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mis le 18/12/2001


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Le Saint-Esprit nous transforme de l'intérieur



(message n°2)

Ce message fait partie d'une série de 2 messages (références C207 et C208). Il est le dernier de la série.

 

Suite du message C207 :

 

Il faut vraiment que nous nous attendions à voir le Seigneur faire des grandes choses dans nos vies. Il ne veut pas nous voir passer notre vie à attendre son retour, simplement. Il voudrait nous transformer à l'image de Jésus pour qu'on soit sur cette terre des instruments efficaces entre ses mains. Et ce n'est pas peu dire, que d'être transformé à l'image de Jésus, ce n'est pas simplement aller à un culte, aller à des réunions, chanter des beaux cantiques ! Quand le Seigneur te voit, est-ce qu'il voit Jésus grandir en toi ? Est-ce qu'il voit Jésus se manifester de plus en plus au travers de toi ?

Il ne faut pas que toi, tu sois comme un rideau qui cache Jésus, il faut que le rideau soit ouvert et qu'on voie Jésus apparaître dans ta vie. C'est cela qu'il faut. Le monde en a assez de voir des églises divisées, des religions, des gens qui de tapent dessus à coups de versets, des gens qui ont toujours raison et jamais tort. De toutes façons, on a toujours tort devant le Seigneur et c'est lui qui a raison. Alors, si j'ai raison sur un plan quelconque, c'est que le Seigneur a travaillé dans mon cœur pour me montrer la vérité. Donc, la vie avec le Seigneur, c'est une vie, ce n'est pas une religion, c'est une vie ! C'est la vie de Jésus qui entre en toi, et c'est la vie de Jésus qui te change, la vie de Jésus qui se manifeste jusqu'au point où Jésus est tout en toi et où toi, tu n'es plus rien. D'ailleurs Jésus ne peut pas être tout en toi si tu es encore quelque chose.

Si tu veux garder ta vie pour toi, Jésus qui t'aime et qui te respecte, va te la laisser. Mais si tu veux que la vie de Jésus se manifeste, il faut laisser la tienne. Donc, cela implique qu'il va falloir qu'on passe par des moments difficiles, parce qu'on est tellement attaché à nous, à nous-mêmes que cela empêche la vie de Jésus de se manifester. Il va falloir que Jésus nous montre qu'il faut nous détacher de nous-mêmes. On est tellement précieux à nos yeux, à nos propres yeux !

Dans l'ancien testament, il faut bien comprendre que c'étaient des hommes et des femmes qui n'avaient pas tout ce que nous avons, nous, dans la nouvelle alliance. Ils ne savaient pas ce que c'était que la nouvelle naissance en Christ, ils ne savaient pas ce que c'était que le baptême dans le Saint Esprit, ils n'avaient pas une pleine révélation de la croix, et de Jésus-Christ. A part quelques-uns, les prophètes, enfin, ceux qui avaient vraiment la pensée de Dieu, qui voyaient loin, parce que Dieu s'était révélé à eux.

Dans l'ancien testament, il y avait des hommes et des femmes sincères. Je parle des plus sincères et de ceux qui aimaient vraiment Dieu de tout leur cœur. Ils n'avaient pas tout ce que l'on a, nous. Ils ne pouvaient pas atteindre ce que le Seigneur nous permet d'atteindre par sa grâce. Donc, il faut vraiment que nous profitions de toutes ces grâces du Seigneur. Il ne faut pas les laisser de côté. Ne les laisse pas de côté, prends tout et utilise tout ce que le Seigneur te donne parce que, pour te faire grandir en Jésus, le Seigneur a besoin de ta collaboration. Il ne va pas te faire grandir, si tu n'es pas d'accord, ou si tu résistes.

Donc, dans l'ancien testament, il y avait des hommes et des femmes qui n'avaient pas le cœur changé par la nouvelle naissance. Si tu ne sais pas ce que c'est que la nouvelle naissance, peut-être que tu es né de nouveau, et que tu ne le sais pas. Mais en général, quand on est passé par la nouvelle naissance, on s'est rendu compte qu'il y avait un changement dans le cœur. On a entendu le message de l'Evangile, on a entendu parler de Jésus-Christ, on a entendu parler de ce qu'Il a fait pour nous, qu'Il est mort sur la croix pour expier pour nos péchés, parce qu'on est tous nés dans le péché. Et que ce péché nous a menés à la mort. Si Jésus n'était pas venu, nous serions morts dans nos péchés, et il n'y aurait pas eu un seul sauvé.

Mais parce que Jésus est venu, quand nous avons la foi en Jésus, Il peut faire un miracle dans nos vies. Il peut nous changer, nous faire naître de nouveau dans notre esprit. C'est l'esprit qui est d'abord né de nouveau. Et dans l'ancien testament, ils ne connaissaient pas ça. Vous vous rendez compte, ce que nous avons par rapport à eux ! Alors, il y avait une Parole de Dieu, c'est-à-dire qu'il y avait le Seigneur et Dieu se révélait par sa Parole à des hommes, qui la transmettaient aux autres.

Ceux qui avaient le cœur bien disposé écoutaient la parole de Dieu, et s'efforçaient de la mettre en pratique. Mais, ils n'y arrivaient pas, vous savez pourquoi ? Ils n'y arrivaient pas, pleinement du moins, parce que leur cœur n'était pas né de nouveau, leur cœur n'était pas changé, ils étaient sous une loi extérieure. C'est à dire que Dieu leur avait donné Sa loi, qui est bonne et parfaite, des commandements, pleins de commandements à respecter, des commandements qui auraient dû, si on avait été capable de les pratiquer, donner une vie pleine.

Mais parce que les hommes n'avaient pas le cœur changé, ils ne pouvaient pas pleinement obéir aux commandements de Dieu, et donc, ces commandements qui étaient bons en eux-mêmes ne pouvaient pas donner la vie, parce que la vie est donnée par la foi en Jésus Christ. Ils pouvaient avoir une certaine révélation de Jésus, parce que le Saint-Esprit, qui travaillait dans les cœurs, leur montrait qu'il allait venir un Messie. Ils allaient au temple de Jérusalem, où l'on faisait des sacrifices, on tuait des agneaux, et c'était une image de ce qui allait venir. Dieu leur montrait par là que l'Agneau de Dieu, Jésus, allait venir pour être tué pour nous, pour verser son sang, pour effacer nos péchés.

Eux, ne pouvaient pas avoir leurs péchés effacés, parce que le sang des veaux, des taureaux, des agneaux ne peut pas effacer le péché. Il peut le couvrir, le cacher devant Dieu, mais pas l'effacer. Seul le sang de Jésus peut effacer nos péchés. Et le Saint Esprit, puisque Dieu, Père, Fils, Saint Esprit, est éternel, le Saint-Esprit était là, au temps de l'Ancien Testament, mais il n'était pas déversé sur la terre, comme il a été déversé par Jésus par la suite. Dieu, le Père, a donné son Esprit par Jésus et l'a déversé le jour de la Pentecôte. Maintenant, le Saint-Esprit est déversé dans la terre entière. Le Saint Esprit n'est pas la même personne que Jésus, mais c'est le même Dieu. Donc, dans la personne du Saint Esprit, il y a le même caractère que celui de Jésus. C'est comme si Jésus était là, invisible. Dieu est présent en tant que Père, Fils et Saint-Esprit dans nos cœurs quand nous l'acceptons comme Sauveur et Seigneur.

Mais du temps de l'ancien testament, le Saint-Esprit n'était pas dans leur cœur, le Saint-Esprit était autour, ou le Saint-Esprit pouvait venir sur quelqu'un pour l'oindre ou pour lui donner un ministère particulier, mais Jésus a bien dit à ses disciples : "Le Saint-Esprit qui est avec vous, Il sera en vous". Donc, vous voyez, ceux de l'ancien testament avaient tout à l'extérieur, ils avaient un Dieu extérieur, ils avaient une loi extérieure à eux, ils avaient un Saint-Esprit qui était là à côté, mais extérieur. Ils avaient des sacrifices extérieurs, mais dans leur cœur, il n'y avait rien de changé, au sens que leur nature de péché n'était pas changée comme la nôtre peut être changée par la nouvelle naissance.

Alors, ceux qui étaient les plus sincères, du temps de l'ancien testament, étaient vraiment malheureux, parce qu'ils aimaient Dieu de tout leur cœur, ils s'efforçaient de lui obéir, et ils se rendaient compte qu'il y avait quelque chose qui les empêchait de rentrer dans la présence sainte de Dieu. Ils ne pouvaient pas s'approcher de Dieu comme nous, nous le pouvons. Et malheureusement, beaucoup de Chrétiens ne réalisent pas quelle est leur grâce aujourd'hui, parce que du temps de l'ancien testament, ceux qui s'approchaient de Dieu sans y être invités, étaient immédiatement punis de mort. Non pas, parce que Dieu était un Dieu méchant, c'est le même Dieu qu'aujourd'hui ; mais parce que, dans Sa sainteté, Dieu ne pouvait pas admettre quelqu'un en Sa présence dans le lieu très Saint du tabernacle.

Dans le temple de Jérusalem, il y avait un endroit où tout le monde pouvait aller, le parvis extérieur. Il y en avait un autre, où seuls les Juifs pouvaient aller, un autre où seuls les prêtres pouvaient aller et puis un, qui s'appelait le lieu très saint où il y avait l'arche. C'était là où Dieu se manifestait, sur l'arche, entre les deux chérubins et là, dans ce lieu, personne ne pouvait rentrer, sauf un homme, une fois par an, le grand prêtre, le souverain sacrificateur et encore, en tremblant ! Parce qu'il n'était pas sûr de ressortir vivant de la présence de Dieu. Il amenait en tremblant le sang des veaux et des boucs et des agneaux pour faire l'expiation pour tout le peuple. Il est bien dit que Dieu, qui était dans le tabernacle, est venu faire sa demeure dans notre cœur, un tabernacle vivant. On n'a pas assez conscience de la présence de Dieu dans ce tabernacle-là, ni ce que cela représentait, dans l'ancien testament que de s'approcher de Dieu, en tremblant. Alors qu'il nous est dit : "Approchez-vous avec assurance dans la plénitude de la foi", mais en sachant que l'on a affaire à un Dieu dévorant.

On ne s'approche pas de Dieu n'importe comment. Mais Il nous invite à nous approcher de lui avec assurance parce que si nous nous approchons dans la foi en Jésus, couverts du sang de Jésus, on va pouvoir s'approcher tout près d'un Père qui nous aime, et qui voudrait avoir une communion avec nous, une réelle communion, dans le cœur.

Dans l'ancien testament, quand ils voulaient parler à Dieu, ils pouvaient Lui parler évidemment, mais s'ils voulaient vraiment avoir une réponse directe, il fallait qu'ils consultent un prophète ou quelqu'un qui avait la pensée de Dieu. Ils allaient le trouver à Jérusalem. Si Dieu se manifestait, c'était toujours par un intermédiaire extérieur, quelque fois directement, mais Dieu se manifestait de l'extérieur. Alors que nous avons la grâce d'avoir un Dieu qui habite dans nos cœurs, quand nous l'avons accepté comme Sauveur par Jésus Christ, et d'avoir ce Dieu en permanence avec nous, dans le tabernacle de notre cœur.

Et Dieu est le témoin permanent de la manière dont nous vivons, de la manière dont nous parlons. Toutes nos pensés Il les voit, comme un livre ouvert. Tout ce que nous pouvons dire et faire, Il le voit, et je dirais, Il nous aime quand même ! Mais, Il veut nous changer, Il ne veut pas qu'on reste dans l'état où l'on est maintenant, Il veut nous changer. Le but du Seigneur, je reviens constamment là dessus, car beaucoup de Chrétiens ne le savent pas, c'est de nous changer à l'image de Son Fils.

Quand Dieu le Père voit Jésus, Il voit son Fils bien-aimé en qui Il a mis toute son affection, et qui a toujours parfaitement satisfait son Père, Jésus a toujours obéi de cœur, toujours fait la volonté de son Père, et pas la sienne. Et, Dieu le Père nous présente Jésus comme le modèle en disant : "Tu vois, tu as accepté Jésus comme Sauveur, tel que tu es. Tu étais sorti des plus grands péchés, tu as pu faire les pires atrocités, mais le sang de Jésus a été versé pour toi, et maintenant, Je te fais la grâce d'entrer dans ton cœur, parce que Je veux te changer à l'image de Mon Fils bien-aimé." Il veut que ce que tu es maintenant soit transformé, pour que tu deviennes semblable à Jésus.

Lui seul peut faire un miracle pareil. Crois-tu que tu peux y arriver par tes forces ? Tu ne le peux pas. Mais si tu es attaché à Dieu, si tu es attaché à Jésus, si tu es attaché à la Parole, si tu fais confiance à Dieu, lui qui habite dans ton cœur, et qui a commencé ce travail, si tu crois, attention, si tu crois, Il va le faire en toi.

Alors comment est-ce que tu mènes ta vie chrétienne ? Est-ce que tu mènes ta vie chrétienne avec négligence ? En disant : "J'appartiens à une bonne église, ou, elle n'est pas si bonne, mais enfin, personne n'est parfait, alors allons, je vais aux réunions, je paye ma dîme, je ne manque aucune réunion…" Cela fait vingt ans, ou quinze ans, que certains disent : je suis chrétien, fidèle, je suis mes engagements envers mon église… Est-ce que tu as progressé dans la stature de Jésus ? A quelle vitesse as-tu progressé ? Est-ce que tu as soif de ton Dieu, pour t'approcher de lui vraiment, pour qu'Il change ton cœur, qu'Il se révèle à toi, qu'Il t'explique sa parole en Esprit et en vérité ? Pour qu'Il te fasse grandir en Lui ?

Quelquefois, je rencontre des Chrétiens qui me disent : "Oh, je ne fais pas assez de choses pour Jésus !" Ma réponse est invariable, ma réponse est de leur dire : Mais, est-ce que tu vois Jésus agir dans ta vie pour te changer, pour te préparer aux choses qu'Il a en réserve pour toi ?" Jésus a attendu trente ans comme simple charpentier, enfin, Il a commencé peut-être à dix ans avec son père à être charpentier. Mais entre dix ans et trente ans, qu'est-ce qu'Il a fait pour Dieu son Père ? On pourrait dire : qu'est-ce que Jésus a fait, dans le fond, à Nazareth ? Les gens se perdaient, il y avait des malades, des aveugles, des sourds, des muets. Il a fait ses charpentes, ses meubles, pendant vingt ans avec son père !

l se préparait au ministère glorieux et unique qui allait être le sien, et le jour où Dieu, son Père lui a dit : laisse tomber tes outils, ferme ta porte et va maintenant. Donc, il faisait tout autant la volonté de Dieu, en faisant ses charpentes, qu'après, quand Il s'est lancé dans son ministère. Ce n'est pas une question d'intensité, c'est une question d'obéissance. Si Dieu te dit : reste-là parce que tu n'es pas encore prêt, parce que si tu commences à faire du travail pour moi, tu vas tout casser, tu as intérêt à rester là et à attendre !

Jésus a dit à Ses disciples : restez à Jérusalem, ne faites rien, jusqu'à ce que vous soyez baptisés dans le Saint Esprit. Si vous n'êtes pas baptisés dans le Saint Esprit, vous allez mal faire mon travail, et je ne veux pas. Je veux que vous attendiez. Ils ont attendu dix jours, à faire quoi ? Evidemment, ils ont prié, ils se sont réunis, mais ils n'ont rien fait de spécial pour Dieu. Ils n'ont pas évangélisé, ils n'ont pas transformé les foules, ils ont attendu d'être remplis, pour pouvoir, après, faire le travail de Jésus.

Donc, tu vois, il faut être à la place où Dieu veut que tu sois, au moment où Il veut que tu sois là. Il faut que tu sois sûr que c'est là que Dieu te veut, avec, dans le cœur, le désir de voir Dieu faire des grandes choses.

Ils avaient cette loi merveilleuse dans l'ancien testament, cette parole de Dieu. Dieu leur avait donné une foule de commandements. D'abord, les dix, puis ensuite, beaucoup d'autres, parce que dans ces commandements, il y avait la pensée de Dieu, il y avait la nature même de Dieu, il y avait ce que Dieu voulait. Ils s'efforçaient de les mettre en pratique, et ils n'y arrivaient pas, je le répète, parce que leur cœur n'était pas changé en profondeur. Il y avait leur nature, leur nature charnelle qui était là, et cette chair, cette nature charnelle les empêchait d'obéir à la loi. C'était une impossibilité totale d'obéir pleinement à la loi de Dieu, ils ne le pouvaient pas.

Et la parole de Dieu nous dit dans Romains, chapitre 8 et verset 3 : "Car, chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché"… Donc Il dit que la chair rendait la loi sans force. Cette loi de Dieu, cette parole puissante qui était donnée par des hommes et des anges, cette parole puissante était rendue sans force. Pourquoi ? Parce que leur chair rendait la loi impuissante, la chair rendait la loi sans force.

Bien sûr, ils avaient la loi, certains l'étudiaient par cœur, certains passaient leur vie à le faire, ils la connaissaient par cœur. Les scribes, les pharisiens, tous ceux qui étaient passé par les écoles bibliques de l'époque, auraient pu vous réciter n'importe quel verset de la loi, ils la connaissaient par cœur. Mais cette loi était incapable de changer leur vie parce que la chair la rendait sans force. Qu'est-ce que la chair ? Ce n'est pas ce corps physique simplement, nous savons que le péché habite dans la chair, dans le corps physique, mais c'est l'ensemble de la nature de péché dans laquelle nous sommes tous nés depuis, le péché d'Adam et d'Eve. Tous les hommes sont nés dans le péché. Ils sont nés plus ou moins riches, pauvres, intelligents, beaux, mais il y a une chose qui nous rassemble tous, c'est que nous sommes tous nés dans le péché, dans la chair. Nous n'avons rien fait personnellement, ce sont nos ancêtres qui ont péché. Mais nous avons hérité le péché. Nous n'avons rien fait pour naître dans le péché, mais à partir du moment où il s'agit d'en sortir, là nous avons quelque chose à faire. C'est pour cela qu'on est rendus responsables. Il ne faut pas dire : "Oh Seigneur, je suis né dans le péché, ce n'est pas ma faute ! Maintenant, je n'y peux rien, c'est obligé qu'on pêche, parce que tout le monde le fait. De toutes façons, j'ai une nature charnelle de péché. Ce n'est pas possible de la surmonter, et de la changer."

Oui, tu as raison, c'est impossible de la changer. Mais Dieu a condamné le péché dans la chair en envoyant Jésus dans une chair semblable à la nôtre, mais sans péché, pour que par Sa mort dans la chair, Il fasse mourir notre chair de péché en lui. Cela veut dire que quand Jésus-Christ est mort sur la croix, le Père a fait entrer en Lui tous les hommes dont il savait d'avance qu'ils croirait en Lui. Et quand Jésus-Christ est mort, ils sont morts en Lui. Leur nature de péché est morte quand Jésus est mort.

Tu vois donc la grande différence entre l'ancien et le nouveau testament, c'est que, comme leur chair était toujours vivante, leur chair s'opposait constamment à la loi de Dieu, à la Parole de Dieu. Ils ne pouvaient jamais être transformés et la loi ne pouvait rien mener à la vie parce que ce n'est pas la loi qui mène à la vie, c'est la vie de Dieu qui nous amène à la vie, par la foi en Jésus Christ, par la nouvelle naissance !

Dans l'ancien testament, certains ont pu être sauvés. Certains ont pu étaient sauvés dans l'ancien testament, quand même. Tous ces hommes et ces femmes de foi qui marchaient avec le Seigneur, Abraham, David etc…, ne sont pas en enfer, ils sont sauvés. Ils ne font pas partie de l'Eglise, ils font partie des amis de l'Epoux, mais ils sont sauvés. Ils n'ont pas été sauvés par la loi et par leur observation de la loi, ils ont été sauvés par la foi, comme Abraham, le père de la foi. Il est dit qu'Abraham a été rendu juste parce qu'il crut à Dieu, et non pas parce qu'il a obéi à des commandements. Parce qu'il a cru en Dieu, bien sûr, dans son cœur, il avait constamment le désir d'obéir, mais il n'a pas été sauvé parce qu'il a obéi à des commandements : tu ne vas pas tuer, tu ne vas pas voler… Je m'efforce de ne pas tuer, de ne pas voler, en espérant que dans la balance divine, au dernier jour, toutes les bonnes actions qui j'ai faites vont peser plus lourd que les mauvaises… Ce sont les religions qui annoncent cela, ce n'est pas l'évangile de la foi.

Tu aurais pu remplir un côté de la balance de millions de bonnes œuvres, si de l'autre côté, tu as un seul péché, tu meurs ! Il faut que ce péché soit effacé par le sang de Jésus. Le salut ne peut être donné que par la foi en Jésus. Dans l'ancien testament, ils ont pu être sauvés par la foi en Dieu, par la révélation qu'ils avaient de Dieu à l'époque, c'est cela qui les a sauvés. C'était la grâce de Dieu qui agissait quand même. Mais ils n'avaient pas leur vie transformée par cette nouvelle naissance. La chair était toujours là, pour rendre la loi sans force.

Vous rendez-vous compte de la situation que nous avons, nous aujourd'hui, par rapport à eux ? Aujourd'hui, nous pouvons avoir une nouvelle naissance spirituelle. Cela veut dire que notre esprit, au dedans de nous, reçoit par la foi en Jésus, un changement complet, le vieil esprit que nous avions quand nous sommes nés dans la chair, passe par une mort et une résurrection : Dieu prend ton esprit, le vieux qui est mort à cause du péché, et Il le remplace par un nouveau qui vient d'en haut et qui a la vie de Dieu en lui. Tu le sens dans ton cœur. L'esprit, ce ne sont pas les pensées, l'intelligence, l'âme. C'est la partie la plus profonde de notre être, qui peut nous mettre en contact avec Dieu, et qui reçoit la vie de Dieu par la nouvelle naissance.

C'est très fort, parce que je relis Ephésiens 4, verset 24 : Nous sommes appelés à revêtir l'homme nouveau. Ecoutez ce qu'il dit : cet homme nouveau, c'est-à-dire cet esprit nouveau, est créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité, qui est Jésus, et qui est sa Parole. Jésus est la vérité, sa Parole est la vérité, le Saint-Esprit de vérité qui nous a donné cette nouvelle naissance, a créé en nous un esprit qui est créé dans une justice et une sainteté que produit la vérité. Tu rends-tu compte de l'importance de l'amour de la vérité dans ta vie ? Si tu aimes la vérité, tu vas avancer dans la connaissance de Jésus qui est la vérité. Il va te montrer la vérité sur toi et tu l'accepteras. Il va te montrer la vérité qu'il y a en Jésus, elle te sera révélée.

Dans 2 Corinthiens 5, verset 17 : "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature". Ce n'est pas une parole en l'air, comme si l'on disait que nous sommes un homme nouveau, comme on dit de quelqu'un qui refait sa vie quelque part, c'est un homme nouveau, il a changé ses habitudes, il est coiffé différemment, habillé différemment, etc… Mais ce n'est pas cela ! Dieu change ton cœur, ton esprit, tu deviens une nouvelle création, et les choses anciennes, toutes les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles ! Et cela nous vient de Dieu, c'est un cadeau de Dieu, que tu ne mérites pas.

Cela veut dire que quand tu acceptes Christ, tu es déjà un être nouveau en Lui, tout entier nouveau ! Et ce que Jésus désire faire, c'est faire passer dans la réalité de l'expérience, cet être nouveau qu'Il a créé en toi. Et il ressemble à Jésus ! Cet être nouveau qu'Il a crée en toi, que tu as reçu comme cadeau, ressemble à Jésus. Tous les Chrétiens nés de nouveau ont reçu comme cadeau un être intérieur, un esprit nouveau qui ressemble à celui de Jésus. Et le Saint-Esprit vient habiter dans cet esprit pour nous transformer et nous changer du dedans vers l'extérieur !

Dans la nouvelle alliance, tout commence toujours de l'intérieur vers l'extérieur. Dans l'ancienne alliance, tout était extérieur, cela ne pouvait pas entrer dedans, parce que le cœur n'était pas changé. Dans la nouvelle alliance, par la foi en Jésus, le cœur est changé et tout commence de l'intérieur. Par la présence de l'Esprit de Dieu en nous, tout est changé progressivement, si nous croyons, et si nous le laissons faire.

Pourquoi y a-t-il tellement de Chrétiens qui n'arrivent pas à atteindre ce but ? Je suis persuadé que c'est parce que la chair dans leur vie fait obstacle à la manifestation de la vie de l'Esprit. Exactement comme dans l'ancien testament. Mais dans l'ancien testament, c'était une impossibilité totale que la chair soit éliminée, puisqu'ils ne connaissaient pas la nouvelle naissance en Christ. Dans le nouveau testament, nous avons la possibilité, le devoir de marcher, non plus selon la chair, mais selon l'Esprit qui nous a été donné et qui habite en nous.

Ce qui était une impossibilité dans l'ancien testament, malheureusement, pour beaucoup de Chrétiens, reste une impossibilité pour eux. Cela veut dire qu'ils continuent à marcher dans la chair, tout en ayant reçu un esprit nouveau. Il y a un voile qui n'a pas été déchiré. La chair peut donc rendre la Parole de Dieu sans force dans nos vies de chrétiens, si nous continuons à marcher selon la chair, si on laisse s'exprimer toute la vie de la chair, où réside le péché. Il faut arriver à entrer dans le lieu très saint, il faut arriver à comprendre que le voile de la chair a été déchiré.

Dans Romains 7, il est dit au verset 18 : "Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair". Est-ce que toi, en tant que chrétien, tu sais cela ? Je pense que quand on est chrétien, on se rend compte que, dans la chair, il n'y a rien de bon. Il faut avoir un certain discernement spirituel. Il y a des chrétiens superficiels, malheureusement, qui ne s'en rendent pas vraiment compte. Ils continuent à marcher dans la chair comme si rien n'était. Ils sont un peu frustrés parce qu'ils voient que ce n'est pas tout à fait comme cela que Dieu voudrait qu'ils marchent. Mais ils disent : "Bon c'est comme cela, on n'y peut rien ! J'ai fait tous mes efforts, mais ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair."

A partir du moment où tu sais déjà dans ton cœur qu'il n'y a rien de bon dans ta chair, rien de bon en toi dans ta vieille nature, tu peux être l'homme le plus intelligent du monde, tu peux avoir les plus beaux diplômes du monde, tu peux être né avec un quotient intellectuel de 180, tu peux avoir tous les dons du monde, si tu n'as pas la nouvelle naissance, tu n'es rien. Tout cela peut être, au contraire, un grand empêchement pour arriver à comprendre que tu es un pêcheur invétéré, pourri, en tant qu'homme naturel.

Donc, c'est une grâce de Dieu de pouvoir comprendre que dans la chair il n'y a que du péché. Et parfois cette chair est bien difficile à discerner dans les petites choses. On voit les gros péchés, mais on ne voit pas tout ce qui est fin, subtil, ce qui est difficile à discerner, et qui est encore de la chair. Romains 8, verset 5 : "Ceux qui vivent selon la chair". C'est-à-dire que si, en tant que Chrétien, tu continues à suivre les impulsions de ta chair qui sont pécheresses, tu vas t'affectionner aux choses de la chair. Tandis que, ceux qui vivent selon l'Esprit s'affectionnent aux choses de l'Esprit. Et l'affection de la chair, c'est la mort. Paul parle à des chrétiens  : c'est la mort ! L'affection de l'Esprit, c'est la vie et la paix. L'affection de la chair, c'est être ennemi de Dieu. Parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Tu comprends pourquoi en tant que chrétien qui marche par la chair, on peut être si malheureux, quand on a la conscience un peu aiguisée ?

On crie comme Paul : "Misérable que je suis, je sais bien ce qu'il faudrait que je fasse, mais je n'y arrive pas !" Pourquoi ? Parce que la chair rend la loi sans force. Tu ne comprends pas que tu as été mis à mort quand Christ est mort, que la chair a été mise à mort. Et cela doit être reçu par la foi, tu dois le croire pour le vivre. Avant de le vivre, il faut le croire. La seule solution, pour un chrétien, même s'il est né de nouveau, qui n'a pas compris ce que c'est que la crucifixion de la chair en Christ, c'est le légalisme religieux. La seule solution, cela veut dire qu'il sait que la Parole de Dieu est bonne, il sait que les commandements de Dieu sont bons, il sait que tout cela. Il devrait obéir, mais il ne le fait pas. Pourtant il sait qu'il devrait le faire. Comme il n'y arrive pas et qu'il faut bien s'en sortir, il va faire semblant. Il va essayer de se sonner une apparence de bon chrétien.

Vous pensez qu'il va y arriver s'il se contente de quelques réunions dans la semaine ? Vous voyez, quand on est là, tous réunis devant le Seigneur, on est tous vraiment très spirituels, formidables ! Il n'y en a pas un qui se fâche… Je vois des hommes et des femmes en paix, paisibles devant le Seigneur, désireux d'ouvrir leur cœur à la Parole. Mais comment allez-vous rentrer chez vous, quand vous allez être seuls avec votre femme ou votre mari, ou votre voisin qui vous embête depuis si longtemps, comment allez-vous vous comporter à ce moment-là ? Est-ce que vous allez être aussi patients, aussi calmes, aussi gentils qu'ici ? C'est là qu'on va les voir, les Chrétiens spirituels, et les Chrétiens charnels !

Alors quand vas-tu décider de régler ce problème sérieusement devant le Seigneur ? Tu vois, je ne veux pas mettre un fardeau sur toi, au contraire, je dis qu'en Christ, il y a une libération du fardeau du légalisme religieux. Beaucoup d'églises sont dans le légalisme religieux, parce qu'elles savent ce qui faudrait faire, elles savent que c'est bon. Leur pasteur prêche constamment : "Aimez-vous les uns les autres, faites ce qui est bien, ne vous fâchez pas, ne vous mettez pas en colère…" Normalement, on doit tous prêcher cela, mais si l'on prêche cela a des gens qui n'ont pas compris la Croix, qui n'ont pas compris l'œuvre de la Croix, comment ils sont morts et ressuscités en Christ, on va prêcher le légalisme religieux et l'on va accumuler un fardeau pesant sur les épaules des brebis. On va commencer par la fin, au lieu de commencer par le début !

Il faut commencer par la prédication de la Croix et y rester tant qu'elle n'a pas été comprise, et quand elle a été comprise, il faut y revenir constamment ! Pour rappeler ce que Jésus a fait à la croix, rappeler ce qu'Il a fait de nous à la croix. Et à mesure qu'on entend la parole, la foi vient, la foi vient de ce qu'on entend. Si le message de la croix est prêché en tout premier aux brebis qui se convertissent, et si elles ont compris, à ce moment là on pourra rajouter tout le reste, en disant : "Aimez-vous les uns les autres…" Ils vont comprendre que ce commandement de s'aimer les uns les autres doit venir du lieu très saint de leur cœur, comme un fleuve de vie qui sort de là et qui n'est plus bloqué par le barrage de la chair. Tout ce que Jésus a mis de bon en toi ne peut pas s'écouler tant qu'il y a cette carapace de la chair qui est là.

Comme ce vase que Marie a brisé aux pieds de Jésus et qui contenait un parfum merveilleux. Mais ce parfum merveilleux ne pouvait pas sortir tant que le vase n'était pas brisé. C'est une image de la chair qui était là et qui couvrait ce parfum merveilleux. Il a fallu qu'il soit brisé aux pieds de Jésus. Et le parfum s'est répandu. Le parfum, c'est la nature même de Jésus, l'amour, la joie, la paix, la nature de ton Dieu enfin manifestée en toi, la victoire sur l'esclavage du péché. Tu n'est plus esclave du péché, tu as un Dieu merveilleux, miséricordieux, compatissant, qui a tout prévu pour que tu ne sois plus esclave de la chair et du péché. Ce légalisme religieux est dû au fait, en réalité, qu'on n'a pas compris, reçu ou prêché la croix, le message de la croix…

Je vais insister un peu sur le légalisme religieux, parce qu'il faut à tout prix que l'on soit conscient de toutes le racines de légalisme qu'il peut encore y avoir dans notre vie. C'est souvent très subtil. Cela m'arrive de voir des Chrétiens hyper légalistes qui viennent me trouver en me disant : "Qu'est-ce qu'il est légaliste celui-là ! ou celle-là !" Mais pourquoi ? Il ne se rend pas compte du légalisme qui est dans sa vie ! Le danger, quand on est vraiment désireux de faire la volonté de Dieu, désireux de ne pas avoir de compromis, désireux d'aller jusqu'au bout avec Dieu, le danger, c'est le légalisme justement, si la croix n'est pas au milieu de notre vie. Car on sait ce qui est bon, on veut aller jusqu'au bout, et on fait le forcing, mais dans la chair.

Partout où il y a du légalisme religieux, il y a une connaissance intellectuelle et théologique de Dieu et de sa Parole, mais pas la vie de Jésus. C'était la différence entre Jésus et les pharisiens. Les pharisiens avaient une connaissance théologique parfaite de la Bible. Jésus était la Bible incarnée, la Parole incarnée, par sa nature. Mais regardez Jésus vivre. Est-ce que vous voyez du légalisme religieux dans sa vie ? Pourtant, Il a dit : "Je suis venu accomplir toute la loi." Comment ? Il ne se lave pas les mains avant de manger ? Ou bien, le jour du sabbat, il marche et il laisse ses disciples arracher les épis ? Le sabbat a été fait pour l'homme et pas l'homme pour le sabbat, répond Jésus. Il voulait les libérer de ce carcan, mais les pharisiens restaient accrochés à leur fardeau, en disant ; "Non, la Parole de Dieu, c'est trop sérieux ! Il ne faut pas jouer avec elle !" C'est vrai, mais ils essayaient d'obéir sans avoir le cœur changé, de l'extérieur. C'étaient des gens qui avaient rempli leur tête de la Parole de Dieu, mais qui n'avaient pas la vie et qui mettaient sur tout le monde des fardeaux pesants. Mais eux, ne remuaient pas le petit doigt pour les bouger.

"Il faut que vous fassiez cela et pas cela ; il ne faut pas que vous soyez adultères, il faut observer tous les commandements…" Mais eux, en cachette, ils faisaient tout ce qu'ils apprenaient aux autres à ne pas faire. Donc, Jésus dit : "Ecoutez bien ce qu'ils disent, mais ne faites pas ce qu'ils font ! Faites ce qu'ils disent, mais pas ce qu'ils font !"

C'est cela, le légalisme religieux, quand la croix n'a pas fait son œuvre dans nos cœurs, pour libérer tout le parfum de Jésus. On va avoir une connaissance extérieure et intellectuelle, légaliste, de la Parole, et parce qu'on a le cœur tout entier pour Jésus, on va s'efforcer d'obéir à fond et, en même temps, de faire rentrer les autres dans le moule, pour que tout le monde soit bien obéissant… "Qu'il n'y en ait pas un qui attire l'interdit sur nous, hein  !"

C'est l'hypocrisie qui est au cœur du légalisme religieux, l'hypocrisie, l'apparence. On va soigner l'apparence et pas la réalité. On va veiller soigneusement à ne rien faire voir aux autres de ce qu'il pourrait y avoir de mauvais en nous, et qu'on connaît très bien. Mais on le laisse se manifester à des moments où ce n'est pas dangereux pour notre image de marque. Mais Dieu n' a que faire de notre image de marque. Il veut la réalité, Lui, le contenu.

Dans le légalisme, tout est basé sur le mensonge, tout est basé sur l'hypocrisie, c'est—à-dire que l'on dit des choses et on ne le fait pas. Ou bien, on fait pression, dans le sens qu'on croit juste, mais ce n'est pas la pression de la vie, qui est la pression de la loi, du légalisme. Dans Romains 14, il y a un passage qui nous montre ce qu'est le légalisme religieux. Il dit : "Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions." Alors, quand on a des convictions fortes, parce qu'on a eu des révélations de Dieu, la tentation, c'est d'entrer dans des discussions en disant à son frère : "Toi, tu ne marches pas droit, tu devrais savoir que Dieu dit cela et cela…" Mais on ne le dit pas avec un esprit d'amour, on le dit avec un esprit légaliste. Vous pouvez le dire avec une voix très douce, mais remplie d'esprit de légalisme. C'est-à-dire que l'on va essayer de faire pression sur les autres, de l'extérieur, pour les faire entrer dans quelque chose qu'on croit bon et juste, sans que leur cœur soit changé.

C'est pour cela que Paul dit : "Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas." Tel croit pouvoir manger de tout. Celui-là n'est pas légaliste, il croit pouvoir manger de tout, il mange du boudin, du sang et tout. Il dit, comme Paul : moi, j'ai été libéré de tout cela. Je peux même aller manger des viandes dans un temple d'idoles, j'en ai la liberté, parce que je sais que rien de ce qui peut entrer en moi ne va me souiller. Mais si j'ai à côté de moi ou en face de moi, des Chrétiens qui sont faibles et qui vont être choqués par ma liberté, je ne vais surtout pas le faire, par amour pour eux. Donc, je vais supporter ceux qui sont encore faibles. Tel croit pouvoir manger de tout, tel autre, qui est faible dans la foi, ne mange que des légumes. Il est encore un peu légaliste. Il y a des Chrétiens comme cela, il y a des Chrétiens qui disent : "Je sais que la parole de Dieu dit qu'il ne faut pas manger de porc, ou des choses comme cela." Ils n'ont pas la liberté de le faire. Il n'ont pas encore été éclairé là-dessus, il sont encore un peu légalistes.

Il faut que je le supporte, celui qui est faible dans la foi, parce que le danger, c'est la suite : que celui qui mange, c'est-à-dire que celui qui est libre, ne méprise pas celui qui ne mange pas. Si, par exemple, j'ai eu la révélation de la guérison divine par la foi en Jésus, j'ai cette liberté de dire : "Seigneur, c'est merveilleux, maintenant, je peux me passer des médecins, des médicaments, tout parce que Tu as fait ce travail dans mon cœur, comme conviction de Ta Parole." Mais si je commence à faire pression sur les autres, ou à mettre sur eux un sentiment de culpabilité, même de manière inconsciente, une remarque, une phrase, en disant : "Comment, tu prends encore des médicaments, toi ?" Que va faire celui qui m'écoute ? Il va se sentir culpabilisé ou blessé, parce qu'il n'a pas encore la même révélation.

Donc, le danger, c'est que celui qui a cette révélation et cette liberté commence à mépriser ceux qui ne l'ont pas. Que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange. Celui qui ne mange pas dira :"Moi, je ne mange pas de porc ou de choses comme cela, mais celui-là, tu vois ce qu'il fait ?" Alors, on commence à juger, à critiquer. Cela, c'est le pur travail du légalisme. Le mépris, vis-à-vis de ceux qui n'ont pas encore atteint cette "stature spirituelle", et le jugement des autres, mépris, jugement, jugement, mépris. Voilà ce qui se passe dans les églises légalistes. Tout cela représente un fardeau de pression spirituelle qui n'amène pas la vie, mais qui amène la mort, parce que la crainte s'en mêle, et la frustration.

"Ah oui, j'aimerais bien marcher par la foi, mais je n'y arrive pas ! Compter sur le Seigneur en toutes choses, je sais que l'on devait, d'accord, mais, je n'arrive pas ! Et il y en a un là, qui n'arrête pas de me montrer combien il marche par la foi, combien il compte sur le Seigneur. Même sans rien dire, je sens qu'il veut le montrer…" Il y a une manière subtile de montrer son légalisme, sans rien dire, sans rien faire. On sent le jugement, la crainte et la frustration qui se promènent avec le légaliste. Vous ne voyez pas Jésus faire cela ! Jésus apportait la vie partout où il passait, et pourtant, il aurait pu être le plus légaliste de tous, puisque Il était la loi incarnée. Mais, il n'était pas légaliste, comme nous pouvons l'être, parce que c'était la vie de Dieu qui se manifestait en Lui. Il savait comment la répandre sur les autres. Il répandait la vie et non la mort.

Cela ne veut pas dire que je vais approuver tout ce que font ceux qui n'ont pas eu la révélation et la liberté. Mais cela veut dire que je serai tellement animé de la vie et de l'amour de Jésus, que je ne vais pas répandre autour de moi la crainte, la frustration, le jugement, la condamnation, mais que je vais répandre l'envie de faire comme Jésus, si moi je fais comme Jésus. Cela va se transmettre par l'envie, et par la vie tout court !

Celui qui marche vraiment par la foi en Jésus, par sa simple présence, sans rien dire, va transmettre la foi. Vous avez des hommes et des femmes de Dieu comme cela. Ils sont tellement proches de leur Seigneur, tellement remplis de la vie de Jésus en eux, que lorsque vous les rencontrez dans la rue, en leur disant simplement bonjour, vous recevez une dose de vie et vous repartez rechargé, simplement par la présence de la vie qui est en eux et l'absence de cette barrière charnelle qui est dans la vie de tant de Chrétiens.

Donc, c'est une sécheresse spirituelle, ce légalisme religieux, il faut comprendre cela, bien-aimés. Il faut vraiment que le Seigneur nous montre toute racine de légalisme religieux dans nos vies, et qu'on crie au Seigneur par que la croix fasse un travail plus profond, pour qu'on entre plus profondément dans le domaine de la vie, et qu'on quitte celui de la loi.

Dans Matthieu 23, je vais vous lire quelques versets, pour vous montrer l'attitude sévère de Jésus vis-à-vis de ceux qui sont légalistes. Jésus les aime d'un amour éternel, mais Jésus ne peut pas admettre que dans son peuple bien aimé, il y ait autre chose que son amour à lui. L'amour de Jésus n'est pas légaliste. Dans Matthieu 23, il dit au verset 2 : "Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent, mais n'agissez pas selon leurs œuvres." Et un peu plus loin, il dit au verset 8 : "Ne vous faites pas appeler Rabbi, maître etc… ou père." On en connaît, dans certains mouvements, qui se font appeler directeur, maître, père, etc… Mais ce n'est pas cela que Jésus veut pour nous. Il dit : "Malheur à vous !" Et il le répète : "Malheur, malheur, malheur à vous, scribes et pharisiens (verset 13), vous fermez aux hommes le royaume des cieux, vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent y entrer !"

Donc, le travail du légalisme, c'est cela : on empêche les brebis d'entrer dans la liberté de Christ, et dans la plénitude du royaume de Dieu. Il y a un carcan spirituel qui est sur les églises légalistes, qui les empêche d'entrer dans la plénitude de la vie de Jésus. Ah, cela peut être bruyant, cela peut être gai, on peut faire beaucoup de choses pour le Seigneur, mais on sent cette ambiance de légalisme religieux, enfin, moi je la sens. "Malheur à vous, (verset 14), vous dévorez les maisons des veuves, et vous faites pour l'apparence de longues prières…" Je sais que tous ceux qui font de longues prières ne le font pas pour l'apparence seulement, mais c'était leur cas à eux. "A cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement. Vous courez, (verset 15) la mer et la terre pour faire des prosélytes…" C'étaient des évangélistes formidables, à leur manière. Ils couraient la terre entière pour faire entrer les gens dans la religion judaïque. Et Jésus leur dit : "Malheur à vous, parce que, en fait, vous les formez à votre modèle, et vous en faites des gens pires que vous…" "Malheur à vous, malheur à vous, malheur à vous, vous payez la dîme, vous nettoyez le dehors etc…" Et il termine au verset 37 en disant : "Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés…" Vous voyez, cela, c'est le travail du légalisme religieux : il transmet la mort, il tue. Comme Caïn a tué son frère Abel. Abel marchait par l'Esprit. Caïn, qui marchait par la chair, a tué son frère.

Les légalistes religieux marchent toujours par la chair, même si elle est très "spirituelle" en apparence et très sanctifiée en apparence, c'est toujours la chair, parce que la croix n'est pas là. Si vous commencez à prêcher le message de la croix dans une assemblée légaliste, cela va produire un résultat fantastique, cela va tout bouleverser, mais vraiment, le message de la croix ! Tout va être mis par terre. Depuis le pasteur unique en passant par le conseil presbytéral ou le conseil des anciens, les structures organisées, tout cela, c'est du pur légalisme religieux. Je dis cela sans esprit de critique, je dis cela sans esprit de condamnation, je voudrais que mes frères et sœurs entrent dans la vie de Christ et la manifestent.

Donc, il ne s'agit pas de tirer sur les légalistes à boulets rouges, il s'agit de dire : "Seigneur, fais de moi quelqu'un qui ait compris cela et qui vit la vie de Christ, là où tu m'as placé." Si tu es placé dans une assemblée légaliste et que tu marches par l'esprit de Christ, il va se passer ce qui s'est passé pour Jésus. Tu seras critiqué, tu seras mis à l'index, tu seras renvoyé ou tu seras mis à mort. C'est cela le programme, je préfère te prévenir d'avance ! Mais je préfère être traité comme mon Jésus avec lui, plutôt que de passer ma vie dans un système légaliste religieux. Et ne croyez pas que le légalisme religieux, ce soit seulement ce qui se passe dans les grandes églises institutionnelles. Dans beaucoup de petits groupes, vous pouvez avoir des tonnes de légalisme religieux. Surtout chez ceux qui veulent aller très loin avec le Seigneur, qui sont intransigeants.

Si on veut aller très loin, en étant intransigeant, avec le Seigneur, il faut d'abord passer par la croix, pour tuer cette chair, laisser Dieu la tuer pour que la vie de Christ se manifeste. Il ne s'agit donc pas de tuer les légalistes, il s'agit de tuer le légalisme en nous. Le légalisme est aussi attaché à la chair que le péché est attaché à la chair. La chair est légaliste de naissance, elle l'est ! Ce soir, je voudrais tuer le légalisme dans la vie de certains d'entre nous ici, par amour pour vou,s bien-aimés, parce que vous n'allez pas ressortir avec quelque chose en moins, vous allez ressortir avec quelque chose en plus !

Dans Hébreux 9, il est dit au verset 8 : "Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n'était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait (Ce lieu très saint où Dieu résidait) c'était une figure pour le temps actuel, ou l'on présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte". Donc le chemin n'était pas ouvert. Au chapitre 10 et au verset 19 : "Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire…" Si le légaliste est encore légaliste, bien-aimés, c'est parce qu'il n'a pas encore une libre et pleine entrée dans le sanctuaire de Dieu. Il en parle, mais cela change tout quand on est passé par cette expérience de l'entrée dans le sanctuaire. On a compris alors que le voile de la chair est déchiré.

Vous savez qu'entre le lieu très saint du sanctuaire et l'extérieur, il y avait un voile très épais qui en fermait l'entrée et qui empêchait de voir tout ce qui se passait dedans. Dieu se cachait derrière le voile. Et il est dit au verset 20 que nous avons une libre entrée dans le sanctuaire, par la route nouvelle et vivante que Jésus a inaugurée pour nous, au travers du voile, c'est-à-dire de sa chair. Vous voyez que Christ n'est pas mort dans sa chair pour nous simplement. Mais quand sa chair est morte, la nôtre est morte aussi avec Lui.

Au moment même où Jésus est mort, où sa chair est passée par la mort, le voile du temple s'est déchiré en deux, du haut en bas. Il y a eu un grand tremblement de terre, et le voile s'est déchiré, pour nous montrer que par sa mort, le voile de la chair a été déchiré. Maintenant, si je passe par ce voile déchiré de la chair, je peux rentrer dans le lieu très saint, mais de manière expérimentale, réelle. Ce voile déchiré me parle de la croix, du message de la croix. Il me parle de l'œuvre de Jésus à la croix. Et si je crie à Dieu pour avoir la révélation de la croix, en méditant sa Parole et tout ce qui touche à l'œuvre de Jésus à la croix, je vais comprendre par la foi que quand Christ est mort, ma chair pécheresse, ma chair charnelle, qui empêche la vie de Jésus de se manifester, est passée par la mort de la croix.

Jésus y est passé pour moi le premier. Il a inaugurée la voie pour moi, il y est entré pour moi, et moi j'y suis rentré en Lui et avec Lui. Quelle merveille, Père, de savoir que je peux entrer dans le lieu très saint avec toi, en permanence, et que toi, dans ce lieu très saint, tu m'acceptes parce que tu as vu que quand ton fils Jésus est mort, quand Il est mort, je suis mort avec lui ! Il n'y a plus rien qui doive maintenant empêcher la vie de Jésus de se manifester en moi, si j'ai compris cela dans mon cœur, et si je l'ai accepté par la foi. C'est par la foi que je vais pouvoir produire des œuvres. Des œuvres de l'Esprit, par la foi que ma chair a été crucifiée, parce que Dieu aura illuminé mon intelligence, et parce que j'ai le désir dans mon cœur d'entrer dans ces choses.

Vous voyez, ce n'est pas seulement la prédication de la croix qui est importante. Il faut que cette prédication de la croix rencontre un cœur ouvert, honnête et bon, qui va l'accepter. Vous avez des Chrétiens qui n'ont jamais entendu la prédication de la croix, mais vous avez des Chrétiens qui l'on entendue et qui ont fermé leur cœur, parce que cela leur coûtait trop cher de passer de leur système hypocrite à la vie de Jésus-Christ. Cela leur coûtait tout, leur réputation, leur argent, leur travail, tout, leur poste, leur ministère dans le système. Vous savez que certains pasteurs sont pleinement rentrés dans la vie de l'Esprit, dans la compréhension de la croix. Ils ont commencé à la prêcher, et ils se sont fait expulser de leur ministère de pasteur, parce que cela n'allait plus. La vie de Christ ne peut pas de mélanger à l'hypocrisie religieuse.

Mais ils ont gagné leur liberté, alléluia, merci Seigneur ! Quand je prêche sur la croix, je n'ai pas envie de terminer, mais j'ai compassion de vous, je sais qu'il y en a qui viennent de loin. Dans 1 Corinthiens 1, verset 18 : "La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent". Ceux qui périssent, ce ne sont pas seulement, rappelez vous, ceux du monde qui ne sont pas convertis, ce sont ceux qui marchent par la chair, dans l'Eglise de Jésus Christ, puisque la marche selon la chair conduit à la mort. Donc, pour ceux qui périssent, la prédication de la croix est une folie. Surtout pas cela !

Je l'ai constaté d'expérience, et je constate parce qu'il y en a beaucoup qui me le disent aussi : "On n'entend plus parler de la croix chez nous. On entend parler de tout, de la nouvelle onction, du vin nouveau, de tout, mais de la croix, non !" Pourquoi ? Parce que la prédication de la croix est une folie. Mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu, parce que c'est la prédication de la croix qui donne la foi dans la victoire sur le péché, pour la marche par l'Esprit, dans la mort de la chair, pour la manifestation de la nature de Jésus. Tout l'Evangile est centré sur la croix. La prédication de la croix est une nécessité absolue, permanente. Alléluia ! La parole de Dieu est une épée qui va percer la chair et la mettre à mort, par la prédication de la croix. Le remède miracle que je donne à tous ceux qui ont besoin de passer par l'expérience de la croix, c'est de méditer en permanence ce message, jusqu'à ce qu'ils aient compris Romains 6, Romains 7 et Romains 8. Méditez ces trois chapitres si vous voulez avoir une révélation de la croix ! Romains chapitre 6, Romains chapitre 7, Romains chapitre 8. Passez-y du temps, méditez dans un esprit de prière : "Seigneur, ouvre mon intelligence, je veux vivre la croix, en permanence, à chaque seconde. Quelles que soient les expériences difficiles, délicates, pénibles que tu va permettre dans ma vie, Seigneur partout où auparavant ma chair s'exprimait tellement bien, maintenant Seigneur, par la prédication de la croix, tu vas me faire rentrer dans la nature de Jésus. C'est l'amour, la joie, la paix de Jésus, qui vont se manifester envers ceux qui sont les plus proches, d'abord. Ensuite nous passerons à Samarie, puis aux extrémités de la terre !

La prédication de la croix, vécue par toi, aura un effet immédiat dans tes relations avec ta femme et ton mari, dans tes relations avec tes parents et tes enfants, dans tes relations avec tes voisins, tes camarades ou tes collègues de bureau. Le voile qui a été déchiré dans ton cœur va laisser sortir le bon parfum de Jésus. Tu vas être centré, non plus sur la loi, mais sur l'amour de Jésus-Christ, parce que ce parfum-là a un nom : l'amour de Jésus.

Et tu auras avec le Seigneur une communion plus profonde. Car que ce qui empêche ta communion avec Jésus, c'est encore ce voile de la chair. Quand tu peux rentrer dans ce lieu très saint, tu peux entendre la voix de Jésus te parler, tu es passé de l'autre côté du voile. Les choses s'éclaircissent, les nuages partent, tu entends de plus en plus clairement la voix de Jésus, parce que la voix de Jésus s'exprime dans le cœur de ceux qui sont passés par l'expérience de la croix. Toute sa vie a été centrée sur la croix, de toute éternité. La vie de Jésus a été centrée sur la croix. Il a été mis à mort de toute éternité, puisque le temps n'existe pas pour Dieu. Pour comprendre l'amour de Christ et le vivre, ce qui est le désir de mon cœur, je dis  : "Seigneur, c'est cela dont mes frères ont besoin, c'est cela dont toi tu as besoin. Mes frères et mes sœurs ont besoin de voir en Henri quelqu'un qui exprime l'amour de Jésus, pas quelqu'un simplement qui donne des versets bibliques et des prédications. Et quand quelqu'un va le voir, il a besoin de recevoir de lui quelque chose de l'amour de Jésus. On ne garde pas cela enfermé. On ne se contente pas de dire : "Mon frère, je te tape sur le dos, ça ira !" Mais on a besoin de l'amour de Jésus qui sort du cœur de Dieu.

Je lis dans Galates 5 verset 18. Ces Galates, qui avaient si bien commencé et qui finissaient dans la chair… Cela peut nous arriver à tous. Je lirai à partir du verset 16. "Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair." Cela veut dire que si tu as compris la croix, tu vas pouvoir marcher selon l'Esprit, sinon la chair va rendre la loi sans force. Si tu as compris la croix, tu vas pouvoir marcher par l'Esprit, être dirigé par le Saint-Esprit. "Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit ; l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair, ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez (dans la chair). Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi." Tu n'es plus légaliste quand tu es conduit par l'Esprit, c'est fini, c'est terminé !

Quand tu es conduit par l'Esprit, tu es conduit par la vérité et tu es conduit par l'amour. Amen ! Tu es conduit par l'amour. L'amour de Jésus remplit ton cœur. Alors merci Seigneur, pour l'amour que Tu répands dans nos cœurs par le Saint-Esprit. J'aimerais passer un moment où nous ouvrons nos cœurs devant le Seigneur, dans la prière, dans l'adoration, pour laisser le Saint-Esprit agir dans nos cœurs, pour nous faire bien comprendre ces choses par la foi, et surtout nous donner quelque chose de la part de Dieu. Moi, j'ai besoin de recevoir des choses de la part du Seigneur. Un changement nouveau, Seigneur, dans mon cœur ! Alors que le Saint-Esprit est là au milieu de nous, en nous, laissons-lui un moment pour nous parler, pour agir, soyons libres de prier, de louer, d'adorer le Seigneur, mais laissons surtout le Seigneur, pendant un moment, transformer un peu plus nos cœurs à l'image de Jésus.

 

Seigneur, je veux te bénir parce que ta Parole est merveilleuse, et surtout, l'œuvre de Jésus est parfaite ! Seigneur, révèle-moi toujours plus profondément ta croix et permets que je puisse entrer d'expérience dans cette marche par l'Esprit qui est la marche par l'amour, parce que la chair a été rendue complètement impuissante par la croix. Et que par cette foi permanente en ta Parole, Seigneur, cette loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ puisse constamment annuler la loi de la chair, du péché et de la mort. Permets-nous de marcher dans cette révélation, Seigneur. Rends-la vivante dans nos cœurs, permets-nous de voir Jésus manifesté dans nos vies, pour ta gloire, Père, dans le nom de Jésus-Christ, Amen !