple qu'il ne leur sera pas donné d'autre signe que celui de Jonas, il parlait de lui-même. Il s'identifiait à l'histoire de Jonas et dans l'histoire de Jonas, au chapitre deux de Jonas et au verset 6, il est dit que Jonas, quand il a été avalé par le gros poisson, a crié à Dieu du fond de l'estomac de ce poisson et que Dieu a rejeté Jonas, a parlé au gros poisson qui a vomi Jonas sur la plage. Mais entre temps, au chapitre 2 de Jonas et au verset 6, Jonas dit bien, alors qu'il était dans le ventre du poisson : "Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie. L'abîme m'a enveloppé, (voyez l'interprétation qu'on peut faire, la mort spirituelle, l'abîme m'a enveloppé), les roseaux ont entouré ma tête. Je suis descendu jusqu'aux racines des montagnes, les barres de la terre m'ont enfermé pour toujours".

 

            Pour toujours ! Alors c'est facile de se servir de ce passage pour dire : "Vous voyez, Jonas représente Jésus, le gros poisson représente évidemment la mort substitutrice de Jésus, qui a été englouti par l'enfer, puisqu'il dit lui-même que la vie lui a été ôtée et que les barres de la terre l'ont enfermé pour toujours". "Mais tu m'as fait remonté vivant de la fosse". Il ne dit pas : "Du gros poisson", de la fosse. "Eternel mon Dieu, car mon âme était abattue au dedans de moi" etc. "et ma prière est parvenue jusqu'à toi".

 

            Donc ils prennent ce passage, qui est appliqué par Jésus lui-même à sa situation personnelle : "Vous n'aurez pas d'autre signe que celui de Jonas", pour le tordre et interpréter ça de manière telle qu'ils disent : "Vous voyez, c'est bien écrit. Pour toujours, il était enfermé dans le ventre du gros poisson pour toujours". Si Dieu n'était pas intervenu comme ça pour le faire sortir, il y serait resté. Il y aurait péri. Donc ça c'est un des passage dont ils se servent.

 

            Ensuite, il y a le fameux passage que je viens de vous lire dans cette brochure, dans Matthieu 27 : 46 où Jésus sur la croix dit : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" ? Donc ils en tirent la conclusion logique que si Jésus a crié : "Pourquoi m'as-tu abandonné"? C'est que le Père l'a abandonné, mais abandonné complètement et qu'à l'instant où il prenait sur lui la mort et les péchés du monde, il était littéralement transformé en péché, séparé du Père et abandonné complètement par le Père au châtiment du pécheur jusqu'en enfer.

 

            D'ailleurs, pour eux, c'est confirmé par Actes 2. Dans Actes 2 : 27, il est écrit, quand Pierre fait son fameux discours du jour de la pentecôte qui s'adresse aux Juifs qui étaient là, et il dit à propos de David au verset 27 : "Car tu n'abandonneras pas mon âme dans le séjour des morts". Certaines versions mettent carrément : "Tu n'abandonneras pas mon âme en enfer" ou "dans les enfers". La version King James, par exemple en anglais, reprend aussi le terme "hell", qui est une mauvaise traduction puisque le terme grec, c'est "hadès", qui correspond au mot hébreu "schéol", qui est "séjour des morts", et non pas "enfer". L'enfer, c'est la géhenne, l'endroit où le feu ne s'éteint point, et là le mot employé, ce n'est pas géhenne, c'est hadès c'est-à-dire le schéol : le séjour où vont les âmes des morts, qui était lui-même divisé en deux parties bien distinctes : les âmes de ceux qui étaient perdus et les âmes, dans un autre endroit de ceux qui étaient sauvés. L'ensemble faisant partie du schéol, le séjour des morts.

 

            Alors ils se servent de cela pour montrer que l'âme de Jésus avait été abandonnée provisoirement trois jours en enfer par le Père, mais qu'évidemment, il en est sorti, puisqu'au bout des trois jours, il est né de nouveau et ressuscité.

 

            Ils se servent aussi de Actes 13 : 33 où il est dit : "Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui". Engendré, c'est un terme qui veut dire : mettre au monde et ils se servent de ce terme pour dire : Vous voyez bien que Jésus a dû être mis au monde à nouveau. Il avait été mis au monde une fois en venant sur la terre, et là, dans Actes 13 : 33 : "Je t'ai engendré" au sens : "Je t'ai fait naître de nouveau et après ressuscité". Donc c'était dans un contexte de résurrection, mais eux disent : Avant qu'il ressuscite physiquement, il a dû être réengendré en enfer par le Père pour naître de nouveau, puisqu'il était perdu, il avait la situation spirituelle d'un pécheur perdu, donc d'un esprit complètement séparé du Père et souillé de péchés. Et là, il est engendré par le Père avant de ressusciter. Alors vous voyez que quand on veut faire dire à la Parole ce qu'on a envie de lui faire dire, on en trouve des versets !

 

            Ensuite, le fameux verset de 2 Corinthiens 5 : 21 qui est un des plus clairs dans leur enseignement, 2 Corinthiens 5 : 21. Il faut que ce soit clair dans notre esprit aussi. Il faut que les brouillards se dissipent parce que combien de chrétiens avec qui j'ai pu parler m'ont sorti ce verset pour me prouver que Jésus était bien fait péché pour nous. Dans 2 Corinthiens 5 : 21 : "Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait ("Il", c'est Dieu le Père), il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu". Donc c'est apparemment d'une clarté limpide : lui qui n'avait jamais connu le péché, il n'est pas dit qu'il s'est contenté de porter le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, pour qu'en lui, ensuite à la résurrection, on devienne justice de Dieu. Donc ça c'est le verset principal sur lequel ils s'appuient pour prouver que Jésus a bien été transformé en péché complètement. Vous vous rendez compte ce que ça signifie, que l'Esprit Saint du Fils de Dieu a reçu en lui tous les péchés du monde et est devenu péché, c'est-à-dire que Jésus est devenu homosexuel, prostitué, meurtrier etc. à la place de tous ces pécheurs-là. Il l'est devenu dans son Esprit à la place des autres. Il est devenu péché.

 

            Et ensuite, Ephésiens 4 : 8 et 9, où il est écrit : "C'est pourquoi il est dit : étant monté en haut, il a amené des captifs, il a fait des dons aux hommes. Or que signifie : il est monté, sinon qu'il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre". Ceux qui ont fait du latin, les régions inférieures, c'est inferno, c'est l'enfer. Donc c'est interprété de cette manière, en tout cas. Celui qui est descendu dans les régions, inferno, inférieures de la terre, c'est Jésus. Il en est sorti et il est remonté avec des captifs qu'il avait libérés. Ils se servent de ce passage également.

 

            Et enfin, Apocalypse 1, verset 5 et puis verset 18 du même chapitre 1. Alors Apocalypse 1, dans la bouche même de Jésus. Au verset 5 Jésus dit : "Je suis donc le témoin fidèle, le premier né des morts". Alors pour eux, ils disent : Voyez, c'est clair, si Jésus dit : je suis le premier né des morts, je suis le premier né de nouveau entre ceux qui sont morts. C'est clair, pour eux. Et un peu plus loin, au verset 18 : "J'étais mort, et voici je suis vivant au siècle des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts", qu'il a évidemment arrachées, dans leur histoire, des mains de Satan, au moment où en enfer, il est né de nouveau et qu'il a conquis Satan. Là, j'ai choisi les versets principaux. Il y aurait encore quelques détails, mais enfin, à partir de là, ils ont sorti donc ces versets pour appuyer leur doctrine. Ce n'est pas leur étude de la Parole qui leur a montré qu'il en était ainsi, c'est qu'ayant reçu cette révélation, ils ont cherché dans la Parole un certain nombre de versets qui pouvaient être interprétés conformément à leur doctrine.

 

            Alors pour répondre clairement et en détail à cette fausse doctrine, voici ce qu'on peut dire. La première des choses, c'est qu'ils ont une mauvaise connaissance de la nature même de Dieu. Ou en tout cas, ils ne se rendent pas compte de la contradiction qui est exposée dans cette brochure là, puisque quelques pages avant, on nous parle de Jésus en disant : Jésus est Dieu, il est éternel, il ne change pas. Quelques pages après, on nous dit que Jésus a changé puisqu'il est devenu pécheur à la place du pécheur et que pendant trois jours, ou pendant un certain temps, il a complètement changé de nature. Il n'était plus Jésus le pur Fils de Dieu, il est devenu le pécheur à la place des pécheurs. Il n'est donc plus le même.

 

            Donc, c'est fondamentalement entaché d'erreurs dès le départ dans la conception de la personne de Jésus. Jésus-Christ est Dieu le Fils. Il est le Fils de Dieu, mais il est Dieu en tant que Fils. Dieu est un Esprit éternel, Dieu est Esprit, éternellement manifesté en trois personnes distinctes et toutes les trois forment un seul Dieu. C'est la meilleure définition que je connaisse de la nature de Dieu et qui est insondable. Enfin Dieu est un Esprit éternel, éternellement manifesté en trois personnes qui coexistent éternellement dans leur divinité, mais qui ne forment qu'un seul Esprit éternel divin, un seul Dieu. Alors puisque Jésus-Christ est Dieu le Fils, Dieu ne peut pas mourir spirituellement. C'est une impossibilité complète. Sinon, il n'est pas Dieu.

 

            Déjà ça, déjà cette vérité-là suffit à faire tomber l'ensemble des autres raisonnements, parce que le fait de faire mourir Jésus spirituellement, il ne se rendent même pas compte qu'en acceptant cette doctrine, ça pousse à la conclusion que Jésus-Christ ne peut pas être Dieu, puisque Dieu ne peut pas mourir spirituellement.

 

            Et ça nous montre aussi pourquoi il fallait que Jésus participe à la chair et au sang, parce que ne pouvant pas mourir spirituellement comme il est Dieu, il fallait que, la seule mort qui s'offre à lui, c'était la mort physique. Il fallait qu'il passe par la naissance humaine pour prendre un corps de chair exactement semblable au notre, mais sans connaître le péché, puisque la conception de Jésus n'était pas due à un rapport humain, mais était due à une intervention entièrement surnaturelle de Dieu. Donc l'ovule fécondé dans le sein de Marie est un apport surnaturel complet, du début à la fin. Ce n'est pas l'ovule de Marie qui a été fécondé surnaturellement, sinon, Jésus serait participant à la chair humaine et au péché originel. C'est une implantation divine surnaturelle dans le sein de la vierge Marie, qui venait entièrement d'en haut, sans aucun contact avec la nature humaine et donc l'hérédité de péché de nos ancêtres depuis Adam et Eve.

 

            Alors si on essaye de tordre en disant que Jésus-Christ était parfaitement homme et parfaitement Dieu, c'est Jésus-Christ homme qui est mort spirituellement et qui est allé en enfer et Jésus-Christ Dieu qui ne l'a pas été. Alors là aussi on est devant une contradiction et une impossibilité. Il ne peut pas y avoir deux parties en Jésus, une qui va en enfer et une autre qui va au paradis en même temps. C'est impossible. Ou une qui ne peut pas y aller et une qui y va. Donc il y a une contradiction absolue dès le départ : le fait de faire mourir Jésus spirituellement, même à la place du pécheur, a comme conclusion que Jésus-Christ ne peut pas être Dieu, donc on présente un autre Jésus et un autre évangile, et en présentant, bien-aimés, un autre Jésus, on met les gens dans l'incapacité d'être sauvés.

 

            C'est comme le Jésus des témoins de Jéhovah, le Jésus des catholiques, ce n'est pas le vrai Jésus. C'est un autre Jésus qu'on met à mort à chaque messe etc., avec toute une série de doctrines qui ne sont pas dans la Parole de Dieu. On présente un autre Jésus qui est incapable de sauver ceux qui croient en ce Jésus-là. C'est pour nous montrer quelle est la gravité de cette hérésie sur le plan de la vie de ceux qui l'acceptent. Ils se mettent en relation avec un esprit qui n'est plus l'Esprit du Seigneur, un autre esprit, un autre évangile, un autre Jésus.

 

            Jésus lui-même dit, dans Jean 17, qu'il est un avec le Père et avec le Saint-Esprit. Et que le Père est toujours avec lui, parce qu'il fait toujours ce qui lui est agréable. Est-ce que quand Jésus était pendu à la croix, il faisait quelque chose de désagréable à Dieu ? Il accomplissait parfaitement la volonté du Père. Donc il lui était parfaitement agréable et ce n'est pas à ce moment-là que le Père dégoûté, comme on le dit si souvent, s'est détourné de Jésus pour ne pas regarder ce sacrifice sur la croix, qui était là, couvert du péché du monde. Et Dieu s'est détourné irrité ou en colère et a abandonné son Fils à la mort de cette manière-là. Ce n'est pas du tout le cas.

 

            Dans Romains 8, au verset 3, c'est même exactement l'inverse. Romains 8, verset 3 : "Dieu a condamné le péché dans la chair". Dans la chair ! Il ne dit pas dans l'Esprit. "En envoyant à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, afin que la justice de la loi soit accomplie en nous qui marchons non selon la chair, mais selon l'Esprit".

 

            Donc Jésus est né d'une manière surnaturelle avec un corps semblable au notre selon la chair, mais qui ne comportait aucune des tares héréditaires de la nature humaine. Certains chrétiens croient par exemple, que Jésus, lorsqu'il était enfant sur cette terre, a eu toutes les maladies infantiles, la rougeole etc., et qu'il a dû lui aussi passer par les faiblesses de la chair humaine qu'il avait prises sur lui. C'est complètement faux. Jésus était né sans péché, il n'a jamais connu de maladie ni d'infirmité, il ne devait même pas mourir s'il n'avait pas accepté de lui-même la mort violente de la croix, puisque le salaire du péché, c'est la mort. Donc lui ne devait pas connaître la mort normalement, il avait une nature sans péché, une nature qui lui permettait de vivre éternellement, s'il n'avait pas volontairement comme il le dit lui-même, accepté de donner lui-même sa vie pour la reprendre ensuite. Il l'a fait volontairement en passant par la mort physique de la croix et en versant tout son sang qui nous rachète. Il fallait que le Fils éternel de Dieu ait sa chair meurtrie et que son sang physique soit versé pour nous racheter. C'est par ses meurtrissures physiques que nous sommes guéris. C'est par son sang que nous avons été rachetés.

 

            La Bible dit dans Hébreux 9, lisez ce passage avec moi, dans Hébreux 9 au verset 22. C'est merveilleux en même temps de voir la vérité sur Jésus, son oeuvre à la croix, son sacrifice. Hébreux 9 au verset 22, il dit : "Presque tout d'après la loi est purifié avec du sang et sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon". Il ne dit pas : "Sans mort spirituelle d'une victime innocente", il dit : "Sans que le sang soit versé", parce que la vie est dans le sang. Dans l'enseignement de la Bible, notre vie à nous, notre âme, notre vie est dans notre sang. Donc toute la vie surnaturelle de Jésus, la vie divine éternelle de Jésus, était dans son sang pur et précieux et il fallait qu'il y ait effusion du sang de Jésus pour qu'il y ait pardon des péchés du monde. C'était le prix que Jésus a dû payer, que le Père a dû payer pour le rachat de notre être et le rachat du péché. "Sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon".

 

            Au verset 13, un peu plus haut : "Car si le sang des taureaux et des boucs et la cendre d'une vache répandus sur ceux qui sont souillés sanctifie et procure la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ qui par l'Esprit éternel s'est offert lui-même sans tache". Il ne s'est pas offert souillé par tous les péchés du monde, il s'est offert sans tache à Dieu, "combien ce sang purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes afin que vous serviez le Dieu vivant".

 

            Donc nous devons comprendre que le sang de Jésus était parfaitement pur et sans tache et qu'il fallait que ce sang reste pur et sans tache jusqu'au bout pour être capable de nous laver et nous racheter, de nous justifier. Si Jésus avait été vraiment transformé en péché comme certains comprennent 2 Corinthiens 5 : 21, son sang serait devenu souillé. S'il avait reçu en lui, à ce moment-là, à la croix, le péché du monde, le sang de Jésus serait devenu un sang souillé et il aurait été incapable de racheter qui que ce soit par un sang souillé.

 

            Donc la victoire de Jésus a été remportée sur la croix, par le sang qu'il a versé à la croix et non pas, comme le disent ceux qui soutiennent cette fausse doctrine, qu'il a remporté la victoire en enfer, au moment où il est né de nouveau, soi-disant, et qu'il a remporté la victoire en combat singulier contre Satan. Donc le résultat de cette doctrine, aussi, c'est qu'ils diminuent l'importance de la croix, ils diminuent ou annulent l'importance du sang de Jésus, puisque finalement, le sang de Jésus n'a plus d'importance particulière pour eux. Certains arrivent même à dire que le sang de Jésus n'est pas ça qui nous rachète. Ils disent : "C'est sa victoire sur Satan en enfer qui nous rachète. C'est au moment où il a vaincu Satan en lui prenant les clés qu'on a été racheté et que l'Eglise est née".

 

            Donc ça va très loin puisqu'ils arrivent à dire que la naissance de l'Eglise s'est faite en enfer, au moment même où Jésus serait né de nouveau en enfer, comme il est le premier né de toute une série de premiers nés qui forment les nés de nouveau de l'Eglise, les rachetés de l'Eglise, c'est là en fait que l'Eglise a commencé, à la nouvelle naissance de Jésus.

 

            C'est l'offrande du corps et du sang de Jésus qui nous rachète, et pas l'offrande de son Esprit, parce que son Esprit n'a pas eu à être touché par le péché du monde.

 

            Dans Colossiens 1 : 21 : "Vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair". Il n'est pas dit : Par sa mort spirituelle, parce qu'il fallait, soi-disant, qu'il soit entièrement identifié au pécheur, donc, c'était le fait d'avoir pris la mort spirituelle des autres sur lui qui nous rachetait. Non ! C'est dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irréprochables et sans reproche.

 

            Dans Hébreux 10 : 10 : "C'est en vertu de cette volonté, la volonté du Père, que nous sommes sanctifiés par l'offrande du corps de Jésus-Christ une fois pour toutes". L'offrande du corps, pas de l'Esprit.

 

            Dans 1 Pierre 2 : 24 : "Lui qui a porté lui-même nos péchés dans son corps sur le bois, afin que morts au péché, nous vivions pour la justice, lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris". Donc il a porté nos péchés dans son corps. Là encore, il ne faut pas le comprendre d'une manière tordue. Ca ne veut pas dire que tous les péchés du monde auraient été injectés dans son corps qui serait devenu souillé et son Esprit serait resté pur. Pas du tout. C'est le châtiment du péché qui est la mort, qui est tombé sur lui et c'est en supportant le châtiment des péchés que son corps a connu la mort. Mais les péchés du monde n'ont pas été injectés dans son corps comme on pourrait le penser si on interprétait mal. Donc il a porté nos péchés dans son corps, ça ne veut pas dire que nos péchés sont entrés dans son corps.

 

            Ceci fait référence à ce qui lui est imputé. Le mot est un peu compliqué, mais ceux qui ont fait de la comptabilité vont tout de suite saisir. Dans Romains 4, il est parlé de l'imputation. A propos de la foi d'Abraham, il est dit que c'est grâce à sa foi que la justice de Dieu lui a été imputée et non pas par ses oeuvres, par les oeuvres bonnes qu'il aurait pu faire. C'est la foi d'Abraham par laquelle la justice de Dieu lui a été imputée. Il a été imputé sur le compte d'Abraham. Imputé, c'est un mot comptable qui signifie simplement qu'on charge sur le compte de quelqu'un une certaine somme à laquelle il a droit et on impute comptablement la somme au compte de quelqu'un.

 

            Cela veut dire que normalement le compte d'Abraham était vierge, il n'avait pas la justice de Dieu, et que par la foi en Dieu, Dieu a inscrit sur son compte, à son crédit à lui, la justice de Dieu comme prix de sa foi. Donc ce qui s'est passé à la croix, c'est une double imputation légale, en fait, c'est une transaction légale spirituellement, ce qui s'est passé à la croix. C'est qu'à la croix, le châtiment qui devait tomber sur nous, c'est-à-dire la mort, a été imputé sur le compte de Jésus, à cause des péchés qui étaient les nôtres. Ce ne sont pas ses péchés qui sont passés sur lui, nos péchés qui sont passés sur lui, c'est le châtiment de nos péchés qui a été imputé à Jésus, par la mort qu'il a dû subir dans son corps sur la croix. Et en même temps, il y a eu une seconde imputation, c'est que pour ceux qui ont foi en lui, la justice de Dieu a été imputée sur notre compte alors que nous ne le méritions pas, normalement, mais ça a parfaitement satisfait la justice de

 

            Dieu, donc une double imputation, une écriture à partie double, une imputation sur notre compte de la justice de Dieu, en même temps que sur le compte de Jésus était imputé le châtiment qui devait nous revenir à cause de nos péchés. Mais en aucun cas, ni le corps, ni l'Esprit de Jésus n'ont été souillés par l'irruption du péché dans sa vie. Ca il faut que ce soit clair pour nous. Et c'est la raison qui explique pourquoi le Seigneur a institué la cène. Quand il a institué la cène, c'était pour commémorer l'offrande de son corps et de son sang, qui sont suffisants pour nous donner un plein salut par sa mort sur la croix. Il a offert son corps, il a offert son sang. "Prenez, ceci est mon corps donné pour vous ; prenez, ceci est le sang de la Nouvelle Alliance, le sang pur et précieux de Jésus-Christ".

 

            Quand il dit aux Juifs, dans Jean 6 : "Il faut que vous mangiez ma chair et que vous buviez mon sang pour avoir la vie". En fait, ça veut dire simplement : il faut que vous croyiez à ce que j'ai accompli sur la croix en offrant mon corps et mon sang pour vous, que vous compreniez ce que cela signifie pour vous et qu'en le croyant vous puissiez recevoir par la foi, sur votre compte, une imputation céleste, qui vous donne la guérison, la délivrance des démons, la justice, la résurrection, la vie éternelle, le tout imputé sur votre compte, alors que le compte de Jésus a été chargé de la condamnation et du jugement qui devait tomber sur nous.

 

            Donc en fait, cela signifie que ceux qui défendent cette doctrine ignorent complètement la signification des sacrifices de l'Ancien Testament, qui préfiguraient celui de Christ. Et c'est important de le voir, parce que dans l'Ancien Testament, les animaux qui étaient offerts étaient des choses très saintes, qui le restaient avant, pendant et après le sacrifice et qui en aucun cas n'étaient souillés par le péché de la personne qui venait présenter l'Agneau pour le sacrifice.

 

            Je vous lis deux versets dans Lévitique 6 : 18 : "Voici la loi du sacrifice d'expiation : c'est dans le lieu où l'on égorge l'holocauste (c'est la croix), que sera égorgé devant l'Eternel la victime pour le sacrifice d'expiation. C'est une chose très sainte. Le sacrificateur qui offrira la victime expiatoire la mangera. Elle sera mangée dans un lieu saint, dans le parvis de la tente d'assignation. Quiconque en touchera la chair sera sanctifié". Vous voyez, si à l'époque de ces sacrifices, on avait dit et enseigné que le péché de celui qui venait présenter son agneau devait passer sur l'agneau et qu'il allait être souillé par le péché, ça ne pouvait pas être une chose sainte. On ne pourrait surtout pas la manger, ni le sacrificateur dans un endroit saint. Elle aurait immédiatement été écartée comme quelque chose d'impur, qui portait sur elle tout le péché de la personne qui venait offrir le sacrifice. Là, il suffisait de toucher sa chair pour être sanctifié. "S'il en rejaillit du sang sur un vêtement, la place sur laquelle il aura rejailli sera lavée dans un lieu saint. Le vase de terre dans lequel elle aura cuit sera brisé. Si c'est un vase d'airain qu'elle a cuit, il sera nettoyé, lavé à l'eau. Tout mâle parmi les sacrificateurs en mangera, c'est une chose très sainte". Cet agneau restait un agneau très saint, pur et sans tache. Comme Christ sur la croix n'a jamais été contaminé par le péché.

 

            Donc, si je reviens maintenant dans ce fameux verset de 2 Corinthiens 5 : 21, où il est dit que "Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous", si on met ce verset en parallèle avec tout ce qu'on vient de dire, c'est évident qu'il y a une contradiction apparente et que ça ne peut pas être le sens qui est souvent donné, c'est-à-dire que Jésus aurait été transformé en péché. C'est un mot qui aussi bien dans le grec que dans l'hébreu peut signifier à la fois péché ou sacrifice pour le péché, offrande pour le péché. C'est exactement le même mot ; parce que le sacrifice pour le péché était offert pour couvrir ou effacer le péché.

 

            Donc, que ce soit en hébreu, que ce soit en grec, le mot péché peut être aussi utilisé comme sacrifice pour le péché. C'est le cas par exemple dans Esaïe 53 : 10, où c'est le mot péché qui est employé, mais c'est sacrifice pour le péché qui est inscrit ici. Esaïe 53 :10 : "Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché". On pourrait écrire : "Après avoir livré sa vie en péché". Mais c'est évident que ce n'est pas cette traduction-là qu'il faut mettre ici. Là c'est clair que les traducteurs ont mis : "Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché". Et c'est bien ça que ça signifie dans 2 Corinthiens 5 : 21, en parlant de Jésus. Il faut lire donc cette traduction, non pas comme elle est là, mais : "Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait devenir sacrifice pour le péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu".

 

            Il y a plusieurs passages où c'est le cas, mais gardez simplement bien en tête que la traduction qui a été choisie ici est mauvaise, et d'autres versions portent une autre traduction, en tout cas indiquent une autre interprétation que celle donnée, sacrifice pour le péché, qui serait beaucoup plus clair si ça avait été mis ainsi.

 

            Je citerai juste une référence dans le Nouveau Testament, puisque j'en ai cité une dans l'Ancien. Dans Hébreux 10 et au verset 8 : "Après avoir dit d'abord : Tu n'as pas voulu et tu n'as pas agréé ni sacrifice, ni offrande, ni holocauste, ni sacrifice pour le péché". C'est le mot "péché" qui est inscrit dans le grec et ça a été bien traduit ici, sacrifice pour le péché, parce que le contexte montre clairement que c'est le cas. "Tu n'as agréé ni sacrifice pour le péché, tu dis ensuite : Voici je viens pour faire ô Dieu, ta volonté". Le péché, c'est un acte moral. Moral, c'est-à-dire un acte volontaire de désobéissance, qui est accompli par un homme libre, qui choisit la désobéissance. Donc nos péchés ne pouvaient pas être imputés sur Jésus, parce que ça aurait voulu dire que Dieu le Père aurait transféré sur quelqu'un la désobéissance commise par quelqu'un d'autre.

 

            Et ça il ne peut pas le faire, parce que la désobéissance, c'est un acte volontaire personnel, de chacun. Je suis responsable de mes propres désobéissances, mais ma désobéissance à moi ne va pas être transférée sur toi ; tandis que le jugement de ma désobéissance pourrait être transférée sur quelqu'un d'autre, sur Jésus, mais non pas l'acte moral du péché, qui est personnel à chacun, au pécheur. C'est pour ça que quand il est dit que Jésus a porté nos péchés, ce n'est pas dans le sens que nos péchés lui ont été imputés et qu'il a pris en compte pour lui nos propres péchés. Mais il y a eu un transfert du châtiment qui devait nous revenir.

 

            Jésus-Christ est resté pur et sans tache sur la croix, du début à la fin. Ne disons pas, comme on le dit dans certaines églises, ou dans certains enseignements ou dans certains milieux, que Dieu en colère s'est détourné de lui et pendant trois heures ou trois jours, il a été coupé de son Fils et il a considéré avec dégoût cet homme pantelant sur la croix.

 

            C'est exactement le contraire dans l'enseignement de la Parole de Dieu. Il est écrit que "Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même". Il est écrit que Jésus a présenté là une offrande de bonne odeur à l'Eternel. Donc en fait, le Père était en Christ, le Père considérait, non pas avec dégoût, mais avec reconnaissance ce que son Fils bien-aimé était en train de faire, le Père en souffrait, bien-sûr, mais il considérait ceci comme un sacrifice de bonne odeur qui montait à ses narines exactement comme quand on immolait l'agneau pascal, c'était un sacrifice de bonne odeur qui montait devant l'Eternel. C'était quelque chose d'agréable, c'était pour cela que Dieu le Père avait envoyé Jésus. Et Jésus était en train d'accomplir la volonté parfaite du Père.

 

            Rappelez-vous seulement Jean 3 : 16. Qu'est-ce qui est écrit ? "Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique". Il l'a donné sur la croix ; il ne l'a pas donné simplement pour naître et mourir comme un homme ordinaire. Il l'a donné pour passer au sacrifice de la croix. Toute la vie de Jésus est centrée sur la croix et sur sa mort expiatoire à la croix. Donc il était là, parfaitement en train d'accomplir la volonté parfaite du Père qui souffrait dans son coeur de voir les choses se passer ainsi, mais qui considérait ceci comme un sacrifice de bonne odeur et qui regardait avec attention, avec reconnaissance et amour, son Fils en train de mourir pour nous sur la croix, et que même, il était en lui, réconciliant le monde avec lui-même.

 

            Vous trouverez ces versets dans Ephésiens 5 : 2. Il a été offert comme un sacrifice de bonne odeur. Dans Hébreux 9, aussi, aux versets 13 et 14 et dans 1 Pierre 1 verset 19 : "Il a été offert comme un agneau pur et sans tache à l'Eternel".

 

            Ensuite, pour annuler, alors complètement, s'il en était besoin, cette fausse doctrine, ce sont les propres paroles de Jésus à la croix qui devraient être suffisantes. Parmi les dernières paroles de Jésus à la croix, il y en a trois qui contredisent complètement cette hérésie.

 

            Dans Luc 23 et au verset 43, où Jésus dit au brigand repentant, sur la croix : "Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi", non pas au fond de l'enfer en train d'expier pendant trois jours, mais, "tu seras avec moi dans le paradis". Alors les tenants de la fausse doctrine s'en sortent encore une fois d'une manière qui est là, vraiment pas très honnête, puisqu'ils disent, puisqu'en grec il n'y a pas de ponctuation, il suffirait de déplacer d'un mot la virgule et de dire ce que pour eux, Jésus-Christ a vraiment dit : "Je te le dis en vérité aujourd'hui, (virgule) tu seras avec moi dans le paradis dans trois jours ou un de ces jours". Donc vous voyez à quel point c'est malhonnête de faire ça, parce que ça n'a aucun sens, c'est d'un double emploi inutile. Que Jésus lui dise : "Je te le dis aujourd'hui, c'est évident que c'est aujourd'hui, qu'il est en train de parler. Pour le brigand qui est en train de mourir, il ne lui disait pas hier ou demain. Il lui disait aujourd'hui. Donc ça ne sert à rien de dire que Jésus a dit : "Je te le dis aujourd'hui". La seule interprétation normale et valable, c'est : "Je te le dis, aujourd'hui, tu seras avec moi au paradis".

 

            Dans Hébreux 4, il est dit aussi : "C'est pourquoi il est écrit : aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos coeurs". Là aussi, il n'y a pas de virgule. On pourrait déplacer la virgule et dire : "C'est pourquoi il est écrit aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre coeur". C'est ridicule. Donc, là c'est tordre volontairement, et la Parole de Dieu s'y prête. Le Seigneur a permis que le mot "aujourd'hui" soit placé à un point où on pouvait déplacer la virgule. Ca aurait été, disons différent, si "aujourd'hui" était : "Je te le dis, tu seras avec moi au paradis aujourd'hui". Là, ils n'auraient pas pu utiliser cet argument. Mais je suis sûr que Dieu a permis cela pour tester l'obéissance de ses enfants et montrer qu'on est libre de tordre la Parole de Dieu si on veut, mais il y a un prix à payer. Quand on veut le faire, on peut. Mais ce n'est pas ça qui nous fait entrer dans la vie éternelle et dans la vérité.

 

            Donc ça, c'est la première parole de Jésus. Jésus a dit : "Aujourd'hui, je serai au paradis" et non pas au fond de l'enfer. Ensuite, il a dit aussi, un peu plus loin, dans Luc 23 et au verset 46, quand le voile du temple se déchire et qu'il expire, Jésus s'écria d'une voix forte : "Père, je remets mon Esprit entre tes mains". Il n'a pas dit : "Je remets mon Esprit entre les mains de Satan, puisque mon Esprit est mort, spirituellement mort, maintenant, c'est Satan qui va s'en occuper pendant trois jours". "Je remets mon Esprit entre tes mains, Père". Et je suis certain que comme il l'a dit, lorsqu'il est mort, son Esprit est sorti de son corps, son corps a connu la mort physique. Son Esprit est sorti de son corps, il est allé à son Père. En attendant la résurrection, il est allé prêcher aux esprits qui étaient morts et qui étaient en prison. Et il a fait autre chose sans doute pendant ces trois jours, mais il attendait la résurrection en présence de son Père.

 

            Et enfin dans Jean 19, verset 30, quand Jésus prit le vinaigre, il dit : "Tout est accompli". Ca veut dire que si tout était accompli, il n'y avait plus rien d'autre à accomplir pour le salut du monde et ce n'était pas, comme le disent les tenants de cette doctrine, ce n'était pas en enfer qu'il a finalement accompli le salut final en remportant la victoire sur Satan. Pour cette fausse doctrine, la mort de Jésus à la croix n'est pas l'accomplissement final. Ce n'est que le début de cette fameuse période de trois jours où Jésus a souffert, soi-disant, et a remporté ensuite la victoire finale en enfer, qui là vraiment, représente le tout accompli final pour eux.

 

            Et quand Jésus crie : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" ? Ca ne peut donc pas signifier un abandon total à l'enfer et au châtiment final, mais c'est un abandon simplement du Père, accepté volontairement par le Fils, à la mort atroce et aux souffrances de la croix, le tout dans la volonté parfaite de Dieu. Et en plus, il citait là le Psaume 22 qui était un Psaume prophétique, qui était un cri de David, qui ne se rendait peut-être pas compte, quand il l'a écrit, au moment où il l'a écrit, mais qui traversait des difficultés énormes et qui criait à ce moment-là : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné" ? Et qui décrivait d'avance, dans le détail, les détails de la crucifixion. Et comme Jésus savait qu'il fallait que toutes les écritures s'accomplissent, il a aussi dit ce qui était à dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné aux souffrances de la croix" ? Mais il l'a abandonné librement parce qu'il dit lui-même, dans un autre passage : "Ne croies-tu pas que si je voulais, je demanderais douze légions d'anges à mon Père et qu'il me les enverrait immédiatement" ? Il ne l'a pas fait.

 

            Dans 2 Corinthiens 5, au verset 19, alors rappelez-vous le verset 21 qui est le verset phare de cette fausse doctrine, où il aurait été fait péché. Deux versets avant, il est écrit, 2 Corinthiens 5 : 19 : "Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même et n'imputant point aux hommes leurs offenses, il a mis en nous la Parole de la réconciliation". Manifestement, le contexte montre que c'est le contexte de la croix, puisque c'est à la croix et par la mort de Jésus que la réconciliation s'est faite entre Dieu et les hommes. Donc il est bien écrit que le Père, Dieu, le Père était en Christ sur la croix. Il ne pouvait pas donc être abandonné complètement ni livré à Satan.

 

            En ce qui concerne le passage de Nombres 21 où il est parlé du serpent d'airain, il ne peut pas à la lumière de l'ensemble de la révélation, il ne peut pas s'agir d'une représentation de Jésus-Christ. Le serpent d'airain ne représente pas Jésus. Le serpent d'airain représente la condamnation du péché sur la croix ; le châtiment du péché. Le péché nous rend participants de la nature de Satan et le châtiment du péché a été réglé sur la croix par la mort substitutrice de Jésus. Donc le serpent d'airain représentait simplement la désobéissance. Ils s'étaient rebellés à cause des serpents qui venaient les mordre et ils avaient protesté contre Dieu. Et Dieu leur mettait sous les yeux leurs propres péchés, puisqu'ils s'étaient rebellés à propos de l'arrivée des serpents et qu'ils avaient manifesté de la rébellion à ce moment-là. C'est donc leur rébellion qui est placée sous leurs yeux et Dieu avait simplement fait une promesse en disant : "Regardez au serpent d'airain et tous ceux qui regardent avec foi seront guéris. Or manifestement, si Jésus eut été transformé en Satan, ça aurait voulu dire que ceux qui regardent Satan avec foi seraient guéris. Ca ne peut pas être le cas. C'était la promesse de Dieu de dire à ceux qui regardaient leurs péchés et qui se repentaient de leurs péchés, qu'ils recevaient à ce moment-là la guérison du Seigneur. Et là, c'est parfaitement en accord avec l'enseignement de l'ensemble de la Parole.

 

            En ce qui concerne Azazel, les deux boucs de Lévitique 16, là aussi, si nous remettons ça dans la perspective de l'ensemble de la révélation, c'est nous montrer que le bouc qui a été sacrifié représente effectivement Jésus-Christ. Jésus-Christ, c'est le bouc pour Dieu. Il est bien dit qu'il y a un bouc pour Dieu et un bouc pour Azazel, Azazel qui veut dire Satan. Donc le bouc pour Dieu, c'est celui qui a été mis à mort. Il a été mis à mort où ? Sur la croix. Et qu'est-ce qui s'est passé au moment où Jésus a été mis à mort ? C'est que nos péchés ont été ôtés. Les péchés, c'est la nature de Satan. C'est la désobéissance volontaire de l'homme qui le rend participant à la nature de Satan, qui lui-même s'est rebellé contre Dieu et a péché par désobéissance.

 

            Tandis que le bouc pour Azazel, qu'est-ce qui se passe ? Il est chargé des péchés, puisqu'il devait lui imposer les mains et qu'il est dit que tous les péchés du peuple passaient sur lui. Et il s'enfuyait dans le désert pour Azazel, pour Satan. Donc qu'est-ce que ça laisse comme interprétation normale ? Ca veut dire que quand Jésus-Christ a été mis à mort, le bouc qui est mis à mort, tous nos péchés ont été ôtés de nous, légalement et transférés sur cet autre bouc qui était pour Satan ; c'est-à-dire que Satan s'est trouvé dépouillé complètement de toute autorité sur nous. Il s'est retrouvé lui avec tous les péchés du monde, puisqu'il est l'auteur du péché. Il est le pécheur lui-même, le père du mensonge, l'auteur de tous les péchés du monde et c'est lui qui pousse à la désobéissance qui est le péché. Donc en fait, par la mort de Jésus-Christ, il a vaincu Satan qui s'est retrouvé lui, dans le désert de sa solitude, chargé de tous les péchés qu'il aurait dû nous garder dessus, il s'est retrouvé avec, puisque le sang de Jésus a enlevé, ôté les péchés de tous ceux qui croient en lui ; et tous ces péchés se sont retrouvés où ? Dans l'escarcelle de Satan. Il s'est retrouvé avec.

 

            Pour l'éternité il va rôtir dans le lac de feu, avec tous ceux qui n'auront pas accepté le bouc qui a été mis à mort. Le bouc pour Azazel n'est pas Jésus. Jésus, c'est le bouc mis à mort. L'autre bouc est resté vivant, il n'a pas été mis à mort. Mais il est allé dans le désert, où il n'y a pas la vie.. Tous les péchés lui ont été transférés. D'ailleurs c'est d'autant plus clair, ça contredit même l'enseignement qui est le leur, parce qu'ils auraient dû dire que c'est le bouc qui a été mis à mort qui aurait dû recevoir tous les péchés sur lui. Or le bouc qui a été mis à mort n'a rien reçu sur lui, il a été mis à mort, c'est tout, alors que tous les péchés ont été transférés sur celui qui est resté vivant. Sur celui qui n'a pas été mis à mort, ça ne pouvait pas être Jésus. Donc ça se retourne complètement contre eux. Mais ils ne s'en rendent pas compte.

 

            Ensuite, Jonas : je relis dans Matthieu 16. Quand il est parlé du signe de Jonas, c'est tellement clair quand vous regardez le contexte ! C'est pour ça que nous devons faire attention à ne pas citer des versets hors de leurs contextes, d'une part et hors de l'ensemble de l'enseignement de la Bible.

 

            Dans Matthieu 16 : 4, où Jésus dit : "Une génération méchante et adultère demande un miracle, il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas. Eux ils s'en servent en disant : "Donc, vous voyez, il est mort". Mais dans Matthieu 12 : 40, il est écrit, dans la bouche même de Jésus : "Car de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même, le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Et là, quand Jésus parle, c'est lui qui donne l'interprétation. En fait, quand Jésus est trois jours et trois nuits dans le sein de la terre, c'est l'image du tombeau qui a recueilli le corps de Jésus, pendant trois jours et trois nuits en attendant la résurrection. C'était le signe de Jonas. Le corps de Jésus est resté dans le sein de la terre, dans cette caverne qui abritait son corps pendant trois jours et trois nuits, et c'était là le signe de Jonas. Quand il dit : "Au sein de la terre", Jésus ne parle pas de l'enfer. C'est un contexte de mort et de résurrection. C'est là le miracle du prophète Jonas.

 

            Si Jésus avait dû être en enfer, le Seigneur, comme ils le disent à propos de Jonas, si vraiment ça avait été l'enfer, il aurait dû y rester pour l'éternité. C'est encore quelque chose que ceux-là ne comprennent pas, parce que le sort d'un pécheur, c'est la mort spirituelle éternelle, et pas pour trois jours. Donc il était absolument injuste, entre guillemets, si ça avait été le cas, que Dieu fasse sortir Jésus après trois jours de l'enfer, ça aurait été injuste, s'il garde en enfer éternellement ceux qui y sont. Si Jésus avait vraiment dû être un remplaçant complet du pécheur, un substitut complet, une identification complète, il aurait dû à ce moment-là prendre sur lui le péché du monde, devenir vraiment péché, aller en enfer et y rester pour toujours à la place des pécheurs.

 

            Vous voyez jusqu'où ça va ? C'est inimaginable, de penser des choses comme ça. Mais ils ne se rendent même pas compte qu'ils contredisent la justice de Dieu, qui par un acte arbitraire, ferait sortir Jésus trois jours après, alors qu'il ne méritait pas de sortir, si vraiment il avait dû y être pour l'éternité.

 

            J'aurais pu me mettre à la place d'un pécheur qui arrive devant Dieu en disant : "Mais Seigneur, de quel droit as-tu fait sortir Jésus au bout de trois jours de l'enfer, si moi, tu m'y gardes pour l'éternité ? De quel droit" ? Puisqu'il remplaçait parfaitement le pécheur. Donc la justice de Dieu ne pouvait pas être satisfaite.

 

            En outre, dans Luc 16 : 19, à propos du pauvre Lazare et du mauvais riche, quand le mauvais riche qui regarde le pauvre dans le sein d'Abraham, c'est-à-dire au paradis, et qu'il lui dit : "Mais envoie quelqu'un, donne-moi à boire, etc. Qu'est-ce qu'il répond ? Il répond : "Abraham, il y a entre nous et toi, un abîme infranchissable afin que personne de chez nous ne puisse aller vers toi et personne de chez vous ne puisse venir vers nous". Donc s'il y a un abîme infranchissable, c'est que si Jésus avait dû séjourner en enfer à la place du pécheur, cet abîme infranchissable l'empêchait de sortir de l'enfer ; l'aurait empêché de sortir de l'enfer.

 

            Et enfin en conclusion, pour parler de premier né d'entre les morts, là aussi c'est une méconnaissance de ce qui se passait chez les Juifs et le terme dans l'hébreu, un premier né chez les Hébreux était quelqu'un de spécial. Un aîné avait des droits spéciaux. C'est lui qui recevait la plus grosse partie de l'héritage, c'est lui qui avait l'autorité sur ses frères et soeurs, sur la famille, quand les parents disparaissaient etc. Donc un premier né avait des droits spéciaux et une place spéciale. Et quand Jésus est appelé le premier né d'entre les morts, ça ne veut pas dire qu'il est le premier né de nouveau d'entre les nés de nouveau, ça veut dire qu'il est le premier né de Dieu, ça veut dire qu'il a une place d'autorité suprême entre tous. C'est ce que signifie premier né. Il a l'autorité suprême, pas seulement parce qu'il est le premier né de Marie qui en a eu d'autres après, mais c'est parce que spirituellement, il y a une position de premier né du Père, en tant que Fils éternel, et qu'en tant que premier né, il a une autorité suprême sur tous et que ces privilèges spéciaux l'ont été notamment reconnus à sa résurrection.

 

            Dans Colossiens 1 : 15, il est dit : "Il est l'image du Dieu invisible, le premier né de toute la création". Ca ne veut pas dire comme disent les témoins de Jéhovah qu'il est le premier à avoir été créé, puisqu'il est lui-même le créateur. "Car en lui ont été créées toutes choses qui sont dans les cieux" etc. Il est dit : "Tout a été créé par lui et pour lui". Le "pour lui" montre qu'il a une position d'autorité suprême. "Car Dieu", au verset 19, "a voulu que toute plénitude habite en lui". C'est les privilèges du premier né, l'autorité suprême sur toute la création. Il est lui-même le créateur, il n'a pas pu être créé.

 

            En ce qui concerne : "Il est descendu dans les régions inférieures", c'est-à-dire : Ephésiens 4, 8 et 9 : "Etant monté en haut, il a amené des captifs, il a fait des dons aux hommes. Or que signifie il est monté sinon qu'il est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre. Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses". Alors si on interprète ce verset à la lumière de l'ensemble de la révélation, ça ne peut pas être qu'il est descendu en enfer, dans les régions inférieures au sens enfer, mais qu'il est descendu au plus bas dans son incarnation terrestre.

 

            Rapprochez cela de Philippiens 2. Si vous regardez dans Philippiens 2, ça devient clair, il est dit au verset 5 : "Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel existant en forme de Dieu n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même (voilà, il commence la descente), en prenant une forme de serviteur (encore plus bas), en devenant semblable aux hommes. Après s'être trouvé dans la situation d'un homme, il s'est humilié lui-même en se rendant obéissant jusqu'à la mort et même jusqu'à la mort de la croix". On ne pouvait pas descendre plus bas.

 

            "C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé en lui donnant le nom qui est au-dessus de tout nom etc. Donc ça veut dire simplement ça : "Il s'est humilié lui-même en descendant dans son incarnation terrestre au plus bas, à la position la plus basse à laquelle il pouvait descendre, une forme d'homme, une forme non seulement d'homme, mais de serviteur et en plus, de serviteur mourant sur une croix comme un malfaiteur. Il ne pouvait pas descendre plus bas que là où il est descendu par amour pour nous. C'est ça que ça veut dire. Il a fallu qu'il fasse un acte vraiment d'amour pour nous, pour s'incarner sur cette terre de misère, pour venir nous apporter son salut parfait.

 

            Si vous rencontrez un chrétien qui n'est pas au clair en ce qui concerne ce qui s'est passé sur la croix, mettez-le au clair au plus vite. Surtout, ne laissez pas passer comme quelque chose de sans importance si vous entendez un chrétien dire : "Ah Dieu s'est détourné avec dégoût de son Fils" ou "Dieu a été séparé de son Fils sur la croix". Remettez les choses au clair, parce qu'il est en train d'accepter une fausse doctrine qui est en train de lui présenter un autre Jésus que le vrai Jésus.

 

            Dans 2 Corinthiens 11 verset 4 : "Si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché ou si vous recevez un autre esprit (celui de l'antichrist) que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien". C'est pareil aujourd'hui. Il est en train de les secouer parce qu'ils sont en train d'accepter un autre évangile et un autre Jésus.

 

            Dans Galates 1 : 6, il secoue encore les Galates en leur disant : "Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile. Non pas qu'il y ait un autre évangile, mais il y a des gens qui vous troublent". Et moi, je suis troublé de voir à quel point cette doctrine se répand dans les milieux chrétiens. En Amérique, c'est quelque chose de fantastique.

 

            Kenneth Hagin enseigne ça dans son livre : "Le nom de Jésus", c'est clairement détaillé dans un chapitre de ce livre. Kenneth Copeland enseigne cela. Le grand évangéliste argentin, Juan Carlos Ortis aussi et d'autres. Tous ceux-là enseignent la mort spirituelle de Jésus. L'église Darbyste aussi enseigne que pendant trois heures Jésus a été totalement séparé du Père.

 

            C'est un autre évangile. Paul dit dans Galates, au verset 8 : "Mais quand nous-mêmes (alors écoutez ça, c'est quand même fort), quand un ange du ciel annoncerait un autre évangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème". Ca veut dire : "Qu'il soit maudit". "Nous l'avons dit précédemment et je le répète à cette heure, si quelqu'un vous annonce un autre évangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit maudit".

 

            Ca veut dire tout simplement que ceux qui ont pris cet enseignement pour eux, même sans se rendre compte de la portée de cet enseignement, sont sous la malédiction de Dieu. Ils ne peuvent pas avoir une pleine ouverture à la bénédiction du Seigneur. Ils sont sous une malédiction qui va rester tant qu'il n'y a pas la lumière qui se fait et la repentance qui entre dans le coeur, parce que quand la repentance vient, il est possible de reconnaître son tort en disant : "Seigneur, j'ai été séduit par orgueil, puisqu'en fait c'est ça, la séduction joue sur l'orgueil. J'ai eu l'impression de voir une révélation profonde, une profondeur extrême dans l'oeuvre de Jésus-Christ et en fait, c'était une erreur qui venait de l'enfer. Et parce que je n'ai pas veillé, parce que je n'ai pas suffisamment fait attention et que je n'ai pas été suffisamment sur mes gardes, en contrôlant cette parole dans l'ensemble de ta révélation, je l'ai acceptée sans discussion. Et elle est en train de produire des fruits de malédiction dans ma vie".

 

            Heureusement que le Seigneur dans sa grâce fait la lumière et que ses brebis entendent sa voix, parce que quand nous entendons la voix du Seigneur, nous pouvons toujours venir à Jésus en disant : "Seigneur, je me suis trompé, pardonne-moi. Lave-moi dans ton sang, Seigneur et remets-moi sur les rails". Et le sang précieux de Jésus fait son oeuvre puissante et nous rétablit dans la vérité.

 

            "Père, merci d'avoir accompli en Jésus cette oeuvre si parfaite à la croix. Ma prière, c'est que tu nous la révèles constamment, Seigneur, davantage et que nous puissions vraiment comprendre la perfection de cette oeuvre, de ce tout accompli de l'Agneau sans tache qui a été offert et qui nous a donné ta justice par la foi en Jésus-Christ. Merci Seigneur, je te rends grâce de tout mon coeur. Que je puisse par ta main puissante, Seigneur, être digne de marcher constamment dans cette révélation, dans la foi en Jésus et dans les oeuvres que tu as préparées pour moi. Merci mon Père, sois loué ! Sois béni et adoré éternellement. Amen !

 

 

Note de Source de Vie

 

Sur ce sujet, nous vous recommandons vivement de lire l'article de HVM intitulé

Jésus est-il passé par la mort spirituelle ?

sur son blog

http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2008/11/20/jesus-est-il-passe-par-la-mort-spirituelle/