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Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



La fête des Tabernacles

Ne restons pas à la fête de Pâque, il faut arriver à la grande fête des Tabernacles.



            Lisons dans le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 16, et aux versets 12 à 14 : « De là nous allâmes à Philippes, qui est la première ville d'un district de Macédoine, et une colonie. Nous passâmes quelques jours dans cette ville. Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies. L'une d'elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le coeur, pour qu'elle fût attentive à ce que disait Paul ».

 

            Il y a un petit verset formidable qui dit : "Le Seigneur lui ouvrit le coeur, pour qu'elle fût attentive". Le Seigneur a vu qu'elle avait le cœur bien disposé et il a ouvert son cœur à la Parole. C'est le Seigneur qui ouvre le cœur à la Parole. Quand nous écoutons avec un cœur bien disposé, le Saint-Esprit ouvre nos cœurs parce qu'il n'y a que Lui qui peut nous expliquer la Parole du Seigneur.

            

            Je voudrais vous parler ce soir de quelque chose que l'on trouve dans le livre du Lévitique, au chapitre 23 : il s'agit des fêtes de l'Éternel. Quelle application peut-il y avoir pour nous aujourd'hui, des fêtes que Dieu commandait à son peuple d'observer dans l'Ancienne Alliance ? Il y a pour nous chrétiens une foule d'enseignements qui peuvent nous ouvrir les yeux sur la manière dont le Seigneur veut travailler aujourd'hui dans son Eglise. Je ne vais pas lire tout le chapitre 23, je vais lire quelques passages. Je vous rappelle que les Hébreux devaient respecter trois fêtes principales dans l'année plus un certain nombre de fêtes secondaires. Il y avait la fête de Pâques, la fête de Pentecôte et la fête des Tabernacles. Il y avait aussi juste avant la fête des Tabernacles la fête des Trompettes. Toutes ces fêtes ont été données dans la loi.

 

             Par la suite, les Juifs ont ajouté deux autres fêtes : la fête de la Dédicace du Temple et la fête du Pourim.

 

- la fête de la Dédicace

            Le temple avait été profané par les Syriens, sous les Macchabées. Quand Israël avait été envahi, les Syriens avaient profané le temple et Antiochus Epiphane, le roi impie, avait sacrifié une truie sur l'autel de l'Eternel. Alors quand les Macchabées étaient au pouvoir, ils avaient purifié le temple et c'était devenu une grande fête qui est encore respectée aujourd'hui par les Juifs. C'est la fête de Hanoukka, en décembre, pour la purification du temple.

 

- la fête du Pourim

            Au mois de mars la fête du Pourim, c'est le carnaval d'Israël où tous les enfants se déguisent, mais en fait, ils fêtent la victoire des Juifs sur Hamann l'un des favoris du roi de Perse qui voulait faire exterminer tout le peuple. Finalement grâce à Mardochée, grâce au Seigneur et à la reine Esther, cela s'est retourné contre les ennemis du peuple et une fête nouvelle avait été décidée à ce moment-là, la fête du Pourim. Mais les trois grandes fêtes de base c'est la fête de Pâques, la fête de Pentecôte (ou fête des moissons, fête des semaines, ou fête des prémices), et puis la fête des Tabernacles.

            

            Je voudrais voir avec vous ce que le Seigneur dit de ces fêtes et surtout l'application que nous pouvons en faire, nous, pour nos vies de chrétiens aujourd'hui. Il ne s'agit pas pour nous de respecter comme les Juifs le font ou certaines religions chrétiennes, les fêtes de Pâques, de Pentecôte ou de Noël, il s'agit de voir la signification spirituelle qui est dans la Bible puisque l'Ancien Testament est un modèle pour nous au sens que c'était l'ombre des choses à venir. Pour nous, chrétiens aujourd'hui, qu'est-ce que nous pouvons tirer comme signification et comme conseil pratique, pour voir comment le Seigneur agit au travers de ces fêtes dans son peuple ? Quand le Seigneur convoquait son peuple à ces fêtes-là, c'était pour faire un travail dans leur cœur.

 

            Ces fêtes étaient des moments où le peuple pouvait se réjouir. Il y avait aussi des moments où le peuple était convoqué pour des jeûnes, pour se repentir. Par exemple le jour des expiations, ce n'était pas une fête où l'on se réjouissait, au contraire il fallait se réunir pour confesser les péchés et demander l'expiation. C'était ce jour-là que le souverain sacrificateur entrait dans le lieu Très Saint avec le sang des sacrifices pour faire l'expiation, ce n'était pas des jours de réjouissance, c'était des jours spéciaux dédiés à l'affliction. Par contre les trois fêtes de base duraient des semaines entières ; cela durait une semaine en général où le peuple était convoqué de tout le pays d'Israël pour venir à Jérusalem à l'endroit où Dieu avait fait résider son nom et pour se réjouir pour une raison bien précise.

 

            Je lis au verset 1 du chapitre 23 dans le Lévitique : « L'Eternel parla à Moïse, et dit : parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras : les fêtes de l'Eternel, que vous publierez,, seront de saintes convocations. Voici quelles sont mes fêtes. On travaillera six jours ; mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos : il y aura une sainte convocation. Vous ne ferez aucun ouvrage : c'est le sabbat de l'Eternel, dans toutes vos demeures ». C'était la base, le samedi on ne travaillait pas et on se reposait de ses oeuvres. « Voici les fêtes de l'Éternel, le saintes convocations, que vous publierez à leur temps fixé. Le premier mois... » Ce premier mois c'était le mois d'avril. Vous savez sans doute que les Juifs sont le seul peuple de la terre où le premier mois ne correspond pas au Nouvel An. Le Nouvel An juif n'est pas fêté le premier mois de l'année, le nouvel an juif est fêté au début de l'hiver ; le mois d'avril, c'est le premier mois de l'année, mais ce n'est pas le mois du Nouvel An, et il y a une raison spirituelle, j'en parlerai un peu plus tard. « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l'Eternel ».

 

            Vous savez ce que signifie la Pâque pour les Hébreux ? La Pâque, c'était la fête qui devait commémorer la délivrance de tout le peuple à la sortie d'Egypte, cette nuit fameuse où Dieu avait demandé à son peuple de sacrifier un agneau par famille, d'asperger avec un petit bouquet d'hysope le sang de l'agneau sur les linteaux et les côtés des portes et pendant cette nuit-là l'ange exterminateur qui passerait épargnerait toutes les maisons où le sang était appliqué. Ils devaient manger cette Pâque-là à la hâte, tous habillés et c'est à ce moment-là que le Seigneur a définitivement délivré son peuple parce que les premiers-nés d'Egypte ont été exterminés cette nuit-là et Pharaon a laissé partir le peuple.

            

            Donc cette première fête qui était convoquée par l'Eternel était la fête qui commémorait la sortie d'Egypte et la délivrance. Pour nous chrétiens, qu'est-ce qu'elle représente cette fête de la Pâque ? Elle représente la sortie d'Egypte c'est-à-dire la conversion, l'entrée dans la nouvelle naissance par le sacrifice de Jésus qui a été appliqué sur notre vie. Elle commémore le fait qu'en sortant du monde, nous passons à une nouvelle vie en Jésus-Christ et nous recevons Sa vie et le salut. Il y a une coupure qui est faite entre l'Egypte qui représente le monde et nous qui sommes maintenant transportés, par le Saint-Esprit, par le Seigneur, dans le royaume de Jésus. C'est le moment où nous sommes délivrés de nos péchés, lavés de nos péchés, par le sang de l'agneau. Normalement tous les chrétiens doivent passer par la nouvelle naissance en Christ.

 

            Cela va de soi, mais ce n'est pas si évident que ça parce que dans beaucoup d'églises chrétiennes, ce n'est plus une vie qui est reçue, mais c'est une religion chrétienne ou une tradition chrétienne. Je veux parler par exemple des familles qui sont chrétiennes depuis des générations et où souvent les enfants suivent les parents parce qu'ils ont été chrétiens de naissance je dirai, mais cela n'a pas été confirmé par un engagement personnel où ils ont vraiment reçu la vie de Jésus qui fait passer dans une nouvelle vie avec le Seigneur. Et cette fête de la Pâque c'est la première du premier mois de l'année de Dieu, c'est la première des fêtes.

 

            Pour nous chrétiens, quand nous prenons le pain et le vin, nous commémorons la mort de Jésus. Le sang de Jésus a été versé pour nous et nous nous rappelons que nous sommes sortis de ce monde de péché pour entrer dans le royaume de Dieu par le sacrifice de Jésus. Nous verrons que pour nous, spirituellement, tous les disciples de Jésus doivent passer par toutes ces fêtes-là, de même que le peuple juif devait passer obligatoirement toute l'année au travers de ces fêtes. Elles se déroulaient selon un ordre prescrit par Dieu, qui était bien précis. De même dans notre vie chrétienne d'aujourd'hui, le Seigneur va nous faire passer par ces fêtes (spirituellement), jusqu'à l'aboutissement de la plus grande des fêtes : la fête des Tabernacles. C'est la seule fête qui n'a pas été reprise par les grandes religions chrétiennes, qui continuent de fêter aujourd'hui à la manière chrétienne la Pâque, la Pentecôte, mais on ne parle pas de la fête des Tabernacles dans les églises chrétiennes, alors que pour le Seigneur, c'était l'aboutissement de toutes les fêtes de l'année. La plus grande des fêtes est la fête des Tabernacles.

 

            Alors, est-ce que cela n'a pas été pour vous une fête, le jour où le Seigneur vous a rencontré ? Le Seigneur a vraiment changé votre cœur et vous avez su que le salut éternel de Dieu est venu en vous, ainsi que la délivrance du péché. Pour moi cela a été une fête, et ça l'est toujours. Je n'oublie pas que le Seigneur a effacé mes péchés, jamais je ne l'oublierai, jusque dans l'éternité, quand je verrai les marques de ses clous et de son côté percé, j'aurai toujours cette joie dans le cœur pour l'éternité de savoir que le Seigneur m'a racheté de mes péchés. C'est la première des fêtes, mais c'est une fête qui dure pour l'éternité. Il nous a fait entrer dans sa vie et nous nous en souvenons chaque fois que nous prenons le pain et le vin.

 

            Je lis la suite, dans le chapitre 23 du Lévitique, au verset 5 : « Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque de l'Eternel. Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l'honneur de l'Eternel : vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile. Vous offrirez à l'Eternel, pendant sept jours, des sacrifices consumés par le feu. Le septième jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune oeuvre servile. L'Eternel parla à Moïse, et dit : Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras : Quand vous serez entré dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au sacrificateur une gerbe, prémices de votre moisson. Il agitera de côté et d'autre la gerbe devant l'Eternel, afin qu'elle soit agréée : le sacrificateur l'agitera de côté et d'autre, le lendemain du sabbat. »

 

            Pendant la fête de la Pâque, ils devaient apporter une gerbe qui était en fait la toute première gerbe de la récolte de blé. La première récolte en Israël, c'est la récolte de blé, elle était terminée au mois de juin et ils pouvaient la commencer au mois d'avril ; en tout cas au mois d'avril les épis étaient déjà formés. Lors de la fête de la Pâque ils devaient apporter une gerbe comme prémices de la récolte de blé qui allait se faire, où qui commençait. Lors de la fête de la Pentecôte au mois de juin, qui était la fête qui terminait en fait la récolte du blé, ils achevaient cette récolte à la Pentecôte, alors qu'elle commençait à peine à la Pâque.

 

            A la Pâque, ils se contentaient d'apporter une gerbe, pour prémices de la récolte de blé. Nous savons ce que représente le blé dans la Parole du Seigneur, le grain de blé qui tombe en terre et qui meurt. Le blé représente le Seigneur Jésus, le blé représente la Parole de Dieu. Donc, dès le début de la première fête, le Seigneur, évidemment était associé à cette fête directement par la mention du sang qui avait libéré le peuple de la terre d'Egypte, mais il était associé aussi par la présentation de cette gerbe qui était les prémices de la récolte de blé, présentée et offerte au Seigneur le jour de la fête de Pâque.

 

            Il ajoute au verset 12 : « Le jour où vous agiterez la gerbe, vous offrirez en holocauste à l'Eternel un agneau d'un an sans défaut ; vous y joindrez une offrande de deux dixièmes de fleur de farine pétrie dans l'huile, comme une offrande consumée par le feu, d'une agréable odeur à l'Eternel : et vous ferez une libation d'un quart de hin de vin ». L'agneau représente aussi le Seigneur, mais, en même temps que l'agneau d'un an qui était sacrifié, était présentée une offrande de fleur de farine pétrie à l'huile et cette offrande de fleur de farine représente aussi l'offrande de notre vie personnelle purifiée par le sang de Jésus, puisqu'il n'était présenté au Seigneur que des offrandes pures, on ne pouvait rien offrir d'impur au Seigneur, évidemment ! Donc cette offrande, pétrie à l'huile, où il était versé dessus un peu de vin, donne aussi une image extraordinaire de l'offrande de notre vie transformée par le Seigneur : vie purifiée par le sang de l'agneau, pétrie d'huile, c'est-à-dire remplie du Saint-Esprit, où on versait dessus en plus le vin, qui représente aussi le Saint-Esprit et le sang de Jésus-Christ. Et tout était offert, en même temps, avec l'agneau pascal, le jour de la fête de la Pâque au Seigneur. Voyez toutes les implications spirituelles qu'il peut y avoir pour nous ; cette offrande spirituelle était l'offrande de notre vie consacrée au Seigneur. En même temps que Lui l'agneau était offert, notre vie était aussi offerte au Seigneur.

 

            « Vous ne mangerez ni pain, ni épis rôtis ou broyés, jusqu'au jour même où vous apporterez l'offrande à votre Dieu. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. » (verset 14). Le jour où ils apportaient la gerbe, à partir de ce jour-là, ils comptaient sept semaines, soit quarante neuf jours, et le cinquantième jour était la fête de la Pentecôte. Dans la loi de l'Eternel on comptait à partir du moment où la gerbe était présentée sept semaines complètes, quarante-neufs jours, plus un jour, qui était le début de la fête de la Pentecôte.

 

            « Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apportez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat : et vous ferez à l'Eternel une offrande nouvelle. Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu'ils soient agités de côté et d'autre : ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain ». Cette fois, la fête de la Pâque était sans levain. Souvent j'ai pensé que dans la Bible le levain avait un aspect négatif. On pense que le levain représente quelque chose de mauvais qui fait lever toute la pâte, mais dans un mauvais sens. Cela peut être ça dans l'enseignement de Jésus, par exemple quand il dit méfiez-vous du levain des Pharisiens et il ajoute tout de suite après : le levain des Pharisiens c'est la doctrine des Pharisiens donc l'esprit qui les animait, l'hypocrisie religieuse, en fait cette résistance au Seigneur. mais le levain ne représente pas toujours quelque chose de négatif, puisque là les pains qui étaient offerts étaient des pains saints ; cela ne pouvait pas être quelque chose d'impur, donc là, le levain représentait autre chose qu'un mauvais levain. Le levain représente une doctrine, si c'est une doctrine de Satan comme celle des Pharisiens, c'est quelque chose qui fait lever toute la pâte, mais dans le mauvais sens. Si c'est une doctrine de Dieu, cela représente l'action du Saint-Esprit ou de la Parole de Dieu, qui fait travailler la parole du Seigneur dans nos cœurs, pour faire monter ce que le Seigneur veut y faire monter. Cela c'est du bon levain qui était mélangé au pain. Dans les moments où les Juifs s'affligeaient ou pensaient à des choses difficiles, ils mangeaient des pains sans levain, dans les moments où ils se réjouissaient, ils présentaient du pain avec levain.

 

            Pourquoi deux pains avec du levain, qu'ils devaient amener de chez eux comme offrande pour les présenter au Seigneur ? Je pense que les deux pains qui étaient présentés représentent le Seigneur Jésus et la Parole de Dieu. Dans nos propres vies, l'action du Seigneur Jésus et de sa Parole doit faire monter et faire fructifier tout le royaume de Dieu. Il y a une parabole de Jésus qui dit : « Le royaume de Dieu est semblable à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, pour faire lever toute la pâte » (Luc 13:21). Le Seigneur Jésus est la Parole vivante, et la Parole écrite de Dieu, et les deux travaillent ensemble dans le cœur et la vie de ceux qui l'ont reçue. Le levain devait être reçu dans la pâte et mélangé à la pâte. Donc nous aussi qui sommes la pâte sanctifiée par le sang de Jésus nous recevons dans cette pâte l'action du Seigneur Jésus, la Parole vivante, et l'action de la Parole de Dieu. Et ainsi, nous pouvons présenter cette offrande de notre vie, de la même façon que cette offrande des deux pains qui était offerte au Seigneur en même temps que les sacrifices qui étaient offerts à ce moment-là qui représentent le sacrifice de Jésus.

 

            Nous sommes destinés à être transformés à l'image de Jésus-Christ par le Saint-Esprit. C'est ça, le travail du levain spirituel en nous, de la Parole de Dieu. Le levain spirituel de la Parole de Dieu quand il est reçu dans un cœur honnête et bon nous transforme à l'image de Jésus. E t vous voyez le travail du levain se fait tout seul, tranquillement, dans le silence, sans bruit, il suffit de mettre du levain dans la pâte, la laisser au chaud et la pâte monte toute seule. C'est le travail aussi qui se fait dans le fruit de la vigne, quand il reste attaché au cep, la sève fait grossir tranquillement le fruit de la vigne pour présenter au maître vigneron une offrande parfaite.

 

            Au verset 24 de Lévitique 23, il est question du septième mois. C'était le mois d'octobre, un grand mois pour les Juifs puisque dans le mois d'octobre il y a plusieurs événements importants qui se passent. « Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu ». C'est la fête des Trompettes. Ensuite il y a le grand jour des expiations, le Yom Kippour, et ensuite la fête des Tabernacles qui suit tout de suite après, et ça marque l'année des fêtes du Seigneur. On recommence une année nouvelle, mais ce n'est pas le premier mois. Donc ce septième mois commençait par une grande fête qui était annoncée au son des trompettes. Pour nous chrétiens, le son de la trompette c'est l'annonce de la Parole du Seigneur et l'annonce de l'évangile du Seigneur. Le peuple était convoqué au son de la trompette et il devait répondre à cette convocation, et se réjouir dans la fête des Trompettes, la fête de l'Eternel.

 

            Et ensuite au verset 27 : « Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations : vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes, et vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu. Vous ne ferez aucun ouvrage ce jour-là, car c'est le jour des expiations, où doit être faite pour vous l'expiation devant l'Eternel, votre Dieu. Toute personne qui ne s'humiliera pas ce jour-là sera retranchée de son peuple. Toute personne qui fera ce jour-là un ouvrage quelconque, je la détruirai du milieu de son peuple. Vous ne ferez aucun ouvrage. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez ». C'est le Yom-Kippour, le jour des expiations qui, aujourd'hui en Israël, est de moins en moins respecté. Le pays est de plus en plus profane et ne s'occupe plus des fêtes de l'Eternel. De toute manière pour nous chrétiens nous ne sommes pas appelés à respecter ces fêtes telles qu'elles ont été données dans l'Ancien Testament.

 

            Le dixième jour c'était le seul jour de l'année où le grand Prêtre pouvait entrer dans le Lieu Très-Saint avec le sang des veaux et des boucs et le sang de l'agneau pour le présenter sur le propitiatoire, là où Dieu pouvait parler à son peuple. C'était le seul jour de l'année où il pouvait entrer dans le lieu Très Saint.

            

            Et au verset 34 il est écrit : « Parle aux enfants d'Israël, et dis : Le quinzième jour de ce septième mois, ce sera la fête des tabernacles en l'honneur de l'Eternel, pendant sept jours. Le premier jour, il y aura une sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. Pendant sept jours, vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l'Eternel des sacrifices consumés par le feu : ce sera une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune œuvre servile ».

 

            Il rappelle un peu plus loin, aux versets 39 à 41 : « Le quinzième jour du septième mois, quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l'Eternel, pendant sept jours : le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de repos. Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches de palmiers, des rameaux d'arbres touffus et des saules de rivière ; et vous vous réjouirez devant l'Eternel, votre Dieu, pendant sept jours. Vous célébrerez chaque année cette fête à l'Eternel, pendant sept jours. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants ».

 

            Et par la suite on se rend compte que cette fête des Tabernacles a été très peu fêtée par le peuple juif. Elle a été fêtée la première fois par Salomon quand le temple avait été fini ; elle a été fêtée ensuite par Esdras quand on a reconstruit le temple. On n'avait pas encore reconstruit le temple quand l'autel a été rétabli. Ils ont célébré la fête des Expiations et la fête des Tabernacles et je crois que ce sont les deux seules mentions où on parle de la fête des Tabernacles dans la Bible. Elle était pratiquement tombée en oubli,

 

            Même la fête de la Pâque et la fête de la Pentecôte n'étaient respectées que dans les grands moments de réveil. La fête de la Pâque, c'était la gerbe, les toutes premières prémices. La fête de la Pentecôte c'était la fin de la récolte du blé où on amenait du pain. La fête des Tabernacles, c'était la fête de la récolte complète. Toutes les récoltes étaient rentrées, tous les arbres fruitiers, la vigne, le figuier, tout avait produit. C'était à ce moment-là qu'on fêtait la grande fête des Tabernacles pour remercier Dieu, et lui apporter des offrandes et on se réjouissait pendant sept jours devant l'Eternel.

 

            Ils prenaient du fruit des beaux arbres ; cela nous parle du fruit du Saint-Esprit. S'il y a un fruit qui est beau dans nos vies, c'est parce que le Saint-Esprit agit en nous pour nous faire produire du fruit, c'est-à-dire le fruit du Saint-Esprit. Des branches de palmiers : le palmier est un des arbres que favorise la Bible, c'est un arbre qui pousse dans le désert, c'est aussi une image du chrétien et l'image du Seigneur Jésus. Si nous sommes dans le désert de ce monde, enracinés dans un sol aride, mais avec des racines qui vont chercher l'eau de la Parole, nous allons toujours être verdoyants devant le Seigneur.

 

            Lisons Esaïe 44, versets 1 à 3 : « Ecoute maintenant, ô Jacob, mon serviteur ! O Israël que j'ai choisi ! Ainsi parle l'Eternel, qui t'a fait, et qui t'a formé dès ta naissance. Celui qui est ton soutien : ne crains rien, mon serviteur Jacob. Mon Israël que j'ai choisi. Car je répandrai des eaux sur le sol altéré. Et des ruisseaux sur la terre desséchée : je répandrai mon Esprit sur ta race ; et ma bénédiction sur tes rejetons. Ils germeront au milieu de l'herbe, Comme les saules près des courants d'eau ».

 

            Cela nous rappelle ce qui s'est passé le jour de la Pentecôte dans les Actes des Apôtres, au chapitre 2, et au verset 16, où l'apôtre Pierre dit : « C'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes ».

 

            Revenons au verset 42 du chapitre 23 du Lévitique : « Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes : tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes afin que vos descendants sachent que j'ai fait habiter sous des tentes les enfants d'Israël, après les avoir fait sortir du pays d'Egypte. Je suis l'Eternel, votre Dieu ». C'était la fête de la récolte, et c'était aussi la fête où Dieu rappelait à son peuple qu'ils avaient été des voyageurs sous les tentes pendant toute la traversée d'Egypte. Sur cette terre, nous chrétiens, nous devons nous considérer comme des voyageurs et des pèlerins, sans nous attacher à un endroit quelconque. Nous devons savoir que nous sommes de passage sur cette terre.

 

            Pour le Seigneur, dans le Nouveau Testament, la tente est une image du corps physique. Pierre dit : « Je sais que si cette tente est enlevée, j'ai dans le ciel, une demeure céleste qui est éternelle ». Le Seigneur nous fait actuellement habiter dans des tentes : nos propres corps. Il nous fait aussi habiter dans la terre où nous sommes voyageurs et passagers, nous sommes des sujets du grand Roi, nous sommes citoyens du ciel. Nous ne sommes pas appelés à nous fixer sur cette terre comme ceux qui y habitent actuellement. Rappelons-nous constamment que nous sommes dans une tente provisoire et que l'Eternel est notre Dieu.

            

            Voyons maintenant ce qui concerne la signification spirituelle des trois fêtes de Pâque, de Pentecôte, et des Tabernacles, ces trois fêtes qui se produisaient le premier, le troisième, et le septième mois. Elles représentent pour nous chrétiens une progression spirituelle dans notre vie avec le Seigneur. On commence par la Pâque qui est la nouvelle naissance ; on continue par la Pentecôte qui représente les prémices de la récolte finale et qui représente aussi le travail du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu dans une vie de chrétien né de nouveau. Quand on est né de nouveau, quand on a la vie de Jésus en nous, on a un intérêt pour la lecture de la Bible.

 

            Avant ma conversion, il m'est arrivé de lire la Bible, mais c'était un livre fermé, incompréhensible, plein de contradictions, un livre qui ne m'apportait pas quelque chose, qui ne répondait pas à mes besoins du moment, parce que mon cœur n'était pas ouvert au Seigneur. C'est quand mon cœur a été ouvert à la nouvelle naissance et que le Seigneur a touché mon cœur, que j'ai eu soif de lire la Bible. J'ai toujours soif de la lire parce qu'à mesure que je la lis, le Saint-Esprit me révèle, m'explique des choses et ça me donne toujours envie et le désir de me nourrir davantage de cette vie d'en haut qui passe par la Parole de Dieu comme une sève qui nourrit le fruit qui est en train de pousser.

 

            La Pentecôte représente donc les prémices de la récolte finale ; vous savez ce qui s'est passé le jour de la Pentecôte, dans le livre des Actes : ils ont été baptisés du Saint-Esprit et ce baptême du Saint-Esprit ils l'ont reçu à ce moment-là, non pas parce qu'ils étaient parfaits mais parce que le Seigneur voulait baptiser de son Esprit ceux qui s'étaient engagés avec Christ pour pouvoir justement atteindre le but final qui est la maturité complète représentée par la fête des Tabernacles.

 

            La fête des Tabernacles c'est la fête de la récolte, la récolte parce que c'est la maturité. Quand le fruit est arrivé à maturité, c'est alors que le Seigneur le récolte. Mais il faut tout un temps prolongé et qui peut être long pour certaines espèces de maturation, pour arriver au fruit mûr.

 

            Cela commence par la nouvelle naissance, ça doit continuer par le baptême du Saint-Esprit. Il y a une soixantaine d'années, dans beaucoup d'églises chrétiennes il y avait un problème important, qui peut exister encore aujourd'hui, mais à ce moment-là c'était encore plus vif, c'était le fameux problème charismatique. Beaucoup d'églises étaient visitées par le Seigneur, recevaient le baptême de l'Esprit, des dons spirituels, le parler en langues, et les dons, miracles, guérisons etc. Il y avait beaucoup d'opposition, de discussions dans les églises chrétiennes, les unes voulant pleinement accepter cette visitation du Saint-Esprit, d'autres non. Celles qui l'acceptaient allaient parfois beaucoup plus loin que le Seigneur ne le voulait dans la manifestation de certaines choses. C'est-à-dire qu'il y a eu beaucoup d'excès et beaucoup de choses qui étaient de la chair, et pas du tout du Saint-Esprit. Cela a repoussé beaucoup de chrétiens qui auraient pu recevoir une vraie visitation du Saint-Esprit.

 

            Quand le Seigneur nous visite comme il l'a fait le jour de la Pentecôte, c'est pour nous remplir du Saint-Esprit et pour ouvrir notre cœur à l'action du Saint-Esprit, pour nous révéler le message de la Croix et nous révéler ce que le Seigneur veut faire dans nos vies. Le Saint-Esprit nous est donné pour nous amener à la Croix et nous révéler pleinement l'œuvre de Jésus-Christ. Ce n'est pas pour parler en langues, pour exercer des miracles et des guérisons, ça ce ne sont que les signes qui accompagnent la prédication, qui doivent se manifester, mais ce n'est pas le but final que le Seigneur recherche dans nos vies. Le but final qu'il recherche, c'est le fruit de la fête des Tabernacles, le fruit de la grande fête finale, le fruit de l'Esprit dans le Nouveau Testament.

 

            Quand j'ai reçu personnellement le baptême du Saint-Esprit avec le parler en langues c'était le jour de mon baptême d'eau par immersion, où des frères et sœurs m'avaient dit qu'il y avait le baptême de l'Esprit que je pouvais maintenant recevoir. J'ignorais, complètement ces choses-là et j'ai lu dans la Bible ce qui s'est passé. J'ai dit : "Dans la Bible, le Seigneur, le jour de la Pentecôte, (Actes 2) a visité ses disciples de cette manière-là. Si Dieu est toujours le même, je veux le recevoir, moi, comme ils l'ont reçu." J'ai reçu le baptême du Saint-Esprit, comme ils l'ont reçu le jour de la Pentecôte, avec le parler en langues, et des dons se sont manifestés immédiatement : l'interprétation des langues, la prophétie ; ces choses qui venaient du Saint-Esprit en moi, le Seigneur me demandait de les recevoir par la foi et de les donner par la foi. Il y a eu des erreurs, il y a eu des mélanges avec des choses charnelles. Il a fallu que le Seigneur affine et il continue à le faire. Il nous donne le discernement pour voir si ça vient bien de Dieu ou pas, mais il y a des choses qui sont marquées dans la Bible que nous devons recevoir en tant que chrétiens et que nous ne pouvons recevoir qu'au travers d'un vrai baptême du Saint-Esprit.

 

            Un vrai baptême de l'Esprit, dans l'Esprit du Seigneur n'est pas destiné à nous faire entrer dans des manifestations surnaturelles ou grandioses de type guérison ou délivrance ou chasser des démons, le vrai baptême de l'Esprit représente le travail des prémices en nous, pour nous faire porter le grand fruit final qui va nous faire ressembler à Jésus, c'est-à-dire à la nature et au caractère de Jésus produits en nous. Mais la nature et le caractère de Jésus passent par la nouvelle naissance : la Pâque et par la Pentecôte : le baptême du Saint-Esprit qui n'est que les prémices du travail final.

 

            Alors, au début quand j'ai reçu le baptême du Saint-Esprit, je m'imaginais que c'était l'aboutissement de la vie chrétienne. Au début je considérais mes frères évangéliques qui n'avaient pas reçu le baptême de l'Esprit comme des chrétiens qui résistaient à l'Esprit et qui ne pouvaient pas atteindre la plénitude de l'Esprit. J'avais cet esprit de jugement et de mépris. Le Seigneur m'a bien repris depuis, pour me montrer que ce n'était pas ce qu'il cherchait en fait dans ma vie. Mais il a fallu que je passe par ce stade pour comprendre la puissance de Dieu pour être un témoin. Jésus a dit à ses disciples dans Actes 1, au verset 8 : «Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ». On peut être un témoin puissant de Dieu sans porter forcément le bon fruit de l'Esprit. J'ai connu des chrétiens qui étaient remplis de la puissance de Dieu au plus haut point, au nom de Jésus-Christ ils pouvaient faire beaucoup de miracles, de signes et de prodiges, mais qui dans leur vie privée n'étaient pas remplis du bon fruit de l'Esprit que le Seigneur veut voir dans nos vies. Ce que le Seigneur va chercher, c'est le fruit, mais pour recevoir ce fruit dans sa plénitude, il faut recevoir le vrai baptême du Saint-Esprit.

 

            L'Eglise qui va être enlevée est une Eglise pure, sans ride ni tache, ni rien de semblable et cette Eglise-là ne peut atteindre cet état que par la grâce de Dieu et par la foi. L'Eglise ne peut atteindre cet état que si elle a compris tout le travail que le Seigneur veut faire au travers de ces trois événements représentées par la Pâque, la Pentecôte, et la fête des Tabernacles. C'est-à-dire nous faire arriver à un point de maturation où nous commençons par la réception de la vie de Christ, on continue par la réception de la puissance du Saint-Esprit qui nous fait entrer dans les manifestations de la puissance de Dieu, et qui nous ouvre aussi la compréhension de la Parole du Seigneur, pour arriver à la fête des Tabernacles c'est-à-dire la plénitude du fruit qui est le caractère de Jésus, pleinement manifesté en nous. Le chrétien qui a laissé le Seigneur travailler en lui manifeste le caractère et la nature de Jésus. Il dégage une bonne odeur d'amour, de sainteté, qui résulte de la compréhension de l'œuvre de la Croix.

 

            Immédiatement avant la fête des Tabernacles, il y avait la fête des Expiations. Le jour des Expiations représente pour nous l'œuvre de la Croix dans notre vie. Je ne peux pas atteindre la maturité en Christ si je n'ai pas reçu le message de la Croix, si je ne l'ai pas intégré dans ma vie. Si je n'ai pas dit au Seigneur : "Seigneur ! Il n'y a qu'une chose qui m'empêche de manifester ta maturité, c'est ma chair, si cette chair n'est pas amenée à une mort complète, tu ne vas pas pouvoir manifester la nature de Jésus en moi." Jésus veut me faire comprendre ce qu'il a accompli pour moi à la Croix. Il veut aujourd'hui le réaliser complètement dans ma vie pour que ma chair soit définitivement crucifiée.

 

            Pour que la grande fête des Tabernacles puisse être vraiment vécue par l'Eglise avant le retour du Seigneur, je crois que l'étape finale du travail du Saint-Esprit dans l'Eglise, dans le monde entier, c'est la préparation de l'Eglise de Jésus-Christ. C'est ça la grande fête spirituelle des Tabernacles. La grande fête spirituelle des Tabernacles, ce n'est pas le grand réveil final annoncé dans le monde entier par des fausses prophéties. Il n'y aura pas de réveil final, il y a simplement une maturation de l'Eglise de Jésus-Christ qui à partir de la vie de la nouvelle naissance, du baptême du Saint-Esprit et de l'œuvre de la Croix intégrée dans ma vie m'amène à la perfection, à la maturité complète, et c'est à ce moment-là que Jésus va enlever l'Eglise. C'est ce travail-là que le Seigneur est en train de faire dans l'Eglise universelle entière. Partout, quelles que soient les églises, qu'elles soient catholiques, protestantes, évangéliques ou orthodoxes, si le Seigneur voit un cœur ouvert à sa Parole et à Jésus-Christ il reçoit la nouvelle naissance. Cette personne est destinée à passer par ces étapes, personne ne peut rester stationnaire.

 

            On ne peut pas rester au stade de la Pâque, c'est-à-dire de la nouvelle naissance, on ne peut pas rester figé au stade de la nouvelle naissance, on ne peut pas rester figé au stade du Saint-Esprit ce ne sont que des étapes, il faut arriver à la maturité finale que Jésus veut voir dans nos vies. Il faut passer par la fête des Trompettes qui est l'annonce pleine de l'évangile. Il faut passer par le jour des Expiations, qui est la compréhension de l'œuvre de la Croix. Il faut avoir dit au Seigneur : "Seigneur j'en ai assez de cette chair qui m'empêche de te manifester, je veux que pratiquement dans la vie de tous les jours, elle soit mise à mort."

 

            Si tu lui as dit de tout ton cœur : "Seigneur fait ton œuvre de crucifixion", il va te prendre et te clouer à la Croix. Si vous regardez les souffrances de Jésus avant sa crucifixion et pendant sa crucifixion ça a commencé au jardin de Gethsémané, il a versé son sang et c'est au jardin de Gethsémané qu'il a soumis sa volonté à la volonté du Père, c'est la première victoire de Jésus. « Non pas ma volonté Père ! Mais la tienne ». C'est là qu'il a commencé à verser son sang. Ensuite il a été flagellé, on lui a mis une couronne d'épines sur la tête, ensuite on l'a cloué à la Croix, les pieds, les jambes, et ensuite on a fini par lui percer le côté d'où s'est échappé un peu de sang et d'eau.

 

            Si moi, j'ai été crucifié avec Christ, je dois spirituellement traverser avec Lui les mêmes étapes c'est-à-dire qu'à Gethsémané je vais donner ma volonté entièrement au Seigneur ; c'est cela la crucifixion de la volonté, c'est dire : "Seigneur plus ma volonté propre mais la tienne, maintenant, je te donne ma vie tout entière." La volonté fait partie de l'âme ; la volonté, les sentiments et les pensées sont l'âme. La volonté de Jésus a été offerte à son Père. La couronne d'épines, spirituellement ce sont mes pensées, qui sont offertes au Seigneur par la crucifixion, "Seigneur non plus mes pensées qui vont guider ma vie, mais les pensées de Jésus, ta Parole, dont je veux être rempli pour guider ma vie. Mes pensées vont être crucifiées, et je vais pouvoir accepter la tienne." Quand le côté de Jésus a été percé, c'est son cœur qui a été percé. Mon cœur représente aussi mes sentiments, mes émotions, tout ce qui est charnel au point de vue sentimental, doit aussi passer par la crucifixion et la mort.

 

            Je dois aussi comprendre que le Seigneur veut amener à la surface tout ce qui est charnel dans ses aspects les plus subtils. Vous savez ce qui est charnel ce n'est pas seulement les péchés grossiers, péchés sexuels, alcool, drogue et autres, ce qui est charnel, c'est tout ce qui est humain, c'est tout ce qui n'est pas passé par la nouvelle naissance, c'est tout ce qu'on amène de notre vieille nature, et tout ce qui n'est pas amené à la mort de Christ. Le Seigneur veut nous amener à la perfection, et il doit nous faire comprendre tout ce qui doit passer à la mort de la Croix.

 

            Si tu dis cela de tout ton cœur au Seigneur : "Fais de moi tout ce que tu veux pour que ton fruit puisse paraître dans toute sa maturité pleine et entière en moi.", le Seigneur va te prendre au mot mon frère, ma sœur, il va te crucifier jour après jour, tu vas voir tes pieds et tes mains crucifiés, c'est-à-dire que tu ne pourras plus rien faire en dehors de la volonté du Seigneur. Les mains et les pieds représentent le service que tu peux donner au Seigneur, la marche que tu peux avoir sur cette terre, tout va être amené dans ta vie a une crucifixion complète à condition que tu aies dit : "Seigneur fait ton œuvre complète en moi." Le Seigneur ne le fera pas si tu ne veux pas que son œuvre se fasse. Si tu ne veux pas qu'il t'amène à une mort complète, il va te laisser là au niveau de la Pâque, à la rigueur au niveau de la Pentecôte, tu vas continuer à chasser des démons, à guérir les malades au nom de Jésus, mais ce n'est pas ça qui va t'amener à la perfection finale. Ce qui va t'amener à la perfection finale, c'est l'acceptation d'une mort complète de ta vieille nature, une nature humaine où il n'y a rien de bon, absolument rien aux yeux du Seigneur.

 

            Certaines personnes ont beaucoup de mal à comprendre cela quand ils arrivent au contact de ce message de la Croix et qu'on leur dit : "Il n'y a rien de bon dans la nature humaine aux yeux de Dieu". Ils ont tendance à dire : "Mais si, il y a des choses bonnes dans le monde ; regarde : il y a des gens qui font des œuvres merveilleuses, qui donnent leur vie pour de grandes causes, qui donnent leur vie pour leurs enfants, pour leurs parents, c'est beau tout ça !" Je ne dis pas que c'est mauvais. Mais aux yeux du Seigneur ce n'est pas ce qu'il recherche, cela ne vient pas de Dieu, tout ce qui ne vient pas de Dieu doit être arraché. Jésus a dit que tout ce qui n'est pas le fruit de l'Esprit dans nos vies, sera détruit, arraché, il vaut mieux que cette destruction vienne par la Croix que par le jugement. La crucifixion que Jésus nous propose gratuitement, c'est un cadeau qu'il nous fait, elle a été accomplie par Christ. Il a été crucifié pour nous, nous avons été crucifiés en Lui.

 

            Il va nous aider dans cette marche de crucifixion. Il l'a faite pour nous. Il est passé le premier en tant que prémices. Si tu le laisses faire dans ta vie, tu vas passer par beaucoup de tribulations parce que la crucifixion pratique implique beaucoup de tribulations, de traitements injustes, de rejets par les autres. Cela fait partie de la crucifixion que Dieu va te demander d'accepter. Si tu l'acceptes de bon cœur, tu ne seras plus étonné par la suite de ce que le Seigneur va te faire passer dans ta vie. Entre des épreuves subies que l'on ne comprend pas et des épreuves acceptées en tant que crucifixion de Dieu, la différence est très grande. Dans le premier cas tu ne sais pas ce qui se passe, tu es tout étonné, et dans un sens tu te révoltes un peu parce que tu ne comprends pas, mais dans l'autre il s'agit d'épreuves qui viennent de la crucifixion de ta volonté personnelle.

 

            Le Seigneur te donne le discernement pour que tu puisses comprendre qu'au moment où tu souffres il est en train de mettre à mort en toi quelque chose qui doit être mis à mort. Le Seigneur nous le montre : si nous passons par un traitement injuste par exemple, il nous montre que notre chair a tendance à relever la tête pour se justifier, pour répliquer, pour se défendre, et à ce moment-là le Seigneur dit : maintenant je te donne le choix, est-ce que tu acceptes la Croix oui ou non ? Quelle va être ta réaction dans l'épreuve que tu traverses ? Cette réaction peut être charnelle, c'est-à-dire que c'est toi, ta volonté personnelle qui s'exprime. Ou ta réaction peut être spirituelle parce que la Croix a fait son œuvre, tu ne cèdes plus aux réactions de la chair que tu connaissais si bien avant dans ta vie. Le Seigneur te montre que la chair commence à lever la tête et te laisse le choix. A ce moment-là, il te donne la possibilité de réagir comme Jésus aurait réagit. Jésus a été injustement maltraité, mais jamais Il n'a eu une réaction d'amour-propre blessé ou de colère ou d'animosité, Il a toujours eu la réaction spirituelle, pleine d'amour, de discernement. Le fait que la Croix vienne faire son œuvre dans ma vie, permet au Seigneur de manifester dans ma vie la nature de Jésus-Christ. Il ne faut pas s'étonner de ce que nous pouvons traverser comme épreuves dans ces temps de la fin.

 

            Nous sommes à la période de la fête spirituelle des Tabernacles. Si tu es resté fidèle au Seigneur, attaché à Lui depuis le début, il se peut que tu sois encore au début de la Pâque tu vois, si tu es au niveau de la Pâque le Seigneur te dit : il y a encore la fête de la Pentecôte, puis il y aura la fête des Tabernacles. Tu peux passer très vite par les étapes intermédiaires parce que c'est « par la puissance de mon Esprit » dit le Seigneur que cela va se faire. "Si tu acceptes mon travail et si tu désires que mon travail soit fait, je te ferai passer par ces différentes fêtes spirituelles, pour arriver à la grande fête des Tabernacles, la dernière".

 

            Que ce soit pour notre vie personnelle en tant qu'individu, ou pour l'Eglise de Jésus-Christ en tant que corps, il faut que nous traversions ces étapes pour que nous arrivions à la maturité finale. En tant qu'individu, nous devons comprendre ce que le Seigneur veut faire et l'accepter. "Seigneur ce que je veux : c'est la nouvelle naissance, c'est le baptême de ton Esprit, c'est l'œuvre de la Croix pour arriver à la maturité finale, au fruit parfait de ton Esprit". Il n'y a pas de chose plus merveilleuse dans la vie d'un être humain que de savoir que Dieu est en train de travailler dans sa vie, parce qu'il lui a dit : "Seigneur ! Je te donne ma vie, fait maintenant tout ce que tu as à faire."

 

            A partir de là, tu ne t'étonnes plus de rien. Il te donne sa grâce, il te donne son soutien, il te donne la puissance de son Esprit, il te donne sa Parole, il te donne avant tout un Seigneur Jésus qui est merveilleux, qui a tout accompli pour toi, qui te prend par la main à chaque étape, qui te fait traverser en Lui et avec Lui toutes ces étapes pour arriver à la mesure de la stature parfaite de Christ.

 

            Tu vois Jésus en train de sonner la trompette dans le monde entier pour appeler son peuple en dehors des dénominations chrétiennes. Il dit : "Ne soyez pas attachés à tel ou tel groupe, soyez attachés au Seigneur et à sa Parole, soyez attachés à ce travail qu'il est en train de faire. Les trompettes qui retentissent dans la terre entière, sont en train d'appeler tout son peuple à la préparation de la grande fête finale des Tabernacles que Dieu a en réserve en ce moment. Il est en train de nous préparer à cette fête, cette fête implique une crucifixion complète et la crucifixion complète implique une consécration complète.

 

            "Seigneur tout ce que tu veux, je le veux aussi, je te donne ma vie, je te donne mon cœur, fais ton œuvre, je veux arriver au but, que toi, tu me destines." Ce but, le Seigneur me le fait atteindre par son Esprit si j'ai mon cœur entièrement attaché à Lui. Il y a des étapes intermédiaires, mais le but final c'est la nature même de Jésus produite en nous par le Saint-Esprit jusqu'à ce que la nature même de Jésus soit vue en moi et que toute ma vieille nature charnelle soit complètement éliminée de ma vie.

 

            La vie chrétienne, c'est autre chose que des expériences formidables avec Dieu. On peut passer par des expériences formidables : pour moi le baptême de l'Esprit a été une expérience formidable, quand j'ai commencé à chasser les démons, je me croyais arriver au septième ciel, mais peu après le Seigneur m'a dit : "Ce n'est pas cela qui est important. Fais-le au Nom de Jésus, si tu as un démoniaque en face de toi et qu'il a besoin d'être secouru, mais comprends que ce n'est pas le but que je veux dans ta vie. Ce que je veux va se manifester, la nature de Jésus en toi. Regarde-toi dans la glace de ma Parole et regarde s'il y a encore en toi des choses qui manifestent quelqu'un d'autre que Jésus-Christ."

 

            "Je vois Seigneur, tu commences à travailler. Je vois certains aspects de la nature de Jésus qui sont formés en moi, j'ai la patience de Jésus qui vient dans ma vie, j'ai l'amour de Jésus qui vient, la joie, la paix de Jésus, bon c'est bien !" Le Seigneur t'amène à la perfection, à la maturation complète, reste attaché à Jésus, laisse-toi crucifier à fond. Une vraie crucifixion cela peut vouloir dire que le Seigneur te met, pieds et poings crucifiés pendant quelque temps, complètement abandonné apparemment de tous, mais pendant ce temps-là, le Seigneur est en train d'agir en toi dans le secret pour que le bon levain de la Parole du Seigneur et du Saint-Esprit produisent le bon fruit.

 

 

 

            Ma prière, Seigneur pour ma part et pour ton Eglise, c'est que tu nous amènes au but. Seigneur, il n'y a rien de plus triste qu'un de tes enfants qui est là sur le bas côté de la route et qui n'avance pas spirituellement, et je sais que dans ta compassion et dans ton amour tu viens chercher et relever tous tes enfants pour les amener au but. Tu as un but merveilleux, c'est nous transformer à ton image et pour cela tu veux mettre à mort en nous tout ce qui n'est pas de toi. Seigneur, je te bénis pour ton programme parfait, je te prie pour qu'il se réalise dans ma vie, je te prie pour que soit vue en moi la nature de Jésus, pour que soit vue dans ton Eglise la nature de Jésus-Christ, que nous puissions tous parvenir à cette grande fête des Tabernacles où toute la récolte sera engrangée et tout le fruit sera parvenu à maturité pour ta gloire. C'était une fête où ils se réjouissaient pendant sept jours, et nous pourrons nous réjouir éternellement dans ta présence de l'œuvre que tu as accomplie en nous. Soit glorifié, Père, au nom de Jésus, Amen.