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mis le 17/12/2007


Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri VIAUD-MURAT, message qui a été enregistré sur cassette audio. Afin de garder la spontanéité de ce qui a été donné, la mise par écrit a été faite en conservant l'intégralité de l'enregistrement oral, sauf quelques modifications mineures qui étaient nécessaires à la compréhension du texte écrit.



Comment l'épouse doit se préparer au retour du Seigneur (étude du livre de l'Apocalypse)

Messages aux 6 autres églises. Les dangers de l'idolâtrie et de l'impudicité.



Message donné à Cayenne (Guyane française) en novembre 2006 – Message n° 2

 

 

Nous lisons ce que Jésus dit à l'église de Smyrne, une église fidèle, dans Apocalypse 2, aux versets 8 à 11 : « Ecris à l'ange de l'Église de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie : Je connais ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. »

 

            Nous avons là une église qui doit traverser la tribulation, la persécution, les calomnies. Il est écrit dans la Parole de Dieu que nous ne pouvons pas vivre saintement, sans être persécutés. C'est une église fidèle, elle est donc persécutée. Et cette persécution est destinée à l'éprouver, à la tester, à voir si l'or qui la compose est pur. Elle doit passer par le feu de l'épreuve. Mais comme c'est une église fidèle, le Seigneur va la soutenir au travers de l'épreuve et c'est une tribulation courte. Dix jours, c'est l'image d'une tribulation courte mais sévère.

 

            Alors ne soyons pas étonnés si nous traversons des tribulations, pour le nom de Jésus-Christ. C'est quelque chose que le Seigneur demande à ses enfants fidèles d'accepter. Le Seigneur a connu lui-même ces choses, quand il était sur la terre. Comme il habite en nous, il nous donne la force et l'Esprit pour traverser ces choses en vainqueurs, avec la bonne attitude, en remerciant le Seigneur pour sa fidélité, et en priant pour nos ennemis et nos persécuteurs.

 

            « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises : celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort ». La seconde mort, c'est la perdition ! Le vainqueur est assuré de ne pas souffrir la seconde mort. Les autres ne sont pas sûrs. Le vainqueur, lui, est sûr de ne pas passer par la seconde mort.

 

            Puis il écrit à l'ange de l'église de Pergame. Lisons au verset 12 du chapitre 2 : « Voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants : Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan ». L'environnement de cette église était une présence directe de Satan, c'était là que Satan avait mis son trône. Ce n'était sûrement pas un environnement très favorable. Là où est le trône de Satan, là sont les démons, les sorciers et tous les serviteurs de Satan. Mais cette église avait quand même quelque chose de bon, puisque le Seigneur lui dit : « Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous (cette église subissait aussi de la persécution), là où Satan a sa demeure. Mais j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là (au milieu de toi) des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité (à l'impureté) ».

 

            Nous connaissons l'histoire de Balaam. C'était un prophète qui a mal tourné et qui aimait l'argent. Balak, un ennemi d'Israël, lui avait demandé de venir maudire le peuple. Et quand Balaam est monté sur la montagne pour maudire le peuple, il n'a pas pu, parce que Dieu le lui a interdit. Dieu lui est apparu, lui a parlé et a dit : "Tu ne vas pas le maudire, tu vas le bénir". Et Balaam n'a pu rien faire. Aucune malédiction n'a pu toucher le peuple de Dieu tant que le peuple est resté fidèle. Mais comme Balaam avait le cœur mauvais, il a donné un mauvais conseil à Balak, il lui a dit : "Envoie donc les belles filles de Moab, les belles filles de ton peuple au milieu des Israélites, et ils vont être séduits. Et quand ils auront été séduits, ils vont tomber dans le péché, et là la malédiction de Dieu va pouvoir venir". Et c'est ce qui a été fait, et à cause de cela la malédiction est venue.

 

            Donc, la doctrine de Balaam était une doctrine qui permettait au péché d'entrer dans l'église, d'entrer dans le peuple de Dieu. Et à Pergame, il y avait des gens qui disaient par exemple : "Mais nous sommes sous la grâce, ce n'est pas si grave de pécher puisque Dieu est miséricordieux, il nous fait grâce pour nos péchés". Ces gens avaient une attitude laxiste, ils n'étaient pas sérieux dans le désir de marcher dans la sainteté, et laissaient le péché entrer dans l'église en le supportant. Ils laissaient des pierres d'achoppement dans l'église, et évidemment les faibles tombaient sur ces pierres d'achoppement. Les conseils qui étaient donnés, c'est qu'ils pouvaient manger des viandes sacrifiées aux idoles, et qu'ils pouvaient se livrer à l'impureté, l'impudicité. Les deux sont toujours associés, frères et sœurs. Vous savez que l'idolâtrie, c'est mettre quelque chose ou quelqu'un à la place de Dieu. Cela peut être aussi de remplacer la pure Parole de Dieu par une doctrine qui n'est pas la Parole de Dieu. C'est encore remplacer Dieu par autre chose.

 

            Il faut bien comprendre que quand une fausse doctrine est acceptée, c'est une forme d'idolâtrie, parce qu'on a remplacé Dieu par le mensonge. On a remplacé la vérité par le mensonge. On a mis sur le trône, une doctrine mensongère à la place où Dieu devait être. Pour Dieu, c'est de l'idolâtrie. L'idolâtrie aujourd'hui dans l'église ne consiste pas seulement à adorer des statues et des faux dieux. Nous savons que les églises qui permettent les statues, les médailles et les images entretiennent l'idolâtrie. Mais pour les Chrétiens, l'idolâtrie est le fait de mettre quelqu'un ou quelque chose à la première place, avant Dieu. Cela peut être ton mari, ta femme, tes enfants... Je connais des parents chrétiens qui aiment tellement leurs enfants, qu'ils supportent que ces enfants pèchent et vivent chez eux en péchant, parce qu'ils aiment tellement leurs enfants qu'ils ne veulent pas leur faire de mal. C'est de l'idolâtrie. On n'est pas tranchant avec Dieu. Le mensonge, la fausse doctrine sont toujours associés à l'impureté. Les deux vont ensemble : l'idolâtrie/l'impureté.

 

            On peut mesurer le degré de sanctification d'une église, à son degré d'acceptation de la vérité. Plus une église accepte la vérité et plus elle va vivre dans la sainteté. Plus une église accepte les fausses doctrines et les compromis avec la Parole de Dieu, et plus elle laisse la porte ouverte à l'impureté, au compromis avec l'impureté, l'impudicité. C'est automatique, c'est facile à voir. Dès que les fausses doctrines arrivent, la conduite impure va avec. Mais quand la vérité est accueillie, elle entraîne avec elle la justice et la sainteté de Dieu.

 

            Et c'est cela que Dieu reproche à cette église. Elle avait la foi. Elle témoignait bien, il y avait même des martyrs au milieu d'elle. Elle n'avait pas renié Jésus, mais elle faisait des compromis avec la vérité et avec le péché, ce qui est la doctrine de Balaam et aussi la doctrine des Nicolaïtes. Comme je vous le disais la dernière fois : au lieu de mettre Dieu sur le trône, on met l'opinion publique sur le trône, on met l'opinion des hommes. C'est le peuple qui a le dernier mot, mais ce n'est pas le Seigneur et ce n'est pas sa Parole.

 

            Et Dieu ajoute au verset 15 : « De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes, ce que je hais ». Dieu a de la haine pour le compromis ! Il a de la haine pour le compromis ! Un mélange d'un peu d'erreur et beaucoup de vérité, un mélange d'un peu de compromis avec le péché et de beaucoup d'obéissance, ce n'est pas suffisant. Dieu a de la haine pour cela. Il faut que cela soit tout ou rien. Si je veux suivre Jésus à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, pour Dieu c'est comme si je le suivais à zéro pour cent. C'est aussi clair que cela ! Et Dieu sait que nous avons besoin de sa grâce pour le suivre à cent pour cent. Il faut être plein du Saint-Esprit. Et pour être plein du Saint-Esprit, il suffit de le demander avec foi, parce que Dieu donne son Saint-Esprit à ceux qui le demandent, à ceux qui ont le cœur sincère et qui lui disent : "Seigneur, je ne veux pas marcher dans le compromis. Il y va de ta gloire, il y va aussi du témoignage, il y va du salut des âmes, je veux Seigneur que cela soit du cent pour cent". Amen ? Alléluia. Alors là, nous avons Dieu à cent pour cent pour nous !

 

            « Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt » Le mot traduit par "bientôt" signifie "brutalement", "d'un coup". Dieu dit à cette église : "Repens-toi, je te laisse du temps pour te repentir, mais sache que si tu ne te repens pas, je viendrai à toi brutalement".

 

            « et je les combattrai avec l'épée de ma bouche ». Est-ce que quelqu'un, que Jésus veut combattre par l'épée de sa bouche, peut être enlevé ? Et pourtant il a la foi, et pourtant il peut être un bon témoin, et pourtant il n'a pas renié le nom de Jésus, mais... il accepte le compromis dans sa vie.

 

            « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'esprit dit aux églises ». Et la voix de l'Esprit se fait de plus en plus forte, à mesure que le retour s'approche. La voix de l'Esprit, c'est toujours : « Repens-toi » si tu as besoin de te repentir. Dieu va te montrer si tu as besoin de te repentir, et Dieu va te demander de te repentir au plus vite, parce que le temps est court.

 

            « A celui qui vaincra » Je rappelle que celui qui remporte la victoire ne la remporte jamais avec ses propres forces, il la remporte toujours par la foi en celui qui est le vainqueur, Jésus-Christ qui habite en nous. Si nous avons foi en celui qui a vaincu, et si nous lui avons consacré à cent pour cent notre vie, le vainqueur qui habite en nous nous donnera la victoire.

 

            « A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée ». La manne c'est la Parole de Dieu. La manne cachée, ce sont des révélations profondes que Dieu va nous donner, parce que nous sommes fidèles. Mais Il ne va pas les donner à ceux qui sont dans le compromis. Dieu ne veut pas gâter sa bonne Parole.

 

            « et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit ». Un nom nouveau, c'est une personnalité nouvelle. Nous savons que nous avons une personnalité nouvelle, quand nous sommes nés de nouveau. Nous avons un esprit nouveau. Nous avons déjà un caillou blanc, au fond de notre cœur, mais si nous vivons dans le compromis, nous n'allons pas pouvoir manifester ce que nous avons reçu de Jésus. Cela va rester dans l'ombre, parce que la chair va empêcher la justice de Dieu de se manifester dans notre vie. Celui qui ne vit pas dans le compromis pourra manifester ce qu'il a reçu de Jésus, montrer ce caillou blanc. Les autres vont le garder enfermé dans leur placard.

 

            Un nom nouveau que personne ne connaît, c'est aussi un signe d'intimité avec Dieu. Le Seigneur s'approche de nous et il dit : "Viens, je vais te donner un nom nouveau qui sera connu seulement par toi et moi". C'est un peu comme le fiancé qui dit à sa fiancée : "Je vais te donner un petit nom, un petit nom d'amour, et cela sera entre nous deux seulement". C'est le signe d'une intimité particulière avec Jésus. Cela vaut vraiment la peine de marcher à cent pour cent avec Jésus.

 

            Il parle ensuite à l'église de Thyatire, au verset 18 : « Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire : Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu ». Des yeux qui voient au plus profond de notre vie, des yeux qui laissent passer le feu de Dieu qui est un feu purificateur pour ceux qui se repentent, et un feu de jugement pour ceux qui résistent. C'est le même feu, le feu du Saint-Esprit. Si nous sommes repentants, le feu ne va pas nous détruire, il va nous purifier, mais le même feu du Saint-Esprit va brûler et détruire celui qui refuse de se repentir.

 

            « et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent ». L'airain dans la Bible, c'est le signe du jugement. Tout ce qui est d'airain, c'est l'indication du jugement. Le Seigneur, n'oublions pas, revient comme un juge, et il commence par juger Son peuple.

 

            Alors, que dit-il à l'Eglise de Thyatire ? : « Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières (Quelle belle église ! De l'amour, de la foi, de la constance, de bonnes œuvres). Mais j'ai encore quelque chose contre toi (Qu'est-ce qu'elle avait cette église ?), c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles ». Toujours la même chose : impudicité et idolâtrie. Viandes sacrifiées aux idoles : cela veut dire qu'en fait, on reçoit dans notre vie quelque chose qui a été offert à des idoles, à des faux dieux, à des choses qui ne sont pas la vérité, qui sont le mensonge, et l'impudicité y est associée.

 

            « Je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît ». Voilà le cœur de Dieu : « Je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité (de son impureté) ». Quand quelqu'un me dit : "Moi, excuse-moi, mais je n'arrive pas à me repentir !" ma réponse sort tout de suite : "Tu te séduis toi-même. En fait, tu ne veux pas te repentir !" Parce que l'amour de Dieu pousse tous les hommes à se repentir, et il nous a donné à tous la possibilité de se repentir. Tous les hommes ont reçu cette possibilité, sinon Dieu ne dirait à personne : « Repens-toi ». Il ne peut pas demander à quelqu'un qui ne peut pas se repentir, de se repentir. L'homme le plus méchant peut se repentir, puisque la repentance est un don de Dieu et que Dieu veut la donner à tous. Ceux qui ne se repentent pas refusent le don de Dieu. Ils ne veulent pas. Et pourtant Dieu a donné du temps à Thyatire pour se repentir.

 

            Au verset 22 : « Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle (à ceux qui ont accepté ses enseignements, à ceux qui ont accepté ses conseils, à ceux qui ont accepté le compromis parce qu'on leur a dit que ce n'était pas si grave devant Dieu, que Dieu est bon et miséricordieux : "Tu peux vivre dans l'adultère ou le concubinage et enseigner la Parole de Dieu". J'entends cela dans quelques églises. Je sais que cela existe), à moins qu'ils ne se repentent de leurs œuvres ». Au verset 23 il dit : « Je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres ».

 

            Je vais dire un mot supplémentaire en ce qui concerne l'idolâtrie et l'impudicité, un aspect important. Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais le Seigneur nous expliquera tous les détails. Je voudrais simplement insister sur deux choses. Le Seigneur dit que l'amour de l'argent, c'est de l'idolâtrie, parce que là encore, on met quelque chose avant Dieu. Et je vous assure que dans beaucoup d'églises, ce qui est une porte ouverte au compromis, c'est l'amour de l'argent. C'est la racine de tous les maux. L'idolâtrie absolue. Si le Seigneur nous montre qu'il y a dans le cœur le moindre amour pour l'argent, les richesses, les biens, les terrains, les maisons, les possessions, c'est de l'idolâtrie que Jésus dénonce maintenant, qui ouvre une porte toute grande à toutes sortes de compromis.

 

            Les églises qui aiment l'argent sont des églises où le compromis est déjà entré. Bien sûr, il faut de l'argent pour effectuer des achats, des transactions, mais ce que Dieu n'aime pas, c'est que notre cœur soit attaché à cela. Si nous sommes attachés à Dieu et si nous recherchons sa justice en premier, Dieu nous donnera tout. Cela fait dix-neuf ans qu'avec ma femme, nous avons démissionné de notre travail pour servir Dieu par la foi, d'une manière ou d'une autre. Il a toujours pourvu, par des dons et je refuse de demander de l'argent. Parfois j'accepte un don qui m'est fait, parce que je sens dans mon cœur que c'est un don qui vient de Dieu pour mes besoins, mais quand je n'ai besoin de rien et que je n'ai rien demandé à Dieu, je dis à l'église où je suis invité : "Je n'ai besoin d'aucun argent, gardez-le pour donner aux pauvres de votre église". Je sais que Dieu pourvoira à tous mes besoins, et je ne veux pas d'amour pour l'argent dans mon cœur.

 

            Demandons à Dieu qu'Il fasse la lumière, parce que c'est tellement facile d'avoir un peu d'amour pour les richesses et l'argent. Dieu pourvoira à tous nos besoins ! Enlevons toute racine d'amour pour l'argent et les richesses. Soyons prêts, si Dieu le demande, à tout abandonner. Dieu peut nous tester, comme il a testé Abraham en lui disant : "Donne-moi ton fils unique, celui que je t'avais promis, donne-le moi." Et Abraham était prêt à le sacrifier. Il savait que Dieu allait le ressusciter, puisque Dieu lui avait dit : "De ce fils-là sortiront des peuples nombreux". Mais il était prêt à l'immoler. Et Dieu lui a dit : "Arrête Abraham, je sais maintenant que tu as un cœur tout entier pour moi."

 

            Es-tu prêt, si Dieu te le demande, à abandonner ta fortune, si tu en as une, et à la donner aux pauvres ? Rappelez-vous ce qui est écrit au sujet du jeune homme riche : « L'ayant regardé, Jésus l'aima, et lui dit : il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi » (Marc 10:21). Mais ce jeune homme a refusé. Il a refusé le salut, parce qu'il avait de l'amour pour ses richesses. Et il n'est pas nécessaire d'être très riche pour aimer l'argent ! On peut être très pauvre et être très avare. De la pauvre veuve qui n'avait qu'une petite pièce et qui l'a donnée au temple, Jésus dit : « Elle a mis plus que tous les autres ; car c'est de leur superflu que tous ceux-là ont mis » (Luc 21:3).

 

            Maintenant, la deuxième chose que je voudrais souligner à propos de l'impudicité, c'est la pureté dans les relations sexuelles. J'insiste beaucoup là-dessus, parce que je sais que ce sont des pièges et des pierres d'achoppement. Je veux simplement rappeler quelques principes bibliques.

 

            Dieu considère le mariage comme une institution sacrée, et il voudrait que l'homme et la femme s'unissent dans les liens du mariage pour la vie. Un homme qui prend une femme pour épouse, et une femme qui prend un mari pour époux, doivent savoir que devant Dieu c'est pour la vie, et que seule la mort peut séparer ce lien du mariage. C'est écrit dans Romains 7:2 et dans 1 Corinthiens 7:39. Le mari et la femme sont liés tant qu'ils sont vivants. Le Seigneur est attristé par une séparation ou un divorce, notamment quand l'un des conjoints n'est pas converti, qu'il veut se séparer, qu'il veut commettre l'adultère. Dans ce cas celui qui est fidèle est obligé d'accepter la séparation, cela ne dépend pas de lui. Mais je crois que le Seigneur ne lui permet pas de se remarier, même si ce n'est pas sa faute. J'en ai la ferme conviction.

 

            Mais que doivent faire ceux qui sont divorcés puis remariés, qui ne savaient pas auparavant que Dieu n'approuve jamais le remariage ? Voilà ce que je leur conseille, je leur dis : "Réalisez que vous avez commis un péché. Confessez-le clairement à Dieu. Et ensuite approchez-vous du Seigneur, et demandez-lui de vous éclairer sur ce qu'est réellement Sa volonté parfaite, non pas ce que vous pensez que Dieu pourrait bien accepter, mais quelle est Sa volonté parfaite."

 

            Il y a quelques années, je disais : "Si vous avez sur le cœur le désir de rester avec votre nouveau conjoint, demandez à Dieu si c'est vraiment Sa volonté." Aujourd'hui, je ne dis plus cela, je ne dis plus la même chose. Aujourd'hui, je dis : "Dieu vous permettra de faire ce que vous insistez à vouloir faire." Si tu dis à Dieu : "Seigneur, je réalise que mon conjoint est divorcé et que je me suis mariée, que c'est une faute, pardonne-moi", alors tu es pardonnée. Si tu demandes : "Maintenant Seigneur, je veux la permission de rester avec lui et j'insiste Seigneur, je veux la permission", et si l'autre conjoint aussi insiste beaucoup, le Seigneur peut permettre, parce que le Seigneur permet tout, même le péché. Il ne va pas approuver. Il permet mais n'approuve pas. Mais si tu es tellement désireux dans ton cœur de garder ton conjoint divorcé, et que tu demandes à Dieu la permission de rester avec lui, tu ne vas pas avoir des oreilles bien ouvertes pour entendre quelle est Sa volonté parfaite, parce que toi tu as ta volonté (c'est ta volonté que tu cherches), et tu ne cherches pas à faire la volonté parfaite de Dieu.

 

            Je me mets à la place de quelqu'un qui veut vivre vraiment dans la sainteté de Dieu. C'est sous la grâce que je vous parle, il ne s'agit pas d'imposer des lois. Je me mets à la place de quelqu'un : "Voilà, moi je suis marié avec une femme, j'ai divorcé, parce qu'elle était infidèle, et puis je me suis remarié à une autre. Honnêtement, je pensais que c'était bon devant Dieu." C'est peut-être votre cas particulier, ce n'est pas le mien, moi je suis avec ma femme depuis quarante et un ans et c'est la même depuis quarante et un ans. Mais je prends un exemple : Je suis marié et je divorce. Je reprends une autre femme. Et maintenant je veux marcher dans la sainteté de Dieu. Si Dieu me montre que je suis toujours lié par un lien jusqu'à la mort, à la femme dont j'ai divorcé, et que je suis là en train de coucher avec ma nouvelle femme, et que dans mon cœur Dieu me montre qu'il y a toujours un lien avec l'ancienne, est-ce que je vais avoir un cœur satisfait ? Est-ce que dans le fond de mon cœur je suis en train de faire la volonté parfaite de Dieu ? Est-ce que je vais pouvoir avoir une paix complète au fond de mon cœur, si je sais que je suis lié jusqu'à la mort à ma femme qui est vivante ? Est-ce que je vais même désirer demander la permission de rester avec la nouvelle, même si tout va bien avec elle ? Je parle de choses sérieuses et importantes.

            

            Alors je dirai simplement, tout dépend de l'état de ton cœur et si tu veux faire la volonté parfaite de ton Dieu. Si tu veux faire la volonté parfaite de Dieu, Dieu te donnera la force d'accomplir sa volonté, et il bénira ta décision. Si Dieu te montre que tu dois te séparer du conjoint divorcé qui est le tien maintenant, même s'il y a des enfants, le Seigneur bénira ta décision, et personne ne sera malheureux. J'ai cette conviction-là. Je vous la donne et je vous laisse mettre cela devant le Seigneur. Parce que le Seigneur veut enlever une « Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable » (Ephésiens 5:27). Je vous rappelle qu'il ne s'agit pas de perdition, il s'agit d'enlèvement. Je ne dis pas que ceux qui sont divorcés et remariés, qui restent avec leur conjoint divorcé vont perdre leur salut, ce n'est pas cela que j'ai dit. Mais je vous pose la question de l'enlèvement. Est-ce qu'ils peuvent faire partie de l'Eglise pure, sans ride, ni tache, ni rien de semblable ? Moi, j'ai ma réponse et j'ai ma conviction. Ma réponse est claire : ils ne peuvent pas ! Je n'impose rien à personne. Je vous donne ma conviction personnelle devant l'Eternel, devant qui j'aurai à rendre compte. Il y a des situations tellement compliquées aujourd'hui, qu'il faut vraiment chercher le Seigneur et Sa volonté parfaite.

 

            En tout cas, ce que je dis concernant la pureté des relations sexuelles c'est simple :

1 - aucune relation sexuelle en dehors du mariage

2 - quand on se marie c'est pour la vie.

 

            C'est sérieux. Il ne faut pas entrer en concubinage en disant : "Bon, comme cela je ne suis pas marié et je n'aurai pas à rendre compte devant Dieu, et si je quitte ma concubine, je pourrai toujours me marier tranquillement après !". Cela, c'est un raisonnement d'un cœur tordu ! Parce que le concubinage, c'est de l'impudicité.

 

            Je ne veux juger, ni condamner personne mes bien-aimés. Je vous laisse un message à recevoir dans le cœur, et si vous l'estimez venant de Dieu, vous le prenez et vous le répandez. Mais ma conviction, elle est celle-là. Quand Dieu est en train de préparer l'épouse de Jésus, il va mettre au clair tout ce qui touche aux relations sexuelles, aux relations dans le mariage, aux relations hors du mariage, il va falloir que cela soit réglé. Il va falloir que la pureté de Dieu s'introduise là-dedans. Et je vous garantis que si cet enseignement est donné dès le début de la conversion, s'il est donné aux jeunes dès le plus jeune âge, ils vont prendre des bonnes habitudes.

 

            Alors je lis la suite dans l'Apocalypse, au chapitre 2, et au verset 24 : « A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis : Je ne mets pas sur vous d'autre fardeau ». Le fardeau de Jésus est léger. Le fardeau de Jésus, en fait c'est Lui qui le porte. Le fardeau de Jésus, c'est sa justice et sa sainteté. C'est cela qu'il met sur nos épaules.

 

            « seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne ». Ce que nous avons, c'est ce que nous a donné le Seigneur : son pardon, sa justice, sa sainteté, sa perfection. Il a tout accompli pour nous donner ce cadeau-là. Est-ce qu'on veut refuser ce cadeau pour prendre quelque chose de moins bon ? Est-ce qu'on ne veut pas le meilleur qu'il veut nous donner ? Est-ce que ce n'est pas le signe que nous aimons Dieu de tout notre cœur, quand nous voulons marcher dans la perfection et quand on se laisse travailler, pour qu'il nous conduise dans cette perfection ? C'est lui qui le fera. Si je veux me perfectionner moi-même, jamais je ne vais y arriver. Mais si je laisse Dieu transformer mon cœur, pour que j'entre volontairement dans l'obéissance de cœur, c'est lui qui va faire ce travail en moi.

 

            « A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres ». Ses œuvres sont parfaites, puisqu'il dit plus loin dans Apocalypse 3:2 à l'église de Sardes : Je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites. Si je garde Ses œuvres parfaites, je vais chercher Sa volonté parfaite et rien d'autre. « je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père ». C'est Jésus qui va paître les nations, qui va diriger les nations avec un bâton de fer, quand il va revenir. Et les vainqueurs vont aussi diriger les nations avec une barre de fer. Le vainqueur, c'est celui qui est décrit dans Apocalypse 12, on le verra un peu plus loin. C'est cet enfant mâle, qui sort de la femme enceinte. La femme enceinte, c'est toute l'Eglise. Mais l'enfant mâle, le vainqueur qui sort de cette femme-là, c'est aussi l'Epouse de Jésus, la seule véritable Eglise, celle qui est enlevée dès qu'elle sort de la femme. C'est celle-là qui va paître les nations avec une verge de fer, comme Jésus.

 

            « Et je lui donnerai l'étoile du matin ». L'étoile du matin, c'est Jésus lui-même. C'est cette étoile qui brille le matin quand le jour se lève. C'est l'annonce du lever du jour. C'est l'annonce de la venue de la grande lumière de Dieu dans notre vie. C'est l'étoile qui brille quand vient le matin du Seigneur, le matin de la résurrection.

 

            « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises ». A chaque fois il répète cela. Je prie Dieu que mes oreilles soient toujours bien nettoyées. Fais-nous cette grâce Seigneur, que nos oreilles, les oreilles de notre cœur soient bien propres pour que l'on entende ta Parole.

 

            Je continue au chapitre 3, au verset 1 : « Ecris à l'ange de l'Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : je connais tes œuvres (Il n'a pas peur de répéter à chaque fois : Je connais tout ce que tu fais, rien ne m'échappe). Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort ». Tu as une bonne réputation et tout le monde dit que tu es vivant. C'est ce que veut dire : "Tu passes pour être vivant." Tu as une bonne réputation, tout le monde dit que tu es une église vivante, mais quand Dieu te regarde, il te voit morte. C'est ce qu'il dit à l'église de Sardes. Parce que Dieu voit au fond des cœurs, et les hommes voient l'apparence. Si cette église paraissait vivante, c'est qu'elle avait une belle apparence, mais pas la réalité intérieure du cœur.

 

            « Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir (elle était morte, mais il y avait encore un petit reste qui était vivant, et le Seigneur l'encourage à ranimer la vie de ceux qui étaient près de mourir, mais qui étaient encore vivants) : car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu ». Vous voyez, le désir de Dieu de nous voir pratiquer la perfection. J'insiste beaucoup là-dessus. Une brebis de Dieu ne doit pas se satisfaire de quelque chose qui n'est pas parfait. On ne doit pas se satisfaire d'un compromis. On ne doit pas se satisfaire de ce que Dieu permet dans notre vie. On doit chercher ce qui est parfait au cœur de Dieu, ce qui est parfait pour le cœur de Dieu : "Seigneur, montre-moi ce qui est parfait et introduis-moi dans ta perfection, pour que je puisse pratiquer tes œuvres parfaites". Là le cœur de Jésus va être satisfait. Parce qu'il aura pu lui-même faire dans notre vie tout ce qu'il voulait y faire. Il n'y a pas de plus grande joie pour notre Père que de voir ses enfants marcher pleinement dans la vérité, la perfection, l'amour de Dieu, la sainteté.

 

            « Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu (dès le départ ces églises avaient reçu des apôtres un enseignement pur, clair, parfait ; elles avaient oublié), et garde et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur (soudainement, au moment où tu ne t'y attends pas), et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi (et si Jésus dit : "je viens sur toi", ce n'est pas pour t'enlever, c'est pour te juger). Cependant tu as à Sardes quelques hommes (quelques-uns) qui n'ont pas souillé leurs vêtements ; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes ». Et vous savez, le vêtement blanc, c'est quelque chose qui doit être d'un blanc absolu.

 

            Jésus dit : "Je viens chercher une Eglise sans une seule tache" ; si Dieu fait une pleine lumière sur mon vêtement, je vais tout de suite voir ! La plus petite tache je vais la voir. Si Dieu ne fait pas la lumière et si je reste dans l'ombre, est-ce que je vais pouvoir voir les taches ? Impossible. Je dois supplier Dieu, qu'il fasse toujours la lumière dans ma vie. C'est le Saint-Esprit et c'est la Parole de Dieu, qui feront la pleine lumière. Mais il y en a qui craignent la lumière. Quand la lumière vient, ils reculent, ils s'en vont. Et Jésus dit : "Pourquoi t'en vas-tu quand la lumière vient ? Parce que tes œuvres sont mauvaises, parce que tu n'aimes pas vraiment que je fasse la lumière pour te changer, pour te purifier. Parce que tu aimes certaines formes de péché, quand la lumière vient pour mettre cela en lumière, tu as peur et tu t'en vas." Comme Adam qui s'enfuyait quand il avait péché. Quand le Dieu de lumière est entré dans le jardin, Adam est allé se cacher.

 

            Mais les brebis de Dieu entendent Sa voix et elles cherchent la lumière. Alléluia. Elles demandent la lumière : "Seigneur, fais la lumière sur moi. Fais la lumière sur mes frères, mes sœurs. Fais la lumière dans ton église. Illumine ton église de ta lumière. Que tous décident de tout leur cœur de faire la lumière. Aidons-nous les uns les autres." Si je vois une tache sur le vêtement de mon frère, qui ne la voit pas, il faut que dans l'amour je lui dise. Mais il y en a qui n'aiment pas qu'on leur dise, qui se fâchent. C'est dommage, parce que Dieu ne peut pas laver leurs vêtements. Nous devons nous exhorter les uns les autres dans l'amour. Je dis toujours à mes frères : "Mais je vous en supplie, s'il y a quelque chose, qui dans mon enseignement, ne va pas, même tout petit, dis-le moi tout de suite. Même lève-toi là au milieu, dis-le moi devant tout le monde, n'attends pas la fin", parce qu'il y va peut-être du salut de quelqu'un. Aidons-nous les uns les autres à rester dans la lumière et prions pour que Dieu fasse une pleine lumière dans son Eglise. C'est la lumière de l'amour de Dieu, parce qu'il veut une Eglise pure, et pour se purifier il faut voir la lumière. «  ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes ». Alléluia. C'est la grâce de Dieu. C'est un don de Dieu !

 

            Au verset 5 du chapitre 3, il dit : « Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges ». Parce qu'il a gardé ses vêtements blancs. Et le vêtement blanc, c'est un cadeau de Dieu, n'oublions pas. Ce n'est pas nous qui produisons la blancheur. C'est un cadeau de Dieu à ceux qui veulent le prendre. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises ».

 

            Au chapitre 3, au verset 7, il parle à l'église de Philadelphie. Philadelphie, cela veut dire : l'amour des frères. C'est une église où l'amour était en premier. Et c'est vraiment la meilleure de toutes les églises. Dieu ne lui fait aucun reproche. Non seulement aucun reproche, mais Dieu lui fait des promesses extraordinaires. C'est l'église fidèle. C'est l'église que Dieu aime, c'est celle-là qu'il va enlever. Alors regardons bien comment est l'église de Philadelphie.

 

            « Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira : Je connais tes œuvres (il connaît aussi ses œuvres, mais elles sont bonnes celles-là). Voici, parce que tu as peu de puissance... » C'est important ce qu'Il dit là. L'apôtre dit même que Dieu se glorifie dans nos faiblesses. La puissance de Dieu va se manifester dans ma faiblesse, quand je comprends que je ne suis rien devant Dieu, qu'il faut qu'il soit tout en moi et qu'il veut choisir des instruments faibles pour manifester sa puissance. Quand je dis des instruments faibles, je ne veux pas dire des instruments pécheurs, mais des hommes et des femmes qui veulent la sainteté, et qui savent que ce n'est pas leurs propres forces qui vont la produire. Ce n'est que parce que nous sommes d'une faiblesse complète devant Dieu, que Dieu est tout puissant en nous. Si je suis très faible devant Dieu, je ne vais pas résister à Dieu. Je n'ai aucune force contre la vérité. Je n'ai aucune force pour résister à la justice de Dieu. Ceux qui ont cette force personnelle de la chair sont très forts pour résister à Dieu, mais c'est ceux-là qui vont être brisés subitement. Comme les arbres, ils résistent au vent, mais d'un coup ils cassent. Alors que la petit herbe qui est toute faible, elle ne casse pas.

            

            « parce que tu as peu de puissance (c'est le peu de puissance personnelle, mais ce peu de puissance personnelle permet à la grande puissance de Dieu de se manifester, et la vraie puissance de Dieu, c'est celle de sa sainteté), et que tu as gardé ma parole » Ah, voilà ! cela veut dire que tu as gardé la vérité, tu as l'amour de la vérité dans ton cœur. Dès que tu prends cette Parole, tu dis : "Seigneur, je veux recevoir ta vérité et j'ai faim. Je suis vorace de vérité. Je veux recevoir le maximum. Je veux manger ta Parole". Parce que j'aime Dieu et Sa Parole.

 

            « et que tu n'as pas renié mon nom (il y en avait d'autres qui n'avaient pas renié son nom non plus, mais ceux-là avaient fait des compromis. Philadelphie garde toute la Parole, en esprit et en vérité), j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs (c'est écrit "qui se disent Juifs", mais on pourrait dire aussi "qui se disent Chrétiens") et ne le sont pas, mais qui mentent (la porte ouverte, c'est Jésus ! La porte ouverte, c'est la porte de la communion avec Jésus, c'est la porte du lieu très saint, c'est la porte du cœur de Dieu. Elle est ouverte. Tu peux entrer quand tu veux) ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds ». Ceux qui mentent, ceux qui sont des faux chrétiens, ceux qui ont l'apparence mais pas la réalité, « je les ferai venir se prosterner à tes pieds ». Moi personnellement, je n'ai aucune envie que quelqu'un vienne se prosterner à mes pieds. Mais simplement, Jésus dit qu'il les fera venir se prosterner à mes pieds, parce que Christ habite pleinement en moi. C'est Christ qui a de la valeur en moi, ce n'est pas moi. C'est la pleine présence de Christ qui a de la valeur.

 

            « et je leur ferai connaître que je t'ai aimé ». Dieu aime tous les hommes, mais son amour peut pleinement se déverser dans le cœur de ceux qui lui ont tout donné, et qui gardent sa Parole, et qui l'aiment de tout leur cœur. Vous vous rappelez le disciple que Jésus aimait, Jean. Le Seigneur aimait tous ses disciples, mais il y a une différence entre l'amour et la communion. Je vais aimer par exemple mon ennemi, de l'amour de Jésus, mais je n'ai aucune communion avec lui. Je vais aimer mes frères et sœurs qui sont dans la chair, de l'amour de Jésus, mais ma communion avec eux ne sera pas pleine. Si je marche dans la sanctification, dans l'Esprit de Dieu, et si je rencontre un frère qui lui aussi marche dans la perfection, dans la justice de Dieu, non seulement nous allons nous aimer de la même manière, mais notre communion sera parfaite. Et il y a une joie dans la communion. Il y a une joie dans le cœur de Dieu, quand nous sommes en communion avec lui. Il souffre quand nous avons peu de communion avec lui, parce que nous avons laissé les compromis, la chair, le péché entrer. Dieu ne peut pas dans ce cas être vraiment en communion avec nous, et c'est lui qui souffre le plus. Ce n'est pas celui qui vit dans la chair qui souffre le plus, c'est Dieu qui souffre le plus. Il est tellement désireux d'avoir cette communion !

 

            Et rappelez-vous la parole de Jésus qui dit à ses disciples, avant d'aller à la Croix : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs,... mais je vous ai appelé amis » (Jean 15:14 et 15). Le Seigneur voudrait avoir des amis, mais souvent il n'a que des disciples ou seulement des serviteurs, mais des disciples et des serviteurs qui ne sont pas vraiment ses amis. Est-ce que vous avez beaucoup d'amis dans l'Eglise de Jésus-Christ, pas seulement des frères et des sœurs ? Un jour, j'ai vu un pasteur pleurer sur l'estrade. Il a pleuré devant quatre cents personnes. Il pleurait. Vous savez ce qu'il a dit ? : "J'ai beaucoup de frères et sœurs, mais j'ai très peu d'amis." Parce qu'il savait que ce que Dieu voudrait, dans le fond de Son coeur, c'est que nous soyons des amis, des hommes et des femmes sur lesquels on peut compter. Si je raconte, par exemple, ce qu'il y a au fond de mon cœur à mon ami, et que le lendemain toute la ville le sait, ou toute l'église le sait, je vais dire : "Ce n'est pas un ami fidèle". Et malheureusement, je vais arrêter de lui parler, tant qu'il n'a pas changé. On peut être frère, mais pas ami. Et Dieu cherche des amis. Il veut que nous soyons vraiment des amis, un ami fidèle, un ami qui aime en tout temps, même quand cela ne va pas. Que Dieu fasse de nous tous des amis du Seigneur Jésus, parce que lui veut être notre ami.

 

            Au verset 10, il est écrit : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi ». Tu as gardé ma Parole, mais tu as persévéré à la garder. Tu ne t'es pas lassé. Tu n'as pas baissé les bras. Tu as gardé la persévérance en moi. Dieu aime le Chrétien qui n'a pas beaucoup de puissance, mais qui marche fidèlement, un pas derrière l'autre. Il avance dans la lumière de Dieu. Il avance tranquillement, les yeux sur Jésus, l'œil sur le chemin, l'œil sur Jésus. Il persévère, il garde la Parole. Pour le cœur de Dieu, peut-être que les plus beaux témoignages sont ceux dont on entend le moins parler, ceux des Chrétiens qui ne sont pas connus, qui vivent leur vie fidèle, tranquille avec Dieu tous les jours, dans l'église, dans leur maison, dans la rue, partout, fidèles. Ils ont gardé la parole de la persévérance. Alors si tu fais cela, Jésus dit : « Je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre ». Le texte grec ne dit pas tout à fait cela. Je ne sais pas ce qui est dans votre Bible, mais le texte grec dit : "de l'heure de la tentation", et non pas : "à l'heure de la tentation". Ce qui veut dire : "Je te garderai pour que tu ne connaisses pas l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, la grande tribulation". De toute manière, quelle que soit l'interprétation, Jésus nous gardera dans toutes les circonstances, mêmes les plus terribles ! "Je te garderai, je t'entourerai d'une muraille de protection. Tu seras gardé parce que moi, l'Eternel Dieu, je te garderai. Et pourquoi je te garderai ? Parce que tu as gardé ma Parole fidèlement et tu as persévéré, et tu as aimé la vérité."

 

            « Je viens bientôt (je viens soudainement). Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu ». L'Eglise, c'est la colonne et l'appui de la vérité. Une colonne dans le temple de Dieu, c'est celle qui soutient la vérité. Une colonne dans l'église, c'est un homme, une femme qui garde la vérité de Dieu, qui la défend, qui en témoigne par ses paroles et dans sa vie ! C'est une colonne. On peut s'appuyer dessus. L'église peut s'appuyer dessus.

 

            « et il n'en sortira plus (du temple de Dieu, de la présence de Dieu) ; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau ». Nous savons que la Jérusalem céleste, c'est l'épouse de l'Agneau. C'est celle qui est donnée au Fils, à l'Agneau par le Père. Alors, il met sur celui qui vaincra le nom du Père, le nom de la Jérusalem céleste, (ce qui veut dire : Tu es l'épouse. Voilà, tu fais partie de l'épouse), et le nom de l'Agneau, (ce qui veut dire que tu lui appartiens). Tu lui appartiens : "Voilà, j'ai gravé sur toi le nom de l'Agneau : tu m'appartiens, c'est toi mon épouse." « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises ». Bien-aimés, c'est celle-là qui va être enlevée. Les autres églises peuvent aussi être enlevées, à condition qu'elles règlent ce que Dieu leur demande de régler, et qu'elles se repentent.

 

            Et la dernière église, c'est Laodicée, l'église tiède. « Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu ». Cette dernière église, c'est la pire de toute ! C'est aussi l'église de la fin des temps, qui n'est pas l'église fidèle. A la fin des temps, les deux vont être ensemble, l'église fidèle Philadelphie et la mauvaise église Laodicée, l'église tiède.

 

            « Je connais tes œuvres (là encore, Jésus connaît ses oeuvres). Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! » Donc, Dieu préfère d'abord les bouillants, ensuite les froids, et en dernier les tièdes. Parce qu'il sait qu'un froid peut devenir bouillant d'un coup. Comme l'apôtre Paul qui était complètement froid vis-à-vis de l'Evangile, et qui était même très violent contre l'église et les Chrétiens, et qui quand il a eu la révélation de Dieu est devenu d'un coup un bouillant.

 

            « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. Parce que tu dis (alors voilà ce qu'elle disait cette église) : je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien ». Ce n'est pas seulement les richesses matérielles et financières, mais c'est une église qui était contente d'elle-même, elle disait : "Qu'est-ce que nous sommes de bons Chrétiens ! Oh, c'est merveilleux ! On prêche la Parole, on fait beaucoup d'évangélisation, on amène beaucoup de monde dans l'église. L'église est pleine !" Mais vous savez, aujourd'hui, les églises les plus grandes et les plus remplies sont souvent celles où il y a le plus de compromis. Si l'esprit de ce monde entre dans l'église, et donc que l'église se remplit de Chrétiens tièdes, ceux-ci vont aimer les choses faciles. Ils vont aimer un Evangile facile. Si on leur prêche un Evangile vraiment fort, ils vont partir. Cela ne les intéresse pas. C'est celle-là l'église tiède ou chacun dit : "Je n'ai besoin de rien. Je n'ai même pas besoin d'être repris, d'être grondé, sermonné, corrigé, tout va bien."

 

            « et parce que tu ne sais pas (elle ne se rend pas compte, et pourtant Dieu lui parle, elle n'a pas des oreilles pour entendre) que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu ». Voilà comment Dieu la voit. Elle, elle se voit riche, bien vêtue, ne manquant de rien, et Dieu la voit misérable, pauvre et nue. Vous vous rappelez l'histoire de Samson, qui était un homme de Dieu puissant, peut-être un des plus puissants de l'Ancien Testament. Il avait une onction, une force extraordinaire ! C'était dû à ses cheveux qui représentaient la consécration à Dieu. Un jour, parce que son cœur n'était pas tout entier pour Dieu, il a trouvé une belle femme, et il lui a donné tout son cœur. Il aimait trop les femmes faciles. Cette femme n'était pas une femme de Dieu bien sûr, elle l'a endormi sur ses genoux, l'a endormi spirituellement sur ses genoux, et lui a fait couper sa puissance, ses cheveux. Et il écrit, vous lirez cela dans le livre des Juges, que quand il s'est réveillé, il croyait qu'il était toujours aussi fort qu'avant. Il voyait bien que ses cheveux étaient coupés, mais il est écrit : « Il ne savait pas que Dieu s'était retiré de lui » (Juges 16:20). Il ne savait pas que l'onction était partie.

 

            C'est cela Laodicée. Elle avait perdu sa véritable puissance spirituelle, elle ne savait même pas que Dieu était parti du milieu d'elle, puisque Jésus dit, un peu plus loin, au verset 18 : « je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu (cela veut dire : "je te conseille de te sanctifier", l'or c'est la sainteté), afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs (c'est la justice et la sainteté de Dieu), afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas (donc cette église n'avait pas de vêtements blancs, elle vivait aussi dans le compromis, dans l'impureté) et un collyre pour oindre tes yeux (pour que les écailles tombent), afin que tu voies ». Le collyre, c'est la repentance, pour que les écailles tombent et qu'elle voie clair.

 

            « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe ». Vous voyez que la présence de Dieu n'était plus dans cette église. Jésus était à la porte et il frappait. Et personne ne s'est rendu compte que Jésus n'était plus présent. Mais si l'église dans sa majorité ne veut pas ouvrir à Jésus, il peut se trouver une personne qui entende sa voix : « Si quelqu'un entend ("Est-ce qu'il y en a un qui entend ?" dit Jésus) ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui (c'est quelqu'un qui s'est repenti, qui a entendu la voix de Dieu), je souperai avec lui, et lui avec moi ». Et Il te dit : "Voilà, on va passer un moment ensemble, on va parler ensemble, je vais t'expliquer tout ce qui ne va pas et tu vas pouvoir retrouver ta blancheur et la présence de Dieu dans ta vie".

 

            « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui (ou celle) qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises ».

 

            Demain soir, nous ferons un survol rapide du reste de l'Apocalypse, pour voir ce qui va arriver sur la terre lorsque l'Eglise fidèle sera enlevée. C'est quelque chose de terrible, il faut que nous en ayons conscience, pour non seulement nous préparer si nous en avons besoin, mais avertir, avertir, avertir ! Je passe mon temps à faire des visites, et à chacun le message est simple : "Repens-toi et crois au Seigneur Jésus, parce que le jugement approche, et si tu es fidèle continue, parce que l'enlèvement est proche."

 

 

            Seigneur, mon Père, ta Parole est merveilleuse. Toi, tu es merveilleux, tu es un Dieu merveilleux. Nous voulons vraiment te louer, te bénir et t'adorer parce que tu es toujours le même, tu es toujours rempli de compassion, de miséricorde. Tu dis toi-même que tu reprends ceux que tu aimes, et jusqu'au bout tu veux nous parler Seigneur, jusqu'au bout tu veux nous avertir, nous éclairer. Et je te prie pour que nos cœurs, à tous, soient ouverts à ta voix, soient sensibles à ta Parole, et soient désireux de marcher dans ta justice, dans ta sainteté, jusqu'au bout avec toi, parce que nous voulons monter avec toi Seigneur. Quand ta voix retentira dans les cieux, nous voulons monter à ta rencontre dans les airs, et être toujours avec toi. Alors Seigneur parle à tous ceux qui ont besoin d'entendre, que les cœurs soient ouverts, et montre à chacun ce qu'il doit faire. Dans ta grâce, je crois que tu le fais, parce que tu as dit que tes brebis entendront ta voix. Sois béni mon Père et que ta bénédiction repose sur nous tous, au nom de Jésus-Christ, amen.