C206 - Le ministère d’ancien

La couverture spirituelle du chrétien

J’aimerais vous lire, pour commencer, un court passage de Mt 9 :

Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. (36) Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. (37) Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers' (38) Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Vous voyez ce qu’il y avait sur le cœur de Jésus : il était ému de compassion. Souvent, quand il est parlé de cette expression pour Jésus, il pleure aussi. Il voyait cette foule languissante, abattue et il dit : Mais il n’y a pas assez d’ouvriers pour s’occuper de cette foule. Pourtant il était Jésus, Dieu, le Fils rempli de la puissance du Saint-Esprit et, il a passé ces trois ans et demi à faire des milliers de guérisons, de miracles, au point que Jean dit :

Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses ; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu'on écrirait.

Jésus a été un ouvrier formidable entre les mains de son Père. Il a accompli des choses extraordinaires pour la gloire de Dieu, et, quand il voyait cette foule, il disait : "La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers". Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Est-ce que nous faisons cette prière, mes bien-aimés, souvent ? Est-ce que tu dis dans ton cœur, en voyant les besoins qu’il y a autour de toi : "Père, envois des ouvriers ou, encore mieux, Père, envoie-moi comme ouvrier", parce que, si je prie Dieu d’envoyer des ouvriers et si je suis disponible pour le Seigneur, ça doit être aussi la prière de mon cœur. Pensez-vous qu’il en a moins besoin aujourd’hui qu’à cette époque-là ? Je pense qu’il en a encore plus besoin. Car nous sommes dans les temps de la fin, il y a peut-être de plus en plus d’ouvriers, mais ils ne sont pas toujours de bons ouvriers, comme le Seigneur le voudrait. Et ce sont ceux-là qui manquent : des ouvriers selon le modèle de Jésus. Est-ce que tu veux être cet ouvrier-là, toi ? Si tu as la pensée de Dieu dans ton cœur, c’est l’appel du Père. Il en manque. Il en veut, des bons, formés par lui.

Alors, ce soir, je voudrais vous parler de la couverture spirituelle. Cela va me permettre d’aborder aussi ou de revoir le problème des ouvriers du Seigneur et des relations entre brebis, ouvriers et Seigneur, parce qu’il y a beaucoup de choses qui ne vont pas selon la pensée du Seigneur, et la doctrine de la couverture spirituelle, telle qu’elle est présentée aujourd’hui, est une fausse doctrine. Il faut en prendre conscience, il faut le savoir dans notre cœur et bien comprendre ce que Dieu a prévu dans sa Parole. Parce qu’il y a effectivement une couverture spirituelle qui est biblique, mais ce n’est pas celle qu’on présente sous la doctrine de la couverture spirituelle, telle qu’on la présente la plupart du temps. Cette fausse doctrine que je vais résumer rapidement, pour vous montrer ce que le Seigneur dit dans sa Parole.

Alors, selon cette doctrine fausse de la couverture spirituelle, il est dit et enseigné que chaque brebis du Seigneur doit avoir un berger et que chaque berger doit avoir sa brebis. Quand je parle de berger, je parle de ministère humain : pasteur, apôtre, prophète, docteur, qui représentent le berger au sens large. Et, d’après cette doctrine, chaque brebis du Seigneur doit avoir au-dessus d’elle, pour sa protection spirituelle, un berger qui, bien sûr, est envoyé par Dieu. Et ce berger est vraiment l’instrument entre les mains de Dieu pour couvrir spirituellement les brebis. Quand on parle de couverture spirituelle, on parle de protection. Ca veut dire que toute brebis qui serait sans berger humain, sans pasteur humain, serait une brebis qui ne serait plus couverte par la protection divine et qui serait donc ouverte à tous les dangers, qui serait une proie pour l’ennemi et qu’il faut vite que toutes les brebis se réfugient sous les ailes protectrices d’un berger humain, qui, bien sûr, est appointé par Dieu pour transmettre ce que Dieu lui donne pour nourrir les brebis, pour en prendre soin. Donc, il va de soi que, dans cette perspective-là, la brebis doit être évidemment soumise à son berger qui représente l’autorité du Seigneur déléguée par lui pour s’occuper des brebis, les protéger, et les garder à couvert de leur ministère. C’est résumé rapidement, mais, en fait, c’est le nœud de la doctrine. A chaque brebis, son berger; à chaque berger, sa ou ses brebis. Dans certaines Eglises, ça va même si loin que, dès qu’une brebis se convertit au Seigneur, on la met avec un homme qui sera son berger et qui va s’occuper de sa vie dans les moindres détails. Il faut qu’elle lui rende compte, qu’elle lui parle de sa vie spirituelle, de tous tes problèmes, qu’elle partage avec lui tout ce qu’elle a sur le cœur, tous ses secrets. Et, c’est lui qui va lui donner la pensée du seigneur, la direction, et, il lui faut une soumission complète à ce berger-là. Ca peut aller jusque là. En général, ça ne va pas aussi loin. Je connais des Eglises qui sont passées par ce processus-là. et, dès qu’un nouveau converti se faisait dans l’Eglise, on lui disait : "Voilà, ton berger, c’est un tel et c’est à lui que tu vas rendre compte et à qui tu vas parler de ta vie spirituelle et qui va te diriger et te guider, de la part du Seigneur."

Vous voyez tout de suite les excès où cela peut aboutir, des excès épouvantables. Et, on retrouve dans cette structure qui aboutit forcément à une structure de type hiérarchique, parce que si, chaque berger doit avoir sa brebis, le berger lui-même doit avoir son propre berger qui, lui-même, doit en avoir un, et, ça aboutit finalement à un grand berger unique. J’ai connu aussi une Eglise qui avait, au sommet de la hiérarchie trois anciens, puisque, dans leur Eglise, il n’y avait pas de pasteur unique. Ils avaient réussi à caser toutes les brebis entre ces trois anciens. Mais se posait un problème au niveau de ces trois anciens : qui allait être le berger suprême des trois ?, puisque, dans leur doctrine, ils n’admettaient pas une présence unique d’un seul qui commande, qui dirige spirituellement Alors, ils s’en sont sortis en disant : A sera berger de B qui sera berger de C qui sera berger de A. Donc, ça faisait une situation qui, dans la pratique, était inextricable, parce que chacun était le berger de l’autre. Finalement, le responsable, celui qui avait le ministère d’enseignement du groupe, a fini par comprendre que ça n’allait plus du tout avec la pensée du Seigneur. Il a fini par s’en dégager, mais avec beaucoup de peine, de difficulté et de souffrance, parce que, quand on vit pratiquement dans un système de ce genre, les brebis souffrent.

Donc, ça nous parle de la nature du ministère d’ancien, presbytre, évêque. Ce sont tous des mots qui désignent le même type de ministère, soit la fonction, soit le type de ministère. En tout cas, les bergers ou les anciens, dans la Bible, c’est le même ministère. Un ancien est l’un des cinq ministères choisis par le Seigneur pour édifier le troupeau. Les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les pasteurs et les docteurs sont cinq ministères appointés par le Seigneur pour s’occuper, diriger spirituellement le troupeau. On va voir dans quel esprit ils doivent le diriger. Donc, on va rappeler un certain nombre de points importants, en ce qui concerne la nature du ministère de berger, et ensuite, la nature des rapports qui doivent y avoir entre ce berger et les brebis du Seigneur, parce que, dans la Bible, ce ne sont pas les brebis d’un berger humain, ce sont les brebis du Seigneur.

Tout d’abord, la nature du ministère de berger.

Il faut bien comprendre que, ce qu’on appelle bergers, c’est-à-dire ces cinq ministères, sont tous directement appelés par le Seigneur. Ils ne sont pas choisis, élus par des hommes. En passant, je souligne que, dans la Bible, il n’y pas de différence entre ce qu’on voit dans certaines Eglises, c’est-à-dire les ministères, puis les anciens. Dans la Bible, les anciens sont tous des ministères. Il n’y a pas le gratin du panier qui sont les ministères, qui sont, eux, vraiment, les chefs du troupeau, les directeurs spirituels, et puis une catégorie qui serait moins importante spirituellement, celle des anciens qui doivent s’occuper de tâches plus ou moins subalternes, qui n’ont pas vraiment la direction spirituelle, qui assistent les ministères, qui les conseillent. Or, cette distinction-là n’existe pas dans la Bible. Dans la Bible, un ancien, c’est un ministère, un apôtre, c’est un ancien. Un berger, un évangéliste, un pasteur, un docteur, ils sont tous appelés anciens, simplement avec des ministères qui peuvent varier dans leur nature, leur puissance et leur étendue.

Ces ministères sont tous directement appelés par le Seigneur. Ils ne sont pas choisis, élus par des hommes. Quand Paul, sur le chemin de Damas, Pierre ou les autres ont été appelés à leur ministère, c’est le Seigneur Jésus qui les a appelés directement. Donc, les brebis, ensuite, vont reconnaître que ces hommes-là ont reçu de Dieu quelque chose de spécial, un appel particulier qui fait d’eux des ministres de Dieu. Mais, au départ, c’est un appel qui vient du Seigneur Jésus, et, les intéressés le savent très bien. Cela leur donne l’humilité nécessaire pour exercer leur ministère comme le Seigneur Jésus. Donc, ces bergers sont tous des bergers appelés par le grand berger du troupeau qui est le Seigneur Jésus. Ils sont appelés à travailler avec lui comme Jésus le fait, selon le modèle du Seigneur Jésus. Quand vous regardez le ministère de Jésus, dans la Bible, vous regardez le modèle parfait pour tous les ministères. Il est l’apôtre parfait; le pasteur parfait, l’évangéliste parfait, le prophète parfait. Il concentre, dans sa personne, la perfection de tous les ministères. C’est lui qui, après, équipe et délègue à ces anciens qu’il appelle pour travailler avec lui, les dons, les qualités nécessaires pour faire leur travail, selon le modèle de Jésus. Comme il a exercé son ministère, nous, les anciens, nous devons l’exercer dans le même esprit.

Il ne faut jamais oublier que nous, les brebis du Seigneur, nous sommes appelés par Dieu notre Père à grandir -c’est lui qui le fait en nous - à la mesure de la stature parfaite de Jésus, pour être, un jour, semblable à lui. Le but du Seigneur, ce n’est pas de nous sauver "simplement" - je mets le simplement entre guillemets parce que c’est un grand salut glorieux - d’effacer nos péchés et de nous permettre de vivre sur la terre en attendant son retour, c’est de nous permettre, après avoir été sauvés de nos péchés, de grandir, de gloire en gloire, si nous sommes obéissants, pour que le Saint-Esprit nous transforme à l’image de Jésus. Il nous a prédestinés à être semblables à son Fils. Vous le lisez dans Rm 8 et Ep 4  :

Car ceux qu'il a connus d'avance(c’est-à-dire toi et moi, c’est pareil pour les hommes et les femmes appelés en Jésus-Christ), il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

Donc, vous voyez : les anciens n’auraient pas un appel supérieur, particulier, qui feraient d’eux un peu des surhommes spirituels et puis, les autres auraient un appel moins grand. On est tous des brebis du Seigneur et l'on a tous le même appel : grandir, pour devenir, un jour, semblables à l’image de Jésus-Christ. Cela, c’est glorieux. SI toi, brebis du Seigneur, tu le sais, que cette vérité est plantée dans ton cœur, tu sauras que ton appel est un appel glorieux. On est tous appelés à être semblables à Jésus. et, il y a beaucoup de chrétiens qui ne le croient pas, qui n’arrivent pas à intégrer ça, qui disent : "Mais non, ça va être trop dur pour le Seigneur, me connaissant moi et voyant ce que je suis maintenant et voyant comme la vie est si courte, mais, jamais je ne vais y arriver." Qu’il fasse de moi un saint, comme un tel ou un tel, peut-être, ou comme on en voit dans la Parole, mais comme Jésus ! Pourtant, si c’est Dieu qui le dit, c’est son plan à lui, et il a besoin de ta foi pour y arriver, parce que, comme tout est le résultat de la foi dans ma vie, si je ne crois pas ce que Dieu veut faire, je vais passer à côté, je vais périr dans le désert. Ce n’est pas ça que le Seigneur veut. Il veut me faire rentrer dans la plénitude de son plan et c’est merveilleux de savoir qu’il nous appelle à être semblables à lui.

Maintenant, dans Ep 4 :

Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs,

Donc, Christ a fait des dons à son Eglise, en appelant, du milieu de ses brebis, certains hommes (jusque-là je parle des ministères masculins; les anciens sont des ministères masculins; les femmes ont d’autres ministères, mais elles ont le même appel et le même but que nous). Les anciens sont donnés par Christ au troupeau des brebis pour quoi ? Lisons le verset 12 :

pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, (13) jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

Donc, vous voyez tout de suite comment le rôle des anciens est conçu dans l’esprit du Seigneur. Le Seigneur appelle, du milieu de ses brebis, un certain nombre d’hommes, en leur disant :’Je vais t’équiper pour que tu travailles avec moi en union parfaite avec le Saint-Esprit et le Seigneur Jésus, pour que tu perfectionnes mes brebis’. Donc, le but unique d’un ancien digne de ce nom, c’est de dire : j’ai en face de moi des âmes qui m’ont été confiées par le Seigneur dans le seul but que je les aide à se perfectionner - c’est le Seigneur Jésus qui le fait au travers de nous - pour que ces brebis avancent dans la perfection à laquelle Dieu les appelle. Donc, il va de soi que l’ancien lui-même ne peut donner que ce qu’il a reçu Si lui-même ne fait pas d’un but unique de sa vie le perfectionnement de sa propre vie, pour lui aussi atteindre ce but-là, c’est sûr qu’il ne va pas pouvoir s’occuper de ses brebis dans ce sens-là. C’est ça le but auquel Dieu les appelle, en ayant toujours Jésus comme modèle.

Jésus-Christ est donc le modèle de toutes les brebis et le modèle, en particulier, des anciens. Ils doivent étudier la manière dont Jésus a fonctionné, en tant qu’ancien, chef suprême, voir quel esprit l’a animé, voir comment il a agi avec ce troupeau qui était devant lui, suivre le Seigneur Jésus, pas à pas, pour s’en occuper dans le même esprit.

Donc, l’ancien n’est jamais un supérieur hiérarchique ou un intermédiaire entre les brebis et le Seigneur. Jamais, dans la Bible, vous ne verrez ça. C’est un homme qui a reçu un ministère. Il a des choses que Dieu lui a données. Donc, les brebis qui se trouvent à côté de lui vont pouvoir bénéficier de ce que Dieu lui a donné, uniquement pour en profiter elles-mêmes pour grandir.

Alors, si je résume, quel doit être le travail spirituel des anciens ? C’est d’être eux-mêmes en dépendance étroite du Seigneur Jésus, pour pouvoir s’occuper du troupeau, le nourrir, le surveiller, mais au sens où Jésus le faisait. Car un ancien est un surveillant spirituel et quelqu’un qui montre la bonne direction, qui ramène ceux qui s’écartent de la mauvaise direction, qui va s’occuper des brebis, chercher celle qui s’égare, nourrir celle qui a faim, donner à boire à celle qui a soif, veiller à ce qu’elle soit grasse et vigoureuse et s’occuper, en détail, chacun selon son ministère, de la bonne santé spirituelle des brebis que le seigneur met sur sa route pour qu’il s’en occupe. Mais en sachant qu’il n’est pas un intermédiaire. Il n’est pas un médiateur, il n’est pas un degré hiérarchique entre le Seigneur et les brebis. Il va s’efforcer, au contraire, d’aider chaque brebis à entrer en contact personnel et toujours plus profond avec le Seigneur, et à développer ce contact. Donc, jamais il ne va essayer de se substituer à cette recherche personnelle de la brebis en disant : ‘Je vais m’occuper de ton problème, je serai ton intermédiaire entre Dieu et toi’. Ce n’est pas la bonne manière, exceptionnellement, peut-être, au début, pour un jeune converti. Il doit aider la brebis à marcher par l’Esprit. Il doit donc le savoir lui-même comment marcher par l’Esprit. Un ancien qui ne marche pas par l’Esprit n’est pas un ancien appelé par le Seigneur. Donc, c’est une grande responsabilité de guider les brebis à avoir ce contact personnel et direct avec le Seigneur.

afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

Le Seigneur peut dire à un ancien : ‘‘Tu vois, une de mes brebis qui sont là vient de se convertir’’. Comme Jésus l’a dit à Pierre :

Prends soin de mes agneaux...Sois le berger de mes brebis.

Ca veut dire : occupe-toi d’elles, nourris-les, et veille à ce qu’elles grandissent. Il s’agit de faire notre vie en étant directement conduit par le Seigneur Jésus et son Esprit, dans un esclavage volontaire. Et, pour qu’un esclavage soit volontaire, il faut que l’esclave soit libre. Jésus nous rend entièrement libres, pour que nous mettions cette liberté à son service. Et être esclave de Jésus-Christ, c’est vraiment être un homme et une femme libres.

Or, le seigneur c'est l'Esprit; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.

Donc, le point central du ministère de l’ancien, c’est ça. Tout son ministère doit s’exercer dans la liberté du Saint-Esprit, exactement comme le ministère de Jésus s’exerçait. Vous ne voyez jamais Jésus exercer la moindre contrainte, la moindre manipulation sur le troupeau, pour essayer de le faire marcher droit. Jamais. Le Seigneur leur parle clairement et nettement. Il leur dit la vérité en face. Il les reprend s’il le faut fermement et sévèrement. Partout où vous voyez le plus petit embryon de contrainte, de manipulation de domination, vous avez l’esprit de Satan qui agit. Et celui-là, je le sens de loin. J’ai tellement souffert de la domination des hommes, dans certaines Eglises où j’ai pu passer, que je sens de loin cet esprit de domination agir et que je sens aussi quand l’Esprit du Seigneur est là pour nous donner la liberté.

Donc, il y a des risques de marcher dans la liberté, c’est vrai. Il y a toujours des exaltés qui vont dire : "Dieu m’a parlé, Dieu m’a dit de faire ceci". Et Dieu ne leur a pas parlé. Cela fait du remue-ménage. Mais il vaut mieux prendre certains risques, prier, intercéder, reprendre ou même exercer une discipline (parce qu’il faut quelquefois l’exercer, comme Paul le demande aux Corinthiens), et laisser le Seigneur vraiment agir dans la vie de ses brebis, pour les faire grandir dans la liberté, plutôt que tout étouffer, en mettant en place un système bien verrouillé où , au moins, on tient les choses en main. Tout pour la gloire de Dieu, bien sûr. Mais, ce n’est pas à la gloire de Dieu de tenir ses brebis sous un joug.

Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Parce que c’est le Seigneur qui nous le met sur le cou et le Seigneur sait quel est son joug. Il sait qu’il fait appel à la liberté de conscience, au libre choix, de même qu’un époux et son épouse font un libre choix mutuel, sans quoi leur mariage n’aurait absolument aucune valeur; Donc, une relation établie entre un berger et des brebis sur la base de la moindre contrainte que ce soit, n’est pas une relation biblique.

Donc, tout le travail des anciens va consister à être suffisamment près du Seigneur pour être capables de donner la pensée du Seigneur, de comprendre sa Parole et de l'enseigner, de donner aux brebis la direction à suivre, en leur disant : ‘‘Voilà la direction qui est celle du Seigneur, que vous devriez suivre, si vous êtes en communion avec le Seigneur’’. Cela va consister à exhorter, à nourrir, à surveiller, à reprendre, s’il le faut, à exercer une discipline comme le Seigneur l’exerce, lui. Et, exercer une discipline, ce n’est pas faire des exclusions, c’est simplement montrer qu’on ne plaisante pas avec le Seigneur. Rappelez-vous l’histoire d’Ananias et de Saphira :

Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, (2) et retint une partie du prix, sa femme le sachant; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres. (3) Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? (4) S'il n'eût pas été vendu, ne te restait-il pas , Et, après qu'il a été vendu, le prix n'était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. (5) Ananias, entendant ces paroles, tomba et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. (6) Les jeunes gens, s'étant levés, l'enveloppèrent, l'emportèrent, et l'ensevelirent. (7) Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé. (8) Pierre lui adressa la parole : Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ? Oui, répondit-elle, c'est à ce prix-là. (9) Alors Pierre lui dit : Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront. (10) Au même instant, elle tomba aux pieds de l'apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte; ils l'emportèrent, et l'ensevelirent auprès de son mari.

Voilà un exemple de discipline exercée par Pierre, mais directement sous la direction du Saint-Esprit. Ce n’est pas Pierre qui avait conçu ça. Ce n’était pas dans le règlement de l’Eglise, C’était quelque chose qui est venu comme ça, directement, sous l’inspiration du Saint-Esprit et qui a amené une discipline sévère sur le troupeau. Et il est écrit que :

Une grande crainte saisit toute l'Eglise et tous ceux qui apprirent ces choses.

Vous voyez que Pierre devait être près du Seigneur pour connaître sa pensée, ne pas être sentimental, ne pas être humain, au sens sentimental du terme. Il devait être rempli du Saint-Esprit, pour pouvoir apporter la pensée du Seigneur sous forme de nourriture, de conseils ou d’avis pratiques aux brebis, en les laissant libres, mais en leur disant les conséquences de leurs décisions et ce que le Seigneur désire qu’elles fassent, en leur demandant de se placer devant Dieu pour prendre leur décision. C’est comme cela que la brebis va sentir qu’il n’y a pas sur elle un autoritarisme qui va la rendre dépendante d’un ministère autoritaire. Elle va sentir qu’il y a, en face d’elle, brebis de Dieu, une autre brebis du Seigneur qui a reçu quelque chose de Dieu et qui s’efforce de le lui faire passer par la liberté de l’Esprit. Si c’est une brebis qui n’a pas la nuque raide, qui n’a pas un esprit de contradiction ou de rébellion (d’ailleurs, cela ne va tellement ensemble, une brebis du Seigneur qui a en elle un esprit de rébellion ; les brebis du Seigneur doivent avoir un esprit bien disposé, soumis comme l’Esprit du Seigneur Jésus, l’agneau de Dieu, qui était complètement soumis à son Père en tout), elle doit sentir dans son cœur si l’exhortation, l’avis, le conseil ou la réprimande que l’ancien lui fait de la part du Seigneur, viennent vraiment de Dieu ou pas, si elle se place dans la prière. Et à mesure qu’elle le sentira, si l’ancien est fidèle et s’il lui transmet bien la pensée du Seigneur, elle va apprendre à reconnaître la voie du Seigneur, parce que, la première fois, l’ancien lui dira : ‘La pensée de Dieu, c’est ça, parce que je connais sa Parole et je connais le Seigneur’. La brebis va prier et elle devrait avoir la confirmation que c’est bien de Dieu. La fois suivante, elle sera déjà formée à ce type de relation avec Dieu, elle va prier, tout de suite, en disant : ‘Seigneur, donne-moi ta pensée’. Si elle a un petit doute, elle va demander conseil à l’ancien. Si c’est un homme de Dieu, il va lui dire : ‘La pensée que tu as est de Dieu, mais, continue à prier, continue à recevoir du Seigneur la certitude dont tu as besoin jusqu’à ce que la brebis elle-même sache immédiatement si cette pensée vient de Dieu ou pas, parce qu’elle a développé ce contact personnel avec le Seigneur au travers de la prière, de la méditation de sa Parole et de la communion avec le Seigneur Jésus.

Je lirai simplement dans Tite 1 (je ne veux pas rentrer dans une étude détaillée du ministère des anciens, mais simplement voir l’Esprit dans lequel ça doit être exercé) :

Car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu; qu'il ne soit ni arrogant, ni coléreux, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain malhonnête; (8) mais qu'il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant, (9) attaché à la vraie parole telle qu'elle a été enseignée, afin d'être capable d'exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs.

L’évêque (épiscopos, en grec), ça veut dire celui qui est placé en haut et qui surveille, un peu comme le guetteur sur sa tour, le berger qui regarde si le troupeau mange la bonne herbe, si le loup n’arrive pas, si tout va bien.

Il doit être tempérant. ‘Tempérant’ ne veut pas dire : ‘qui aime le compromis’. ‘Tempérant’, cela veut dire : ‘Attention, on se calme, on a une position équilibrée devant le Seigneur’.

Réfuter les contradicteurs doit se faire dans un esprit de fermeté, d’amour, de sagesse, mais de force, comme Jésus le faisait devant ses contradicteurs, les pharisiens. Il ne se laissait pas faire, il leur disait la vérité en face, mais toujours avec fermeté, avec calme, et dans la plénitude de l’Esprit du Seigneur.

Vous voyez les qualités d’un ancien ! C’est quelqu’un qui a travaillé, comme un artisan peut travailler, avec le Seigneur à laisser le Seigneur façonner son cœur, pour être de plus en plus semblable à Jésus, qui a compris ce que c’est que les souffrances de Jésus. Paul dira :

Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

parce qu’il sait très bien qu’une position d’ancien est une position où il faut être patient, comme Moïse l’a été avec ces trois millions et demi de personnes qui étaient constamment, jour après jour, dans la rébellion.

Une patience à toute épreuve, donc un fruit de l’Esprit dans sa vie, une connaissance de Dieu et de sa pensée, qui lui permet de surveiller pour voir si tout va bien et d’apporter l’exhortation qu’il faut aux brebis du Seigneur.

Dans Hé 13, il dit :

Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu'il en soit ainsi, afin qu'ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d'aucun avantage.

Cela veut dire que Dieu leur demandera compte de la manière dont eux se sont occupé des âmes. Il ne va pas leur demander compte des péchés volontaires que les brebis ont pu commettre, parce qu’elles étaient rebelles. Mais, cet ancien, quand il paraîtra devant Dieu, Dieu lui fera rendre compte de la manière dont il a nourri les brebis, dont il s’en est occupé. Dieu verra s’il a agi dans l’Esprit de son Fils Jésus, selon le modèle de Jésus-Christ, ou s’il a nourri son ventre, s’il a dominé les brebis, s’il a mangé ce qui leur revenait, s’il a foulé aux pieds la bonne eau qu’elles devaient boire.

Rappelez-vous, dans Ez 34, les menaces et les châtiments que Dieu fait peser sur les mauvais pasteurs qui ne s’occupent pas des brebis, mais qui s’occupent d’eux-mêmes, avant tout. Dieu dit qu’il les détruira.

La parole de l’Eternel me fut adressée en ces mots : (2) fils d’homme, prophétise contre les bergers d’Israël ! Prophétise et dis-leur, aux bergers : ‘Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Malheur aux bergers d’Israël, qui se repaissaient eux-mêmes ! Les bergers ne devraient-ils pas faire paître les brebis ? (3) Vous mangez la graisse, vous êtes vêtus avec la laine, vous avez sacrifié les bêtes grasses, vous ne faites pas paître les brebis.(4)Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n’avez pas ramené celle qui s’était égarée, cherché celle qui était perdu; mais vous les avez dominées avec force et avec rigueur. (5) Elles ont été disséminées par manque de berger; elles sont devenues la proie de tous les animaux de la campagne; elles ont été disséminées. (6)Mes brebis errent sur toutes les montagnes et sur toutes les collines élevées, mes brebis sont disséminées à la surface de tout le pays; nul n’en prend soin, nul ne les cherche. (7) C’est pourquoi, bergers, écoutez la parole de l’Eternel ! (8) Je suis vivant ! oracle du Seigneur, l’Eternel; parce que mes brebis sont au pillage et parce que mes brebis sont devenues la proie de tous les animaux de la campagne, faute de berger, parce que mes bergers ne prenaient aucun soin de mes brebis, parce que les bergers se repaissaient eux-mêmes et ne faisaient pas paître mes brebis, (9) à cause de cela, bergers, écoutez la parole de l’Eternel ! (10) Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici contre les bergers ! Je réclamerai mes brebis de leurs mains, je ne les laisserai plus faire paître mes brebis, pour que les bergers ne se repaissent plus eux-mêmes. J’arracherai mes brebis de leur bouche, et elles ne seront plus une proie pour eux.

car ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : c’est moi-même qui prendrai soin de mes brebis et j’en ferai la revue.

C’est moi qui ferai paître mes brebis, c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur, l’Eternel.

Et vous, mes brebis, ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici; je juge entre agneau et agneau, entre béliers et boucs.

Le Seigneur nous dit que ces anciens sont appelés à veiller sur l’âme des brebis, donc à les connaître et à voir comment elles vivent leur vie spirituelle pour leur apporter les conseils du Seigneur. De même qu’ils doivent veiller sur leur propre vie et que nous sommes appelés nous-mêmes à veiller sur notre propre vie. Quand il est dit que les anciens veillent sur nous, ça ne veut pas dire que tu es dispensé du besoin de veiller sur toi. Nous devrons tous rendre compte au Seigneur pour nous-mêmes. Donc, nous devons veiller sur nous-mêmes et nous, anciens, nous devons veiller sur nous-mêmes et sur les autres; Mais il est aussi écrit que nous devons tous veiller les uns sur les autres. Ce n’est donc pas seulement le rôle des anciens. Et las anciens sont là en supplément, parce qu’ils sont peut-être sur une tour d’où ils ont une vue un peu plus large, pour pouvoir avoir des responsabilités un peu plus grandes, pour éclairer davantage le troupeau, mais tous, nous devons veiller les uns sur les autres et sur nous-mêmes. parce que, si on n’adopte pas ce modèle, avec l’Esprit de Christ, on va tomber dans un modèle forcément humain et ce modèle humain est aussi décrit dans la Bible. Et le modèle humain est celui de la doctrine de la couverture spirituelle, qui est idéale pour des dominateurs. Cette doctrine a été conçue par Satan et mise dans le cœur de ceux qui sont plutôt inspirés par des pensées humaines, puisque les pensées de Satan sont celles des hommes, pour pouvoir mieux contrôler le troupeau du Seigneur. Le fait de te dire : si tu n’as pas au-dessus de toi un homme pour te couvrir, tu es en danger de mort spirituelle, c’est idéal quand on a affaire à un dominateur qui utilise cette doctrine pour opprimer le troupeau.

Dans Ec 5, 7 il y a un passage intéressant :

Si tu vois dans une province qu’on opprime le pauvre et qu’on viole le droit et la justice, ne t’étonne pas de la chose, car un grand protège un autre grand, et il en est encore de plus grands au-dessus d’eux.

Ca veut dire que, quand on a un système hiérarchisé, on tombe obligatoirement sous la domination et l’oppression. C’est en fait un système militaire, puisque le centurion dira à Jésus :

Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres; et je dis à l'un : Va ! et il va; à l'autre : Viens ! et il vient; et à mon serviteur : fais cela ! et il le fait.

Ce qui est vraiment dommage, c’est qu’il y en a qui aiment l’oppression. Il y a des brebis qui aiment ça, qui n’aiment pas la liberté, parce que la liberté en Christ entraîne des responsabilités, et, c’est tellement sécurisant de se trouver entièrement dépendant, pieds et poings liés, de quelqu’un qui est au-dessus et qui décide tout pour toi, dans le moindre détail de ta vie.

Les brebis du seigneur doivent se secouer de ce joug et accepter de prendre leur responsabilité devant Dieu, en disant : ‘Seigneur, c’est Jésus mon modèle; si je prends cette responsabilité spirituelle, c’est parce que tu me l’as donnée.

C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Dans Pr 6, il y a aussi un passage intéressant :

Va vers la fourmi, paresseux ; considère ses voies et deviens sage. (7) elle qui n’a ni capitaine, ni officier, ni maître, (8) elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. (9) Paresseux, jusqu'à quand seras-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ?

Beaucoup de Chrétiens, bien-aimés, sont paresseux de cette manière-là. Ils aiment bien qu’il y ait, au-dessus d’eux, un maître, un inspecteur, un directeur qui leur indique tout ce qu’il faut faire, comme on le ferait dans une entreprise bien rodée, bien huilée, comme l’armée. Et il faut absolument que tu fermes les yeux et que tu laisses ton supérieur décider pour toi. Ce n’est pas ainsi qu’on marche dans l’Eglise du Seigneur Jésus. Ce n’est pas ainsi, en tout ca, qu’on va grandir, à l’image de Jésus.

Dans Pr 28, un peu plus loin :

Quand un pays est en révolte, ses chefs sont nombreux.

Chacun veut faire son Eglise, son ministère. Ah ! j’en ai eu assez, dans cette Eglise, parce qu’on ne m’a pas laissé faire vraiment tout ce que le Seigneur voulait que je fasse, alors je vais aller créer mon ministère à côté, tranquille. Je serai libre de faire ce que je veux. Ce n’est pas comme ça que ça marche avec Dieu. Cela peut marcher devant les hommes, parce qu’il y a des Eglises qui sont construites sur ce plan-là et qui, apparemment, marchent très bien. Elles grandissent, mais elles vont capoter, un jour, parce qu’elles ne sont pas construites sur le rocher du Seigneur Jésus. Puisque l’esprit de révolte est là derrière, cette rébellion va aboutir à une nouvelle scission, à un nouveau départ vers d’autres horizons de ceux qui n’ont pas réussi à obtenir ce qu’ils voulaient, dans ce cadre-là.

Mais avec un homme qui a de l’intelligence et de la connaissance, c’est ainsi qu’il y a continuité.

Le règne de Jésus va se prolonger, si nous, hommes et femmes, sommes remplis de l’intelligence et de la science du Seigneur. Là, son règne va devenir vraiment efficace.

Et dans Mt 20, 25, dans la bouche du Seigneur Jésus :

Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. (26) Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; (27) et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. (28) C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.

Tu vois dans quel esprit le ministère d’ancien doit être exercé. Donc, si tu es ancien ou si tu es appelé à l’être, Tu dois donner ta vie tout entière pour les brebis. Si tu es appelé à l’enseignement, tu vas t’attacher à cet enseignement, tu vas le perfectionner devant le Seigneur. Si tu es appelé à être apôtre, même chose. Si tu es appelé à être évangéliste, c’est pour faire rentrer des brebis dans le bercail du Seigneur. Tu vas les passer à d’autres qui vont s’en occuper, des ouvriers selon le cœur de Jésus. Si tu es appelé à être prophète ou pasteur, même chose. Le Seigneur m’a appelé à servir ses brebis, à donner ma vie pour elles, comme le mari doit le faire pour sa femme, dans le fond (c’est le berger de sa petite brebis, au sens spirituel du terme).

Donc, évitons, chers frères et sœurs bien-aimés, de nous engager dans des systèmes humains qui sont basés sur ce principe hiérarchique de couverture spirituelle, d’intermédiaire, d’homme qui décide pour vous. Evitez surtout de prendre des engagements dans de tels systèmes : carte de membre à vie, engagement par écrit à assister à toutes les réunions, à payer votre dîme et en ajoutant les offrandes Il y a des Eglises où l'on fait circuler un papier demandant de vous engager, parce qu’on a dû faire de grands frais, pour les bâtiments, pour la gloire de Dieu. Engagez-vous à verser, par mois, 1500 francs ou empruntez ou vendez votre maison, pour la gloire de Dieu. Engagez-vous, signez. Et je connais des Chrétiens qui souffrent, parce que, maintenant, ils ont des fardeaux sur le dos, parce que leur Eglise est en train de couler financièrement et eux se sont engagés, sur leurs biens, à payer. Si vous vous êtes engagés, dégagez-vous vite. Rendez votre carte de membre, parce que vous êtes officiellement inscrits sur les listes de l’Eglise, devant les autorités et, si l’Eglise est en faillite, on va demander à l’association cultuelle de payer. Et l’association cultuelle, c’est l’ensemble de ceux qui ont leur carte de membre. Allez dans une Eglise, mais ne prenez jamais votre carte de membre, ce n’est pas du Seigneur.

Et cela fait partie d’un système de domination. Pour l’enseignement sur la dîme, c'est pareil. Cet enseignement n’est pas dans le Nouveau Testament. Que chacun de vous, selon son cœur, mette à part, comme il l’a décidé avec le Seigneur, quelque chose pour aider les pauvres, les ministères qui marchent par la foi, et ceux qui partent en mission, mais jamais pour financer des bâtiments, des emprunts, des choses qui ne sont pas prévues dans la pensée du Seigneur. Dégagez-vous vite, déjà dans votre cœur ; que cela soit clair. Vous ne risquez rien en vous dégageant de la couverture spirituelle de ces hommes. Ils utilisent cette doctrine pour dominer sur vous, pour vous faire peur en vous disant : ‘’Si vous sortez de notre couverture spirituelle, vous allez au-devant de la catastrophe et même de la perdition. ils essaient de tenir les gens par la peur, par la crainte, alors que nous avons été libérés par le Seigneur.

En ce qui concerne le rapport du berger et des brebis, il faut d’abord avoir clairement à l’esprit que la brebis, puisqu’elle est rachetée par le Seigneur et qu’elle établit un lien vital avec lui, est d’abord la brebis du Seigneur. La brebis doit, en toute priorité unique, obéissance au Seigneur, lui seul. Cela veut dire que, si un homme va te transmettre la pensée du Seigneur, tu vas prier pour voir si ça vient bien de Dieu et tu vas te soumettre, parce que Dieu t’a montré que c’était bien sa pensée, mais pas parce qu’un homme a parlé, même si c’est un grand ministère qui a de l’autorité. N’accepte jamais de suivre ce qu’un ministère quelconque te demande de faire, si tu n’as pas prié et si tu n’as pas, dans le cœur, la conviction que ça vient vraiment de Dieu, sinon tu es déjà embrigadé dans un système humain et tu risques gros.

Merci Seigneur, il y a encore des ministères qui sont fidèles et qui te transmettront la pensée du Seigneur, mais, prie quand même avant si tu reçois un conseil, une exhortation de quiconque et des serviteurs de Dieu en particulier, cherche auprès de Jésus seul et dans sa Parole, si c’est bien du Seigneur. Et, si tu as la conviction de Dieu, elle te sera donnée par le Saint-Esprit qui est en toi, et tu vas t’incliner. Mais, le même homme pourra te donner, dans quelques jours un conseil qui ne sera pas bon. Et, si tu as l’habitude de le suivre, parce que c’est ta couverture spirituelle et qu’il faut que tu obéisses les yeux fermés, tu vas au devant de problèmes sérieux.

Donc, nous devons obéissance au Seigneur uniquement et à la direction de son Esprit, mais cela veut donc dire, puisqu’on a l’Esprit de Jésus, un Esprit d’humilité, que nous allons être en permanence à l’écoute de ce qu’un ancien, que nous aurons reconnu comme fidèle, nous dira de la part de Dieu. Mais aussi de ce que n’importe quel Chrétien peut nous dire de la part du Seigneur. Je ne vais pas limiter mon écoute à l’ancien, en disant : ‘’Bon, les frères et sœurs, vous n’êtes pas très spirituels, parce que vous n’avez pas de position’’. D’un tout nouveau converti d’un jour, Dieu peut se servir pour te parler.

C’est en Dieu seul que nous devons nous confier pour toutes choses :

Vous qui craignez l’Eternel, confiez-vous en l’Eternel !

Cessez de vous confier en l’être humain, dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle : car de quelle valeur est-il ?

Et je ne le dis pas dans un esprit de rébellion, parce que je sais ce que ça coûte, la rébellion. Celui qui dit : "Moi, je ne me confie qu’en Dieu, et personne ne va pouvoir me parler", c’est l’esprit d’un rebelle. Donc, je vais rester humble, comme mon Seigneur Jésus et dire : "Seigneur, tu vas peut-être me parler par mes frères et sœurs, mais donne-moi le discernement, montre-moi si ce qu’ils me disent vient de toi ou pas." On m’a si souvent dit : ‘’Mais, Henri, tu ne devrais pas faire ça’’. Chaque fois que j’ai déménagé, ou que j’ai quitté une Eglise pour raison de travail, par exemple, j’ai eu tout un comité de frères et sœurs qui me disaient : "Tu te trompes, tu ne fais pas la volonté de Dieu, ta place est ici". Moi, j’avais la conviction, et on l’avait en famille, que notre place était ailleurs. Donc, si l'on avait écouté le comité consultatif et les anciens, on ne serait jamais parti. Mais, parce que Dieu nous avait parlé et qu’on était les seuls à le savoir, on a fait la volonté de Dieu. Et ça a été bon. Donc, méfiez-vous des prophéties personnelles, si ce n’est pas confirmé par le Seigneur.

C’est en lui seul que nous devons nous confier. Et la Bible dit : ‘’Ne vous confiez pas aux grands (et c’est une tentation de se confier dans les grands ministères), ne vous confiez pas aux hommes, ne vous confiez pas dans la chair, ne vous confiez pas dans votre propre cœur, et ne vous confiez pas dans votre propre justice’’ (les versets sont plus bas), parce que, si tu es un homme juste et que tu commets une iniquité, toute ta justice sera oubliée, si tu ne te repens pas de ton péché.

Celui qui a confiance dans son propre cœur est un insensé

...Heureux tous ceux qui se confient en lui ! (le fils)

La justice du juste ne le délivrera pas le jour où il commettra un crime; et le méchant ne trébuchera pas par sa méchanceté le jour où il s’en détournera, de même que le juste ne pourra pas vivre par sa justice le jour où il commettra un péché. (13) Lorsque je dis du juste :’’ Oui, il vivra’’, s’il se confie dans sa justice et commet l’injustice, on ne se souviendra d’aucun des ses actes justes, il mourra à cause de l’injustice qu’il a commise.

Donc, tu seras heureux dans ta vie personnelle, si tu te confies en Dieu et en Jésus, de tout ton cœur et pour toute ta vie. Se confier en Dieu, ça veut dire avoir foi en lui. Je sais qui il est, que je suis sa brebis, qu’il va s’occuper de moi, qu’il ne me laissera jamais tomber, qu’il me l’a prouvé, qu’il a donné sa vie pour moi, qu’il veut établir un contact personnel avec moi et me diriger par son Esprit.

Dans le psaume 146, au verset 3, il dit :

ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver.

Dans Jr 17, il dit :

Ainsi parle l’Eternel : maudit soit l’homme qui se confie dans un être humain...

Béni soit l’homme qui se confie en l’Eternel, et dont l’Eternel est l’assurance.

Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair.

Vous voyez qu’une marche fidèle avec Dieu nécessite l’apprentissage de la marche par l’Esprit et qu’il faut que j’évite la tentation de me confier charnellement à des hommes qui me donneraient des conseils, même s’ils sont de la part de Dieu. Il faut que je me place dans l’Esprit, devant le Seigneur, et que je dise : Seigneur, tu vas m’apprendre à discerner là-dedans tout ce qui est vraiment de ton Esprit et ce qui est de la chair. Ce n’est pas facile, mais c’est la voie de la progression spirituelle.

‘’Ne vous confiez pas dans votre propre cœur, et dans votre propre justice’’.

Ceci pour nous dire que, dans la Parole de Dieu, puisqu’il n’est jamais dit nulle part qu’aucun homme ne peut être notre couverture spirituelle, ça veut dire que c’est le Seigneur lui-même qui va être notre couverture spirituelle. Et je vais vous montrer comment il le fait. A chacune de ses brebis il donne une couverture spirituelle. Dans Dt 33, 12, en parlant de Benjamin, Moïse prophétise :

C’est le bien-aimé de l’Eternel, il demeure en sécurité auprès de lui; l’Eternel l’abrite toujours, et demeure entre ses épaules.

Je crois que, pour nous, chrétiens, il y a là une image de l’attitude de Dieu pour nous, la manière dont il veut établir ce rapport personnel avec nous.

Il dit, un peu plus loin, au verset 29 :

Heureux es-tu, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Eternel, le bouclier de ton secours et l’épée de ta majesté ?

Le bouclier est ce qui nous protège, nous entoure et nous garde. C’est l’Eternel qui va nous protéger. Ce n’est pas un homme placé comme ta couverture spirituelle qui va pouvoir te protéger ou te garder.

Dans le psaume 5, il est dit, au verset 12 :

alors tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils auront de l’allégresse à toujours, et tu les protégeras; tu seras un sujet de joie pour ceux qui aiment ton nom. (13) Car tu bénis le juste, ô Eternel ! Tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier.

Nous savons que la grâce est venue avec Jésus. Donc, le Seigneur nous entoure de sa grâce, de Jésus, comme d’un bouclier. Vous parlez d’une couverture spirituelle ? La voilà., la couverture du Seigneur. Plus loin, au psaume 49 :

Dieu sauvera mon âme du séjour des morts, car il me prendra sous sa protection.

Si tu es en danger de mort, par les attaques des hommes, etc., tu dois savoir que ce n’est pas une couverture spirituelle humaine qui va te garder, t’en sortir, mais, c’est le Seigneur qui sauvera ton âme du séjour des morts, parce qu’il t’aura pris sous sa protection directe, sans intermédiaire. Au psaume 91, le magnifique psaume 91 :

Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. (2) Je dis à l’Eternel : Mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie ! (3) Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, de la peste et de ses ravages. (4) Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes;

‘’Sous l’abri du Très-Haut’’ : j’ai l’image d’une belle couverture, d’une tente.

‘’Il te couvrira de ses plumes’’ : il ne dit pas par l’intermédiaire d’une couverture spirituelle.

‘’Tu trouveras un refuge sous ses ailes’’ : les ailes de la justice, où se trouve la guérison.

Et au psaume 121 :

Il ne permettra point que ton pied chancelle; Celui qui te garde ne sommeillera point. (4) voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. (5) L’Eternel est celui qui te garde, l’Eternel est ton ombre à ta main droite. (6) Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. (7) L’Eternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme; (8) l’Eternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais.

L’Eternel, si je le crois dans mon cœur, si j’ai dans mon cœur l’esprit de Christ, si j’ai établi avec Dieu, mon Père, par Jésus-Christ et son Esprit cette relation qui me permet de dire : Abba, papa, j’ai la couverture spirituelle dont j’ai besoin. Et, dans le Nouveau Testament, il est dit aussi dans 1 Pi 2, 25 :

Car vous étiez comme des brebis errantes. Mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.

Or, vous savez que, dans certaines religions, on a fait de Pierre le pasteur numéro 1, et lui-même, l’apôtre, ancien comme les autres, il dit : ‘’vous êtes retournés’’, non pas vers moi, parce que j’ai un ministère de la part du Seigneur pour vous, ‘’vers le pasteur et le gardien de vos âmes’’ : c’est Jésus. Donc, si nous le faisons, nous, en tant qu’anciens, surveillant les âmes,

C’est uniquement en tant que collaborateur avec Christ, mais en sachant que celui qui va garder ses brebis, c’est avant tout le Seigneur lui-même, le grand berger des brebis, le seul berger capable de nous garder.

Maintenant, le Seigneur nous couvre spirituellement par trois éléments importants :

- par l’eau de la Parole : quand vous êtes au fond de l’eau du baptême par immersion, vous êtes couverts, bien couverts de l’eau du baptême qui est spirituellement notre mort et notre résurrection en Christ et nous sommes couverts par l’eau de la Parole. De la même manière, nous sommes plongés, par le Seigneur Jésus, puisqu’il est la parole vivante, dans la mort et la résurrection de Jésus. Donc, c’est aussi une représentation de la couverture que cette eau représente pour toi, quand tu es passé par la mort et la résurrection en Christ.

- par le sang de Jésus : le sang, si tu marches dans la lumière, te couvre en permanence, t’imbibe en permanence et a le pouvoir de te protéger en permanence. Nous avons vu le rôle du sang, quand les Hébreux ont quitté l’Egypte. Ce sang, sur les linteaux de la porte, les a protégés de l’ange exterminateur qui passait :

Vous prendrez ensuite un bouquet d’hysope, vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin, et vous toucherez le linteau et les deux poteaux (de la porte) avec le sang qui sera dans le bassin. Nul de vous ne sortira de sa maison jusqu’au matin. (23) Quand l’Eternel traversera l’Egypte pour frapper et qu’il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Eternel passera par-dessus la porte et ne laissera pas le destructeur entrer dans vos maisons pour (vous) frapper. (24) Vous observerez cela comme une prescription pour vous et pour vos fils à perpétuité. (25) quand vous serez entrés dans le pays que l’Eternel vous donnera, selon sa parole, vous observerez ce rite.

Et le sang de Jésus est sur ta vie : c’est ta couverture spirituelle. quand l’ange exterminateur approche, il voit le sang de Jésus et il s’enfuit, si, évidemment, tu ne lui ouvres pas une porte par ailleurs.

- par l’Esprit du Seigneur : nous voyons ce qui se passe le jour de la Pentecôte. Ils étaient là, ils attendaient le baptême promis du Saint-Esprit. Et, que s’est-il passé ? Le Saint-Esprit est descendu, comme un fleuve, puisqu’il est aussi comparé à de l’eau, qui les a entourés, couverts, est venu sur eux, puis en eux :

Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux.(4) Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.

Donc, aussi bien par l’eau, par le sang, par l’Esprit, le Seigneur te couvre, quand tu es brebis. Il se trouve que, même sur le plan naturel, l’eau, le sang et l’Esprit sont les trois éléments indispensables à la vie. Un corps sans esprit est un corps mort. 80 % de notre corps est composé d’eau et le sang transmet la vie à tout l’organisme.

Donc, comme Jésus est la tête du corps, que nous sommes membres de son corps, chaque cellule est baptisée dans l’eau de la parole, dans le sang de Jésus et dans l’Esprit du Seigneur. C’est merveilleux, comme couverture spirituelle ! Elle ne vaut pas mieux que toutes les couvertures humaines ? Qu’est-ce que tu risques, quand tu es couvert de l’eau, du sang et de l’Esprit ?

La seule couverture dont parle le Nouveau Testament, de manière précise, c’est la couverture dont la femme doit se parer quand elle prie ou qu’elle prophétise :

Toute femme, au contraire, qui prie ou prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c'est comme si elle était rasée.

Donc, on peut dire que la couverture spirituelle est là aussi. Elle est dans ce signe d’obéissance, de l’attitude humble que la femme, qui représente l’Eglise du Seigneur, doit avoir devant l’homme qui a autorité spirituelle, de la part du Seigneur, et qui l’exerce dans l’esprit de Jésus-Christ, dans l’esprit de service et de mort à soi-même. Cette autorité-là est concrétisée par le port du voile, quand la femme prie ou prophétise. cette couverture spirituelle est acceptée dans la liberté, sachant que la véritable couverture, c’est le Seigneur lui-même.

Dans Hé 4 et au verset 13, il est dit :

Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

Donc, chacun devra rendre compte, pour sa part, de sa vie personnelle, devant le Seigneur, et de la manière dont il l’a vécue. Il dit là que tu vas rendre compte personnellement, pas devant un homme, mais devant Dieu.

Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. (15) Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. (16) Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

parce qu’il les connaît. Et, comme la grâce du Seigneur t’enveloppe, que Dieu lui-même t’enveloppe partout, tu as la garantie que tu as dans cette union et dans ce contact personnel précieux avec Jésus, celui qui va t’édifier en toutes choses pour te faire grandir et t’amener à la perfection.

Et je terminerai en lisant ce verset d’ Ep 4, 13 et je reviens au début :

jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, (14) afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine,

Ceux qui se sont soumis à cette doctrine de la couverture spirituelle, l’ont fait, sans doute, parce qu’ils étaient encore des enfants. Ils sont flottants et emportés à tout vent de doctrine. Mais le Seigneur veut leur ouvrir les yeux pour leur dire ceci :

par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, (15) mais que, professant la vérité dans l'amour, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. (16) C'est de lui, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s'édifie lui-même dans l'amour.

S’il y a un intermédiaire entre Christ et vous, vous n’allez pas recevoir directement de lui la vie qui convient à cette partie-là que vous êtes et vous n’allez pas grandir spirituellement. Si, dans une Eglise, vous avez cette autorité hiérarchique et dominatrice, les brebis ne grandissent pas. Non seulement elles ne grandissent pas, mais elles dépérissent, parce que le lien n’est pas établi avec le Seigneur et les responsables n’ont pas veillé à l’établir et à mettre leurs brebis entre les bras du Seigneur directement. Donc, c’est aux brebis de réagir, non pas dans un esprit de dispute et de discorde (les choses peuvent se faire calmement et tranquillement), pour se dégager elles-mêmes de cette oppression spirituelle, établir avec le Seigneur Jésus une relation directe et confiante, et demander que le Seigneur les rende sensibles à tout ce qui vient vraiment de lui, au travers de nos frères et de nos sœurs et au travers des bons ouvriers qu’il appelle et qu’il voudrait que vous soyez, vous-mêmes.

Je reviens à mon appel du début : le Seigneur cherche ces ouvriers-là, qui établissent un lien personnel avec Jésus et qui vont aider les autres à l’établir. Il n’y a pas d’intermédiaire, ici. Chaque partie tire son accroissement directement de Jésus et s’édifie lui-même dans l’amour.

Prions :

Seigneur, je sais qu’il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce sujet. Mais, je crois que c’est suffisant pour nous ouvrir les yeux, nous montrer quelle doit être notre position spirituelle devant toi. Je te prie, Père, de dégager toutes ces brebis qui sont encore prisonnières d’un système humain quelconque, de leur parler toi-même, de les dégager de ce joug religieux, de leur donner une pleine liberté en toi et apprends-leur à l’exercer dans l’esprit de Christ, dans un esprit de vérité, d’amour, d’obéissance, de soumission à ta Parole et à ton autorité, selon le modèle merveilleux que tu nous a donné, Jésus-Christ. Seigneur, c’est ma prière, ce soir. Au nom de Jésus, je t’en remercie. Amen.

 

 

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