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mis le 17/04/2002
modifié le 21/03/2003


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



La consécration.

Renouvelle ta consécration au Seigneur, laisse-le diriger ta vie



Dans l'évangile de Matthieu au chapitre 23 et au verset 8, Jésus dit ceci à ses disciples : « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car vous n'avez qu'un maître qui est le Christ et vous êtes tous frères et n'appelez personne sur la terre votre père ». Au sens religieux du terme, bien-sûr, puisque notre papa dans la chair nous l'appelons Papa (bien que Paul dise aux Corinthiens et aux autres : « C'est moi qui vous ai engendrés en Christ » , donc il était leur père spirituel). Mais Jésus leur dit : « Ne vous faites pas appeler père, n'appelez personne sur la terre votre père car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux, ne vous faites pas appeler directeurs car un seul est votre directeur : le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé et quiconque s'abaissera sera élevé .» C'est Dieu qui le fera.

Alors ce soir, je voudrais mettre l'accent sur ces mots : vous n'avez qu'un maître, Christ, et vous n'avez qu'un directeur, Jésus-Christ, un seul. Donc nous n'avons pas à avoir des maîtres et des directeurs sur le plan spirituel, nous n'en avons qu'un, c'est le Seigneur. Il faut que nous ayons avec Jésus cette relation directe où dans notre vie de tous les jours nous savons que c'est lui qui est notre maître et notre directeur. C'est lui qui nous dirige dans tout ce que nous avons à faire, nous n'avons de permission à demander à personne. Bien sûr quand nous avons l'Esprit du Seigneur nous n'allons pas faire n'importe quoi. Nous n'allons pas faire des choses qui iront contre l'intérêt du Seigneur ou de nos frères et sœurs mais nous n'avons de permission à demander qu'à notre Directeur et à notre Maître. D'ailleurs c'est lui qui nous donne des ordres avant tout et nous avons à les suivre.

 

Dans le livre des Actes des apôtres, il est écrit que Philippe était un des diacres qui servait aux tables et pour servir aux tables il fallait être rempli de Saint-Esprit et de foi. Alors mes sœurs qui servez souvent aux tables, vous savez dans quel esprit il faut le faire. Et nous, maris, est-ce qu'il nous arrive de servir aux tables aussi chez nous ? En tous cas pour le faire, nous devons être remplis de Saint-Esprit et de foi parce que c'est comme cela que nous allons réussir à bien servir nos frères et nos sœurs.

 

Dans le livre des Actes, au chapitre 8, et au verset 5, nous lisons : « Philippe étant descendu dans une ville de la Samarie y prêcha le Christ » . Il a témoigné de Jésus, de ce qu'il connaissait sur Jésus. « Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe lorsqu'elles apprirent et virent les miracles qu'il faisait » . On ne dit pas que Philippe a été envoyé par le comité directeur des apôtres de Jérusalem. Philippe a été envoyé par le Saint-Esprit. Un peu plus loin quand il a eu fini sa mission en Samarie, au verset 26 : « Un ange du Seigneur s'adressant à Philippe lui dit : lève-toi, va du côté du midi.... » et occupe-toi donc de cet eunuque qui va passer par là et qui a besoin de se convertir. Tout cela était conduit par le Seigneur. Philippe ne s'est même pas posé la question : je suis bien ennuyé aujourd'hui, je ne sais pas ce que je vais faire pour le Seigneur. Il ne s'est pas posé la question du tout. Il était en permanence conduit par le Seigneur dans ce qu'il avait à faire et il n'avait aucune permission à demander aux apôtres ni aux autres. Les apôtres ont reconnu que Philippe avait un appel du Seigneur, ils ont envoyé deux apôtres pour voir si tout se passait bien et pour prier pour que ceux qui avaient été au bénéfice du message de Philippe reçoivent le Saint-Esprit. Tout le monde collaborait. Les apôtres ne se sont pas du tout choqués du fait que le Saint-Esprit parlait directement à un simple diacre qui servait aux tables, pour faire de lui un évangéliste. Il n'est pas resté aux tables, il y est retourné peut-être après, mais c'était le Saint-Esprit qui le dirigeait. Les autres n'y voyaient aucun mal parce que tout se faisait sous la direction du Saint-Esprit. S'il y avait eu quelque chose qui n'allait pas droit, les apôtres auraient sans doute dit :" Tiens Philippe, sur ce point-là il y a quelque chose qui ne va pas." Philippe ne se serait sûrement pas choqué de cette intervention parce que c'était un homme de Dieu. On voit au verset 29 : « L'Esprit dit à Philippe : avance, approche-toi ...» . Quand Philippe a fini son ministère, au verset 39 nous lisons : « Quand ils furent sortis de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe... » et l'envoya à 30 ou 40 kilomètres de là sur la côte. Et il est remonté depuis Azot jusqu'à Césarée, parlant de Jésus dans tous les villages qu'il traversait.

 

J'espère faire la même chose et dire : "Seigneur, je suis ton disciple, je ne dépends que de toi, tu es mon seul maître et mon seul directeur. Je suis entièrement disponible, fais de moi ce que tu veux". Qui peut vous arrêter à ce moment-là sinon le Seigneur lui-même pour vous dire : "Non, ne va pas là, va là, fais ceci, fais cela". Vous voyez le genre de relation qu'il faut avoir avec le Seigneur pour être capable de dire : "Et bien Seigneur je ne vais pas me torturer pendant trois heures aujourd'hui pour savoir si je suis au centre de ta volonté. Je t'ai donné ma vie à 100 %".

 

"Je t'ai donné ma vie à 100%", c'est ça le problème de la plupart des chrétiens. Ils n'entendent pas la voix du Seigneur parce que leur vie n'a pas été donnée à 100%. C'est sûr qu'au début de ta conversion, quand tu donnes ta vie à 100% à Jésus, il va y avoir un temps d'apprentissage. C'est sûr qu'après plusieurs années ou quelques mois, Philippe entendait sûrement mieux la voix du Seigneur que le jour de sa conversion. Mais ce qu'il y avait d'inchangé, c'est que le jour de sa conversion Philippe a dit : "Seigneur, c'est ma vie à 100% pour toi. Et maintenant je me rends compte que je passe de ce monde à un autre monde qui est ton royaume". Et dans ce royaume de Dieu, les lois sont complètement différentes des lois de ce monde. La manière de faire, la manière de penser, nos ressources personnelles, tout est complètement différent. Il n'y a rien de commun entre l'esprit du monde, la manière dont le monde fonctionne, la manière dont le monde marche, et la manière dont les choses marchent dans le royaume du Seigneur. Le maître de ce monde c'est Satan, même si les gens ne s'en rendent pas compte. Jésus dit : "Le prince de ce monde règne sur le monde entier", au-dessus il y a Dieu qui contrôle tout. Mais à cause du péché et à cause du fait que les gens ne connaissent pas Dieu et ne sont pas en communion avec Dieu, c'est Satan qui contrôle ce monde. A partir du moment où le message de l'évangile te touche, tu en sors pour rentrer dans le royaume de Dieu. Et là Jésus devient ton seul directeur, ton seul maître. Le Saint-Esprit qui vient en toi est le seul chargé de te diriger dans toute la vérité, de te faire comprendre les profondeurs de Dieu et de te dire ce que Dieu veut pour toi. Le seul souci que tu as à te faire c'est de dire : "Seigneur, est-ce que je t'ai bien tout donné ?" C'est le seul souci que j'ai à me faire : "Est-ce que je t'ai bien tout donné Seigneur ? Est-ce que je suis décidé à ne dépendre que de toi en toutes circonstances, de ne dépendre que de toi, de ne jamais utiliser ni les moyens, ni les ressources humaines ? Je veux dire pour régler les problèmes spirituels. Je vais utiliser ma voiture ou ma machine à laver, ce n'est pas dans ce sens-là que je veux dire. Mais c'est en ce qui concerne mon travail, ma mission, ce que Dieu me demande de faire, la manière dont je dois diriger ma propre vie. Rien ne va être fait selon les lois, les principes, les méthodes de ce monde, l'intelligence des hommes, ce qu'ils ont trouvé dans la science, dans ce qu'ils ont défini eux- mêmes comme étant bon. Je vais apprendre à quitter tout cela, à débarrasser mes pensées de toutes ces choses que j'ai apprises pour pouvoir entrer pleinement dans la volonté de Dieu et être guidé par lui. Pour cela il faut avoir tout donné au Seigneur. Il faut être comme ces hommes et ces femmes de Dieu que l'on voit dans la Bible, aussi bien dans l'Ancien Testament que dans le Nouveau, qui avaient tout consacré au Seigneur, toute leur vie. Ils savaient à quoi ils s'étaient engagés. Ils avaient fait de l'Eternel, du Dieu d'Israël, du Dieu des armées, leur père céleste, et de Jésus-Christ leur seul directeur et maître. Ils dépendaient entièrement de lui pour tout.

 

Que ce soit pour notre santé, pour notre vie personnelle, pour nos moyens financiers, pour la solution de nos problèmes familiaux et de tous nos problèmes, Jésus est là et il est la solution de tout. Est-ce que tu te ferais du souci si chez toi, dans ta maison, quand tu te lèves le matin, tu voyais le Seigneur Jésus à tes côtés te dire : "J'ai tout préparé pour toi aujourd'hui du début à la fin de cette journée, j'ai un plan pour toi". Comment est-ce que tu réagirais ? Tu dirais peut être : Seigneur, bon d'accord, je sais que tes plans sont bons, mais tu sais, moi aussi j'ai quelques plans en réserve, j'ai prévu de faire ceci, de faire cela, j'espère que cela va cadrer. Si tu dis cela, tu ne connaîtras jamais la liberté de l'Esprit et la direction du Saint-Esprit. Si tu dis : " Seigneur que ta volonté soit faite aujourd'hui d'une manière ou d'une autre, soit que tu me parles d'une manière audible, soit que tu mettes une pensée dans mon cœur, j'apprends à reconnaître ta voix peu à peu, soit que tu mettes quelque chose à faire devant moi, et ton Esprit me dit : ce que je te présente aujourd'hui fais-le, ce que tu trouves à faire fais-le". Le Seigneur a un plan et le Seigneur va me diriger dans ce plan. Donc je n'ai pas de souci à me faire sur ce que le Seigneur va me donner, je sais qu'il a un plan pour moi. Et je dis : "Seigneur je suis disponible, fais-moi entendre ta voix et montre-moi ce que tu as en réserve pour moi aujourd'hui".

 

Vous remarquez que dans toutes les exhortations que Paul fait à toutes les églises, il met constamment l'accent sur ce qu'ils devraient "être" dans le Seigneur et non pas ce qu'ils devraient "faire" pour Jésus. Jamais je ne vois Paul dire aux Corinthiens et aux autres : "Vous devez évangéliser autour de vous, vous devez gagner des âmes pour le Seigneur, vous devez faire des campagnes d'évangélisation, vous devez faire ceci, vous devez faire cela". Bien sûr, cela faisait partie des activités normales que le Seigneur a pour ses enfants. Par contre, je vois Paul parler constamment aux chrétiens pour leur dire ce qu'ils doivent être en Jésus-Christ. "Voici ce que vous êtes en Jésus-Christ, voici ce que vous devez comprendre que vous êtes en Jésus". Paul savait très bien qu'à mesure que l'intelligence spirituelle des chrétiens s'ouvrait et que leur position en Christ s'affermissait, ils allaient faire des choses pour Jésus, c'est sûr. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés quand la vie de Jésus grandit en nous, c'est évident.

 

Donc le problème n'est pas de chercher ce que nous allons faire pour Jésus, c'est de chercher à grandir à l'image de Jésus, de dire : "Seigneur je suis disponible pour que toi, tu me conduises à ce que tu as prévu que je fasse". Et je ne dois pas me faire de souci sur les choses que j'ai à préparer pour lui. "Seigneur, qu'est-ce qu'il va falloir que je fasse pour toi ? Tu vois toutes ces âmes qui se perdent et moi je ne fais rien". Jésus a dit à Philippe : "Va dans le désert" Philippe aurait pu dire : "Mais Seigneur, les foules à sauver ne sont pas là, dans le désert, pourquoi tu m'envoies dans le désert  ?" Pourquoi Jean-Baptiste faisait-il son ministère en plein désert ? C'était les foules qui venaient à lui. Vous ne voyez jamais Jésus qui cherche à courir derrière les foules, c'étaient les foules qui venaient à lui. Pourquoi ? Parce qu'il était la source de la vie, parce que de sa bouche sortaient des paroles de vérité, parce que sortait de lui toute l'onction divine puisque il est Dieu le fils, parce que ceux qui touchaient le bord de son vêtement étaient guéris. C'étaient les foules qui suivaient Jésus et non Jésus qui suivait les foules.

 

Donc plus tu seras rempli de l'onction de la présence de Jésus et plus la présence de Jésus va se manifester autour de toi, plus les foules vont te suivre, enfin, celles qui sont affamées des choses de Jésus. Certains vont peut-être te suivre parce que tu vas leur donner des guérisons, du pain et puis il y en aura moins qui te suivront quand tu vas prêcher la Croix. Mais Jésus ne s'arrête pas à cela. Jésus donnait des guérisons par milliers, il nourrissait des dizaines de milliers de personnes. Cela faisait partie de sa compassion et de son amour. Il savait que ce n'était pas la partie centrale de son ministère mais il le faisait quand même. Pourquoi le faisait- il ? Parce qu'il en avait la capacité, parce qu'il était Dieu, le fils incarné et parce que de lui sortaient des fleuves d'eau vive, de lui sortaient des solutions, de lui sortaient des guérisons, de lui sortaient des délivrances.

 

A mesure que cette onction de vie se développe en toi, puisqu'elle doit se développer, tu ne pourras pas manquer de rencontrer des besoins à côté de toi. Ce n'est pas toi qui vas courir derrière les besoins, ce sont les besoins qui vont courir derrière toi. Ceci parce qu'ils sauront qu'il y a là une solution, là, en toi, c'est-à-dire la présence de Jésus manifestée en toi. Donc le souci que j'ai à me faire pour ma vie personnelle, c'est de dire constamment : "Seigneur ouvre mon intelligence, remplis-moi de toi Seigneur, remplis-moi de ta présence, remplis-moi de ton Esprit, remplis-moi de ta sagesse. Ouvre mon oreille pour que j'entende ta voix dès le matin, comme le font les disciples. Et le reste est entre tes mains. Le plan que tu as pour ma vie, le plan que tu as pour ma journée, le plan que tu as pour la minute qui suit, c'est entre tes mains, je m'attends à toi tout simplement. Je veux que de moi sortent des fleuves d'eau vive parce qu'il y en a beaucoup qui viendront s'y abreuver, ceux qui aiment le Seigneur et ceux qui cherchent la vie du Seigneur". Bien sûr ils ne viendront pas s'abreuver à un homme ou à une femme, ils viendront s'abreuver au Seigneur Jésus qui se manifeste en toi et tu sauras comment les mettre en rapport direct avec cette source d'eau vive. Quand on a goûté à cette source d'eau vive, quand on y a goûté, on y revient parce que l'on a soif du Seigneur.

 

Dans l'épître de Paul aux Ephésiens, au chapitre 4 et au verset 20, Paul parle des païens qui ont l'intelligence obscurcie et qui sont étrangers à la vie de Dieu. Puis il dit : « Mais vous, ce n'est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l'avez entendu et si conformément à la vérité qui est en Jésus, c'est en lui que vous avez été instruits » . Il y a donc un apprentissage à recevoir du Seigneur lui-même, des ministères à recevoir, dont il parle dans Ephésiens 4, dont le seul but est de mettre ces frères et sœurs en contact direct avec Jésus. Il dit au verset 22 : «  vous avez été instruits à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, à être renouvelé dans l'esprit de votre intelligence et à revêtir l'homme nouveau, crée selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » . Ensuite, à la fin du chapitre 4, verset 25, il donne toute une série de conseils apparemment pratiques. On peut se demander : mais tiens pourquoi ? «  C'est pourquoi, renoncez au mensonge et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas accès au diable. Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu'il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin. Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais, s'il y a lieu quelque bonne parole, qui serve à l'édification et communique une grâce à ceux qui l'entendent. N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption... Il ajoute aussi : Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » .

 

Alors quel est le rapport entre ces conseils pratiques et ce qu'il vient de dire ? Si nous lisons ces conseils pratiques hors du contexte nous allons rentrer dans le légalisme en disant : il ne faut pas vous mettre en colère, il faut faire le bien, il faut donner vos biens aux pauvres etc…"Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur disparaissent du milieu de vous". Comment peux-tu entendre clairement la voix du Seigneur pour qu'il te dise ce que tu as à faire dans ce monde corrompu si le voile de la chair est toujours là entre toi et lui ? Tu crois que tu vas pouvoir entendre la voix de Dieu ? Est-ce qu'il y a encore de l'amertume dans ta vie ? As-tu déjà goûté à ce qui est amer ? Nous pouvons avoir le cœur rempli d'amertume parce que nous avons vécu tant de choses difficiles, des souffrances, des choses passées qui nous ont éprouvés, des choses qui nous ont blessés etc, tant de choses que le fiel de l'amertume a fini par s'y mettre. Et finalement notre cœur a été rempli d'amertume à cause des choses que nous avons pu vivre. Et surtout à cause de la réaction que nous avons eue face à toutes ces choses, qui est une réaction de repli sur soi, réaction de tristesse, de récrimination et d'amertume. "Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, toute espèce de méchancetés disparaissent du milieu de vous". Donc si je vois encore ces choses dans mon cœur, j'en déduis pour ma part que je n'ai pas encore appris à me dépouiller du vieil homme comme Christ le voudrait. Si j'espère, dans cette situation-là, être utilisé puissamment par Dieu pour gagner des âmes, pour être un témoin puissant, pour toucher des cœurs et des vies, je me trompe. Je vais répandre de l'amertume autour de moi. Je vais regarder l'église et je vais dire : "Ah ! Comme elle fonctionne mal, il n'y a rien qui marche. Et dans ce groupe, où est l'amour ? Il n'y a pas d'amour, aucun amour, rien !" Mais c'est de l'amertume qui sort, rends-toi compte que c'est de l'amertume qui sort. Si tu étais rempli de l'Esprit du Seigneur, tu constaterais la réalité parce que le Seigneur nous demande d'avoir les yeux ouverts. Le Seigneur se rend bien compte de l'état du monde. Il sait bien qu'il n'y a pas d'amour, que l'amour ira en diminuant jusqu'à la fin des temps et qu'au temps de la fin où nous sommes, l'amour du plus grand nombre se refroidira, que la foi du plus grand nombre disparaîtra. Jérémie regardait la ruine de Jérusalem. Pendant 40 ans il avait prêché que Jérusalem allait être détruite, déjà du temps du roi Josias où il y avait un réveil, il disait : restez fidèles parce que si vous quittez le Seigneur, tout va être détruit. Et pendant 40 ans il n'y avait aucune destruction, la prospérité était là, Jérusalem était une ville prospère, l'argent circulait, mais la fidélité à Dieu n'y était plus et le jugement allait tomber. Vous voyez les torrents de larmes que Jérémie verse. Mais il n'était pas là, dans son coin, rempli d'amertume, critiquant le roi, critiquant l'un, critiquant l'autre. Il accomplissait son ministère. Il était rempli de l'Esprit du Seigneur, c'était un prophète de l'Eternel. Ses yeux pleuraient sans doute plus souvent que les autres mais il n'y avait pas dans son cœur "colère, clameur, animosité, amertume, calomnie". Et pourtant Jérémie n'était pas un homme qui connaissait ce que nous connaissons, nous : la nouvelle naissance en Christ, le baptême du Saint-Esprit, la révélation de Jésus.

 

Alors si je dis tout cela ce soir, c'est pour t'encourager à établir avec Jésus ce contact personnel qu'il veut que tu aies avec lui sans dépendre d'aucun directeur spirituel, d'aucun maître spirituel autre que lui. Pour t'encourager à savoir que Jésus a un plan pour ta vie et que chaque jour qui passe, il est décidé à te faire entrer dans ce plan. Si toi, tu lui as tout donné, tout consacré de ta vie, si tu as décidé de faire de lui ta seule ressource en tout point, tu apprendras à te dépouiller du vieil homme, à être renouvelé dans les pensées de ton intelligence et à te revêtir de l'homme nouveau. Cet homme nouveau a déjà été créé en toi par une justice et une sainteté que produit la vérité. Tu vas devenir entre les mains du Seigneur un instrument de guérison, un instrument de salut, un instrument de délivrance, sans être le mystique qui s'attache à des visions, à des expériences et des cieux qui s'ouvrent, en marchant fidèlement tous les jours avec ton Dieu. La puissance du Seigneur se manifestera au travers de toi et tu seras pour les autres une ressource de vie. Tu ne seras plus là, à critiquer ce qui se passe et à dire : "Comme ça marche mal !" Tu seras là pour apporter, dans la paix, dans la joie et dans l'amour du Seigneur, les solutions de Jésus.

 

Donc je n'ai pas besoin de critiquer mes frères pour dire : "Oh ! cela ne va pas, regarde ce qu'ils ont fait, regarde ce que l'un fait, regarde ce que l'autre fait, regarde ce qui ne va pas, regarde ceci, regarde cela. Et puis aujourd'hui ils m'ont tous laissé tomber et puis qu'est-ce qui va arriver demain ? S'ils étaient des disciples de Jésus, ils s'occuperaient un peu de moi !". L'amertume qui sort à flots ! Quand ton cœur est tout entier en Jésus et lui en toi, tu te réjouis de la présence de Jésus dans ton cœur. Tu sais qu'il est prêt à faire de toi un instrument puissant pour le salut, le Seigneur en a besoin. Donc si tu as encore ces choses dans ton cœur, c'est que le voile de la chair n'est pas encore entièrement déchiré. Tu as encore besoin de revenir à Jésus et de dire : "Seigneur, j'ai besoin de comprendre ce que c'est que la Croix, j'ai besoin de comprendre la Croix, j'ai besoin que la prédication de la Croix me soit faite par ton Saint-Esprit dans mon cœur. Que je puisse comprendre la Croix. Que je puisse comprendre qu'à la Croix j'ai été mis à mort en Jésus-Christ. Comprendre qu'à la Croix tu as détruit ce corps de péché. Comprendre qu'à la Croix ce monde a été crucifié pour moi complètement et que Satan a été détruit à la Croix pour moi, qui crois en toi".

 

Est-ce que j'ai besoin de quelque chose d'autre, quelque chose de plus ? J'ai besoin de mes frères et sœurs du corps de Christ, bien sûr, mais j'ai besoin, avant tout, de recevoir de Jésus tout ce qu'il a accompli pour moi à la Croix et que ce voile de la chair soit pleinement déchiré, quand cette chair est vraiment crucifiée. Tu ne crois pas que c'est cela qui manque à l'église de Jésus-Christ ? La crucifixion de la chair, cette chair qui a des pensées si mauvaises, qui a des instincts si souillés, si mauvais ? Cette chair se manifeste par des amertumes, des animosités, des colères, des clameurs, toutes sortes de méchancetés. Des méchancetés qui sortent d'un cœur qui n'est pas mis à mort par la Croix.

 

Alors j'ai besoin de me repentir de cela. La plus grande grâce que Dieu puisse me faire, c'est de faire la lumière sur mon propre cœur. Et s'il m'arrive de dire : "Seigneur, fais la lumière dans le cœur de ce frère qui m'embête tous les jours, fais la lumière dans le cœur de mon épouse, de mon mari, fais la lumière Seigneur, parce que si tu ne fais pas la lumière, je craque", Jésus vient me dire : "Pourquoi est-ce que tu craquerais ? Je vais faire la lumière dans ton propre cœur, pour te montrer pourquoi tu craques. Pour te révéler la crucifixion de ta propre chair. Pour te montrer que tu n'as pas compris qu'en moi, Jésus, ta propre chair a été crucifiée et que tu as besoin de rentrer par la foi dans ce que moi, Christ, j'ai fait pour toi". Tu ne crois pas que Christ lui-même veut te révéler ces choses ?

 

Alors j'aime bien dire (ne le prenez pas mal, si vous êtes en train de passer par de grandes souffrances) : ce n'est pas ce qui nous arrive qui compte avant tout, c'est la manière dont nous réagissons à ce qui nous arrive, c'est un test de Dieu. C'est un test de Dieu, quand quelque chose de difficile nous arrive. Bien sûr, nous avons un Sauveur compatissant et merveilleux. Il veut nous en sortir spirituellement, il veut se révéler, il veut nous donner une solution, il veut nous sortir de ce problème. Donc j'observe la manière dont je réagis : Est-ce que c'est encore l'amertume, est-ce que c'est encore la colère, l'animosité, la critique, est-ce que c'est encore le ras-le-bol qui sort ou est-ce que c'est le doux parfum de Jésus : l'amour, la joie, la paix et le reste ?

 

Paul a beaucoup souffert dans son ministère. Il dit : "Soyez mes imitateurs", parce que lui était l'imitateur de Jésus, mais quelles souffrances il a connues ! Dans 2 Corinthiens, il dit au chapitre 3 et au verset 12 : « Ayant donc cette espérance, nous usons d'une grande liberté et nous ne faisons pas comme Moïse qui mettait un voile sur son visage pour que les fils d'Israël ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui était passager mais ils sont devenus durs d'entendement (il parle des Juifs). Car jusqu'à ce jour le même voile demeure quand ils font la lecture de l'Ancien Testament et il ne se lève pas parce que c'est en Christ que le voile disparaît » . Donc quand tu es en Christ, tu es appelé à voir tous les voiles disparaître, une pleine lumière se faire et tu es appelé à marcher dans la lumière, dans l'amour et dans la vie de Jésus.

 

Au chapitre 5, au verset 2 : « Nous gémissons dans cette tente » . Quand Paul dit : "Je gémis", ce n'est pas pour se plaindre de son sort, c'est parce qu'il voulait revêtir une autre tente bien plus belle qui lui était réservée dans les cieux. « Désirant revêtir notre domicile céleste, si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus » . Si le voile de ta chair n'est pas ôté de toi, c'est comme si tu étais nu devant Dieu. C'est pour cela qu'il dit : "Il faut que vous appreniez à vous dépouiller, à vous déshabiller du vieil homme, à être renouvelé dans l'esprit de votre intelligence » , il met cela entre les deux, "et à vous habiller de l'homme nouveau" qui ressemble à Christ, qui a été créé selon le modèle de Christ. Je n'ai pas envie d'être trouvé nu devant le Seigneur. Si tu as le voile de la chair sur toi, tu es nu devant Dieu. « Tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie » . Tout ce qui est mortel, c'est tout ce qui est charnel, il faut que ce soit englouti par la vie de Jésus, par sa mort et par sa résurrection. « Et celui qui nous a formés pour cela, c'est Dieu » .

 

Au verset 1 du chapitre 6 de 2Corinthiens, Paul dit : « Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain » . Tu as reçu toute la grâce de Dieu en Jésus. Tu es relié à Dieu le Père, par un lien unique, un lien qui s'appelle Jésus-Christ qui est la porte ouverte pour tout ce qui entre et qui passe de Dieu vers toi. Et il dit : « Nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce du Seigneur en vain » .

 

"Ma prière Seigneur, c'est que tu ouvres vraiment notre intelligence pour que nous ne recevions pas la grâce en vain. Seigneur, je vois qu'il y a un plan merveilleux pour chacun de nous. Tu veux vraiment que nous entrions dans ce plan et tu veux que nous soyons des instruments puissants entre tes mains. Mais Seigneur, tant de tes enfants ont ce voile de la chair qui les empêche de t'entendre ou qui laisse passer tant de choses mauvaises, d'animosité, d'amertume, de clameur, de colère, de toutes sortes de méchancetés ! Alors que toi, tu as tout accompli à la Croix et tu veux nous révéler ces choses, tu veux nous faire entrer dans tes plans et former en nous le caractère de Jésus. Tant de tes enfants ont reçu ta grâce en vain, ne sont pas entrés dans les profondeurs de la Croix, Seigneur ! Ils tournent en rond, dans leurs déserts, en se plaignant de leur sort, en se plaignant les uns des autres. Seigneur, je te demande de leur pardonner, d'ouvrir les yeux de tes enfants sur les merveilles de l'œuvre de Jésus-Christ, Amen."