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mis le 11/12/2006


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Les avertissements et les promesses de Jésus à Son Eglise avant l'enlèvement

Les caractéristiques du vainqueur dans les trois premiers chapitres de l'Apocalypse. Le caillou - Le nom nouveau



            Je voudrais revenir ce soir aux trois premiers chapitres du livre de l'Apocalypse, le dernier livre de la Bible. Dans ces trois courts chapitres, le Seigneur parle aux églises. Et il parle aux églises dans un contexte précis, juste avant l'enlèvement. L'enlèvement a lieu juste avant la période de la grande tribulation. Les trois premiers chapitres concernent encore l'Eglise sur terre, alors qu'à partir du chapitre 4, tout le reste du livre de l'Apocalypse concerne la période qui suivra l'enlèvement de l'Eglise.

 

            Si vous regardez au début du chapitre 4 de l'Apocalypse, Jean dit : « Après cela (donc après que Jésus ait parlé aux églises pour leur donner ses derniers avertissements), je regardais, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j'avais entendue comme le son d'une trompette et qui me parlait, dit : Monte ici ». Donc au son de la dernière trompette, qui n'est pas la septième trompette de l'Apocalypse, mais la dernière trompette des anges qui vont rassembler les élus pour que leur nombre soit complet pour l'enlèvement, au son de la dernière trompette, le ciel s'ouvrira et nous entendrons une voix, celle du Seigneur qui nous dira : « Monte ici », Et l'Epouse partira.

 

            Le Seigneur voudrait que toute Son Eglise parte. Et c'est la raison pour laquelle il donne ce dernier message aux sept églises. Les sept églises représentent l'ensemble de l'Eglise de Jésus-Christ sur terre. Je ne vais pas entrer dans des interprétations sur la nature de ces sept églises ; certains prétendent que ces sept églises représentent toutes les églises de l'histoire de l'Eglise. Moi je dirais simplement que c'est l'ensemble de l'Eglise de Jésus, juste avant l'enlèvement, donc l'Eglise de tous les temps, puisque déjà à l'époque de Paul, ils attendaient la venue de Jésus-Christ, qui devait être imminente. Jésus a dit plusieurs fois dans l'Apocalypse : « Je viens bientôt ». Mais en fait, le texte exact dit : "Je viens soudainement", c'est-à-dire que sa venue se fera en un éclair, en un clin d'œil.

 

            Et juste avant sa venue, qu'il annonce lui-même, il veut parler encore aux sept églises, c'est-à-dire à l'ensemble de l'Eglise de Jésus-Christ, pour lui donner ses derniers avertissements et ses promesses. Le Seigneur parle à ces sept églises, et il fait des reproches à cinq d'entre elles sur sept. Ce qui une proportion importante ! En outre, ces deux chiffres, 5 et 7, ont certainement une signification. A cinq églises, le Seigneur a des choses à reprocher et à ces cinq-là, il dit : « Repens-toi », en proférant des menaces si elles ne le font pas.

 

Et à l'ensemble des églises, il dit : « A celui qui vaincra », et là il donne un certain nombre de promesses. C'est ce que je voudrais voir avec vous, ce soir, simplement ceci : les avertissements que le Seigneur donne aux églises et en particulier les menaces qu'il profère clairement, mais aussi les merveilleuses promesses qu'il donne aux sept églises, si elles marchent dans la victoire. Et je crois que le but du Seigneur, c'est de nous faire tous marcher dans sa victoire.

 

            Voyons d'abord les avertissements sérieux que Dieu donne aux églises et en particulier à cinq d'entre elles qui sont tombées. Elles étaient debout, et elles sont tombées. Jésus veut les relever parce qu'il veut les prendre avec lui. Ces menaces ne s'accompliront dans ces églises que si elles ne se repentent pas, si elles ne veulent pas entendre l'avertissement du Seigneur.

 

            Ces sept églises étaient toutes situées en Asie de l'époque, c'est-à-dire dans la Turquie actuelle, et elles étaient situées sur une route circulaire qui joignait les sept églises, une route qui montait vers le Nord en partant d'Ephèse. Au chapitre 2, le Seigneur parle à la première église, l'église d'Ephèse. Il commence par souligner tout ce qui va bien. Apocalypse 2:2 dit : « Je connais tes œuvres, ton travail, ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants, que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas et que tu les as trouvés menteurs, que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom et que tu ne t'es pas lassé ». Beaucoup d'églises aujourd'hui, beaucoup de groupes pourraient être heureux d'entendre le Seigneur dire cela d'eux.

 

            Mais au verset 4, il ajoute : « Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour ». C'est l'avertissement du Seigneur pour nous. Nous avons pu être bouillants, plein d'ardeur, de dynamisme pour le Seigneur et puis quelque chose s'est passé, nous avons laissé tomber notre amour premier, c'est-à-dire : mettre le Seigneur en premier. Et le Seigneur dit : "Tu as abandonné l'amour premier que tu avais pour moi lorsque tu me faisais premier dans ta vie. Tu es passé à autre chose et tu m'as mis en second. Donc, malgré tes œuvres, malgré ton travail, malgré ton discernement, malgré toutes les bonnes choses que tu peux faire, je ne suis pas à la première place dans ton amour".

 

            Et c'est une cause de chute, puisqu'il dit au verset 5 : « Souviens-toi donc d'où tu es tombé ». Souviens-toi de la place que tu occupais avant de tomber. Tu as abandonné ton premier amour, tu es passé à un autre, donc tu es devenu adultère. Quand on abandonne l'amour premier pour Jésus, on devient adultère, comme une épouse qui abandonnerait son mari pour en prendre un autre.

 

            « Repens-toi et pratique tes premières œuvres », qui étaient des œuvres de foi dans le Seigneur qu'on aimait de tout son cœur. A cinq églises sur sept, le Seigneur dit : « Repens-toi ». Cela veut dire : "détourne-toi de la position que tu as maintenant, sors de la position que tu as maintenant, et reviens à ta position première qui était meilleure".

 

            L'avertissement du Seigneur, c'est : « Je viendrai à toi ». Et nous savons dans quel contexte il le dit. Il ne viendra pas à Ephèse dans un esprit d'amour, de soutien, de bénédiction. Il commencera par ôter le chandelier de sa place. C'est-à-dire que l'onction de Dieu, sa présence, l'huile du Saint-Esprit, la lumière du Seigneur, vont quitter cette église.

 

            « à moins que tu ne te repentes ». Le Seigneur donne l'avertissement, mais il dit : "Je désire que tu changes et que tu reviennes à ta position première. Si tu le fais, ma menace ne s'accomplira pas. Si tu ne le fais pas, parole de l'Eternel, elle s'accomplira." Quand le Seigneur dit : « J'ôterai le chandelier », c'est très sérieux, car cela veut dire qu'il ne restera plus que des œuvres. L'église continuera à rouler sur des rails qui ne vont pas dans la bonne direction.

 

            « Tu as pourtant ceci, c'est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi ». On ne sait pas exactement ce qu'étaient les œuvres des Nicolaïtes, mais on suppose que c'était une secte qui encourageait la doctrine de Balaam, c'est-à-dire, qui poussait les Chrétiens à l'impureté.

 

            Mais la plus grande partie de l'église, ses dirigeants notamment, ne marchent pas dans le premier amour. Et le Seigneur dit : « Repens-toi ». C'est terrible pour une église d'être une coquille vide où il y a seulement des œuvres, qui peuvent être très importantes, sans voir que la présence et l'onction du Seigneur sont parties.

 

            Sur tout Chrétien, ce qui compte, c'est l'onction du Seigneur. Ce qui compte, ce n'est pas l'ampleur des connaissances, ce n'est pas même la puissance du ministère, ce n'est pas le nombre de miracles et de prodiges, c'est l'onction et la présence du Seigneur. Et pour avoir l'onction et la présence du Seigneur, il faut qu'il y ait le premier amour, l'amour premier. En tant qu'église, elle ne l'avait plus. Peut-être qu'il y en avait certains au milieu d'elle qui l'avaient encore, ils n'étaient pas concernés par cette menace, mais ils étaient concernés quand même dans la mesure où il est possible à chacun de nous d'abandonner le premier amour.

 

            Nous pourrions abandonner le premier amour si nous mettons le Seigneur à la deuxième place, en disant : "Seigneur, tu vois, les choses que je dois faire qui sont si importantes pour toi". Mais si on n'a plus le temps de chercher la présence du Seigneur, si on n'a plus le temps de l'adorer, de le bénir, de prier Dieu, d'avoir des moments d'intimité avec lui, avec sa Parole, nous ne sommes pas des Chrétiens véritables. Quand on met Jésus en premier dans sa vie, c'est qu'on passe du temps avec lui et qu'on veut lui obéir en tout point. L'onction et la présence de Dieu vont se retirer de la vie de quelqu'un ou d'une église qui ne met pas Jésus en premier. Il faut bien réfléchir à cela.

 

            Et nous verrons que pour les cinq églises pour lesquelles il y a des menaces précises, il y a une gradation dans la gravité de ces menaces. Le Seigneur commence par ôter son onction et sa présence. C'est la première des choses qui se passe quand on abandonne le premier amour.

 

            A la deuxième église, Smyrne, le Seigneur n'a aucun reproche à formuler. Il dit simplement, au verset 9 : « Je connais tes œuvres, ta tribulation et ta pauvreté, bien que tu sois riche, les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs, et ne le sont pas mais qui sont une synagogue de Satan. Ne crains pas ce que tu vas souffrir ». Là, ce n'est pas une menace, ou un avertissement que le Seigneur donne, c'est simplement un encouragement à supporter les souffrances qui vont venir, parce que c'est une église fidèle. L'église de Smyrne est une église fidèle et ceux qui veulent être fidèles au Seigneur seront persécutés et vont souffrir. Et il leur dit : "Ne crains pas, je suis avec toi". « Voici le diable jettera quelques uns de vous en prison afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours (Une tribulation peut-être forte, mais courte). Sois fidèle jusqu'à la mort (même si la mort doit venir à l'issue de cette tribulation, reste fidèle), et je te donnerai la couronne de vie ». Smyrne était une église prête à souffrir et à être persécutée y compris jusqu'à la mort. Et elle a simplement besoin d'être encouragée par le Seigneur : « Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ».

 

            A l'église de Pergame, la troisième église, au verset 12, le Seigneur dit : « Je sais où tu demeures et je sais que là est le trône de Satan ». C'est une église qui devait vivre dans un environnement très dur, parce que dans cette ville de Pergame, il y avait vraiment le trône de Satan. D'ailleurs historiquement, on sait que c'est une ville où régnait l'occultisme, le culte des faux dieux et le culte à Satan. Je ne sais pas dans quelle mesure cette église était infiltrée par cet esprit, mais l'église était dans un environnement très dur, et Jésus le savait.

 

            Elle a quelque chose de bon : « Tu retiens mon nom, tu n'as pas renié ma foi, même au jour d'Antipas, mon témoin fidèle qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure (c'était une église qui devait faire face à de grandes tribulations et persécutions). Mais, j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là (au milieu de toi), des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balaq à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël pour qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles et qui se livrent à l'impudicité », à l'adultère, à la fornication... C'était une église qui tolérait au milieu d'elle un esprit impur et qui laissait cet esprit dans l'église. C'est sûr qu'elle était entourée d'une puissance de Satan particulièrement forte. Il y avait une pression spirituelle intense sur cette église. Mais elle n'aurait pas dû laisser pénétrer cet esprit à l'intérieur de l'église. Au milieu d'elle circulait cette doctrine qui touchait un certain nombre de Chrétiens qui acceptaient de manger des viandes sacrifiées aux idoles et de se livrer à l'impudicité tout en se considérant toujours comme membres de l'église de Jésus-Christ.

            

            « De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes (donc, c'est un peu la même doctrine), ce que je hais. Repens-toi donc ; sinon, je viendrai à toi bientôt (deuxième fois qu'il dit : "Je viendrai à toi"), et je les combattrai avec l'épée de ma bouche ». L'épée de la bouche, c'est la Parole du Seigneur. C'est une épée qui peut servir à l'édification parce que la Parole de Dieu est efficace pour faire le tri entre ce qui est spirituel et ce qui est charnel. Cette épée efficace à deux tranchants, Jésus s'en sert pour nous faire du bien, pour nous permettre de discerner ce qui est charnel et ce qui est spirituel. Le Seigneur va s'en servir aussi pour combattre directement ceux qui acceptent en leur sein le compromis et l'impureté. Il va les combattre par son épée, par sa Parole, destructrice cette fois. Là encore, cela ne veut pas dire que l'ensemble des membres de l'église acceptaient ces choses, mais dans cette église de Pergame, les responsables laissaient circuler cet esprit impur sans rien faire, sans l'ôter du milieu d'elle. Et l'avertissement du Seigneur est clair. "Par ma Parole, je te jugerai".

 

            Donc il commence par ôter son onction et sa présence et ensuite, il passe à une deuxième étape : il prend l'épée de sa bouche, c'est-à-dire sa Parole, et Il combat. Or quand Dieu combat contre nous, qui peut résister ? Quand le Seigneur prend son épée pour nous combattre, qui peut tenir ?

 

            Ensuite, à la quatrième église, l'église de Thyatire, au verset 18, il dit : « Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent : Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières ». Il ne dit pas : "meilleures que les premières", il dit : "plus nombreuses". C'était une église très active où il y avait de l'amour pour le Seigneur, de la foi, un service fidèle, la constance, enfin beaucoup de choses qui sont vraiment bonnes. « Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse (qui se dit inspirée de Dieu), enseigner et séduire mes serviteurs pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles ». Vous voyez ce qui entre toujours dans ces églises ? C'est l'impureté et l'idolâtrie. Les deux sont toujours associées. L'impureté est toujours associée au mensonge, la pureté est toujours associée à la vérité. Si nous progressons dans la vérité, nous progressons dans la pureté. Si nous progressons dans le mensonge, nous progressons dans l'impureté. Autour de nous dans les églises où le mensonge, les fausses doctrines se sont introduites, nous pouvons voir l'impureté et le péché se développer aussi ; ça va ensemble. Ici, ils ont laissé cette femme prophétiser au nom du Seigneur et enseigner des choses impures, enseigner des doctrines qui n'étaient pas nettes et claires devant Dieu pour séduire les serviteurs du Seigneur.

 

            « Je lui ai donné du temps pour qu'elle se repente (vous voyez la bonté de Jésus, il commence toujours par avertir, par donner du temps), et elle ne veut pas se repentir de son impudicité ». C'était sûrement une femme qui avait une puissance surnaturelle certaine. D'ailleurs dans la ville de Thyatire, il est connu historiquement qu'il y avait une pythonisse, une femme qui prophétisait au milieu des païenspar un esprit impur. Le même esprit était entré dans l'église. Je ne sais pas si c'est la même personne, si c'est celle qui exerçait sa puissance au milieu de la ville, que tout le monde allait consulter dans la région et dans l'Antiquité de l'époque ; elle avait des dons surnaturels de prophétie, de divination. Les gens venaient en foule pour écouter ses oracles.

 

            Et le même esprit est entré dans l'église. Une femme avait été acceptée comme prophétesse. Elle se disait elle-même prophétesse. Elle disait des choses prétendues venir de la part de Dieu, qui étaient des mensonges. Il y avait donc un esprit de séduction et d'impureté qui n'avait pas été ôté du milieu de l'église, qui n'avait pas été discerné, ou en tout cas, s'il avait été discerné, il avait été laissé dans l'église. Mais Jésus qui connaît toutes ces choses lui a laissé du temps pour qu'elle se repente, elle ne veut pas se repentir de son impureté, de son impudicité. Vous voyez que dans l'Esprit du Seigneur, une fausse doctrine est une impureté. On ne peut pas annoncer des fausses doctrines et rester dans la pureté.

 

            « Voici, je vais la jeter sur un lit et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle » ; à tous ceux qui acceptent cet esprit, qui participent, qui reçoivent ces inspirations comme venant de Dieu. Jésus dit : « Je vais la jeter sur un lit, envoyer sur elle une grande tribulation et sur ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu'ils ne se repentent de leurs oeuvres ». Vous voyez que le jugement est toujours arrêté quand il y a la repentance. Tous ces avertissements et toutes ces menaces ne s'accompliront pas dans la vie de ceux qui se repentent, qui ouvrent les yeux et qui disent : "Mais, c'est vrai Seigneur, j'étais en train de faire quelque chose que tu réprouves, je te demande pardon et je reviens en arrière". Et le jugement sera arrêté.

 

            « Je ferai mourir de mort ses enfants et toutes les églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres ».

 

            Les menaces sont claires : « Je vais la jeter sur un lit, envoyer sur elle une grande tribulation...  Je ferai mourir de mort ses enfants ». Etre jeté sur un lit, c'est souffrir dans son corps par la maladie, ou dans son âme, et être soumis à un jugement puissant du Seigneur. Il fera mourir ses enfants : maladie, grande tribulation, mort dans la famille.

 

            « Et toutes les églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs ». Vous savez, le jugement du Seigneur, c'est une grâce de Dieu. Si le Seigneur envoie ses jugements, c'est pour que les cœurs se repentent et se détournent du mal. Quand Dieu juge son peuple, ce n'est pas simplement pour le punir des mauvaises actions qu'il fait, c'est pour lui ouvrir les yeux sur ses mauvaises actions pour qu'il se repente et qu'il retourne à la vérité. Donc le jugement est une grâce. On peut remercier le Seigneur quand le jugement nous a ouvert les yeux et quand il nous a montré que nous étions sur une mauvaise voie, parce que Jésus veut que nous nous repentions et il veut que nous reprenions la bonne voie avec lui.

 

            A la cinquième église, l'église de Sardes, au chapitre 3, il dit ceci : « Je connais tes œuvres : Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort ». Beaucoup d'églises aujourd'hui passent pour être vivantes. Et beaucoup disent : "Ah ! Il y a la puissance ! Il y a des dons qui se manifestent. Il y a des miracles. Il y a des guérisons. Il y a des conversions en masse ! Ça, c'est une église vivante !" Mais est-ce que nous sommes vivants aux yeux des hommes ou vivants aux yeux du Seigneur ? « Je sais que tu passes pour être vivant », cela veut dire : "Tu as la réputation d'être une église vivante ; tu n'es pas une église où il ne se passe rien. Mais, aux yeux du Seigneur, tu es morte".

 

            Pas tout à fait toutefois, puisqu'il dit : « Sois vigilant, affermis le reste qui est prêt de mourir ». Il y avait encore un lumignon qui fumait et le Seigneur est encore prêt à le faire flamber à nouveau. « Affermis le reste qui est prêt de mourir ; car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant Dieu ». Dieu veut que nos œuvres soient parfaites. Est-ce que ça te semble trop dur ? Si c'est lui qui les accomplit par nous, c'est bon. Dieu veut que nos œuvres soient parfaites et elles peuvent l'être si elles sont accomplies dans la foi au Fils de Dieu.

 

            Vous vous rappelez la question qui a été posée à Jésus dans l'évangile de Jean ? « Que devons-nous faire pour faire les œuvres de Dieu ? Jésus leur répondit : L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé » (Jean 6:28,29). Donc nos œuvres sont parfaites quand notre foi en Jésus est parfaite. Quand nous le regardons tel qu'il est et quand nous recevons sa Parole telle qu'elle est, dans un cœur ouvert, il déverse en nous sa foi et les œuvres suivent. Elles sont parfaites parce qu'elles sont faites en Christ.

 

            Si les oeuvres de l'église de Sardes n'étaient pas parfaites, c'est parce que cette église n'était pas dans la foi. Elle avait un cœur partagé. Cette église avait mélangé la Parole de Dieu et la parole du monde. Elle ne pouvait pas marcher dans les œuvres parfaites de Jésus.

 

            « Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu... ». Il fait référence à la Parole qu'ils avaient reçue, qui était la bonne, comme celle que Paul avait annoncée aux Galates qu'il évangélisait en leur disant : "Si maintenant vous recevez quelqu'un qui vous annonce un autre évangile, un autre Christ et qui vous donne un autre esprit, qu'il soit maudit, ne le recevez pas". Et pourtant, ils le recevaient fort bien. « Rappelle-toi comment tu as reçu et entendu et garde et repens-toi ». Reviens à ma Parole. A la vraie, à la bonne, à celle qui est pure, sans mélange et garde-la. « Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi ».

 

            Dans Matthieu 24:36, Jésus parle de ce qui va se passer juste avant son retour : « Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait ». Et il dit au verset 40 : « Alors de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé... Veillez donc (Il a dit à l'Eglise de Sardes : "Si tu ne veilles pas..."), puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. Sachez- le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. C'est pourquoi vous aussi, tenez-vous prêts car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas ». Si nous sommes prêts, nous n'avons pas de crainte à la pensée que le Seigneur va venir à l'heure où nous n'y penserons pas, nous savons qu'Il va venir par surprise. Nous avons veillé, nous avons prié, nous attendons le Seigneur, nous sommes prêts.

 

            Alors qu'ici, dans Apocalypse 3:3 : « Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi » ; quand la trompette de l'enlèvement va sonner, tu ne partiras pas. Tu n'as pas veillé, tu n'étais pas prêt, tu ne partiras pas. Tous ceux qui annoncent un enlèvement général de toute l'église de Jésus se trompent et trompent les autres. Jésus viendra chercher une Epouse prête, une Epouse qui s'est sanctifiée, une Epouse fidèle qui s'est revêtue des vêtements blancs de la justice de Dieu.

 

            Et il ajoute aussitôt : « Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements ». Ils ne sont pas englobés dans le jugement de l'ensemble de l'église, puisque eux n'ont pas souillé leurs vêtements : « Ils marcheront avec moi en vêtements blancs parce qu'ils en sont dignes ». Quand une église dans son ensemble est jugée par Dieu, le Seigneur prend soin de distinguer dans cette église ceux qui sont fidèles, qui ont des vêtements blancs. Ceux-là reçoivent une marque, ils ne sont pas touchés par le destructeur.

 

            La sixième église, celle de Philadelphie, est une église fidèle, une église qui garde la Parole, elle ne reçoit aucune menace. Je lis ce que Jésus lui dit dans Apocalypse 3:7 : « Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clé de David (la clé, c'est toujours un symbole de puissance, d'autorité spirituelle, temporelle, c'est quelque chose qui ouvre), celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira : Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance (certaines versions disent : "peu de dynamisme"), et que tu as gardé ma Parole, et que tu n'as pas renié mon nom (Si on ajoute quelque chose à la Parole, si on retranche quelque chose, on renie son nom. Elle ne l'a pas fait), j'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer. Je te donne de ceux de la synagogue de Satan qui se disent Juifs et ne le sont pas mais qui mentent. Voici, je les ferai venir se prosterner à tes pieds et connaître que je t'ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt (je viens soudainement). Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne ». Pas de menace, mais des encouragements !

 

            Et enfin lisons ce que dit Jésus à la dernière église, la septième, l'église de Laodicée, dans Apocalypse 3:14 : « Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu : Je connais tes œuvres ». Vous voyez combien de fois il dit : "Je connais tes œuvres".Le Seigneur sait ce que tu fais de bon ou de mauvais, il sait tout. « Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi parce que tu es tiède et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu (aux yeux du Seigneur), je te conseille d'acheter de moi (en fait il lui conseille de se repentir), de l'or éprouvé par le feu (l'or est le symbole de la sainteté, éprouvé par le feu de l'épreuve et de l'affliction), afin que tu deviennes riche et des vêtements blancs (de la sainteté et de la pureté), afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas ». Aux yeux du monde, c'était une église prospère, qui avait beaucoup d'œuvres pour le Seigneur, mais aux yeux du Seigneur, elle était pauvre, aveugle, nue.

 

            Il faut que nous apprenions à nous regarder et à regarder l'église avec les yeux du Seigneur, à demander au Seigneur ce discernement : "Seigneur, regarde ma vie et sonde-moi, montre-moi comment tu me vois, toi. Est-ce que devant toi, je suis revêtu de vêtements blancs ou est-ce que je suis aveugle et nu ?"

 

            Est-ce que l'église de Laodicée avait conscience de son état ? A mon avis, non. Il faut que le Seigneur lui révèle ces choses, lui parle et ensuite, il faut qu'elle veuille changer, qu'elle reconnaisse que c'est bien la voix du Seigneur et qu'elle change. Je peux te parler de la part du Seigneur en disant : "Tu dors, mon frère ou ma sœur, il faut que tu te réveilles", mais si Jésus ne te parle pas dans ton cœur, tu ne vas pas changer. Il faut que Jésus te montre dans quel état tu es. Il se révèle à l'église de Laodicée pour lui dire : "Tu es tiède". Et le Seigneur attend de l'église de Laodicée un acte de repentance, qu'elle vienne à Lui pour acheter gratuitement par la foi, de l'huile, de l'or, c'est-à-dire la sainteté, la pureté.

 

            Apocalypse 3:18 : « Et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies ». Le collyre, c'est le discernement de l'Esprit.. Demande au Seigneur le discernement de l'Esprit pour que tu voies spirituellement dans quel état tu te trouves. Puisque Dieu voit tout, les profondeurs de l'Esprit sondent tout, si je dis : "Seigneur, je t'en supplie, ouvre mes yeux pour que je voie", c'est comme si j'allais acheter auprès de Lui par la foi gratuitement un collyre pour ouvrir mes yeux. « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle (non pas le zèle des œuvres, mais le zèle pour chercher la connaissance de Dieu), et repens-toi. Voici je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix... ».

 

            Jésus frappait à la porte de l'église pour lui dire : "Je veux entrer, ne me laisse pas dehors". Et elle n'entendait pas ! « Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte... » Ils étaient tellement pris par leurs occupations religieuses, ça devait faire un tel brouhaha dans leur esprit qu'ils n'entendaient plus le Fils de l'homme frapper à la porte pour dire : "Je veux entrer et souper avec toi, avoir un moment d'intimité avec toi, simplement dans ta présence". « ...je souperai avec lui et lui avec moi ».

 

            Revenons au verset 16, la menace est claire : « Parce que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche ». Est-ce une promesse de bénédiction et d'entrée dans un paradis éternel ? Si nous sommes en Christ et que le Seigneur nous vomit de sa bouche, c'est terminé.

 

            Alors je reprends dans l'ordre des sept églises ces menaces, et vous allez voir la progression ! La première menace : Il ôtera le chandelier. La deuxième menace : s'ils persévèrent dans le manque de repentir, Il combattra avec l'épée de sa bouche. C'est déjà un stade de plus. La troisième menace : Il jettera sur un lit de tribulation, fera mourir les enfants et rendra à chacun selon ses œuvres. La quatrième menace : Il viendra comme un voleur, et en laissera. Pas d'enlèvement. Et ce n'est pas encore fini, même ceux qui seront laissés après l'enlèvement auront la possibilité de se repentir pour être sauvés au travers du martyre et au travers de la mort dans la tribulation, mais s'ils n'entendent pas, eh bien la dernière menace, la cinquième : Il les vomira de sa bouche. C'est terminé.

 

            Vous voyez c'est solennel de voir toutes ces menaces et c'est aussi émouvant de voir à quel point le Seigneur est angoissé par ces choses qui arrivent sur les églises, puisqu'à chacune d'entre elles, il dit : "Repens-toi ! Change ! Arrête-toi, avant qu'il ne soit trop tard".

 

            Ces avertissements rapportés dans l'Apocalypse sont aussi ceux que le Saint-Esprit donne aujourd'hui aux églises partout dans le monde : "Arrête-toi avant qu'il ne soit trop tard, tu es sur une mauvaise route, tu dors, tu es tiède, tu es en train de t'endormir".

 

            Alors que le Seigneur est à la porte, qu'il frappe et qu'il te dit de te repentir et changer de voie, est-ce que tu peux dire que tu n'es pas concerné ? Moi, je me sens concerné. Non pas parce que je me considère comme un tiède, ou un renégat aux yeux du Seigneur, mais je me sens concerné parce que je sais que si je ne veille pas et si je ne prie pas, je ne serais plus dans la bonne direction, et ces menaces finiront par m'emporter loin de la face du Seigneur.

 

            Donc, mon désir, parce que j'aime le Seigneur c'est de le mettre à la première place, je veux avoir ce premier amour dans le cœur. Je ne vais pas vivre dans l'angoisse de voir ces châtiments et ces menaces se réaliser dans ma vie, je sais qu'ils sont là et qu'ils se réaliseront dans la vie de tous ceux qui n'entendront pas le Seigneur et ses avertissements. Mais si notre cœur est tout entier pour le Seigneur, nous n'allons pas vivre dans cette crainte qui nous paralyserait, mais nous allons vivre dans la vision des promesses que Jésus annonce aux vainqueurs. Et ce sont ces promesses que je voudrais voir maintenant avec vous.            

            

            Pour les sept églises, sans exception, il termine toujours son avertissement en disant : « A celui qui vaincra... ». Au chapitre 2 et au verset 26, il dit : « A celui qui vaincra et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres ». Les vainqueurs sont ceux qui gardent jusqu'à la fin les œuvres de Jésus-Christ, donc qui gardent la foi en Jésus-Christ et en sa Parole puisque les œuvres découlent de la foi. Nous ne pouvons pas être vainqueurs si nous ne sommes pas dans la foi. Ce n'est pas une question de travaux spirituels à faire pour le Seigneur ou de grandes œuvres à faire pour Dieu, ce n'est pas du tout cela. L'œuvre de Dieu, c'est de croire en celui qu'il a envoyé, c'est de croire en Jésus et en Son œuvre.

 

            Son œuvre, c'est ce qu'il a accompli à la Croix, c'est ce qu'il a accompli de puissant, de complet pour moi, c'est ce qu'il a en réserve pour moi. Si je marche par la foi en Dieu et en sa Parole, j'accomplirai les œuvres de mon Dieu. Le vainqueur, c'est celui qui reste dans la foi véritable, et qui marche dans les œuvres correspondantes à cette foi-là. Il ne peut pas y avoir de foi sans un cœur tout entier ouvert à Jésus et à sa Parole puisque la foi vient de la Parole du Seigneur (Romains 10:17), donc un cœur entièrement ouvert, sans partage, un cœur qui n'est pas divisé entre diverses attirances, mais seulement l'amour du Seigneur.

 

            A la première église, l'église d'Ephèse, Jésus dit, dans Apocalypse 2:7 : « A celui qui vaincra, je donnerai à manger de l'arbre de vie qui est dans le jardin de Dieu ». Pas l'arbre de la connaissance du bien et du mal, l'arbre de vie ! Le Seigneur n'a que faire des connaissances spirituelles que nous pouvons emmagasiner et ingurgiter jusqu'à en attraper des indigestions, si elles ne deviennent pas en nous une parole de vie. « La connaissance enfle, l'amour édifie » (1 Corinthiens 8:1). Si je mange de l'arbre de vie, je vais être en communion avec Jésus qui est le cep et je vais recevoir sa vie.

 

            Ensuite, à la deuxième église, l'église de Smyrne, il dit aux versets 10 et 11 : « Je te donnerai la couronne de vie... Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort ». C'est une ferme assurance que, celui qui vaincra et restera dans la foi en Jésus-Christ et en sa Parole, n'aura jamais à souffrir la seconde mort, qui est la mort éternelle. Il est assuré de participer à la première résurrection, puisque ceux qui participent à la première résurrection sont assurés de ne jamais souffrir la seconde mort. Mais au jugement du grand trône blanc, à la fin des mille ans, tous les morts vont ressusciter, vont être jugés selon leurs œuvres. Certains seront jetés dans le lac de feu, et d'autres verront le royaume de Dieu s'ouvrir pour eux.

 

            Ensuite, à la troisième église, Pergame, il dit au verset 17 du chapitre 2 : « A celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée ». Il sera nourri d'une nourriture que les autres ne connaîtront pas. La manne, c'est la Parole de Dieu, une communion avec Jésus, qui est la Parole, la manne cachée. Le Seigneur aura en réserve des révélations succulentes et abondantes, qu'il réserve aux vainqueurs, à ceux qui marchent par la foi et par l'esprit. Les mystères du cœur de Dieu seront révélés seulement aux vainqueurs.

 

            « Et je lui donnerai un caillou blanc ». Jésus est la pierre pure, la pierre principale de l'angle, le caillou blanc. « Et sur ce caillou est écrit un nom nouveau ». Il n'est pas dit que ce sera le nom nouveau du vainqueur, il est dit : "Un nom nouveau", c'est peut-être le nom nouveau du vainqueur, mais ça peut-être aussi la connaissance du nom nouveau de Jésus-Christ, « que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit ».

Il y a deux interprétations possibles : le nom nouveau qui est écrit sur le caillou blanc, c'est le nouveau nom de celui qui reçoit le caillou, ou alors le nom nouveau, c'est le nouveau nom de celui qui donne le caillou blanc. Or il nous est dit dans Apocalypse 3:12 que Jésus a un nom nouveau qui sera révélé aux vainqueurs. Personnellement, l'interprétation que je garderais, c'est que le Seigneur va se révéler lui-même aux vainqueurs. C'est lui le caillou blanc, la pierre blanche et il va se révéler personnellement, avec un nom nouveau.

 

            Dans Apocalypse 3:12, c'est Jésus qui parle et qui dit : "Celui qui vaincra... , j'écrirai sur lui... mon nom nouveau." Donc là, c'est bien clair que Jésus a un nom nouveau qui est caché et qui ne sera révélé qu'aux vainqueurs.

            

            La manne cachée, c'est Jésus, le nom nouveau, c'est celui de Jésus. Cela veut dire que pour le vainqueur il y aura une révélation personnelle du Fils de Dieu, dans sa profondeur et dans son intimité que nous ne pouvons pas imaginer. C'est merveilleux, c'est formidable, c'est sensationnel de penser que les profondeurs du cœur de Dieu et de Jésus vont être ouverts à celui qui reste dans la foi. La manne cachée, le caillou blanc, le nom nouveau, pour moi, cela signifie simplement une profondeur de communion avec Jésus.

 

            N'est-ce pas cela que notre cœur doit désirer le plus ? Le voir face à face, le connaître. « La vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17:3). Non pas l'apparence seulement, mais la profondeur du cœur de Dieu.

 

            Ensuite, à la quatrième église, l'église de Thyatire, il dit au verset 26 : « A celui qui vaincra et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer comme on brise des vases d'argile ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père et je lui donnerai l'étoile du matin ». Là, c'est quelque chose qui concerne non pas la période actuelle, mais la période du millénium. Quand Jésus va revenir, il va régner sur les nations avec une verge de fer, et il associera à son règne les vainqueurs qui paîtront les nations avec la même verge de fer.

 

            Plus loin, vers la fin de l'Apocalypse, au chapitre 19, on voit Jésus qui arrive sur un cheval blanc et au verset 14, il est écrit : « Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtus d'un fin lin blanc et pur (c'est l'Eglise du Seigneur et ses anges). De sa bouche sortait une épée aiguë pour frapper les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, et il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout puissant ».

 

            Au chapitre 12 et au verset 5, la femme, qui est l'Eglise, enfante le fils mâle qui est le groupe des vainqueurs : « Elle enfanta un fils qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône ». Seuls les vainqueurs (ceux qui ont gardé la foi) sont enlevés. Et là, le Seigneur annonce aux vainqueurs une coopération avec Jésus dans son règne pendant le millénium sur la terre. Nous avons vu qu'il a été dit à l'église de Thyatire : « Et je lui donnerai l'étoile du matin » (Apocalypse 2:28). L'étoile du matin c'est Jésus, puisque dans Apocalypse 22, au verset 16, Jésus dit : « Je suis l'étoile brillante du matin ». Les vainqueurs vont régner sur le monde en communion avec Jésus-Christ.

 

            A la cinquième église, Sardes, Jésus dit au verset 5 du chapitre 3 : « Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n'effacerai pas son nom du livre de vie (cela veut dire qu'Il peut effacer des noms du livre de vie une fois qu'ils y ont été inscrits, certains peuvent perdre leur salut), et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges ».

 

            Vous vous rendez compte l'honneur que le Seigneur accordera aux vainqueurs ? Devant le Père céleste et devant les anges de Dieu rassemblés, Jésus lui-même va confesser publiquement le nom individuel des vainqueurs ! Et ceux-ci pourront jeter à ses pieds leur couronne, en disant : "Seigneur, c'est uniquement par ta grâce. Moi, je t'ai aimé de tout mon cœur, c'est toi qui a déversé cet amour dans mon cœur parce que tu as ouvert mes yeux sur la profondeur de mon péché mais aussi sur la profondeur de ta grâce qui a fait de moi une créature nouvelle à laquelle tu as réservé un héritage éternel, que j'ai pris par la foi. Et parce que j'ai pris ces choses par la foi et qu'elles sont devenues vivantes dans ma vie par la foi en toi, eh bien j'ai reçu une couronne que maintenant, je peux jeter à tes pieds, parce que c'est toi qui as fait ces choses dans la vie de ceux qui croient en toi et qui t'ont gardé".

 

            A la sixième église, l'église de Philadelphie, la fidèle, au chapitre 3 et au verset 12 : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus ; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu ». Ecrire le nom de quelqu'un sur quelqu'un d'autre, c'est quelque chose de très fort. C'est le faire directement participer à la personnalité de l'autre, puisque toute la personnalité est comprise dans le nom. Si Jésus écrit son nom sur nous, il met son sceau sur nous en disant : "Tu m'appartiens, mon nom est sur toi pour l'éternité, tu resteras en ma présence et tu n'en sortiras plus".

 

             « J'écrirai sur lui le nom de mon Dieu (donc de son Père), et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau ».

« Et j'habiterai dans la maison de l'Eternel tous les jours de ma vie » (Psaume 23:6).

 

            Enfin, à la septième église, la dernière, Laodicée, au chapitre 3, verset 21, il dit : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône (il ne s'agit plus du règne du millénium, il s'agit du trône éternel de Dieu, où il prendra le vainqueur, le fera asseoir avec lui sur son trône), comme moi j'ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône ». C'est glorieux ! C'est le trône de Jésus et c'est le trône du Père ! Comme Jésus a vaincu, il demande que nous puissions vaincre aussi par la foi en lui.

 

            Si je relis avec vous les promesses données aux vainqueurs, là aussi il y a une gradation. De même que dans les menaces, il y avait une gradation, il y a aussi une gradation dans les promesses.

 

            A la première église, Ephèse : "Je te donnerai à manger de l'arbre de vie". Cet arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu sera rempli de la vie du Seigneur.

            A la deuxième église, Smyrne : "Je te donnerai la couronne de vie... Tu n'auras pas à souffrir la seconde mort".

            A la troisième église, Pergame : "Je te donnerai un caillou blanc avec un nom nouveau". La communion avec Jésus.

            A la quatrième église, Thyatire : "Je te donnerai autorité sur les nations". C'est la période du millénium, le règne avec Jésus sur terre.

            A la cinquième église, Sardes : "Je te confesserai devant mon Père et devant ses anges". C'est encore un degré de plus.

            A la sixième église, Philadelphie : "Je ferai de toi une colonne dans le temple de mon Dieu et tu n'en sortiras plus".

            Enfin, à la dernière église, Laodicée, l'apothéose : "Je te ferai asseoir avec moi pour l'éternité sur mon trône". L'apôtre Paul dit dans Ephésiens 2:6 : « Il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ ». C'est une réalité spirituelle que Jésus veut convertir en une réalité concrète, pour l'éternité, nous faire asseoir avec lui sur son trône et n'en plus sortir.

 

 

            Seigneur, je veux faire partie de ces vainqueurs, j'ai besoin de ta grâce et je sais que tu me la donnes, parce que c'est ta volonté de me faire asseoir avec toi sur ton trône. Non seulement moi, mais tous tes enfants pour lesquels tu as versé ton sang. Tu veux que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, mais Seigneur, combien accepteront ? Tu veux que toute ton église monte à ta rencontre, mais combien partiront ? Tu veux que tous soient assis sur ton trône avec toi, mais combien seront vainqueurs ? Fais de nous des vainqueurs, Seigneur, par ta puissance, par l'onction de ton Esprit dans nos cœurs et dans nos vies. Ne permets pas que nous nous endormions, Seigneur. Que nous ne soyons pas comme ces églises qui n'écoutent pas ta voix, tes avertissements, tes reproches, mais que nous puissions un jour avoir la joie de t'entendre confesser notre nom devant notre Père et devant ses anges ; parce que nous avons confessé ton nom, Seigneur. Je te prie Père, au nom de Jésus. Amen.