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mis le 26/06/2006


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



La guérison divine

Notre héritage en Jésus, c'est aussi un corps en bonne santé



            Ce soir, je vais vous parler de la guérison divine par la foi. Une soirée ne suffirait pas pour en parler, il faudrait une semaine, bien remplie, à trois réunions par jour, et encore, on n'épuiserait pas le sujet. Alors simplement, je voudrais lire avec vous certains passages de l'Ancien et du Nouveau Testament, pour que nous puissions voir quelle est la pensée du Seigneur.

 

            Vous savez que nous ne sommes plus sous la loi. Nous sommes dans la foi, nous avons un héritage en Jésus, et c'est cet héritage-là que Jésus veut nous donner dans son intégralité. Le salut qu'il nous a acquis à la Croix est un salut qui comprend tous les aspects de notre vie, pour l'esprit, pour l'âme et pour le corps.

            Lisons dans Exode, au chapitre 15, au verset 26. C'est juste après la sortie d'Egypte, quand Dieu a fait sortir ce peuple au coup raide et qu'il les a testés en permettant qu'ils passent par des épreuves, qui étaient quelquefois difficiles. Lorsqu'ils franchissent la Mer Rouge et qu'ils voient ce grand miracle opéré par Dieu, ils chantent un cantique à l'Eternel. A la fin de ce cantique, le Seigneur se révèle et leur dit, au verset 26 : « Si tu écoutes attentivement la voix de l'Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens ; car je suis l'Eternel, qui te guérit. » Déjà dans ce verset, le Seigneur se révèle. C'est un des noms du Seigneur, il se révèle, comme l'Eternel qui guérit : "Je suis Celui qui te guérit".

 

            Quand Dieu a créé Adam et Eve, il les a créés parfaits, sans maladie, sans infirmité. Et c'est quand le péché est entré, lors de la première désobéissance, que la mort est entrée. Et la maladie n'est que le début de la mort. La maladie, c'est le début de la mort. Si une maladie grave va jusqu'à son terme, c'est la mort. C'est le début du processus de désintégration, de mort. Il n'y avait pas de maladie ni de mort quand Dieu a créé l'homme et la femme. Donc, le Seigneur nous a prévenus qu'il y avait une association étroite entre le péché et la maladie et la mort. Nous n'aurions connu ni maladie, ni mort, si le péché n'était pas entré dans notre vie. Cela ne veut pas dire que les malades sont de plus grands pécheurs, ou que les malades ont plus de péchés que les autres. Mais il ne faut pas oublier que nous avons dans la chair une hérédité qui remonte loin, une hérédité de péché qui pèse depuis Adam et Eve, une accumulation de péchés et de malédictions qui sont venus sur l'espèce humaine et qui ont provoqué toutes les maladies que nous connaissons.

 

            Mais au départ, vous voyez que le Seigneur dit : "Si tu observes, si tu écoutes, si tu pratiques, je ne te frapperai d'aucune...". Il ne dit pas : "Satan ne te frappera... ", Il dit : « Je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Egyptiens ». C'était Dieu lui-même qui frappait ceux qui désobéissaient. Le Dieu d'amour est aussi un Dieu de jugement. Bien sûr, on peut dire que ce n'était pas lui qui le faisait directement, il permettait que des maladies viennent, ou que des esprits méchants torturent le corps et l'âme des hommes. Mais sans la permission du Seigneur, rien ne peut se passer.

 

            Le péché a introduit le péché et la mort dans l'espèce humaine, et maintenant, le Seigneur nous laisse le choix entre les méthodes humaines et l'intervention directe du Seigneur. L'espèce humaine a développé des méthodes humaines, c'est-à-dire toute la science et la technique médicale. Le Seigneur nous laisse le choix entre les méthodes humaines et l'intervention directe du Seigneur, par une guérison divine, par l'action du Saint-Esprit. Le Seigneur dit bien que s'il ne nous frappe d'aucune des maladies dont il a frappé l'Egypte, c'est qu'il est disposé à guérir. Il dit : « Je suis l'Eternel qui te guérit », et nous le voyons dans toute la Bible. Evidemment ils étaient sous la loi, là il y avait une nécessité : celle d'observer la loi et de la mettre en pratique. Nous, sous la nouvelle alliance, nous ne sommes pas sous la même nécessité d'observer une loi. Nous sommes sous la nécessité de mettre en pratique la Parole du Seigneur, parce que nous marchons par la foi.

 

            La foi produit des œuvres, la foi produit une action correspondante, alors que sous la loi, il suffisait aux Israélites de pratiquer les commandements du Seigneur. Ils étaient sous une loi qui les obligeait à pratiquer. Nous savons que la loi n'a jamais amené personne à la perfection. Il était impossible qu'ils puissent pratiquer l'ensemble des commandements du Seigneur. La loi avait été donnée pour révéler le péché, et pour leur montrer qu'ils avaient besoin de la grâce. Mais je suis frappé de voir que dans l'Ancien Testament, tous ceux qui ont pu recevoir quelque chose vraiment du Seigneur, que ce soit une guérison, une délivrance ou le salut, en fait, l'ont reçu par la grâce. Ils l'ont reçu, non pas parce qu'ils avaient observé la loi, ils l'ont reçu parce que Dieu leur a fait grâce. Sous la loi, par exemple, l'adultère était puni de mort. Or, quand David a commis l'adultère, il aurait dû être puni de mort, et le Seigneur lui a dit, parce qu'il s'est repenti, "Tu ne mourras pas, je te fais grâce". Les interventions du Seigneur, même dans l'Ancienne Alliance, se faisaient par grâce.

 

            De tous les hommes et femmes de foi qui sont mentionnés dans Hébreux 11, une bonne partie d'entre eux sont des hommes et des femmes de l'Ancien Testament, et nous voyons que tout ce qu'ils ont reçu, ils l'ont reçu par la foi. C'est la foi qui a permis à Dieu d'intervenir. Quand Dieu leur disait : « Je suis l'Eternel qui te guérit », il voulait stimuler la foi de son peuple. Il voulait lui montrer qu'il était capable, non seulement d'opérer de grands miracles comme ouvrir la Mer Rouge, mais aussi qu'il était capable d'intervenir pour régler la cause de leurs problèmes, c'est-à-dire le péché, et d'intervenir pour guérir leurs corps malades ou leurs esprits malades. Tout au long de la Bible, il en est ainsi. Je ne vais pas prendre tous les passages qui parlent de guérison et de délivrance, mais certains passages nous montrent cette association étroite entre le péché et la maladie.

 

            Dans Deutéronome 28, quand il est parlé des malédictions et bénédictions attachées à l'observation de la loi, on peut remarquer qu'il y a quatre fois plus de versets sur les malédictions que de versets sur les bénédictions. Parmi ces malédictions, il y a toutes les maladies possibles et imaginables. Je ne vais pas lire tout le chapitre, vous le lirez vous-mêmes, je lirai simplement quelques passages. Au versets 58 de Deutéronome 28, il reprend la même idée que dans Exode : « Si tu n'observes pas et ne mets pas en pratique toutes les paroles de cette loi, écrites dans ce livre, si tu ne crains pas ce nom glorieux et redoutable de l'Eternel, ton Dieu, l'Eternel te frappera surnaturellement, toi et ta postérité, par des plaies grandes et de longue durée, par des maladies graves et opiniâtres. Il amènera sur toi toutes les maladies d'Egypte, devant lesquelles tu tremblais ; et elles s'attacheront à toi. Et même, l'Eternel fera venir sur toi, jusqu'à ce que tu sois détruit, toutes sortes de maladies et de plaies qui ne sont pas mentionnées dans le livre de cette loi. »

            

            C'est terrible. Vous voyez que Dieu était derrière sa Parole, et si Dieu pourchasse celui qui désobéit, ce dernier n'a aucune chance de s'en sortir. Nous savons que dans l'Antiquité, les Egyptiens, les Grecs, avaient développé une médecine qui était relativement performante par rapport à leur époque. Ils faisaient des choses étonnantes. Des trépanations, des choses que nous faisons aujourd'hui, étaient déjà pratiquées par les Egyptiens et par les Grecs. Ils avaient déjà à leur époque développé une science médicale qui leur permettait d'obtenir certains résultats. Mais ce n'est pas vers cela que le Seigneur porte leur attention. Il leur dit : "Si tu désobéis à ma Parole, si tu mènes une vie de péché, la conséquence sera que moi, l'Eternel, je ferai venir sur toi toutes sortes de jugements...". Cela veut dire que l'homme aurait beau consulter tous les médecins de la terre ou de son époque, si l'Eternel le pourchassait, il n'avait aucune chance de s'en sortir : « Ces maladies s'attacheront à toi jusqu'à ce que tu périsses et que tu sois détruit ».

 

            Un peu plus loin, dans le deuxième livre des Chroniques, au chapitre 16, il est parlé du roi Asa, qui a été un bon roi au début de son règne, mais à la fin il a mal tourné, comme beaucoup de rois d'Israël et de Juda. Il a été un bon roi et à la fin il a résisté au Seigneur. Quand Dieu lui a envoyé un prophète, il ne l'a pas écouté. Au verset 10, il est dit : « Asa fut irrité contre le voyant (le mot voyant était le terme utilisé pour désigner les prophètes), et il le fit mettre en prison parce qu'il était en colère contre lui. » Ce n'est pas la réaction normale d'un enfant de Dieu rempli de l'Esprit de Dieu ! Quand tu reçois la vérité et que Dieu prend la peine de t'envoyer un prophète, si tu as l'amour de la vérité dans ton cœur, tu écoutes. Asa n'a pas écouté. « Et dans le même temps Asa opprima aussi quelques-uns du peuple. Les actions d'Asa, les premières et les dernières, sont écrites dans le livre des rois de Juda et d'Israël. La trente-neuvième année de son règne, Asa eut les pieds malades au point d'éprouver de grandes souffrances ; même pendant sa maladie, il ne chercha pas l'Eternel, mais il consulta les médecins. » Et le verset suivant est terrible : « Asa se coucha avec ses pères ». Cela veut dire qu'il est mort. Ce n'est pas le fait de consulter les médecins qui le fit mourir, c'est que les médecins n'ont rien pu faire pour le guérir.

 

            Dieu était contre lui parce qu'il s'était rebellé contre le Seigneur, il était devenu un oppresseur après avoir été un bon roi. Il s'est trouvé avec les pieds malades, et cela a empiré au point qu'il en est mort. Donc Dieu voulait le prévenir. Et je suis sûr qu'il aurait pu être au bénéfice de la grâce de Dieu, s'il s'était tourné vers lui, comme Ezéchias qui était malade à mort et qui s'est tourné vers le Seigneur, et le Seigneur l'a guéri miraculeusement, en lui envoyant le prophète qui a dit : "Le Seigneur a entendu ta voix, et il rallonge ta vie de quinze années". Pour Asa, cela n'a pas été le cas. Il est mort et on l'a enterré dans le sépulcre des rois de Juda.

 

            Donc, le Seigneur est toujours prêt à intervenir en réponse à la repentance, puisque dans sa Parole, il nous montre cette association étroite entre le péché et la maladie, soit le péché personnel que nous avons commis, soit les malédictions héritées par notre hérédité naturelle dans la chair. Nous supportons un poids de péché, qui a pour conséquence normale et naturelle l'apparition de toutes sortes de maladies et d'infirmités. Donc, il fallait que dans le traitement divin de la maladie, Dieu associe aussi au pardon des péchés la guérison du corps. Si Asa s'était repenti de son péché, il aurait été dans des conditions où il aurait pu voir l'intervention du Seigneur se faire pour ses pieds malades.

 

            Il ne faut jamais perdre cela de vue. Le Seigneur est compatissant et il peut guérir, s'il le veut, des gens qui ne se repentent pas (il l'a prouvé bien souvent), il l'a fait. Même des gens qui ne voulaient pas être guéris ont été guéris. Mais ce sont des cas particuliers selon la souveraineté de Dieu, qui n'enlèvent rien au fait que dans la pensée du Seigneur, il associe le péché à la maladie, et il associe la guérison à la repentance, même s'il peut intervenir de façon surnaturelle pour guérir, comme on le voit constamment dans le ministère de Jésus.

 

            David connaissait le Seigneur, il connaissait la pensée du Seigneur, il connaissait la grâce de Dieu, il connaissait aussi le fait que Dieu est un juste juge, et qu'on ne pouvait pas passer à côté de ses jugements. Et dans le Psaume 103, David dit : « Mon âme bénis l'Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! Mon âme, bénis l'Eternel, et n'oublie aucun de ses bienfaits ! C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies ; C'est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde ; » Vous voyez encore dans ce passage que les deux sont étroitement associés : « Il pardonne toutes tes iniquités, et Il guérit toutes tes maladies ». A chaque fois, le Seigneur parle d'obéissance et de guérison, de désobéissance et de maladies.

 

            Un peu plus loin, au Psaume 107, il parle de ceux qui s'étaient rebellés contre le Seigneur. Au Psaume 107 et au verset 17 : « Les insensés, par leur conduite coupable et par leurs iniquités, s'étaient rendus malheureux. Leur âme avait en horreur toute nourriture, et ils touchaient aux portes de la mort. Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel, et il les délivra de leurs angoisses ; il envoya sa parole et les guérit, il les fit échapper à la fosse. Qu'ils louent l'Eternel pour sa bonté ». Vous voyez, c'étaient des insensés, qui par leur conduite coupable s'étaient rebellés contre Dieu, et la conséquence, c'est qu'ils souffraient d'un certain nombre de symptômes : "horreur de toute nourriture, touchaient aux portes de la mort, etc...." Ils étaient vraiment sur le point de mourir. Et là dans leur détresse, ils ont eu la bonne réaction : ils ont crié à l'Eternel. Il est intervenu pour pardonner toutes leurs iniquités, et pour guérir leurs corps malades et les délivrer de la fosse. Nous savons que Christ sur la Croix nous a rachetés même de la mort. Il dit qu'il y en a qui ne connaîtront pas la mort car le jour de l'enlèvement, s'ils sont vivants, ils seront changés en un clin d'œil, mais il dit encore : celui qui me connaît, a la vie éternelle, et même s'il meurt, il ne connaîtra jamais la mort. Cela veut dire que même si ton corps passe par cette expérience de la mort, il est appelé à ressusciter en Christ. Et au moment où cette mort physique se produit, l'esprit va immédiatement dans la présence du Seigneur, puisque l'esprit est vivant et uni à Dieu. Donc la mort n'existe pas pour le croyant, pour celui qui est en Christ. Jésus a vaincu la mort sur la Croix. Nous avons pour le corps, et pour notre être entier, une promesse de vie éternelle et de résurrection.

 

            Dans les Proverbes, au chapitre 4, et au verset 20, le Seigneur dit : « Mon fils (il parle aussi aux filles), sois attentif à mes paroles, prête l'oreille à mes discours. (Donc l'oreille était en jeu, l'attention.) Qu'ils ne s'éloignent pas de ton cœur (parce que de notre cœur viennent les sources de la vie.) ; Garde-les dans le fond de ton cœur (les paroles du Seigneur) ; Car c'est la vie pour ceux qui les trouvent, C'est la santé pour tout leur corps. » C'est encore mieux que la guérison, c'est la santé pour tout leur corps. Tout leur être était au bénéfice du fait que c'étaient des hommes et des femmes attentifs à la Parole, qui la gardaient dans le cœur. « Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. » Et Jésus nous a dit, dans le Nouveau Testament, que c'est du cœur que viennent toutes les mauvaises choses : les mauvaises pensées, les convoitises, les meurtres, les adultères. Donc si le cœur est rempli de ces choses et de ce venin mortel, cela va agir sur le corps et sur l'ensemble de notre être, pour provoquer des choses qui sont très désagréables, toutes sortes de maladies et d'infirmités qui viennent du fait que le cœur est rempli de toutes ces choses-là.

 

            Je ne voudrais pas associer trop étroitement dans votre esprit le péché et la maladie. Il ne faut pas oublier que l'espèce humaine toute entière est sous la malédiction du péché et de la maladie, et que dans la chair, nous pouvons en subir les conséquences, tant que nous ne sommes pas dans une position de foi vis-à-vis de l'œuvre de Jésus à la Croix. Ce n'est pas le fait de nous convertir à Jésus qui fait qu'automatiquement, sans intervention de la foi, nous allons être guéris de nos maladies. Il faut connaître le message de la Parole, le recevoir dans le cœur par la foi, le garder, et à ce moment-là, prendre notre position en Christ. Si notre cœur est intègre et que le Seigneur n'a rien à nous reprocher, que nous ne voyons rien, c'est là que nous prenons notre position en Christ pour résister à la maladie et la vaincre au nom de Jésus. Ce n'est pas une approche mécanique, la foi est nécessairement là, au centre de l'œuvre de guérison du Seigneur.

 

            Au chapitre 53 d'Esaïe, il est écrit quelque chose de capital en ce qui concerne le péché et la maladie. Cela annonce déjà pleinement l'œuvre de Jésus-Christ sur la Croix. Au chapitre 53, en parlant du Messie, il est dit, au verset 3 :

« Méprisé et abandonné des hommes,

Homme de douleur et habitué à la souffrance (le texte hébreux dit habitué à la maladie),

Semblable à celui dont on détourne le visage,

Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.

Cependant, il a porté nos souffrances,

Il s'est chargé de nos douleurs ;

Et nous l'avons considéré comme puni,

Frappé de Dieu, et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés,

Brisé pour nos iniquités ;

Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,

Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. »

 

            Là encore dans ce passage, il y a une association étroite entre le péché et la maladie. Et c'est le même mot qui est utilisé pour dire : "il s'est chargé de nos péchés, il s'est chargé de nos maladies". C'est exactement le même mot hébreu. Donc dans l'œuvre de Jésus à la Croix, il y a eu une expiation totale, par la mort qu'il a subie. A la fois il s'est chargé de nos péchés, donc nous n'avons plus besoin d'en être chargés quand nous sommes à Jésus, et il s'est chargé de nos maladies qui sont la conséquence du péché, pour que nous en soyons aussi délivrés. C'est par son sang que nous sommes lavés des péchés, et c'est par ses meurtrissures physiques que nous sommes guéris de nos maladies, qu'elles soient physiques ou autres. Donc il s'agit là de quelque chose qui était prophétique quand Esaïe l'a annoncé six cents ans avant la venue de Jésus sur la terre, mais qui a été accompli quand Jésus est mort à la Croix. Ce n'est pas une promesse qui nous est donnée : c'est un fait accompli par Jésus qui est maintenant mis à notre disposition, si nous croyons. D'ailleurs, là où certaines traductions disent : « Il a porté nos souffrances, il s'est chargé de nos douleurs », ce n'est pas ce qui est écrit dans le texte hébreu, c'est : « il s'est chargé de nos maladies » qui est écrit.

 

            Dans Matthieu, au chapitre 8, l'interprétation du Saint-Esprit qui a inspiré Matthieu est claire. Au chapitre 8 de Matthieu, au verset 16, alors qu'ils étaient à Capernaüm dans la maison de Pierre, nous lisons : « Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies. » Dans ce verset vous voyez la raison unique pour laquelle Jésus a toujours guéri tous les malades qui le lui demandaient, c'était qu'il fallait que la Parole de Dieu s'accomplisse, en lui. Puisque Dieu, par la bouche du prophète, avait dit que le Messie se chargerait de nos péchés et de nos infirmités, de nos maladies, il fallait absolument que cette parole s'accomplisse dans le ministère de Jésus, et qu'il prenne sur lui tous les péchés et toutes les maladies du monde.

 

            Mais son œuvre de salut est disponible seulement pour ceux qui l'entendent, qui reçoivent cette parole et qui attachent la foi à cette parole. Jésus a payé pour les péchés de l'humanité tout entière, depuis les premiers hommes jusqu'aux derniers, il a payé d'avance. Donc, ceux qui vont refuser Jésus-Christ et qui ne vont pas être sauvés, ne se rendent pas compte que Jésus a payé déjà d'avance pour leurs péchés. Ils ne peuvent pas recevoir ce que Jésus a fait parce qu'ils sont dans l'incrédulité ou la rébellion. Mais c'était prévu, c'était déjà acquis pour eux. Il en est de même pour les malades. Jésus a d'avance pris sur lui toutes nos maladies et nos infirmités.

 

            Je ne sais pas combien il peut exister de maladies et d'infirmités, mais il en existe des centaines, et encore des variétés nouvelles qui arrivent maintenant, qu'on ne connaissait pas auparavant. Jésus a tout pris d'avance sur lui. Ce qui est écrit ici dans ce verset, c'est qu'il fallait que Jésus guérisse, parce que le prophète l'avait dit. Et quand il est dit qu'il guérit tous les malades, cela veut dire que si toi qui es malade, ce soir, ici, tu avais été à Capernaüm ce soir-là, tu aurais fait partie de ce « tous » qui auraient été guéris. Tu vois, il fallait qu'ils soient guéris.

 

            Donc, le ministère de Jésus est la preuve absolue de la volonté du Père, de régler en la personne et dans l'œuvre du Messie tous nos problèmes, qu'ils soient spirituels, qu'ils soient dans l'âme, ou qu'ils soient dans le corps. Tous nos problèmes, toutes nos maladies, toutes nos infirmités viennent du péché qui s'est infiltré dans notre être intérieur et dans notre corps. Et à partir du moment où nous comprenons l'association étroite entre la maladie et le péché, si nous découvrons en Jésus le Messie celui qui a apporté la solution à tous nos problèmes, c'est-à-dire le salut parfait, le pardon de nos péchés et, associée avec, la guérison de nos maladies, si nous osons croire ce que Dieu a dit, et garder cette foi dans le cœur, nous verrons s'accomplir ce que Dieu a promis. Comme Dieu est un merveilleux Seigneur, plein de compassion et de miséricorde, il ne prend pas plaisir à envoyer des maladies et des infirmités sur les hommes, comme il ne prend pas plaisir à les juger et à les envoyer en enfer le jour du jugement. Il a préféré envoyer son Fils, pour nous sauver et nous délivrer de cette malédiction.

 

            Mais le problème, c'est que les hommes l'ignorent ou les hommes ne l'acceptent pas. Et l'église de Jésus-Christ aussi, soit l'ignore, soit ne l'accepte pas. Devant la simplicité de l'Evangile et devant la difficulté apparente à croire ce message simple que Jésus est venu nous donner, les hommes n'étant pas dans la foi, ont construit toutes sortes de théologies humaines, pour expliquer pourquoi Dieu ne guérissait pas. Et ils ont même abouti à trouver des théologies qui leur disent que Dieu prend plaisir à les bénir par toutes sortes de maladies et d'infirmités, pour les rendre plus saints, pour travailler dans leur cœur et dans leur vie, pour qu'ils se tournent vers le Seigneur. C'est faux, c'est complètement faux. Et, si je vous lis juste quelques passages, rien que dans l'Evangile de Matthieu, vous verrez qu'à chaque fois que les malades se présentaient à Jésus pour demander une guérison, ils étaient guéris.

 

            Le Seigneur ne passait pas un temps infini à voir leur dossier spirituel, à dire : " Bon ! Attends. Tu demandes à être guéri mais attends, raconte-moi un peu ton enfance, où en es-tu maintenant spirituellement ? etc". Il suffisait que ces hommes et ces femmes attachent leur foi à Jésus-Christ pour qu'ils reçoivent une guérison du Seigneur. Et cette guérison était l'indication que Jésus avait le pouvoir de pardonner leurs péchés. Il le dit à propos du paralytique qui était descendu par le toit ouvert. Jésus s'est tourné vers cet homme, et alors qu'il était paralysé, il lui dit dans Marc, au chapitre 2 : « Tes péchés sont pardonnés ». Et quand les scribes et les pharisiens voient Jésus pardonner, ils disent : « Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés si ce n'est Dieu seul ? »Et la réponse de Jésus est merveilleuse, il dit : « Pour que vous sachiez que le fils de l'homme a le pouvoir sur terre de pardonner les péchés,... prends ton lit, lève-toi et va dans ta maison. » Il associe le pardon des péchés à la guérison. Le paralytique s'est levé, il a pris son lit et il a marché.

 

            Mais Jésus n'exigeait pas de tous ceux qui venaient vers lui qu'ils demandent d'abord pardon avant d'être guéris. Il voulait leur montrer, en leur apportant une guérison immédiate, qu'il y avait quelque chose de bien plus grand qu'Il était venu faire, c'est-à-dire guérir leur âme, leur apporter le salut, et que ce salut comprenait aussi la guérison. Combien de fois, j'ai vu des hommes et des femmes qui étaient bouleversés par des guérisons qui se passaient à côté d'eux. J'en ai vu, de mes yeux : des aveugles, des personnes qui étaient atteintes de toutes sortes de maladies, des cancers et autres, guéris là. Et quelqu'un qui voit cela a le cœur touché et bouleversé. Il se tourne vers le Seigneur, en disant : "Seigneur, je comprends que tu es un Dieu vivant".

 

            Donc si on a le cœur sincère et honnête avec le Seigneur, on ne va pas s'arrêter simplement à la réception d'une guérison. On va vouloir aller beaucoup plus loin avec le Seigneur. Si on passe notre vie à aller vers Jésus en disant : "Seigneur, je suis malade, guéris-moi !", on va passer à côté de la chose principale qu'il veut faire en nous, c'est-à-dire nous révéler la profondeur de son salut. Mais quand nous avons reçu la profondeur de son salut, cela ne veut pas dire qu'il va se désintéresser de l'état de notre corps. Il veut nous apporter aussi une pleine et entière guérison de toute maladie et de toute infirmité, uniquement parce que Jésus s'en est chargé à la Croix, en plus de la compassion du Seigneur, et du désir qu'il a de nous faire du bien.

 

            Dans l'Evangile de Matthieu, je lis au chapitre 9 et au verset 35 : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume ». Et la prédication de Jésus était simple, elle pouvait se résumer en ces deux mots : « Repentez-vous ». C'est comme cela que Jésus a commencé son ministère, c'est comme cela que les apôtres qui ont été envoyés par Jésus, ont prêché : « Repentez-vous ». Ils ne prêchaient pas la guérison divine ; ils prêchaient la repentance, et ils guérissaient les malades. Et là, il dit : « Prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. »Vous voyez, Jésus associait toujours la prédication du Royaume à la guérison. Toutes, quelles que soient ces guérisons.

 

            Des estropiés étaient guéris et pouvaient marcher, des gens qui n'avaient pas de jambes ou pas de pieds, les jambes et les pieds repoussaient, des gens qui n'avaient pas d'yeux, et qui pouvaient commencer à voir, des choses qui ne sont pas du domaine de la guérison possible par les hommes. C'était l'intervention surnaturelle et divine du Créateur. Il lui suffit de prononcer une parole pour que la chose existe. Tu peux avoir des organes en moins, si Jésus prononce une parole en disant qu'ils soient reconstitués, ils sont reconstitués instantanément.

 

            « Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont pas de berger. » Et il dit : « Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans la moisson ». C'est l'appel qui a retenti à mes oreilles, qui doit retentir à vos oreilles. Jésus cherche des ouvriers et des ouvrières. Et ces ouvriers qu'il envoie sont des ouvriers dans le champ de Dieu, ils sont appelés par le Seigneur, et ils connaissent la pensée du Seigneur. Si tu dis : "Je suis appelé par le Seigneur" et que tu ne prêches pas la guérison divine, il te manque une bonne portion du message divin. Tandis que si tu connais la pensée du Seigneur, tu vas prêcher la repentance, et tu vas montrer, en priant avec foi pour les malades, que la guérison divine est en fait la volonté du Seigneur, pour tous.

 

            Et d'ailleurs, tout de suite après, dans Matthieu, au chapitre 10 et au verset premier, Il appelle ses douze disciples, et, il leur donne « le pouvoir de chasser les esprits impurs (les démons), et de guérir toute maladie et toute infirmité. » Alors est-ce que Jésus a fait une faveur spéciale aux douze, en disant : "Bon, les autres, ils ne peuvent pas avoir ce pouvoir...". Peut-on dire que c'était seulement pour le début, qu'il fallait lancer un peu l'Eglise, et après, on ne parle plus de guérison divine, on va parler de la Croix, de la vie crucifiée, et puis la guérison du corps tant pis, on attendra le retour du Seigneur ? Ce n'est pas cela qu'il veut. Jésus est toujours le même, hier, aujourd'hui, éternellement ! Ce qu'il a fait il y a deux mille ans, il veut le faire aujourd'hui, et il le fait chaque fois qu'il va trouver un cœur qui a la foi, un cœur qui considère que Jésus est le même.

 

            Si Jésus était là devant toi ce soir et que tu cries à lui en disant : "Seigneur, débarrasse-moi de ce problème, je t'en prie, de cette maladie", Jésus viendrait vers toi, te toucherait et te dirait : "Qu'il te soit fait selon ta foi, va, pars en paix." S'il voyait quelque chose à redire dans ta vie spirituelle, je pense qu'il te le dirait, comme il l'a fait au jeune homme riche : "Toi il te manque quelque chose, tu es trop attaché à tes richesses, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres." Mais il y a tant de Chrétiens qui sont attachés à leurs quelques sous ! Tu peux être pauvre et attaché au peu que tu as, ou être riche et tout partager autour de toi.

 

            Et Jésus les envoie prêcher en disant, au verset 7 : « Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » Et vous savez, les disciples l'ont fait tant qu'ils étaient dans la foi. Mais en descendant de la montagne de la transfiguration, Jésus rencontre ses disciples ; ils avaient bataillé pendant je ne sais combien d'heures pour chasser un démon d'un jeune homme qui était jeté dans le feu par un mauvais esprit, et les disciples n'ont pas pu chasser ce démon. Je vais vous lire ce passage, c'est un peu plus loin, dans Matthieu 17:14 : « Ils n'ont pas pu le guérir. » Ils avaient reçu le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité, et là ils se trouvaient devant un démon un peu plus puissant que les autres, et leur foi avait atteint une certaine limite. Or ils avaient reçu de Jésus toute autorité sur toute la puissance des démons, et l'autorité de guérir les malades. Mais Jésus leur dit, au verset 17, « Race incrédule et perverse (la perversité est toujours associée à l'incrédulité et inversement), répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? (moi, c'est une parole qui me parle.) Amenez-le moi ici. Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l'enfant fut guéri à l'heure même. »

 

            Donc vous voyez, si Jésus n'était pas venu à ce moment-là, les disciples en auraient peut-être tiré toute une théologie, en disant : "Celui-là c'est un cas spécial, on a bien reçu de Jésus autorité pour guérir les malades, mais celui-là, impossible de le guérir, donc c'est que Dieu ne veut pas le guérir. C'est la souveraineté absolue de Dieu qui s'exerce, on n'y peut rien." C'est ce que font aujourd'hui les hommes. On voit des cas qui ne sont pas guéris, et au lieu de nous humilier devant le Seigneur en disant : "Seigneur sonde-moi, sonde-nous, montre-nous ce qui ne va pas, parce qu'on connaît ta pensée, on sait que tu veux guérir. Il y a peut-être un péché caché, il y a peut-être de l'incrédulité, quelque chose, mais montre-nous ! On va s'humilier, on va chercher ta face." Au lieu de cela, on essaye de mettre indirectement la faute sur Dieu, en disant : "Dieu est souverain, il fait ce qu'il veut ; s'il veut te guérir il te guérira, s'il veut te tuer il te tuera, ou s'il veut que tu meures, tu mourras." Ce n'est pas cela la théologie divine, la bonne, celle de l'Evangile.

 

            Là, leur problème était l'incrédulité, et Jésus leur dit, au verset 20, « C'est à cause de votre incrédulité, cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. (Vous n'avez pas prié ni jeûné) » Ils avaient cru que les choses étaient automatiques dans leur vie. Jésus leur avait dit : "Je vous donne le pouvoir de guérir toute maladie et toute infirmité." Ils avaient considéré cela comme acquis, et ils n'avaient pas trouvé nécessaire d'entretenir cette parole du Seigneur dans la prière et dans le jeûne, pour rester dans la foi. Ils avaient quitté le domaine de la foi parfaite pour retomber dans l'incrédulité.

 

            Mais quand Jésus lui-même (il n'avait pas de problème d'incrédulité) se déplace , on voit que constamment il guérissait toute maladie et toute infirmité. Si vous n'en étiez pas persuadés, je pourrais vous montrer quelques autres versets. Mais en fait, je peux vous le dire, chaque fois que vous voyez un malade s'approcher de Jésus pour lui demander la guérison, il a toujours été, sans une seule exception, guéri par le Seigneur, soit instantanément, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, soit dans les heures qui suivent, ou à la limite dans les jours qui suivent, ou la journée qui suit, comme les dix aveugles, ou l'homme qui a été envoyé à la piscine de Siloé. Ce n'était pas une attente de vingt-cinq ans, c'était quelque chose d'instantané, ou dans les heures qui suivent.

 

            Alors pourquoi est-ce qu'il n'en est plus de même aujourd'hui ? dites-moi la réponse. Est-ce que c'est Dieu qui a changé ? Est-ce que c'est Dieu qui n'est plus comme il était il y a deux mille ans ou avant ? Je pense que si Jésus venait dans nos églises, Il nous dirait bien souvent : « Race incrédule et perverse. Jusqu'à quand, vais-je vous supporter ? » Il nous supporte depuis longtemps, Il nous supportera jusqu'au bout, mais Il ne va pas changer ce qu'Il a promis pour faire plaisir à des incrédules et intervenir par des guérisons, alors qu'il n'y a pas la foi. Il peut le faire s'il le veut, Il l'a fait quelques fois, mais ce n'est pas la règle normale d'intervention du Seigneur dans l'Eglise.

 

            Et aujourd'hui, nous sommes plus souvent dans le cas d'une Eglise incrédule que d'une Eglise remplie de foi. Cela fait deux mille ans dans nos pays qu'on entend parler de Jésus, du « petit Jésus », ou du Jésus de la crèche, ou du Jésus qui est sur son trône mais qui n'intervient pas trop dans les affaires humaines. Et on a tellement déformé peu à peu l'image du vrai Jésus, que ceux qui ont tellement entendu parler de Jésus, n'ont plus foi dans l'intervention miraculeuse du Seigneur. C'est exactement comme Jésus à Nazareth, dans son village qui l'avait vu grandir : il est dit qu'il est allé là et ne put faire aucun miracle à cause de leur incrédulité, parce qu'ils l'avaient vu grandir : "C'est le fils du charpentier, mais qu'est-ce qu'il lui prend maintenant, on le connaît, depuis longtemps. Maintenant il fait le prophète, on entend dire des grandes choses, c'est vrai, mais on le connaît, c'est Jésus, qu'on a vu grandir. Il a été parmi nous, il a mangé avec nos enfants". Il ne put faire aucun miracle à cause de leur incrédulité, si ce n'est qu'il imposa les mains à quelques malades et qu'il les guérit, tout de même. Nous on aurait dit, c'est un grand réveil ! Mais Jésus aurait aimé guérir tous les malades, comme Il l'avait fait à Capernaüm et ailleurs. Et il n'a pas pu le faire, parce qu'ils étaient incrédules. Donc même le Seigneur est arrêté dans sa volonté de guérir, quand il rencontre ce mur d'incrédulité qui renferme actuellement la plupart de nos églises chrétiennes.

 

            Aujourd'hui, grâce au fait qu'un certain nombre d'hommes se sont ouverts au message du salut, on a recommencé depuis quelques siècles à annoncer le salut par la foi en Christ. Depuis le début de l'église primitive, il y a toujours eu un petit reste de fidèles. Il a suffi que le message du salut par la foi soit reprêché à nouveau dans son intégralité, pour que des millions d'hommes et de femmes entrent dans le salut par la foi. Mais, le fait de prêcher que Jésus veut guérir les malades, et que la guérison des maladies est incluse dans l'œuvre de la Croix, ce n'est plus prêché aujourd'hui dans son intégralité. Même dans les églises les plus réveillées, on ne prêche pas ce que dit la Parole à ce sujet. On se contente, à la fin des réunions, de dire : "Ceux qui sont malades, avancez-vous, on va prier pour vous, Jésus va vous guérir". Et on impose les mains aux malades. Mais ce n'est pas cela qui stimule forcément la foi, parce que la foi vient de la Parole de Dieu.

 

            Les rares églises qui prêchent ce que je suis en train de vous prêcher, voient grandir la foi de ceux qui écoutent, de même que la foi grandit quand on prêche le salut par la foi en Jésus. Et quand on montre que l'œuvre de la Croix comprend aussi la guérison de nos maladies et de nos infirmités, la foi grandit. La foi, c'est une totale certitude que Dieu a entendu quand je prie, sans douter.

 

            Plus loin, dans l'Evangile de Marc, au chapitre 16, Jésus dit, au verset 15 : « Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. » Cela a l'air tout simple, dans la bouche de Jésus. Il n'a pas l'air de montrer que c'est une chose compliquée. Il dit : "Vous imposerez les mains aux malades en mon nom, et les malades seront guéris". Il y en a même qui sont guéris sans imposition des mains, par la prière de la foi simplement, ou l'onction d'huile. Dieu a prévu, pour nous guérir, plusieurs moyens divins. Au départ, tous ces moyens se retrouvent dans la nécessité d'avoir foi en Jésus-Christ. Et ensuite, on peut se servir d'un support matériel, comme l'imposition des mains, l'onction d'huile, ou un mouchoir qui avait touché le corps de Paul, et qui ensuite était posé sur les malades qui étaient guéris et délivrés de leurs démons. On peut trouver des guérisons qui se font de cette manière-là, mais au départ, il y a quelqu'un qui a eu la foi en Jésus. Et c'est parce que la foi était agissante, que l'onction du Saint-Esprit vient et délivre le malade.

 

            Maintenant, dans Jean, il y a un verset que je voudrais vous lire, au chapitre 14 et au verset 12. Jésus a accompli, dit Jean à la fin de son évangile, des foules de miracles et de guérisons, tellement nombreux, que le monde entier ne pourrait pas contenir tous les livres qui pourraient être écrits sur le ministère de Jésus. Donc Jésus a passé son temps à prêcher, à guérir les malades, à chasser les démons. En trois ans et demi de ministère, il a passé son temps à guérir des centaines de milliers de personnes. Et là, au chapitre 14 et au verset 12, il dit à ses disciples : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais à mon père ». C'est extraordinaire, les œuvres de Jésus ! Quelles sont ces œuvres ? Des œuvres de sainteté, des œuvres glorieuses, d'obéissance, il a accompli toutes sortes de guérisons, de délivrances, de multiplications de pains etc. Et Il ose nous dire ceci, donc Il nous fait aussi confiance pour que nous puissions croire, Il dit : "Celui qui croit en moi, qui a cette foi-là, celle d'un petit enfant, cette foi divine, il fera les mêmes choses que je fais."

 

            Pour nous, nous savons que c'est parce que Jésus vit en nous que nous pouvons le faire, ce n'est pas par notre propre puissance que nous le ferons. C'est la puissance du Saint-Esprit, en ceux qui croient, qui se manifeste. Dieu manifeste sa volonté qui est de bénir, de sauver et de guérir, au travers de ceux qui croient, comme il l'a fait au travers de la personne de Jésus. Dans Jean 17, Jésus dit : « Que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. » (Jean 17:23). Et Jésus veut nous envoyer, comme lui-même a été envoyé par le Père, avec la même foi, la même puissance de l'Esprit, les mêmes guérisons, les mêmes miracles. C'est un verset que j'ai inscrit dans mon cœur, jusqu'au retour du Seigneur, et je dis : "Seigneur, je veux voir ces choses dans ma vie. Fais lever des ouvriers qui osent prendre ces versets, pour pouvoir faire tes œuvres, Seigneur. Fais un travail profond dans mon cœur, pour me changer, m'ouvrir les yeux sur tout ce qui t'empêche encore d'agir dans ma vie, pour que je puisse arriver à voir cette parole s'accomplir." Et j'ai confiance dans mon cœur que je le verrai. Je ne vous dis pas cela par bravade, parce que vous pouvez le dire aussi. Il dit : "Celui qui croit". Qui t'empêche de croire ?

 

            Un peu plus loin, dans les Actes des Apôtres, au chapitre 3, Pierre et Jean vont au temple et voient le boiteux qui était à la porte du temple ; cet homme les regarde fixement parce qu'il s'attendait à recevoir quelque chose d'eux, une pièce d'argent. Ils n'avaient rien. Des grands apôtres des premiers temps n'avaient rien, pas d'argent. Beaucoup d'apôtres modernes ne pourraient pas dire cela. Ils n'avaient rien, même pas une pièce pour donner à ce pauvre mendiant.

 

            Mais Pierre lui dit, au verset 6 du chapitre 3 : « Je n'ai ni argent, ni or, mais ce que j'ai (qui vaut bien plus que de l'argent et de l'or), je te le donne : au nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche. » Et c'est comme cela que nous devrions faire quand un malade vient vers nous en disant : "J'ai compris que Jésus veut me guérir, veux-tu m'aider et prier pour moi ?" Vous voyez comment Jésus guérissait les malades. Quand un malade vient lui demander la guérison, est-ce que vous voyez Jésus, une seule fois, dire : "Bon, on va prier !", et se tourner vers son Père en disant : "Tu vois, Seigneur mon Père, ce malade vient vers toi, il demande à être guéri, eh bien Je te prie de lui faire grâce et de le guérir maintenant, et de lui faire du bien". Pas une seule fois Jésus ne fait cela. Jésus avait peut-être prié toute la nuit, pour dire : "Seigneur mon Père, oins-moi de la puissance de ton Esprit, donne-moi tout ce qu'il faut". Mais quand le malade se présentait, Jésus disait une parole : « Sois guéri ». Il posait la main en disant : « Sois guéri, va ». Il prononçait une parole, il touchait, mais il ne priait pas au sens où nous l'entendons aujourd'hui.

 

            Là, c'est la même chose pour Pierre, il ne fait pas de prière, il dit : "Ce que j'ai, je te le donne, prends ! Si tu crois bien sûr". Si l'autre ne croit pas et ne prend pas, le don tombe à l'eau. « Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d'un saut il fut debout et il se mit à marcher » à louer, à sauter, et à glorifier le Seigneur. Et un peu plus loin, Pierre dit, aux versets 15 et 16, « Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez ; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous. » Ce n'est pas clair ? C'est le nom de Jésus, et la foi dans la puissance du nom de Jésus, qui ont redressé les pieds de ce boiteux. Pas besoin d'appareil orthopédique, rien.

 

            C'est vrai que la médecine fait des grandes choses, vous ne pouvez pas dire le contraire. Elle fait de grandes choses, mais ce n'est rien par rapport à la puissance de création et d'intervention de Dieu, qui recréé des organes, qui guérit parfaitement, sans douleur, et gratuitement.

 

            Je voudrais vous raconter le témoignage d'un médecin chrétien qui a été confronté à une guérison miraculeuse dans la maison à côté de son domicile. Son voisin, un homme de foi, était tombé et s'était brisé trois côtes, il avait eu le poumon percé, et était dans un état épouvantable. A la radio, le médecin avait vu cela et lui avait dit : "Il faut que tu te fasses opérer immédiatement." Le voisin du médecin lui répondit : "Mon Dieu m'a dit de venir te voir pour que tu constates mon infirmité actuelle, mais il ne m'a pas dit que tu me touches. Je retourne chez moi". Il est retourné chez lui, et il est resté trois jours à souffrir atrocement, et la troisième nuit il était là en train louer Jésus. Il s'est mis à louer Jésus de plus en plus fort, et instantanément, en une seconde, il a été guéri, les os se sont remis en place, comme ça, en un instant. Puis il a entendu dans son cœur la voix de Jésus lui dire : "Va voir le docteur". Le docteur était furieux que son voisin ait refusé une opération à prix réduit, mais lorsqu'il l'a vu en bon état, le docteur lui a dit : "On passe à la radio", parce qu'il voyait qu'il allait bien. Quand il a vu de ses yeux qu'il n'y avait plus rien de cassé à la radio, il s'est mis à pleurer sur l'épaule de son voisin. Le médecin chrétien a emmené son voisin dans son église pour témoigner, mais on n'a pas accepté son témoignage. Puis le médecin a dit à sa femme et à ses enfants : "J'ai compris maintenant ce que nous devons faire. On va vendre le cabinet médical, on va acheter une voiture avec une caravane, et on va parcourir tout le pays pour prêcher l'Evangile et la guérison par la foi".

 

            Ce sont des choses sérieuses et graves, parce que nous devons aller jusqu'au bout de notre engagement avec le Seigneur. Moi je n'ai absolument rien contre les Chrétiens qui vont voir les médecins, et quand j'en vois un qui n'a pas la foi, je lui dis : "Ecoute, tu as le choix. Tu n'as pas la foi, tu ne peux pas recevoir une guérison divine par la foi, à moins que quelqu'un prie pour toi et que Dieu te fasse grâce, que quelqu'un ait la foi pour toi. Mais si vraiment tu viens me trouver, sans la foi pour qu'il te guérisse, tu auras du mal, toi Chrétien, à recevoir la guérison du Seigneur, dans l'état où est ton cœur. Donc je te conseille, soit (ce qui est le mieux), de t'approcher du Seigneur et de sa Parole, pour avoir la foi pour que Dieu intervienne, soit d'aller voir immédiatement un médecin, parce que tu vas mourir".

 

            Mais c'est sûr que le but du Seigneur, c'est de travailler notre cœur, pour que nous puissions comprendre ce qu'il veut faire, et le laisser agir librement dans nos vies pour nous apporter une guérison réelle. Et le risque chez beaucoup de Chrétiens, quand ils entendent ce message de la foi en Christ, si jamais ils se trouvent dans une église ou un groupe vivant qui est un peu légaliste, où on risque de les juger parce qu'ils commencent à aller voir les médecins, ces Chrétiens qui n'ont pas tellement la foi, et qui voient cette ambiance de foi qui est autour d'eux, forcent leur foi, et disent : "Je vais faire comme les autres, je ne vais pas aller voir les médecins". Mais comme ils le font par légalisme religieux, ou pour faire comme les autres, ils ne sont pas dans la foi, et il leur arrive des coups qui peuvent être très graves. Et cette situation va se retourner contre l'Evangile et le témoignage qu'ils devraient donner. Donc il faut bien se garder de mépriser ou de juger ceux qui vont voir les médecins ou ceux qui n'ont pas une attitude de foi. Il faut les encourager à s'approcher du Seigneur, et à recevoir cette foi qui leur permettra eux-mêmes de prendre la décision qu'ils doivent prendre devant Dieu, en disant : "Seigneur, je te confie ma vie, maintenant c'est toi qui me guéris. Tu es l'Eternel qui me guérit". Et tant que l'Eglise était dans cette position de foi-là, Dieu est intervenu pour guérir tous les malades.

 

            Vous voyez, par exemple, au chapitre 5 des Actes, au début de l'Eglise, il est dit au verset 12 : « Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres. » Et au verset 15 : « En sorte qu'on apportait les malades dans les rues et qu'on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu'un d'eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés » Les gens se le disaient. Ils disaient : "Il y a une telle action de Dieu, là à Jérusalem, allez chercher tous les malades, vite." Ils les amenaient, « et tous étaient guéris ». Tous ! Tous, pour moi, cela veut dire sans une seule exception. S'il y avait eu une exception, Dieu n'aurait pas permis qu'on mette un « tous ». « Tous étaient guéris ». Il en était ainsi tant que l'Eglise est restée dans cette attitude de foi vis-à-vis de la Parole du Seigneur, sans légalisme religieux, sans théologie humaine.

 

            Plus de quarante ans après, Paul arrive dans l'île de Malte après son naufrage, et dans Actes 28, au verset 7, on lit qu'un personnage important de l'île, Publius, logea Paul chez lui. « Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie ; Paul, s'étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit. » Paul connaissait la parole de Seigneur. Et il dit lui-même dans ses épîtres : j'ai pu accomplir, au nom du Seigneur, toutes sortes de miracles et de prodiges. « Là dessus, (verset 9) vinrent les autres malades de l'île et ils furent guéris. »

 

            Alors ce qui s'est passé peu de temps après d'ailleurs puisque dès la fin du premier siècle l'Eglise tombait dans l'apostasie, c'est que cette consécration au Seigneur, cette connaissance de Jésus, cette vie proche du Seigneur a eu tendance à se perdre. Dans la majorité, l'Eglise est devenue froide, incrédule. L'Eglise étant devenue froide et incrédule, peu à peu, il ne restait plus que les formes extérieures de la religion, comme aujourd'hui dans beaucoup d'églises ; la vie et la puissance de Dieu se sont progressivement retirées, progressivement, mais très vite, jusqu'à ce qu'aux troisième et quatrième siècles, Constantin arrive. Alors, c'est l'apostasie totale qui entre, parce qu'à partir du moment où l'empereur se convertit, tous les courtisans bien sûr se convertissent, et ce n'est pas de cœur qu'ils le font, mais pour avoir quelque chose. Donc dès la fin du premier siècle, ceux qui avaient une vraie foi étaient perdus dans la majorité de l'Eglise. Ce ne sont plus que des petits groupes, pourchassés par la majorité, qui ont gardé cette foi-là, véritable. Or la Parole de Dieu n'avait pas changée, les théologiens la lisaient, les théologiens voyaient bien que les miracles se produisaient du temps de Jésus, et qu'au début il en était ainsi. Il a fallu qu'ils trouvent toutes sortes de pensées humaines pour expliquer pourquoi Dieu n'intervenait plus. Et bien souvent, dans nos églises aujourd'hui, on a hérité de ces courants de pensées-là.

 

            Dans la première épître de Pierre, au chapitre 2, Pierre parle des serviteurs qui doivent être soumis à leurs maîtres, même ceux qui sont d'un caractère difficile, et il leur dit que c'est une grâce de souffrir injustement quand on est injustement maltraité. Il dit au verset 21 : « Et c'est à cela que vous avez été appelés (à souffrir injustement), parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est pas trouvé de fraude ; lui qui injurié, ne rendait pas d'injures, maltraité, ne faisait pas de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts au péché nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » Dans ce verset, il exprime toute l'œuvre de la Croix, pour notre esprit, notre âme, et notre corps.

 

            Jésus est mort pour nous, il nous a fait mourir en lui à notre vie passée. Donc tout cet héritage de péchés, de maladies et d'infirmités qui se transmet de générations en générations, a été interrompu pour nous, par la mort de Jésus-Christ à la Croix. Quand nous croyons à ce que dit l'Evangile, il nous a pris, nous a mis en lui et nous a fait mourir à la Croix, en lui et avec lui, ce qui signifie que si nous sommes dans la foi, toute cette chaîne d'hérédité maudite qui pesait sur nous a été interrompue, par la mort de Jésus-Christ à la Croix. Et quand nous sommes en Christ et que lui est en nous, que nous sommes de nouvelles créations en lui, nous recevons un héritage divin qui vient d'en haut, et qui commence par notre esprit, un esprit neuf, régénéré, en Christ, et une guérison pour nos corps de toutes maladies et de toutes infirmités, si nous croyons. Ce n'est donc pas automatique, de même que le salut n'est pas automatique. Le salut se reçoit par la foi en Christ, à l'annonce de l'Evangile ; la guérison des corps, et des cœurs, se fait par notre appropriation de la Parole de Dieu, par la foi.

 

            Je suis personnellement opposé à toutes ces méthodes de guérison intérieure, de cure d'âme psychologique. Tout ceci, c'est encore un fruit de l'incrédulité humaine, qui se saisit des méthodes et des techniques humaines, qui ont leur valeur sur le plan humain, mais qui sur le plan spirituel sont sans aucune valeur. Si vous vous occupez des problèmes intérieurs, psychologiques de quelqu'un qui vient à vous et qui est Chrétien, surtout n'utilisez pas les méthodes de la psychologie humaine, mais prêchez le message de la Croix, pour montrer qu'en Christ, il y a eu une coupure qui s'est faite, avec tout le passé (avec tout ce qu'il peut y avoir comme difficultés vécues et les hérédités). Il y a une coupure complète, à l'instant où Christ est mort, tout cela est mort, a été englouti dans sa mort, dans le tombeau. Au début j'ai été tenté et j'ai pratiqué la guérison intérieure et la cure d'âme : "Viens, raconte-moi un peu ton passé, voyons d'où tu viens, tes expériences, etc., tu vois, il y a eu une influence comme ça, on va porter ça au Seigneur, on va prier pour ceci, pour cela". Mais on n'en sortait plus ! Alors que maintenant c'est très simple, je dis : "Oublie tout cela ! C'est dans la tombe, c'est terminé. Si tu as l'impression que pèse sur toi une hérédité qui vient de ton passé, ou des choses qui viennent du passé, c'est que tu n'as pas encore compris ce que Jésus a fait de toi en lui, tu n'as pas encore compris qu'il a fait de toi une nouvelle création, tu n'as pas compris que tu as été libéré de tout ton passé avec ses malédictions, et ton problème, ce n'est pas d'avoir des démons qui sont à chasser de toi, c'est que tu comprennes la vérité qui t'affranchit".

 

            C'est cela qui nous manque. La vérité t'affranchira, te libérera, c'est la Parole de Dieu qui te libérera. Et quand quelqu'un a reçu cette parole dans le cœur, connaît la volonté du Seigneur, et dans le cœur garde cette parole dans la foi, est attentif à cette parole, ce sera la santé pour tout son corps, la délivrance de toute maladie, de toute infirmité, parce que Jésus est le même aujourd'hui. Tu n'auras pas besoin de passer par de longues séances de délivrance où on va faire sortir les démons, les uns après les autres. Ce n'est pas comme ça que cela doit se faire, bien que cela puisse avoir une réalité dans la vie des Chrétiens. Mais ce n'est pas comme ça que Dieu veut faire. Quand Jésus arrive, par une parole d'autorité, les démons sont chassés et les malades sont guéris. Il veut que nous puissions être tellement remplis de foi en sa Parole, que nous puissions être entre ses mains des instruments efficaces, remplis du Saint-Esprit, d'humilité, de douceur et d'amour (parce que c'est ça qui compte), et étant remplis de l'Esprit de Jésus-Christ, nous allons pouvoir faire les œuvres de Jésus. Vous le croyez ? Eh bien mettez le en pratique ! N'attendez pas d'être des supers saints spirituels pour commencer à prier pour les malades avec foi. Vous connaissez votre Seigneur, il a fait de vous ses enfants, approchez-vous, avec assurance du Seigneur, pour lui dire : "Seigneur, je veux être un ouvrier dans ta moisson, je veux faire les choses que Jésus a faites, prêcher le royaume de Dieu, et tu vas confirmer ta Parole par des miracles, des signes et des guérisons. Et ton nom en sera glorifié Seigneur".

 

            Seigneur, ma prière c'est que ces quelques paroles puissent stimuler la foi de ceux qui entendent dans leur cœur, et puissent nous rappeler que tu es toujours le même, hier, aujourd'hui, éternellement. Tu as toujours cette même compassion pour les malades, les infirmes, ceux qui sont sous le fardeau du péché. Et tu es venu manifester la gloire du Père, Seigneur Jésus, travaille dans nos cœur par ta Parole, qu'elle puisse produire en nous tout le fruit que tu veux qu'elle produise, et que nous puissions voir ta main agir au milieu des tiens. Je te prie vraiment que tu visites ton Eglise, Seigneur, et que tu restaures dans les cœurs la foi de ceux qui sont tournés vers Toi, qui sont peut-être troublés, ou qui sont dans des difficultés, je te prie que Tu leur montres que Tu es toujours le même, que tu es toujours vivant, et que ta Parole ne passera pas. Bénis chacun ce soir, Père saint, fortifie la foi, fais du bien, guéris, confirme ta Parole par des miracles et des guérisons, au nom de Jésus, je t'en remercie, Seigneur. Amen.